L'eau du robinet non potable à Bagnères et Pouzac, "il ne faut pas s'inquiéter", dit le préfet des Hautes-Pyrénées
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Est-ce que vous avez des nouvelles sur la qualité de l'eau à boire pour les habitants ?
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Et à Saint-Martin, c'est rétabli déjà ?
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Qu'est-ce qui vous a le plus marqué en quatre ans ici ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le gestionnaire et notamment Veolia travaillent actuellement à rétablir la qualité de l'eau. »
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« C'est lié à de la turbidité. C'est hélas assez classique quand il y a des très très gros épisodes orageux. »
- 0:47PrésentateurFait
« Pour les usages alimentaires, il est impératif de la faire bouillir pendant 5 minutes. »
- 2:04Invité politiqueFait
« Il y a des cafés à Bagnères qui servaient quand même des carafes d'eau du robinet. »
- 2:25PrésentateurFait
« Il y a toujours des trous dans la raquette. »
- 2:41Invité politiqueFait
« Vous avez été nommé préfet de Lyon. Vous êtes arrivé dans les Hautes-Pyrénées en août 2022. »
- 4:24PrésentateurFait
« J'avais retenu les crues de 2024 dans les choses qui sont quand même assez marquantes. »
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Di Berne Bigorre, premier sur l'actu locale.
7h43, Shannon Marigny, notre invité sur ici, Berne Bigorre, ce matin, est le préfet des Hautes-Pyrénées. Bonjour Jean Salomon, pardon.
Bonjour Madame.
D'abord, Jean Salomon, je pense aux habitants de Bagnères, de Ponzac, de Pouzac et de Saint-Martin qui nous écoutent ce matin et qui se demandent s'ils peuvent boire l'eau du robinet. Est-ce que vous avez, vous, des nouvelles ?
Alors, le gestionnaire et notamment Veolia travaillent actuellement à rétablir la qualité de l'eau. C'est lié à de la turbidité. C'est hélas assez classique quand il y a des très très gros épisodes orageux.
Oui, de la pollution dans l'eau.
On ouvre son robinet, l'eau n'est pas très claire. Alors, ça n'empêche pas de se laver tous les usages sanitaires. Par contre, effectivement, pour les usages alimentaires, il est impératif de la faire bouillir pendant 5 minutes. Et alors, je le répète parce que sur des épisodes précédents, on a eu des incidents. Une fois qu'on l'a fait bouillir, on la laisse refroidir avant de la consommer. Oui, c'est mieux. Parce qu'on avait eu, sauf si on veut boire du thé, mais c'est vrai qu'on avait eu quelques épisodes où les gens pensaient que pour garder la qualité de l'eau, il fallait la boire chaude. Donc, voilà, c'est vraiment important.
Donc, la faire bouillir 5 minutes à grosse bulle et puis après, on peut l'utiliser. Sinon, évidemment, de l'eau en bouteille. Les choses devraient être établies. Ça s'est déjà un petit peu amélioré depuis le début de la turbidité. Il reste aujourd'hui la zone basse du centre-ville de Bagnères et le centre de Pouzac.
Et donc, à Saint-Martin, c'est bon ? C'est rétabli déjà ?
Hier soir à 18h, ça ne figurait plus dans la liste des communes avec de la turbidité.
Bon, tant mieux. Et donc, pour Bagnères et pour Pouzac, ça devrait être dans la journée ?
Oui, je pense qu'il faut fluidifier. Le but, c'est que ça circule. Là aussi, on a tous fait l'expérience de laisser couler son robinet. Et puis, au bout d'un moment, ça redevient clair. Alors, en ces périodes de restrictions d'eau, ça peut paraître contradictoire. Enfin bon, c'est aussi important. Donc, ça va s'estomper progressivement. Il ne faut pas s'inquiéter.
Et puis, on l'entendait dans le reportage qu'on a diffusé ce matin. Il y a des cafés à Bagnères qui servaient quand même des carafes d'eau du robinet. Hier, il y a eu un manque d'informations là qui s'est perdu quelque part, non ?
Alors, l'information est diffusée toujours par deux canaux. D'abord, le gestionnaire de l'eau et puis les services de l'État, l'ARS. Alors, on communique par tous les réseaux, par voie de presse, par voie orale, par les réseaux sociaux. On espère toucher tout le monde par le bouche à oreille. Mais il y a toujours des trous dans la raquette. Alors, c'est vrai que pour un établissement de type bar-restauration, c'est assez surprenant. Mais ça prouve aussi qu'on doit continuer à travailler aussi avec les maires à la qualité de nos plans de communication en situation de crise.
Jean Salomon, vous êtes sur le départ. Vous avez été nommé préfet de Lyon. Vous êtes arrivé dans les Hautes-Pyrénées en août 2022. Donc, ça fait quatre ans. Qu'est-ce qui vous a le plus marqué en quatre ans ici ? Qu'est-ce que vous retiendrez ?
Alors, je dirais d'abord, peut-être sur un point de l'humour, c'est qu'en faisant quatre ans, c'est quasiment deux fois la durée habituelle d'un préfet en poste. Enfin, dans les usages, il n'y a pas de contrat à durée déterminée. Donc, il y a peut-être deux fois plus de choses qui m'ont marqué que si j'étais resté deux ans. D'abord, c'est la qualité et l'importance du dialogue et de la discussion avec le terrain. Moi, quand j'ai rejoint le corps préfectoral, ce qui m'intéressait, c'était le contact avec les gens, tous les gens, les élus, les projets. En restant à sa place, chacun dans son rôle.
J'ai souvent dit à mes élus que j'étais là pour les aider, mais je n'étais pas toujours là pour leur dire ce qu'ils voulaient entendre. Moi, j'ai une fonction assez légaliste dans le travail. Donc, c'est de dire, vous avez un beau projet, comment on peut le réaliser ? Comment on va travailler avec les équipes ? Et ça, je trouve que c'est ce qui fait le sel de la mission. C'est de discuter avec les agents pour dire, voilà, qu'est-ce qui est possible ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ? Comment je peux discuter avec l'élu pour éviter de faire ce qui est toujours désagréable ? C'est-à-dire de dire, on va faire ça exactement. Et puis, à la fin, on se dit, ce n'est pas possible.
On dit, démerdez-vous pour que ce soit possible. Débrouillez-vous pour que ce soit possible. Donc, moi, j'aime bien qu'on ait ce temps d'échange. Il y a à la fois le bruit de fond, tout le quotidien dont on ne parle pas. C'est tous les agents qui traitent les dossiers des étrangers, qui font avancer les projets des entreprises, qui délivrent des autorisations. Le quotidien. Le quotidien. Il y a les petites crises quotidiennes. Installations illicites de gens du voyage, problèmes d'eau. Il y a les grosses crises, les gros événements. Alors, j'avais retenu les crues de 2024 dans les choses qui sont quand même assez marquantes.
La dermatose nodulaire.
Toutes les crises agricoles. Et là, c'est vrai qu'on n'a pas été épargné par les maladies vectorielles. Mais à chaque fois, on voit bien, et y compris dans la crise agricole. Moi, je veux saluer le monde agricole et les élus parce qu'il y a toujours des pics dans la crise de haute intensité avec des déversements de déchets que je condamne, qui sont désagréables, qui ne font rien avancer. Mais derrière, il y a un dialogue qui permet d'ailleurs de faire remonter. Et avant de vous rejoindre, je voyais sur le journal officiel la publication de la loi sur l'agriculture. Donc, je me réjouis que beaucoup de choses demandées par les agriculteurs, échangées sur le terrain et puent être transcrites.
Merci beaucoup. Jean Salomon, préfet des Hautes-Pyrénées. Plus pour longtemps, donc vous rejoignez Lyon. Eh bien, bon vent à vous. Merci beaucoup.
Et très bonne continuation à vous.