CETTE FEMME A ÉTÉ DR0GUÉE PAR UN SÉNATEUR CHEZ LUI
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00victimeFait
« la drogue que le sénateur m'a mise c'est de la MDMA »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
dans sa main il tenait un sachet la drogue que le sénateur m'a mise c'est de la MDMA je comprends alors que j'ai été droguée à mon insu c'est ce qu'on appelle la soumission chimique et il insistait pour que je boive ma coupe de champagne et là il me suit dans la cour d'un immeuble il me suit dans la rue c'est pas écrit attention je suis un violeur j'aurais pu mourir c'est une affaire [Musique] d'état le 14 novembre 2023 j'étais donc à l'Assemblée nationale appelle cet ami sénateur que je connaissais depuis 10 ans pour lui confirmer ma présence à sa soirée pour fêter sa réélection lorsque je l'ai au téléphone il me dit ce ne sera pas au Sénat ce sera chez moi je t'envoie l'adresse par sms je dis d'accord je viendrai aux alentours de 20h parce qu'à l'Assemblée nationale les députés ont une pause entre 20h et 21h30 et j'ai pris donc un taxi pour me rendre à 20h donc donc chez lui je suis arrivée la première c'était au 4e étage d'un immeuble et là je me suis assise dans son salon lui il s'afférait dans la cuisine et dans la cuisine il a servi deux coupes de champagne qui l'a ramené donc sur la table du salon nous avons trinqué une première fois et j'ai trouvé que le champagne avait un goût particulier mais sans me préoccuper plus j'ai quand même bu ce ce champagne et au bout de quelques minutes j'ai ressenti comme une une chaleur et aussi comme si mon cœur commençait un peu à sortir de ma poitrine c'était très bizarre et j'avais des nausées des jambes mes jambes qui commençait à trembler une une dizaine de minutes après alors j'avais un peu vous savez je me sentais un peu gênée donc j'ai j'étais un peu gêné j'avais un peu honte et je raisonnais dans ma tête je me disais c'est peut-être parce que j'ai rien mangé de puis depuis le déjeuner j'ai j'ai peut-être un petit malaise dû à ça donc il y avait des choses sur la table j'ai commencé à à manger certaines choses sur la table il m'avait préparé des faritas et donc au bout de de quelques minutes je voyais que ça passait pas je voulais pas lui dire parce que je trouvais que c'était pas normal mais en même temps il y avait quelque chose qui qui était vraiment très bizarre aussi dans cette soirée c'est que il allumait la lumière et tout d'un coup il se il éteignait la lumière donc on se retrouvait dans le noir et il insistait pour que je boive ma coupe de champagne il commena à être lourd si vous voulez et à un moment donné il a repris les couples de champagne et il est retourné dans sa cuisine qui était dans un petit recoin de l'appartement au regard de tout ce que j'étais en train d'observer et toutes les choses un peu étranges et bizarres qui se passaient dans cette soirée j'ai voulu aller regarder ce qu' était en train de faire dans la cuisine en fait il mettait du champagne mais il versait le champagne dans la cuisine donc moi je voyais pas ce qu'il faisait il les ramenait ma coupe n'était pas terminée qu'il reprenait ma coupe il retournait dans la cuisine tout en discutant avec vous tout en me disant tu manges rien tu bois rien voyez en étant vraiment très insistant quand j'ai voulu regarder ce qu'il était en train de faire dans la cuisine là j'ai vu que dans sa main il tenait un sachet et ce sachet il était en train de le ranger dans un tiroir sous le plan de travail de sa cuisine comme tous les symptômes avaient encore augmenté que tout tournait autour de moi je me suis dit il y a un problème c'est quoi ce sachet là je comprends qu'il a mis quelque chose dans mon verre vous imaginez la panique alors déjà la panique parce que j'avais l'impression que j'allais faire un arrêt cardiaque mon cœur palpitait comme jamais j'ai pu ressentir ça et en même temps je sentais que je n'allais pas pouvoir me mettre debout et je ne sais pas comment j'ai fait mais je j'ai réussi à me mettre debout à alors que tout tournait j'ai commandé sur mon application un taxi et lui me disait mais reste on va passer une bonne soirée et je disais non je retourne travailler à l'Assemblée nationale parce que à 21h30 comme je vous l'expliquais tout à l'heure et bien le travail reprend jusqu'à min minuit dans l'hémicycle il vous disait quoi il vous disait on va passer du bon temps reste reste reste on va s'amuser moi je comprenais pas pourquoi il me disait ça parce que j'étais venu juste pour fêter sa réélection c'était pas une soirée pour s'amuser é donc comment il a pu imaginer que vous puissiez retourner travailler en étant drogué il allait tout faire pour pas que j'y retourne c'est ça en vrai et manifestement donc il essayait de me retenir pour que je reste et moi toujours avec le sérieux de mon travail je disais non il faut que je retourne travailler j'avais cette compréhension que il venait de faire quelque chose d'absolument inadmissible horrible je me sentais en plus trahi en même temps que j'avais tous ses mal àaises en même temps que j'avais peur de mourir et il me suit il me suit donc sur le palier il me suit dans l'ascenseur il vient avec moi dans l'ascenseur j'étais terrorisé on éit au 4e étage donc c'était très long pour redescendre et là il me suit dans la cour de l'immeuble il me suit dans la rue je sais pas trop si me parle moi je me concentre pour pas tomber il m'a même demandé de prendre les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur moi je savais que si je prenais les escaliers j'allais tomber et il me regardait en fait il regardait toutes mes réactions et là donc dans le je m'écroule j'essaie d'appeler un collègue et je lui dis que ce sénateur qu'il connaissait lui-même il aurait dû venir avec moi d'ailleurs à cette soirée mais ce soir-là il avait un autre événement prévu je suis dit il a mis quelque chose dans mon verre il m'a drogué et je vais mourir je lui disais je vais mourir parce que effectivement je me sentais vraiment très mal et j'ai compris aussi pourquoi après parce que il m'a mis euh l'équivalent de trois fois la dose récréative mon collègue me dit mais non c'est pas possible qu'il ai mis quelque chose dans ton verre tu es en train de faire un AVC et je disais je je je reviens à l'Assemblée lui il était loin de l'Assemblée à ce moment-là je décide de d'envoyer un SMS à un autre de mes collègues je lui mets je suis toute tremblante quelqu'un a mis quelque chose dans mon verre viens m'aider j'arrive à l'Assemblée nationale viens m'aider à sortir du taxi donc j'arrive pour rentrer à l'Assemblée nationale je dis au taxi je peux pas sortir à attendez monsieur il y a quelqu'un qui va venir m'aider je j'explique au chauffeur de taxi ce qui m'est arrivé il me dit bah c'est le monsieur qui qui était en train de vous suivre quand vous êtes arrivé au taxi je dis oui c'est lui je chauuxffur de taxi était désolé pour moi il me dit vous inquiétez pas madame je je j'attends j'attends avec vous et mon collègue arrive il me sort je tiens pas de bout il me il me tient pour que je puisse marcher pour que je puisse entrer prendre les marches pour rentrer dans l'assemblée et mon collègue il me croit tout de suite parce qu'il me connaît depuis longtemps depuis 7 ans il me dit mais oui mais il faut vite il faut vite que tu ailles faire une prise de sang on va appeler SAMU et c'est très bien parce que vous voyez ça c'est important d'avoir quelqu'un qui vous donne les bons conseils vous savez on sait pas quoi faire dans ces cas-là il auraitait pu me dire va te coucher ça ira mieux demain mais heureusement ce collègue était déjà informé c'est ça qui est important le SAMU arrive à l'Assemblée nationale le SAMU misole dans un endroit un peu plus en recul un peu un peu caché parce qu'il y a beaucoup de monde à l'Assemblée les médecins essayaient de prendre mes constances que j'étais j'étais trempé en fait ils arrivaient pas à coller tous les capteurs sur moi et ils m'ont allongé sur un brancard et là je suis passée par des sous-sols ils m'ont évacué de l'Assemblée je suis allée dans dans le véhicule du samintu je me rappelle juste des des pavés parisiens à ce moment-là et que j'étais allongé et je suis arrivé à à l'hôpital de La Riboisière c'est un hôpital spécialisé en toxiccologie aux urgences on m'a prélevé du sang et des urines et le lendemain matin après avoir passé toute la nuit aux urgences le médecin est venu m'apporter les premiers résultats il m'a dit madame vous avez bien été drogué on a retrouvé de l'extasie dans votre sang la drogue que le sénateur m'a mise c'est de la MDMA c'est un composé d'extasie qui a pour but en fait de vous faire perdre en fait votre vigilance et vous vous hyper sensualisez si vous voulez vous faites des choses que vous faites pas d'habitude ça vous désinhibe dans une certaine manière autant vous dire que ça a pas marché du tout vous comprenez bien qu'au contraire moi je me suis trouvé dans un profond malaise une profonde détresse physique et aussi psychologique c'est un ami que je connais depuis 10 ans et malheureusement j'ai compris après que les les prédateurs ils opèrent auprès de victimes qu'ils connaissent par exemple Giselle péicot elle c'était son mari moi c'était un ami de 10 ans Ben ce sénateur oui moi je connais bien sûr sa femme étant donné que j'ai fait sa campagne que je l'ai aidé à être élu le collègue qui était avec moi à l'hôpital de La Riboisière il le connaissait aussi et quand le médecin est venu nous apporter les résultats moi j'étais bien sûr très en colère très affaibli mon collègue aussi très en colère se s il se sentait aussi trahi et là on a réfléchi on s'est dit mais qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on fait maintenant mon collègue toute la nuit quand je lui racontais ce qui se passait dans la soirée il me disait soit tu as un grave problème de santé soit il y a un truc qui va vraiment pas bien soit c'est une affaire d'état et c'est vrai que au regard des résultats on a compris que c'était l'option 2 en fait ce qu'il faut comprendre c'est que 99 % des de victimes de soumission chimique 99 % de victimes qui ont été drogué on pas de preuve et c'est en cela qu'il faut vraiment que les choses avancent et donc après vous allez vous décider à porter plainte ce qu'on a fait avec mon collègue c'est que comme moi j' j'avais du mal à réfléchir parce que bah j'étais toujours sous les effet de la drogue lui il m'aidait à réfléchir le matin comme quoi c'est important d'avoir toujours quelqu'un auprès de vous et il m'a dit il faut qu'on appelle la présidente de l'Assemblée nationale donc j'envoie un message donc à à yel Bron Pivet je lui dis elle rappelle-moi sururgent et elle me elle me rappelle et mon collègue m'aide à formuler les choses parce que j'avais du mal à parler et elle dit allez porter plinte tout de suite donc on sort de l'hôpital de La Riboisière avec les résultats du bilan sanguin et urinaire et on va porter plainte au commissariat qui est juste à côté de l'Assemblée nationale à ce moment-là en fait moi j'étais en même temps très fatigué épuisé en même temps très en parce que je me sentais profondément trahi mon collègue qui qui était député moi-même on s'est dit non on est deux petits députés là en face d'un sénateur c'est grave comment on va faire comment on va faire heureusement qu'il m'aidait à réfléchir comme on avait l'appui de la présidente de l'Assemblée déjà ça nous rassurait on s'est dit que ça ça apportait quand même un poids à à ce qu'on allait pouvoir faire aux démarches qu'on allait pouvoir poursuivre et on est arrivé donc au commissariat du 7e on a commencé à raconter c'est vrai que bah comme j'étais dans un état d'épuisement total mon collègue était à côté de moi il me soutenait je commençais à relater les faits vous ressentiez encore les effets de la drogue bah bien sûr j'avais pas dormi de la nuit l'officier qui nous a reçu nous a dit à un moment bah écoutez messieurs dames là va falloir que je passe un appel parce que il se rendait compte que là on était vraiment dans un sujet très très sensible il comprenait en fait que là on on touchait quelque chose de l'ordre d'une affaire d'état et que il devait s'en référer à sa hiérarchie donc il passe des appels et là il nous dit bon madame signez ce que vous avez déjà déclaré mais là la police judiciaire va venir vous chercher et là la police judiciaire vient me chercher et m'emmène donc Avenue d'umain à côté de Montparnasse et là j'ai affaire à deux policières mais chevrenis qui m'ont posé des questions absolument parfaites qui connaissaiit aussi tous les modes opératoires de ce genre de prédateur elles m'ont mis en confiance j'ai raconté les choses de manière constante par rapport à ce que j'avais déjà déclaré au commissariat du 7e et j'ai donné tous les détails que la drogue était dans un tiroir dans un sachet que je j'avais vu ce sénateur cacher ce sachet dans un tiroir dans sa cuisine et quand j'ai fini de déclarer tout ça là aussi eux ont passé des appels en vue de faire une perquisition elles m'ont laissé avec d'autres de leurs collègues et elles sont parties perquisitionner l'appartement du sénateur avec des chiens pour trouver la drogue et la drogue a été retrouvée exactement à l'endroit que j'avais indiqué le sénateur a été mis en garde à vue immédiatement et après ce que ce qu'on fait les les autres policiers ils m'ont emmené dans un autre endroit qui est un laboratoire spécialisé euh pour l'analyse séquentielle des cheveux donc là je me suis fait prélever des mèches de cheveux c'est assez traumatisant déjà vous êtes épuisé par tout ce que vous avez vécu et puis voilà on vous coupe des cheveux c'est assez dur ça parce que pour vous coupe les cheveux parce que dans les cheveux on analyse tout et on on sait si par exemple vous êtes un consommateur de drogue voyez on est obligé de tout vérifier et ce qu'il faut savoir aussi c'est que par exemple pour des personnes qui sont droguées au long cours par exemple Giselle péicot elle dans ses cheveux elle avait toutes les traces des médicaments ben dans les cheveux c'est vous avez vraiment tout ce que tout tout toutes les toxiques en fait mais ça c'est intéressant en fait c'est une une autre preuve quand quand il est trop tard pour faire des prises de sang quand il est trop tard pour faire des analyses d'urine vous avez encore cette solution de l'analyse séquentielle des cheveux qu'il faut développer de plus en plus parce que c'est vraiment une autre preuve très intéressante donc il est mis en garde à vue ben je sais pas ce qui se passe dans sa garde à vue mais on se doute bien qu'il a été interrogé plusieurs fois et à un moment donné les brigadières me disent est-ce que vous allez être d'accord d'être en confrontation avec votre agresseur comme toute la nuit à la Riboisière j'étais dans cette conviction que j'avais été droguée dans cette conviction que c'était plus possible de laisser faire les choses comme comme ça dans cette volonté de dire les choses de porter plainte que c'était inadmissible et bien j'ai assumé j'ai dit oui madame je vais faire la confrontation donc 48 he après je suis amenée dans un un lieu qui est une toute petite pièce sans fenêtre juste à côté certainement de l'endroit où était enfermé Joël guerot dans une petite pièce vraiment de je sais pas de 3 4 m Carr je me suis retrouvée avec mon agresseur son avocat la greffière qui prenait les déclarations et puis moi une avocate qu'il a fallu que je trouve le plus rapidement possible et là donc il a parlé de son chat pour la première fois je n'ai pas je n'étais pas au courant de cette histoire de chat comme quoi son chat était mort et que il était très perturbé il a parlé aussi du fait qu'il avait un ami qui était en phase terminale de cancer et qu'il était très perturbé voilà il a raconté tout ça tout ce qui a été dit à après dans les journaux qu'il s'est trompé de verre que c'est un sénateur qui lui a fourni cette euphorisant naturel parce qu'il était pas très bien dans un moment difficile de sa vie qu'il était aussi épuisé par sa campagne sénatoriale et moi à ce moment-là je je disais à mon avocate mais je suis encore sous les effets de la drogue ou euh qu'est-ce qu'il raconte et mon avocate Me dit non non vous avez bien entendu comme moi donc ça du 2 he he c'est éprou souvent quand même les confrontations donc au bout de d'un heure et dem je je suis obligé de sortir je pleure savoir que j'ai toujours pas dormi en fait parce que l'effet de la drogue le temps que tout ça se disperse le choc j'avais déjà des collègues qui se demandaient ce qui m'était arrivé comme l'Assemblée nationale é un lieu publicque j'avais aussi certains journalistes qui m'avaient vu partir qui m'envoyait des SMS j'avais une pression quand même énorme dans un état où tu était vraiment dans un état de faiblesse en fait de vulnérabilité extrême la confrontation se termine et est-ce qui s'excuse ah il dit dit qu'il est désolé désolé pour moi c'est un moment après très difficile parce que c'est ce qui arrive aux victimes après c'est ce qu'on appelle le stress post-traumatique donc vous êtes avec beaucoup de symptômes désagréables comme de l'hypervigilance c'està-dire V sursaauter pour un rien euh je pouvais euh difficilement supporter le bruit euh j'avais peur de tout je pouvais pas sortir de ma maison donc j'ai vécu un isolement en fait euh avec ce stress post-traumatique et cet isolement j'ai voulu en faire quelque chose suite à tout ce que m'avait dit euh les les médecins quand j'étais à l'hôpital de la r de la Riboisière qui m'avait dit Madame on voit des gens comme vous plusieurs fois par jour euh là j'avais déjà compris en fait que c'était un un problème de santé publique donc je me suis rapprochée de d'experts j'ai recherché avec mon équipe qui avait déjà fait des travaux travailler sur la sur la soumission chimique mais je savais pas que ça s'appelait la soumission chimique parce que la soumission chimique c'est une expression scientifique la soumission chimique c'est être drogué par quelqu'un par des médicaments ou des substances comme des drogues et c'est à notre insu c'est-à-dire que les prédateurs ils mettent ça par exemple dans des veres ou alors dans des assiettes voyez dans des substances comme ça qui dissimulent en fait il faut savoir que la première drogue utilisée c'est pas le GHB hein la première substance ce sont les médicaments ce qu'on trouve dans notre boîte à pharmacie des médicaments contre par exemple les allergies des médicament qui nous sédate tout ça dans quel but de faire en sorte que les victimes perdent leur vigilance et de pouvoir leur faire faire ce qu'ell n'auraient jamais accepté de faire les les prédateurs en fait on ont toute une on va dire toute une sorte de d'organisation un modus opérandi évidemment que moi j'ai vu ce sachet de drogue j'ai ressenti tous les T tous les symptômes moi j'étais sous le sous le choc mais il y a aussi une victime de Joël guerot qui a appelé les les enquêteurs euh pour leur faire part de ce qu'elle avait vécu je crois qu' un moment très difficile pour moi ça a été le moment où j'ai eu le le dosage qu'il m'avait m'avait mis j'ai compris que j'aurais pu mourir donc ça ça a été très difficile pour moi il y a eu un autre moment où ça a été difficile pour moi c'est euh quand les enquêteurs nous ont remis le le rapport d'expertise de son téléphone de son ordinateur et d'ailleurs les journalistes ont dévoilé tout ça il a recherché quelques semaines avant de d'organiser ce guetapan en fait il a il a recherché drogue point deal GHB drogue et viol et en fait tout ça caractérise en fait son intention voyez tout ça je je l'ai encaissé au fur et à mesure du temps et puis après il y a eu donc vous comprenez bien toute cette instruction moi j'étais très mal avec tous ces stress post-traumatique je ne pouvais pas encore retourner dans l'hémicycle j'avais énormément de troubles du sommeil j'avais plein de choses désagréables parce que le stress post-traumatique c'est comme si votre mémoire elle reste dans l'épreuve dans le moment qui vous est arrivé alors que le temps passe moi j'ai un exemple qui m'a qui m'a marqué c'est que dans dans cette soirée quand je suis allée chez le sénateur j'ai dû composer un digicode et après quand j'étais face à un digicod j'étais tétanisé je voyais le digicode je n'arrivais pas avec mes doigts à composer à appuyer sur les les touches du digicode c'est c'est ça le stress post-traumatique et puis il y a plein de choses après dès que j'entendais le mot sénateur j'avais toutes ces nausées c'est quelque chose à mon avis qu'il faut vraiment prendre en compte la santé mentale des des personnes qui vivent ces agressions heureusement heureusement que j'ai eu tout de suite quelqu'un euh qui m'a aidé donc a une une psychologue de la police judiciaire de Paris qui m'a vu très rapidement après les faits j'ai pu en fait elle m'a vu d'abord par visio parce que comme je vous expliquais je pouvais plus sortir de chez moi j'avait peur de tout donc on a on a d'abord fait les visio elle connaît très bien le psychotrauma donc ça ça aide d'ailleurs j'aimerais que tous les psychologues soient vraiment formés et le personnel de santé soit mieux formé au psychotrauma pour mieux comprendre tous les tous les enjeux tout ce qui se passe quand quand vous êtes face à quelqu'un qui a un psychotrauma ensuite quand je suis allée un peu mieux je suis allé la voir sauf que le problème c'est que je suis allé la voir au même endroit où j'ai porté plainte c'est-à-dire que l'organisation en France fait que on met à disposition des psychologues mais ces psychologues sont dans les commissariats où on a porté plainte donc moi je pleurais c'est-à-dire que dès que j'arrivais au commissariat je me rappelais que j'avais porté plainte dans cet endroit le bureau de la psychologue était juste à côté du bureau où j'avais été reçu par les greffire qui m'ont accompagné pour je puisse faire ma mon dépôt de plainte donc je pleurais beaucoup je lui ai dit écoutez je ne peux plus venir ici ça me ça me traumatise de nouveau et elle très bien compris et ça c'est quelque chose qu'il faudra changer l'accompagnement des victimes est important mais remettre les victimes dans des situations de stress par exemple dans un endroit où elles ont porté plainte c'est franchement pas l'idéal donc j'ai dit à cette psychologue qu'il fallait maintenant que je trouve quelqu'un d'autre en ville donc je suis allée voir un psychiatre en ville il m'a fait travailler sur tout ce qui me gênait dans le quotidien notamment dans le quotidien j'avais comme des flashbacks de la soirée donc je revoyais comme si vous aviez voilà une photo permanente de la soirée qui revient là c'est c'est vous avez envie d'enlever ça donc il m'a aidé par une thérapie qui s'appelle la le mdr ça permet en fait par un mouvement des yeux de désensibiliser la victime c'est-à-dire que si vous avez une pensée et vous êtes sur une échelle de 0 à 10 et que à 10 cette pensée elle est insupportable et bien pas par le mouvement des yeux et bien vous faites descendre l'intensité émotionnelle et ça devient plus acceptable ensuite avec lui j'ai préparer la confrontation parce que suite à la garde à vue suite à la confrontation la première confrontation 48 he après les fait il y a eu ce qu'on appelle une instruction parce que Joël guerot a été mis en examen et quand il y a une instruction à la fin de l'instruction on propose une autre confrontation et c'est encore un moment très difficile pour la victime parce que c'est encore un traumatisme vous êtes amené à vous retrouver dans une pièce avec votre agresseur et c'est un archaïsme français pourquoi parce que on espère que lorsque il y a confrontation l'agresseur avoue alors que il avoue jamais en vrai et le jour de la confrontation j'étais préparé ça a été quand même très très éprouvant ça a duré presque 4 Hees c'était dans une grande salle il y avait deux juges d'instruction et une greffière moi j'étais d'un côté on était en ligne ensuite c'était mon avocat ensuite c'était l'avocat de mon agresseur ensuite c'était mon agresseur et ensuite c'était un autre avocat de l'agresseur et donc moi je le voyais pas parce qu'il était comme s'il était juste un peu plus loin je regardais pas je me suis mise dans ma bulle et là il est arrivé mon agresseur avec ses avocat et il tenait dans sa main deux sachets d'instruments de magie qu'il a déposé sur le bureau des juges d'instruction on comprenait pas trop ce que ce que ça venait faire et mon agresseur a utilisé tous les subterfuges lors de cette confrontation ce que font tous les agresseur he c'est-à-dire le mensonge il répondent à côté de la plaque et là il expliquait au juges que dans cette soirée il a voulu me faire des tours de magie donc c'était complètement dingue et il a dit au juge qui voulait montrer un tour de magie au juge et là le juge lui a dit non en fait il disait que il justifiait le fait que dans cette soirée il a fait quelque chose d'important qui m'a été expliqué par les médecin c'est-à-dire que pour que la drogue s'active les prédateurs savent que il faut mettre la victime dans le noir et puis après dans la lumière intense parce que la drogue que j'ai eu qui s'appelle de la MDMA elle agit plus vite sous un effet stromboscopique et lui pour euh justifier cet acte et bien il a préféré dire queil faisait des tours de magie que c'est pour ça qu'il mettait un peu dans le noir mettait un peu dans le noir puis après il allumait encore la lumière c'était euh absolument on va dire sidérant comme explication vous êtes en colère en fait euh en colère euh oui et en même temps euh en même temps euh que dire est-ce que est-ce que ça va servir à quelque chose d'être en colère quand vous avez quelqu'un qui euh de toute façon s'amuse à mentir quoi c'est euh bon voilà c'est ce que vivent toutes les victimes vous êtes épuisé vous en avez marre d'entendre tous ces mensonge voilà donc euh bah vous subissez les choses et puis voilà vous subissez cette confrontation voyez bien qu'il y a aucun aveu qui va avoir lieu et vousortez épuiser de ça bah il a dit pareil que il était désolé désolé et donc la fin de la confrontation arrive donc on on relie tout ce qu'on a déposer à un moment il dit je voudrais récupérer mes sachetts d'instruments de magie et là son avocat a dit non non non non vous allez vous en acheter d'autres et le juge veut les veut les garder de toute façon euh il c'était des sachets je voyais pas ce qu'il y avait dedans précisément il y avait une sorte d'objet mais voilà donc on est sorti épuisé enfin en tout cas moi j'étais épuisé mon avocat certainement parce que c'est des moments quand même difficiles maintenant donc la confrontation dit que c'est la fin de l'instruction et que les juges regard de ces non aux vont maintenant décider de ce qui va se passer pour lui ben c'est les juges qui les juges qui vont nous nous annoncer une date je sais pas je pense que dans les dans les semaines ou dans les mois à venir on va avoir une date et j'espère en 2025 il est en cour bien sûr une peine déjà une peine d'inéligibilité ça c'est une première chose et après au regard de tout ce qui caractérise ce qu'il a voulu faire bah c'est les les juges qui vont poser qui vont poser les choses il a bien sûr des amendes qu'il va devoir payer enfin voyez il a a il y a plein de choses moi je suis pas à la place des juges donc il faut attendre le procès pour pour voir tout ça mais oui il en cours heureusement des choses qui sont non puis il a il a été pris en flagrant des lit he il détenait quand même de la drogue chez lui en fait ce qu'il faut comprendre c'est que ces prédateurs là surtout quand ils ont plus de 60 ans ils ont pas commencé la veille donc quand moi j'ai parlé il y a tout d'abord une première personne qui m'a contacté et qui a aussi contacté la police pour en fait faire un témoignage de ce qu'elle a vécu exactement la même le même mode opératoire les phitas il l'invite chez lui sauf qu'elle elle s'est retrouvée le lendemain matin chez lui habillé euh pas comme la veille elle lui a demandé ce qui s'était passé et voilà il a dit quand on sait pas ce que c'est euh le fait d'être drogué comme ça quand on connaît pas les effets quand vous endormez mais comment faire comment faire donc cette victime quand quand j'ai expliqué ce qui m'était arrivé elle a reconnu le mode opératoire mais il a fait exactement la même chose avec euh avec elle et euh mais ce qui est triste et ce qui épouvantable dans tout ça c'est que elle elle n'a pas de preuve comment porter plainte quand vous n'avez pas de preuve et c'est pour toutes ces victimes là parce que c'est prédateurs ils font ça en série et il y a pas qu'elle he j'habite dans le même département que que ce sénateur d'autres personnes notamment je je pense à une personne en particulier est venue vers moi m'a expliqué que quand j'ai parlé elle a compris ce qui s'était passé elle comprenait pas pourquoi elle était dans un état pareil après avoir bu un verre avec lui en fait qu'est-ce qui m'a aidé à final me rendre compte déjà je pense que ça m'arrive voilà à la quarantaine déjà je connais mon corps j'ai un peu d'expérience voilà je je suis en bonne santé voilà jeis le sénateur moi j'ai pas bu de la journée voilà je je prends pas de traitement médicamenteux j'arrive voilà je suis je suis saine quoi et et le fait que mon corps comme ça manifeste autant de malaise en si peu de temps après avoir ingéré un liquide là déjà je commence à me dire qu'il y a quand même un sérieux problème ensuite comme moi je suis curieuse après chaque individu est comme il est mais moi j'ai pas froid aux yeux quelque part quand j'ai envie de comprendre quelque chose je vais bien aller creuser j'ai pas peur de ce qu'on va me me dire derrière et si on ferme une porte moi je rentre par la fenêtre c'est ma personnalité quand il y a un truc que je comprends pas j'ai vraiment une pensée me dire il faut aller comprendre ce qui se passe là faut que tu saches j'ai un esprit de chercheur voilà et donc c'est pour ça à ce moment-là je me dis qu'est-ce qui se passe dans cette soirée où cet homme je le connais depuis 10 ans c'est un ami il a des comportements très bizarres il éteint la lumière il allume la lumière il me dit que je bois pas assez il prend mon verre il remplit mais il remplit dans un endroit où je suis pas voilà tout ça je me dis c'est pas normal et et tous ces symptômes que je ressens c'est normal quelque part que j'essaie de comprendre pourquoi j'ai tout ça heureusement que j'ai regardé au bon moment je pense que je pense que là c'est c'est peut-être aije un œil de lynx mais j'ai vraiment regardé au bon moment et que là j'ai tout de suite compris et que là je me suis dit c'est clair on m'a fait ça c'est hors de question que je j'accepte ça il va me le payer c'est qu'à un moment donné je me dis ok ça va être dur je vais porter plainte je vais je vais quelque part m'afficher euh mais je dois le faire je suis député si moi je le fais pas comment comment être en cohérence avec mon mandat pu il faut pas oublier que moi je suis aussi à la délégation des droits des femmes ces sujets je les porte tous les sujets de politique sociétal ce sont des sujets que je trouve importants puis moi je suis une députée autodidacte donc je dois pas réfléchir comme quelqu'un qui a été formaté donc j'ai pas peur d'être disruptive quelque part et je fais les choses parce que je les trouve justes vous avez au VI de sénateur mais oui bien sûr parce que pour vous c'est clair il voulait ben bien sûr il vous avait déjà dragué dans le passé il avait déjà non non c'était un ami il y sans ambiguité ouais un ami mais ces gens-là il faut bien comprendre qu'ils fonctionnent pas comme nous ils sont ils ont un fonctionnement pervers donc eux ce qui les intéresse c'est de rendre quelqu'un vulnérable de rendre quelqu'un soumis c'est ça qui les intéresse leur plaisir il est là le plaisir de faire de contraindre de rendre l'autre complètement à quelque part comme un objet c'est c'est c'est leur travers c'est leur perversion leur plaisir c'est ça jamais avoir de honte jamais culpabiliser ça ne se voit pas c'est pas écrit attention je suis un violeur et comme ils sont tous quand même très malin euh ils sont quand même bien rodés dans dans leur mode opératoire et où c'est très difficile c'est que ils person personnalisent leur mode opératoire c'est-à-dire que bah ils ont chacun leurs petits truc pour que leur plan se déroul sans accro en vrai si vous voulez c'est toujours le problème c'est que les victimes de soumission chimique elles elles n'ont pas de preuve parce qu'aujourd'hui tous ces prédateurs là ils agissent en toute impunité c'est le crime parfait pas de preuve donc il peuvent continuer c'est sur une durée maximum de quoi 48 he 70 contre la monre oui voilà il faut avoir la possibilité d'avoir un prélèvement sanguin ou d'urine très rapidement et donc ce contre la montre aujourd'hui il est en faveur des prédateurs et là Joel guirillot qu'est-ce qu'il fait il est libre ah bah c'est la belle vie vous pouvez l'appeler Joël la belle vie hein c'est la belle vie parce queah lui il est chez lui comme au Sénat ses collègues n'ont pas envie de le voir parce que il a fait quelque chose de grave il est prié de pas venir mais il est quand même toujours rémunéré donc il a ses indemnités de sénateur chez lui donc il doit voir les quelques copains que qui qui lui restent et puis bah il continue à vivre pendant que moi je travaille je dois me réparer de tout ce qui m'est arrivé bah lui il rit il passe du bon temps pendant que moi bah des fois certaines journées je pleure devrait y avoir d'autres solutions quand même quand on est mis en cause comme ça c'est inacceptable inacceptable il faut obligation de de soin il faut bien sûr l'inéligibilité il faut qu'il ait des comptes à rendre et qu'effectivement il y a un système qui le condamne fermement les femmes de ce genre de voilà de de personnage elles les soutiennent jusqu'au procès après les choses change en général vous appréhendez le procès oh non non non non j'appréhende pas ça va pas être un moment de de plaisir vous doutez bien mais je vais me préparer comme je l'ai fait la dernière fois et je me sens suffisamment déterminé pour faire avancer les choses et pour faire bouger les lignes et ça c'est aussi un message que je veux faire passer mal heureusement dans la société en politique dans cinéma partout où il y a du pouvoir certains voilà sont pour eux ça fait partie des gens pour eux donc bah ils font des choses qu' n'ont pas le droit de faire ils se prennent pour des dieux et en vrai ce sont des monstres est-ce qu'il y a des symptômes pour reconnaître qu'on s'est potentiellement fait drogué alors si c'est par des médicaments et que c'est au long cours par exemple je pense qu'il y a des choses qui peuvent se reconnaître comme vous avez vous êtes très étonné d'avoir un un sommeil très lourd vous avez des perte de mémoire que vous expliquez pas je pense que c'est c'est toutes ces choses-là vous vous réveillez mais vous rappelez plus vous êtes enendormi voyez c'est des choses comme ça qui doivent vous alerter mais le problème c'est que par exemple pour Giselle péicot pendant 10 ans il y a pas eu de d'investigation en fait il faut investiguer le doute c'est très important vous savez voilà des jeunes filles peuvent être violées par leur beau-père par exemple ça j'ai plein de témoignages comme ça posez-leur des questions et puis à un moment donné si s'il y a un doute et bien faire faire les analyses pour pour avoir des preuves il y a très peu de laboratoire toxicologiqu vous avez raison partout il y a pas des CHU donc ce qu'il faut faire c'est l'accessibilité à la preuve mais de proximité moi je pose une idée c'est que par exemple dans les pharmacies vous puissiez aller donc dire que vous avez une suspicion d'avoir été drogué que dans les pharmacies vous avez un pharmacien en face de vous qui est formé au recueil de la parole il y a souvent des petites salles confidentielles vous pouvez expliquer ce qui vous est arrivé le pharmacien par exemple peut avec toute une organisation derrière c'est ce que je travaille au se de ma mission mettre en lien cette victime avec l'infirmière ou l'infirmier de garde pour que cette personne habilité fasse les prélèvements dans les bonnes conditions et dès que les prélèvements sont faits il faut que cette personne qui a prélevé puisse les envoyer dans le bon laboratoire parce que si vous allez dans le premier laboratoire de ville c'est pas la peine parce que ils ne sont pas un équipé par toutes les technologies de pointe nécessaires pour faire une analyse correcte et ils n'ont pas de diplôme d'expert toxicologue pour interpréter les résultats il faut vraiment un parcours clinique pour accompagner les victimes et aussi un parcours médicolégal qui soit absolument fléché parfait sans faille et ça partout en France parce que quelque part moi ça m'est arrivé à Paris ça a facilité des choses mais j'habite à La Baule moi ça m'arrive à La Baule ben j'ai plus que mes yeux pour pleurer parce que l'hôpital de saint-nazer n'est pas un CHU un hôpital qui a à 10 km de chez moi c'est pas possible et ça pour des des centaines de milliers de victimes c'est plus possible donc c'est pour ça que au sein de la mission je travaille avec une sénatrice qui s'appelle Véronique Guillotin pour qu'on fasse des propositions pour qu'au niveau médical clinique on facilite l'accès à la preuve que ce soit aussi accessible et gratuit c'està-dire pris en charge par la sécurité sociale que vous souhaitiez porter plainte ou pas parce que parfois vous avez envie de porter plainte quand vous avez des preuves aujourd'hui il faut corriger les choses parce que vous êtes obligé de porter plainte pour avoir des analyses il faut refaire les choses différemment merci beaucoup Sandrine merci [Musique] [Musique]
Sandrine Josso