Cyclistes et automobilistes : la cohabitation est-elle impossible ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
La cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Hier, un livreur à vélo a poignardé un chauffeur à Paris. Comment expliquer ces tensions ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Corine, vous êtes parisienne et élue. Ces tensions sont-elles quotidiennes ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Nathalie, vous êtes conseillère régionale. Comment gérez-vous ces conflits dans les Hauts-de-France ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Yv Cara, vous militez pour une cohabitation. Quels sont vos constats ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Boris, vous revenez de l'Est de l'Europe. Comment comparez-vous la situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Corine TapiroFait
« Les cyclistes ne font pas attention. La plupart du temps, ils roulent très vite. Ils ne s'arrêtent jamais au passage piéton. Ils ne respectent pas les feux rouges. »
- 9:00Nathalie LebasFait
« Dans le nord de la France, quand il pleut une bonne partie de l'année, c'est quand même pas très sympa d'arriver au bureau complètement mouillé. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] Se déplacer en voiture à Montpellier, Grenoble, Renn, Bordeaux, Marseille, Paris, j'ai testé est devenu un enfer. L'automobiliste panique, s'énerve puis craque comme hier à Paris. Souvent contre tous ceux qui empiètent sur la voie de l'autre.
Cycliste, piéton, trottinetteur. C'est ce qu'on appelle un néologisme. Chauffeur de bus et de tramouet.
Dans le labyrinthe des centre-villes, c'est la loi de la jungle. Votre question du soir hashtag cycliste. La cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ?
Bien. Alors pour nous éclairer ce soir quelqu'un qui fait référence dans le domaine parce que il faut quand même on va pas tirer à boul rouge sur les automobilistes même si là hier il y en a un qui a fait n'importe quoi qui a craqué mais on va essayer de comprendre pourquoi il y a tant de tension avec nos trois vraies voix aussi avec Yv Cara le porte-parole de mobilité club de France bonsoir Yve. Bonsoir Frédéric.
Bonsoir à toutes et à tous. En forme Frédéric, quelques petits jeux de mots très sympa. Non vraiment [rires] sourire.
Voilà, je savais que vous m'écoutiez donc quelque part je me suis lancé parce que vous avez toujours été un exemple pour moi, chérive. Voilà. [rires] Bon, parlons franchement.
Hier, ce qui s'est passé à Paris, on vous le rappelle, donc euh un livreur à vélo qui euh euh ben rentre en collision avec un chauffeur et les deux hommes commencent à se frapper puis l'un d'eux sort un coup de couteau. Urgence, euh l'homme est sorti euh de l'hôpital. Mais cher Corine Tapiro, vous qui êtes parisienne, qui était élu de Paris, c'est tous les jours ces tensions dans les rues de Paris.
Alors moi, je vois beaucoup plus de tension entre les cyclistes et les piétons d'avant. Ah oui, parce que les piétons euh sont devenus euh une catégorie à éliminer des rues de Paris parce que c'est pas possible. Les cyclistes ne font pas attention.
La plupart du temps, ils roulent très vite. Ils ne s'arrêtent jamais au passage piéton. Ils ne respectent pas les feux rouges.
Je crois qu'ils n'ont pas compris qu'il pouvaient juste tourner à droite mais pas franchir un carrefour au risque de leur vie quand même parce qu'il y a plusieurs accidents de ce type. Je pense qu'on a raté quelque chose dans la dans la libération de cette mobilité. Alors peut-être dans la répartition des voies et c'est bien là alors pour pour vous dire pardon mais je vous donne un peu mon exemple personnel.
Samedi soir, je vais avec madame à Paris et nous prenons la voiture parce que c'est en plein mois d'août et que ça roule, que c'est gratuit et que il y a pas gratuit hein. Ah oui. J'ai pris d'accord, très bien.
Donc et je passe à cet endroit où il y a eu l'agression hier et c'est juste à côté de l'église de la Madeleine. On aperçoit la gare Saint-Lazar et je me dis mais comment comment on peut passer ? J'ai un flash à ce moment-là.
Je me dis mais comment les gens peuvent passer sans péter les plombs ? Mais mais le problème c'est que je suis parti de Montparnas pour sortir de Paris à hauteur du palais de justice donc porte de clich et tout est mal pensé. Il y a des conflits de mobilité partout les nouvelles places qui ont été instaurées.
Il y a des croisements de cyclistes de voitures, d'autobus. Je suis même étonné qu'il y ait pas plus d'accidents. Vous Nathalie Lebas, vous êtes donc conseillère régional des Haut-de-Fance.
Alors il y a pas d'exemple de centreville dans dans cette région. Alors peut-être alors on a l'île quand même vous avez un un réseau de piste cyclable qui a été vraiment développé et puis aussi venir à l'île en voiture aujourd'hui c'est pire que de venir à l'î en à Paris en voiture c'est vraiment un problème. Euh mais dans tous les cas alors je pense qu'il faut pas tout mélanger, il faut pas mettre tout sur le même plan.
Ce qui s'est [rires] passé Oui, il y a il y a l'actualité et et nous et nous la réflexion. Vous avez raison Nathalie, c'est pour ça je vous emboite le pas. Nous la réflexion c'est la cohabitation. avec les automobilistes dans les centresvilles.
Est-ce qu'elle est devenue impossible ? Alors, pour ma part, je partage ce qui a été dit auparavant. Je pense qu'aujourd'hui, on devrait peut-être donner un permis pour euh les personnes à vélo parce qu'on se rend compte qu'il y a des gens qui connaissent pas le code de la route qui euh roulent au rouge, il passent le rouge, il continue, il Oui, mais là, vous allez sur le vélo, pardon.
Enfin, je moi je suis cycliste, donc je suis pas là pour je suis pas en train de défendre les cyclistes. Mais il y a un problème pour se déplacer en voiture. C'est ça notre problème.
Il y a un problème pour se déplacer tout court. Aujourd'hui, on en a parlé dans l'émission la semaine dernière, euh on veut prendre l'avion, l'avion il décolle pas. On veut prendre un train, il est en retard.
On veut prendre la voiture, on a les bouchons. On veut prendre le vélo, il y en a partout et ça bloque avec les voitures. Et quand vous êtes à pied, et ben là vous avez des vélos qui vous passent devant, qui respectent pas, qui roulent sur les sur les trottoirs et c'est très dangereux.
En fait, effectivement, il y a un problème de répartition, les zones sont pas bien définies mais il y a aussi un vrai sujet des gens qui ne respectent pas leur zone parce qu'ils veulent aller plus vite. D'accord. Oui oui oui oui tout à fait.
Boris Fort, vous rentrez donc vous on a rappelé votre parcours, on est heureux de vous retrouver. Euh vous travaillez beaucoup dans les pays de l'Est de l'Europe, hein, Slovaquie, Hongrie et cetera et cetera. Euh quand vous rentrez en France en voiture, c'est un autre monde.
Oui, et particulièrement à Paris. Je pense que on est on est victime un peu de not la d'une ville qui est extrêmement patrimoniale, extrêmement dense, hein, il faut le il faut le rappeler et où les rues en fait sont saturées. Et c'est vrai quand on se promène dans les rues où qu'on soit en voiture ou en vélo dans les rues de de Varsovie, de Berlin pour pas juste parler de Berlin, on circule très très bien, les choses sont très différentes.
Donc c'est vrai qu'il faut partir de l'existant et la réponse doit être éduquée mais aussi réprimée. On a quand même fait des euh des améliorations notables en matière de bagnole, de voiture, pardon, en mettant des radars partout. Je sais que ça fait hurler beaucoup de monde mais on a réduit le nombre de morts et si on veut peut-être pacifier l'espace urbain, l'espace de circulation, faut peut-être aussi taper un peu.
Bon, vous venez tous les trois de déblayer le terrain. Yve Cara est avec nous. Yve, je voulais absolument vous avoir parce que juste un autre clin d'œil personnel, pardon, mais je suis passé par l'Aval.
On m'a déposé à la gare de la Val en voiture. La Val en voiture, c'est c'est aussi très compliqué. Aujourd'hui, c'est devenu quasiment impossible d'aller dans le centre-ville en voiture sans péter une durite.
Pardon de l'expression Yve. Oui, c'est vrai Frédéric. On a été tellement loin dans la voiture finalement il y a quelques dizaines d'années, on était sur le tout voiture que là on est complètement dans l'inverse.
On fait tout pour empêcher les gens effectivement d'arriver à la gare sereinement, tranquillement, pouvoir se garer euh avec les les 5 ou 10 minutes pour décharger tranquillement les gens avec leur valises. C'est vrai qu'on a été trop loin et ça crée des tensions. Oui, parce qu'on se sent un petit peu harcelé quand on est en voiture.
C'est vrai. Alors la cohabitation, vous savez entre tous les usagers, nous on en parle toute l'année en mobilité Club France, on milite, on a des actions très concrètes avec des associations de de cyclistes en Alsace mais pas seulement. Et c'est jamais gagné.
C'est un combat de tous les jours, de tous les instants, pas seulement pour pour les automobilistes, mais pour tout le monde. Faire passer le message que quand on est à deux roues, que ce soit en vélo, en en mobylette, en scooter ou autre, on est en danger, on est en état de fragilité. Donc même quand on a la priorité, bah on n pas la priorité.
On fait attention, on a les mains sur les freins et on fait attention que l'automobiliste vous a bien vu. C'est un combat de tous les jours. Et puis c'est vrai qu'on est dans une société où on va aller de plus en plus vite.
Euh on est de plus en plus dans son dans son monde avec les écouteurs. Les piétons qui traversent avec les écouteurs en croyant qu'ils sont seuls au monde, ça c'est insupportable. Oui.
Regardent leur téléphone portable aussi. Oui. Leur téléphone portable.
Et vous savez, ça peut vous mettre dans une situation très embêtante parce que quelqu'un qui regarde son téléphone portable qui d'un coup décide de traverser et vous vous arrivez en voiture ou en moto et puis bah vous êtes surpris parce que il a pas réagi. Vous avez [raclement de gorge] une caméra avec un policier derrière qui vous prend 6 points parce que vous avez mis en danger peut-être un piéton. Ça ça crée des injustices qui sont pénibles.
Donc il faut cohabiter tous ensemble de la façon la plus intelligente possible. L'information, l'éducation en permanence, c'est ce qu'on fait. Bon, chacun d'entre vous avait pris la parole.
Les auditeurs vont pouvoir prendre la parole aussi au 0826 300. La question est la cohabitation avec les automobilistes dans les grandes ville est-elle devenue impossible ? Vous nous donnez votre point de vue.
Il faut marquer une petite respiration et on revient tous. Tout le monde évidemment Corine Tapiro a envie de vous allez parler Corine Boris vous parlerez Nathalie vous parlere et puis bien sûr Yve qui est là avec nous. À tout de suite. 17h20h les vraies voix sud-radio.
Sud Radio. [musique] Vraievoix sud Radio 17h 19h. Frédéric Brindel.
Klaxon nom d'oiseau baign. La cohabitation entre tous ceux qui se déplacent dans les centres-villes ressemblent à un soir de 493 à l'Assemblée nationale. Au cœur du problème, pouvoir conduire sereinement.
D'où notre débat hashtag cycliste puisque l'actualité nous ramène donc sur ce fait d'hiver avec un un cycliste poignardé à Paris. Il est hors de danger maintenant. La question : la cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ?
Corine Tapiro, Nathalie Lebas, Boris Fort nos vraies voix et notre expert, notre grand témoin Yv Cara, porte-parole du Mobilité Club France. sur le aujourd'hui sur le plan de circulation dans les villes Ifara. Est-ce que de par vos différentes études, vous pouvez nous confirmer que tout est fait pour empêcher la voiture Euh Corine Tapiro, moi je voudrais dire deux choses.
D'abord, il y a pas de plan de circulation à Paris, hein, sachez-le. Euh, on a des Il y en a un mais je l'ai pas compris en tout cas. Non, non, c'est c'est pas c'est pas le plan de circulation tel qu'il se conçoit normalement.
La le stationnement est exorbitant mais c'est un stationnement de surface qui est très cher et qui est trois à quatre fois plus cher qu'un stationnement dans un parking payant. Vous allez au palais des congrès, vous restez 2h, vous en avez pour 30 €. Paris vous garez, vous en avez pour deux fois plus.
Euh oui, enfin moi je pay c'est pas le c'est c'est pas enfin c'est c'est un sujet mais c'est bon, on va pas pinailler sur les montants mais on a quelque chose qui est qui est assez étonnant à chaque fois qu'on parle de ces conflits de mobilité. D'accord. Il y a il y a eu cet incident, cet accident regrettable, plus que regrettable, même scandaleux.
Euh mais je veux quand même rappeler que le code de la route prévoit quelque chose. C'est-à-dire que le dès lors qu'on est sur un engin avec des roues, on est responsable de son engin et sa maîtrise et le piéton reste ultra prioritaire. Or, ça n'est pas le cas.
Pas le cas du tout. J'ai bien compris. J'ai bien compris.
Vous en avez après les cyclistes et et je vous comprends. Moi-même je suis cycliste, je suis commentateur du cyclisme depuis 20 ans à la télé. J'ai fait de la compétition et je vais vous dire, j'aurais eu envie de défendre les cyclistes.
Sauf que moi quand je m'entraîne dans le Valdoise et que je vois les gens qui me qui me voient et qui me voi comme quelqu'un de nuisible et que je rentre de Sud Radio avec ma voiture et que je vois effectivement monsieur tout le monde rouler en vélo, je comprends pourquoi il y a autant de cyclistes morts d'entraînement sur la route des sportifs qui payent les peaux cassées de ceux qui font n'importe quoi dans les villes avec leur vélo électrique qui jettent n'importe comment. Donc c'est un cycliste qui est victime comme tous les cyclistes sportifs, d'autres cyclistes qui n'en ont rien à faire. Donc je suis d'accord.
Donc je ne suis pas militant par rapport à ça. Mais de grâce, je voudrais revenir à cette problématique. Pour se déplacer dans les dans les dans les villes pour les voitures, c'est devenu impossible.
Nathalie Lebas, c'est la responsabilité des maires qui et de leur plan local d'urbanisme et de leur plan de circulation. Vous avez des mères qui ont assumé de dire qu'ils étaient antivoiture. Et d'ailleurs, moi quand j'en entends certains dire "Oui, c'est bien que les gens prennent plus le vélo." OK.
Dans le nord de la France, quand il pleut une bonne partie de l'année, c'est quand même pas très sympa d'arriver au bureau complètement mouillé. Et quand il neige, on fait comment ? Demandz à quelqu'un d'aller en costume.
Vous devez travailler en costume, vous prenez le le vélo, vous transpirez. C'est pas possible. Bah oui.
Ouais. Et puis et puis vous allez faire vos courses, vous achetez une machine à laver, vous la ramenez pas avec un vélo. Ah ben j'ai vu qu'il y a quand même des cargos, des vélos cargot de déménagement [rires] he je veux quand même vous le dire hein.
On ne peut déménager à vélo paraît-il. Mais tout ça, ça montre encore une fois à quel point les volontés politiques sont parfois déconnectées de la réalité des gens où on a des personnes qui sont élues et qui ont des jolies idées sur le papier. Sauf que dans la vie, sur la vraie vie des Français, ça ne fonctionne pas.
Il veulent convivre. Baptiste de Boulogne Billancour. Alors pour tout vous dire, Boulogne Billancour à côté de Paris, c'est là où les studios de Sud Radio sont.
Tout à l'heure quand je vais sortir, ça va être bouché dans le dans dans le dans le garage parce que ça ne circule pas. C'est-à-dire que il y a plus qu'une voie, les gens n'avancent pas, il y a 15 feux rouges. Donc entre la fin de votre travail et le moment où vous sortez, il y a eu allez 25 minutes les soirs de galère.
Donc Baptiste avec nous de Boulogne B en cours. Bonsoir Baptiste. Bonsoir Frédéric.
Alors d'abord pour commencer vous dire que pour le coup là vous allez pas pouvoir accuser les vélos même si j'ai bien compris que c'était le thème de la discussion. Bah non moi moi je les défends hein puisque je suis un cycliste. Donc je parlais pas de vous.
Je parlais pas de vous. Détendez-vous. [rires] Je parlais pas de vous.
Je parlais essentiellement de Corine dont on a bien compris qu'elle aime pas les Mais en gros [rires] quoi qu'elle ne l'est pas dit beaucoup mais quand même sur 30 secondes de temps de parole elle a réussi à le dire h fois. Il faut saluer la performance. Boulogne c'est la pire ville pour les aménagements. [rires] Ouais, Boulogne c'est la pire ville pour les aménagements cyclables.
C'est vraiment l'enfer pour les vélos et je suis content de vous entendre dire que c'est complètement bouché et saturé pour les bagnoles. Et là pour le coup, les aménagements cyclables, ils sont pour rien puisque à Boulogne, il y en a pas. Voilà, c'est simple, il y en a pas.
Donc le le quartier du le quartier du du point du jour, en l'occurrence, il y a cette Bah oui, il y a cette terrible bah le long le long de la scène, le problème c'est que comme il y a la place pour le vélo, il y a plus de place pour sortir des voitures. C'est juste ça ? H bah il y a une il y avait deux voies pour les voitures.
Il y en a une qui a été qui a été rendue au cycliste. Mais c'est la seule, c'est le se raison, vous avez réussi à citer le seul aménagement cyclable de Boulogne Bout de la mme route de l'are. Voilà, c'est ça.
Ouais. Bah ouais. de la reine, c'est le seul.
Voilà, c'est c'est c'est Baptiste, allez-y. Donc bon, moi je vais répondre à votre question. Euh je voulais juste dire une chose parce que j'entendais Ivkara dire que le le rôle des politiques normalement c'était c'était pas de c'était d'améliorer la vie des gens et que lui il trouvait qu'on pourrissait juste la vie des automobilistes.
Moi je fais du vélo depuis 10 ans et c'est mon seul moyen de transport à Paris. Je prends plus le métro, je prends plus le bus, je ne me déplace qu'en métro et je peux lui dire que moi tous les les aménagements cyclables qui ont été faits, ils m'ont clairement amélioré la vie. Donc certes, ça a pourri la vie des voitures, mais moi franchement en tant que cycliste, ça m'a clairement amélioré la vie.
Quant à dire que les commerçants souffrent, qu'on piétonise et qu'on rend l'accès à la voiture difficile, c'est pas vrai. Toutes les toutes les études montrent que il y a pas du tout de déperdition pour le commerce. Au contraire, quand quand on permet aux gens de circuler dans des rues aux écoles ou dans des rues piétonnes, ça favorise le commerce.
Bon, c'est pas vraiment le sujet, mais voilà. Et juste important, Baptiste. Alors, je Ouis ou oui oui.
Mais mais je suis très content Baptiste juste pour finir pour vous dire à votre à votre élu du nord qui dit qu'est-ce qu'on fait ? Bah, il se trouve que je suis originaire du nord et que mes parents habitent dans le nord et que à 65 balai, ils se déplacent eux aussi quasiment plus qu'un vélo. Et ben quand il pleut, on met un coupevent.
Moi, je fais du vélo tous les jours et quand il pleut, j'arrive pas à tremper au bureau parce que on s'équipe un tout petit peu. Et quand à la neige, bon, je vais pas répondre un demi épisode de neige tous les 5 ans, je pense qu'il faut pas exagérer. C'est pas un vrai argument.
Voilà. D'accord. Et quant à la la cohabitation entre les vélos et les et les automobilistes, je note, moi depuis 10 ans, je note que ce qui a beaucoup améliorer les relations, c'est que plus on avance vers des aménagements cyclables qui sont dédiés au vélo et plus la cohabitation redevient possible.
Moi, il y a 10 ans, il y avait la moitié de mon trajet où j'étais avec les voitures et l'autre moitié où j'étais sur des pistes cyclables. Aujourd'hui, en partant de Boulogne et en allant bosser dans le centre de Paris, je suis quasiment sur du 100 % piste cyclable. Et ben bizarrement, quand chacun a sa voix de circulation et quand chacun a ses feux, ses balises et ses aménagements, et ben moi je je note que je m'embrouille et pourtant je suis je suis pas le premier pour euh pour m'embrouiller.
Je suis pas le dernier pour m'embrouiller mais je m'embrouille beaucoup. Vous voyez hein, vous m'avez dit de me calmer des fois vous énervez aussi. Ah non non non [rires] mais ah mais non mais attendez là c'était vraiment pas un reproche de ma part parce que moi j'avoue que ce soit à vélo ou en voiture parfois je suis débile.
Je reconnais que je suis débile et parfois je me fais peur parce que j'ai des réactions notamment quand je suis en voiture j'ai des réactions où je me dis c'est pas possible d'être je suis père de famille 40 piges, tout va bien dans ma vie et parfois je suis au volant et je me trouve je me trouve d'une débilité incroyable. Je pense qu'il y a un truc qui fait que quand on passe derrière le volant et on a tous un peu les fils qui se touchent et on devient un peu zinzin. En sorte et on en parlait avec Ifkara, le challenge est de faire en sorte que on puisse évoluer les uns et les autres dans de bonnes conditions et c'est bien ça le souci.
Juste un clin d'œil sur le vélo, bravo à tout l'axe Chambéry, la mode CVlex parce que les les les pistes cyclables, je les ai testé à l'entraînement cet été. Magnifique. Bravo aussi au sable d'olonne sur tout le long de de la de la plage.
Le seul problème c'est que comme ce n'est pas délimité bah sur la piste cyclable, il y a tous les gens avec l'élandau tout ça et vous ne pouvez pas faire de vélo. Donc encore une fois là merci les piétons qui sont sur les pistes cyclables et quand vous arrivez en vélo que vous vouliez faire un petit peu de vitesse parce que bah quand on fait du sport, on s'entraîne, bah vous avez des gens qui marchent à pied alors qu'ils ne sont pas sur le trottoir et qui sont avec les poussettes. Voyez, c'est tout le monde.
On va marquer une petite respiration. On va accueillir Patrick. On va faire le point sur la consultation avec Quentin Soier.
La cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ? On remercie l'excellentkara, porte-parole de Mobilité Club de France qui nous a éclairé toujours avec beaucoup de justesse et bien sûr nos trois vraies voix. Nous sommes ensemble.