Philippe de Villiers : "L’Europe devient va-t-en-guerre"
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Philippe de VilliersFait
« l'Europe elle devient de plus en plus une Europe de 20 ans guerre »
- 1:00Philippe de VilliersFait
« l'Ukraine va perdre. C'est inéluctable. »
- 1:30Philippe de VilliersFait
« les carottes sont cuites. Il y a même beaucoup de désertion et beaucoup de démoralisation du côté ukrainien. »
- 2:30Philippe de VilliersFait
« les États-Unis ont décidé de se retirer »
- 3:00Philippe de VilliersChiffre
« 21 milliards et ben beaucoup de cet argent a servi dans les réseaux de corruption autour de Zelinski »
- 3:30Philippe de VilliersFait
« le directeur de cabinet du du de Zelenski vient de démissionner là aujourd'hui cet après-midi »
- 4:30Philippe de VilliersFait
« l'OTAN n'aurait jamais dû dire "On va intégrer l'Ukraine" »
- 6:00Philippe de VilliersFait
« L'Ukraine n'est pas notre guerre »
- 6:30Philippe de VilliersFait
« l'Ukraine n'est pas en Europe. L'Ukraine c'est pas l'Union européenne. »
- 7:00Philippe de VilliersFait
« la Crimée a toujours été russe. Elle a été donnée à l'Ukraine en 1954, mais avant elle était russe. »
- 7:30Philippe de VilliersFait
« les régions russophones du du Donbas sont des régions qui parlent russes »
- 8:00Philippe de VilliersFait
« la menace existentielle pour nous, elle vient du sud »
- 8:30Philippe de VilliersFait
« la Chine, elle aspire notre industrie, elle aspire notre commerce dans nos villes avec les colis »
- 9:00Philippe de VilliersFait
« on va devenir un protectorat chinois »
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On on est à un moment important donc tant pis pour l'apologue, il va passer à l'as mais là on est vraiment un moment important. Ce que jeis dire c'est que il y a un mouvement ataxique de l'Europe qui est incompréhensible. C'estd que pendant que il y a une tentative de paix entre les Américains, les Russes et maintenant les Ukrainiens, l'Europe elle devient de plus en plus une Europe de 20 ans guerre. Ça se sent. C'estàd qu'en fait on a l'impression que Macron regrette la paix à venir. Il voudrait continuer la guerre. Pourquoi ? Pour deux raisons. Premièrement parce que la guerre lui donne un rôle évidemment en France, chef de guerre qui est morceau du pauvre. Voilà. OK.
Mais aussi pour une autre raison, c'est qui sait qui va tout perdre. Et et c'est la fin pour l'Europe. Pourquoi ? Parce que l'Europe, elle a tout misé sur la victoire de l'Ukraine. Or, l'Ukraine va perdre. C'est inéluctable. Pourquoi elle va perdre ? Pour trois raisons. La première, c'est que la ligne de front est en train de bouger lentement, mais elle bouge inéluctablement. Il y a pas un spécialiste qui peut croire ou même qui peut dire que l'Ukraine va gagner sur le terrain. Sur le terrain, les carottes sont cuites. Il y a même beaucoup de désertion et beaucoup de démoralisation du côté ukrainien. C'est pathétique ce qui se passe.
Deuxièmement, les États-Unis ont décidé de se retirer et donc si les États-Unis se retirent, c'est pas l'Europe qui a pas d'industrie de l'armement en dehors de la France qui va combler la différence. Et troisièmement et surtout on vient de l'apprendre, c'est drôle parce que j'allais vous dire et là maintenant les jour de les qui sont compés pour une histoire de corruption c'est qu'on va découvrir que notre argent 21 milliards pendant que le les le poulet ukrainien est en train de liquider notre agriculture là le 21 milliards et ben beaucoup de cet argent a servi dans les réseaux de corruption autour de Zelinski.
le le directeur de cabinet du du de Zelenski vient de démissionner là aujourd'hui cet après-midi euh après plusieurs ministres donc c'est la la mère qui monte au M Saint-Michel là et c'est l'insné voyez et comme je connais le personnage je me permets de vous dire que je serais pas étonné que dans les jours qui viennent dans les semaines qui viennent dans les mois qui viennent le parquet anticorruption qui continue à travailler et à perquisitionner arrive euh jusqu'à monsieur Zelinski. Donc il est pas en situation aujourd'hui de négocier une paix en avantage. Voilà. Alors maintenant, je vais aller plus loin.
Premièrement, euh cette guerre n'est pas notre guerre et deuxièmement, la Russie n'est pas notre ennemi. Je suis le seul à dire ça avec Pierre Lelouche et Luc Ferry dimanche dernier avec un grand courage et une grande intelligence qui a dit ça sur une autre chaîne. Nous sommes peu nombreux, c'est le moins qu'on puisse dire, mais c'est nous qui avons raison. Pourquoi ? L'Ukraine n'est pas notre guerre. Alors ça tombe sous le sens mais quand même je vais le dire. Pourquoi c'est pas notre guerre ? Parce que l'Ukraine n'est pas en Europe. L'Ukraine c'est pas l'Union européenne. Donc on a rien à faire en Ukraine. C'est pas notre problème.
Deuxièmement, ce sont deux peuples slaves euh sur le GCI m'avait dit deux cousins germains qui se battent entre eux. Et il y a une histoire intriquée qui dure depuis euh 9 siècles entre eux. Par exemple, par exemple le baptême du peuple russe, c'est le Nieepre à Kief en 1988. Le baptême du premier de Sar Vladimir, c'est Carsonnaise en Crimée. Donc il est évident que pour les Ukrain et pour les Russes euh la la relation est une relation affecteuse, une relation affective aujourd'hui contrarié, mais une relation quasi familiale. Donc ça n'a strictement rien à voir avec 1938, mais tout à voir avec 1914 si on continue.
C'est-à-dire que c'est vraiment une guerre interne, à la fois une guerre de sécession et une guerre civile, une guerre intrafamiliale. Euh ensuite ensuite la Crimée a toujours été russe. Elle a été donnée à l'Ukraine en 1954, mais avant elle était russe. Du temps de Catherine, elle était russe. Les régions russophones du du Donbas sont des régions qui parlent russes. Et il y a eu deux fautes de l'Occident. Deux fautes graves, deux fautes. Premièrement, euh l'OTAN n'aurait jamais dû dire "On va intégrer l'Ukraine". C'est ça qui a mis le feu au pout parce que Poutine a répondu "Je ne veux pas d'une puissance nucléaire à mes portes." On peut le comprendre.
C'est une erreur stratégique majeure et c'est ce que pense Trump et V aujourd'hui et ils ont raison et beaucoup de gens de bon sens même en Europe. Et deuxème erreur les accords de MX parce que les accords de MX ils avaient été appliqués on aurait pas eu la guerre. Or Merkel et Hollande, je sais pas si vous vous souvenez, ont fait une confidence au médias scandaleuse en disant en fait on a on n jamais cru aux accords de Ming c'était pour gagner du temps, pour faire gagner du temps à l'armée ukrainienne. Voilà. Alors maintenant, je dis euh non seulement c'est pas notre guerre, mais la Russie n'est pas notre ennemi.
Si on cherche un ennemi euh comme l'avait dit Nicolas Sarkozy dans le Figaro il y a peu de temps, la menace existentielle pour nous, elle vient du sud. Faut regarder ce qui se passe en ce moment en Afrique et surtout la menace existentielle, c'est une menace démographique avant tout. Donc c'est pas la Russie. la Russie, elle était 2500 km et euh Poutine vient de répéter que il a aucune intention de d'attaquer la France. Voilà. Et j'ajoute la chose suivante, quand bien même il attaquerait les pays de Balt, nous on n'est pas dans nous nous nous qu'est-ce qu'on fait dans l'OTAN nous ? Nous on est la France et la France, elle est protégée grâce au général de Gaulle par la puissance atomique.
Donc nous on a un sanctuaire. Voilà. Et donc notre problème nous c'est la France. les intérêts vitaux français. Donc donc vouloir faire la guerre chez les autres, pour les autres, pour les Lituaniens et cetera, c'est absurde. Par contre, il faut qu'on défende le sanctuaire français. Voilà. Et en fait, il y avait un article dans le Point excellent cette semaine qui dit tous les toutes les qui dit très bien les choses. Il dit "L'Europe déclassée est en face de trois menaces. La première menace, c'est les États-Unis. Pourquoi ? Parce que les États-Unis ne nous considèrent plus comme des partenaires, même plus comme des protégés, mais comme des consommables.
Et nous, on est encore dans l'OTAN alors qu'on a on est les seuls à avoir en Europe une industrie de défense indépendante. Deuxièmement, la Chine. La Chine, elle aspire notre industrie, elle aspire notre commerce dans nos villes avec les colis.
Chine et enfin elle est en train de racheter les ports en bourg après le piret et enfin elle est le fournisseur du Green Deal panneau photovoltaïque éolienne et cetera tout ça c'est la Chine de bien bientôt on on va devenir un protectorat chinois protectorat américain protectorat chinois quant à la Russie quand elle regarde maintenant vers la Chine et vous savez ce que c'est tout ça et ben je vais vous faire une confidence c'est l'application de La doctrine Brezinski. En 1997, Brezinski qui est un polonais devenu américain a fait un livre s'appelle Grand échiqué dans lequel il a dit celui qui dominera le rasie dominera le monde. Mais il avait dit voilà il y a deux précautions à prendre.
Se servir des Européens comme de proxy. Les proxy les Européens les proxy comme le haas pour l'Iran. et ensuite deuxièmement couper l'Europe en deux et la séparer de la Russie. Or, je le répète, l'histoire commande tout, sauf la géographie. Ce que disait très bien le louche dans le Figaro magazine de manière brillante comme d'habitude. Il faudra bien qu'un jour on se retrouve. Il faudra bien qu'un jour quand tout ça sera fini, on fasse la grande Europe. Sinon, sinon, c'est fini pour nous, c'est fini pour l'Europe et c'est fini pour la France. Il faut que la France redevienne une grande puissance, une puissance mondiale et qu'elle quitte ce boulet et que l'Union européenne venderleenne.
Philippe de Villiers