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Podcast / conversationPhilippe de Villiers· 17 avril 2026 60 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

Face à Philippe de Villiers / 17 avril 2026 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Que faut-il comprendre de cette séquence géopolitique ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Donald Trump a-t-il accéléré le processus pour aller vers la paix ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que nous allons vers une préférence industrielle française ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France a oublié la valeur travail ?

  • 31:00OuverteRéponse directe

    Souhaitez-vous faire un lien entre la crise actuelle et la chute de l'Empire romain ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Philippe DevilierFait
    « Madame Méloni qui est italienne et qui leur a glissé l'idée à Macron Mer et aux autres. »
  • 7:00Philippe DevilierFait
    « On est passé du pétrole à la pétrochimie. »
  • 11:00Philippe DevilierFait
    « La France est tombée dans un piège incroyable. Elle n'a pas pensé à sa liberté, à son indépendance. »
  • 33:00Philippe DevilierFait
    « Aucune civilisation ne cède à une agression extérieure si elle n'a pas d'abord développé en elle un mal qui l'a rongé de l'intérieur. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Quasiment 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.

Bonsoir Elliot, bonsoir Geof. Jeffrois le jeune est avec nous comme chaque vendredi. Philippe Devilier, tout s'accélère aux proches et au Moyen-Orient.

Ce vendredi, le régime islamique iranien annonce la réouverture du D3 d'Ormouse. Dans le même temps, cette initiative a été saluée par Donald Trump, omniprésent sur les réseaux sociaux ce vendredi. Le président américain qui dans le même temps a annoncé d'éminer le D3, l'Iran avec l'aide des États-Unis à retirer où est en train de retirer toutes les mines marines.

Merci. Alors qu'à Paris, à Paris, une réunion réunissant une trentaine de pays sans les Américains laissait entrevoir la création d'une force multinationale pour le D3 d'Ormouse. Une force pacifique et défensive pour sécuriser le D3.

Écoutons K Starmer, Georgia Meloni, Emmanuel Macron et Frédéric Merz. Nous demandons tous la pleine réouverture immédiate, inconditionnelle par toutes les parties du D3 d'Ormous. Nous demandons la restauration des conditions de libre passage qui était en vigueur avant la guerre et le plein respect du droit de la mer.

Avec la France, le Royaume-Uni prendra la tête d'une mission multinationale afin de protéger la liberté de navigation dès les conditions réunies. Il s'agira d'une mission strictement pacifique et défensive destinée à rassurer le transport maritime et à soutenir les opérations de déminage. L'Italie offre, dans le cadre que je viens d'évoquer, sa volonté de mettre à disposition ses propres unités navales sous réserve bien sûr de l'autorisation parlementaire requise par nos règles constitutionnelles.

Cet engagement s'inscrit dans la continuité du travail que nous avons déjà accompli pour défendre la liberté de navigation. Une telle participation pourrait consister en des opérations de déminage et de reconnaissance maritime. Nous en avons les moyens.

Nous prendrons donc part aux discussions de planification militaires qui se poursuivent et souhaiterions également voir les États-Unis d'Amérique y participer si possible. Nous estimons que cela serait souhaitable. Et dans le même temps, en pleine conférence de presse, Donald Trump tweet maintenant que la situation sur le D3 d'Ormous est terminée, j'ai reçu un appel de l'OTAN demandant si nous avions besoin d'aide.

Je leur ai dit de garder leur distance à moins qu'ils ne veuillent remplir leur navire de pétrole. Ils ont été inutiles quand on avait besoin d'eux. Un tigre de papier.

Philippe Deviler, que faut-il comprendre de cette séquence ? Ben moi, je pense que c'est madame Méloni qui est italienne et qui leur a glissé l'idée à Macron Mer et aux autres. Pendant que Trump et les Iraniens sont en train de résoudre le problème du détroit d'ormous, nous on pourrait jouer l'opéra bouffe célèbre.

Vous connaissez peut-être des carabiniers italiens opérou de Offenbach. avec le refrain qui revient. Nous arrivons toujours trop tard.

Nous arrivons toujours trop tard. C'est c'est carabinier italien. Voilà.

Et depuis c'est une expression euh "Ah, vous êtes comme les carabiners italiens." Alors là, on a les carabiners italiens. Et en fait, c'est la reproduction euh dans le couloir, vous m'avez dit ça, Abu Dhabi.

À Abu Dhabi, vous vous souvenez, il y a les Russes et les Américains qui discutent du sort de l'Ukraine. Et pendant ce temps-là, il y avait une réunion à Paris avec Macron. Et euh en fait le jeune Macron quand il était à au Touquet et qu'il était sur scène sur les planches euh un jour sa son souffleur qui était sa souffleuse lui a glissé un mot de Louis Jouvet.

Le théâtre, c'est le verbe et en fait il ne peut pas se défaire de cette phrase qui est pour lui un light motif. Le théâtre, c'est le verbe. Et donc c'était assez amusant.

Pour ça que les téléspectateurs ont peut-être ont peut-être été surpris de me voir rire, mais euh on voit que tout se décide là-bas au du côté d'Ormous entre les Américains, les Iraniens et cetera, les pays du golf. Et pendant ce temps-là, on a à Paris un simulacre, en fait, un simulacre de la puissance qui est une démonstration un de l'impuissance de de tous ces pays qui en réalité euh ne pèse plus sur l'événement. Voilà.

Et alors si on devait parler de vase, je dirais c'est la vase à 3 ans Macron. Premier temps, il envoie un porteavion, les frégates à Chpre, vous souvenez pour dire "Ça y est, on va intervenir, on va on va sécuriser le détroit d'Ormouse." Puis ensuite deuxème temps fait marche arrière, on dit "Non, on n'est pas concerné par cette guerre, ce qui était justifié, judicieux." Et puis maintenant 3è temps, allez on va aller mettre on va aller débloquer le détroit d'ormouse.

Donc il y a les bloqueurs iraniens, le blocus américain et les débloqueurs européens. seulement c'est trop tard, ça se passe ailleurs. Voilà.

Oh là, c'est c'est pénible. Moi, si j'étais électeur de base, je me dirais mais ils sont complètement à côté de la plaque quoi. Tous ces Européens, cette Europe là, elle est en train de mourir.

Elle meurt d'ennui. Elle meurt d'être à côté de la plaque. Elle est sortie de l'histoire.

Philippe Devilier, pourquoi Donald Trump a-t-il accéléré le processus pour aller vers la paix ? Et je connais votre prudence. Prudence qui vous anime, pour ne pas dire scepticisme parfois, prudence qui vous anime depuis le premier jour de cette guerre.

Alors en fait en essayant de réunir un certain nombre d'informations, je vous réponds que Donald Trump s'est rendu à des raisons économiques et à des raisons géostratégiques. Les raisons économiques, c'est que en fait nous sommes devant, il le découvre comme nous, devant une crise qui n'est pas une crise pétrolière. ou une crise gazière.

C'est on a au fait d'identifier cette crise au choc pétrolier de 1973 ou au choc pétrolier de 1979. Or, cette crise, elle est d'une autre nature. Pourquoi ?

Parce que on est passé du pétrole à la pétrochimie. En fait aujourd'hui, ce sont, je m'aperçois tous les jours, euh les usages du pétrole ne sont plus les mêmes. Euh quand je dis on est passé du pétrole à la pétrochimie, on peut donner l'exemple des engrais qui étaient fait avec de la carbochimie, maintenant c'est fait avec de la pétrochimie.

Il y a plus d'engrais naturel ou très peu. On pourrait donner l'exemple de l'hélium pour les boîtes électriques, pour les puces électroniques et cetera. En fait, c'est une crise euh c'est une crise pétrochimique, donc ça touche beaucoup plus de secteurs.

C'est une crise industrielle puisque il y a la destruction de nombreuses raffineries qu'il faudra reconstruire. Donc, on sait d'ors et déjà que ça prendra beaucoup de temps pour sortir de la crise et puis c'est une crise logistique puisque il y a des méthagniers, des pétroliers mais aussi des portes conteneurs dans le détroit d'ormous. Faudra là aussi beaucoup de temps et puis c'est une crise inflationniste parce que la défaillance du la rareté du kérosène va peser sur le prix des billets d'avion durablement. et et donc freiner le tourisme international notamment pour la France 100 millions de touristes et puis c'est une crise je dirais planétaire ça c'était pas du tout prévu par Trump planétaire parce que ça touche l'Inde, ça touche la Chine, ça touche la Corée du Sud, ça touche le Japon surtout et puis c'est une crise planétaire parce que ça touche les plastiques, ça touche la tous les secteurs, tout tout la moitié de la production manufacturée du monde.

Et donc en réalité euh le Trump a découvert que il était en train de déclencher avec l'Iran et l'Iran a fait la même chose, le même raisonnement en train de déclencher une crise comme on en a jamais vu. Parce que aujourd'hui la crise de l'énergie n'est pas une crise de l'énergie. C'est beaucoup plus qu'une crise de de l'énergie.

Mais il y a une deuxième raison qui est plus importante à mon avis, c'est que en fait euh le Crickpill prend l'expression de Jacques Sapir euh était établi sur une erreur, une erreur de jugement. C'est Trump pensait vraiment, comme les Israéliens, faire une guerre de quelques jours et euh la guerre a duré beaucoup plus longtemps. Conséquence conséquence euh l'armement précieux des missiles s'épuisent au bout d'un mois. exemple euh ils ont tiré 2400 missiles patriotes en fabrique aux États-Unis 650 par an.

Donc on arrive au bout. Ensuite les missiles de croisière, ils en ont tiré 3500, il en reste 400. Mais surtout le problème de la guerre quand elle dure, vous avez le choix entre l'escalade et la désescalade.

L'escalade, c'est quoi ? C'est l'escalade horizontale. On étant la guerre au pays du Golfe.

Donc, c'est beaucoup plus compliqué pour les béérants d'arrêter cette guerre. Et l'escalade verticale, c'est quoi l'escalade verticale ? Une fois que au bout d'un mois vous dites "J'ai plus assez de munition", on passe au stade suivant.

Ça c'est le stade suivant c'est le nucléaire. Et donc je pense qu'on est arrivé au moment où la désescalade c'est l'enjeu majeur parce qu'il y a pas d'autres solution si on veut éviter que l'escalade aille jusqu'à son terme, c'est-à-dire jusqu'au danger suprême, l'utilisation des du nucléaire tactique pour en finir avec la poussière comme dit Trump à propos de des 450 kg. Voilà.

Donc moi je souhaite de tout mon cœur, j'espère queil y a pas de bluff et que des deux côtés, du côté de l'Iran et du qui est épuisé en fait et du côté de des États-Unis, il y ait la volonté la vraie volonté d'aller jusqu'à la paix. Pour ça, il faut deux choses. Résoudre le problème enfin en tout cas l'apparence du problème des 450 kg d'uranium enrichi qui t'a payé sans le dire.

C'est ce que dit Trump. quand bon et puis deuxièmement euh ben rétablir la liberté sur le détroit d'Ormous parce que si ça trouve on va apprendre que des trit d'ormous est libre mais que les Iraniens ont installé un péage. Et là c'est un redoutable précédent pour toutes les mers du monde des trois de Taïwan et cetera.

Donc il faut être très très vigilant, très prudent. Mais euh je pensais tout à l'heure à une chose, c'est qu'il y a des chaînes de télé, des chaînes d'info en fait qui qui misent tout sur l'international h et qui qui misait sur la la sur un conflit durable. Et ce qui me fait penser qu'on va plutôt vers la paix, c'est qu'il faisait la gueule tout à l'heure.

C'est un jour de deuil pour certains éditorialiste aussi. Vous savez les l'antitrumpisme primaire genre de deuil aujourd'hui. Genre compliqué parle député Bernard Getal qui qui expliqué oh là là là oh là là c'est beaucoup plus compliqué que ça.

Euh l'information vient de tomber. Je donne la parole dans un instant Geoffroid. Le Liban travaille à un accord permanent après le cesser le feu avec Israël.

Et justement la question euh je crois c'est sur le Liban. Et justement Donald Trump dit interdire à Israël de bombarder le Liban. Alors on connaît euh votre attachement au Liban.

Vous l'avez raconté ici, vous avez la nationalité libanaise. Euh j'imagine que pour vous c'est une bonne nouvelle. Oui, mais là aussi mes fianc voilà, il m'arrive souvent de parler avec Fad Abou Nader, il a fait un papill dans le Chisaro absolument remarquable. et avec Michel Fayad qui intervient sur cette antenne et je m'en je m'en réjouis parce qu'il est vraiment brillantissime.

En fait, la question se résume euh à la manière de désarmer le esbola. Donc il y a il y a trois options pour désarmer lesbola parce qu'une fois qu'on aura désarmé le bola, la paix revient au Liban. Première option, c'est l'option israélienne.

Je n'y crois pas parce que ça obligerait l'armée israélienne à remonter jusque au Hermel, c'est-à-dire au nord de la BA, tout au nord de du Liban. Ça supposerait donc une invasion par Israël du Liban. Ça me paraît complètement exclu.

La deuxième option qui me fait très peur ainsi qu'à tous les Libanais, c'est l'option syrienne. Parce qu'en fait le dénommé Jouani qui est un personnage trouble est ami avec Trump et il essae actuellement de séduire Trump pour dire à Trump moi je vais résoudre le problème du Liban. Et donc les les Libanais ont un très mauvais souvenir de la Syrie et très ancien.

Donc si Joulani explique que lui va désarmer le bola, euh là c'est très grave. Et la troisème option, c'est l'option française. L'option française, c'est que au lieu de faire des des un simulac à Paris, Macron, il ferait mieux de s'occuper du désarmement du esbola en réarmant l'armée libanaise.

L'armée libanaise, vous rendez compte que les officiers sont payés par les États-Unis, le Qatar et euh ils ont rien pour se défendre. Ils sont 800 contre peut-être 25000 soldats dubola mais qui sont armés jusqu'au dents lebola. Et donc en fait ce que devrait faire la France c'est former une coalition internationale pour aider l'armée libanaise à désarmer le esbola.

Voilà c'est concret ce que je dis mais c'est ce que souhaitent aujourd'hui tous les Libanais quel que soi leur confession. Voilà ce qu'on pouvait dire sur les dernières informations concernant la guerre au proches et au Moyen-Orient. Parlons à présent des des conséquences économiques et notamment la capacité de la France à faire face à ces crises successives.

Les Français payent au prix fort le renchérissement des hydrocarbures. La classe politique avoue son impuissance ligoté par l'endettement accumulé depuis des années. Quoique quoique ce vendredi Sébastien Lecornu a promis un paquet d'aide pour le mois de mai.

Je vous propose d'écouter le premier ministre sur le perron de l'hôtel de Mat. J'ai donné cet après-midi justement instruction aux différents membres du gouvernement de préparer un prochain paquet d'aide. Pour le 1er mai précisément pour le mois de mai, on avait dit que nos aides étaient renouvelables avec toujours la même philosophie, un soutien à l'activité par filière.

Vous avez en tête les agriculteurs, vous avez en tête les transporteurs, vous avez en tête les pêcheurs. Je souhaite même que pour certaines professions, on aille sans doute un peu plus loin parce que l'endurance devient difficile, hein. Vous voyez, les pêcheurs, certains commencent à verbaliser le fait que ça va devenir compliqué de ressortir en dépit de l'aide que nous avons déjà mis sur la table.

Il y a un enjeu sur le BTP globalement ce qu'on appelle le rouge hein, le GNR sur lequel je souhaite que les ministres puissent faire des propositions. Le ministre Serge Papin d'ailleurs est ici. Il va rencontrer et j'ai demandé à l'ensemble des ministres de rencontrer les différents acteurs et et les différentes filières. 19h16, on poursuit évidemment notre émission avec Philippe Devilier et Geoffre le jeune.

Jeffrois euh Philippe, d'où vient selon vous l'incapacité du gouvernement à répondre aux urgences de la situation mondiale ? Ouais, ça vient de du piège dans lequel la classe dirigeante s'est mise il y a 50 ans. Si oui, on peut faire un petit voyage pour vous répondre en quelques étapes clés pour affrâchir la mémoire de ceux qui ont connu cette période, qui ont plus de 50 ans et pour dire aux jeunes gens, aux jeunes français, regardez tout ce qu'il fallait pas faire et tout ce qu'ils ont fait.

C'est terrible. Ça commence. Alors en fait euh j'ai envie de commencer autrement.

J'ai envie de dire euh en fait on a perdu le pire pour une nation qui se veut prospère et libre. On a perdu la conscience nationale et l'indépendance nationale. La conscience nationale c'estd que nos politiciens quand je parle avec eux ils pensent marché il pensent global il pensent monde il pensent pas France plus plus du tout.

Il pensent chaîne de valeur globale. Ils ont une vision planétaire. Ils ont plus du tout la vision des intérêts vitaux.

Et c'est ainsi qu'ils se font rejoindre par l'événement. Et ensuite la dépendance nationale. Vous vous souvenez au moment du Covid, il y a eu un moment un traumatisme.

Pourquoi ? parce que tout à coup la classe politique a découvert que le paracétamol, il y en a plus chez nous et il fallait aller chercher le dolipran en Chine et même les masques. Et donc là, on s'est dit "Ah ben en fait euh les chaînes de valeur globale, le globalisme, ça marche quand quand la mondialisation est heureuse, qu'on est dans la paix perpétuelle par le doux commerce.

Mais quand la mondialisation devient malheureuse, alors le concept de l'indépendance nationale devient vital. Alors maintenant le petit voyage première étape 1973. 1973 c'est le premier choc pétrolier.

Pompidou répond avec fermeté le plan Mesmer. Le plan Mesmer c'est quoi ? 54 ou 58 réacteurs et l'hydroélectricité, c'est-à-dire une énergie pas chère, bon marché et décarboné déjà à l'époque.

Ensuite deuxème étape, la haute trahison, c'est 2011, c'est Hollande qui traite avec les écolos et qui fait trois promesses. Première promesse d'ici 2025, on supprime 24 réacteurs. Deuxème promesse, le tout éolien.

Et euh la troisème promesse, on en finit avec les autres énergies, hydroélectricité et cetera. 2020 3e station du voyage 2020 c'est en fait la fermeture de Fonheim. Qu'est-ce que ça veut dire pour nous pour la France ?

Ça veut dire qu'on va devenir petit à petit un protectorat climatique chinois. panneau photovoltaïque et éolienne. Je vous donne un petit détail mais qui dit tout que personne ne sait, c'est que dans une éolienne, il y a les retors et les aimants.

Et dans les aimants ou les retors, il y a des terres rares, au moins trois. et les terrares, ils viennent de Chine. Donc en fait, on est pris à la gorge. 4e date du voyage 2023, très important, c'est la date clé.

Pourquoi ? Parce que là, on bascule dans l'Europe allemande. Pourquoi ?

Parce que en fait l'Allemagne après Fukushima a décidé d'en finir avec ses ses 20 centrales nucléaires et elle ferme la dernière en 2023. Et à partir de cet instant, l'Allemagne se dit on va euh tuer l'avantage comparatif de la France. Donc la stratégie la suivante, la stratégie allemande est la suivante.

On arrête le nucléaire et on prend le gaz russe à la place, Nordstream et cetera. Et en même temps, on verrouille les institutions européennes avec le couple germano-allemand Vanderleen Mertz. C'est du beau travail.

Ensuite, on décide de détruire le monopole d'DF. Demandz à monsieur Proglio ce qu'il en pense. Lui qui était un président si talenteux avec le sens de l'intérêt général.

Et enfin, on infiltre Bruxelles avec des lobby écolos pour pouvoir parvenir à la situation actuelle. C'est 60 % des éoliennes sont mises en œuvre par des entreprises allemandes. C'est une manière d'occuper le territoire français avec la présence allemande à travers le l'énergie 22.

Et puis enfin, dernière date là aussi 2023, coup de génie de Trump. Premièrement, Trump euh accueille l'explosion de Northstream 2 comme une bénédiction. On sait pas qui a fait le coup mais en tout cas ça bénéficie aux Américains.

Ensuite les Américain auparavant on infligé les sanctions russes pour nous obliger à prendre du gaz liquéfié américain qui est trois fois plus cher que le gaz russe. Voilà. Donc en fait c'est une manipulation gigantesque dans laquelle on s'est laissé bercer.

La France est tombée dans un piège incroyable. Elle n'a pas pensé à sa liberté, à son indépendance. Et donc aujourd'hui, premièrement, il faut sortir du marché d'électricité qui est indexé sur le prix du gaz, donc le gaz allemand.

Donc c'est l'Allemagne qui commande. Et non seulement ça, mais il faut absolument sortir de de l'Union européenne pour avoir une indépendance complète et avoir une vraie politique énergétique fondée sur le nucléaire et à nouveau l'hydroélectricité. Parlons de l'industrie française avec une question.

Est-ce que nous allons vers une préférence industrielle française ? Vous qui avez pensé fut un temps à la préférence agriculturelle agricole française ? notion qui est revenue 30 ans plus tard au cœur de cette crise agricole qu'on a pu vivre ces dernières années.

Dans une tribune collective, plus d'une vingtaine de personnalités appellent à l'organisation d'un référendum constitutionnel pour une préférence française en matière d'industrie. Selon les signataires, il est urgent de mettre fin à notre dynamique de décrochage en terme de production et d'innovation. Et ils font un résumé depuis l'épidémie de Covid, la part de la France dans les ventes de véhicules en Europe a reculé de 12 points entre 2000 et 2020.

En France même, alors qu'une voiture sur deux était fabriquée sur le sol national au début des années 2000, ce n'est plus qu'une sur 5 aujourd'hui. Jeffrois le jeûne. Alors cher Philippe, que pensez-vous de cette préférence industrielle française ?

Bah c'est incroyable, c'est ils ont mis euh les pieds dans le plat. Donc, j'ai regardé la liste, ce sont des gens qui ont pignon sur rue, qui sont des gens estimables euh et qui ont décidé de poser le problème de la préférence nationale. Euh donc, c'est un pas en avant et à mon avis euh on reviendra pas en arrière.

Pourquoi ? parce qu'ils ont compris qu'en réalité s'il y a pas l'indépense nationale protectrice notre industrie va disparaître. On est à moins de 10 % dans le PIB donc c'est c'est la fin quoi.

Et en ce moment et aujourd'hui il y avait à la une du Figaro la la quasi faillite de de Poissi. Donc la quasi faillite de l'industrie automobile française. Est-ce que vous imaginez une France demain qui roule en voiture chinoise ?

C'est ça qui va se passer en fait. Alors le problème est le suivant : la préférence européenne et la préférence nationale. La préférence européenne a été supprimée.

La préférence nationale a été interdite. La préférence européenne elle était constitutive du traité de Rome. Et si laisser quelques instances, je voudrais évoquer ici une conversation que j'ai eu avec Michel Debré et Pierre Mesmer que je connaissais bien tous les deux. que j'estimais beaucoup, que j'admirais et les deux m'ont m'ont raconté la même histoire.

En fait, quand Deg est arrivé en 1058, il a hésité sur la question européenne, le traité de la tête du 25 mars 1957, c encore tout neuf. Et c'est Walter Alstein, le nouveau président de la commission qui l'a rassuré en disant "Attention, vous inquiétez pas, c'est pas un solferine à l'allemande, c'est une zone de libre échange ouverte sur le monde. C'est une zone de libre échange mais protégée.

Donc un marché commun. Nous tenons au mot, monsieur le président", dit Alstein à de Gaulle, le marché commun, c'est-à-dire il y a un tarif douignier extérieur commun. Donc il y a une douane protectrice à l'entrée à la sortie.

Donc de Gaul se dit euh ce sera un levier d'Archimède. Cette Europe là sera un levier d'Archimède, c'est-à-dire ça va me permettre de faire la grande France. Ça a commencé par la France agricole.

Et vu que moi j'ai l'atome qu'ils n'ont pas, je serai le patron. La France sera la patronne de l'Europe. Ça s'est pas du tout passé comme ça parce qu'au bout d'un certain temps, il y a eu Mastrich et Marrakech, la mondialisation heureuse et là on fait sauter le tarif douiger extérieur commun.

On fait soiter on fait sauter les douanes. On ne se protège plus. On est sur un marché planétaire de masse.

On lance les chaînes de valeur globale dont je parlais il y a un instant. Et donc la France n'est plus protectrice de son industrie et ceux qui à l'époque comme Jimmy Gold Smith et moi-même osai réclamer une protection pour l'industrie française était regardé comme des attardés comme des retardés comme des des attardés mentaux en disant vous navez vraiment rien compris à l'époque dans laquelle nous sommes rentrés. Et puis ensuite, ça a été plus loin que le traité de Lisbonne puisque le traité de Lisbonne transfère la compétence commerciale depuis les États jusqu'à l'Union européenne.

Et donc en fait quand les pétitionnaires parlent de préférence européenne ou de préférence nationale, de préférence française, il fa d'ignorer que il y a 80 accords de libre échange aujourd'hui entre l'Union européenne, c'est la Commission et le monde entier. Et il y a eu un débat récemment très intéressant à Bruxelles euh avec des mots feutrés sur la question de la préférence européenne qui est revenu à l'ordre du jour parce que il voit bien tous notamment les Allemands, qu'on peut pas continuer comme ça avec le marché planétaire de masse où on protège plus rien vu que les Américains se protègent, que les Chinois se protègent. Alors, il y a Paolo Gentiloni qui est le commissaire aux affaires économiques qui a tiré la sonette d'alarme en disant ceci.

Euh l'Europe est en train de voir mourir l'illusion européenne, la triple illusion européenne. L'illusion européenne, c'était l'illusion d'un euh d'un marché chinois ouvert à toutes nos productions. C'est fini.

L'illusion européenne, c'était l'illusion du marché russe de l'énergie, c'est fini. L'approvisionnement en gaz russe, c'est fini. Et puis l'illusion, la troisème illusion, c'était l'illusion de la sécurité par avec les États-Unis.

C'est fini. Et donc aujourd'hui on se trouve dans une situation où l'Europe s'interroge sur son avenir. Est-ce que l'Europe va devenir un espace de consommation, ce qu'elle est ou peut-elle redevenir un jour un espace de production ?

Pour moi, c'est fini. C'est au niveau national que les choses se traiteront et j'y arrive. La préférence nationale en fait.

Euh je vais vous raconter une anecdote. En 1994, je parle, je dirais pas avec qui avec des gens qui sont encore dans la vie politique aujourd'hui un très haut niveau et qui me disent "Mais Philippe, il y a trois secteurs. Le secteur primaire, la pêche et l'agriculture, le secteur secondaire, l'industrie, le secteur tercière services.

Tu vois bien l'évolution du monde. Enfin, voyons, la pêche, l'agriculture, c'est fini pour nous. Euh la le secteur secondaire, l'industrie, c'est fini pour nous.

Les industries de Mœuvre, c'est c'est plus notre niveau. C'est nous nous on est dans l'intelligence, la matière grise, les services tertières, quaternaire et cetera. Et aujourd'hui, de quoi parle-t-on ?

On parle de la silicium économie. parce que il me disait "Tu crois que c'est de mal à veille que les Chinois et les Indiens ils vont former des informaticiens et des ingénieurs ?" Mais non mais par contre ils feront ils continueront à faire nos pantalons.

Voilà. Bah oui. Voilà.

Oui. Ils sont encore en politique ces gens ? Oui, absolument tout à fait.

Oui, on les voit intervenir sur les plateaux d'ailleurs. C'est Oui. Oui.

Et euh ils ont pas honte. Bon et en fait la silencium économie aujourd'hui on est totalement absent et spécialement nous la France les les regardez les somiconducteur les puces et cetera, bon l'intelligence artificielle et cetera et tout ceci pour dire et je terminerai par là que la préférence nationale elle est interdite pour la France elle est interdite par Bruxelles, par les traités, j'insiste pas par les cours suprêmes. Elle est interdite nous par le Conseil d'État, le conseil constitutionnel.

Pourquoi ? Il faut entendre le 6 mai 2024, Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel qui déclare "La préférence nationale est contraire à la Constitution." Donc l'idée d'un référendum sur la préférence nationale, c'est une belle idée que j'encourage mais malheureusement elle ne verra pas le jour.

La seule solution, la seule solution c'est de sortir de l'Union européenne actuelle pour recréer non pas une Fédération européenne, mais une Confédération européenne, une Confédération des nations libres indépendantes. à chacune de ces nations de se protéger parce que comme me disait Charles Pasqua avec son verbe inimitable mon petit Philippe je vais te dire ce qu'une nation ne fait pas poil même personne le fera à sa place j'essayais quand vous étiez en train de refaire l'échange que vous avez eu en 94 de comprendre quel était cet homme politique régulièrement sur les plateaux mais j'ai pas réussi alors que là Charles Pasquis on sent tout de suite qu'il y a du vous avez trouver l'échange. Quel était l'homme politique ?

Don une petite idée mais je suis pas sûr de moi. Ah bah ne dites rien alors si vous n'êtes pas sûr. Parlons toujours de l'Europe d'un voisin européen qui a décidé Non mais attendez dites-nous qui c'est simplement ce que je veux vous dire.

Non j'ai pas envie de le mettre en difficulté ce que je veux dire c'est qu'en fait la politique c'est la filiation. Oui. Bon euh les partis aujourd'hui là qui discutent entre eux euh c'est eux qui on fait la mondialisation heureuse.

C'est eux qui on fait sauter toutes les barrières, toutes les frontières, toutes les protections et ils continuent en fait avoir les mêm la même idée. Ils sont européistes passionnés. Ils nous expliquent "Ah, l'Europe est en train de résoudre le problème de l'immigration." Pat, on est bien.

Et alors, ça fait la une des journaux qui leur sont acquis et puis patatra, il y a il y a l'Espagne. Et ben justement, on va parler donc en fait, ils sont ridicules. Alors, ils sont ridicules.

Allons-y. Allons-y. À rebour du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l'Europe, l'Espagne lance mardi un vaste plan de régularisation de son papier qui pourrait bénéficier près d'un demi million de personnes et soutenir l'économie a annoncé le premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

Une réaction qui m'a marqué celle d'Éric Sioti qui considère que cette régularisation par l'Espagne est une trahison européenne dit-il. une décision solitaire qui impactera toute l'Europe. Et il appelle le président Macron à rétablir les frontières avec l'Espagne et mobiliser nos partenaires pour empêcher cette décision.

Il parle de décision suicidair et dans le même temps, je voulais vous faire réagir puisque c'est au cœur de notre actualité euh à cette réflexion de Nicolas Pouvre Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie qui a publié un livre Immigration myth et réalité, le premier ouvrage fondé sur ces données de l'OI, l'observatoire de l'immigration et de la démographie. Est-ce que c'est une décision suicidaire et est-ce qu'il faut rétablir les frontières avec l'Espagne ? Philippe, je vois que sur l'écran apparaît le livre Oui. du directeur général de l'observatoire de l'immigration.

J'ai lu le livre cette nuit. Ah bah oui, c'est pour ça je suis pas très frê. Ça va ?

Ouais, mais c'est admirable ce livre. J'ai pas j'ai pas lu l'équivalent sur l'immigration. Incroyable parce que il prend en fait toutes les utopies et il les démonte les unes après les autres.

Et en fait, en lisant ce livre, je me suis dit au fond euh je l'ai écrit d'ailleurs dans en édito du Gilenous cette semaine. Euh, j'ai connu deux époques, on va connaître la troisième, nos enfants, nos petits-enfants. Première époque pendant 20 ans, pendant 30 ans nous a expliqué l'immigration est une chance pour la France.

Ça c'était la période juscardienne mitérandienne. Puis ensuite on nous a dit sans trop le dire mais en le disant quand même ni et tout ça l'islamisation est une chance pour la France. No niè jour à la grande mosquée.

L'islamisation est une chance. Donc vous voyez on franchit un cran supplémentaire. On a accueilli l'immigration après avoir dit non c'est pas vrai.

Il y a pas d'immigration. Bon l'immigration est une chance. Maintenant, on dit l'islamisation est une chance.

Quelle est la troisème étape ? La troisème étape, ça sera le khalifat est une chance pour la France. On commencera par faire un land pour leur donner des forteresses et ensuite voilà, on passera à l'étape suivante, Khalifat.

Et et euh les forces spirituelles se mettront au nom de la paix, hein. Ah, la paix, la paix, la paix. Oui.

Euh voilà, tout le monde s'y mettra l'intérêt religieux, tout ça. Voilà. Et donc si je suis là, moi c'est pour justement dire attention, regardez ce qui se passe en Espagne.

Euh Nicolas Pouventi dit une chose très juste. Il dit "En fait tous les hommes politiques français hurlent sur l'Espagne, enfin pas tous, une partie en disant quoi ? 500000 régularisations.

Mais nous, qu'est-ce qu'on fait nous ? Nous on fait 35000 régularisations par an. Donc en 15 ans, on arrive au même chiffre.

Sauf qu'on est hypocrite. La classe politique française est hypocrite. Elle m sur les chiffres.

Ensuite ce que je voudrais dire c'est que pourquoi c'est très dangereux pour nous ? Pour une première raison, c'est quand vous commencez à régulariser, ça s'arrête plus parce que c'est un appel d'air. On a déjà vécu ça 2015.

La deuxième raison, c'est que avec le système Schengen que personne ne remet en cause, j'y reviens dans un instant, et bien euh vous rentrez avec un visa Shengen en France, par l'Espagne, par la Sicile et cetera. Un visage vous suffit à rentrer dans un autre pays. Il y a plus de frontière intérieure.

Le fameux espace sans frontière. Ah, c'est que l'Europe est en fait n'est plus un corps au sens politique du terme, au sens physique, c'est un corpus juridique. L'Europe n'a pas de corps, il y a pas d'espace.

On peut s'étendre indéfiniment après l'Ukraine, la géorgie et cetera et cetera. Et donc il y a pas de frontière parce que la notion de frontière est contraire au corpus juridique des droits de l'homme du droit de l'hommisme. Faut bien comprendre ça pour comprendre ce qu'est la vraie Europe.

Et donc en fait là euh avec Schengen, on peut aller où on veut. Donc ils vont arriver chez nous. Pourquoi ils vont arriver chez nous ? parce que chez nous c'est l'Eldorado, il y a pas l'équivalent du paradis social, c'est-à-dire hébergement gratuit pendant des années, hébergement gratuit pour les clandestins.

Ils sont nourris, l'oget blanchi en France. Ensuite euh la santé prise en charge la ME la ME c'est 1ARD 300 millions. Ça a augmenté de 30 % ou quelques années et ça continue.

Et puis après il y a la régularisation pour le travail. Et là, je voudrais juste dire un mot Elliot, je crois de quelque chose qui me tient à cœur. Ceux qui vous parlent des métiers en tension en disant faut régulariser parce queon a des métiers, ceux qui font la plonge et cetera, les les livreurs à vélo tout ça rejoignent ceux qui des politiciens qui disent depuis 20 ans immigration choisie.

Tous ceux qui vous disent immigration choisie sont des salots. Pourquoi j'utilise ce mot ? Parce qu'en fait ce sont des hypocrites parce que c'est la nouvelle traite.

Et j'ai parlé de ça avec un jour avec le cardinal Sarah qui m'avait dit vous avez raison. Dans le temps du temps de la traite Atlantique, on vérifiait la musculature et la dentition. Maintenant, on vérifie les diplômes, les qualifications.

Et qu'est-ce qu'on fait avec l'immigration choisie ? On dépouille l'Afrique, on dépouille les pays pauvres de leur dernière richesse, leur richesse humaine. Et donc, en faisant venir chez nous des gens qui ont été formés là-bas comme médecin au Bénin, euh en fait, on appauvrit enrichir la Macronie et l'avenue Foche.

C'est scandaleux. C'est scandaleux. l'immigration choisit, on choisit, on choisit nos migrants.

Voilà. Et donc euh ce que je voudrais dire, c'est que les gens qui ont fait Schengen, je l'ai écrit, je vous le répète, je l'ai dit ici, ils ont du sang sur les mains. Pourquoi ils ont du sens sur ils ont du sang sur les mains ?

Parce que ils auraient dû savoir qu'au moment où ils ont fait Schengen, c'est le moment historique du grand chasser croisé. C'est le moment où en fait le sud démographique explose et le nord démographique implose. Et tous ceux qui vous disent on a besoin de l'immigration, on a besoin d'immigration choisie sont les mêmes qui ne veulent pas aborder la question de fond, la question de la démographie, la question de la natalité.

Parce que si la natalité continue de plonger en Europe, il y a plus d'Europe dans 50 ans. Vous m'entendez ? Et donc c'est pas l'immigration qui va résoudre le problème.

L'immigration, ça résout le problème des gens qui ne veulent pas résoudre le problème par la famille avec un papa et une maman. La restauration de la famille. Seule la restauration de la famille permettra de résoudre le problème sans lequel on sera obligé d'accueillir des immigrés pour payer nos retraites.

Voilà ce que je pense. Et donc il faut sortir de Schengen. Alors quand je vois Écoti, il a raison.

Sauf que juridiquement il a tort. Pourquoi ? parce qu'il y a l'article 25, l'article 28 et l'article 29 des accords de Schengen qui autorise dans des circonstances très particulières de de suspendre les accords de Schengen, c'est de rétablir les frontières pour quelques jours.

Pour quelques jours seulement, on l'a fait par pour les Jeux Olympiques, on le fait dans certaines conférences internationales, mais pour quelques jours seulement. Pendant le Covid, on l'a retrouvé les frontières. Alors oui, on l'a fait pour quelques jours seulement. hm avec la promesse faite à l'Union européenne que c'était pour quelques jours seulement.

Alors, on a tiré un peu sur la peinture mais on a rétabli ensuite la liberté des frontières. Voilà, c'est comme ça. C'est c'est Schengen, c'est la disparition des frontières.

C'est la disparition des contrôles aux frontières. Voilà. Donc faut faut arrêter de nous mentir là encore.

Il faut que les politiciens osent nous regarder en face et nous dire "Moi, je veux un monde sans frontière." "Ah bon ? Tu veux un monde sans frontière ?

Tu veux un marché planétaire de masse, donc tu veux plus les nations. Ah ok, d'accord. Tu es europée, c'est bien.

Oui, Vanerleyen, elle veut ça aussi. Parlons à présent d'une actualité qui a marqué la semaine et qui nous permet de d'aller sur la valeur travail. Est-ce que la France a oublié Philippe Devilier la valeur travail ?

Les salariés volontaires des boulangeries et fleuristes indépendants pourront travailler le 1er mai 2026. s'annonce faite par le premier ministre Sébastien Lecornu en attendant un projet de loi qui définira les conditions pérennes de cette ouverture mais ne pourra pas être applicable avant 2027. Sébastien Lecnuier a cherché à trouver une sorte de porte de sortie.

Cette semaine, il avait été mis sous pression par les syndicats, par une partie de la gauche qui hurlait parce que on allait proposer à des gens qui souhaitent travailler et bien de pouvoir travailler le le 1er mai. Écoutez, monsieur le Cornu et on en parle juste après. Les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans pourront ouvrir ce 1er mai.

Le gouvernement a repris la main, on a mis de la clarté, de la méthode, du dialogue social évidemment tout au long de cette semaine pour permettre de d'arriver à une solution. Un projet de loi va donc d'origine gouvernemental va être présenté avant ce 1er mai pour cadrer justement et renvoyer à une discussion sociale par branche. Un projet de loi de sécurisation qui va être présenté par le conseil des ministres avec des critères assez simples : boulangerie fleuristes artisanaux permettant de faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant double.

Après, d'autres discussions auront lieu euh pour les différentes branches. Cette organisation évidemment doit s'en emparer et le gouvernement évidemment sera à la disposition de tout à chacun pour avancer. Geoffre le jeune.

Philippe, il y a beaucoup de commentaires, beaucoup de commentateurs qui ont insisté euh à propos de cette affaire sur la dévaluation de la valeur de travail. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse ? Mais d'abord, je voudrais saluer euh notre collègue le cornu puisque tous les vendredis on est là et tous les vendredis il est là avec nous juste avant nous.

Voilà. Et donc vous avez compris que en fait euh il rétablissait c'est ça le travail pour les boulangeries, pour les boucheries, pour les fleuristes. Euh bon, on attend le prochain épisode.

Il y a un mot magnifique de Sophie Binet qui a dit "Hier la République n'a pas besoin de fleuriste." Et en fait, ça m'a fait penser à au président du tribunal révolutionnaire au moment où il envoie la voisier, le grand savant à la guillotine et il déclare "La République n'a pas besoin de savant. Et donc c'est la la culture personnelle de cette dame euh qui lui vaut une grande admiration euh lui permet d'accéder à des phrases historiques qui ensuite entrent dans le patrimoine.

Il faut noter par ailleurs ce qu'a dit très bien Agnès Verdier Moligier. C'est assez curieux parce que un salarié qui est dans une boutique de fleuris, il a pas le droit de travailler pour l'instant. Mais si par contre il appartient à un syndicat qui qui vend des des muguets sur dans la rue, là il y a pas de problème.

Oui. Oui. Voyez ?

Bon et la différence entre les indépendants et les salariés c'est 500 heures par an de travail quand même. Bon et alors qu'est-ce que ça veut dire en fait ? Ça veut dire que les salariés sont pas toujours passionnés par leur travail alors que les indépendants, c'est une vraie passion pour eux.

C'est pas simplement une question de survie, c'est aussi une vraie passion. Et donc et j'arrive à votre question, la dévalation de la valeur de travail. En fait euh nous sommes passés sur le temps long d'une société où on célébrait le travail, la production, le goût de chef-dœuvre, le goût des beaux produits à une société où on célèbre la rente et la consommation.

Pourquoi ça ? parce que il y a deux notions qui qui forment un couple et qui ont été pervertis au fil du temps. La première notion qui a été pervertie, c'est la notion du capital.

Pourquoi ? Parce que la notion de la propriété qui porte le capital a été elle-même pervertie par l'article 54 civil qui dit la propriété c'est le droit d'user, d'abuser de toute chose en sa possession, le droit d'user et d'abuser. Or, la propriété telle qu'elle était définie dans notre droit par les légistes depuis le plus haut Moyen-Âge, elle manifeste la priorité ontologique et téléologique de l'homme sur la société.

Certes, mais elle ne se justifie que si elle a une fonction sociale. Or, c'est plus le cas. Aujourd'hui, le capital et le travail se sont dissociés.

Le capital prospère à la bourse et le travail part en Chine. Alors le travail justement, il s'ouffre de cette dissociation puisqueaujourd'hui en fait on l'avait dit avec Jimmy Goldsmith euh et je l'ai dit ici plusieurs fois, pardon de me répéter mais je trouve que la phrase de Jimmy, elle est magnifique. Le système mondialiste est un système dans lequel les pauvres des pays riches subventionnent les riches des pays pauvres.

C'est un système dans lequel on va au bout du monde pour produire moins cher et on revient chez nous là où il y a du pouvoir d'achat. Seulement ça dure qu'un temps. Et donc cette idée du capital et du travail dissocié, c'est la fin de toute une société.

Moi je me souviens de Henry Joya, transporteur les transports joyaux, un homme merveilleux. Et euh quand il cède son entreprise aux Allemands Schker, il dit "J'ai mis des conditions que jamais le capital ne se sépare du travail." Je dis "Qu'est-ce que tu veux dire par là ?" J'ai dit "Moi, mon premier capital c'est eux, les gars qui sont depuis 50 ans de mon entreprise.

Philippe, c'est mon capital, c'est le travail." Voilà. Et donc euh ce qu'on a perdu en fait avec une une société qui a fait du travail, une marchandise et là-dessus le capitalisme libéral condamné par Rome Nevarom et cousin germain du capital au sens de Marx.

Le travail est devenu une marchandise et celui qui a le mieux dénoncé ça, c'est Peggy quand il a parlé de l'honneur du travail avec une phrase célèbre euh qui est merveilleuse qui dit "J'ai vécu toute mon enfance, j'ai vu toute mon enfance rempailler des chaises du même esprit, de la même main et du même cœur que ce vieux peuple avait taillé ses cathédrales. Il fallait que le bâton de chaise soit bien fait. Oh, pas parce que il fallait que le bâton de chaise soit bien fait pour le patron ou pour le salaire.

Il fallait qu'il soit bien fait pour lui-même. Philippe Devilier, dernier sujet, le retour de l'apologue. Le pape est allé sur les traces de Saint-Augustin cette semaine.

L'évêque d'IPON qui en tant que citoyen romain se désolé de la décindance de l'Empire romain. Vous souhaitez faire un lien entre la crise que nous vivons actuellement et la chute de l'Empire romain ? Philippe Devilier et la chute de l'Empire romain, c'est maintenant.

Bah ce qui ce qui m'a conduit à vouloir parler de la chute de l'Empire romain, c'est le pape puisque le pape est allé sur les traces de Saint-Augustin. Vous venez de le dire. Or, Saint-Augustin, il a vécu la chute de l'Empire romain et dans la cité de Dieu, il raconte euh il faut savoir que Augustin, le jeune Augustin qui était berbère romain, avait 15 ans lors du sac de Rome en 410.

Et en fait, il voyait arriver l'écroulement de l'Empire romain qui est intervenu quelques décennies après sa mort. Donc je vous invite à à rejoindre Saint-Augustin Elvec Dipon pour comprendre ce qu'il pouvait ressentir. Il faut imaginer ce jeune homme là-bas qui court dans les marais infesté d'insectes.

Ce jeune homme chétif. Il plonge dans les eaux croupissantes de Raven et quand il ressort de l'eau, il est couvert de pustule. En fait, c'est un jeune enfant qui lui aussi a 15 ans.

Sauf que c'est pas Saint-Augustin, c'est l'empereur, le dernier empereur. Il s'appelle César Augustule. son la déision de son nom couronne la dérision de son destin qui est déposé dans une seule journée.

Nous sommes en 476 c'est la fin de l'Empire romain d'Occident. Les dernières heures de la Rome finissante devrait être pour nous un avertissement à méditer, un avertissement prémonitoire, un avertissement qui a d'ailleurs été formulé, résumé par euh le grand historien grec Polybe qui avait dit "Aucune civilisation ne cède à une agression extérieure si elle n'a pas d'abord développé en elle un mal qui l'a rongé de l'intérieur. Et là, nous sommes dans quatre figures.

Avant l'agration l'agression extérieure, il y a eu l'IT Caraakala en 212 qui a attribué la citoyen romaine, la citoyenneté romaine à tous les étrangers. À partir de cet instant, le sentiment civique s'est effacé à Rome. Et puis l'effacement intérieur, l'implosion, devrait-on dire, c'est l'implosion du Moss Mayorum qui tenait la société avec deux vertus civiques, la fidesse et la piétasse.

La piété et le service de l'empire. En fait, la décomposition précède l'agonie et la sémantique dit tout. Songez que les possessores comme on disait à l'époque ont qualifié d'un mot charmant l'invasion.

Ils l'ont appelé l'hospitalitas. On dirait aujourd'hui l'accueil de l'autre. Ils ont appelé à leur secours les migrants.

Ils ont appelé les migrants pour que les migrants viennent remplir les tâches de portefait et de porteord d'eau que les citoyens romains rechignaaient à assumer. Ils ont appelé les migrants pour peser sur les prix de la main d'œuvre de la plebe. Ils ont appelé les migrants, les colons barbares pour occuper les terres, pour cultiver les terre.

Ils ont appelé les migrants et c'est le plus grave pour tenir le limès, la frontière, pour garder la frontière. ce qu'a fait dire à Césios de Sirène, l'ambassadeur. Euh, voici que maintenant on remplace les chiens par les loups pour garder le troupeau.

En fait, la noblesse sénatoriale n'avait plus qu'un souci à la fin de l'empire. C'était accroître son luxe, euh agrandir ses hippocaustes et remettre une couche de porfire sur les baignoires. La Rome impériale passait son temps au cirque où se produisait à prix d'or des mercenaires venus d'Afrique.

Et la Rome finissante se reposait dans ce qu'elle a appelé la félicitace. La félicitace. Toutes les sociétés qui vont vers leur fin euh procèdent de la même manière avec le même mot mourir en s'amusant.

C'est le mot d'ordre des sociétés expirantes. En fait, Rome n'a pas été vaincu par les barbares. Rome a séché sur pied.

Et je terminerai en vous invitant à méditer le mot Juvenal qui disait ceci : "Ce grand peuple qui jadis distribuait les faisceaux, le pouvoir, les légions ne disirent plus que deux choses au monde du pain et des jeux." Je tiens à dire, mes chers amis que toute coïncidence entre ce que je viens de décrire et la situation que nous pourrions être appelés à vivre dans les années qui viennent est pleurement fortuite. Un grand merci Philippe Devilier.

Rendez-vous évidemment la semaine prochaine. Euh Geoffre le jeune. Merci également Philippe.

Dans quelques instants, dans l'heure des pros, nous allons parler d'un de vos amis, Bolem Sansal. À 23 20h30 précisément, Louis Sarkozi, qui a pu s'entretenir pendant plus d'une heure euh avec Bolem Sansal euh vient pour nous raconter cet entretien. Euh il nous raconte son interpellation, sa ses premières journées de détention, sa crainte de voir ses bourreaux le tuer.

Cette cellule noire, ce jet allemand, ce que Boem Sansal n'a jamais dit et puis il a échangé avec vous dans les colones du JDD bien sûr ce dimanche dernier sera à découvrir à 20h30. Cher Philippe, alors moi je vous dis une chose, j'espère que vous avez préparé l'apéro juste entre les deux. Non, pour revenir.

Oui. Pour revenir pour regarder. Venez, venez à 20h30.

Venez à 20h30. Dans un instant, c'est l'heure des pro. Un grand merci Philippe Devilier.