Face à Philippe de Villiers / 28 novembre 2025 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Philippe, pourquoi cette image de la crèche inclusive de Bruxelles vous a-t-elle marqué ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de la volonté de labelliser les médias ?
- 17:00OuverteRéponse partielle
Le président propose un service militaire volontaire. Est-ce que c'est une bonne idée selon vous ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Comment comprenez-vous les déclarations de Vladimir Poutine sur l'UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Philippe de VilliersFait
« Il y a plus de visage. C'est le passage d'une religion incarnée à une religion désincarnée. C'est pas rien ce que Florence appelle la le Noël charia compatible. »
- 6:00Philippe de VilliersFait
« La Belgique c'est le Belgiquistan, Bruxelles. La banlieue de Bruxelles, vous savez comment elle s'appelle ? Molenbeck. Ça vous dit rien ? Molenbeck, c'était le quartier général du Bataclan. »
- 8:00Philippe de VilliersFait
« L'Union européenne, elle finance les frères musulmans. »
- 10:00Philippe de VilliersFait
« On va labelliser les hommes politiques, on va labelliser les éditorialistes, on va labelliser les sites d'information. »
- 12:00Philippe de VilliersFait
« Le système panique, pourquoi ? parce que l'idéologie progressiste est en train de perdre pied. »
- 18:00Philippe de VilliersFait
« Le service militaire a été supprimé à un moment où on a cru que il y avait plus de menace pour la France. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.
Bonsoir Elliot. Plaisir de vous retrouver Geoffroid le jeune. Ça me fait du bien de vous retrouver sur le plateau de de ces news.
On se quitte plus. On ne se quitte plus. On a passé quasiment la semaine ensemble avec Geoffroid Leon.
On a failli lancer une hala comme mardi soir. Regardez au dome de au dô de Paris. Cher Philippe de Villier, vous vous souhaitez remercier.
J'imagine il y avait 4000 personnes, plus de 4000 personnes mardi soir. On en parlera évidemment dans cette émission. Euh puisque on reverra aussi l'émotion d'Harmony Comine, la standing ofation pour Harmonie Comine.
C'était un grand moment hein. Oui. Alors, c'est un grand moment parce que il y avait quelque chose de rare et je connais bien le palais des sports alors depuis longtemps mais j'ai jamais senti un moment d'une telle intensité, d'une telle émotion où il y a vraiment un public qui ne fait plus qu'un euh des cœurs ouverts, des cœurs à l'unisson et un un enthousiasme. français absolument exceptionnel c'est voilà c'est très très émouvant et on a retrouvé notre et donc il faut féliciter le patron du JDD hein toujours humble il faut féliciter les organisateurs qui étaient Ludovic et Paul toute son équipe mais vraiment c'était les gens ne se rendent pas compte mais je vais leur dire toutes ces équipes qui travaillent C News Canal plus au JDD, au JD News et cetera, dans ce qu'on appelle le groupe [rires] dirigé par le breton.
Euh c'est magnifique. C'est magnifique. Il y a une atmosphère magnifique.
Quel moment ? Et on en parlera évidemment. Alors c'est on est jalousé, vous savez.
Ah oui oui mais alors c'est drôle parce que je racontais à Pascal pro à l'instant que dans le temps pendant 40 ans quand je participais à un événement comme ça on disait on disait aux personnalités rentrer dans vos l pour éviter les les sons des journalistes de de la gauche bien pensante qui qui cherchaient évidemment à nous piéger et là c'était l'inverse. C'est nous qui étions dans les couloirs et c'est eux qui se planquaient en fait. Et on salue tout le monde et on remercie évidemment tous les Français qui sont venus ce mardi soir euh au dô de Paris pour la le premier événement face à vous et peut-être peut-être qui sait il y en aura d'autres.
Cher Philippe Devilier, vous souhaitez commencer par cette image qui nous vient non pas de France mais de Belgique. C'est une information relayée par le média la libre, l'un des grands titres de presse chez nos voisins belges et on peut lire "La ville de Bruxelles opte pour une crèche de Noël en tissu et sans visage. Un mélange inclusif pour que tout le monde s'y retrouve." Geoffre le jeune.
Question très simple. Philippe, pourquoi cette image vous a-t-elle marqué ? parce que c'est un accomte sur les temps à venir.
Cette image, elle a été euh épinglée par Florence Berge Blackler. C'est elle qui l'a lancé euh sur son compte Twitter. Et euh en la regardant, je je me suis dit euh le par un système de poupée gigogne trois choses.
D'abord, faut bien regarder l'image, ce qu'elle signifie. Il y a plus de visage. C'est le passage d'une religion incarnée à une religion désincarnée.
C'est pas rien ce que Florence appelle la le Noël charia compatible. Il faut savoir que la cathédrale de Strasbourg est derrière. Euh ça va loin de Bruxelles vous voulez dire comment de Bruxelles pardon de Oui, c'est lapsus [rires] révélateur la cathédrale de Bruxelles.
Oui. Bon, ça arriverait jamais avec nos évêques. Oh là là, [rires] la le Noël inclusif.
Oh non, ils en sont loin. Oh là là, ils en sont loin mais tout près en fait. [rires] Comme disait William Goldnadel avec vous, il disait "Dans 5 ans c'est chez nous." Ouais.
Alors donc la crèche inclusive, ça veut dire pas de visage, donc plus d'incarnation. Bon, c'est pas la même religion. Deuxièmement, euh un Jésus qui n'est pas Jésus, un Joseph qui n'est pas Joseph.
Ensuite, Joseph, il est en en bédouin. Bon et euh et ensuite tout ça prend place dans ce qu'on appelle non pas le marché de Noël, c'est plus le marché de Noël comme à Strasbourg, c'est les plaisirs d'hivers. Voilà.
Voilà pour la crèche. Alors, Bruxelles c'est une ville qui est maintenant majoritairement musulmane. Le nombre, le nombre, le nombre comme disait Toyé.
Ensuite, c'est la Belgique. La Belgique c'est le Belgiquistan, Bruxelles. La banlieue de Bruxelles, vous savez comment elle s'appelle ?
Molenbeck. Ça vous dit rien ? Molenbeck, c'était le quartier général du Bataclan.
Et puis la la Belgique, Bruxelles, c'est aussi là qui est le siège de l'Europe, l'Union européenne. Or, l'Union européenne, elle finance les frères musulmans. Il faut le savoir.
Et non seulement ça, mais le Conseil de l'Europe a fait une campagne de publicité il y a 1 an ou 2 ans pour le voile. Donc l'Europe, elle est mouillée dans cette histoire de crèche inclusive. Euh et enfin, je dirais un mot sur la France.
En fait, la France euh il faut qu'elle regarde cette crèche comme un un avaloir sur ce qui va se passer chez nous dans quelques années. Un miroir prémonitoire. Et pourquoi je dis ça ?
À cause de l'état de droit. Parce que l'état de droit pris la laïcité, on a fait le laïcisme. C'est un fusil à tirer dans les coins dès qu'il y a les chrétienté flagolante qui bouge encore.
Et il y a une chose qui m'a marqué, qui m'a fait faire un chapitre dans mon livre Populicide où je dis "Je sens venir le Khalifa". Je sais pas si vous avez oublié cette ce moment. Dans la même semaine, le tribunal de Lyon interdit la messe de la Sainte jeune viè pour les gendarmes à Privat alors que c'est une fête immémoriale, populaire pour les militaires que sont les gendarmes.
Et quelques jours après, on retrouve le premier ministre qui rond le jeûne, il va à la rupture du jeûne dans la mosquée des Maor à Peau. Et le ministre des affaires étrangères, ilar Barreau, lui va à la rupture du jeûne avec le grand recteur de la mosquée de Paris dans la même semaine. C'estàd qu'en fait on voit que on est tout près de cette fameuse société inclusive qui consiste en fait à dire à tous ceux qui veulent garder nos racines, allez, il va falloir évoluer, il va falloir accueillir une autre civilisation et pour accueillir une autre civilisation, il va falloir que la nôre commence à longer les murs.
Il y a qu'une réponse à tout cela, Elliot, je crois. Qu'une réponse. Une seule réforme constitutionnelle. mettre les racines chrétiennes dans la constitution.
Et là, on règle tout parce que les jues seront obligés de suivre. Ils auront plus le choix. Parlons de la liberté de la presse à présent Philippe Devil de la liberté d'expression.
On regarde un souhait euh du président de la République euh de labelliser les médias, des médias dignes de confiance ou non. Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron. Céit cette semaine, je pense que c'est important que il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puisse dire ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information par c'est une matière dangereuse en fait l'information et donc il y a des règles déontologiques.
C'est pas à l'État de dire parce que faut faire attention c'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire ceci est une information ceci n'en est pas. On n pas non plus envie de tomber là-dedans parce que c'est pas ça une démocratie. Ça ça devient assez rapidement.
Sinonratie, c'est pas moi qui dit tous les matins l'information de la Voie du Nord est bonne ou pas bonne. C'est on reviendrait en arrière de 10 cases. Alors c'était le 19 novembre dernier et je vous propose une citation, celle d'un journal, un média digne de confiance RTL bien sûr nos excellents confrères.
Pour garantir l'indépendance du dispositif, le président souhaite que ce l'appel soit attribué par des professionnels des médias. Il a notément cité le journalisme Trust Initiative, une démarche portée par Reporter sans frontières et déjà soutenu dans les cadres des États généraux de l'information en 2024. Jeffrois le jeune.
Ouais, tout un programme. Philippe, qu'est-ce que vous pensez de cette volonté de labelliser les médias ? Écoutez, je suis tombé de l'armoire parce qu'on avait déjà l'arrcom, maintenant on est à l'arcom puissance 1000.
Labelliser le le verbe, très important. Arrêtons-nous sur le verbe parce que c'est le vocabulaire de Serge Papin, le ministre des PME. Là, c'est les grandes surfaces en fait.
Les cadis, les produits, les têtes de gondoles. On labellise. Les prunes, les poireaux, on labellise tout.
Bon et là, on va labelliser les hommes politiques, on va labelliser les éditorialistes, on va labelliser les sites d'information. Alors donc on dit vous homme politique, bon vous êtes un yaourt donc on va vous donner un label de yaourt donc mais ça va bien en fait beaucoup d'hommes politiques sont des yaourts de grande surface le font près du couvercle crémeux à cœur. Donc ils sont prêts à cette labalisation.
Ils sont ravis d'ailleurs ravis d'être jugés par des professionnels. Les professionnels de la profession comme disait l'autre. Et euh alors en fait, je vais vous dire, ça signifie quelque chose qu'il faut dire à nos amis téléspectateurs, auditeurs.
Le système panique, pourquoi ? parce que l'idéologie progressiste est en train de perdre pied. Moi je j'ai une date en tête, c'est le 12 avril 2025, double page dans le journal Le Monde, un papier signé du prophète médiatique de la gauche finissante Pierre Rosenvallon, l'homme qui parle au nom de ce que Paul Vellerie avait appelé les professions délirantes.
Et il a ce mot au cœur de son papier. Il dit, "C'est très grave la situation, la démonisation du populisme ne fonctionne plus. La démonisation c'est vous êtes un démon vous [rires] là.
Il y a deux démons là même trois. Vous le premier des diables quoi, voyez. Bon et et ça mais euh donc quand on dit vous êtes des mais ça fonctionne plus parce que les gens euh continuent à l'érologie des garder seignau et cetera.
Donc il faut trouver autre chose. Ensuite, il y a à Davos euh le le long sanglot du violon de Malin Vanderleyen, l'impératrice de la Norme, qui qui murmure à la fin de son discours euh à la fois épuisée et impuissante, le plus grand péril de notre temps. Chers amis, c'est la désinformation et elle parle de Béloni, elle parle de la Roumanie, elle parle de ce qui peut se passer en Allemagne, elle parle de ce qui peut se passer en France, le danger populiste.
Des fois que le peuple voudrait reprendre le pouvoir et nous imposer ses fantaisies, par exemple, rétablir les frontières, on finir avec l'insécurité. avec le sentiment d'insécurité et cetera. Voilà.
Et alors, quel est le rêve macronien ? Le rêve macronien, c'est de faire, c'est ça qui dit en fait enfin à la fin de son 2e mandat, un ministère de la vérité. C'est ça dont il rêve.
Mais il sait pas que ça a déjà été fait dans un livre par Orwell et il sait pas il sait pas ce que c'est le géné. Moi m'a dit m'a racontter, il m'a dit le système s'autoraconte en en parlant de l'Union soviétique. Et là il rêve Macron que le système s'autoraconte.
Vous savez en Union soviétique disait vous savez l'année cette année a été exceptionnelle pour la récolte de céréales exceptionnelle pour les betteraves et cetera. Alors et alors tout le monde tout le monde savait que le système ment et le système savait qu'il mentait mais bon c'était un mensonge d'état qui était considéré comme normal. Donc le système s'autoaconte en fait c'est ça ce à quoi on assiste.
Et ce que veut Emmanuel Macron, c'est que les organes officiels continuent à diffuser la vérité au nom du ministère de la vérité. Euh donc par exemple Crépol c'est un fait d'hiver, Lola, c'est un fait d'hiver et cetera et cetera. L'Ukraine va gagner la guerre et cetera et cetera.
On entend tout ça. Bon donc ça c'est les professionnels, voyez. Et puis ensuite l'arcom.
Donc l'Arcom est est chargé de de veiller sur tout ça. Donc par exemple l'arcom dit le Philippe Deiller, on le classe comme une personnalité politique, bien qu'il soit pas membre d'un parti et qu'il soit pas élu mais par contre pas Roseline Bachelot, pas du pont Maretti, pas Conbendit, eux ils sont pas décomptés. C'est le système de la de la justice distributive.
Oui, en fonction des talents et des étiquettes inventées par l'ARCOM. Et puis ensuite, il y a la judiciarisation parce que ce que dit Rosan Valallon dans son papier, c'est ça qui va se produire. Écoutez bien, il dit les les juges incarnent autant que les élus le principe de la représentation du peuple, c'est-à-dire de la souveraineté.
Les juges incarnent autant que les élus. Donc en fait c'est la judiciarisation et j'ai cru voir un bandeau cet après-midi sur C News. Macron va demander qu'il y a un référé à chaque fois un référé sur ce qui est dit donc un référé immédiat.
Donc en fait voilà et qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça ? Et j'en termine. En fait, il y a une idée simple, une ligne de fuite.
Ce qu'ils veulent faire, c'est créer un corpus juridique qui prépare un conditionnement psychologique pour aller où ? Pour aller à la société de surveillance, croyez-vous ? Non.
Non, plus que ça, mieux que ça. C'est ça le ministère de la vérité d'Orwell pour aller à la société de l'autosurveillance, c'est-à-dire le journaliste s'autosurveille, l'homme politique s'autosurveille, le professeur s'autosurveille, le citoyen s'autosurveille. C'estd qu'il est tellement encadré queil fait attention au moindre mot, à la moindre action. au moindre écho.
Voilà ce qui sont en train de préparer. Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente euh aussi probable depuis la peste brune et la peste rouge que avec la macronie finissante. Vous avez parlé des professionnels de la profession et notamment de reporters sans frontières.
Vous avez parlé aussi de l'ARCOM. Vous savez qui jeudi soir, complément d'enquête, proposer un documentaire à charge contre C News attaquant le groupe et se fondant sur une étude de RSF. Étude qu'ils ont retiré à l'â puisque retoqué en quelque sorte par le gendarme de l'audiovisuel.
Euh exclusif et je cite un autre média de confiance le point. Pluralisme sur ces news. L'ARCOM contredit frontalement RSF.
Interrogé par le point après un rapport de reporter sans frontière repris dans complément d'enquête. L'ARCOM affirme n'avoir constaté en mars 2025 aucun problème de respect du pluralisme sur ces news. Or la promesse de complément d'enquête c'était de dire les faits rien que les faits la science les études et notamment études des RSF sur le manque de pluralisme en mars 2025.
Que vous inspirent ces méthodes de complément d'enquête mais aussi de de RSF, les professionnels de la profession, dites-vous Philippe. Alors, suivez-moi bien. On va essayer de recomposer le paysage alors qu'il est.
On a un service public de l'information, donc une chaîne de télévision. militante qui euh s'adresse à une organisation reportière sans frontière qui est elle-même militante. Donc une chaîne militante s'adresse à une organisation militante pour faire une étude militante pour une émission militante et tout à coup il y a une autorité extérieure militante qui juge que l'étude militante de l'émission militante de la chaîne militante est trop militante.
Ça s'appelle mettre la main dans le pot de confiture et renverser la confiture sur tous les tabliers. C'était un apologue. [rires] Alors peut-être que les médias de confiance et ceux qui ne seront pas de confiance n'auront pas la possibilité de faire ce qui a été fait.
On l'a abordé très rapidement mardi soir à savoir face à vous. On a vécu cette semaine une grande soirée au plus près de vous chers téléspectateurs, notamment sur ces news prim mais aussi au plus près des français. événement qui a réuni 4000 personnes au dô de Paris pour une soirée débat autour des grands enjeux, l'éducation, la justice ou encore la sécurité.
Et parmi toutes les images les plus marquantes, il y a évidemment cette ovation rendue à Harmonie Comine, cette femme d'un courage absolu qui a perdu son mari, le gendarme Comine et qui avait eu cette phrase "L'État a tué mon mari." D'ailleurs, elle a présenté en quelque sorte ses excuses en disant, "J'aurais pas dû dire l'État a perdu mon mari. La France a perdu, a tué mon mari, mais l'État français a tué mon mari.
Euh, revoyons, revivons ensemble cette séquence. Harmonie Comine, vous êtes mère de famille, euh femme d'un homme gendarme qui a été tué le 26 août 2024 dans les Alpes Maritimes, fauché par un chauffard multirécidiviste après un refus d'obtempéré. Et vous êtes aussi une française engagée qui n'a pas hésité à prendre et reprendre la parole pour faire évoluer la réponse pénale et ainsi mieux protéger ceux qui le méritent.
Et merci infiniment d'être là ce soir. Merci à vous. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Jeffre le jeune.
C'est vrai que c'était très émouvant. Oui. De le revoir aussi et un peu dur de revoir ces images.
Ouais. Vous l'avez croisé, vous racontez dans Populicite que vous l'avez rencontré cet été, Harmonie Comine. Qu'est-ce que vous avez à lui dire Philippe ?
C'était un moment captivant, déchirant. Quel courage ! Quelle force d'âme ! et 4000 personnes qui sont à l'unisson et qui portent une douleur inextinguible, une souffrance infinie, la souffrance infinie d'une femme qui raconte et d'une épouse qui accuse et qui commence par s'excuser.
Elle avait dit "La France a tué mon mari." Et elle dit "Pardon, j'aurais voulu dire l'État français a tué mon mari." Non, pas pardon.
Non, moi je retiens la première formule, c'est la meilleure parce que elle a ainsi interpellé une France omnolente, une France insouciante, une France ignorante et ce qu'elle a fait mardi soir, c'est très important. Elle a brisé le mur de silence. Le mur du silence est tombé.
Le mur du silence, il est tombé parce que elle et d'autres femmes. Songez que dans la même semaine, on a eu deux femmes remarquables, Harmonie Comine et la maman d'Élias chez Sonia Mabrou qui ont brisé le mur du silence. Et on comprend la panique du pouvoir et du système de la société de connivance.
Pourquoi ? Parce que jusqu'à présent, il y avait une convention qui était respectée avec les chiens de garde. La convention était la suivante : "Quand il vous arrive un drame, vous gardez ça pour vous.
Vous vous renfermez et vous pleurez tout seul." Ah si vous pouvez faire une chose, participer au rituel marche blanche. Ah oui, ça oui.
Marche blanche. Silence. Marche blanche.
Riposte des bougies. Riposte des peluches. Peluche.
Et puis surtout vous dites "Tu n'auras pas ma haine." C'estàd qu'on traite ça comme le réchauffement climatique, quoi. Un slogan.
Euh et pourquoi tout ça ? Vous savez très bien vous ? Parce qu'il faut pas qu'il y ait de récupération.
Parce que si tout à coup les victimes se mettent à dire c'est pas un fait d'hivers, c'est un fait de société, ça change tout. Quand la maman d'Élias par raconte euh non, le journal Le monde vous mentait. Il a pas été tué avec un couteau, il a été tué avec une machette.
Donc elle désigne la tropicalisation des mœurs de la France d'aujourd'hui. C'est intéressant que les familles de victimes s'exprime parce que elle rectifie les faits au grand âme de la société de connivance qui est la société du mensonge d'État. Et donc en fait euh toutes ces femmes, toutes ces mères, la maman de Philippine, la maman de Lola euh qui ont décidé de se lever depuis quelques mois, elles sont dans l'oblation admirable, l'oblation civique.
Pourquoi ? parce qu'en fait elle disent pe la maman de d'ias elle dit lisez le rapport de septembre 2025 je l'ai l expliqu par exemple que un des deux criminels est parti en réinsertion au Togo pendant quelques 10 mois non mais il se fout de notre gueule et donc en fait toutes ces femmes sont admirables sont des héroïnes parce que au lieu de garder leur douleur pour ell sois sage ou ma douleur et tiens-toi bien tranquille, elles vont sur le forum et elles disent maintenant on vous demande des comptes pour qu'il y ait plus d'autres Philippines, d'autres Elias, d'autres Eric Comin. Et donc elles interpellent les pouvoirs publics et elles disent à la puissance publique, cessez d'être l'impuissance publique. redevenez l'état régalien pour lequel on vous a confié notre sécurité et la promesse de notre protection.
Philippe Devil, on continue de parler justement euh de ce système qui vaille et vous avez parlé de cette idée du système et d'une Europe progressiste, sans frontiè et face à cela, vous vous avez mené un combat pendant des années sur l'idée de la nation, d'une nation souveraine. Et là, on rentre dans les archives. J'ai retrouvé une séquence, je le dis aux auditeurs, aux téléspectateurs, elle fait 2 minutes 30.
C'est le fruit d'un débat de 1994 qui est tellement d'actualité entre vous et Bernard Kouchner. C'est sur France 2 si je ne m'abuse et à l'époque c'est un certain Paul Amar qui anime le débat Paul Amar qu'on peut retrouver régulièrement sur le l'antenne de C News et d'Europin. Voyons cette séquence. un homme du passé 94 Philippe de Villier parce que la logo machée est la même mais l'Europe se porte bien.
Oui 94 dans le bon sens ça va dans le bon sens et alors y a il y a trois choses. Premièrement ça va bien. Deuxièmement ça peut aller mieux si on fait plus d'Europe comme l'Union Soviétique disait ça va bien il y a du socialisme tu vas faire plus de socialisme on va découquiser les paysans et ça ira encore mieux.
Et puis troisièmement, il y a un danger extérieur. Ça c'est le principe des pouvoirs faibles. Tous les pouvoirs faibles disent il y a un danger extérieur, donc resserrez-vous.
Donc faisons une union fédérale. Voilà. Et moi ce que je vais vous dire ce soir pour la première fois, c'est que ce modèle européen qui est celui de Kouchenner et de sa bande, bientôt ils pourront plus se montrer parce que ce modèle européen, il est aujourd'hui caduc, obsolète.
Je m'explique. Quand j'entends Kouchner et quand j'entends Emmanuel Macron, c'est le même discours, exactement les mêmes mots. Et en fait, je me dis ces gens-là sont victimes de l'effetésis.
Est-ce que vous savez ce que c'est que l'hystérésis ? Précisez. Le mec qui fait un peu le mariol quoi.
Bon moi les gens de la campagne on sait ce que c'est que l'hystérésis. Les paysans qui nous regardent ils savent ce que c'est que l'hystérésis. L'hystérésis c'est le temps qui s'écoule entre la goutte d'eau sur la terre et la germination.
Ça se calcule ce temps-là. Il est important selon que la terre est argileuse, calcaire et cetera. Et pourquoi je dis ça ? parce que Bourdieu a appliqué ça un jour à la politique et l'hystérésisme en politique ça donne ceci.
L'hystérésisme c'est le décalage entre le monde tel qu'il est devenu et la perception qu'en ont ceux qui n'ont pas vu qu'il avait changé. C'est ça l'histeris. Et la plupart des politiciens et des journalistes sont dans l'histérésis.
Ils n'ont pas vu que nous ne sommes plus dans le bon tempo. Parce que le modèle européen dont je parle, il a été établi sur deux principes aujourd'hui sur année. Le premier c'est la déconstruction des nations et le deuxième c'est l'avènement du marché. comme régulateur, comme seul régulateur des pulsions humaines et des tensions du monde.
Tout a changé parce que nous sommes entrés dans un postmde qui succède au nouveau monde devenu l'ancien monde. Et qu'est-ce qui a changé ? un carré magique du grand retour de ce qu'on croyait fini, de ce que Kouchner croyait fini parce que lui croyait à Fuyama à la fin de l'histoire, à la fin des idées, à la fin des religions.
Il croyait que avec le doux commerce on allait vers une paix perpétuelle. Quatre grands retours. Premier grand retour, la frontière qui crut. la frontière, le retour de la frontière au sens positif, la frontière économique, c'estàd qu'on passe d'un libre échange mondialisé au protectionnisme qui consiste à protéger les intérêts vitaux.
On retrouve les intérêts vitaux et on retrouve l'idée que une nation si elle ne produit pas, elle se laisse produire par les autres. Et si une nation ne fait que consommer, elle disparaît. C'est ça l'idée du protectionnisme.
On protège ce qui est considéré comme un intérêt vital. Par exemple, l'agriculture, l'industrie automobile et cetera. Deuxièmement, la frontière physique pour lutter contre l'immigration invasive à un moment déterminant où le monde change, où vous avez une poussée démographique formidable du sud vers le nord, partout dans le monde entier.
Or, qu'est-ce que l'Europe aujourd'hui par rapport au retour de la frontière ? C'est le contraire. L'Europe, c'est un espace sans frontière.
C'est pas moi qui le dit, c'est comme ça qu'elle s'appelle. Et c'est une zone marchande unifiée, c'est comme ça qu'elle s'appelle, destinée à devenir l'annexe d'un marché planétaire de masse. Comme ça qu'il parle qu'il parlait.
C'est fini. Premier décalage. Deuxème décalage, le retour de la nation.
Ils ont voulu faire une Europe, je cite, sans les États et avec un fédérateur extérieur qui s'appelle l'Amérique. Ils ont cru que la démocratie de marché avait vocation à fusionner le monde, à l'unifier et à dissoudre les identités récalcitrantes comme des calculs rénau qui vous encombrent et qu'il faut éliminer. En fait, Miteran s'est complètement trompé.
Mi-temp, il a dit devant moi au Parlement européen un jour l'Europe c'est la paix, le nationalisme c'est la guerre. On a éradiqué le nationalisme et on a la guerre. 3è retour encore plus important, le retour du politique.
L'utopie de Maich recelait une tentative inouie d'anéantissement du politique. On a tenté de vivre sans politique, de vivre sans démocratie, sans élection, sans gouvernement et même sans géographie limite. C'està-dire que on a décidé au moment de Mastrich que le pouvoir les glisser des mains du peuple, le gouvernement de tous pour aller vers une gouvernance à quelques-uns, c'est-à-dire un arrêtéopage de commissaires, de prétoriens et de juges.
Et à un moment donné, le peuple se réveille et dit "Mais nous, on est où là-dedans ? Les paysans avec le mercour, ils sont où ? Et l'industrie automobile, on est où ?
Et le marché d'électricité avec les artisans, on est où ? Les décisions se prennent ailleurs avec des gens qui sont plus élus. Et maintenant que les gens réclament l'élection, on dit populiste.
Le populiste, c'est le cri des peuples qui ne veulent pas mourir. Et enfin, 4e retour, le retour de la puissance. On a fait une Europe délibérément sans puissance.
Je me souviens à l'époque que tous les je veux pas les nommer mais ils disaient tout. Non non non, on n pas besoin de la puissance. C'est fini la puissance.
Ça c'est le le monde vestfalien la puissance. Ouais, sauf qu'on est rentré dans un monde néovestfalien comme dirait Kissinger et les logiques de puissance sont revenues. Or ce qu'il y a très intéressant pour nous pour la France c'est que la puissance elle a changé de nature.
Du temps de Vidal de la blâche et de Tellor, la puissance était identifiée à la dimension à la taille à la masse pourdérale. C'est fini. On n'est plus dans le quantitatif, on est dans le qualitatif.
La puissance aujourd'hui, elle est comparable à l'anneau, à l'atome, au microprocesseur semi-conducteur. C'estàd que c'est la miniaturisation de la puissance. C'estd vous pouvez avoir une nation très grande et impuissante et vous pouvez avoir une nation petite mais puissante.
Ça c'est complètement nouveau. Pourquoi ? Parce que la puissance de demain, c'est la combinaison contradictoire de l'infiniment petit et de l'infiniment puissant.
Et donc je résume le retour de la frontière, le retour de la nation, le retour du politique, le retour de la puissance. Ces quatre tours expliquent ce qui va se passer dans les mois qui viennent, dans les années qui viennent. L'Union européenne est morte.
Elle est comme le canard dans la courte de ferme qui continue à courir mais il n'a plus de tête. Le frexite est devant nous. Il est inéluctable.
Pourquoi faire ? Pour faire une autre Europe, pour faire l'Europe du général de Gaulle. Aujourd'hui, on fait l'Europe de la de l'Atlantique à la Vistule.
On a failli la faire de l'Atlantique à l'Alc. Il faut faire la grande Europe un jour parce qu'il faudra se retrouver de l'Atlantique à l'oral. Vous savez qui a dit "L'histoire peut tout sauf changer la géographie." Saintignon.
Oui, je commence à vous connaître. Autre sujet à présent Philippe Devilier, mais c'est intimement lié à l'archive précédente d'il y a 30 ans puisqu'on va parler du service militaire qui a été suspendu en 1996. Le service militaire volontaire ou service national remis au jour par le président de la République.
Il doit concerner dans un premier temps 3000 jeunes la première année. L'objectif c'est 10000 par an à partir de 2030 et 40 à 50000 d'ici 200 2035. Écoutons Emmanuel Macron.
Oui, notre jeunesse a soif d'engagement. Il existe une génération prête à se lever pour la patrie. Notre armée est le cadre naturel d'expression de ce besoin de servir.
Notre nation sera forte si notre jeunesse est unie autour de nos valeurs. Alors, est-ce que le président de la République a raison avec ce nouveau service militaire national volontaire ? Alors euh je vais pas vous répondre comme ça.
Comme les hommes politiques, je réponds pas. Non mais bien fait de vous ficher. Non sou c'est une finie sa conférence de ça ça son annonce.
Pourquoi ? C'est un coup de com en fait. Pourquoi c'est un coup de com ?
Parce queen fait il s'intègre, il s'inscrit dans ce qu'on appelle le narratif. de la semaine, c'est-à-dire les rafales. Euh généralement dont vous allez sacrifier vos enfants pour la patrie.
Puis on a eu le kit de survie des fois que il y aurait la nitroglycérine qui passerait sous les portes envoyées par Poutine. Et alors là euh on a le service national, le service militaire. Service militaire, ça veut dire c'est sérieux les gars, euh on va à la guerre.
Voyez, on est en 1913. Voilà. Voilà.
Donc tout ça pourquoi en fait pour que les gens aient peur ? Oui. Mais alors ça a été décrit par Maavel et par Tucidide.
J'ai retrouvé des mots de Tucidide, le fameux piège de Tucidide. Tucidide, le grec Tucidide, il dit euh quand un pouvoir est faible, il a qu'une solution, c'est faire la guerre. Et là, on rassemble tous les poussins.
Voilà. Donc c'est ça en fait ce qui est en train de se passer. Cela étant Cela étant pour avoir regretté la disparition du service militaire, je pense que le service militaire a une double utilité.
Euh oui. Non mais euh un truc qui me revient à l'instant, en fait euh vous savez Clémenceau, il est interpellé à l'Assemblée en 1917 et on lui dit "Mais quelle est votre politique ?" Et il dit "Ma politique c'est tout un. politique intérieure, je fais la guerre.
Politique extérieure, je fais la guerre. Et en fait, Macron, c'est le clémenceau du pauvre. Et alors euh je reviens en service militaire.
Le service militaire aurait une double utilité. Euh il y a un manque, il y a un ennemi. Ça tombe bien.
Il y a un manque, un manque de transmission. Plus personne ne transmet. la France et donc les militaires, je connais bien les militaires et pour cause sont des gens qui même si c'est pas leur vocation de transmettre, ils transmettent et quand vous mettez des jeunes avec des militaires, ils en sortent différents.
Vous voyez ce que je veux dire ? Et donc des jeunes qui arrivent un peu de l'extérieur pour les franciser quelques mois d'armée, c'est c'est très bon. Je pense que beaucoup de Français pensent ça puisque 80 % des Français sont d'accord.
Et deuxièmement, on a un ennemi. Et là, je voudrais revenir sur la suppression du service militaire. Le service militaire a été supprimé à un moment où on a cru que il y avait plus de menace pour la France. encore Fukuyama cette ambiance où après la chute du mur on s'est dit on a une paix pour 1000 ans et donc l'armée sert à quoi faire des opex des opérations extérieures on va pas envoyer ce qu'a dit très bien Charles Millon hier l'ancien ministre de la défense était remarquable hier et il a dit on a pensé qu'on pouvait pas envoyer les petits gars du contingent comme ça en Afrique et cetera bon mais là de quoi s'agit-il Il s'agit de ce qu'on appelait dans le temps la Daoté, la défense opérationnelle du territoire.
Vous rendez compte que Giscar, il a supprimé les renseignements généraux au moment on en avait le plus besoin finalement. C'est-à-dire qu'il y a un islamisme rampant, un islamisme conquérant. Il y a les frères musulmans, il y a des gens qui nous font la guerre chez nous.
Une guerre comme dirait là encore Florence Berge au Black de basse intensité pour faire de la France à terme une société charia compatible. Et donc on aura besoin de soldats. Oui, on aura besoin des petits français pour qu'ils défendent ce qu'ils ont de plus cher et qu'on trans qu'on ne leur transmet plus la France.
Donc oui, au service militaire, un vrai service militaire. Bon, à condition que le gars, il reparte pas avec les kalashnikov. Bon euh vous savez Philippe Devilier, on avait une habitude avec Geoffroid le jeune, c'était les les informateurs bien informés et ils ont frappé ils ont frappé les informateurs bien informés.
Cher Philippe Devilé, regardez, ça vous rappelle quelqu'un ça ? Vous vous marrez ? Celui qui est porté là très haut, regardez, il a pas changé celui-là.
Il a juste mis une cravat de son habite militaire. Regardez Philippe Devillier, c'était en quelle année votre service militaire ? Racontez-nous rapidement. 1975.
Ouais 75. C'est une aventure. Ah donc euh je suis je suis reçu à Lena décembre 75.
Hop on part à Quet Kidan, le PPOR ploton préparatoire Zor aux élèves officiers de réserve et là en face de moi, il y a les élèves officiers d'active et le père système euh qui qui vaut au Maroc. le grand le grand délégué c'est Bertand Viller. Et donc au bout de quelques jours, j'apprends que mes camarades de l'ENA veulent choisir comme nom de promotion soldat inconnu cher à canon du capitalisme international.
C'était l'époque des comités de soldats et cetera. Ma promotion était à l'extrême gauche. Et donc moi je me fais élire fin section, on appelait ça fine section, fine compagnie, fine bataillon.
Je suis le patron là d'ailleurs, il me porte un triomphe et je vais voir Maurice Junevois à Paris. Je lui dis "Aidez-moi, on va faire une évocation historique sur le serment de 14." Les rares sont d'accord et ont fait une soirée absolument mémorable, tellement mémorable qu'ensuite je suis affecté au MS au 2e régiment d'infanterie de marine.
Le colonel me convoque, il me dit "Vous les Narc, vous allez voir, ça va vous faire les pieds, on va vous donner des une section de l'analphabè." Et donc les mecs, ils arrivaient pas à marcher au pas parce que gauche droite et je disais du coup paille foin paille foin. Bon et et puis à un moment donné il me rappelle, il me dit j'ai appris par le général Compagnon qui commande la région que vous aviez fait une évocation vous allez faire une évocation historique sur l'histoire de Basaille le deuxè réglement d'infanterie de marine et donc j'ai passé mon service militaire à faire deux évocations historiques des pu du fous.
C'est clair. Vous aviez commencé le pu du fou en ce moment. Après après je suis allé voir mon père et je lui ai dit "Tu sais papa j'ai j'ai grâce à l'armée, j'ai des prédispositions pour raconter des histoires [rires] et il m'a dit "Ben vas-y mon vieux la guerre toujours." Et donc pendant Lenat, j'ai dit "Bon allez maintenant je fais la venda." Avançons, il nous reste 10 minutes.
Mais je veux vraiment vous faire réagir à une des déclarations fortes de la semaine majeure, celle de Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi, Vladimir Poutine a affirmé n'avoir aucune intention d'envahir l'Union européenne. Il a toutefois réitéré son ultimatum à l'adresse de Kief. Il déclare que Moscou serait prêt à mettre fin aux hostilités en Ukraine si les forces ukrainiennes se retireraient des territoires que la Russie revendique comme annexé.
Écoutons. Tout doit être formulé dans un langage diplomatique car une chose est de dire que la Russie n'a pas l'intention d'attaquer l'Europe. Pour nous, cela semble ridicule, n'est-ce pas ?
Nous n'avons jamais prévu cela. Mais s'ils veulent l'entendre de notre bouche, nous pouvons le mettre par écrit. Pas de problème.
Si les politiciens européens veulent effrayer leurs citoyens au point que ceux veulent entendre que nous n'avons aucun projet agressif à l'égard de l'Europe, alors pas de problème, nous sommes prêts à le mettre par écrit. Cela a peut-être du sens si nous voulons discuter collectivement et prendre des décisions définitives sur la sécurité paneuropéenne. Nous l'avons proposé il y a quelques temps.
Si nos partenaires occidentaux, appelonsles ainsi, le souhaitent maintenant, nous sommes prêts. Mais nous comprenons tous que les partis doivent s'asseoir et mener des discussions sérieuses. Chaque mot est important ici.
Philippe, vous nous avez souvent parlé de la manière dont il fallait comprendre l'ours russe. Euh, comment est-ce que vous comprenez ce que nous dit Vladimir Poutine ? Moi, j'avais cité Taleran.
Ouais. Euh l'ours russe sort de sa tanière. Je connais euh 1000 non quelques manières de le faire sortir de sa dannière, mais aucune de lui faire rentrer.
Ouais. Alors le on on est à un moment important et donc tant pis pour l'apologue, il va passer à l'AS. Mais là, on est vraiment un moment important.
Ce que je vais dire, c'est que il y a un mouvement ataxique de l'Europe qui est incompréhensible. C'estd que pendant que il y a une tentative de paix entre les Américains, les Russes et maintenant les Ukrainiens, l'Europe elle euh devient de plus en plus une Europe de 20 ans guerre. Ça se sent.
C'estàd qu'en fait, on a l'impression que Macron regrette la paix à venir. Il voudrait continuer la guerre. Pourquoi ? pour deux raisons.
Premièrement, parce que la guerre lui donne un rôle évidemment en France, chef de guerre qui est morceau du pauvre. Voilà. OK.
Mais aussi pour une autre raison, c'est qui sait qui va tout perdre et et c'est la fin pour l'Europe. Pourquoi ? Parce que l'Europe, elle a tout misé sur la victoire de l'Ukraine.
Or, l'Ukraine va perdre. C'est inéluctable. Pourquoi elle va perdre ? pour trois raisons.
La première, c'est que la ligne de front est en train de bouger lentement, mais elle bouge inéluctablement. Il y a pas un spécialiste qui peut croire ou même qui peut dire que l'Ukraine va gagner sur le terrain. Sur le terrain, les carottes sont cuites.
Il y a même beaucoup de désertion et beaucoup de démoralisation du côté ukrainien. C'est pathétique ce qui se passe. Deuxièmement, les États-Unis ont décidé de se retirer et donc si les États-Unis se retirent, c'est pas l'Europe qui a pas d'industrie de l'armement en dehors de la France qui qui va combler la différence.
Et troisièmement et surtout on vient de l'apprendre, c'est drôle parce que j'allais vous dire et là maintenant les jour de les qui sont comptés pour une histoire de corruption c'est qu'on va découvrir que notre argent 21 milliards pendant que le les le poulet ukrainien est en train de liquider notre agriculture là le 21 milliards et ben beaucoup de cet argent a servi dans les réseaux de corruption autour de Zelenski le le directeur de cabinet du du de Zelinski vient de démissionner là aujourd'hui cet après-midi euh après plusieurs ministres donc c'est la la mère qui monte au Saint-Michel là et c'est l'inski il est cerné voyez et comme je connais le personnage je me permets de vous dire que je serais pas étonné que dans les jours qui viennent dans les semaines qui viennent dans les mois qui viennent le parquet anticorruption qui continue à travailler et à perquisitionner arrive euh jusqu'à monsieur Zelinski. Donc il est pas en situation aujourd'hui de négocier une paix en avantage. Voilà.
Alors maintenant, je vais aller plus loin. Premièrement, euh cette guerre n'est pas notre guerre et deuxièmement, la Russie n'est pas notre ennemi. Je suis le seul à dire ça avec Pierre Lelouche et Luc Ferry dimanche dernier avec un grand courage et une grande intelligence qui a dit ça sur une autre chaîne.
Nous sommes peu nombreux, c'est le moins qu'on puisse dire, mais c'est nous qui avons raison. Pourquoi ? L'Ukraine n'est pas notre guerre.
Alors ça tombe sous le sens mais quand même je vais le dire. Pourquoi c'est pas notre guerre ? Parce que l'Ukraine n'est pas en Europe.
L'Ukraine c'est pas l'Union européenne. Donc on a rien à faire en Ukraine, c'est pas notre problème. Deuxièmement, ce sont deux peuples slaves euh sur le géde m'avait dit deux cousins germains qui se battent entre eux.
Et il y a une histoire intriquée qui dure depuis euh 9 siècles entre eux. Par exemple, par exemple le baptême du peuple russe, c'est le Dièpre à Kief en 988. Le baptême du premier de Sar Vladimir, c'est Carsonnaise en Crimée.
Donc il est évident que pour les Ukrain et pour les Russes euh la la relation est une relation affectueuse, une relation affective aujourd'hui contrariée, mais une relation quasi familiale. Donc ça n'a strictement rien à voir avec 1938, mais tout à voir avec 1914 si on continue. C'est-à-dire que c'est vraiment une guerre interne, à la fois une guerre de sécession et une guerre civile, une guerre intrafamiliale.
Euh ensuite ensuite la Crimée a toujours été russe. Elle a été donnée à l'Ukraine en 1954, mais avant elle était russe du temps de Catherine, elle était russe. Les régions russophones du du Donbas sont des régions qui parlent russes.
Et il y a eu deux fautes de l'Occident. Deux fautes graves, deux fautes. Premièrement, euh l'OTAN n'aurait jamais dû dire "On va intégrer l'Ukraine".
C'est ça qui a mis le feu au pout parce que Poutine a répondu "Je ne veux pas d'une puissance nucléaire à mes portes." On peut le comprendre. C'est une erreur stratégique majeure et c'est ce que pense Trump et Vince aujourd'hui et ils ont raison et beaucoup de gens de bon sens même en Europe.
Et deuxème erreur les accords de MX parce que les accords de MX ils avaient été appliqués on aurait pas eu la guerre. Or Merkel et Hollande, je sais pas si vous vous souvenez, ont fait une confidence au médias scandaleuse en disant en fait on a on n jamais cru aux accords de Ming. C'était pour gagner du temps, pour faire gagner du temps à l'armée ukrainienne.
Voilà. Alors maintenant, je dis euh non seulement c'est pas notre guerre, mais la Russie n'est pas notre ennemi. Si on cherche un ennemi euh comme l'avait dit Nicolas Sarkozy dans le Figaro il y a il y a peu de temps, la menace existentielle pour nous, elle vient du sud.
Faut regarder ce qui se passe en ce moment en Afrique et surtout la menace existentielle, c'est une menace démographique avant tout. Donc c'est pas la Russie. la Russie elle était 2500 km et euh Poutine vient de répéter que il a aucune intention de d'attaquer la France.
Voilà. Et j'ajoute la chose suivante : quandb même il attaquerait les pays de Balte, nous on n'est pas dans nous nous qu'est-ce qu'on fait dans l'OTAN nous ? Nous on est la France et la France elle est protégée grâce au général de Gaulle par la puissance atomique.
Donc nous on a un sanctuaire. Voilà et donc notre problème nous c'est la France. les intérêts vitaux français.
Donc donc vouloir faire la guerre chez les autres, pour les autres, pour les Lituaniens et cetera, c'est absurde. Par contre, il faut qu'on défende le sanctuaire français. Voilà.
Et en fait, il y avait un article dans le point excellent cette semaine qui dit tous les toutes les qui dit très bien les choses. Il dit "L'Europe déclassée est en face de trois menaces. La première menace, c'est les États-Unis.
Pourquoi ? Parce que les États-Unis ne nous considèrent plus comme des partenaires, même plus comme des protégés, mais comme des consommables. Et nous, on est encore dans l'OTAN alors qu'on a on est les seuls à avoir en Europe une industrie de défense indépendante.
Deuxièmement, la Chine. La Chine, elle aspire notre industrie, elle aspire notre commerce dans nos villes avec les colis. Chine et enfin euh elle est en train de racheter les ports en bourg après le piret et enfin elle est le fournisseur du Green Deal, panneau photovoltaïque, éolienne et cetera.
Tout ça c'est la Chine de bien bientôt on on va devenir un protectorat chinois, protectorat américain, protectorat chinois. Quant à la Russie, quand elle regarde maintenant vers la Chine et vous savez ce que c'est tout ça ? Et ben, je vais vous faire une confidence.
C'est l'application de la doctrine Brzinski. En 1997, Brezinski qui est un polonais devenu américain a fait un livre s'appelle Grand échiqué dans lequel il a dit celui qui dominera leur Asie dominera le monde. Mais il avait dit voilà, il y a deux précautions à prendre.
Se servir des Européens comme de proxy. Les proxy les Européens proxy comme le Hamas pour l'Iran. et ensuite deuxièmement couper l'Europe en deux et la séparer de la Russie.
Or, je le répète, l'histoire commande tout sauf la géographie. Ce que disait très bien le louche dans le Figaro magazine de manière brillante comme d'habitude. Il faudra bien qu'un jour on se retrouve.
Il faudra bien qu'un jour quand tout ça sera fini, on fasse la grande Europe. Sinon, sinon c'est fini pour nous, c'est fini pour l'Europe et c'est fini pour la France. Il faut que la France redevienne une grande puissance, une puissance mondiale et qu'elle quitte ce boulet et que l'Union européenne van derleenne.
Merci Philippe Devilier. Vous parlez de Pierre Lelouche, il sera notre invité dans quelques instants dans leur dépôt. Un grand merci Philippe Deviller, je crois le jeune.
Merci. Merci à tous les téléspectateurs qui chaque vendredi soir sont toujours plus nombreux sur ces news et également très nombreux, tout aussi nombreux sur Europa le samedi matin. Merci.
Dans un instant, l'heure des procha
Philippe de Villiers