Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Classique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteÉludée
Pourquoi ce faux combat entre Macron et Le Pen ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Vous êtes d'accord avec Macron sur une Europe plus forte ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Vous siégerez avec qui si vous êtes élu ?
- 5:30RelanceRéponse directe
Votre programme ressemble à celui du RN ?
- 7:09OuverteRéponse directe
Vous aviez demandé à Éric Zemmour de faire partie de votre liste ?
- 7:51OuverteRéponse directe
Vous êtes inquiet pour votre score (3,5-4%) ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17PrésentateurFait
« Emmanuel Macron utilise des vieilles ficelles. »
- 1:59PrésentateurFait
« Ça fait 30 ans qu'il répète les mêmes choses. »
- 3:36PrésentateurPromesse
« On garde l'euro pour l'instant. »
Temps de parole
- Présentateur83 %
- Nicolas Dupont-Aignan13 %
- ?4 %
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Radio Classique, l'invité de Renaud Blanc, avec le Figaro.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur. Président de Debout la France, tête de liste aux européennes. Vous venez d'écouter Guillaume Tabard. Emmanuel Macron, la véritable tête de liste finalement de La République En Marche.
Pour écouter, Emmanuel Macron utilise des vieilles ficelles.
Et
je crois que ce faux combat, ce faux duel entre les Européens, les bons et les méchants, entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, qui d'ailleurs n'est pas candidate, va lasser tous les Français. Et moi au contraire, je m'adresse aux Français qui ont un peu de bon sens, et je leur dis, est-ce que vous voulez vraiment revoir en 2022 le même duel qu'en 2017 ? Parce que c'est ça la question. Emmanuel Macron a gagné face à Marine Le Pen, et donc il croit que pour survivre, alors qu'il est aux abois, il faut ressusciter aux Européennes un scrutin de second tour.
Or, c'est pas une élection présidentielle, c'est même pas un scrutin de second tour, c'est un scrutin de premier tour pour élire des parlementaires européens. Et donc, c'est extrêmement réducteur, complètement artificiel. D'ailleurs, il sera automatiquement battu à ce scrutin. Puisqu'il n'y
a
pas que Mme Le Pen qui conteste sa politique, il y
a
M. Mélenchon, il y
a
moi-même, il y en a d'autres. Ça veut dire que de toute façon, il sera minoritaire au lendemain de ce scrutin.
Donc tout ça est complètement
artificiel. Tout ça écoeure beaucoup de Français. D'ailleurs, si beaucoup de Français ne veulent pas aller voter, c'est parce qu'on ne leur parle que de l'Alice Macron ou de l'Alice Le Pen, qui n'est d'ailleurs pas candidate, encore une fois.
Les Européennes, il y
a
toujours énormément d'abstention.
Mais non, mais il y a beaucoup d'abstention, parce qu'on réduit le débat à un faux débat, entre deux personnalités, qui sont à bout de souffle d'ailleurs, et on réduit le débat, alors que la question, ce n
'est
pas d'être pour ou contre l'Europe, c'est la question comment on la transforme pour servir la France et l'Europe. Alors
justement, lorsque le chef de l'État hier en Roumanie a dit « Nous avons besoin d'une Europe plus forte, plus souveraine, plus démocratique, plus efficace », vous êtes d'accord ?
Mais c'est complètement pipeau, ça ne
veut
rien dire. Ça fait 30 ans qu'il répète les mêmes choses.
Ce
qui est quand même fascinant dans ce qui se passe aujourd'hui, à chaque élection européenne, on entend la même chose. Une Europe plus sociale, une Europe qui protège de l'immigration, là c'est M. Bellamy. Mais ils ont tous signé les républicains de M. Wauquiez, les socialistes, en marche. Ça fait 20 ans qu'ils signent tous les traités qui nous ont mis là. Et maintenant, ils découvrent que leur bébé a échoué. Ils découvrent le fiasco. Et ils nous disent « On va changer ». Mais ils ne changent rien. Ils sont prisonniers d'institutions. Qu'est-ce que je propose, moi, en tête ? La suppression de la Commission. Je propose d'abord une vision de l'Europe différente.
« Je pense que l'Europe ne peut se construire que sur les nations libres.
» C
'est-à-dire qu
'il
faut...
L
'ordre des nations ?
Oui, et des projets. Ça veut dire quoi ? Non, mais je veux revenir un instant. Pour une fois, on peut parler du fond. Cela veut dire,
c
'est quand même paradoxal, depuis 30 ans, on donne plein de compétences, plein de pouvoirs, de la bureaucratie, de l'argent, qui plus soif, à la Commission européenne, à la Banque centrale, à la Cour de justice, qui ne sont pas élus. Est-ce qu'il y
a
eu un projet fait face à la Chine, aux Etats-Unis, pour peser dans le monde ? Non. Alors, quand Emmanuel Macron hier dit « Moi, je veux l'Europe parce qu'il faut peser face à la Chine et aux Etats-Unis. »
Mais
l'Europe qu'il a créée, elle est faible.
Elle
est obèse de normes, de bureaucratie, de corruption, et elle a été incapable de monter un grand projet. Alors, moi, je veux faire l'inverse. C'est-à-dire, revenir à l'idée du général de Gaulle. On fait la paix, oui, bien sûr. Mais on laisse les nations libres, on leur rend leurs frontières, leurs lois, leurs compétences, leurs budgets. Mais en revanche,
on
ne s'en va pas, contrairement à certains. On ne casse pas tout. On garde l'euro. On garde l'euro pour l'instant. Et surtout, on bâtit des projets. Intelligence artificielle, numérique. Pourquoi il
y
a Google et il
n
'y
a
pas un numérique européen ? Comme il y
a
un numérique chinois. Lutte contre le cancer, programme pour la Méditerranée, voiture propre, panneau solaire du futur, centrale nucléaire du futur moins dangereuse, etc. C'est là où les Français et les Européens attendent l'Europe. Sur ce qu'on ne peut pas faire seul. Et c'est là où on pèsera face à la Chine. Il n
'y a
pas besoin d'une commission obèse. Il n
'y a
pas besoin qu'il y ait 50 pages de normes sur les légumes, sur les cuvettes de toilettes, sur n'importe quoi, pour réussir face à la Chine. Vous allez siéger avec qui, Nicolas Dupont-Aignan, si vous êtes élu ? Je siégerai avec les 23 partis politiques avec lesquels Debout la France et le CNIP qui sont alliés dans cette affaire ont négocié un accord. C'est le troisième groupe aujourd'hui de l'Assemblée du Parlement de Strasbourg. 23 partis politiques, parce que quand on votera Debout la France, ce sera un vote utile dans la mesure où nous aurons des alliés. Et nous aurons peut-être le premier groupe au Parlement européen. Il y a les Polonais qui gouvernent, il y a les Finlandais,
il
y a les Danois, il y a les Tchèques. Et j'ai fait un travail considérable depuis deux ans pour que sortirent les souverainistes
du
corner dans lequel ils sont. Si vous votez Rassemblement National, certes, ils auront peut-être plus de députés français, mais ils sont complètement isolés là-bas. La dernière
fois, ils sont restés isolés. Ils sont en train de travailler
avec Salvini, ils essaient de draguer Orban, ils essaient aussi d'avoir des liens
avec
les Polonais. Mais la réalité, c'est que les Polonais, ils sont avec moi, ils gouvernent et ils veulent des gens sérieux. Et c'est très important. Il faut que les électeurs sachent
que
l'enjeu, ce n
'est
pas une cause de petits chevaux en France.
L
'enjeu,
c
'est de savoir, et c'est pourquoi je m'engage, c'est de savoir si à Strasbourg, on va envoyer des gens sérieux, honnêtes, qui ont un programme pour négocier avec des partenaires qui voudraient voir les Français un peu plus sérieux là-bas.
Mais lorsqu'on vous dit justement que ce programme, votre programme, ressemble tout de même à celui du Rassemblement National. C
'est plutôt le Rassemblement National qui a copié mon programme et j'en suis ravi. Mais il y a des ajouts dans mon programme, je pense, sur justement cette Europe des projets. Moi, je ne suis pas là simplement pour dire Macron, pas bien, l'Europe va pas. Je suis là. Et c'est ce qui m'intéresse depuis 20 ans. J'ai commencé avec Philippe Séguin, Charles Pasquois, Philippe de Villiers. Ils avaient raison.
Ils
avaient imaginé une Europe des nations et des projets. Il ne s'agit pas de sortir. Je vois certains, il faut sortir. Mais non, on n'est copropriétaire de l'Europe.
C'est pour
cette raison que
Florian Philippot n'est pas sur votre liste puisqu'il a demandé à l'être.
Mais je lui ai dit, il demande le Frexit. Je n'ai jamais demandé le Frexit. J'ai toujours demandé la renégociation des traités. La France est une grande puissance. Les Anglais s'en vont. La France a toute la capacité de bouleverser le jeu européen si elle le veut, si elle envoie des gens compétents à Strasbourg. D'ailleurs,
moi,
je vais vous dire, je trouve ça curieux. Laurent Wauquiez et Marine Le Pen passent leur vie à dire que
c
'est important l'Europe et ils n'y vont pas. Moi, j'ai le courage d'y aller et j'ai avec moi des gens compétents, sérieux, qui vont négocier là-bas au moins des avancées. Ce ne sera pas parfait.
Ce
ne
sont
pas les parlementaires européens qui vont tout changer.
Il
faut être honnête. Mais
les
parlementaires européens, par exemple, votent le budget.
On
donne 11 milliards par an
net entre
ce qu'on verse et ce qu'on reçoit à l'Union européenne pour que les usines soient délocalisées, pour que l'immigration s'accroisse. Moi, je veux qu'on réduise ce chèque et qu
'on
le rende aux Français pour une partie. Ça, c'est concret. C'est les parlementaires européens qui vont.
Vous parliez, Nicolas Dupont-Aignan, de votre liste à l'instant. Vous aviez demandé à Éric Zemmour de faire partie de cette liste. Oui,
c
'est vrai.
C'est vrai. Il a préféré rester dans le journalisme impartial. Et je le comprends. Mais en tout cas, ma liste comprend des personnalités comme Stéphanie Gibault qui a lutté contre toute la grande faute fiscale, lanceuse d'alerte dans le dossier UBS, le président du Centre National des Indépendants et Paysans, des élus, Marie-Josie Mermann, ancienne députée républicaine, des élus qui viennent du Rassemblement National. On essaye de faire quelque chose de sérieux. Alors, je sais que M. Macron ne veut surtout pas qu'émerge
une
autre voix. M.
Macron est en train de mystériser
le débat. C'est pourquoi je fais campagne.
Et leur dire... Et vous êtes inquiet pour
le score, vous êtes à 3,5-4%. Non, non,
je suis à 5% la plupart des sondages. Et je pense, comme en général on fait le double,
que
les sondages me sous-estiment régulièrement, qu
'ils
me corrigent à la baisse parce qu'ils prennent les élections d'avant. Et quand je vois l'accueil qu'on a, le ras-le-bol des Français face à cette vie politique superficielle, qui est une vie politique de communication pure, de petite phrase, eh bien en tout cas, je demande aux Français de regarder les projets et surtout d'aller voter.
Parce
qu'on ne peut pas manifester tous les samedis, je vois des gens sur les ronds-points tous les samedis... Acte 26,
samedi
prochain.
Voilà, mais
je dis que le premier
acte
utile de manifestation, c'est peut-être pas de manifester le samedi, de laisser les gens tranquilles, c'est d'aller manifester le dimanche 26 mai, ça prend un quart d'heure, c'est pacifique,
et
c'est la plus belle manifestation de la démocratie, c'est de voter.
Alors on va parler un peu de politique en France, ADP, le Conseil constitutionnel, feu vert à la poursuite du projet de référendum contre la privatisation, j'imagine que vous applaudissez dès demain. Oui, parce
que
j'ai jamais connu un particulier, une entreprise ou un État vendre un bien
précieux
qui lui rapporte beaucoup chaque année pour placer l'argent dans des obligations qui rapportent rien.
Alors vous étiez avec des républicains, avec des socialistes, avec des communistes, voilà, il y avait finalement à peu près tous les partis politiques qui se sont retrouvés sur ce dossier. Oui, parce que c'est le bien
public, c
'est
l'intérêt national, c'est qu'on n'a pas le droit de brader un bien public. J'ai combattu suffisamment la privatisation des autoroutes, on m'a rionné au départ. Aujourd'hui, tout le monde reconnaît, cours des comptes, tous les rapports reconnaissent la spoliation publique dont ont pâti les Français
et
on refaisait la même chose sur l'aéroport de Paris. Mais il faut bloquer ça et je ferai tout pour qu'il
y
ait 4 700 000 signatures. C'est pas gagné. Mais les Français vont se mobiliser parce que c'est leur argent, c'est leur bien, ça leur appartient et je crois que c'est important.
Mais le gouvernement disait qu
'on
ne touchait pas à ce qu'était le régalien sur cette affaire
d'ADP. On nous a raconté la même chose sur les autoroutes et on a vu le résultat. Ça appartient aux Français, c'est le premier propriétaire foncier d'Île-de-France. On n'a pas le droit de brader les biens publics. Vous savez, même les États-Unis, pays libéral,
ont
gardé la maîtrise de leurs aéroports. Les grands aéroports américains sont propriétés des États-Unis. Vous savez, il faut du libéralisme, privatisons les députés biens où il y
a
de la concurrence, mais il n
'y a
pas de concurrence là. Donc, vous créez un monopole privé. Moi, je déteste les monopoles privés ou publics. Je veux qu
'il
y
ait
de la concurrence ou qu'il y ait un contrôle public du citoyen.
Alors, Nicolas Dupont-Agnan, vous lancez une pétition pour reconstruire à l'identique Notre-Dame. La pétition sera donc lancée ce matin. On va discuter de Notre-Dame à l'Assemblée et vous souhaitez également une commission d'enquête pour connaître les causes de l'incendie. Mais une enquête est ouverte et toujours en cours. Oui,
mais j'ai été très surpris. J'ai été le seul homme politique à m'interroger sur les causes de ce drame. Immédiatement, on m'a cloué au mur. Pratiquement tout de suite, vous vous êtes posé des questions. Oui, comme tous les Français. J'ai une démarche scientifique. Je veux savoir. Immédiatement, on nous a dit non, non, circuler, il
n'y a
rien à voir. Eh bien, je suis désolé. Je veux une commission d'enquête parlementaire pour d'abord vérifier la sécurité de nos monuments historiques. Et puis, je veux surtout
qu
'on reconstruise à l'identique cette cathédrale. Nous lançons une grande pétition sur Internet. J'invite les Français à la signer parce qu'on nous prépare un projet de loi d'exception qu'on va discuter ce matin.
On
nous prépare un grand concours international. Tout est fait pour passer outre les avis des conservateurs en chef des monuments historiques.
Moi,
j'estime que c'est une prétention immense,
un
manque d'humilité de voir le président de la République oser dire qu'il faut un geste architectural contemporain sur Notre-Dame. Vous savez, Notre-Dame nous surplombe
du
poids des siècles.
Un
peu d'humilité. Restaurons
Notre-Dame La flèche datée du
19e siècle,
Nicolas
Dupont-Aignan est datée du 3e siècle. Mais Viollet-le-Duc n'était pas M.
Macron et Viollet-le-Duc ne voulait pas faire un geste architectural. Viollet-le-Duc était un des plus grands architectes de tous les temps qui a étudié le Moyen-Âge,
qui
a étudié la cathédrale et qui a refait à l'identique la flèche initiale. Il l'a interprétée mais qui l'a refait et qui a fait une merveille. On n'a pas le droit par prétention, par mégalomanie
de
vouloir détruire ce qu'est Notre-Dame. Si le président de la République veut un geste architectural, qu'il fasse comme ses prédécesseurs un monument pas trop cher, j'espère, ailleurs. Mais de grâce, je suis, moi, je vais vous dire, je suis scandalisé du rouleau compresseur
qui
est en train de se mettre en place pour dénaturer une deuxième fois Notre-Dame.
Vous allez peut-être
un petit peu vite parce que pour l'instant il n
'a
pas donné son accord à un projet particulier.
Non, mais tout avance. Monsieur Guérini, président d'En Marche, a dit qu'il fallait un geste architectural. On nous lance un concours d'architectes international qui va coûter une fortune. Nous avons les meilleurs compagnons du devoir. Nous avons les meilleurs conservateurs des monuments historiques. Nous avons des artisans. Mais faisons travailler tous ces artisans français. Mettons-les en valeur. Et puis, je voudrais aussi, c'est le troisième objet de cette pétition, que l'on utilise l'argent qui sera versé en trop pour Notre-Dame pour restaurer peut-être les autres cathédrales qui seront en train de s'effondrer dans notre pays et les églises rurales.
C'est-à-dire un grand plan de patrimoine qui permettrait de former notre jeunesse au métier d'art, au savoir-faire français qui
s'exportent dans le monde entier. Là, le ministre de la Culture vous a déjà
répondu en disant que
de
toute façon tous les dons pour Notre-Dame iront à Notre-Dame. Mais c'est complètement stupide
s'il y en a en plus.
Et
pourquoi on n'utilise pas la générosité publique pour aider nos autres bâtiments publics qui sont en train de s'effondrer
?
Enfin, la ville de Paris n'est même pas capable de restaurer ses églises alors qu'elle nous fout des trottoirs partout qui empêchent d'ailleurs les secours d'arriver quand il y
a
un incendie.
Mais
enfin, on marche sur la tête dans notre pays.
Une dernière question sur la droite. Vous avez gentiment dézingué dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles François-Xavier Bellamy. Vous l'accusez d'être un menteur, de trahir la droite. Et
il nous reste 40 secondes. J'en ai assez de voir François-Xavier Bellamy dire des choses très justes alors que les députés qui sont sur sa
liste
ont fait exactement l'inverse à Strasbourg. Encore eu le troisième de liste. M. Dangean a voté le 4 février 2019 10 milliards de crédits pour l'élargissement à la Turquie. Nicolas Dupont
-Yan dans la droite. Ils sont contre l
'élargissement. Il y a
une droite pro-européenne.
Elle
a toujours existé depuis Valéry Giscard
d'Estaing jusqu'à aujourd'hui. Mais alors
qu'ils disent la vérité qu'ils ne disent pas qu'il est pour l'Europe des Nations. Il est allié à M. Juncker. Il est membre du PPE. Il est contre Orban.
Donc,
mais je ne... Mais M. Bellamy a le droit de dire ce qu'il veut et je le respecte en tant qu'homme. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il puisse tenir un discours sur l'Europe des Nations et mener une liste qui fait l'inverse depuis 10 ans au Parlement de Strasbourg et qui est allié au PPE qui est fédéraliste et qui veut un impôt européen. Moi, libre à tout le monde dans la démocratie de défendre ses choix.
Mais
je demande, avant les élections, un peu de franchise, de transparence,
de
cohérence. C'est tout. Et ce sont les électeurs qui jugent.
Merci Nicolas Dupoignon d'avoir été mon invité ce matin le président de Debout la France tête de liste aux Européennes.
Nicolas Dupont-Aignan