Bruno Retailleau : «Je veux simplement que la France, ma patrie, soit respectée»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Écoutez, je je pense qu'on se trompe en France. Je pense que le pouvoir se trompe euh avec euh l'Algérie, avec le régime algérien, parce que je sépare les deux choses. Qu'est-ce que je veux dire ?
Si on a réussi, je crois que Boem sans sal demain matin, vous l'interrogerez euh voilà dans à 8h10 sur la matinale. Absolument. Boem a été libéré.
Pourquoi ? Parce qu'on a fait du bruit. Christophe Glaz, personne m'en avait parlé.
Ça fait 2 ans qu'il a été arrêté. Il est toujours derrière les barreaux. Ça veut dire quoi ?
Personne ne m'en a parlé. Ça veut dire que j'ai appris par des journaux que on avait un compatriote qui était retenu en Algérie. ministère de l'intérieur est venu vous voir en disant monsieur le ministre parce que c'était l'omerta parce que parce que je pense que le paris qui avait été fait c'est surtout de ne pas en parler et que la diplomatie douce complaisante bienveillante allait pouvoir régler le problème soumise ça quelque part ce que je vais vous dire ce que je souhaite moi c'est que il y ait une vraie doctrine d'état en matière diplomatique avec l'Algérie.
Je pense que le président de la République s'est trompé en pensant que la relation entre nos deux pays pouvait simplement être une relation psychologique, personnelle, amicale avec le président Teboun. Je pense que c'est faux pour deux raisons. D'abord, le président Tebo Eboun, c'est pas lui qui détient le pouvoir ultime.
Il y a un cercle plus large. Euh le chef d'étatmajor, Chanilla, les services secrets, quelques oligarques. Donc première première raison de l'erreur.
Deuxième raison, c'est que le régime algérien a un besoin vital de la France comme un bouc émissaire. Pourquoi ? Parce que sur le plan international, l'Algérie est désormais très isolée, parce que l'économie est en panne, parce qu'il y a eu un mouvement, le HRAC, et parce que la jeunesse est contestataire et cetera.
Et donc, ils ont besoin d'un récit où on désigne un ennemi, un adversaire. Et donc chaque concession que l'on fait, on la paye au quadruple. Chaque concession est perçue par le régime algérien comme une faiblesse et une faiblesse qui va appeler d'autres concessions.
Et donc on n'en sort jamais. Je pense moi que il faudra refonder une doctrine d'État sur une base d'ailleurs de respect mutuel. Moi, je ne veux pas me fâcher avec l'Algérie.
Je veux simplement que la France, ma patrie et pour les Français qui sont fiers de ce qu'ils sont, soient respecté. [musique]
Bruno Retailleau