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Débathumanite-fr· 8 octobre 2026 79 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleTransportsÉconomie & entreprises

Justice climatique/justice sociale : que peuvent les villes ? - Fête de l'Humanité 2020

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 17 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre la pollution sans défavoriser les plus précaires ?

  • 0:50OuverteRéponse directe

    Comment développer transports, logement et alimentation écologique accessibles à tous ?

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Comment à l'échelle d'une ville lutter contre le réchauffement climatique ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment arbitrer entre besoin de nature en ville et nécessité de construire du logement social ?

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes sont mises en place à Paris pour allier justice climatique et sociale ?

  • 11:09RelanceRéponse partielle

    Comment une ville peut-elle œuvrer à ne pas opposer fin du monde et fin du mois ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05InvitéFait
    « L'écologie, elle est forcément sociale et environnementale. »
  • 2:21InvitéFait
    « C'est les mêmes systèmes de prédation, ce même néolibéralisme, qui vient broyer les ressources de la planète et broyer les liens humains. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « L'écologie et le social, ça va ensemble, et que l'écologie est un humanisme. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « Nous sommes la dernière génération en responsabilité qui peut agir, qui peut poser des actes pour permettre aux générations suivantes de pouvoir imaginer leur vie sur Terre. »
  • 7:17Invité politiqueFait
    « La politique du logement que porte Yann, elle est aussi un moteur de la transition écologique, puisqu'il y a toute la rénovation énergétique et la construction aussi de logements neufs. »
  • 8:49Invité politiqueFait
    « La gratuité des transports, c'est aussi un sujet qui est à la jonction entre l'écologie et le social. »
  • 10:07Invité politiqueChiffre
    « 350 000 m2 de bureaux transformés en logement. »
  • 12:51Invité politiqueFait
    « C'est par la commande publique, par le service public, par le fait de faire des cantines, par exemple, la restauration collective au sens large, un levier vraiment majeur et massif. »
  • 22:54Invité politiqueChiffre
    « Il y a un projet de 35 000 branchements qui doivent d'ici 2023 être réalisés. »
  • 23:12Invité politiqueChiffre
    « Des coûts de l'ordre de 6 000 euros avec aujourd'hui encore un reste à charge un peu élevé pour les familles. »
  • 26:00InvitéChiffre
    « C'est 40 000 personnes qui en bénéficient maintenant, c'était 25 000 qu'en est arrivé. »
  • 34:35InvitéChiffre
    « on évalue à peu près à 10 milliards par an les besoins tout confondu pour travailler et sur jusqu'à 2050 pour travailler à tout reprendre et à se mettre en conformité dans les villes avec l'objectif d'une trajectoire qui soit au moins la neutralité carbone juste la neutralité carbone en 2050 »
  • 41:21Invité politiquePromesse
    « dès 2014 j'ai annoncé le bannissement du diesel à Paris »
  • 42:43Invité politiqueFait
    « la pollution tue »
  • 43:53Invité politiqueFait
    « nous avons porté une affaire contre la commission européenne »
  • 44:35Invité politiqueFait
    « nous avons appelé un permis de polluer »
  • 45:12Invité politiqueFait
    « on a gagné sur deux points très importants »
  • 46:00Invité politiqueFait
    « la commission a été mise en demeure de travailler un nouveau texte une nouvelle norme »
  • 53:51InvitéChiffre
    « cet investissement là il est de 40 milliards »
  • 56:26InvitéFait
    « je pense à la taxe sur les hypermarchés les parkings d'hypermarchés »
  • 1:05:30Invité politiqueChiffre
    « nous avons décidé un plan de 200 millions d'euros à Paris de soutien aux entreprises du commerce »
  • 1:09:25Invité politiqueFait
    « 70% de l'investissement public est porté par les collectivités territoriales »

Temps de parole

  • Anne Hidalgo40 %
  • Invité32 %
  • Invité politique12 %
  • Présentateur7 %
  • Invité 26 %
  • Invité 32 %

≈ 10,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Bonjour

0:03
Présentateur

à toutes et à tous et bienvenue à ce débat intitulé justice climatique, justice sociale, que peuvent les villes ? Avec nous la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo,

0:11
Locuteur

la

0:12
Présentateur

maire écologiste de Poitiers Léonore Monconduit et va bientôt arriver le maire communiste de Villejuive Pierre Garzon. Également avec nous Eric Piolle le maire écologiste de Grenoble qui nous a envoyé plusieurs messages vidéo car il ne pouvait pas être présent mais tenait à participer à la fête de l'humanité autrement.

0:27
Locuteur

L

0:28
Présentateur

'objectif de ce débat est d'interroger les maires de gauche élus ou réélus en 2020 au sujet de deux des priorités des citoyens de ce pays assurer l'avenir de la planète et de l'espèce humaine

0:37
Locuteur

tout

0:38
Présentateur

en assurant la justice sociale. Ces deux objectifs se nourrissent-ils facilement ? L'un peut-il aller sans l'autre

0:44
Locuteur

? Comment

0:45
Présentateur

lutter contre la pollution sans défavoriser les plus précaires qui sont souvent les premières victimes de la pollution d'ailleurs

0:50
Locuteur

?

0:50
Présentateur

Comment développer les transports, le logement et l'alimentation écologique et sociale accessibles à tous ?

0:56
Locuteur

Comment

0:56
Présentateur

à l'échelle d'une ville lutter contre le réchauffement climatique évidemment ? Comment arbitrer aussi parfois entre le besoin de nature en ville et la nécessité de construire du logement social ? C'est ce que nous allons voir ensemble aujourd'hui et nous allons tout de suite commencer avec un message vidéo d'Eric Piolle, maire de Grenoble, à propos de la nécessité d'allier lutte environnementale et justice sociale.

1:17
Invité

Merci aussi de m'inviter puisque j'ai l'habitude de participer à la fête de l'humanité chaque année. Là, c'est évidemment frustrant pour tout le monde, donc c'est intéressant de trouver d'autres formes pour faire exister ces débats. Pour moi, l'écologie,

1:31
Locuteur

c

1:31
Invité

'est l'alliance du social et de

1:33
Locuteur

l

1:33
Invité

'environnemental. C'est un regard sur nos politiques publiques, sur nos actions collectives, sur nos actions individuelles,

1:40
Locuteur

qui

1:41
Invité

lient une triple nécessité, garantir des sécurités du quotidien

1:46
Locuteur

sur

1:46
Invité

la mobilité, le logement, l'alimentation. C'est chérir les biens communs et le vivant, deuxième point. Et puis, c'est nourrir notre désir de sens, notre fraternité, notre envie de faire ensemble. C'est le troisième point. Et donc, en fait, une écologie sociale, pour moi, c'est un pléonasme. L'écologie, elle est forcément sociale et environnementale. Lutter contre les inégalités sociales, sans prendre en compte la question écologique, c'est un peu juste s'occuper des conséquences, mais pas aller au cœur du système. Parce que c'est les mêmes systèmes de prédation, ce même néolibéralisme, qui vient broyer les ressources de la planète et broyer les liens humains, broyer les humains même.

Et donc, finalement, il vaut mieux remonter à la source et traiter les deux à la fois.

2:32
Locuteur

De

2:32
Invité

même qu'on pourrait avoir l'illusion de certains, on voit les néolibéraux, qui disent qu'on va régler la question climatique, mais sans toucher au capital, sans toucher aux rapports sociaux, sans toucher à l'organisation du travail, c'est un leurre, parce qu'évidemment, ça ne peut pas arriver.

2:50
Locuteur

C

2:50
Invité

'est les mêmes mécanismes de prédation qui opèrent à la fois sur la planète et sur les humains.

2:55
Locuteur

Pour

2:56
Invité

allier l'environnemental et le social. Un projet de gauche, un projet humaniste, allie forcément justice sociale et justice climatique. Mais concrètement, comment, à l'échelle des villes, cela peut se concrétiser ? Alors, Anne Hidalgo, vous êtes maire socialiste de Paris depuis 2014. Et quelles mesures concrètes sont mises à Paris pour allier ces deux types de justice, donc climatique et sociale, dans une commune aussi dense et peuplée que Paris ? On pense spontanément, notamment à la question des transports et la question du logement.

3:22
Locuteur

D

3:23
Anne Hidalgo

'abord, oui, bien sûr que l'écologie et le social, ça va ensemble, et que l'écologie est un humanisme, ou alors c'est de la poudre aux yeux, ou alors c'est juste une façon de dire qu'on s'intéresse à la planète et pas aux humains. Donc pour moi, c'est absolument incompatible de ne pas lier les deux. Alors, comment,

3:44
Locuteur

à

3:44
Anne Hidalgo

l'échelle d'une ville, et une ville, c'est un territoire qui est à la fois sur le plan démocratique, intéressant parce qu'on est à échelle humaine, à portée de regard des citoyens, comment, à l'échelle d'un territoire, comme les villes, on peut avancer ? Je crois que ce sont les territoires pertinents.

Et par exemple, pour ce qui nous concerne, ici à Paris, on a travaillé d'abord dans une alliance très, très large, une coalition, ma candidature, celle de mes collègues qui sont ici et que je veux saluer, le maire du 20e arrondissement, qui vient, lui, de la société civile et du social, puisqu'il était justement en charge des plus démunis, et notamment au Sémis social de Paris, avec Yann Brossin, qui lui, vient du Parti communiste et qui est mon adjoint au logement, avec Laurence Patrice, qui elle, prend un autre sujet. On va dire que ça n'a peut-être pas grand-chose à voir avec l'écologie, quoique, je pense que l'écologie doit s'intéresser aussi à l'histoire et la mémoire.

4:52
Locuteur

Elle

4:52
Anne Hidalgo

est en charge de la mémoire. Audrey Pulvar, qui vient aussi de la société civile et qui, elle, est en charge de l'alimentation. Et Jacques Baudrier, qui vient du Parti communiste et qui, lui, est en charge, justement, des travaux. Et dans les travaux, dans l'aménagement, la transformation de la ville, il y a évidemment l'adaptation et la transformation de la ville au regard des changements climatiques. Donc, on a travaillé sur, d'abord, le socle, l'écologie. C'est un sujet incontournable. Nous ne pouvons plus, nous sommes la dernière génération en responsabilité qui peut agir, qui peut poser des actes pour permettre aux générations suivantes de pouvoir imaginer leur vie sur Terre.

Et donc, l'écologie comme socle, mais évidemment, l'écologie au service de l'humain, au service des biens communs et au service, notamment, des plus fragiles qui sont les plus vulnérables. Donc, nous avons, dans notre proposition aux Parisiens, travaillé sur comment transformer la ville du point de vue de ses infrastructures, mobilité, les pistes cyclables, des places, de l'espace reconquis sur la voiture. Nous avons travaillé sur comment faire en sorte que cette transition écologique s'inscrive durablement. On a également des propositions sur la question de l'énergie, comment on va pouvoir faire en sorte qu'on dispose d'énergie renouvelable, recyclable.

Et ça a un effet, évidemment, sur la question du pouvoir d'achat, notamment des plus modestes. Et en même temps, on a travaillé sur comment faire en sorte que ceux qui habitent la ville soient celles et ceux qui, d'abord, la font fonctionner, c'est-à-dire les catégories populaires, les classes moyennes, tous ceux qui travaillent dans les services publics, mais aussi dans les services marchands. Et on a vu combien, dans cette crise du Covid, ce qu'on a appelé vraiment les premières lignes qui étaient au front, étaient absolument indispensables et combien ils habitent loin des centres-villes.

Et donc, la politique du logement est un élément crucial, bien sûr, et doit se conjuguer à égalité avec l'impératif écologique. Et en plus, la politique du logement que porte Yann, elle est aussi un moteur de la transition écologique, puisqu'il y a toute la rénovation énergétique et la construction aussi de logements neufs.

Et puis, on a voulu aussi mettre des sujets qui sont au cœur de l'écologie, du pouvoir d'achat, donc de la question sociale, l'alimentation, se nourrir bien, parce que c'est une question de santé pour nous, l'alimentation comme un élément qui, justement, réunit de façon très, très claire et très évidente la thématique écologique, ce que l'on produit, comment on le produit, comment on s'alimente, et évidemment, comment, notamment, toute la population, mais bien sûr, les catégories populaires et les catégories les plus fragiles, peuvent avoir aussi accès à une alimentation de qualité.

8:01
Locuteur

C

8:01
Anne Hidalgo

'est le travail que mène Audrey. Donc, ce travail-là est fait en croisant en permanence les regards, les projets, parce qu'ils sont interdépendants. Et la mobilité, pour nous,

8:16
Locuteur

qui

8:16
Anne Hidalgo

est un sujet évidemment crucial dans une métropole comme la métropole parisienne, nous l'avons abordé là aussi sous l'angle du service public. Il n

8:26
Locuteur

'y

8:26
Anne Hidalgo

a pas de moyens de transport, je dirais, plus économes, plus bien communs que les transports en commun, avec un sujet qui est le sujet de l'extension de ces transports en commun, donc ça veut dire des investissements dans le prolongement du tramway, dans ce qu'on appelle le Grand Paris Express, ces lignes de métro qui doivent irriguer toute la métropole, mais aussi la gratuité, la gratuité des transports, c'est aussi un sujet qui est à la jonction entre l'écologie et le social. C'est une alternative qui est donnée aux citoyens de faire autre chose que prendre sa voiture individuelle. Puis dans les transports, on a bien sûr les mobilités actives, la marche et le vélo.

Et c'est vrai que je suis très très heureuse quand même qu'à Paris, voilà, c'est plus qu'une transition, là. On est passé dans un autre monde, celui dont on rêvait et qui fait qu'aujourd'hui, même la rue de Rivoli est une voie cyclable et pas une voie circulable. Et là aussi, le vélo, c'est quelque chose à la fois qui sert l'écologie, mais qui est aussi

9:34
Locuteur

pour

9:35
Anne Hidalgo

le pouvoir d'achat, pour la santé, qui est aussi porteur de bienfaits dans notre ville. Donc, en permanence, conjugué, arbitré, vous l'avez dit. Oui, il faut aussi de la végétalisation dans une ville dense comme Paris, mais arbitré en permanence parce que la question du logement, elle passe par de la construction, elle passe par de la transformation de bureaux en logement, ce qu'on a fait avec Yann dans la mandature précédente, 350 000 m2 de bureaux transformés en logement. Là, on va se fixer encore des objectifs de cette nature, mais aussi construire, mais aussi construire. Parce que je vois beaucoup d'acteurs de la solidarité et de la lutte contre les plus démunis.

Je vois notamment ici l'armée du salut qui est présente. Il faut aussi qu'on offre des possibilités de logement, de logement de qualité, de logement pérenne, à toutes ces familles qui sont aujourd'hui en attente, réfugiées ou pas d'ailleurs, mais qui sont en attente de conditions de vie meilleures.

10:46
Présentateur

Pierre Garzon, le maire communiste de Villejuip, nous a rejoints. Je vous propose de nous rejoindre sur le plateau. Bienvenue à vous et j'en profite pour vous remercier tous les trois de participer à la Fête de l'Humanité autrement. La prochaine question s'adresse à Léonore Monconduit. Vous êtes maire ELV de Poitiers. Vous faites partie de tous ces élus ELV qui ont été élus maires lors des municipales 2020, notamment dans des grandes villes, notamment à Lyon, à Bordeaux, à Strasbourg, à Besançon.

Quand on entend parler, on entend parfois parler d'écologie punitive aussi, parfois par des grands pollueurs qui n'en ont rien à faire de massacrer la planète et qui tentent de décrédibiliser le combat écologiste, parfois par les populations les plus fragiles aussi, pour qui l'accès à des pratiques éco-responsables est plus difficile, car c'est parfois plus cher, que ce soit pour la voiture par exemple ou pour la nourriture. Comment une ville peut-elle œuvrer à ne pas opposer, c'était une des grandes questions lors du mouvement des Gilets jaunes, à ne pas opposer la fin du monde et la fin du mois, et au contraire allier les deux combats

11:44
Locuteur

?

11:46
Invité politique

Bonsoir, merci beaucoup pour votre invitation. Alors la question est très large et pas simple, je ne

11:51
Locuteur

sais

11:51
Invité politique

pas combien de temps on a, mais l'un des angles par lequel... Alors tout d'abord, vous avez signalé que je suis ELV, mais j'ai été élue au sein d'une démarche qui s'appelle Poitiers Collectif, qui était soutenue par... C'était un large rassemblement citoyen et soutenu par plusieurs partis, donc ELV, mais aussi Génération S, les partis communistes, etc. Donc je défends aussi les couleurs du rassemblement qui nous ont pris de l'énergie et qui valaient le coup, parce qu'on a vraiment une dynamique

12:17
Locuteur

très

12:18
Invité politique

chouette à Poitiers, qui se nourrit de divers historiques politiques. Pour répondre à votre question, moi je pense que comment concilier fin du monde et fin du mois, en gros, en tout cas comment ne pas les opposer, moi j'y réponds par notamment le service public. Alors un exemple, c'est qu'on pourrait dire que, par exemple, manger mieux, alors manger des produits bio, locaux, etc. Effectivement, au supermarché,

12:40
Locuteur

c

12:40
Invité politique

'est plus cher d'acheter des produits bio, ou au marché d'acheter des produits bio, c'est encore plus cher que des produits conventionnels. Comment on s'en sort pour que tout le monde ait accès à une nourriture de qualité ? C'est par la commande publique, par le service public, par le fait de faire des cantines, par exemple, la restauration collective au sens large, un levier vraiment majeur et massif,

12:57
Locuteur

qui

12:57
Invité politique

est accessible à tout le monde, pour le coup, pour avoir accès à une nourriture de qualité. Donc c'est un exemple, mais du coup, c'est la force publique qui prend en charge le fait de mettre tout le monde à égalité, face aux inégalités qui existent encore dans le secteur privé, lorsqu'on achète soi-même son alimentation, par exemple.

13:13
Locuteur

Un

13:13
Invité politique

autre exemple, alors la mobilité n'est pas tout à fait le même,

13:16
Locuteur

c

13:16
Invité politique

'est pas les mêmes enjeux dans une ville moyenne comme Poitiers, dans une ville comme Paris, mais par exemple, aujourd'hui à Poitiers, la plupart des gens utilisent leur voiture individuelle parce qu'ils n

13:23
Locuteur

'ont

13:23
Invité politique

pas le choix,

13:24
Locuteur

et

13:24
Invité politique

le bus est perçu comme un moyen de transport de pauvres. Pour la faire courte, nous au contraire, on veut soutenir massivement le redéveloppement du bus, du train et des mobilités collectives au sens large comme la voie d'avenir pour le transport écologique.

13:37
Locuteur

Et

13:37
Invité politique

donc,

13:38
Locuteur

ça

13:39
Invité politique

va avec un changement de regard sur qu'est-ce qui est un transport vertueux et qu'est-ce qui ne l'est pas, et un changement de regard avec qui emprunte ces transports aussi. Nous, ce qu'on souhaite, c'est que le bus ne soit plus perçu comme un transport par défaut, mais comme un choix aussi confortable que la voiture en termes de confort de déplacement, d'horaire, etc. Et donc,

13:59
Locuteur

c

13:59
Invité politique

'est par le service public qu'on conduit, je pense, à l'égalité de toutes et de tous devant un quotidien plus écologique.

14:12
Locuteur

Vous

14:13
Invité

êtes maire PCF de Villejuif. Vous voulez réhabiliter l'ensemble des logements sociaux de la ville en espèce de deux mandats. Le logement social, est-ce que c'est la meilleure garantie d'empêcher le marché de dicter les prix ? Et deuxième question, le logement isolé par la puissance publique, est-ce que c'est aussi une garantie écologique

14:29
Locuteur

?

14:31
Invité

Bonsoir d'abord, et excusez-moi du retard, et merci à l'humanité de cette invitation. Effectivement, la liste que j'ai conduite, qui est aussi celle d'un rassemblement et la jonction des deux aspirations qui sont l'objet du débat, celle à pouvoir vivre de son travail dignement, fièrement, et sans compter les bouts de ficelle en fin de mois, et de l'autre, pouvoir se projeter pour soi et pour ses enfants dans la ville de demain, qu'elle soit respirable et vivable. Et évidemment, on a parlé de vagues écologiques, je pense que

15:02
Locuteur

c

15:02
Invité

'est les deux vagues, la vague de la colère sociale et la vague écologique, qui cherchent à se superposer, à s'amplifier, à rentrer en résonance,

15:10
Locuteur

qui

15:10
Invité

est en jeu dans notre affaire, dans les responsabilités que nous avons portées les uns les autres, avec des villes certes différentes, mais néanmoins où ces deux aspirations se rencontrent et interrogent les choix de société qui sont faits.

15:24
Locuteur

Très

15:24
Invité

clairement pour nous, le symbole que vous donnez, qui est plus qu'un symbole, parce que c'est un vécu des gens, de s'engager sur deux mandats, à travailler, à réunir les conditions d'une réhabilitation du parc social de la ville, qui est historiquement

15:38
Locuteur

important

15:39
Invité

à Villejuif et qui est un enjeu indispensable pour pouvoir maintenir des populations aux revenus modestes aux portes de Paris, pour ne pas contribuer à les chasser un peu plus qu'elles ne l'ont été dans le passé par la loi du marché, et donc de pouvoir, avec le salaire d'aide-soignante d'infirmière, parce qu

16:00
Locuteur

'on

16:00
Invité

a trois hôpitaux sur la ville, donc celles qu'on a applaudies beaucoup, mais qui, du point de vue des fins de mois, ne sont pas très justement récompensées de leur travail et de leur mérite, pouvoir continuer de vivre à Villejuif parce qu'elles habitent le logement social. Donc déjà, le premier enjeu, c'est de maintenir le logement social et pas avoir un marché qui, du fait de l'arrivée du métro, cannibalise le foncier Villejuifois, rachètent le logement social à la faveur des lois qui se sont succédées et qui permettent de vendre le logement social, alors qu'on en aurait besoin de beaucoup plus, pas de beaucoup moins.

Et puis, une fois que j'ai dit ça, et donc de s'assurer qu'il y ait des loyers garantis qui permettent à toutes et tous de pouvoir vivre, il faut considérer un peu, comme vous venez de le dire sur les transports, que le logement social ne soit pas le logement du pauvre, mais le logement de l'excellence, le logement de l'expérimentation architecturale, le logement de l'inventivité, de la recherche et le développement en matière de confort énergétique, de sécurité, de matériaux biosourciers.

Donc, le logement social, qui a joué d'ailleurs historiquement ce rôle-là, précurseur, doit retrouver ce rôle-là et être sorti de la phase de ghettoisation dans laquelle on l'a enfermé, comme l'hôpital, comme d'ailleurs l'ensemble des services publics, où on en a fait des objets des plus pauvres, alors que ce sont des objets d'universalité et d'inventivité, de créativité. Donc, l'engagement, c'est celui-ci. La rénovation, c'est vivre bien, vivre là où on veut,

17:29
Locuteur

dans

17:29
Invité

un parcours choisi, et arriver à payer le loyer, ce qui suppose le loyer de base, qu'on le tienne par le logement social, et puis ce qui suppose qu'on travaille sur les charges.

17:38
Locuteur

Et

17:38
Invité

c'est une évidence, mais le patrimoine de vie juive, il est celui du sortir de la guerre. Ce sont des logements, bien souvent des cités d'urgence, pour résorber des bidonvilles qui devaient durer 10, 15 ans, allez, 20 ans maximum, qui ont en réalité maintenant 50, 60 ans. Et donc, ils sont de véritables passoires énergétiques, d'une part, et qui sont un trou dans les charges, dans le budget des familles qui y vivent, quand il faut allumer le chauffage cet été. Et moi, je l'ai vu, l'évolution, et j'en termine là pour pas être trop long, mais au fur et à mesure des années, alors certes, les hivers, malheureusement, conséquence des règlements climatiques, sont de moins en moins rudes.

Néanmoins, est de plus en plus rude le fait que de plus en plus de familles me disent ne plus allumer le chauffage d'un milieu de l'eau au gaz parce qu'ils n'arrivent plus à le payer. Et ça, je ne fais pas du misérabilisme, c'est devenu quelque chose de massif à vie juive depuis 5, 6 hivers, où on a des familles qui ne se chauffent plus parce qu'elles n'ont plus les moyens.

Donc, cet enjeu de réhabilitation, cet enjeu de rénovation, cet enjeu de construction par ailleurs, de continuer de produire du logement social, c'est un exemple dans lequel, pour finir ma boucle, nous arrivons à se superposer les deux vagues, celle de l'aspiration à pouvoir vivre aujourd'hui et tout de suite, et celle à pouvoir se projeter dans une planète vivable pour nous et nos enfants, et en en faisant une force commune.

19:05
Locuteur

Merci. Anne

19:07
Présentateur

Hidalgo, on se souvient d'une promesse de Jacques Chirac qui a bien fait rire avec le recul, c'est celle de pouvoir se baigner dans la Seine. Et pourtant, c'est très sérieux, vous voulez rendre cette promesse réalité des années après, en plus de pouvoir se baigner dans le canal Saint-Martin aussi, de créer 5 grandes forêts urbaines. Avec la crise du Covid, le besoin de nature des citadins s'est fait beaucoup ressentir. Les personnes qui vivent à plusieurs dans petits espaces sont les premières victimes et les premiers demandeurs. Ce droit à la nature, est-ce que c'est une véritable question populaire aujourd'hui, notamment à Paris,

19:34
Locuteur

Oui,

19:34
Anne Hidalgo

c'est vraiment, je pense, une revendication, un besoin très, très fort dans une ville dense comme la nôtre. On l'a vu, quand il y a des pics caniculaires, la situation est extrêmement difficile, très difficile pour les gens, par exemple, qui habitent sous les toits, dans des logements qui sont mal isolés, très difficile aussi dehors, pour les plus fragiles, notamment, je pense, là aussi, aux SDF, la tension particulière qu'il faut porter à ces populations, pas simplement sur le grand froid, mais aussi sur la canicule. Comment on travaille là-dessus ? D'abord, dans l'accord de Paris, il y a le volet adaptation.

Il y a toute la transformation, la transition, qui doit nous projeter vers un autre modèle qui ne soit pas simplement de la réparation, mais il y a aussi l'adaptation de la ville.

20:28
Locuteur

Et

20:28
Anne Hidalgo

dans une ville comme la nôtre, c'est reconquérir de l'espace sur la voiture, pour l'essentiel, et végétaliser, planter en pleine terre. Et donc, nous avons ces projets de forêts urbaines qui vont démarrer, se déployer. Des grands projets aussi de végétalisation, d'espaces verts, très, très ouverts dans des quartiers populaires, puisque là aussi, on est dans cette idée. Il y

20:59
Locuteur

a

20:59
Anne Hidalgo

un quartier ici qui est le quartier de la Porte de la Chapelle, qui a beaucoup fait parler de lui, dans lequel nous avons créé, dans la mandature précédente, un grand parc, 6 hectares. Et il y a un projet d'aménagement qui ne sera pas un projet urbain, mais vraiment de végétalisation de la Porte de la Chapelle, sur lequel nous allons nous engager dans cette mandature. Et bien sûr, des plantations partout, partout, pour rafraîchir, créer des îlots de fraîcheur. Et dans les îlots de fraîcheur, dans le rafraîchissement de la ville, il y a bien sûr redécouvrir le rapport à l'eau.

Ça a été un combat que tout le monde a vu, même pour les non-parisiens dans la mandature précédente, reconquérir les quais de Seine, supprimer une autoroute urbaine pour en faire un espace de promenade.

21:49
Locuteur

C

21:49
Anne Hidalgo

'est à la fois un sujet lié à la lutte contre la pollution, mais aussi à la récupération d'espaces de fraîcheur au bord du fleuve. Et je crois que ça a bien fonctionné. Idem sur des bassins, le bassin de la Villette, dans lequel aujourd'hui, on se baigne. Et demain, oui, en 2024, on va utiliser le moteur très positif que constituent les Jeux olympiques et paralympiques pour pouvoir accélérer la transition écologique et notamment la propreté de l'eau de la Seine. On est à travailler d'ailleurs aujourd'hui avec le préfet de région et toute mon équipe parce qu'il y

22:32
Locuteur

a

22:32
Anne Hidalgo

un projet d'ailleurs qui est assez intéressant, qui est pour arriver à assainir complètement la Seine, en fait, il faut intervenir en amont sur la Marne et aussi sur la Seine et faire en sorte que des branchements qui aujourd'hui n'existent pas et qui vont directement vers nos rivières de particuliers soient au tout à l'égout. Donc là, il y a un projet de 35 000 branchements qui doivent d'ici 2023 être réalisés et donc accompagner aussi financièrement les familles puisque ce sont quand même des coûts de l'ordre de 6 000

23:11
Locuteur

euros

23:12
Anne Hidalgo

avec aujourd'hui encore un reste à charge un peu élevé pour les familles. et donc notre idée, c'est d'utiliser le plan de relance qui est proposé par le gouvernement pour par exemple accomplir cette dernière étape qui sera de réaliser tous ces branchements en aidant un peu plus les familles, les ménages. 35 000 quand même, c'est pas rien. Pas sur Paris, plutôt à l'extérieur de Paris. Donc voilà, des projets qui sont à la fois très concrets, portés par nos concitoyens. Je finis là-dessus parce qu'il

23:47
Locuteur

y a

23:47
Anne Hidalgo

un sujet dont on n'a pas encore parlé, c'est que pour réussir cette transformation

23:52
Locuteur

de

23:53
Anne Hidalgo

notre environnement, il faut bien sûr conjuguer écologie et sociale, on l'a dit, mais il faut aussi de la participation citoyenne. Ça ne peut pas se faire contre les gens, sans les gens, sans les citoyens. et on voit bien dans tous les projets justement de végétalisation, on a beaucoup de projets qui viennent du budget participatif. On a un budget participatif très conséquent, il était déjà très conséquent, on va le passer à un quart du budget d'investissement de la ville, donc c'est plusieurs centaines de millions d'euros chaque année

24:28
Locuteur

qui

24:29
Anne Hidalgo

sont décidés par les citoyens. Et quand on regarde les propositions faites par les citoyens, en fait, elles renvoient en général à deux types de projets. Des projets sociaux, venir en aide aux plus démunis, ça fait partie des projets qu'on voit remonter le plus, et végétaliser, et planter, et avoir un nouveau rapport à la nature en ville. Donc voilà, il faut ajouter à ce qu'on a dit tout à l'heure, la participation citoyenne, qui en fait n'est pas du tout un frein, mais plutôt un moteur pour aller vers cette végétalisation et cette ville plus respirable, moins stressante, dans laquelle finalement notre santé soit mieux prise en compte.

25:16
Présentateur

Merci. Excuse-moi, parce que Eric Piole est toujours avec nous, nous allons écouter une nouvelle vidéo du maire ELV de Grenoble au sujet des mesures concrètes qui ont été mises en place et qui vont l'être dans les jours qui viennent

25:28
Locuteur

pour

25:29
Présentateur

allier justice climatique et justice sociale.

25:32
Locuteur

Pour

25:33
Invité

allier l'environnemental et le social, nous avons par exemple défini des tarifs dépendant des revenus pour tous les services publics locaux. Vous savez que l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, c'est que chacun contribue à la hauteur de ses moyens. Et donc pour la mobilité,

25:53
Locuteur

il

25:53
Invité

y a aujourd'hui des tarifs qui dépendent des revenus et ces tarifs sont maintenant accessibles à beaucoup plus de personnes. C'est 40 000 personnes qui en bénéficient maintenant, c'était 25 000 qu'en est arrivé. Des tarifs sociaux aussi pour l'électricité et l'énergie, il y

26:09
Locuteur

en

26:09
Invité

avait 1 000 personnes qui bénéficiaient 7 000 deux ans plus tard, sans que les conditions sociales aient vraiment changé. C'est vraiment pousser les droits. Une tarification sociale de l'eau que nous avons mis en place et pour l'eau et pour la mobilité, nous accédons, nous demandons l'autorisation aux habitantes et aux habitants d'accéder à leur dossier CAF et donc ils n'ont pas tous les mois à venir poser leurs papiers et finalement essayer de faire amende honorable et dire oui,

26:35
Locuteur

j

26:35
Invité

'ai besoin d'aide, c'est des droits poussés. Nous sommes membres de la communauté et donc nous avons des droits qui sont poussés et qu'on n

26:40
Locuteur

'est

26:40
Invité

pas obligés de venir exiger. Donc ça, c'est un exemple.

26:44
Locuteur

Un

26:44
Invité

autre exemple, c'est évidemment les politiques autour du logement. On le sait, le travail sur les charges, sur la construction de logements sociaux, sur la rénovation des logements sociaux améliore grandement le couple loyer plus charge et donc c'est bon pour la planète,

27:02
Locuteur

c

27:02
Invité

'est bon pour l'emploi mais c'est bon également pour les questions sociales et le reste à vivre des locataires. Nombre de vos homologues écologistes ont déclaré l'état d'urgence climatique dans leur ville. Est-ce que vous avez fait la même chose et que pensez-vous de cette mesure ? Notamment car on le sait que les premières victimes du réchauffement climatique sont les plus pauvres. Comment lutter à l'échelle d'une ville ? Vous avez notamment prévu de faire en sorte que le patrimoine municipal soit à énergie positive, qu'il produise plus et qu'il ne consomme.

en plus d'atteindre l'autonomie alimentaire dans le Grand Poitiers pour une production locale accessible à tous, une ville jardinée, un territoire nourricier et je crois aussi savoir si on ouvre la question aussi aux réfugiés climatiques à l'échelle mondiale, vous comptez faire de Poitiers

27:57
Locuteur

une

27:57
Invité

ville d'accueil pour les réfugiés climatiques ?

27:59
Locuteur

C

27:59
Invité

'est ça

27:59
Locuteur

? Oui.

28:01
Invité politique

C

28:01
Locuteur

'est très large. Il y

28:02
Invité politique

a beaucoup de questions en ligne donc pour répondre à votre première question on a fait le choix. Alors je comprends complètement le choix de mes collègues notamment Jeanne Barséguian à Strasbourg et je ne

28:11
Locuteur

sais

28:11
Invité politique

plus qui d'autre ont fait le choix de déclarer l'état d'urgence climatique comme une première mesure parce que ça a une portée symbolique évidemment très forte.

28:18
Locuteur

C

28:18
Invité politique

'est-à-dire que maintenant

28:19
Locuteur

ça

28:19
Invité politique

marque le fait que maintenant l'écologie sera prise en compte dans l'ensemble des politiques et que ce sera un prisme indépassable, enfin incontournable en tout cas. Moi, nous n'avons pas fait ce choix avec mon équipe et j'ai oublié de mentionner d'ailleurs mon adjoint Quentin Plingué à la jeunesse qui est présent aussi parce que l'état d'urgence implique que c'est un état qui pourra avoir une fin or malheureusement le dérèglement climatique nous n'en verrons pas la fin en tout cas pas notre génération c'est évident et c'est un horizon avec lequel il faut composer

28:48
Locuteur

et

28:48
Invité politique

quoi qu

28:49
Locuteur

'on

28:49
Invité politique

fasse maintenant alors nous sommes la dernière génération à pouvoir agir oui mais il est trop tard en fait et notre avenir va être marqué qu'on veuille ou non par le changement climatique alors il ne s'agit pas de dire qu'on va tous mourir et que c'est horrible et que c'est affreux mais il faut prendre ça en compte foncièrement dans l'horizon politique qu'on construit et notamment pour les jeunes générations pour nos enfants pour nos petits-enfants et donc toujours lutter contre le réchauffement climatique le dérèglement climatique parce que ce n

29:14
Locuteur

'est

29:14
Invité politique

pas la même chose qu

29:15
Locuteur

'on

29:15
Invité politique

se réchauffe de 1, 2, 5, 10 degrés on ne vivra pas du tout les mêmes conséquences et en particulier les plus vulnérables à l'échelle mondiale mais aussi s'adapter construire la résilience des territoires c'est tenir compte avec lucidité du fait que notre avenir va être comme ça donc l'état d'urgence

29:32
Locuteur

c

29:32
Invité politique

'est pas comme l'état d'urgence sanitaire on sait on espère que la fin sera le plus rapide possible

29:37
Locuteur

par

29:37
Invité politique

rapport aux autres alors

29:38
Locuteur

il y a beaucoup

29:39
Invité politique

d'exemples dans ce que vous évoquez mais en effet pour saisir

29:43
Locuteur

sur

29:44
Invité politique

les réfugiés climatiques c'est un statut qui n'existe pas encore à l'échelle mondiale or on sait très clairement aujourd'hui qu'il y a déjà beaucoup de réfugiés qui sont considérés comme des enfin qu'on met dans la case réfugiés économiques alors qu'en fait ce sont des réfugiés climatiques parce qu'ils ne peuvent plus exercer leur métier parce que les conditions climatiques ont changé je pense par exemple sur les métiers qui sont liés autour du Sahel ou du Sahara sur la désertification on ne peut plus exercer un métier de paysan aujourd'hui parce que les terres sont plus cultivables

30:08
Locuteur

et

30:08
Invité politique

donc faire de Poitiers une ville d'accueil des réfugiés climatiques c'est une idée qu'on a portée pendant la campagne plutôt pour faire un plaidoyer pour la reconnaissance de ce statut là en partenariat avec les organisations notamment au niveau international qui portent cette idée là et pour m'attarder sur un deuxième exemple plus rapidement qui n'a rien à voir sur le patrimoine à énergie positive

30:27
Locuteur

en

30:27
Invité politique

effet on a déjà lancé des diagnostics et c'est également quelque chose qu

30:33
Locuteur

'on

30:33
Invité politique

va présenter au titre du plan de relance parce qu'on est assez convaincu de la force de l'exemplarité

30:37
Locuteur

et

30:38
Invité politique

qu'on peut demander aux particuliers aux entreprises de faire des efforts sur le fait de rénover leurs bâtiments d'avoir une performance énergétique très forte mais je pense que le message ne sera jamais aussi fort que si on le porte nous politiques au niveau de nos politiques publiques et donc faire en sorte que chacun des bâtiments qu'on rénovera ou qu'on construira soit à énergie positive c'est-à-dire qu'ils produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment c'est un message je pense le plus fort possible qu'on peut envoyer à nos concitoyens et aux entreprises du territoire et aux acteurs aussi aux collectivités partenaires

31:09
Locuteur

pour

31:09
Invité politique

avoir un effet d'entraînement je l'espère et puis évidemment réduire l'impact carbone de la collectivité à terme

31:17
Locuteur

Pierre

31:17
Présentateur

Garzon nous sortons d'une canicule dans le pays enfin nous sortons il fait chaud aujourd'hui ça va remonter la semaine prochaine que peuvent les villes contre ce phénomène ou au moins pour le rendre plus supportable il est prouvé que planter des arbres en ville cela permet de faire baisser la température de plusieurs degrés dans la ville en question et justement à Villejuif comme à Paris d'ailleurs vous voulez planter un arbre pour chaque naissance dans la commune

31:38
Locuteur

nous

31:38
Anne Hidalgo

aussi

31:39
Présentateur

nous aussi

31:40
Locuteur

nous

31:41
Anne Hidalgo

aussi d'ailleurs

31:44
Présentateur

convergions autour des arbres à chaque naissance

31:47
Invité

évidemment le symbole il est il est assez évident d'abord parce qu'on parle beaucoup des mesures à mettre en oeuvre mais je pense qu'on n'en a pas fini du débat politique pour saisir à la fois la situation dans laquelle on est

32:02
Locuteur

et

32:03
Invité

il y a toute une série de mesures dont on évalue leur efficacité à l'aude du débat que l'on a sur l'enjeu climatique et l'enjeu social mais je pense qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire pour conjuguer les deux et continuer pour suivre le débat des jeunes générations ou plus anciens sur ce qu'il faut qu

32:20
Locuteur

'on

32:20
Invité

vient de faire dès maintenant pour ne pas opposer l'un à l'autre la fin de moi la fin du monde l'attitude quand je suis consommateur de l'attitude quand je suis producteur etc ou citoyen sur l'enjeu de contribuer à avoir des îlots de fraîcheur il est pareil il a été au coeur des débats et par l'expérience nos groupes scolaires à vie juive globalement le dernier groupe qu'on ait construit du fait des moyens de notre vie date à peu près d'il y a 25 ans on a passé maintenant il n

32:56
Locuteur

'y a

32:56
Invité

pas une année maintenant depuis 4 ans où il n'y

32:58
Locuteur

a

32:58
Invité

pas eu canicule en période scolaire et très concrètement l'école s'est arrêtée à vie juive parce que les conditions étaient insupportables de travail pour les enseignants et le personnel de la ville et pour les enfants qui n'étaient plus dans des conditions de travail acceptables donc on s'est inspiré de ce qui se faisait à Paris on regarde encore ce matin d'ailleurs on est le petit pousset mais on est on essaie de s'élever sur la pointe des pieds pour regarder ce que font les grandes villes en matière d'ingénierie de recherche et développement et puis on s'est intéressé au début d'image des cours au cours Oasis aux constructions comme j'ai visité ce matin qui permettent avec Jacques Baudrier qui permettent de construire des bâtiments biosourcés qui vont accueillir d'ici quelques semaines des enfants et qui contribuent à avoir du frais l'été du chaud l'hiver tout ça à moindre coût financier pour des communes qui sont très exsangues il faudra en parler aussi parce que ça va faire partie de la bataille écologique aussi de leur donner des moyens aux communes et puis des moyens d'action dans le long terme qui vont bien au-delà d'un plan de relance sur un coup mais qui redonnent de la visibilité parce que je comprends ce qui vient d'être dit qu'effectivement on est dans un temps extrêmement long dont il ne faut en le disant ça qui ne signifie pas qu'on renonce et que finalement on va subir et on laisse dériver les choses on va s'y attaquer mais il faut aussi se dire tranquillement mais sûrement avec détermination qu'il n'y a pas un bâtiment qui ne doit pas faire l'objet d'une réhabilitation on évalue à peu près à 10 milliards par an les besoins tout confondu pour travailler et sur jusqu'à 2050 pour travailler à tout reprendre et à se mettre en conformité dans les villes avec l'objectif d'une trajectoire qui soit au moins la neutralité carbone juste la neutralité carbone en 2050 voilà 10 milliards par an je ne

34:57
Locuteur

fais

34:57
Invité

pas la somme jusqu'à 2050 parce que c'est toujours le prétexte pour dire c'est beaucoup bon c'est 10 milliards par an pour un pays comme un autre je pense que c'est très acceptable si on commence à regarder tout l'argent qui a été rendu sans contrepartie aux grandes entreprises et à ceux qui font d'énormes profits sans jamais avoir de responsabilité sociale en la matière donc je le dis parce que on peut avoir toutes les bonnes idées du monde et tout l'appétit qu'il y a aujourd'hui dans les communes pour s'emparer du sujet social et écologique et travailler à se projeter dans le futur néanmoins

35:32
Locuteur

ça

35:33
Invité

ne peut pas reposer seulement que sur le comportement individuel il faut un investissement public ça a

35:39
Locuteur

été

35:39
Invité

dit il faut un service public qui se conforme et soit conforté dans ses orientations pour travailler à cette réorientation des politiques publiques dans notre pays qui se

35:51
Locuteur

donne

35:51
Invité

des objectifs chiffrés dater qui rendent concret tout ce que l'on se dit pour ne pas passer de COP en COP ou d'urgence à déclaration d'urgence à être déclaration d'urgence sans jamais finalement véritablement voir venir les choses de manière structurelle en profondeur et pas seulement par l'épiphénomène ou par l'exemple donc voilà oui bien sûr donc pour en revenir des arbres des plantations d'arbres travailler à regarder des solutions qui sur nos routes nous permettent de favoriser la marche à pied tout en se dégageant du bitume tel qu'on l'a connu jusqu'à aujourd'hui et puis évidemment il y

36:38
Locuteur

a

36:38
Invité

un symbole très fort avec ces naissances c'est d'associer la structure familiale à un objectif autour de l'arbre de la fraîcheur de la planète de la vie ça nous semblait évident et dans la construction qu'on avait eu citoyenne c'était une des propositions qui était venue

36:56
Locuteur

par

36:57
Invité

le public par les citoyens qui étaient venus préparer le programme assez rapidement et assez intuitivement et assez massivement juste un mot d'ailleurs sur cette question de la citoyenneté c'est revenu dans tous les propos je pense que cette question de la mobilisation citoyenne c'est ce qui rend pertinent l'échelon communal il y a un peu deux approches l'une qui nous plombe les bottes c'est de dire pour changer le climat sur la planète il faut que toute la planète en même temps change les choses sinon on n'y arrivera pas parce que pourquoi moi pas les autres et voilà alors ça c'est une façon de repousser le débat au calendre grec et il y

37:40
Locuteur

a

37:40
Invité

une autre approche qui est de dire l'échelon communal précisément parce que les élus on les connait on peut les interpeller on peut travailler les besoins entre mon aspiration dans l'école à ce que mon enfant il mange bio mais en même temps que ce soit accessible à ma bourse de travailleurs comment on fait comment on construit le chemin écologique économique social qui rend pertinent les choses et je pense que c'est ce qui rend complètement pertinent l'échelon communal dans la transition écologique et sociale qu'on appelle de nos voeux et qui doit faire des démonstrations dans une échelle courte et en coopération évidemment avec les voisins quand ils le veulent bien et puis à l'échelon de l'ensemble du territoire à travers ce type de débat à travers les appels qui sont lancés pour là aussi partager entre autorités publiques les bons gestes les bonnes idées le travail sur comment on rend la commande publique compatible ou plutôt la loi compatible avec l'exigence d'une commande publique qui intègre le circuit court qui intègre les process de contrôle de qualité écologique et d'engagement social donc il faut modifier la loi et plus on sera nombreux entre villes à porter cela plus on pèsera sur le législateur pour que ça devienne une évidence qui n'est pas encore le cas c'est je crois de plus en plus une évidence citoyenne mais pas encore une évidence législative donc il va falloir poser sur ce débat là

39:10
Locuteur

Anne

39:11
Invité

Hidalgo comment on lutte contre la pollution à l'échelle municipale alors même que c'est un phénomène national voire international autrement dit est-ce que c

39:21
Locuteur

'est

39:21
Invité

le rôle des villes que d'être moteur dans la lutte contre la pollution

39:24
Locuteur

oui

39:25
Anne Hidalgo

permettez-moi juste un instant de revenir sur la question des réfugiés je pense qu'il faut qu

39:30
Locuteur

'on

39:30
Anne Hidalgo

soit en accueil de tous les réfugiés bien sûr les réfugiés climatiques ça permet aussi de faire valoir que les changements climatiques provoquent des désastres et d'ailleurs souvent puisqu'on a été quand même ici à Paris une ville qui a travaillé sur cette question de l'accueil on voit bien que dans les raisons qui poussent les gens sur les routes elles sont multiples elles se croisent laquelle est à l'origine oui sûrement le changement climatique mais souvent le terrorisme la pauvreté la misère et je crois qu'il faut que l'on soit vraiment enfin je le dis et j'espère qu'on pourra être de très très nombreuses villes à s'engager dans l'accueil des réfugiés sans établir de catégorisation entre eux parce que sinon on l'a vu quand on a porté ce débat et les actions qu'on a menées ici sur Paris on voyait bien que certains parlaient de migrants nous on parlait de réfugiés on ne voulait pas distinguer entre les causes parce que toutes les causes qui jettent les gens sur la route sont des causes qui doivent être appréhendées par ceux qui ont une capacité à les accueillir et bien sûr qu'on reconnaisse la part du climat dans ce qui jette les gens sur les routes oui mais je pense qu'il faut vraiment qu'on soit très nombreux on a besoin de villes

41:01
Locuteur

de

41:02
Anne Hidalgo

beaucoup de villes parce qu'on était un peu seul quand même à Paris on a besoin de beaucoup de villes qui acceptent aussi de travailler cet accueil sur la question de la pollution bien sûr qu'il faut la travailler à partir des causes de la pollution nous la première cause c'est le trafic automobile donc dès 2014 j'ai annoncé le bannissement du diesel à Paris des mesures très très fortes que nous avons engagées et d'ailleurs on a vu à quel point d'ailleurs sur ces mesures là les lobbies ceux qui voulaient que rien ne change parce que ça les arrangeait de ne rien changer ont été puissants virulents agressifs pour essayer de nous empêcher de faire et même avec souvent pour les plus gros de ces lobbies une volonté de nous faire échouer en 2020 c'est un objectif que certains s'étaient fixés vous faire battre puisque vous êtes dans cette logique là qu'est-ce qu'on a fait on a travaillé les mesures locales évidemment moins de voitures ça veut dire des alternatives les alternatives c'était effectivement autour des transports en commun de la gratuité des transports en commun j'y reviens parce que ça c'est un sujet majeur et aussi les mobilités actives et on voit bien dans une ville comme la nôtre qui dans les années 60-70 a été vraiment organisée autour de la voiture il fallait remettre de l'infrastructure pour les vélos pour d'autres mobilités actives on a porté ce combat de façon très concrète et en étant appuyé par les parisiens qui voulaient vraiment cette transformation parce que la pollution tue je reviens pas sur les chiffres mais on le sait on a fait un travail spécifique aussi dans les écoles pour que pas simplement capter les particules puisque j'ai vu qu'il y a des tas de méthodes pour capter les particules il faut juste aussi éviter que les particules ne soient produites donc le diesel la question du bannissement du diesel est un sujet clé et donc nous nous sommes engagés avec d'autres villes à l'échelle européenne notamment sur le diesel guette pour essayer de faire valoir ce qu'on appelle la justice climatique moi je crois qu'on ne progresse aussi que quand le droit progresse et ça c'est quelque chose de très important on est dans une république qui est fondée sur le droit et je pense que le climat gagnera aussi lorsque les questions de droit et de justice climatique auront évolué positivement qu'est-ce qu'on a fait avec la ville de Bruxelles et à l'époque la ville de Madrid malheureusement à Madrid c'est une équipe très conservatrice aujourd'hui mais à l'époque c'était Manuela Carmena qui était la maire de Madrid nous avons porté une affaire contre la commission européenne qui après le diesel guette avait décidé et convaincu le parlement européen fait voter au parlement européen un règlement

44:07
Locuteur

qui

44:08
Anne Hidalgo

donnait la possibilité à tous les constructeurs automobiles européens de continuer à polluer plus parce qu'ils avaient plaidé le fait qu'ils ne pourraient pas adapter la transformation de leur ligne de production

44:24
Locuteur

et

44:25
Anne Hidalgo

la commission et le parlement ont suivi et avaient fait un règlement qui s'appliquait partout en Europe et que nous nous avons appelé un permis de polluer

44:37
Locuteur

nous

44:37
Anne Hidalgo

sommes allés devant la cour de justice européenne en fait ça ne s'était jamais fait c'est à dire les villes n'ont pas le droit n'étaient pas reconnues par la cour de justice européenne comme étant capables de porter une affaire devant elles parce que seuls les états

44:53
Locuteur

étaient

44:54
Anne Hidalgo

à même de pouvoir le faire

44:55
Locuteur

on

44:56
Anne Hidalgo

s'était tourné vers l'état français pour demander à l'état français de porter cette demande de modification des normes européennes et l'état français ne nous a pas suivi donc on a décidé d'y aller de tenter le coup et en fait on a gagné on a gagné sur deux points très importants le premier qui est que les villes désormais sont reconnues comme pouvant aller devant la cour de justice européenne sur des questions comme celles que nous avons portées sur la pollution atmosphérique d'ailleurs un des arguments forts a été de dire aux constructeurs automobiles et à la commission en fait tout le travail que font des villes comme Bruxelles Madrid et Paris pour essayer de faire diminuer la pollution est absolument ruiné par le fait qu'on va laisser des véhicules polluants plus longtemps alors qu'on sait qu'ils sont très polluants donc on a obtenu gain de cause là dessus et on a obtenu gain de cause sur le fond puisque la commission a été mise en demeure de travailler un nouveau texte une nouvelle norme et que cette norme va être présentée prochainement là dans les semaines qui viennent devant le parlement européen donc en fait il y a tous les niveaux qu'il faut actionner en même temps le niveau local qui est un niveau crucial parce que c'est là qu'on fait la preuve la démonstration qu'il y a des solutions à la mobilité qu'elles existent et qu'elles peuvent être mises en oeuvre et en plus quand la démonstration débouche sur le plaisir par exemple de faire du vélo de façon beaucoup plus massive aujourd'hui à Paris

46:39
Locuteur

c

46:40
Anne Hidalgo

'est quelque chose de très positif il faut agir au niveau national parce que c'est un niveau dans lequel les lobbies la loi interviennent et il faut absolument ne pas lâcher ce niveau national et il faut aussi porter ce combat de justice climatique à l'échelle européenne pour faire valoir il faudrait qu'on arrive à avoir je ne sais pas si ce sont des tribunaux dédiés ou des instructions particulières dans les tribunaux mais il faudrait que sur des grands sujets sur lesquels tout le monde se renvoie la balle les sargasses qui est un sujet mondial il ne peut pas être réglé aujourd'hui dans le champ du droit tel qu'il est parce que personne ne sait devant quelle instance mettre en cause les entreprises qui sont à l'origine de cette catastrophe des sargasses

47:37
Locuteur

et

47:38
Anne Hidalgo

de la déforestation en Amazonie qui est à l'origine de ces sargasses alors il y a des biais notamment qui existent avec un article de la convention européenne des droits de l'homme qui lit santé et environnement à droit humain qui est l'article 8 sur lesquels beaucoup beaucoup d'actions en justice au niveau international sont portées mais on voit bien qu'on atteint les limites et qu'il faut vraiment pousser le droit pour qu'il y ait des voies de recours des endroits des lieux où les pollueurs ou ceux qui laissent les pollueurs prospérer puissent être jugés pour les conséquences de leur pollution

48:24
Locuteur

Nous

48:24
Présentateur

avons un troisième message une troisième et dernière vidéo d'Éric Piolle le maire de Grenoble justement au sujet de la lutte contre la pollution à Grenoble

48:33
Locuteur

Dans

48:34
Invité

le livre qu'ont co-écrit Marie Toussaint et Priscilla Ludovski c'est que finalement les drames de pollution sont des drames qui touchent en premier lieu les milieux populaires on le voit encore à Paris en ce moment avec l'affaire Lafarge et donc évidemment les questions environnementales viennent toujours peser d'abord sur les populations les plus précaires donc cette lutte contre la pollution est un enjeu majeur un enjeu pour la justice climatique un enjeu pour la justice contre les pollueurs à un moment où on est attaqué au contraire par les traités de libre-échange où les multinationales voudraient pouvoir attaquer les collectivités quand on fait atteinte à leur profit et donc ces questions-là sont centrales dans la pollution les zones à faible émission les plus larges possibles qui intègrent les quartiers populaires sont centrales le développement de l'offre de transport en commun c'est central le développement du vélo parce que le vélo est un moyen de locomotion qui est le moins cher de tous et qui en plus est bon pour notre santé nous avons lancé

49:35
Locuteur

des

49:36
Invité

stages de remise en sel et ces stages de remise en sel ils sont particulièrement fréquentés notamment par une majorité de femmes issues de milieux populaires

49:45
Locuteur

Il

49:46
Présentateur

y a une question que nous voulons vous poser à tous les trois même si vous êtes bien évidemment libre d'intervenir sur tous les sujets et de rebondir sur les réponses de chacun ce que vous avez déjà fait cette question c'est celle du financement le Covid a mis à mal les finances des collectivités et des années d'austérité imposées par les gouvernements successifs ont aussi obligé les communes à des efforts budgétaires gigantesques dans ce contexte est-ce qu'il peut y avoir une tentation de ne plus lier environnement et social et surtout comment financer le tout alors que les communes ont de moins en moins d'autonomie fiscale Pierre Garzon comment par exemple on finance la gratuité progressive ou totale des transports par exemple et en quoi c'est à la fois social et écologique

50:21
Locuteur

beaucoup

50:24
Invité

de questions en une j'ai un peu abordé le sujet effectivement il y a un enjeu qui serait de ne pas considérer que le plan de relance suffirait au regard des enjeux qui sont posés devant nous d'abord parce que les critères et les objectifs qui sont assignés sont encore complètement discutables et d'autre part parce que plus qu'un plan de relance c'est un plan de soutien et qui pour moi ne tient pas compte du fait que depuis des décennies on a durablement amputé les budgets des communes des départements des différents territoires et que nous payons aussi ces politiques d'austérité ces politiques de rationnement de la dépense publique alors qu'elles sont historiquement et notamment les collectivités locales la majeure partie de l'investissement utile à la réponse aux besoins des populations et donc on ne doit pas s'abriter derrière ce plan de relance qui est effectivement indispensable et souhaitable sans aborder sur le fond la capacité je l'ai dit à se projeter pas sur 2-3 ans mais sur 20 ans 30 ans 40 ans et se dire qu'on sorte de ces politiques qui privent les communes en particulier et les départements de pouvoir mener les politiques utiles aux populations et utiles aux besoins écologiques qui sont l'objet de ce débat et précisément en n'opposant pas l'un à l'autre ou en disant on ferait l'un et puis on verra après pour l'autre quel que soit le sens dans lequel on prend mais précisément en se disant on doit aborder le sujet de fond qui est vivre aujourd'hui et demain comme je l'ai dit avec un service public fort qui rende possible cette exigence de politique

52:21
Locuteur

sur

52:22
Invité

les transports il y a un enjeu précisément d'investissement massif

52:26
Locuteur

qui

52:27
Invité

ne peut pas être reporté

52:29
Locuteur

on

52:29
Invité

voit bien que comme étant cycliste je prends plaisir à aller faire du vélo à Paris mais je le fais d'autant plus quand même facilement je peux aussi me dire je peux poser mon vélo prendre le métro à quelques kilomètres je ne

52:44
Locuteur

suis

52:44
Invité

pas très loin à Villejuif à quelques kilomètres de cela ça n'est pas encore possible le taux de motorisation est extrêmement élevé parce que les investissements publics n

52:51
Locuteur

'ont

52:51
Invité

pas été au rendez-vous du développement des transports heureusement je suis dans un département en chantier et heureusement le plus grand chantier de ce département c'est la construction du métro qui a été évoqué le Grand Paris Express qui est précisément à la fois le plus grand chantier d'ambition écologique parce que ça va permettre de soustraire massivement des voitures des routes pour aller sur son lieu de travail son lieu de formation ou tout simplement pouvoir aller de bon lieu en bon lieu faire ses actes administratifs dans les préfectures et par ailleurs c'est aussi un enjeu le principal investissement social puisque la voiture c'est dit c'est très cher pour les foyers qui sont le plus éloignés qui sont le plus éloignés parce qu'ils sont les plus pauvres et bien souvent ils vont travailler très loin donc c'est la double peine c'est la pénibilité sociale c'est le coût social pour eux et en plus on les pointe du doigt parce qu'ils ont la voiture qui pollue et puis dans le couple ils sont deux à en avoir une voiture donc on est dans le cercle vicieux donc cet investissement là il est de 40 milliards et il est intéressant de regarder pourquoi on a réussi à l'obtenir et sur quelle échelle du temps 20 ans même pas 20 ans un peu moins de 20 ans à l'échelle de nos vies c'est beaucoup mais à l'échelle d'une infrastructure de transport le métro parisien c'est un siècle de construction comment on a pu l'obtenir ?

d'une part

54:11
Locuteur

on

54:12
Invité

revient à la question de l'appropriation populaire des enjeux qui sont devant nous

54:16
Locuteur

le

54:17
Invité

métro de banlieue à banlieue c'est d'abord l'affaire de Val-de-Marnay qui s'organise en association hors bival qui réunissent les collectivités voisines Paris, Léocène, la Sainte-Saint-Denis qui disent bon allez on se met en tas et on travaille à résoudre cette équation sociale écologique et d'aménagement futur et puis on le met entre les mains des populations et puis des dizaines de milliers de citoyens ont signé les pétitions sont venus en rassemblement ont dessiné le trait du métro pour ceux qui ont un peu suivi cette affaire là à l'époque vous aviez deux types de métro vous aviez le métro qui reliait les grands centres d'affaires avec trois stations quatre stations et je suis à peine caricatural et l'enjeu c'était de déplacer très vite le londonien pour qu'il arrive à

54:59
Locuteur

l

54:59
Invité

'aéroport qu'il aille très vite à la défense qu'il repart très vite je ne

55:03
Locuteur

sais

55:03
Invité

pas où et l'autre métro dessiné par les gens qui lui prenait le temps de s'arrêter dans le quartier qui n'est pas desservi où il n'y

55:10
Locuteur

a

55:10
Invité

pas de ligne de bus qui reliait la plateforme aéroportuaire un peu plus loin où il y a des milliers de travailleurs je pense à Orly bref on a dessiné un métro utile aux gens et donc s'il est utile aux gens il est utile à quitter la voiture il est utile à quitter l'objet qui aujourd'hui est un objet qui pèse sur le budget et qui pèse sur le réchauffement climatique

55:32
Locuteur

et

55:32
Invité

puis ça n

55:33
Locuteur

'a

55:33
Invité

pas suffi il a fallu réfléchir au financement parce qu'évidemment comme tous ces projets à chaque fois qu'ils sont soumis et remis entre les mains de l'Etat bien souvent ils peuvent faire l'objet d'arbitrage au gré des évolutions et du temps dans lequel on va commencer à piocher par-ci par-là le milliard qui manque pour aller le mettre dans le ministère d'à côté et donc une des intelligences je crois qui peut servir d'exemple pour le reste et dans les grandes villes de notre pays c'est de sanctuariser de dédier des financements qui ont de cela de mécaniques vertueuses qu'ils sont spécifiquement dédiés à la construction d'un métro et donc à une réponse écologique aux enjeux de notre temps dans les grandes villes qui souffrent de sous-équipements en matière de transport collectif et je parlais de financement vertueux parce qu'il est pour partie il s'attaque à ce qui est générateur de déplacement automobile je pense à la taxe sur les hypermarchés les parkings d'hypermarchés on sait bien que le développement en France les 2200 hypermarchés avec des surfaces énormes de voitures sont des appels toujours plus à la consommation débridée et puis surtout à l'utilisation de la voiture parce que pour aller acheter ce qu'il faut pour le repas du soir on prend sa voiture et on va faire à plusieurs kilomètres ce que l'on pourrait faire à proximité pour que l'on ait défendu un aménagement vertueux dans les villes de petits commerces et des moyens de transport qui permettent de concilier dans une journée toutes les phases de la journée qu'est le travail aller à l'école faire les courses et tout ça en quelques heures

57:11
Locuteur

et

57:12
Invité

donc ces impôts c'est quasiment à la fin ces taxes je disais ont de cela de vertueuse qu'elles ciblent précisément ce qui est générateur d'usages inconsidérés du véhicule du diesel ou autre qui contribuent à des aménagements qui défigurent nos régions qui contribuent à un étalement urbain qui est totalement incompatible avec ce que l'on sait aujourd'hui du besoin de sauvegarder des espaces de main de forêt aujourd'hui de terre agricole ou que sais-je et qui permettent précisément d'imaginer une ville où se répartissent les fonctions pour qu'on évite ces constructions post-guerre où on met les emplois à la défense on met les travailleurs en Seine-Saint-Denis et en Val-de-Marne

58:03
Locuteur

et

58:04
Invité

puis on se demande après comment ils font pour aller de l'un à l'autre sans avoir donné les moyens de le faire autrement que par le véhicule personnel et motorisé donc c'est un enjeu je crois de modélisation je sais qu'il y a des combats de citoyens à Bordeaux à Nantes dans plein de grandes villes sur la construction de transports collectifs et d'investissements massifs et il faut s'en donner les moyens il faut se doter de quelque chose qui ne s'agit pas de modéliser tout et en disant c'est comme ça parce que ça marche à Paris mais je crois qu'il faut réfléchir à cette notion de sanctuarisation des investissements de moyens dédiés massifs il faut assumer le terme massif il faut de l'argent public pour s'engager sans tarder dans la transition écologique et puis après mon fonctionnement au quotidien bien évidemment il faut des transports accessibles à Londres je ne

58:56
Locuteur

me

58:56
Invité

souviens plus de l'équivalent du pass Navigo mais on est dans les 700 euros à Madrid je crois que c'est plusieurs ou six centaines d'euros donc à Paris la bataille de la majorité de gauche à l'époque de Jean-Paul Luchon à laquelle on participait les communistes les verts c'était cette grande bataille pour un tarif unique pour tous les franciliens à bas prix entre guillemets c'est encore beaucoup malheureusement mais je vais venir sur la gratuité mais c'était déjà un pas énorme de passer de l'ancienne carte orange à plusieurs centaines d'euros quand on était très éloigné à 70 euros à l'époque

59:36
Locuteur

et

59:37
Invité

puis il faut tendre vers la gratuité bien évidemment aujourd'hui on ne peut pas considérer que le fait de prendre un mode de transport qui soit vertueux soit sanctionné financièrement là où celui qui prend la voiture ne paye pas au quotidien l'usage de la route il

59:55
Locuteur

y

59:55
Invité

a une distorsion c'est comme l'histoire des camions et des trains de fret un débat sur lequel j'intervenais la dernière fois mais il faut rééquilibrer les choses il faut favoriser les modes de transport vertueux on a évoqué le vélo il faut s'en donner les moyens en termes d'infrastructures il faut une aide à l'achat de vélo parce que c'est un moyen très efficace dans nos villes et en particulier dans la zone dense de l'île de France pour se déplacer et puis dans les transports collectifs on se bat à chaque budget du conseil d'administration d'île de France Mobilité pour tendre vers la gratuité c'est possible pas à pas par mesure comme ça a été fait sur les jeunes en formation puis sur les jeunes de moins de 12 ans aujourd'hui pour Paris donc c'est pour les retraités petit à petit c'est pas tant à montrer d'une part que c'est faisable je prends l'exemple du passe navigo où

1:00:50
Locuteur

nous

1:00:50
Invité

priait à l'époque Madame Pécresse d'ailleurs à

1:00:53
Locuteur

l

1:00:53
Invité

'époque dans l'opposition on disait vous allez faire s'effondrer le système Stif en prenant la mesure du navigo plusieurs années après le budget a montré que l'appétit des Franciliens à se déplacer par le transport collectif parce qu'on avait réduit le prix du passe navigo a compensé entre guillemets la perte de recettes qui était par ailleurs générée par cette baisse je sais pas si j'ai été clair mais globalement plus de monde qui prend un billet moins cher vaut l'équivalent économiquement de moins de monde qui paye un billet plus cher donc on a fait une démonstration économique et on se dit on va la continuer et puis on va la continuer par des mesures de financement qui vont encore là une fois qui se sortent du carton de la doctrine qui serait toujours moins d'impôts pour les entreprises toujours moins de charges parce que ce serait ça qui serait le problème de notre société alors qu'évidemment elle se porte sur les charges financières il faut aller ponctionner ces charges financières pour les redistribuer dans l'investissement public et le fonctionnement de nos réseaux de transport Léonore m'ont conduit sur une autre thématique qui est un élément de votre programme le bio dans les cantines il y

1:02:14
Locuteur

a

1:02:14
Invité

une idée tenace le bio ça coûte très cher comment on fait d'ici la fin de votre mandat

1:02:19
Locuteur

pour

1:02:19
Invité

financer cette mesure

1:02:24
Invité politique

alors il y a une partie d'idées rejées dans le fait que ça coûte plus cher ce qui compte c'est que alors déjà la question est complexe parce que souvent les politiques liées à l'agriculture et

1:02:35
Locuteur

l

1:02:35
Invité politique

'alimentation sont difficilement liées seulement à un volontarisme politique c'est à dire qu'en l'occurrence lorsqu'on veut mettre du bio et ou du local dans les cantines nous on a un problème d'offre c'est à dire que l'offre n'est pas assez structurée du côté champ on va dire pour répondre à la demande du côté ville donc

1:02:50
Locuteur

voilà

1:02:51
Invité politique

il s'agit de travailler il faut forcément travailler avec son territoire et c'est une manière de relier les villes et les champs les villes et les campagnes donc il y

1:02:59
Locuteur

a

1:02:59
Invité politique

forcément une politique globale à avoir avec les différents acteurs donc ce que je veux dire c'est que le levier n

1:03:03
Locuteur

'est

1:03:03
Invité politique

pas que celui du prix il y a vraiment une histoire de structuration des filières de la fourche à la fourchette en passant par les outils de transformation

1:03:09
Locuteur

à

1:03:09
Invité politique

l'échelle locale

1:03:10
Locuteur

en

1:03:11
Invité politique

ce qui concerne le prix alors ça va avec à mon sens ça va avec une évolution globale des pratiques puisque ce qui compte c'est manger uniquement du bio sans changer ses pratiques alimentaires ça n'a pas de sens pour moi manger du bio ça va souvent avec la réduction des parts carnées par exemple mettre un peu moins de viande qui est-ce qui coûte le plus cher dans le plateau en général c'est permettre de mettre des légumes de plus grande qualité un peu plus cher par exemple avoir des menus un peu différents voilà en permettant notamment une part moindre de viande en mettant des menus végétariens plus réguliers et vraiment en faisant un changement de pratique plus général et encore une fois ça passe aussi par une politique de service public une politique de tarification sociale par exemple lorsqu'on a une politique de tarification adaptée ça permet de faire en sorte que les plus précaires payent les moins chers ceux qui n

1:03:57
Locuteur

'en

1:03:57
Invité politique

ont pas les moyens payent les moins chers et ceux qui ont les moyens financent un peu plus mais chacun met au pot selon ses possibilités pour permettre à tout le monde d'avoir une alimentation de qualité

1:04:07
Locuteur

Sur

1:04:08
Présentateur

cette question du financement et de la difficulté budgétaire rencontrés par les villes Anne Hidalgo comment vous faites à Paris pour trouver des leviers fiscaux et aussi une autre deuxième petite question qui ne

1:04:18
Locuteur

va

1:04:18
Présentateur

pas forcément avec mais que je vous pose maintenant est-ce que sur le Covid qui a été un révélateur il y a des mesures mises en place à Paris que vous allez conserver

1:04:25
Locuteur

? D

1:04:27
Anne Hidalgo

'abord sur le financement c'est vraiment le sujet là qui est devant nous pour les semaines qui viennent parce que c'est vrai que toutes les communes d'abord depuis 2014 ont été quand même soumises à une cure très très dure rappelons-nous en 2014 pendant 3 ans une ville comme Paris a perdu 200 millions d'euros par an de dotation de l'Etat il a fallu chercher des moyens il a fallu faire en sorte qu'on dépense mieux différemment mais en même temps ça a été extrêmement compliqué et puis il y a évidemment le Covid qui est passé par là et qui a généré partout dans nos communes des dépenses importantes et des pertes de recettes aussi importantes mais que nous avons décidé démocratiquement pour justement venir en aide dans une situation d'urgence je pense par exemple nous avons décidé un plan de 200 millions d'euros à Paris de soutien aux entreprises du commerce et notamment qui passe par plus du tout de taxes prélevées de droits à terrasse prélevés pendant un laps de temps très long puisque nous avons décidé d'aller jusqu'en juin de l'année prochaine et en même temps des aides je vois aussi par exemple ce que Yann a fait dans tout le parc social de la ville en intervenant pour que les gens ne soient pas expulsés que effectivement pendant toute cette période où on sait que la difficulté sociale va être majeure liée au chômage qui va monter d'une façon extrêmement importante il fallait mobiliser nos moyens et les villes les communes sont des espaces très agiles pour faire cela on a pu décider en urgence pendant le Covid lorsqu'on a vu qu'il y avait plein de familles qui n'arrivaient plus à s'alimenter correctement parce que la cantine scolaire et nous la cantine scolaire en fonction des revenus elle démarre à 13 centimes d'euros et on avait je crois de l'ordre de 30 000 familles qui étaient en difficulté par rapport à cela puisqu'elles devaient faire à manger chez elles et on ne fait pas à manger pour 13 centimes le repas donc on a dû déclencher très vite des aides directes pour les familles pour qu'elles puissent aller et continuer à s'alimenter donc il y

1:07:08
Locuteur

a

1:07:08
Anne Hidalgo

un besoin d'argent à la fois pour soutenir toute la situation sociale l'emploi les entreprises qui sont là en grande difficulté et puis un besoin d'argent pour investir le message que l'on porte auprès de l'État et du gouvernement il est assez simple l'État après avoir enfin le gouvernement après avoir dit que l'austérité était le seul horizon possible nous explique maintenant qu'on peut y aller la dépense c'est très bien d'ailleurs la dépense est là et on peut dépenser l'État finalement a décidé de laisser filer les déficits c'est une bonne chose mais pour ce qui est des communes on n

1:07:53
Locuteur

'a

1:07:53
Anne Hidalgo

pas les mêmes droits

1:07:54
Locuteur

c

1:07:54
Anne Hidalgo

'est à dire que nous on est obligé de présenter des budgets en équilibre si on ne présente pas des budgets en équilibre on passe sous la tutelle des préfets autant vous dire qu'on ne s'est pas battu pour regagner Paris et remettre les clés au préfet il est très respectable mais ce n

1:08:12
Locuteur

'est

1:08:12
Anne Hidalgo

pas du tout le but du jeu donc on est soumis à des règles qui ne sont pas les mêmes et le message le dialogue qu'on a aujourd'hui avec l'État et le gouvernement à l'échelle qui est la nôtre c'est de dire il faut considérer que toutes ces dépenses Covid qui viennent quand même c'est de l'ordre quasiment de 600 millions d'euros sur Paris rien que là en 2020 que toutes ces sommes-là qui ont été nécessaires indispensables qui étaient une réponse qu'il fallait apporter dans l'urgence soient peut-être considérées comme n'impactant pas le budget tel que normalement ils doivent pouvoir se construire parce que si nous n'avons pas des règles spécifiques qui intègrent ces budgets et ces dépenses très importantes et particulières qu'est-ce qui va se passer les collectivités ne pourront plus investir

1:09:15
Locuteur

or

1:09:16
Anne Hidalgo

si on n'investit pas là on ne sortira pas du tout de la crise et d'ailleurs le gouvernement le sait l'État le sait puisque 70% de l'investissement public est porté par les collectivités territoriales essentiellement par les communes donc faire un plan de relance où il n

1:09:32
Locuteur

'y

1:09:32
Anne Hidalgo

aurait rien pour de façon concrète apporter des mesures qui sans être suffisantes seront quand même utiles ça ne marchera pas donc on a ce dialogue avec eux je pense qu'il faudra que ce soit un dialogue apporté avec nos associations de maires l'association des maires de France l'association France Urbaine qui réunit les grandes villes c'est un sujet qui doit être porté collectivement dans la discussion avec l'État pour pouvoir d'abord continuer à investir dans la transition écologique ne pas considérer parce que si on n'investit pas à partir des finances publiques et à partir de services publics qu'est-ce qui se passera ?

Eh bien l'écologie sera quelque chose qui sera réservé à ceux qui peuvent se la payer

1:10:28
Locuteur

et

1:10:29
Anne Hidalgo

ce n

1:10:29
Locuteur

'est

1:10:29
Anne Hidalgo

pas ça l'objectif parce que ça ça ne sauvera pas la planète non plus et en plus ça va générer des conflits encore supplémentaires des inégalités qui ne cessent de se creuser donc on voit bien qu'il est absolument indispensable d'utiliser ce levier que sont les communes et les collectivités locales ce n

1:10:50
Locuteur

'est

1:10:50
Anne Hidalgo

pas du tout ce qui a été pour l'instant décidé quand on regarde comment le plan de relance et on en parlait cet après-midi avec le préfet de région est en train de s'installer il n

1:11:02
Locuteur

'y a

1:11:02
Anne Hidalgo

pas une ligne directe vers les collectivités il y a une ligne directe d'aide aux entreprises mais il

1:11:09
Locuteur

n

1:11:09
Anne Hidalgo

'y

1:11:09
Locuteur

a

1:11:09
Anne Hidalgo

pas du tout une ligne directe qui permettrait aux collectivités sur la base des projets déjà existants de bénéficier d'un apport de financement de l'état en fait de l'Europe pour venir soutenir l'activité donc ça reste à conquérir je pense que c'est vraiment le sujet qu'il va nous falloir porter de façon très collective pour pouvoir justement faire cette transition écologique et tenir compte de cette circonstance exceptionnelle qui a conduit toutes les communes à faire des dépenses mais qui imaginez qu'on ne les ait pas faites parce que c'est aussi comme ça qu'il faut raisonner imaginons qu'on n'ait pas accompagné à Paris avec toutes les associations avec l'état aussi mais les personnes sans domicile fixe on a distribué 17 000 repas par jour pendant la période du confinement enfin pas la ville c'est avec tout le réseau associatif et état si on n'avait pas fait ça si on n'avait pas rajouté chacun et la ville en particulier

1:12:19
Locuteur

au

1:12:20
Anne Hidalgo

pot pour sortir de cette situation il se serait passé quoi on aurait laissé mourir les gens de faim on aurait voilà ce sont des dépenses qui étaient absolument indispensables et qui ont permis quand même de tenir à flot dans une difficulté majeure et c'est pas fini puisque les conséquences de cette crise sanitaire maintenant elles sont sur l'activité économique et sur l'emploi et que là aussi il va falloir mettre en place des dispositifs de formation accompagner les jeunes j'en profite pour saluer Hélène Bidard qui est aussi mon adjointe en charge de l'égalité femmes-hommes et de la jeunesse mais donc ce travail sur les financements est absolument crucial mais on va se battre

1:13:08
Locuteur

merci

1:13:08
Présentateur

quand on additionne le CICE crédit, impôts compétitivité, emploi et le plan de relance on est accumulé à plus de 130 milliards d'euros de cadeaux fiscaux faits envers des entreprises qui peuvent en avoir besoin mais aussi des multinationales qui n'en ont pas besoin qui parfois licencient d'ailleurs et qui en plus pour certaines pratiquent la fraude fiscale

1:13:25
Locuteur

ces

1:13:26
Présentateur

130 milliards d'euros surtout sont versés sans aucun critère sans aucun conditionnement des pratiques sociales environnementales vertueuses et plutôt que et où à l'échelle d'une ville vous êtes aussi amené à signer des contrats vous l'avez dit d'ailleurs la commande publique c'est 70% de l'investissement dans le pays et des marchés publics comment est-ce qu'à Paris à Poitiers à Villejuif vous conditionnez ou non cette commande publique ou tous les services publics de la ville à des critères socio-environnementaux à la fois comme levier pour les populations les usagers les écoliers etc. et comme moyen comme levier pour réaliser cette transition écologique et sociale

1:14:03
Locuteur

peut

1:14:04
Présentateur

-être Léonore m'ont conduit pour commencer

1:14:07
Invité politique

oui alors effectivement le levier de la commande publique est un levier majeur mais là encore on n'a pas tout à fait les marges de manœuvre qu'on voudrait puisque c'est extrêmement régulé

1:14:15
Locuteur

et

1:14:16
Invité politique

on ne peut pas mettre des critères pour favoriser les produits locaux par exemple enfin pas directement on est obligé de faire de

1:14:22
Locuteur

l

1:14:22
Invité politique

'inventivité un peu juridique pour essayer de favoriser

1:14:25
Locuteur

les

1:14:25
Invité politique

types d'entreprises les types de produits qu'on souhaite soutenir alors dans notre programme pour Poitiers il y a plusieurs dimensions dans ce qu'on peut intégrer dans les clauses des marchés publics et un certain nombre étaient déjà mis en oeuvre d'ailleurs il y a les clauses sociales et notamment des marchés réservés pour favoriser les entreprises d'insertion qui permettent aux personnes les plus précaires de retrouver un emploi par un dispositif adapté donc on a la chance à Poitiers d'avoir déjà des marchés réservés très importants et qui nous permettent de développer et on veut développer des nouveaux services en associant étroitement les associations d'insertion qui existent déjà sur le territoire je pense par exemple on veut développer un service de couche lavable bien les faire prendre en charge par des entreprises d'insertion ça fait partie des leviers de même que pour la végétalisation ça demande plus d'entretien on peut recourir à des emplois d'insertion qui permettent d'allier justement le social et l'environnemental donc il y

1:15:13
Locuteur

a

1:15:13
Invité politique

les clauses sociales et les marchés réservés pour l'insertion et ensuite les clauses environnementales là encore c'est extrêmement technique ça demande des compétences au

1:15:20
Locuteur

sein

1:15:20
Invité politique

des collectivités qu'on n'a pas toujours mais comment mettre en place des clauses environnementales assez fortes pour favoriser les produits et les entreprises qui ont des pratiques vertueuses en matière environnementale en matière d'impact carbone etc

1:15:31
Locuteur

et

1:15:31
Invité politique

puis il y

1:15:32
Locuteur

a

1:15:32
Invité politique

aussi des champs sur lesquels on souhaite être pionnier et qui n'existent pas toujours qui demandent vraiment d'inventer aussi de monter en compétence au sein des collectivités je pense en particulier un exemple nous on souhaite vraiment favoriser la prise en compte de la bientraitance animale dans les marchés publics

1:15:45
Locuteur

c

1:15:46
Invité politique

'est un champ qui n'existe

1:15:47
Locuteur

qui

1:15:48
Invité politique

existe très peu sur lesquels il y a peu de labellisation par exemple qui existe il y

1:15:51
Locuteur

a

1:15:51
Invité politique

peu de critères externes sur lesquels s'accrocher et qui demande à développer un champ pionnier à

1:15:56
Locuteur

l

1:15:56
Invité politique

'interne de la collectivité pour faire en sorte que ce qu'on commande par exemple dans le cadre des cantines puisqu'on en parlait ça respecte un certain nombre de critères

1:16:02
Locuteur

liés

1:16:03
Invité politique

à la bientraitance animale dans les pratiques de production alimentaire il y a plein de devils dont il faut se saisir mais c

1:16:09
Locuteur

'est

1:16:09
Invité politique

souvent très technique on n

1:16:10
Locuteur

'a

1:16:10
Invité politique

pas toujours les compétences et l'état la loi ne nous permet pas tout à fait de faire ce qu'on veut c'est très séduisant sur l'approche mais en réalité c'est assez difficile à mettre en oeuvre derrière

1:16:20
Locuteur

très

1:16:21
Invité

très rapidement Pierre Garzon peut-être si vous avez en dos il nous reste une minute si vous avez 30 secondes sur cette question un exemple du plan de relance il y a deux jours j'ai été félicité par le nouveau préfet qui me recevait comme nouveau maire on n'avait pas pu se voir avant un exemple du double discours d'un côté donc qu'est-ce que vous voulez dans le plan de relance qui rentrerait dans vos besoins d'investissement qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider fin de repas

1:16:48
Locuteur

au

1:16:48
Invité

fait vous avez dépassé le pacte de Cahors vous me devez 1,5

1:16:51
Locuteur

million une

1:16:54
Invité

des choses qu'il faut très vite revendiquer il faut dynamiter le pacte de Cahors parce que c'est celui qui dynamite la capacité des villes à pouvoir faire fonctionner le service public

1:17:04
Locuteur

voilà

1:17:04
Invité

15 secondes 15 secondes sur ce qu'il a dit pour dire que je partage c'est un des grands grands enjeux il faut transformer les règles et la loi elles ont été conçues

1:17:13
Locuteur

pour

1:17:14
Invité

favoriser le moindre prix le moindre coût au détriment du social de l'écologique

1:17:19
Locuteur

ça

1:17:20
Invité

a été écrit par les grands groupes toute cette structure de raisonnement qui aujourd'hui guide les codes des marchés donc il faut là aussi le dynamité il faut venir introduire la notion de social de pérenne de durable de recyclable de

1:17:37
Locuteur

voilà

1:17:37
Invité

tout ce qui a été l'objet de notre débat et je crois qu'avec l'autre chantier des finances c'est aussi un chantier tout aussi urgent pour qu'on ait effectivement les leviers pour répondre à la demande des citoyens qui eux sont mûrs sur ce sujet et qui veulent qui considèrent qu'effectivement dans nos écoles dans nos cantines comme salariés dans les bâtiments que l'on construit les matériaux que l'on utilise on ne soit pas seulement sous la contrainte du coût qui est guidé par ce que j'ai dit juste avant mais d'abord sur la réponse aux besoins sociaux et écologiques et il faut que le droit s'adapte à cette exigence nouvelle et on va jouer notre rôle pour porter ça dans le débat public

1:18:17
Locuteur

merci

1:18:18
Présentateur

beaucoup merci à vous trois merci d'avoir accepté notre invitation à la fête de l'humanité autrement merci

1:18:23
Locuteur

pour

1:18:31
Présentateur

ce débat bon courage pour la transition écologique et sociale

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à la fête de

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l'humanité à la

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fête de l'humanité