Emmanuel Macron à Doha : "la situation actuelle en France ne requiert pas l'état d'urgence"
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Chapitres
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- 2:49Invité politiqueFait
« la France a été à l'initiative de la réunion du G7 qui a conduit à libérer des stocks stratégiques »
- 6:15Invité politiqueFait
« on a libéré les stocks stratégiques, on a organisé la libération de ces stocks stratégiques entre Total Energie et nos distributeurs pour qu'il y ait une des baisses des prix à la pompe »
- 11:54Invité politiqueFait
« nous avons une participation défensive pour les aider »
- 13:20Invité politiqueFait
« Notre objectif, c'est la souveraineté, la stabilité du Liban et le désarmement du Hezbollah »
- 15:13Invité politiqueFait
« La première chose, c'est la transparence sur ce qui s'est passé le 17 »
- 15:55Invité politiqueFait
« Des mesures de couvre-feu ont été prises, des interdictions de rassemblement et de regroupement »
- 17:16Invité politiqueFait
« aucune violence n'est légitime, aucune. Ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes »
- 18:36Invité politiqueFait
« il y a pas d'ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés »
- 19:16Invité politiqueFait
« il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France »
- 23:11Invité politiqueFait
« Tout ce que je vous ai dit et qui permet d'ailleurs de retrouver le calme depuis lundi n'a pas besoin de l'état d'urgence »
Temps de parole
- Emmanuel Macron100 %
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En direct la prise de parole du président Macron depuis le Qatar. vous dire quelques mots de ce déplacement de travail que nous venons d'effectuer et que nous sommes en train de terminer dans le dans la région.
Euh évidemment la région euh où nous sommes, celle du Golfe, a été euh particulièrement déstabilisée ces derniers mois par la guerre qui a commencé dès le 28 février dernier et qui a conduit à des répliques de l'Iran, à la fermeture du détroit d'Ormuz et à la déstabilisation de toute la région, de la sécurité des pays et de nos économies avec un impact que nous connaissons et qui touche directement nos compatriotes depuis plusieurs mois et qui s'est détériorée à la fin de l'été avec des conditions encore plus dures sur le plan sécuritaire.
L'objectif de de cette visite qui était programmée depuis plusieurs semaines était multiple, mais dans un contexte où la France, depuis le premier jour, d'abord a été une puissance de paix et de stabilité. Nous avons dit dès le premier jour que ça n'était pas notre guerre, que nous n'avions pas pris cette décision et que nous considérions que la paix et la stabilité de la région étaient prioritaires, même si nous avons toujours été clairs aussi en disant que nous sommes résolument contre toute forme d'activité nucléaire en Iran. Et la deuxième chose, c'est que nous avons été aux côtés de ces pays pour dès le premier jour, contribuer à leur sécurité.
Et donc le premier objectif, c'était de de poursuivre le travail que nous conduisons avec nos équipes euh sur les négociations qui sont en cours avec l'Iran. Il y a différents canaux de négociation qui existent entre l'Iran et les États-Unis, avec aussi d'autres pays pour apaiser la situation. Un premier objectif diplomatique.
La deuxième chose, c'est que euh évidemment personne ne sait comment tout cela va évoluer dans les semaines et les mois qui viennent et donc compte tenu de du rôle que la France a joué, de la confiance qui s'est établie, c'est aussi de pouvoir garantir des volumes sur des catégories de d'hydrocarbures où nous sommes dépendants et on sait que les prochains mois, il y avait un risque. La priorité, c'est le diesel et l'autre, c'est le gaz.
Et c'est ce qui a été fait précisément principalement euh euh auprès euh euh de l'Arabie Saoudite comme vous le savez ces dernières semaines mais là à Bahreïn et aux Émirats Arabes Unis pour ce qui est du diesel et ici au Qatar pour ce qui est du gaz liquéfié. Et les engagements que nous avons obtenus sont importants pour nous à la fois pour éviter justement toute difficulté que nous pourrions avoir avec un impact direct sur nos compatriotes et sur notre économie mais aussi pour continuer de mettre en œuvre la politique aussi qu'on a depuis plusieurs semaines qui permet de de faire baisser la tension sur les prix.
Je rappelle que la France a été à l'initiative de la réunion du G7 qui a conduit à libérer des stocks stratégiques et qui par la mise en œuvre nationale va permettre à partir de début novembre de faire baisser les prix toutes choses égales par ailleurs. Troisième élément, c'est qu'on a enclenché des discussions aussi pour aider à la sécurisation de certains de ces bateaux les plus sensibles.
Quatrièmement, la grande difficulté du moment c'est le coût de transport, ils ont été multipliés par 10 et donc on a proposé de structurer un mécanisme de garantie aux grands fonds de la région et donc c'est ce que nous allons travailler dans les prochains jours et prochaines semaines pour baisser ces coûts de transport qui sont liés au fait qu'il manque en fait de bateaux pour venir parce que trop peu sont assurés. Il y a aujourd'hui quelques bateaux qui sont spécialisés dans le les allers-retours jusqu'au détroit d'Ormuz puis des transbordements et donc la chaîne logistique est complètement détruite par ce coût du transport et l'absence de garantie et d'assurance.
Et donc c'est le mécanisme que nous avons lancé dans le droit fil de l'initiative que nous avions pris dès le mois d'avril dernier par cette coalition internationale. Et le dernier aspect sur lequel nous travaillons avec les pays de la région, c'est la diversification des infrastructures. C'est aussi le sens de ce que j'avais fait il y a quelques semaines en Irak ou en Syrie enfin avec le Premier ministre irakien se rendant à Paris et en Syrie c'est de pouvoir réduire nos dépendances à Ormuz.
Au total, euh pour moi les objectifs sont atteints puisqu'on a obtenu des des garanties sur les volumes où il y avait des incertitudes qui pouvaient préexister, ce qui me permet de dire ici que tout ça nous conforte pour les mois à venir et va permettre d'avoir des conditions bien meilleures pour nos compatriotes et en tout cas d'éviter les manques qui étaient envisagés par certains opérateurs.
Mon dernier point, c'est de dire qu'au-delà de ces discussions, nous avions évidemment des intérêts en matière de défense et que nous avons pu par par ce déplacement consolider la relation de défense avec les Émirats arabes unis où un accord important a été signé, un accord intergouvernemental et un ensemble d'accords pour avoir une stratégie commune sur la 5e génération de Rafale et ici une série d'accords au Qatar ont été conclus aussi sur la montée en gamme des Rafale qui sont ici existants et ce matin sur les véhicules blindés, les VBCI, qui est tout ça aussi un prospect important. Il y en a d'autres, mais je ne détaillerai pas par par souci de temps.
Je vais maintenant répondre à vos questions. Vous êtes venus ici pour notamment récupérer des hydrocarbures pour les Français, quelque part en échange du soutien militaire de la France. Est-ce qu'on peut parler d'une sorte de renvoi d'ascenseur par ces pays ? Et est-ce que vous pensez que ces annonces sur le la fourniture en hydrocarbures est de nature à calmer la colère sociale en ? D'abord, je pense que c'était important et en effet euh quand la confiance est établie, quand on a montré qu'on était là en temps difficile, il est plus simple d'avoir de la visibilité. Et donc j'ai eu des partenaires qui ont compris que en tant que client que nous sommes, que consommateurs, on en a besoin.
Je vais insister ici pour dire que cette stratégie, elle s'articule avec aussi celle que nous avons à la maison depuis plusieurs années qui est une stratégie de réduction de ces dépendances. C'est tout ce qu'on a lancé ces dernières années, le plan d'électrification, ce qu'on a fait sur le véhicule automobile. En il y avait moins de 5 % des véhicules automobiles vendus qui étaient électriques.
En septembre, il y avait plus de 40 % donc cette stratégie aussi progressivement on réduit nos dépendances mais nous en avons encore et donc c'est utile dans cette période d'avoir été des partenaires de confiance qui ont aidé à la sécurité et la stabilité et en effet je crois que nos compatriotes vont en avoir le juste retour et c'est normal par le les choix qui ont été faits par par les pays de la région. Je pense c'est un des aspects de la crise après je suis très humble et très prudent parce que nul ne sait dire comment dans les jours les les semaines qui viennent les choses vont évoluer.
Je dirais que si les conditions ne changent pas ça va améliorer les choses mais s'il y a un nouveau un conflit qui repart, s'il y a à nouveau de la tension donc il faut rester extrêmement prudent. On a aussi pris des décisions nationales qui à partir de début novembre vont avoir un impact sur les prix à la pompe et donc je pense que c'est tout ça est de nature à aider, on on fait tout ce qu'on peut.
On a libéré les stocks stratégiques, on a organisé la libération de ces stocks stratégiques entre Total Energie et nos distributeurs pour qu'il y ait une des baisses des prix à la pompe, on vient chercher les volumes qui sont disponibles, on les sécurise, on fait tout ce qu'on peut et on aide à faire accoucher la paix. Néanmoins il y a beaucoup de contingences et d'incertitudes qui demeurent et il faut avoir l'humilité de les regarder. Donc tout ça va dans le bon sens. C'est une partie des des angoisses, j'entends aussi l'inquiétude de nos lycéens, nos étudiants, elle a d'autres ressorts mais en tout cas je pense que ça va dans la bonne direction et c'est utile.
Craignez-vous une reprise imminente de la guerre entre les États-Unis et l'Iran et est-ce que vous êtes venus au Qatar avec une proposition française concrète pour la médiation qatari pour empêcher cette reprise ou cette nouvelle ? je pense que je prendrai pas ici de paris parce que il y a eu beaucoup d'incertitudes et des choix qui ont été pris par les uns et les autres que je ne commenterai pas. Je pense en tout cas qu'il y a eu nous nous avons nous n'avons jamais cessé le contact et avec évidemment les États-Unis d'Amérique qui sont nos alliés et avec le président Pesechkian, on a essayé de multiplier les canaux de discussion, d'appeler au calme et à la désescalade.
On a fait des propositions aussi, vous le savez, pour rouvrir le détroit d'Ormuz dans les eaux internationales et les eaux manaises. Cette proposition cette proposition reste valable et valide et on en a longuement parlé. Il y a eu médiation en effet qui a été faite par le Qatar, je pense qu'elle est très importante et elle va dans la bonne direction. On a parlé très longuement des détails et des évolutions et je pense que les prochaines heures, les prochains jours vont nous permettre d'avoir le retour en particulier de l'Iran. Et c'est en fonction de ce retour qu'on pourra voir. Je pense qu'on est dans une période, nul ne l'ignore, qui malgré tout peut conduire à des tensions.
Les élections en Israël, les élections de mi-mandat aux États-Unis et donc dans cette période, il faut redoubler d'initiatives et d'efforts pour éviter que ces tensions ne deviennent une reprise des conflits. Et avec le Qatar, le Premier ministre a annoncé récemment leur volonté de créer un hub régional de production d'armement. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu ? Comment est-ce que la France pourrait s'intégrer dans ce ? Est-ce que sur le GNL aussi, vous avez obtenu différentes choses ou sur la sécurisation en matière de défense aérienne, est-ce que on peut en savoir un peu ? Alors, nous sommes des partenaires de défense du Qatar, comme vous le savez.
Et nous avons plusieurs coopérations et contributions qui sont apportées, qui sont solides, qui ont montré leur solidité durant cette période où nous avons d'ailleurs transféré dès le début du conflit des des capacités de défense solaire qui ont été efficaces et qui ont été utilisées par par nos partenaires au Qatar. Et ça a été reconnu par par les Américains hier.
Donc, là-dessus, on continue cette relation, elle se consolide et elle va se consolider par une montée en gamme des capacités aériennes du Qatar que nous allons accompagner avec nouvelle génération de Rafale, elle va s'accompagner par ce que nous avons enclenché en matière de de d'armement terrestre avec les véhicules blindés et elle va aussi se poursuivre par des discussions qu'on a entamé sur d'autres capacités de défense solaire. Donc là-dessus entre autres exactement des radars et des systèmes de défense. Donc ça on va continuer d'avancer. Tous les pays de la région cherchent à avoir plus d'autonomie et à développer leurs propres capacités de de défense.
Nous sommes des partenaires, nous sommes des partenaires depuis plusieurs années et cette relation y compris avant le mois de février dernier s'était déjà beaucoup renforcée, elle va se consolider. Sur la partie gazière oui, nous avons sécurisé durant la période hivernale l'équivalent de 2 térawattheures par mois de GNL, ce qui était important pour nous et ce qui va nous permettre de dessus d'avancer. Concernant les attaques Houthi, concernant les attaques des Houthi contre l'Arabie Saoudite, quelle quelle forme de soutien la France apporte-t-elle à Riyad et comment voyez-vous la la situation sécuritaire en mer Rouge et Ormuz ?
Peut-être vous pouvez poser en même temps votre question parce que j'ai compris qu'elle était Oui, c'est lié. L'Angleterre envoie des avions de combat pour les fonds d'Arabie Saoudite et je me demandais si vous pouviez détailler concrètement l'aide française en ce moment. Oui, d'abord je pense qu'il est important aussi qu'il y ait des discussions qui reprennent avec avec les Houthi et que évidemment la tension baisse parce que ça va dans le même sens. Nous ce que nous avons dit c'est que évidemment nous sommes aux côtés de la sécurité et de la défense de l'Arabie Saoudite. Ça rejoint aussi ce que j'expliquais tout à l'heure.
L'Arabie Saoudite a un pipeline qui est très important qui va du Golfe Persique à la mer Rouge et qui débouche à Yanbu. Euh, il y a plusieurs capacités qui ont été détruites par les tirs Houthi. Nous avons proposé de participer à la réhabilitation et surtout à la sécurisation de ce site. Et donc, depuis euh 8 jours maintenant, on a des effectifs qui sont déployés des capacités qui sont déployées. On avance avec l'Arabie Saoudite dans ce sens et donc nous avons une participation défensive pour les aider.
Monsieur le président, avez-vous évoqué la situation au Liban avec les murs du Qatar, surtout que le Qatar a il fait une médiation au Liban et est-ce que vous allez envoyer des forces après le départ de la FINUL avec l'Italie au au sud ? Merci de cette question. Le Liban est pour nous, comme vous le savez, toujours très important. Il y a quelques semaines, le président Aoun était là, on a eu une réunion de travail avec le président Aoun et le le roi de Jordanie. Il y a en effet une visite du Premier ministre au Liban il y a quelques jours.
Je crois que tout le monde constate aujourd'hui la situation intenable dans laquelle se trouve le Liban avec euh tension très forte qui se poursuit, le sud du Litani qui est occupé par l'armée israélienne, des demandes qui sont faites et une pression qui est faite sur le Liban et en fait une souveraineté qui est mise à mal, ce qui est, je dirais, la moins bonne manière de traiter de la question du du Hezbollah. Notre stratégie est simple et nous la partageons. Notre objectif, c'est la souveraineté, la stabilité du Liban et le désarmement du Hezbollah.
Pour arriver à cet objectif, il faut d'une part obtenir un retrait des troupes israéliennes, lesquelles s'accompagnent de mécanismes de confiance et donc de la restauration d'un mécanisme de coordination pour organiser ce retrait, comme nous avions su le faire en 2024 et 2025. La France est prête à y contribuer, le Qatar aussi. Et un renforcement des forces armées libanaises qui auront, au premier regard, la responsabilité de la restauration de cette souveraineté et organiser, en bon ordre, par aussi des discussions qui sont sous la responsabilité du président et du premier ministre, le désarmement du Hezbollah.
Et c'est pourquoi nous allons nous coordonner aussi pour mener ce travail de soutien aux forces armées libanaises et une conférence sera mise en place dans les prochaines semaines par la France en lien très étroit. Je pense qu'il est inutile de le faire avant les élections israéliennes, mais nous allons organiser une telle conférence parce que c'est un préalable. Et à côté de ça, il y a l'avenir parce que ces forces armées libanaises, on le sait, sont soutenues par une force internationale depuis des décennies. Nous regrettons la décision qui a été prise de mettre fin au mandat.
Et je pense qu'une des attentes fortes qu'avait le président Aoun en allant à Washington, c'était d'obtenir une garantie américaine qui est une poursuite. Je regrette que son souhait n'ait pas été exaucé et je pense que c'est une erreur. Nous travaillons avec l'Italie et d'autres partenaires à d'autres forces multinationales dont nous espérons qu'elles pourront avoir un mandat des Nations Unies et un soutien clair. Et elles viendront et la France sera prête à y contribuer, mais en soutien aux forces armées libanaises dans un cadre qui doit être clair et qui est celui d'un retrait ordonné des forces israéliennes du sud Liban.
Monsieur le président, 24 heures après votre allocution en français qui a été vivement critiquée, il y a eu un nouvel appel à mobilisation sociale ce samedi 24 octobre, une semaine après les violences, les dégradations, les pillages, la mairie de Limoges a été incendiée. Est-ce que vous craignez le même scénario de ? Est-ce que vous craignez de perdre une nouvelle fois le contrôle dans le maintien de ? Vous avez dit beaucoup de mots peut-être auxquels je ne souscris sans doute pas et qui sont des qualificatifs qui vous appartiennent, mais je vais revenir aux faits et je vais essayer de revenir sur la méthode et le calme.
Il s'est passé samedi dernier des choses inacceptables dans plusieurs villes du pays qui nous ont tous choqués et fait mal. Je me suis exprimé dimanche soir, c'était mon rôle. J'ai constaté ce qui s'était passé et j'ai demandé des clarifications et j'ai donné une feuille de route. C'est cette feuille de route qui est appliquée. La première chose, c'est la transparence sur ce qui s'est passé le 17. Le ministre de l'Intérieur a commencé à le faire. Demain matin, je Je une réunion avec l'ensemble des services de renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés pour avoir un compte-rendu détaillé de tout ce qui s'est passé exactement.
La deuxième chose, c'est de prendre toute mesure dès lundi matin pour pouvoir empêcher que dans les centres-villes qui ont été touchés en particulier, on ait un retour de ces scènes inacceptables. C'est ce qui est fait de manière méthodique à la suite de mes instructions. Des mesures de couvre-feu ont été prises, des interdictions de rassemblement et de regroupement et pour ce qui est de samedi prochain, c'est ce qui sera fait. Et donc fermeté et nous utilisons ce qui est dans notre droit pour éviter qu'il y ait de nouveaux événements de ce type. Et donc dans plusieurs villes, des couvre-feux ont été mis en œuvre.
Ces couvre-feux sont respectés, sont tenus et des regroupements et des mobilisations sont interdites. Les gens qui veulent faire le désordre dans les centres-villes samedi prochain seront empêchés de faire le désordre. Et donc demain, nous aurons aussi un point très précis sur la mise en œuvre des dispositifs à la fois d'anticipation, de renseignement et de sécurisation sur pas simplement samedi mais les prochaines semaines. Et donc c'est avec méthode ce que fait le gouvernement conformément à ce que j'ai demandé dimanche soir.
Le troisième élément, c'est d'engager une discussion avec les organisations syndicales, ce que fait en ce moment le Premier ministre, les forces politiques, ce qu'il fera demain après-midi pour responsabiliser tout le monde dans ce contexte parce qu'on a eu trop de gens ambigus, trop de gens pour expliquer qu'il y avait des violences légitimes. Non, il y a aucune violence légitime, aucune. Vous les avez interviewés, vous les avez dans vos antennes. Donc aucune violence n'est légitime, aucune. Ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes. Le début de la violence c'est la justification du reste. En démocratie, il y a rien qui justifie la violence.
Et à côté de ça, il y a évidemment le travail qui est fait lui pour traiter les demandes légitimes et en particulier pour notre jeunesse et donc avec les organisations lycéennes, avec les organisations étudiantes, l'ensemble des partenaires sociaux, des formations patronales, des collectivités territoriales aussi qui ont leurs responsabilités. Elles ont pour certaines des responsabilités dans le bâtiment pour ce qui est des lycées par exemple, bah de mettre tout le monde autour de la table pour avoir un plan de travail, des décisions claires et pouvoir avancer.
L'objectif, c'est d'entendre, de respecter les inquiétudes les désaccords, parfois les colères qui sont là d'en traiter les causes profondes, de le faire de manière ordonnée mais de les séparer de la violence qui s'est exercée, à laquelle nous ne céderons rien. Est-ce que vous avez Donc voilà, donc cette feuille de route, elle est appliquée avec méthode par le gouvernement. Les réunions de ce matin, la réunion qui se tiendra je le disais demain après-midi. Moi demain matin, je tiendrai une réunion de sécurité, j'aurai l'occasion aussi d'aller au côté de nos forces de sécurité euh euh dès demain après-midi. Le Premier ministre verra aussi les maires.
Donc nous organisons les choses conformément à ce que j'ai dit dimanche soir avec méthode, avec calme et avec détermination. Est-ce que vous avez des indices d'ingérence ? Je vais être prudent parce que demain j'aurai le compte-rendu le plus explicite. Je vais vous dire à date ce que j'ai. Pour moi, il y a pas d'ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés. Par contre, il y a une manipulation étrangère de l'information à la suite, ça oui, qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers.
C'est-à-dire qu'on a vu des images d'intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France. On a des gens qui ont expliqué qu'on avait été envahi par des hordes de migrants et d'islamistes, ce qui est totalement faux. Bon, donc entre autres, mais il fait partie. Vous savez, dans ces moments-là on voit qui aime la France et qui ne l'aime pas. Tous les gens Bah forcé de le constater. Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays. Donc ces gens m'indisposent. Moi, j'aime mon pays. Donc on va corriger ce qui s'est passé.
Mais il y a beaucoup de gens qui ont voulu, il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France. Quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne, dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique, qui, parfois, avec crédulité, reprennent ce qu'il y a dans l'intelligence artificielle ou qui relaient ce qui est évidemment des sphères veulent faire croire de ce qui s'est passé en France. Mais ils font campagne sur notre dos. Donc, on n'a pas besoin de ça. On a déjà des difficultés, on les gère avec méthode, avec respect mais aussi avec détermination et fermeté et on ira jusqu'au bout. On veut l'ordre, le respect et faire avancer notre pays.
Mais il faut pas raconter n'importe quoi. Monsieur le président, vous donc pour la méthode, est-ce que vous avez hésité avant de maintenir ce déplacement ici au ? Votre ancien Premier ministre, Édouard Philippe, par exemple, considère que c'était pas opportun, que ça n'a pas été compris par les Français. Votre prédécesseur, François Hollande, dit ce matin qu'il y a une crise d'autorité. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui estiment que vous êtes dérobé à vos ? Écoutez, il y a beaucoup de gens pour commenter, surtout dans ces périodes. Je les laisse commenter, c'est pas mon travail. Je me suis jamais prêté à cet exercice.
Il y a eu des événements très sérieux le 17 octobre dernier en France. Néanmoins, ce sont des événements, heureusement, qui n'ont pas donné lieu à des victimes, des morts. Enfin, je dis, il faut savoir toutes proportions gardées, parce qu'on l'a comparé, y compris avec des événements dans la région. On a oublié aussi ce que notre pays a vécu dans des mois précédents. Les vitrines des commerçants ont été Non, mais c'est ce que j'ai dit dès le soir même. Je je je ne parle simplement d'un bilan humain qu'on s'attriste parce qu'il y a des pays où ça se passe, ce bilan humain. Bon. Et il faut faire il faut aborder ces situations avec, je le dis, calme et détermination.
Donc, nous avons analysé la situation le dimanche. Autant dire que le dimanche n'était pas content de ce qui s'est passé. Donc, j'ai exprimé ma forte réprobation, j'ai eu des comptes-rendus qui m'ont été faits, j'ai réuni le Premier ministre et les ministres compétents, j'ai pris des décisions, donné des instructions. Je me suis exprimé dimanche soir, directement aux Français. J'ai dit exactement ce qui s'était passé, réprobation en effet de ces actes inacceptables, notre soutien aux maires qui avaient été touchés, aux services de l'État, aux commerçants et évidemment à nos forces de sécurité intérieure pour beaucoup qui ont été blessés.
Et j'ai donné une feuille de route, c'est celle qui est appliquée. Et en parallèle de ça, ce que nous faisons ici est important pour nos compatriotes. Donc j'ai décidé de le maintenir, d'abord parce qu'il ne doit pas y avoir de fébrilité, la main ne doit pas trembler au sommet de l'État. Ensuite parce que nous avons besoin de ce que nous sommes en train de faire pour les Français dans les semaines et les mois qui viennent. Donc j'assume totalement d'avoir maintenu ce qui était prévu, d'abord pour l'image de la France dans cette région. Ensuite par rapport à nos compatriotes parce que mon devoir c'est de d'être ferme dans les décisions, qu'elles soient ensuite appliquées par le gouvernement.
Le président de la République, ça n'est pas le Premier ministre, ça n'est pas les ministres, ça n'est pas les forces de sécurité intérieure. J'ai donné un cap, une instruction, elles sont appliquées. J'ai eu deux fois par jour le Premier ministre et ministre de l'Intérieur également, évidemment mon cabinet et je reviendrai tout à l'heure et les choses reprendront leur cours pour ce qui me concerne. Mais je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche, il y a beaucoup de gens pour commenter, il y a très peu de gens pour prendre leurs responsabilités. Moi je les prends. Est-ce que vous envisagez, est-ce que l'état d'urgence est toujours envisagé, quelque chose que vous pourriez mettre en ?
d'urgence. J'ai été élu pour la première fois sous état d'urgence. Ça avait été pris dans un contexte très particulier qui est un contexte d'attentats avec des faits graves et il y a un cadre législatif qui existe et qui permet au gouvernement de prendre de telles dispositions qui permettent en effet de ne pas passer par la justice mais par des décisions administratives pour suivre des individus, qui peut durer deux jours, qui après suppose une loi, bon. Donc il faut là aussi savoir raison garder. Tout ce que je vous ai dit et qui permet d'ailleurs de retrouver le calme depuis lundi n'a pas besoin de l'état d'urgence.
On a des dispositifs dans notre droit qui permettent à nos préfets, au regard regarde de la de la situation locale de prendre des couvre-feux, d'interdire des regroupements. Nous avons en parallèle évidemment le les enquêtes qui se poursuivent, des premières décisions de justice sont tombées et donc ça nous irons au bout avec la plus grande fermeté. Donc tout ça ne requiert pas l'état d'urgence. Évidemment, si la situation le justifiait pourrait être pris. Mais l'objectif que nous poursuivons, c'est un retour au calme par la fermeté, par les mesures d'ordre et pour les demandes légitimes par le dialogue.
Monsieur le ministre, sur le plan sécuritaire, qu'est-ce que vous avez de politique à proposer aux manifestants qui ont été eux ? Quelle est la réponse politique que vous avez à leur C'est ce que j'ai évoqué tout à l'heure, il y a d'abord les ce qui a été expliqué par nos lycéens, il y a plusieurs demandes très concrètes sur les bâtiments d'une part sur les questions d'horaires et de remplacement d'autre part sur le leur orientation et les dispositifs en place. Enfin mais lançons les choses comme ça, il faudra un dispositif pour orienter une classe d'âge qui est la plus élevée depuis de de nombreuses années et Parcoursup, ce sont beaucoup de choses qui sont à améliorer.
Néanmoins, je me souviens moi il y a 10 ans d'un autre système qui était APB où il y avait plus de jeunes qui étaient laissés sur le carreau qu'aujourd'hui, qui marchait beaucoup moins bien et donc Parcoursup, il faut il faut sans doute lui donner plus de transparence, il faut réussir à aménager sur certains parcours les choses, il faut donner plus d'organisation en amont. Je pense qu'il faut entendre ce qui est dit sur l'angoisse qui existe. Je pense qu'il faut constater que c'est devenu une forme de symptôme d'une inquiétude et moi je comprends très bien cette jeunesse aussi et je m'arrêterai là.
Donc il y a des réponses concrètes qui sont en train en ce moment en train d'être préparées par le gouvernement qui y travaille, ils m'en rendront compte demain et les réunions se feront à partir du début de semaine prochaine, il y aura tout un travail. Mais il faut avoir aussi nos jeunes qui sont au lycée aujourd'hui, il faut comprendre ce qu'ils ont vécu. C'est des jeunes qui ont été en classe primaire au moment des attentats. Qui au moment où ils finissaient leur primaire et rentraient au collège, ont connu le Covid. On leur a expliqué pendant 2 ans qu'il fallait tout fermer, renoncer à leurs copains, parfois faire des cours à la maison pour protéger les plus âgés.
Qui ensuite ont revu le retour de la guerre en Europe et là les désordres et qui aujourd'hui, quand ils arrivent dans ces moments qu'on a tous vécu, qui sont quand même des moments inquiétants, où il faut s'orienter, faut penser à son avenir, ils voient le déferlement technologique arriver et des gens qui leur disent "Moi j'ai plus de métier." Et on leur dit euh "Vous vous étiez bons en mathématiques, de tout temps on nous avait dit bah si on est bon en maths on aura quelque chose." On leur dit "Bah non, l'IA va vous remplacer." Si cette jeunesse et évidemment il y a aussi une inquiétude climatique depuis plusieurs années, que cette jeunesse ait des inquiétudes sur son avenir et qu'elle ait le sentiment que elle a été collectivement quand même bousculée par tous les événements, c'est légitime.
Et ça faut l'entendre, faut l'accompagner, faut essayer de faire de notre mieux. J'ai essayé de faire de mon mieux ces dernières années. Peut-être que j'ai essayé de faire des des choses bien, peut-être qu'il y en a que j'ai pas assez bien fait. Et donc celle-là, cette jeunesse, on lui doit beaucoup. Et donc ça, je pense qu'au-delà des violences qu'on va régler, on doit pas lâcher cette affaire. Merci beaucoup à vous. Merci. Merci beaucoup. Oui. Absolument. Voilà Emmanuel Macron qui était en direct du Qatar pour faire le bilan de sa tournée euh à au Koweït, dans les Émirats arabes unis, à Bahreïn et donc au Qatar.
Emmanuel Macron