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Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 2 juin 2026AutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

Discours de David Magnier (02/06/2026)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15David MagnierFait
    « Cet examen a mis en lumière une fracture idéologique désormais béante au sein de cet hémicycle. »
  • 0:30David MagnierFait
    « L'entrée en vigueur de l'accord avec le Mercosur expose nos producteurs à une concurrence internationale déloyale d'une violence inédite. »
  • 1:00David MagnierFait
    « La souveraineté alimentaire n'est pas une formule incantatoire. C'est un concept qui doit redevenir la réalité en France. »
  • 3:30David MagnierPromesse
    « Nous avons permis l'interdiction des denrées produites avec des substances interdites chez nous. »
  • 4:30David MagnierPromesse
    « Nous imposons l'achat de produits français dans la restauration collective avec une priorité absolue aux produits locaux. »
  • 5:00David MagnierPromesse
    « Nous avons réussi à faciliter l'implantation de retenues d'eau et limiter les délais de recours. »
  • 5:30David MagnierPromesse
    « Nous avons sanctuarisé le fait que les pollutions historiques du passé ne pourront plus servir le prétexte de harceler les exploitants d'aujourd'hui. »
  • 6:00David MagnierPromesse
    « Nous avons supprimé la redevance des intrants introduites en commission, encore une fois, par la gauche. »
  • 6:30David MagnierPromesse
    « Nous avons fait adopter la présomption de légitime défense des troupeaux avec des tirs immédiats contre les loups en cas d'attaque imminente. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Au moment de nous prononcer de manière solennelle sur ce projet de loi, un constat s'impose à quiconque a suivi nos débats. Cet examen a mis en lumière une fracture idéologique désormais béante au sein de cet hémicycle. Alors même que l'entrée en vigueur de l'accord avec le Mercosur expose nos producteurs à une concurrence internationale déloyale d'une violence inédite.

D'un côté, il y a ceux qui croient en la France rurale, ceux qui soutiennent nos exploitants et qui font de la souveraineté alimentaire un impératif vital. De l'autre, sur les bancs de la gauche et de l'extrême gauche, s'agit le camp de la décroissance agricole et de l'écologie totalitaire. Pendant deux semaines, nous avons vu la gauche tenter d'imposer la surenchère punitive au détriment des intérêts du monde agricole et donc de ceux de la France.

Car oui, la souveraineté alimentaire n'est pas une formule incantatoire. C'est un concept qui doit redevenir la réalité en France. C'est une arme stratégique, un pilier de notre sécurité nationale et la mise en valeur de nos terroirs d'une diversité exceptionnelle.

Pourtant, ils ont voulu sanctuariser les moindres fossés, multiplier les redevances punitives et en même temps tenter de désarmer juridiquement nos éleveurs face aux attaques de loups. Plus grave encore, nous les avons vu défendre l'impunité des activistes qui vandalisent les exploitations en demandant la baisse des sanctions pour les dégradations. C'est une honte.

Pour eux, l'agriculteur est le coupable idéal et nous le savons. Pour nous, au Rassemblement National, il est le gardien de notre terre et de notre indépendance. Alors soyons lucides.

Ce texte présenté par le gouvernement manque cruellement d'ambition et n'apporte pas les réformes structurelles dont nos filières agricoles ont cruellement besoin pour pérenniser son avenir. C'est une réponse timide à une crise profonde et les agriculteurs, eux, le savent. Sur l'utilisation des produits phytosanitaires, par exemple, nos producteurs ont consenti des efforts immenses pour en réduire les usages.

Il est criminel de laisser aujourd'hui certaines filières dans des impasses techniques. Mais face à cette urgence, le groupe Rassemblement National a tenu une ligne de bon sens. Nous avons refusé la passivité.

Nous avons investi ce texte. Nous y avons insufflé nos propositions et grâce à notre mobilisation, nous avons transformé ce projet de loi en y inscrivant des victoires vitales pour le monde agricole. Sur le revenu d'abord, une mesure majeure de notre programme a été adoptée avec l'instauration de prix plancher basé sur les coûts de production.

Donc, fini la vente à perte. Nos producteurs auront enfin la garantie d'une rémunération digne. Sur la concurrence des loyales, nous avons permis l'interdiction des denrées produites avec des substances interdites chez nous.

Et là, c'est la fin de l'hypocrisie. Concernant la priorité nationale, nous imposons l'achat de produits français dans la restauration collective avec une priorité absolue aux produits locaux. Sur la guerre de l'eau, nous avons réussi à faciliter l'implantation de retenues d'eau et limiter les délais de recours.

Nous avons sanctuarisé le fait que les pollutions historiques du passé ne pourront plus servir le prétexte de harceler les exploitants d'aujourd'hui. Mieux encore, nous avons supprimé la redevance des intrants introduites en commission, encore une fois, par la gauche. Nous avons ensuite agi contre l'explosion des importations qui organisent le décrochage de nos filières.

Nous avons fait adopter la présomption de légitime défense des troupeaux avec des tirs immédiats contre les loups en cas d'attaque imminente. Nous avons également permis de réduire les délais d'application des mesures de simplification administrative pour le port et la volaille, en interdisant formellement au gouvernement d'aller au-delà des exigences européennes et de durcir les peines contre les vols et les blocages des éco-terroristes. Mes chers collègues, ce texte reste insuffisant, mais le logiciel du bloc central continue, comme d'habitude, de manquer de souffle et de courage.

Mais parce que le groupe Rassemblement National a su imposer ses arbitrages, parce que nous plaçons l'intérêt de nos agriculteurs au-dessus des querelles partisanes, et parce que chaque centimètre gagné contre la décroissance et la surtransposition est une bouffée d'oxygène pour nos campagnes. Nous prendrons nos responsabilités. Demain, lorsque nous serons au pouvoir, aux côtés de Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous donnerons enfin à la Ferme France la grande loi de refondation structurelle qu'elle attend.

Alors oui, pour la justice économique envers nos agriculteurs, pour la sécurité de nos éleveurs, pour la fierté de nos terroins et pour notre souveraineté alimentaire, le groupe Rassemblement National votera pour ce texte. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le député.