Christiane Taubira revient, Marion Maréchal aussi... #cdanslair
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 59 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:37OuverteRéponse partielle
Une nouvelle candidate à gauche, Christiane Taubira, est-elle plus légitime que ses adversaires avec ce vote de la primaire populaire ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Pourquoi à gauche, personne ne se range derrière Christiane Taubira malgré 390 000 votants ?
- 5:32RelanceRéponse directe
Est-ce que ce système de désignation n'est pas compris, Astrid De Vilaine ?
- 5:35FerméeRéponse directe
C'est-à-dire que si on avait fait tout ça il y a deux ans, on ne serait pas là ?
- 8:31OuverteRéponse directe
Christiane Taubira espérait rallier Jean-Luc Mélenchon ou Anne Hidalgo, pourquoi ça n'a pas marché ?
- 13:13OuverteRéponse directe
Marion Maréchal hésite à rejoindre Éric Zemmour, quel impact sur le RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42PrésentateurFait
« la bataille rangée entre les clans Zemmour et Le Pen a tourné au psychodrame familial »
- 1:48InvitéFait
« on a l'impression d'une lente et interminable descente aux enfers des gauches »
- 2:42InvitéFait
« Christiane Taubira, elle vient des radicaux de gauche, c'est pas grand-chose, c'est rien »
- 2:53InvitéFait
« c'est une septième candidature à gauche »
- 7:16InvitéFait
« trois des principaux personnes qui étaient sur la liste n'ont pas reconnu la légitimité de cette campagne »
- 11:26PrésentateurChiffre
« elle a eu 49% très bien, c'est-à-dire qu'elle n'a pas dépassé les 50% »
- 28:43InvitéFait
« si les candidats ne font pas 5% à la présidentielle, ils ne sont pas remboursés de leurs frais de campagne »
- 31:18Locuteur 6Fait
« pour la retraite, si on a 40 annuités et puis qu'on peut partir à 60 ans »
- 35:05InvitéChiffre
« Crédit Éric Zemmour de 13% des intentions de vote derrière Marine Le Pen à 17% »
- 43:25PrésentateurFait
« Elle était très très anti-union européenne et elle est assez libérale sur le plan sociétal »
- 43:34PrésentateurFait
« Sur l'avortement n'a jamais été très claire sur ses positions »
- 43:48PrésentateurChiffre
« Ça peut nous faire gagner trois points »
- 53:41PrésentateurFait
« La banque des jeunes de Valérie Pécresse »
- 54:24PrésentateurChiffre
« L'opération 5000 cars ou quelque chose comme ça »
- 56:50PrésentateurFait
« Sur la base de dons d'ailleurs ils ont été très en retard en fait au moment du vote »
- 59:57InvitéFait
« la primaire populaire nous a dit que ça donnait des avis »
- 1:00:44InvitéFait
« l'union des droites ne viendra pas »
- 1:01:37InvitéFait
« il y a un vrai rejet aujourd'hui de la classe politique »
- 1:01:53InvitéFait
« Marine Le Pen se remettra-t-elle d'un nouvel échec ? »
- 1:02:11InvitéFait
« LR vont très probablement éclater »
- 1:02:34PrésentateurFait
« elle a cité hier l'année 2002 dans son lapsus »
- 1:02:53PrésentateurFait
« elle a quitté François Hollande à cause de la déchéance de nationalité »
- 1:03:40InvitéFait
« la gauche s'est éloignée des catégories populaires »
Temps de parole
- Présentateur55 %
- Invité18 %
- Invité 217 %
- ?3 %
- Locuteur 62 %
≈ 19,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion bien plus. Voilà la note qui a permis à Christiane Taubira de remporter cette primaire populaire qui a mobilisé près de 390 000 votants. Mais son appel à l'Union a tourné court. Quelques heures après l'annonce des résultats, ces rivaux qui ne reconnaissent pas ce scrutin ont balayé le vote d'en revers de la main et la gauche s
'est
retrouvée avec une candidate de plus de l'autre côté de l'échiquier politique à l'extrême droite. L'heure est aussi à la division. La bataille rangée entre les clans Zemmour et Le Pen a tourné au psychodrame familial quand Marion Maréchal a fait un pas vers Éric Zemmour faisant sortir le patriarche Jean-Marie Le Pen de son silence. Un climat donc de grande confusion à 69 jours seulement de la présidentielle. Christiane Taubira revient, Marion Maréchal aussi, c
'est
le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Pascal Perrineau,
vous
êtes politologue, professeur à Sciences Po. Citons votre livre, Le Populisme, publié aux éditions Presse Universitaire de France. Nathalie Moret, vous êtes journaliste politique pour le groupe de presse Ebra. Astrid De Vilaine, vous êtes chef du service politique au Huffington Post. Je cite votre livre. Philippot Ier, le nouveau visage du Front National aux éditions Plon. Enfin, Olivier Beaumont, vous êtes grand reporter politique aux Parisiens. Aujourd'hui en France, je rappelle votre livre sur les Le Pen dans l'enfer de Montretout aux éditions Flammarion. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct.
On va commencer par ce qui s'est passé à gauche ce week-end et il s'en est passé à gauche puisqu'on a eu une primaire populaire, Pascal Perrineau, où on se dit une nouvelle candidate, Christiane Taubira, est-elle plus légitime que ses adversaires ? Avec ce vote qui
a
eu lieu ce week-end.
Eh bien non. Au fond, on a l'impression d'une lente et interminable descente aux enfers des gauches.
Parce qu'on
ne peut pas parler de la gauche. Le jour où tous ces candidats extrêmement nombreux se mettront à part les programmes, on verra l'impossibilité de trouver une voie commune, le nucléaire, les institutions, la politique salariale, etc. Donc il faut bien comprendre que cette primaire populaire, tout de
même,
elle a commencé il y a très longtemps, en octobre 2020 et c'était fait pour trouver à la gauche, afin d'engager une recomposition, une candidature d'union. On ne parle pas de l'extrême-gauche trotskiste, mais pour le reste, une candidature d'union. Et puis voilà, on a attendu des mois et des mois. Et puis là vient alors que la gauche s'est mise en ordre de bataille, les Verts, les socialistes, la France insoumise, arrive en effet Christiane Taubira, qui a besoin en effet d'un processus. Parce que Christiane Taubira, elle vient des radicaux de gauche, c'est pas grand-chose, c'est rien. Et donc elle va utiliser cette primaire populaire pour essayer de se donner un peu de légitimité.
Mais
au fond, à la fin des fins, c'est quoi ? C'est une septième candidature à gauche. Et il n
'y
aura aucun processus d'union, c'est évident. Yannick Jadot, déjà, l'a renvoyé à la primaire populaire en disant « Mais je vous ai déjà dit que je ne participe pas, même chose pour Jean-Luc Mélenchon, même chose pour Anne Hidalgo ». Donc on n'a pas avancé d'une case à gauche, on a même reculé d'une case, puisque maintenant il y a un tout petit électorat de gauche. C'est ça ce qu'il faut bien se dire. On n'a jamais vu sous la Ve République un électorat qui est aussi une peau de chagrin. Et ils sont sept pour se partager cette peau de chagrin, c'est incroyable.
Nathalie Moret, il y
a
des gens qui nous regardent ce soir, qui peuvent se dire « Bon, d'accord, c'était pas parfait comme organisation, mais c'est malgré tout un vote avec 390 000 votants, et puis un ordre d'arrivée, si on veut avoir une chance de l'emporter, rangeons-nous derrière celle qui est la mieux placée ». Pourquoi à gauche, personne ne pense comme ça
? Pour
plusieurs raisons. Mais d'abord parce que, comment dire, l'histoire de la gauche, c
'est
une histoire de légitimité. Il faut trouver une légitimité. Et comme l'a très bien dit Pascal Perrineau, ce n'est pas ce système de, comment dire, de clics sur Internet qui va donner une légitimité à Christiane Taubira. Christiane Taubira, mettez-vous à la place des Français hier qui ont regardé la télévision, et on a vu les gens responsables de la primaire qui dirent « Voilà, elle est arrivée en tête avec la note de bien plus ». Ensuite est arrivé second, Yannick Jadot avec la note « assez bien plus ». Puis Mélenchon avec « assez bien moins ». On
continue avec Pierre
Laroutourou, « passible plus », Anne Hidalgo,
«
passable plus ». Voilà, et alors non seulement ça peut être très humiliant pour la candidate Parti Socialiste qui est arrivée derrière Pierre Laroutourou, qui n'est pas très très connue, c'est pas de lui faire offense. Mais en plus, cette espèce de façon de classer les candidats n'est pas compréhensible. Et
devant
Christiane Marchandise, que les Français ne connaissent
pas.
Voilà, c'est ça. Et pire, Anna Agheb-Porterie, qui était donc la dernière, a déclaré deux heures plus tard «
Ah
mais finalement, moi ça ne me convient plus, je rallie Mélenchon ». Comment voulez-vous que ce système de départage, on va l'appeler comme ça, cette sorte de primaire, soit quelque chose qui puisse entraîner vers le haut quelqu'un ? Elle n'est pas compréhensible.
Enfin,
certes, il y avait 500 000 personnes quasiment, c'est beaucoup. Et c'est vrai qu
'il
s'est passé quelque chose. Ça montrait l'envie des gens de faire de la politique, l'envie des gens de rassembler le clan de gauche, sauf que ça ne
s
'est pas produit. Et le système de désignation n'est pas compris. Et quand ce n
'est
pas compris, ce n
'est
pas audible. Est-ce que ce n'est pas compris, à votre avis aussi, Astrid Develaine, parce que ça arrive trop tard ? Exactement. C'est-à-dire que si on avait fait tout ça, toutes ces discussions, il y a deux ans par exemple, on
ne
serait pas là.
Oui, mais
par exemple, pour l'accord des législatives de 2012 entre les Verts et les écologistes, qui avait très bien fonctionné au moment de la victoire de François Hollande, Cécile Duflo m
'a
raconté récemment qu'elle avait mis deux ans à travailler avec Martine Aubry, etc. Donc,
je
dis deux ans pour peut-être exagérer un petit peu, mais en tout cas, pas à 69 jours du premier tour, c'est beaucoup trop tard. En sachant qu'en plus, on sait déjà la réponse des leaders principaux.
Ce n'était pas
une vraie élection ? C'est ce que dit d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon. Il dit qu
'au
fond, elle s'est glissée dans une élection qui était faite pour elle. Moi, je pense qu'il y
a
eu de la sincérité chez Christiane Taubira quand elle dit « je veux essayer de rassembler, de sauver la gauche face à l'extrême droite ». Mais le problème, c'est qu'il
y
a quelques mois encore, au micro de France Inter en septembre, elle disait « ah non, je ne serai jamais une candidate, il y en a déjà trop, j'essaierai d'arranger les choses ». En décembre, elle dit encore une fois « je ne serai pas une candidate de plus ». Et aujourd'hui, on se retrouve à l'instant T, puisque moi,
je
pense que tout peut encore évoluer. Ah bon
?
Oui, je pense que tout n'est… Anne Hidalgo, qui a dit pendant trois mois, elle aussi, « jamais de primaire, jamais de primaire, jamais de primaire », et qui d'un coup sort d'un train à Poitiers, arrive à Paris pour… C'était d'ailleurs dans votre émission, pour dire l'inverse de ce qu'elle avait dit chez vous le matin même. Vous voyez, tout est possible en politique, des retournements comme ça. Ne serait-ce que Christiane Taubira qui va à cette primaire,
ça
a été aussi un peu une surprise. Est-ce qu'elle, elle ne va pas se dire « si dans un mois et demi, mes appels sont dans le vide, personne ne me répond, je n
'ai
pas envie de participer à l'éparpillement des voix », ce qu'elle disait en septembre et ce qu'elle disait en décembre, peut-être qu'elle va se retirer. Mais qu'est-ce que ça va changer au fond ? Il y aura toujours beaucoup de candidatures à gauche, et pour l'instant, qui ne pèsent pas assez pour arriver au second tour.
Olivier Beaumont. Oui, le principal problème de légitimité, il faut quand même le rappeler, mais trois des principaux personnes qui étaient sur la liste n'ont pas reconnu la légitimité de cette campagne. Donc ça pose un vrai problème, parce que effectivement, Christiane Taubira arrive en tête, effectivement, quasiment 400 000 personnes ont participé à ce scrutin, mais on peut aussi supposer que les supporters de Jean-Luc Mélenchon ou d'Anne Hidalgo ne se
sont
pas mobilisés pour cette élection. Donc on voit aussi que là-dessus, le résultat est biaisé. Et finalement, ce à quoi on est en train d'assister en ce moment, c'est effectivement, je rejoins ce que disait Pascal Perrineau il
y a
quelques instants, c'est cette espèce de champ du signe de la gauche qui paye en ce moment, j'ai envie de dire, son indigence programmatique des cinq dernières années. Christiane Taubira, elle est revenue là sur l'avant scène médiatique, mais on ne
l
'a pas entendu du quinquennat.
On
ne
peut
pas dire qu'elle ait incarné une opposition à Emmanuel Macron. Et si on élargit sur le spectre gauche, gauche traditionnel, le parti socialiste, il n
'y a
pas eu de travail,
il
n
'y a
pas eu d'agendamento, il n
'y a
pas eu de bilan fait sur les années Hollande, notamment, et puis François Hollande, effectivement, le double jeu de ce président, comme ça, qui, il
y a
dix jours, une semaine, laisse entendre qu'il pourrait, en tout cas qu'il va s'exprimer dans les prochains jours, laissant maintenir un pseudo-suspense sur une hypothétique candidature, ça n'aide pas du tout.
Et
ça résume bien la situation de la gauche.
Mais
Christiane Taubira, en se lançant dans cette aventure-là, espérait, imaginait sincèrement, rallier à sa candidature des gens comme Jean-Luc Mélenchon, qui bataille pour la présidentielle depuis la dernière présidentielle, ou Anne Hidalgo, qui a le parti socialiste derrière elle, parce que ce matin, elle était interrogée chez nos confrères de France Info, et elle était très agacée, et elle dénonçait le manque de respect de ses concurrents, qui refusent de reconnaître le résultat de cette primaire. –
C
'est
ça
qui est terrible, on peut s'interroger aussi sur le problème de déconnexion de Christiane Taubira, qui peut imaginer une seconde que Jean-Luc Mélenchon, il faut le rappeler, il est arrivé en quatrième position en 2017, ça s'est joué à 600 000 voix pour qu
'il
se qualifie au second tour, et là pour le coup, je veux dresser le portrait de la gauche du PS des cinq dernières années, mais la France Insoumise, on n'adhère, on n'adhère pas, mais en tout cas, eux, ils ont incarné une opposition au pouvoir en place pendant ces cinq ans, eux ont fait émerger des nouveaux visages, Adrien Quatennens, Raquel Garrido, François Ruffin, donc pourquoi Jean-Luc Mélenchon irait comme ça, il irait se ranger dans les pattes de Christiane Taubira, enfin c'est lunaire. – Oui, ce sont des millions d'électeurs tout de même, en 2017, la dernière fois,
c
'est des millions d'électeurs.
–
19 millions ? – Non, c'est beaucoup de millions d'électeurs, je crois que c'est 6 à 7 millions pour le leader de la France Insoumise. – Plus que
ça, je
crois, 19%.
–
7 millions, voilà,
voilà, 7
millions. Et vous prenez Yannick Jadot quand il est aux Européennes, c'est 3 000 ans de voix. Donc pourquoi voulez-vous qu'ils ont fait leur preuve dans la, vraiment, la scène électorale, voilà, pourquoi voulez-vous qu'ils se retirent quand Mme Taubira décide
de rentrer ? – Qu'est-ce qu'elle
incarne ? Qu'est-ce qu'elle incarne Pascal Pérez ?
–
Alors,
Christian Taubira, je
rappelle juste, pour mettre ça dans la discussion, vous me direz ce que vous en faites, merci d'y croire, merci d'être les chevilles ouvrières d'une possible victoire en 2002, a-t-elle dit hier, parce que dans l'esprit de la gauche, c'est la Taubira de 2002.
–
Voilà, voilà, c'est
la Taubira de
2002 et ça n'avait pas été un franc succès en 2002. C'est un lapsus qui est assez révélateur. Là, elle n'avait même pas fait un million de voix. Donc il faut être tout de même un peu modeste. Non, mais elle a peu à peu acquis, avec essentiellement le mariage pour tous, une figure un peu iconique. Elle est devenue un peu une icône de la gauche, morale, éthique. Et dans un parmi les militants, en effet, elle cristallise toutes les rancœurs de ces électeurs de gauche engagés, parce que ce sont des gens engagés qui sont rentrés dans la primaire, vis-à-vis des partis de gauche qui, en effet, ont été très à tonne depuis cinq ans face à Emmanuel Macron.
Mais enfin, si vous voulez, là, vous allez vous dire, c'est Pascal Perrineau en tant que prof, mais au-dessus
de bien
plus. Il y a très bien moins, il y a très bien, il y a très bien plus.
–
Ce n
'est
pas une super note ?
–
Voilà, ce n
'est
pas une super note. Moi, vous savez, quand je mets bien plus, ce n
'est
pas une super note.
–
En
fait, elle a montré
que vous notez très favorablement, vous
avez cette
réputation-là.
–
Elle a eu 49% très bien, c'est-à-dire qu'elle n'a pas dépassé les 50%.
–
Vous savez ce qu'elle fait, elle regarde ses notes, puis surtout,
elle
regarde les sondages, Christiane Taubira. Et quand elle regarde les sondages, elle a quoi être, en tout cas, satisfaite ? Elle est devant Anne Hidalgo, dans les enquêtes.
–
Oui,
mais
Anne Hidalgo, elle a derrière elle un parti qui existe, pardon pour le PRG, mais le Parti Socialiste dirige quasiment les plus grandes villes de plus de 100 000 habitants. Il y a beaucoup de militants, certes, un peu déçus et pas toujours très motivés pour aller coller les affiches, mais c'est un parti qui existe. – Mais regardez ce sondage,
elle
est à égalité avec... Alors, ça n'est qu'un sondage, naturellement, du 26 janvier, une enquête à RIS Interactive. Elle est à égalité avec Yannick Jadot, qui incarne quand même un courant écolo dont on dit qu'il traverse l'ensemble de la société française. Elle n'est même pas entrée en campagne, elle est déjà à 5% uniquement sur cette image dont parlait Pascal Perrineau.
–
Oui, absolument, c'est vrai qu'elle est une icône à gauche. Et je pense qu'à un moment, plus que ça, elle a incarné une possibilité de recours. C'est-à-dire que comme la gauche était exsangue et que, effectivement, la candidature de Anne Hidalgo ne décollait pas, pour une certaine partie de la gauche, elle s'est dit, tiens, pourquoi pas ? Pourquoi pas Christiane Taubira ? Et c'était aussi basé sur le vote qu'il y avait eu à l'automne dernier de la primaire populaire, à l'époque, il y avait 100 000 inscrits, simplement, et elle était arrivée en tête. Donc, ils se sont dit, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? S'il y a une dynamique à créer, pourquoi pas derrière elle
?
– Allez-y, je vous en prie, elle
serait
dévinable.
– Et puis, c'est
aussi elle qui incarne, finalement, dans cette histoire, le rassemblement. Donc, quand on regarde les sondages, sans parler de la primaire populaire, 80% des électeurs qui se disent de gauche veulent l'union de la gauche. Donc, elle incarne aussi cette volonté, quand même, des électeurs de se dire, en fait, dans les candidats qu'on nous propose, il n'y
en
a pas vraiment un, ces cinq dernières années, qui s'est imposé. Donc, essayez de vous entendre. – Alors, c'était un gros week-end politique, une icône de l'extrême droite qui revient en politique et une figure de la gauche qui se lance dans la bataille. À 69 jours de la présidentielle, le climat est de plus en plus confus. Marion Maréchal hésite à rejoindre Éric Zemmour et fait revivre la guerre de famille chez les Le Pen. À gauche, Christiane Taubien, on l'a dit, gagnante de la primaire populaire, a pu croire en l'union quelques heures seulement. Magali Lacroze et Christophe Roquet.
– Si
vous avez manqué le feuilleton politique du week-end, à gauche, amour, gloire et division entre amis. D'abord, une nouvelle candidate à l'Elysée, victorieuse de la primaire populaire.
– J
'appellerai Anne, j'appellerai Yannick, j'appellerai Fabien, j'appellerai Jean-Luc. Notre sort commun appelle l'union et le rassemblement. Alors, je leur dirai avec respect
que
je sais leur réticence,
mais
je sais aussi leur intelligence.
–
Et voilà, pas même le temps de décrocher son téléphone. La famille de gauche répond à l'unisson sur les plateaux télé. Vous en pensez quoi ?
– Rien,
je ne suis pas concerné.
– Une candidate de plus. Communication difficile sur les lignes de la gauche. Ce sera chacun pour soi, toutes et tous, candidat.
– C'est une primaire populaire pour Christiane Taubira, elle en sort vainqueur.
C
'est une candidature de plus, je crois que c'était exactement l'inverse de ce que souhaitait la primaire populaire.
– Ça aurait pu être un moment de rassemblement et de rassemblement de toute la gauche pour une candidature unique. C'est une candidature de plus.
–
Alors ce matin, à la radio, Christiane Taubira, passablement agacée, revendique sa légitimité.
–
Je suis une candidate de plus pour celles et ceux qui considèrent qu'un processus démocratique, ça ne vaut strictement rien du tout. Qu'un demi-million de personnes qui s'inscrivent et qui votent, ça ne vaut rien du tout.
– À
la droite de la droite, un autre genre de crise de famille. Le retour médiatico-politique de Marion Maréchal vendredi qui explique, dans Le Parisien, qu'elle ne soutiendra pas sa tante Marine Le Pen et qu'elle est tentée par un autre candidat.
–
Ça fait un an que la politique me titille. Si je soutiens Eric, ce n'est pas juste pour passer une tête et dire coucou. C'est un vrai choix de vie, une décision lourde.
–
Le jour même, la candidate du RN vient dire toute sa peine à la télévision. –
Je pense que si je vous disais que ça ne me touche pas, personne ne me croirait. Voilà, donc j'ai avec Marion une histoire particulière parce que je l'ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie. Donc évidemment, c'est brutal, c'est violent, c'est difficile pour moi. À côté de l'aspect politique, il y a effectivement l'aspect personnel.
Bon,
allez, passe-moi à autre chose.
– Eric Zemmour, lui, salue les ralliements venus du RN ces derniers jours.
– Je
vous dirais que c'est une belle semaine. Des gens nous rejoignent de tous côtés, des politiques bien sûrées.
Je
les accueille toujours avec les bras ouverts. Je m'interrogeais sur Marion Maréchal.
Je
vous répondrai ce que vous aurait dit ma grand-mère.
Qui
vivra, verra.
Marine Le Pen s'envole alors pour l'Espagne. Elle met en scène sa proximité avec Victor Orban quand soudain, nouveau scandale, l'un de ses liottes non Nicolas Bay, qui justement l'accompagne ce jour-là, est-ce suspecté de vouloir rejoindre lui aussi Eric Zemmour ?
Avertissement.
–
Mais de manière générale, et ce propos ne vise pas Nicolas Bay, mais de manière générale, ceux qui veulent partir partent.
Mais
ils partent maintenant.
Voyez
?
Et
voilà un autre Le Pen qui se fait médiateur de crises familiales et politiques. L'ancien président, à l'époque du FN, soutient sa fille Marine Le Pen. Petite leçon de tactique électorale à sa petite fille.
Il
faut se méfier toujours de ce qu'on dit, de ce qu'on fait en période électorale, surtout quand c'est à l'intérieur de son propre camp. La trahison est une habitude dans la politique.
Comme
un clin d'œil aux anciennes trahisons, à la droite de la droite, l'ancien numéro 2 du FN Bruno Maigret apporte son soutien à Eric Zemmour.
– Nous
allons revenir naturellement sur le psychodrame chez Le Pen.
Et
on a tous été très attentifs au Bouddha,
qui a
été mis sans doute à dessein. Il y avait un message particulier de Jean-Marie Le Pen ?
–
C'est un Bouddha qui est dans sa maison de Ruelle Malmaison, au rez-de-chaussée, face à la cheminée et la grande télévision. – C'est un endroit que vous connaissez.
–
C'est un élément du décor de la maison de Jean-Marie Le Pen.
– Allez, on y reviendra dans un instant. On poursuit un petit peu sur la gauche avec cette question de Dara en Belgique. Chez quel candidat, Christiane Taubira, pourrait-elle siphonner des voix ? Vous nous disiez tout à
l
'heure, Pascal Perrineau, c'est la division des gauches et sur le fond, il y
a
des vrais clivages. Alors, elle pourrait siphonner et prendre à qui ?
– Alors, dans les intentions de vote telles que les sondages la mesurent, depuis plusieurs semaines maintenant, on s'aperçoit qu'elle grappille chez les socialistes. Ce n
'est
pas fait pour arranger Anne Hidalgo.
Elle
grappille également chez les Verts. Et donc, elle empêche peut-être une dynamique de Yannick Jadot. Et de manière peut-être plus marginale, elle grappille également chez les électeurs de la France insoumise.
– Elle est écolo
? – Écoutez,
hier, quand on l'écoutait, en effet, elle a fait tout ce qu'il fallait pour envoyer… Parce que, pour l'instant, quel est le programme de Taubira ? Personne n'est capable de vous lire. Il faut attendre. Et il faut espérer que dans les 69 jours, on saura plus précisément ce qu'il en est. Parce qu'au fond, moi, j'ai l'impression, si vous voulez, en tant qu'observateur, qu'ils s
'y
sont pris exactement à l'envers. Ils ont commencé par les personnes. Il ne
faut
pas commencer par les personnes à gauche. Il faut commencer par les idées, les programmes. Est-ce qu'ils ont quelque chose à partager en commun ? Ou est-ce que c'est le diagnostic, il y a longtemps, de Manuel Valls qui est le vrai ? C'est-à-dire, il y a des gauches irréconciliables et donc des candidats irréconciliables. Là, c'est la guerre, non pas des égaux AUX, mais des égaux OS. Vous voyez, vraiment. Et je crois que c'est pour la gauche qui, en plus de ça, doit s'émanciper un peu. La gauche nous disait que c'était réservé à la droite, la guerre des égaux OS. Là, on a l'impression que c'est de plus en plus une guerre de personnalité.
Astrid Évilaine, vous êtes d'accord avec ça ? Oui, et je crois qu'en plus, les circonstances par rapport à 2002 sont en même temps similaires et en même temps ont terriblement changé pour la gauche.
C
'est-à-dire que le Rassemblement national, l'extrême droite en général, pèsent 35%. Alors qu'en 2002, ils ont été surpris quand même par l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour. Donc là, ils ont encore plus une responsabilité pour les électeurs de gauche qui, eux, n'ont pas envie d'aller voter une nouvelle fois pour faire barrage comme ils l'ont déjà fait il y
a
20 ans, comme ils l'ont déjà fait il y a 5 ans, etc. Il y a de la place pour la gauche avec un débat qui se positionne très régulièrement au gré de l'augmentation des prix des carburants sur la question du pouvoir d'achat. Il pourrait y avoir un espace de la gauche pour parler de ces sujets-là. Et ça, il n'y arrive pas. Il n'arrive pas à incarner cette réponse-là à ces problématiques de pouvoir d'achat, d'inflation, d'énergie, de carburant. Anne Hidalgo essaye. Elle a une campagne qui est vraiment axée sur la question sociale et sur la question environnementale qui sont objectivement des vrais thèmes de gauche.
Mais le vrai problème de la gauche, de Anne Hidalgo ou de Yannick Jadot, c'est qu'ils jouent le coup d'après. C'est-à-dire que pas un ne pense qu'ils vont gagner cette élection présidentielle. Donc qu
'est-ce qui se joue ?
Aux élections législatives. Puisque les élections législatives, c'est en fonction du nombre de députés, c'est ce qui finance la vie politique française. Donc le but, par exemple, du Parti Socialiste, le Parti Socialiste,
c
'est très bien qu'il ne
va
pas passer de 4% aujourd'hui à 51 dans deux mois. Donc le but, c'est d'avoir un fort groupe de députés socialistes à l'Assemblée nationale pour reconstruire le Parti, pour reconstruire la gauche, pour en être le leadership. C'est difficile d'en être le leadership s'ils ne sont pas candidats à l'élection présidentielle. Sachant que le Parti Socialiste est toujours un parti qui a su renverser la table. Ils ont déjà connu des défaites cinglantes, comme en 2002, et ils ont su se reconstruire. Ils ont su remettre le débat, s'asseoir autour de la table et reconstruire un projet. Nathalie Moret, vous avez des nouvelles du Parti Socialiste
?
Non, mais
je pose la question sincèrement. Non, mais il y a une bonne nouvelle. Où sont les
éléphants ? Où sont les cadres ? Où sont les premiers secrétaires
? C
'est exactement le problème.
C
'est-à-dire que vous vous souvenez, elle a annoncé sa candidature en septembre entourée de ce qu'elle appelait l'équipe de France des maires. L'équipe de France des maires, là pour l'instant, ils sont dans leur mairie en train de préparer leur budget primitif et ils ne sont pas du tout derrière elle. En revanche, ils existent et ils seront là pour faire le... pour, j'allais dire, redresser le Parti Socialiste. Juste, il
y a
une bonne nouvelle pour Anne Hidalgo, c'est qu'elle a reçu le soutien d'Arnaud Bondebourg et de ses proches. Ils auraient pu choisir d'accompagner Christiane Taubira. Non, ils ont choisi Anne Hidalgo. Donc, j'allais dire que tout n'est pas perdu.
Je
répondais juste sur votre question sur le pouvoir d'achat. Effectivement, c'est un sujet, c'est un des totems sur lequel la gauche pourrait vraiment essayer de s'emparer. On voit que quand Anne Hidalgo a fait une proposition sur le doublement des salaires des professeurs, elle pose un vrai sujet, sur la question de la faible rémunération des enseignants en France, si on compare notamment par rapport aux autres voisins européens. Mais tout de suite, elle est caricaturée. Et finalement, qui va se revendiquer aujourd'hui, comme le candidat de la gauche, qui aujourd'hui essaie de faire campagne sur la question du pouvoir d'achat, c'est Emmanuel Macron.
Il aura un bilan qu'il va comme ça rappeler, enfin qu'il continue d'ailleurs dans chacun de ses déplacements, en rappelant ce qu'ils ont fait sur le reste à charge zéro, sur le chèque énergie qu'on a pu voir récemment. Donc, voilà, toutes les aides comme ça qui ont été donnés, apportés auprès des Français pour essayer d'apporter un peu de souffle, un peu d'air quand même sur la question du pouvoir d'achat. Donc, il peut y avoir, on le voit très bien, c'était le résultat de 2017, c'est que beaucoup des électeurs de gauche se sont déportés vers le candidat Emmanuel Macron. En
sachant que le pouvoir d'achat, c'est dangereux dans une campagne, ça peut balayer le bilan du candidat Macron. On n'a pas parlé de Fabien Roussel, qui est candidat communiste, qui a dit aujourd'hui « je ne me rallierai pas à Christiane Taubira », elle n
'a
même pas de programme. Donc, lui a présenté ses 180 propositions et il joue sur la carte du territoire, du terroir, c'est assez surprenant pour un candidat de gauche, mais il assume et il arrive à raconter une petite musique autour de sa candidature, Fabien Roussel. Oui, c'est ça qui est étonnant, c'est presque une révélation dans cette campagne, alors que c'est un candidat communiste qui ne pèse pas grand-chose pour l'instant encore dans les enquêtes d'opinion et ça passe très mal en interne au Parti communiste chez certains et même dans les autres partis de gauche,
c
'est-à-dire que son discours, le fait d'être allé à la manifestation des policiers, son discours sur l'identité franchouillarde, etc. Il dit « je défends le biftec des Français ». Exactement, et certains le surnomment le candidat préféré de la droite, alors même qu'il a un discours quand même profondément communiste. Et lui, en revanche, il s'est positionné au départ en opposition à Jean-Luc Mélenchon en disant « j'entends sur le terrain que Jean-Luc Mélenchon est trop impulsif après l'affaire des perquisitions, il y
a
trop de colère » et c'est aujourd'hui lui aussi avec ses mairies communistes ou ses élus communistes qui sont encore là qui met en difficulté Jean-Luc Mélenchon pour obtenir tous les parrainages. Donc il a un petit rôle comme ça de trublion en tout cas à gauche sur les idées, sur les méthodes et en éparpillement des voix, n'en parlons pas. Et
puis je crois qu'Éric Roussel qui est un peu nouveau
Fabien
Roussel c'est un historien. Alors Fabien Roussel ce qui est étonnant c'est qu'au fond il a un potentiel qui est celui d'une gauche républicaine qui a été abandonnée. Si vous voulez la gauche a abandonné largement une laïcité républicaine un peu ferme il en est porteur. Elle a abandonné pour pas mal de tendances un nucléaire affirmé il en est porteur. Un côté, vous disiez Franchouillard, patriote qu'il met dans la gastronomie pour la gastronomie française et ça c'est une très vieille tradition du parti communiste. Je me souviens dans les années au début des années 80 avoir été dans un congrès du parti communiste où partout il y avait buvé français.
Et
bien là avec Fabien Roussel c'est manger français. Et je crois qu'il y a là une gauche patriote une gauche républicaine qui existe chez les électeurs et que trop d'élite des différents partis qui composent encore la gauche ont abandonné.
Et il dit pas besoin d'être communiste pour voter pour moi Fabien Roussel. Un mot sur Jean-Luc Mélenchon qui dans un SMS qu'il a fait connaître dit à Christiane Taubira qu'il veut bien éventuellement parler avec elle mais qu'elle doit cesser de faire pression sur ces parrainages. De quoi parle-t-il Jean-Luc Mélenchon ? Il y a effectivement des difficultés pour le candidat de la France Insoumise à obtenir ces parrainages et les équipes de Christiane Taubira sont mandatées pour faire pression sur les élus ? Non mais l'arrivée dans le champ de Christiane Taubira c'est forcément des parrainages en moins.
Christiane Taubira elle est soutenue par le parti radical de gauche ça représente environ entre 250 et 300 élus. C'est 300 signatures qui manquent aujourd'hui à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon il a fait 7 millions de voix on l'a dit tout à l'heure il n'a pas ses signatures il n'a pas ses parrainages et en partie à cause de Fabien Roussel qui le parti communiste n'était pas candidat il y a 5 ans ni il y a 10 ans et effectivement Fabien Roussel c'est lui qui met beaucoup de pression justement pour que ses élus à lui et ils sont nombreux ne donnent pas leur signature à Jean-Luc Mélenchon.
Il y a en plus ce qu'on appelle le serment ou le pacte de Romainville c'est la primaire populaire qui a organisé ça à la fin de l'année dernière c'est-à-dire qu'ils ont réuni des élus qui peuvent apporter leur parrainage notamment des maires mais ils étaient assez nombreux quand même je crois qu'en décembre il devait être 200 ils doivent être plus qui disaient on ne donnera notre parrainage à personne à gauche alors même que nous sommes de gauche tant que vous ne trouvez pas une solution c'est-à
-dire
c'est presque un peu révolutionnaire on ne donnera aucun parrainage tant que vous ne vous mettez pas d'accord dans la même pièce ça n'a pas marché C'est à ça qu'il fait référence Jean-Luc Mélenchon ? Je n'ai pas lu l'intégralité du SMS mais c'est possible et il y a eu aussi une vidéo qui a fuité opportunément sur les réseaux sociaux d'un des fondateurs de la primaire populaire qui disait de manière évidemment peu professionnelle et peu à mon avis sous-pesée qui disait on va les empêcher d'avoir les parrainages et ça ça a été très très mal perçu à gauche et donc aujourd'hui c'est très crispant pour eux de se dire en fait ils sont contre nous ils
nous empêchent d'accéder
Dernière question avant d'aller évoquer ce qui se passe du côté de l'extrême droite est-ce que le fait qu'ils ne se rangent pas derrière la candidature de Christiane Taubira peut pénaliser justement parce que cet attachement à l'union d'une partie de la gauche des électeurs de gauche qui veulent tout simplement avoir une chance de victoire est-ce qu'ils pourraient à un moment donné être pénalisés je pense à Jean-Luc Mélenchon à Anne Hidalgo parce qu'ils ne rejoignent pas ce mouvement d'union derrière Christiane Taubira
C
'est difficile à dire c'est compliqué je ne pense pas que de toute façon nous on a beaucoup commenté cette primaire populaire est-ce qu'on interroge les français aujourd'hui dans la rue est-ce qu'ils ont vraiment suivi cette campagne j'en suis pas totalement convaincu aujourd'hui il faut quand même le rappeler la formule consacrée une élection présidentielle c'est une rencontre entre un homme une femme et un peuple là Jean-Luc Mélenchon Anne Hidalgo c'est comme des personnalités qui sont très incarnées donc je ne suis pas sûr que ce processus-là à ce stade soit de nature à les pénaliser sauf si effectivement arrivait la question des parrainages notamment pour Jean-Luc Mélenchon
et est-ce qu'on peut imaginer qu'Anne Hidalgo se range derrière la candidature de Christiane Taubira on sait qu'il
y a
aussi derrière tout ça des enjeux financiers parce qu'il y a le parti socialiste qui pèse encore financièrement
qui
pèse mais il faut quand même le rappeler si les candidats ne font pas 5% à la présidentielle ils ne sont pas remboursés de leurs frais de campagne je ne sais pas au jour d'aujourd'hui selon la mauvaise formule mais si combien elle a déjà avancé de fonds dans cette campagne mais il y
a
un risque effectivement qu'elle ne soit pas remboursée puis derrière il faut aussi la question des élections législatives
mais
légalement ce serait possible par exemple de dire on absorbe les dépenses de campagne d'Anne Hidalgo dans une grande campagne qui serait celle de Christiane Taubira ça peut se faire oui
la question s'était posée alors je ne
me
souviens plus exactement mais pour la question des républicains en 2017 je ne sais plus pour quel candidat mais il y avait une question justement de deux rapports il y avait une inquiétude sur le fait d'avoir à absorber
les
dépenses de campagne d'un autre candidat donc c'est c'est comme ça que ça se passera en tout cas si elle a rallié un candidat
en tout cas au parti socialiste aujourd'hui ils étaient tous unanimes pour dire elle ira jusqu'au bout il n'y a aucune inquiétude notre parti a 150 ans
d
'histoire il est hors de question qu'on s'arrête maintenant et surtout elle est extrêmement déterminée Anne Hidalgo je crois que ce que ça dit surtout cette histoire c'est la déconnexion à mon avis des partis avec la base électorale et c'est ça et je crois que là à mon avis ils ne voient pas l'écart ou alors ils font semblant de ne
pas
le voir mais avec ce qu'attendent les gens tout simplement leurs électeurs et ce qu'ils proposent eux en termes d'idées et en termes surtout de façon de faire politique et la primaire populaire a apporté un peu de citoyenneté évidemment amateur mais quand même avec quelque chose de spontané et de représentatif d'une partie toute petite partie mais quand même conséquente du lutte alors il y
a
la confusion à gauche et puis il y a aussi la guerre des clans à l'extrême droite guerre ouverte entre le rassemblement national et le parti reconquête d'Éric Zemmour qui gagne en intensité chaque jour avec la bataille des ralliements nos équipes se sont rendues à Villers-Cotterêts un bastion pour Marine Le Pen et vous allez le voir les fidèles de la candidate sont approchées par les équipes du polémiste reportage Léa Dermidjian Vivien Charrère et Pierre Dehonne
Villers
-Cotterêts bastion du rassemblement national
ici
depuis 2014 le parti de Marine Le Pen bat des records aux élections municipales
et
aux présidentielles de 2017 presque 50-50 face à Emmanuel Macron au second tour
alors
dans la bataille face à Éric Zemmour ces électeurs du rassemblement national seront
fidèles
à
Marine Le Pen il
y en a qui partent du rassemblement national vous, vous ne partez pas
son
programme me convient si vous préférez
pour
ainsi dire voilà
sur
quoi par exemple
? déjà pour la retraite si on a 40 annuités et puis qu'on peut partir à 60 ans donc ça ça m'intéresse moi je voterai pas pour lui parce que
à
part sans truc sur
tout
ce qui est identité française etc etc ça on a bien compris mais il parle que de ça tout ce qui est économique tout ce qui est pouvoir d'achat tout ce qui est social les retraites tout ça lui il parle pas de tout ça
des électeurs pour qui la candidature d'Eric Zemmour vient parasiter la campagne de Marine Le Pen avoir deux candidats à l'extrême droite c'est un problème
?
pour moi oui
je
pense que c'était déjà bien c'était déjà c'était déjà difficile déjà
à
la première élection avec Macron et là je pense que ça va être la déchirure encore plus j'espère pas mais bon
mais
je ne changerai pas ça c'est sûr que je ne changerai pas
à
Villers-Cotterêts monsieur le maire largement réélu en 2020 est un homme convoité par les équipes d'Eric Zemmour le candidat a été justement en visite dans la commune il y a 15 jours sauf que ce jour-là pour Franck Briffaut pas question de s'afficher avec lui
je
ne veux pas laisser passer un message qu'il pouvait laisser croire que monsieur Zemmour réussissait ici sa tentative d'OPA voilà j'ai des responsables et par honnêteté par loyauté à Marine Le Pen qui est la candidate que je soutiens
tout faire pour minimiser les ralliements au futur ralliement au camp Zemmour
Marion Maréchal pour moi c'est le nom elle fait de la politique ou elle en fait pas j'aimerais savoir il faut qu
'elle
se décide de savoir ce qu'elle veut faire j'en sais rien Marion Maréchal fait me penser aux gens qui sont sur un ring mais qui décochent un petit coup de poing puis qui vont tout de suite sur l'angle et s'asseoir auprès de son voilà il faut qu'elle sache quand on fait du combat politique on va dans l'arène on reste pas derrière le parapet bon voilà franchement ça c'est pour épater les médiums ça n'a absolument aucun intérêt
pourtant à quelques kilomètres de Villers-Cotterêts certains sont bien passés d'un parti d'extrême droite à l'autre
José pour qu
'il
y
ait le
plus de monde vous voudriez peut-être mieux se
mettre là-bas et bien on y va on y va voilà messieurs
dames bonjour
bonjour
monsieur
voilà
pour Éric Zemmour
Jean
-Louis Roux est ancien
conseiller
régional du Rassemblement National la stratégie de dédiabolisation l'éloignement avec les fondamentaux du parti l'ont convaincu d'aller voir ailleurs bon week
-end à vous madame
il
y avait une ligne politique voilà en laquelle je croyais et après on a été on a les repères on a l'impression de perdre un petit peu de ne plus avoir ces repères qu'il y
avait
il y avait peut-être un langage une programmatique qui changeait puis les différentes élections qui étaient perdues voilà deux fois deux fois de suite aux présidentielles bon deux échecs les gens se disent mais peut-être va-t-on passer choisir un candidat un nouveau candidat voilà
des
militants convaincus qu'au-delà des similitudes sur l'immigration le programme d'Éric Zemmour n'est pas un copier-coller de celui de Marine Le Pen
sur l'économie il a clairement il a clairement des lignes qui lui sont propres et qui font des divergences avec Marine Le Pen par exemple sur les retraites il tient plutôt à ce niveau-là une ligne qui est plus qui est plus réaliste économiquement
les
derniers sondages crédit Éric Zemmour de 13% des intentions de vote derrière Marine Le Pen à 17%
Pascal
Perrineau je voudrais avoir votre réaction à ce reportage et à ce monsieur qu
'on
voyait au début qui disait il parle pas du social
voilà c
'est tout à fait intéressant parce qu'on voit un peu une droite extrême d'en bas et une droite extrême d'en haut c'est pas la même base sociale on voit bien que la base de Marine Le Pen reste une base d'ouvriers d'employés des gens d'en bas comme on dit de manière un peu rapide et que ces gens d'en bas oui ils sont sensibles au thème immigration insécurité mais vous avez vu il parle avant tout de questions sociales et économiques pouvoir d'achat retraite et en cela on n'est pas dans une extrême droite traditionnelle on est beaucoup plus dans ce que j'appelle moi un national populisme c'est à dire c'est pas les positions de la droite radicalisées au plan économique c'est plutôt un entre deux même entre droite et gauche au plan économique et là on voit bien que ces électeurs qui parfois d'ailleurs viennent de la gauche ces électeurs sont des électeurs qui vont rester fidèles à Marine Le Pen il y a là quelque chose de très solide alors du côté d'Éric Zemmour c'est une une extrême droite beaucoup plus classique j'allais dire une extrême droite réactionnaire au sens étymologique du terme qui joue beaucoup sur le terrain culturel le terrain de l'identité etc mais qui sur le terrain économique ne parle pas à cette base populaire parle beaucoup plus aux classes moyennes ou à ce qu'on pourrait appeler la bourgeoisie et il ne faut pas confondre et je crois que quand on écoute Éric Zemmour il ne
faut
pas confondre le débauchage d'élus ça marche pour lui il dit en effet c'est une bonne semaine oui c'est une bonne semaine de débauchage d'élus les débauchages d'élus c'est pas des débauchages d'électeurs
ça
fait pas ça entraîne pas une dynamique ça crée pas de l'adhésion et en tout cas dans les sondages on n'a pas vu pour l'instant de
mouvoir bon je vais pas vous expliquer que c'est mauvais pour lui non mais il ne faut pas croire que les élus emmènent des clientèles les élus ce sont des hommes et des femmes libres qui réfléchissent qui écoutent les médias qui lisent qui discutent entre eux et qui ensuite façonnent leur choix ils ne
vont
pas suivre de manière idiote tel ou tel élu conseiller régional c
'est pas
leur problème
est-ce que ça marche Olivier Beaumont cette démonstration que fait Pascal Péguerino quand on parle de Marion Maréchal j'allais dire Le Pen Marion Maréchal elle a enlevé cette partie là de son nom mais est-ce que ça marche est-ce qu'elle peut entraîner des voix si elle faisait effectivement un ralliement clair ce qui n
'est
pas le cas pour l'instant vers Eric Zemmour
ça laisserait en tout cas installer cette musique que là pour le coup le cordon sanitaire a totalement rompu c'est totalement rompu entre la droite et l'extrême droite donc c'est compliqué on a vu là dans les derniers ralliements avec Guillaume Pelletier avec Gilbert Collard ce sont des figures un peu mais ça n'a pas ça n'a pas suscité comme ça une adhésion ça n'a pas fait bouger le moindre électeur à la faveur d'Eric Zemmour Marie Maréchal c'est plus compliqué après
il
y
a
la question du timing pour elle le message qu'elle envoie là à l'instant T alors effectivement elle le fait alors qu'Eric Zemmour il est en dessous de Marine Le Pen dans les intentions de vote donc finalement est-ce que c'est un bon calcul ou pas c'est très étrange c'est très étrange comment vous l'expliquez ? parce
que
ça ne ressemble pas notamment à un ralliement c'est surtout un lâchage de Satan
pour l'instant
on va être très clair Marine Le Pen fait une campagne présidentielle Eric Zemmour fait une campagne d'union des droites en vue des législatives Marie Maréchal elle envoie un message là clairement elle l'a dit elle s'est exprimée elle veut revenir dans le jeu politique on pourra commenter effectivement d'ailleurs c'est très bien expliqué par le maire de Villiers-Cotteret sur les attermoiements
si
elle fait de la politique elle y va il faut en gros faire
des
accro
à son
costume c'est marrant parce que c'est une petite parenthèse mais c'est exactement ce que disent les membres de sa famille toute petite et déjà c'est quelqu'un qui zappe facilement qui ne sait pas ce qu'elle veut qui veut quelque chose tout de suite et qui passe à autre chose après en 2012 elle est candidate forcée un peu par son grand-père pour laver la fronte de Carpentras c'était les propos tenus en 2017 elle était cornerisée parce qu'elle voyait bien qu
'à
l'Assemblée nationale elle n'avait pas de pouvoir et elle a voulu passer à autre chose et maintenant soudainement elle a envie de revenir parce qu'elle voit bien que son école à l'ICEP ça ne marche pas terrible et qu'on a goûté à la politique on a envie de revenir donc elle a envie de refaire un tour comme ça pour combien de temps je ne sais pas mais en tout cas dans le message qu'elle envoie là c'est un message qu'elle envoie à Éric Zemmour et aux futures listes et investitures qui seront données en vue législative parce que c'est faire aussi le pari que Marine Le Pen ne remportera pas cette élection présidentielle ce sera déjà sa troisième défaite
et
qu'on peut on peut imaginer effectivement que la suite sera beaucoup plus compliquée après pour Marine Le Pen d'un point de vue politique et que la relève sera incarnée parce que si c'est ça en fait la droite va exploser aussi et donc Éric Zemmour va récupérer toute la partie effectivement identitaire toute cette droite très radicale et une autre partie de LR vous
n'avez
aucun doute sur le fait qu'elle finisse par franchir le pas et qu'elle soutienne
en fait je n'en suis pas totalement sûr non plus c'est ça c'est très subtil je pense qu'elle envoie un message elle envoie un message aux électeurs elle envoie un message elle a rassuré Éric Zemmour mais il y a cette question cette relation familiale
alors
qu'en est-il réellement puisque vous les connaissez bien les Le Pen quand on voit Jean-Marie Le Pen voler au secours de sa fille là on se dit alors que ça avait été un peu compliqué entre eux quel rôle peut-il jouer et y a-t-il vraiment une affection entre ces deux femmes entre la tante et la nièce on a vu Marine Le Pen tout à l'heure dans l'extrait dans le premier reportage assez marqué par ce qui s'était passé par les annonces de sa nièce
j'ai croisé ce midi un de mes confrères de CNews qui était sur le plateau et dans les coulisses vendredi matin quand elle était interrogée et en loge elle pleurait visiblement il y avait des vraies larmes donc interprété il supposait que c'est un peu fabriqué mais visiblement même hors caméra il y avait une vraie une vraie émotion par rapport à votre question sur Jean-Marie Le Pen je pense vraiment que ça ne fera rien bouger c'est pas lui qui va décider voilà ça lui permet de revenir sur les devants de la scène médiatique ça lui permet d'exister il a 93 ans
mais
pourquoi il va le secours de sa fille après avoir dit elle ne gagnera jamais la présidentielle
parce qu'il a connu ça on revient on revient à
la transition
de 1998 et ce qu'il se passe là ça a quand même des dégoûts de déjà vu avec l'époque de Maigret et de Bruno Maigret et à l'époque Marine Le Pen était restée elle était restée auprès de son père alors que Marie-Caroline la première des filles Le Pen elle était partie pour rejoindre le clan du Félon et donc ça a créé quand même une vraie relation une vraie filiation et pour terminer sur la relation entre Marine et Marion c'est très important dans le choix qu'aura prendre Marine Maréchal parce qu'effectivement Marine Le Pen l'a dit c'est sa deuxième maman c'est-à-dire que quand Marion naît en décembre 89 à la maternité de Saint-Germain-en-Laye Yann, sa maman accouche seule puisque Marion est le fruit d'une passade amoureuse avec Roger O ancien journaliste ex-otage au Liban et c'est Marine Le Pen qui a la maternité de Saint-Germain-en-Laye avec Yann et les premières semaines les premières mois les premières années de sa vie c'est vraiment Yann et Marine Le Pen qui vont éduquer Marion et Marion va grandir dans cette maison de Montretout elle va voir aussi tous ses épisodes et elle va assister aussi à cette fameuse scission et l'éclatement de la famille
Est-ce que ça peut profiter Astrid de Villene à Marine Le Pen
? Parce
que là on la voit sous un jour nouveau c'était quand même la candidate de l'extrême droite avec un discours de brutalité alors on voit bien qu'elle a quand même beaucoup changé vous l'avez les uns et les autres commenté sur ce plateau ici même changer sa stratégie là du coup est-ce que ça peut le profiter ? Vous voulez dire le potentiel ralliement de Marion Maréchal à Éric Zemmour ? Oui Moi je crois que cette sincérité qu'elle avait en effet je ne savais pas cette histoire des larmes mais cette sincérité qu'elle a montrée sur le plateau me semble totalement authentique vu leur relation familiale qui n
'a
rien à voir avec leur relation politique puisqu'elles ne sont pas sur la même ligne mais leur relation familiale Marion Maréchal quand elle faisait de la politique disait et répétait à qui voulait l'entendre je ne serais jamais en opposition frontale avec ma tante c'était sa phrase son mantra et elle ne l'a jamais fait alors qu'en coulisses en interne dans les bureaux politiques etc elle s'opposait frontalement à ça Les deux s'opposaient puisque Marine Le Pen aussi était
prête à l'endroit des soutiens Oui mais
Marine Le Pen était la patronne la candidate mais Marion Maréchal elle est libérale sur le plan économique elle est très conservatrice sur le plan sociétal et elle est pour l'union des droites ce que Marine Le Pen n'est absolument pas c'est-à-dire beaucoup la traitent en interne au Rassemblement National de socialistes elle est pour la retraite elle
était à
60 ans à l'époque elle était très très anti-union européenne et elle est assez libérale sur le plan sociétal par rapport en tout cas plus que sa nièce qui par exemple sur l'avortement n'a jamais été très claire sur ses positions donc en Éric Zemmour Marion Maréchal trouve finalement son mentor et d'ailleurs ils sont amis ils sont proches et quant à Éric Zemmour lui il compte vraiment sur ce ralliement je sais qu'il a tendance à dire parfois ça peut nous faire gagner trois points alors moi je pense que c'est peut-être surévalué mais il faut voir aussi son implication dans la campagne est-ce que c'est comme vous le disiez tout à l'heure juste un petit coucou je suis là je ne
suis
pas là ou est-ce que c'est vraiment un ralliement de poids où elle se met à son service pour être porte-parole ça n'aura pas non plus le même impact Et on a vu passer cette citation on l'a dit Éric Zemmour a une marge de progression dans les classes populaires il peut encore monter voilà ce que dit Marion Maréchal et elle explique qu'il a fait beaucoup de progrès dans la posture le ton, la gravité depuis son entrée en campagne c'est pas un soutien clair enfin ça y ressemble quand même
Oui
et puis préciser aussi qu'à l'époque quand elle était députée quand elle était dans les instances du Front National elle était totalement marginalisée c'est-à
-dire
que le début de la rupture politique avec sa tante c'est Florian Philippot elle n'a jamais obtenu le moins d'arbitrage entre elle et lui elle avait aussi parlé de danger communautariste en bureau politique en voyant qu'elle reproche à Marine Le Pen d'être trop entourée de personnes qui revendiquaient leur homosexualité donc ça aussi et puis il y
a
eu l'épisode de la famille pour tous voilà là Marion Maréchal a défilé alors que Marine Le Pen elle est restée très discrète sur ce sujet
Vous expliquez très bien les uns et les autres et je vous remercie de le faire qu'il n
'y a
pas que la saga familiale il
y a aussi
un vrai clivage sur le fond entre ces deux Le Pen et puis il y a une pression aussi très forte exercée par les proches de Marine Le Pen de Marion Maréchal sur Marion Maréchal tous les gens de l'ICEP sont déjà partis chez Zemmour donc elle subit au quotidien avec les gens avec qui elle travaille avec qui enfin dont elle a été proche elle subit une forte forte pression et ça même les proches de Marine Le Pen me le disaient la semaine dernière en disant on sait qu'elle subit des pressions pour elle c'est très dur donc le fait de sortir comme ça en disant en soutenant Zemmour à minima c'est peut-être aussi pour elle une façon de se libérer de cette pression là sachant que chez Éric Zemmour ils avaient une ambition c'est qu'elle soit au meeting de Lille en fin de semaine et qu'elle prenne la parole avec enfin sur la scène avec pour faire la photo avec Zemmour etc.
manifestement on n'est pas encore sur ce genre de soutien elle attend peut-être les sondages
non
même
pas
je pense que c'est vraiment le fameux coup d'après d'accord est
-ce qu'il
y
en
aura d'autres des ralliements
il y
a
la question de Nicolas Bay il y a eu
le psychodrame alors c
'est un député
européen député
européen
alors intéressant aussi le parcours de Nicolas Bay c'était un ancien maigretiste et quand il revient au Front National c'est lui qui aide Marine Le Pen à s'imposer enfin s'imposer c'est un bien grand mot ou en tout cas à accéder à la présidence du Front National en janvier 2010 mais ça se passe très mal
que
la baie il fait partie des traîtres et il n'a jamais été totalement accepté parmi les classiques du parti et voilà c'est quelqu'un qui a gravité comme ça dans ce mouvement qui a eu des responsabilités qui a fini par en être qui a eu ces responsabilités enlevées et depuis un an deux ans même il est marginalisé dans l'organigramme
donc
voilà il y a une vraie rupture aujourd'hui entre lui et Marine Le Pen vous
ne seriez pas surpris s'il annonçait son ralliement
clairement
pas
en
tout cas il y
a
une inconnue de taille dans cette présidentielle c'est la question les français iront-ils voter en avril prochain les 10 et 24 avril prochain je rappelle les dates les derniers régionales ont sonné comme une alerte notamment pour le rassemblement national notamment dans des quartiers populaires la majorité des habitants n'attendent plus grand chose de la politique regardez ce reportage de Mélanie Lunès c'est Pierre de Horn
c
'est un quartier populaire quelques bars à Chelem sur les hauteurs de Bayonne ici les soubresauts de la campagne électorale n'intéressent pas grand monde dégoûtée de la politique comme Laura mère célibataire elle élève seule ses deux enfants
je
vous dis franchement je ne sais même pas qui se présente
je
vous dis franchement je ne
regarde
plus la télé c'est fini je n'allume pas la télé chez moi
c
'est inintéressant franchement
est
-ce que vous votiez avant
?
oui
oui
oui
mais
on est quand même assez déçus par ce qui se passe donc
non c
'est compliqué tout augmente l'essence tout augmente c'est compliqué 1500 euros on ne vit pas bien avec 1500 euros ici 70% des électeurs n'ont pas voté à la dernière présidentielle colère ou désillusion l'impression surtout de ne pas être considérée à 71 ans Gislaine est à l'europrès pour faire ses courses les thématiques ne sont pas chères vous n
'avez
qu
'à
regarder
mais
tout vient d'Espagne car elle perçoit à peine 1000 euros de retraite par mois
quand
on a travaillé pendant plus de 42 ans et qu
'on
n
'a
pratiquement rien
je
trouve ça illogique mais enfin bon on n'y peut rien c'est comme ça c'est la vie
qu
'est-ce que vous attendez d'un bon président aujourd
'hui ?
d'améliorer un peu la vie des gens qui sont en bas on va dire ça comme ça
pas
toujours privilégier ceux qui sont au-dessus
ce
matin-là c'est justement l'occasion pour ses habitants de s'exprimer la caravane nos quartiers ont de la gueule fait étape dans la ville pour collecter les doléances et lutter contre l'abstention
comment
ça vous impacte dans votre vie quotidienne le politique ?
je me prive de tout monsieur
avant je mangeais deux repas par jour maintenant je mange mon déjeuner et un peu le repas du midi mais le soir je ne mange pas
parce
que si je faisais ça je ne pourrais pas tenir le mois ils sont tous au gouvernement pour eux
pour
leur poche c'est tout alors la France elle est en train de couler mais ce n
'est
pas la faute des étrangers ce n
'est
pas la faute de la religion ce n
'est
pas la faute de tout ça c'est la faute de nos gouvernants depuis des décennies comme cette retraitée beaucoup refusent catégoriquement de voter Ramissa ancienne abstentionniste tente de les réconcilier avec la politique si vous avez une idée miracle qu'on puisse
proposer on ne sait
jamais on peut avoir des bonnes têtes par là
il
y
a
des pépites partout donc on ne
va
pas négliger les
propositions ils
avaient les mêmes idées que moi j'étais pareil aussi avant
je
me disais c'est pas la peine d'aller voter
tout
ce qu'il y a en haut c'est pas trop intéressant on n'aime pas
et
à la fin la politique c'est nous nous sommes des citoyens à part entière pas des citoyens à part ex nous on va dire des citoyens qui parfois basculent dans la pauvreté
à
quelques pas de là ils peuvent compter sur la solidarité à la table du soir un repas est servi tous les jours à toutes les personnes qui ont faim
c
'est le coup de feu après ils arrivent de manière un peu étalée mais on va avoir 80 à 90 personnes regardez le bon petit saumon
chaque soir ils sont toujours un peu plus nombreux des retraités des salariés de tous les âges Anastase a 62 ans il gagne moins de 1000 euros par mois comme agent d'entretien insuffisant pour pouvoir vivre
quand
j'ai payé le loyer j'ai payé l'essence j'ai payé 2-3 trucs le téléphone l'eau l'électricité et le 5 janvier j'avais pas 1 euro
pourtant lui a toujours cru en la politique j
'ai
commencé à voter depuis 82 pour Mitterrand
est
-ce que cette année vous allez voter du coup ?
sûrement sûrement sûrement je pense que les choses peuvent changer à tout le monde
je
pense que les choses peuvent changer de toute façon
les
choses doivent changer
et
pour faire changer les choses Anastase votera contre le président Macron même s'il n'a pas encore choisi son candidat à gauche
il
va falloir les ramener vers le vote
et
ça ne va pas être une mince affaire ça ne va pas être une mince affaire parce que on le voit bien dans tous ses propos quelle que soit la génération quelle que soit l'origine sociale est assez homogène c'est tous des gens en galère et on s'aperçoit que c'est pas simplement les jeunes en galère oui c'est le retraité des retraités beaucoup de femmes seules au foyer avec des enfants etc c'est tout de même ça la réalité de ces quartiers populaires et bien sûr ça se traduit par des phénomènes pas simplement de désinsertion sociale mais de désinsertion politique la politique devient pour ces gens d'en bas ils se qualifient d'ailleurs eux-mêmes comme cela un univers totalement étranger et donc il va falloir que les candidats soient bigrement bons
pour
ramener ces gens-là vers le vote parce
que cette question qui nous est posée par Dominique dans le Haut-Rhin toujours pour vous Pascal Périneau quel candidat ou quelle candidate profiterait le plus d'une abstention record au premier tour
c
'est difficile c'est difficile à dire il y a eu quelques études qui ont été faites où on pratiquait le vote obligatoire pour savoir on mettait les français en situation de vote obligatoire on leur disait vous êtes obligés de voter pour qui voteriez-vous et on voyait comme ça comment les abstentionnistes pouvaient voter et on s'aperçoit que les partis protestataires et en particulier les partis protestataires de droite extrême profitent d'une mobilisation des abstentionnistes on l'a vu vous le disiez tout à l'heure au régional le mauvais score du Rassemblement National est dû au fait que dans les couches populaires ça mobilise très mal
Astrid Évillenne
Oui
je crois que parmi les abstentionnistes il y a les jeunes et ce qu'on observe dans la jeunesse aujourd'hui c'est pas un abstentionnisme comme on pourrait voir dans certains quartiers populaires c'est à dire j'ai oublié d'aller m'inscrire ou je suis même pas au courant ou je m'en fiche là c'est carrément en tout cas chez les jeunes étudiants par exemple dans les sciences po etc on va entendre
ils
ne m'intéressent pas ils ne sont pas bons et d'ailleurs le fait de ne pas aller voter est finalement un acte politique et ça je crois que c'est assez intégré par les candidats parce que je sais pas si vous avez remarqué mais depuis plusieurs jours il y a énormément de propositions pour la jeunesse alors qu'avant on en parlait peu il y
a
eu beaucoup de reportages dans les médias de jeunes abstentionnistes qui disaient ils n'ont qu'à s'intéresser à nous et là peut-être qu
'on
votera et là depuis vous avez vu la banque des jeunes de Valérie Pécresse les revenus universels chez les candidats de gauche on sent bien que c'est un électorat qu'ils veulent capter est-ce qu'ils vont y arriver ça c'est une autre histoire Nathalie Mauret ça intéresse la politique dans vos quotidiens régionaux ?
Oui en tous les cas oui ça les intéresse en tous les cas nous on essaye de faire beaucoup de fonds justement pour les emmener par le fond et par les propositions mais moi je note que les candidats notamment Marine Le Pen Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon ne font pas une intervention pas une sortie sans parler aux abstentionnistes à la fois dans leur discours mais aussi dans les faits par exemple Marine Le Pen ce qu'elle va faire à partir de la semaine prochaine elle va faire en sorte qu'il y ait plein de cars qui vont partir je crois que c
'est
l'opération 5000 cars ou quelque chose comme ça ou 5000 villes ou 5000 marchés je
ne
sais plus exactement 5000 cars ce n
'est
pas très écolo voilà en tous les cas le principe c'est qu'il y a des cars floqués à ces couleurs qui vont aller justement dans les petits marchés elle-même va y aller régulièrement et à l'issue il y aura une réunion publique d'un petit format le but c'est l'exact contraire de Éric Zemmour puisqu'effectivement ce n
'est
pas du tout la même chose c
'est
au lieu de faire un meeting avec 10 000 personnes à Lille où arrivent des gens qui sont déjà très inclus dans la société on va dans des petites bourgades de moins de 50 000 habitants ou de moins de 10 000 habitants on fait un marché on y passe le temps qu'il faut on tracte et ensuite il y
a
une réunion publique et ça c'est aussi la même chose qu'ils font chez Fabien Roussel aussi en allant au contact des gens dans les zones périurbaines parce qu'ils ont la certitude que c
'est
cet électorat populaire qui fera défaut parce que oui parce qu
'ils
sont convaincus qu'effectivement mais ils ne sont pas convaincus en fait les sondages le disent début janvier j'ai gardé en mémoire que moins d'un ouvrier sur deux était absolument certain de ne pas aller voter or ce sont ces gens-là qui sont susceptibles de voter pour les programmes qui sont les plus concernants pour eux les programmes de Fabien Roussel ou de Marine Le Pen et nous revenons maintenant à vos questions
Si
Éric Zemmour arrive au second tour Marine Le Pen se rangera-t-elle derrière lui ?
Je
pense qu'elle donnera des consignes de vote assez libres je n'ai aucune information mais ça dépendra du climat et du contexte dans lequel va se passer les 15 derniers jours de cette campagne il ne
faut
pas exclure quelque chose de très violent entre ces deux candidats ça
l'est déjà ça
l'est déjà et nous ne sommes que c'est demain 70 jours mais il y a encore deux mois et demi donc il va se passer encore beaucoup de choses ça dépendra vraiment du climat de la toute dernière ligne droite En
tout cas Marine Le Pen n
'a
pas décroché dévissé comme certains le pronostiquaient
Non parce qu'elle a un socle électoral qui est bien installé elle fait une campagne plutôt assez maligne effectivement elle essaie de parler à ses classes populaires le témoignage tout à l'heure expliquait bien effectivement elle parle aux français elle ne sait pas de leurs problématiques du quotidien et
puis
elle a adouci son image cette stratégie qui a été très commentée mais il semble en tout cas que dans les intentions de vote ça ne décroche pas
Une
question de Patrick dans les Hauts-de-Seine qui a financé la primaire populaire Astrid De Villene
?
Je crois que c'est sur la base de dons d'ailleurs ils ont été très en retard en fait au moment du vote en faisant des appels par mail qui ont été beaucoup reliés sur les réseaux sociaux en disant il nous manque 100 000 euros il nous manque 40 000 euros donc je crois que c'est que des dons après j'ai appris qu'il s'était transformé en parti politique donc certains les soupçonnent de vouloir vraiment faire de la politique peut-être présenter des candidats logistes Derrière la candidature de Christiane Taubira du coup ? Bah ça on verra Christiane Taubira elle a donné un rendez-vous mi-février donc là on a beaucoup de rendez-vous on a eu septembre décembre mi-février Pour dire quoi mi-février ?
Bah pour voir si les coups de fil par exemple ont marché pour voir j'imagine mais après Christiane Taubira je pense qu'elle va tirer des leçons politiques aussi on verra aussi le rapport de force dans les sondages si ça se trouve elle va exploser dans
les
sondages
ça
pourra peut-être durer aux autres vous voyez mais sauf qu'on est très tard mi-février mi-février c'est-à-dire un mois un mois et demi du vote
et puis tout de même c'est un tout petit point de détail si je peux me permettre cette expression mais enfin c'est incroyable souvenez-vous il y a quelques semaines Arnaud Montebourg pour résoudre les problèmes à gauche donnait des coups
de
fil là ce qu'a proposé Christiane Taubira c'est de donner des coups de fil la gauche en est à se donner des coups
de
fil
et à
se parler uniquement entre elles où sont où est le peuple de gauche où est-il passé dans ces coups
de
fil diverses et variés c'est tout de même la question qu'ils devraient ou qu'ils auraient dû se poser parce que maintenant il est un peu tard
Corinne Hidalgo va-t-elle comprendre qu'elle ferait mieux de se retirer pendant qu'il en est encore temps elle ne prend pas le chemin de se retirer j'avais encore des gens au parti socialiste cet après-midi au téléphone qui me disaient elle est extrêmement résiliente je pense qu'effectivement c'est quelque chose dont on ne mesure pas parce que finalement elle n'est pas si connue que ça mais elle est extrêmement forte très déterminée et elle ira jusqu'au bout
si
la candidate bien plus devient notre présidente choisira-t-elle ses ministres parmi les candidats assez bien ou passables merci pour Martial dans les purénées orientales qui ne manquent pas d'humour c'est vrai que même cette façon de ranger les candidats c'est humiliant ça fait beaucoup parce qu'elle pérénon
mais
moi je sais que ça fait ça fait hurler de rire la France entière tout
le
monde rigole sur cette histoire en disant ils ne sont pas passés au CE2 au CM1 il y
a
beaucoup de bonnes blagues mais moi je ne sais pas je suis très très minoritaire sans doute à penser ça mais je trouve quand même qu'il y a quelque chose d'intéressant dans cette appréciation
qui s
'appelle le jugement majoritaire qui vient quand même de deux chercheurs du CNRS validés par le MIT aux Etats-Unis qui permettent soi-disant moi je n'en suis pas forcément convaincue mais en tout cas ce qu'ils disent eux ça permet de ne pas voter contre éviter le vote blanc d'essayer justement dans un cadre comme ça de primaire de montrer qu'il
y a
des nuances que tout le monde peut se rassembler peut-être que dans 10 ou 15 ans on l'aura adopté dans les budgets participatifs par exemple de la ville de Paris de la ville d'Annecy on l'utilise en fait je trouve qu'on se plaint beaucoup toujours des institutions démocratiques qui ne vont pas mal et dès qu'il y
a
une innovation tout le monde
oui c'est sûr
très franc
oui
mais ce n
'est
pas fait pour choisir des hommes et des femmes on comprend que dans le cadre d'un budget participatif on utilise mais là il s'agit de choix de candidats de candidats et je crois que véritablement les français d'abord n'y ont rien compris la primaire populaire nous a dit que ça donnait des avis est-ce qu'il faut donner des avis ou est-ce qu'il faut produire des décisions on voit bien que ce matin madame Christiane Taubira avait pris un avis pour une décision
en sachant qu'il y avait des candidats qu'on ne connaissait pas dans cette liste-là et des candidats qui ne voulaient pas en
être c'est le
problème quand même Florent en Seine-et-Marne la gauche des Unis trace-t-elle un boulevard pour la droite
pour l'instant oui mais qu'est-ce que c'est que la droite parce qu'on
a beaucoup glosé mais
une fois de plus cette élection présidentielle fait éclater une vérité c'est que toutes les familles politiques doivent être déclinées au pluriel il y a des gauches extrêmement différentes il y a des droites extrêmement différentes M. Zemmour peut lever les bras au ciel en disant l'union des droites l'union des droites l'union des droites ne viendra pas parce que Valérie Pécresse ne se ralliera pas aux candidats de droite extrême et maintenant même on découvre qu'il y a j'allais dire des familles macronistes regardez les rapports un peu conflictuels entre Edouard Philippe et son nouveau parti et La République En Marche et le futur président candidat ou candidat président
Va
-t-il y avoir un nombre record de candidats à l'élection présidentielle de 2022
? Est
-ce que
c'est un
nombre record ?
Il faudra attendre le seuil de parrainage quand même c'est quand même très compliqué Alors
ça
c
'est
le 7 mars
c
'est ça ? Exactement
Le
4 mars et le 7 mars
Pour Éric Zemmour c'est compliqué aussi on a parlé des candidats de la gauche c'est très compliqué aussi donc je pense que au final sur la ligne de départ ils sont quand même on verra mais
ça
va être très très compliqué encore plus cette fois-ci
qu
'en 2017 parce qu'on le voit dans les reportages il y
a
un vrai rejet aujourd'hui de la classe politique donc il y a beaucoup de maires aussi qui sentent enfin tous les maires sentent ça et donc eux aussi d'une certaine manière sont aussi dégoûtés de ça et ne voudront pas apporter leur soutien à des candidats
Dans le combat entre Marine Le Pen et Éric Zemmour est-ce l'avenir de l'extrême droite qui se joue
?
Complètement puisque troisième campagne présidentielle de Marine Le Pen se remettra-t-elle d'un nouvel échec
?
c'est très compliqué et Éric Zemmour il incarne aujourd'hui un courant et si on fait le pari que potentiellement Emmanuel Macron est réélu derrière LR vont très probablement éclater et une partie de cette droite ira rejoindre très naturellement Emmanuel Macron et une autre partie ira rejoindre plutôt Éric Zemmour
que
le Rassemblement National
Christiane Taubira n'a-t-elle pas vocation à être chef du PS
?
Non parce que le PS il existe sans elle et puis il y a quand même une histoire entre le PS et Christiane Taubira si elle a cité hier l'année 2002 dans son lapsus c'est pas un hasard il y a encore beaucoup de gens et beaucoup de militants au PS qui en veulent à Christiane Taubira parce qu'elle a quitté parce qu'elle s'est présentée et qu'elle a quelque part empêché Lionel Jospin de faire le plein des voix et puis quand elle était dans le gouvernement de François Hollande elle a quitté François Hollande à cause de la déchéance de nationalité en pleine crise donc ça aussi c'est des choses qui se sont mal passées donc entre le PS et Christiane Taubira il n
'y a
pas que de l'amour Comment la campagne pour l'élection présidentielle de 2022 est-elle perçue par la presse étrangère
? Je
ne sais pas si vous avez pu jeter un oeil non ?
Oui oui
la presse étrangère une fois de plus décode cette profusion de candidatures comme étant au fond une campagne présidentielle typique du village des Gaulois ça renforce les stéréotypes les plus éculés sur la situation française
Les candidats de gauche savent-ils encore parler au peuple
?
Non de manière claire non et c'est un des graves problèmes qui est d'ailleurs qui ne date pas d'aujourd'hui peu à peu la gauche s'est éloignée des catégories populaires beaucoup de catégories populaires de gauche sont réfugiées d'abord dans l'abstention et puis après ont été voir vers d'autres horizons comme le Rassemblement National
Merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir tard mais vous pouvez retrouver c'est dans l'air quand vous le voulez en replay et en podcast c'est l'heure de retrouver Anne-Elisabeth Lemoyne et toute l'équipe de CETAVOU au programme ce soir Anne-Elisabeth Bonsoir Caroline la journaliste Ophélie Meunier menacée de mort et sous protection policière après la diffusion d'un reportage sur l'islam radical à Roubaix un reportage dans lequel témoignait un visage découvert à un juriste de la ville lui aussi menacé de mort il témoigne ce soir
et
nous nous retrouvons demain en direct à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air belle soirée
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