LES MÉDIAS CONTRE MÉLENCHON : 15 ANS À DIABOLISER LA GAUCHE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 75 %Défensif 14 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 83 % estime que Jean-Luc Mélenchon est un handicap au sein de son parti. »
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« La perspective d'une élection de Jean-Luc Mélenchon est la plus rejetée à 81 % très loin devant celle de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. »
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« Daniel Obona fait régulièrement l'objet d'attaque raciste. Elle est décrite comme l'incarnation d'un parti sous influence indigéniste. »
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« La France insoumise incarne une dérive antlaïque et anti-universaliste. »
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« Je ne stigmatise pas une profession, je stigmatise des comportements. »
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« Quand dans la presse locale, on dit que je gerbe mes arguments, et bien madame, figurez-vous que c'est très offensant et ça peut être un journaliste qui l'a écrit. »
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« La critique des rapports de classe dans les rédactions, ça n'intéresse pas en plateau. »
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« Si les choses venaient à changer, alors il y aurait en effet un nombre maximum de CDD permis par entreprise de presse. »
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« on organiserait des élections car le peuple tout entier qui regarde la télévision qui lui appartient peut lui aussi bien que le monarque désigné le président de France Télévision. »
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« La crise économique du média papier, le modèle économique qui n'a pas qui n'a toujours pas été trouvé pour internet. »
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« Un mouvement comme le nôtre ne peut se laisser bafouer, ridiculiser impunément où les journalistes, tout en usant de leur droit de critique seront des informateurs consciencieux. »
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« LFI a assumé ne pas vouloir accueillir le co-auteur du livre La Meute. »
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« Les médias dominants veulent dominer sans entrave. »
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« Il faut que l'information soit démarchandisée pour devenir un bien commun. »
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce 8e épisode de 4e pouvoir, la série d'Acri chez Blast. Le 3 mai dernier aux 20h de TF1, Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature pour représenter la France insoumise à l'élection présidentielle. Sur l'autre chaîne du groupe BUIG LCI, la nouvelle est accueillie chaudement.
C'est c'est un repoussoir absolu pour la social-démocratie. C'est un repoussoir absolu pour eux. C'est un repoussoir absolu pour la [musique] social-démocratie.
En tout cas, pour la social-démocratie, encore une fois, c'est un repoussoir. Au cas où vous n'auriez pas compris, Luc Ferry sort le marteau pilon. Trump de gauche, une espèce de violence brutal, violent brutal, malélevé, folie, vulgarité, grossièreté.
Le message est à peu près le même dans toute la presse. Au monde, par exemple où les mots d'ordre d'Olivier Pérou donnent le ton. Candidature verrouillée, boulet de la gauche, rejetissant dans l'opinion.
La perspective d'une élection de Jean-Luc Mélenchon est la plus rejetée à 81 % très loin devant celle de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Mélenchon est la personnalité la plus rejetée devant Éric Zemour à surmême Libération qui en parle également, je cite, comme d'un boulet dans la perspective du second tour et se moque par conséquent à la une du candidat permanent. D'autres sons de cloche dans l'audiovisuel voyons plutôt.
C'est quasiment stalinien comme méthode comme méthode. C'est quasiment trot skist puisque Mélanchant est trop skist. C'est-à-dire que voilà, c'est le culte du chef.
Jean-Luc Mélenchon, c'est le général avec son armée de lieutenant ou bien [musique] le maître de l'école des fans. 83 % estime que Jean-Luc Mélenchon est un handicap au sein de son parti. et et même Clémence Gueté peut-être plus inquiétant pour vous 76 % estime que Jean-Luc Mélenchon est un boulet une meute numérique he qui chaque jour se jette sur une nouvelle victime pour la DPC un imaginaire historique la terreur la commune le front populaire l'antifascisme le despot émotionnel avec Gaza comme prétexte à l'antisémitisme le meurtre de Quentin Duran pour justifier la violence de ses troupes et l'antiracisme pour mieux imposer sa logique racialiste.
Est-ce que vous pensez pas d'ailleurs que la candidature de Jean-Luc Mélenchon puisse demain fracturer la gauche ? Parce que vous avez toute une social-démocratie pour qui Jean-Luc Mélenchon est un repoussoir. Un repoussoir et sur le service public.
Mais il y a eu un effet repoussoir depuis ce que je vous dire c'est que depuis il y a un effet de dire mais une figure de repoussoir non seulement pour la droite ça c'était le cas déjà mais pour une partie de la gauche. Compte tenu [grognement] des des crispations que que provoque votre candidat. Qu'est-ce que vous dites à ceux notamment à gauche qui estime que Jean-Luc Mélenchon au second tour, c'est l'assurance d'une victoire du du Rassemblement national ?
Il a un axium idéologique qui est tout à fait clair, que ce soit sur les questions Nathan l'a dit avec une rhtorique antisémite. Bref, on a là un petit condensé de 24 heures ordinaires dans l'audiovisuel français. Un audiovisuel où les commentateurs confondent information et parties prix tout en disposant d'un permis de raconter absolument n'importe quoi.
Bah Jean-Luc Mélenchon, il voit tout par le prisme le le prisme de l'identité, de l'essence. Donc [musique] c'est la couleur de peau, c'est le genre, c'est la religion, c'est il [musique] y a pas de possibilité finalement d'émancipation et de sortir au contraire de de sa condition quelle qu'elle soit au départ. Vous l'aurez compris, aujourd'hui c'est du traitement médiatique de la France insoumise que nous allons parler et même du parti de gauche avant elle puisqu'on a voulu remonter le temps pour voir si le pluralisme se portait aussi mal à la fin des années 2000 qu'aujourd'hui.
Le mantra tient en un seul mot diabolisation. Il faut diaboliser Mélenchon écrivait Bernard Henry Lévi dans le Point, lui qui je cite incarne la principale menace pour la République, la démocratie et la France. Lancé au lendemain des élections législatives de 2024, la consigne avait le mérite d'être claire mais elle était totalement superflue s'agissant des grands médias.
Pourquoi ? Parce que cette ligne éditoriale était déjà à la leure depuis plus de 10 ans. N'en déplais aux médias réactionnaires qui tentent de s'autoconvaincre à intervalle régulier que je cite "La presse est en grande partie mélanchonisée et que les journalistes sont d'ailleurs, je cite encore, tous ou presque d'extrême gauche." [rires] [rires] C'est aussi ce qu'on entend sur certaines télés.
Vous savez en France une grande majorité de la presse est assez mélanchonienne ou mélanchonniste. Il y a une espèce de logiciel de gauche avec ce qu'il y a de pire dans la gauche. C'estàd cet antisionisme associé à l'antisémitisme. [musique] L'espace médiatique est sous-prise de la France insoumise.
Vous avez qu'à il bénéficie d'une immunité médiatique si dérusqu'à quand ? Voici une question intéressante. Alors LFI et Mélenchon, grand chouchou des médias.
C'est ce qu'on va voir parce que la presse est libre et la presse n'est pas contrôlée par 10 milliardaires. Vous êtes sérieux là ? Sérieux ?
Qui dans ce pays défend les boîtes du C4 à part moi ? Rémi qui ? Je pense qu'on est d'une d'une objectivité et d'une impartialité totale.
Un journaliste de la pédagogie qui donne à réfléchir mais qui ne vous dit pas ce qu'il faut penser tant en penser. La mâle, pas la mal. Allez, un petit indice.
Tout le monde rêve de savoir ça. Ça les journalistes sont des contrepouvoirs dans une société. non tout de suite là ça a commencé l'émission a commencé on est à l'antenne depuis 5 minutes.
Avant de rentrer dans le vif du sujet précisons d'emblé que notre démarche ne consiste pas à défendre LFI. La diabolisation médiathico-politique dont cette formation politique est l'objet est un fait indiscutable qu'Acrimed analyse de manière indépendante depuis 15 ans au même titre que nous documentons plus largement la marginalisation des pensées contestataires et la décrédibilisation de la gauche politique intellectuelle syndicale associative et médiatique. LFI est évidemment loin d'être au-dessus de toute critique.
Mais ce que nous entendons démontrer ici c'est que le débat public ne fonctionne pas de manière équitable encore moins pluraliste. et les deux poids de mesure sont flagrants. Non seulement LFI est unanimement stigmatisée dans les grands médias, mais elle l'est comme aucun autre parti dans le champ politique et de très loin.
À tel point que nous avons affaire aujourd'hui à un véritable traitement d'exception. Une telle dégradation des conditions d'expression et d'existence publique de la principale formation partisane de gauche, ça témoigne d'un dysfonctionnement démocratique majeur et c'est un problème qui devrait d'ailleurs inquiéter l'ensemble des acteurs et des actrices attaché au principe fondamental du droit à l'information. Et puis en guise de 3e et dernier point de ce préambule, au-delà des constats, ce qui nous intéresse, c'est vraiment d'analyser ce que le traitement de LFI nous dit de l'état des médias et des pratiques journalistiques en France.
On ne peut évidemment pas tout passer en revue, encore moins sur 15 ans. On a donc choisi de se concentrer sur les trois aspects qui nous semblent les plus révélateurs du traitement infligé à LFI. Et ça nous a donné ce portrait médiatique en trois temps. 1, une formation politique extrémiste aux idées trop à gauche et archaïques. 2.
Islamogauchistes et antisémites. 3 qui incarne la violence et brutalise le débat public. Alors, allons-y sans plus attendre.
Loin de rendre compte du paysage politique tel qu'il est, les médias prescrivent la manière dont il devrait être. Ce journalisme de prescription, il s'exerce de manière particulièrement virulente pendant les campagnes électorales. Les chefferies médiatiques ont toujours été foncièrement hostile à l'existence d'une gauche de gauche dans le champ politique.
Mais clairement, cette hostilité est allée crchendo à mesure que LFI progressait dans les urnes avec de fortes dynamiques militantes sur le terrain. On a rarement vu plus sectaire et repoussant. Ils sont capables de tout sans limite.
Nul ne pourra dire qu'il ne savaient pas. alerté par exemple IF Tréar à la veille du second tour des élections municipales en mars 2026. Ce registre, il a constitué la tonalité médiatique ordinaire par temps d'élection.
Parmi les figures imposées, trois sont revenus avec la constance d'un métronome : l'assimilation de la gauche à l'extrême droite, une pression pour maintenir la domination de la gauche dite de gouvernement contre une gauche dite extrême et une offensive de l'expertise économique pour contenir le débat dans un périmètre acceptable, c'est-à-dire celui de l'orthodoxie libérale. Au début des années 2010, le parti de gauche n'en est qu'à ses débuts. Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2012, des alliances avec le Parti communiste notamment aboutissent à la création du Front de gauche dont Jean-Luc Mélenchon devient le candidat.
Tel est notre programme. C'est le programme qui dit son nom. L'humain d'abord nouveau drapeau du peuple.
Il est loin d'être nouveau en politique. Il n'est pas du tout inconnu des médias et les invitations ne sont d'ailleurs pas rares. Mais son traitement est de l'ordre du domaine réservé aux petits candidats.
Presque folklorisé, pourrait-on dire. Sur RTL, Serge Julie le présente comme le tribin de la grogne romantique. Éric Leboucher trouve que Jean-Luc Mélenchon est un rigolo, un rigolo de prêtoir, un rigolo de gité, un rigolo malin, un rigolo drôle.
Pas mieux pour Christophe Barbier qui veut déjà en finir avec Mélenchon et qu'il décrit comme un personnage au verbees haut et aux idées courtes mi tribin mi guuignoez mais regardez [rires] et c'est ahurissant mais cet homme est ahurissant plus rien n'arrête Christophe Barbier 2 ans plus tôt dans le magazine C dans l'air chasse gardé du cercle de la raison Roland Kerol se désolait de l'attraction exercée par Jean-Luc Mélenchon sur les journalistes et parlait à son propos d'un phénomène de bulle médiatique sur le plateau, la plupart des intervenants ne semblaient pas du tout lui promettre un grand avenir politique. Ils adorent la politique. Ils peuvent être tentés par une forme de protestataire mais en même temps, ils sont aussi raisonnables.
Ils savent ce qui voilà s'il ve s'ils veulent vraiment aller vers cette pente là, je crois qu'ils iront directement à l'extrême gauche et pas forcément Mélenchon, on en reparle dans un an. ce qui est à la mode. Ce qui est à la mode à l'automne 2010, l'hiver 2011, faut voir si c'est encore à la mode.
Ceci dit, on sentait déjà comme une sorte de tension et un petit refrain en particulier commençait à revenir. L'électorat dans sa grande majorité, même si au premier tour, il il est tenté de faire autre chose, il sait qu'au second tour, il s'agit pas de voter pour le changement radical ou révolutionnaire. L'électorat de gauche dans son ensemble ne va pas aujourd'hui aux extrêmes.
Il veut du réformisme tranquille. Les raisonnables contre les extrêmes. Une arme de disqualification massive qui n'allait jamais disparaître au fil du temps.
Et oui, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, même combat Le Pen, Mélenchon, les deux faces en fait d'une même pièce de Le Pen même combat. Au début des années 2010, les médias s'amusent généralement à renvoyer d' à dos l'extrême droite et la gauche dite radicale sous l'appellation des populismes, le stigmat le plus en vogue à l'époque, peu importe la dépolitisation ou les outrances. Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupontignan, l'un de gauche, l'autre de droite, mais tous deux populistes.
Ce titre, d'autres l'ont porté haut effort bien avant lui. Pierre Pougjade, au milieu des années 50, qu'il soit populaire ou qu'il agace, le populisme a en tout cas cassé limite. En France, il n'a jamais porté l'un des siens au pouvoir.
Il n'y avait pas plus de demi-mesure sur le plateau du grand journal de Canal Plus lorsqu'en 2012 Michel Deizo et ses acolytes mettaient en scène un affrontement entre Clémentin et Nicolas Bé pour mieux chercher les similitudes entre leur formation politique front de gauche et Front national. Expert en analogie de NISO énuméré les plus probantes, je le cite le mot front déjà deux leaders tribins et champion de la formule taxée souvent de populisme qui ont la même cible l'antystème. À la même période IFR poussait un cran au-dessus en décrivant une même obsession xénophobe au sein des deux parties.
Là, on vient de voir les ce qu'il y a de pire dans la classe politique française, c'est-à-dire deux xénophobes qui sont monsieur Mélenchon euh qui est qui est le pire, je veux dire, des des des xénophobes, des autar qui voudraient vivre dans une autarsie, hein. Euh madame Le Pen, on connaît ses opinions. Bref, le match des populistes est devenu un mot d'ordre à la une du monde comme ici en 2012 ou encore un an auparavant dans les pages de l'Express avec plantu aussi caricatural que ces caricatures dont le dessin avait d'ailleurs fait le tour des médias à l'époque.
Vous ressemblez-vous ? Oui. Si nous regardons et nous allons le regarder ensemble le dessin de plant paru dans l'Express du 19 janvier dernier où vous êtes représenté chacun derrière un pupitre lisant le même discours intitulé Tous pourris.
Tous pourris, vous incarnez selon Plantuu l'ascension des néopulismes. Alors, nous voulons savoir car vous euh vous adressez, paraît-il, aux mêmes électeurs. Le dessin de plantu, il vous est resté en travers de la gorge.
Votre critique des élites, votre qu'il s'en aille tous, votre façon de parler, il y avait même l'un de vos militants qui le reconnaissait tout à l'heure. Tout ça peut être groupé sous le chapeau populisme ou comme le dit Planu, néopulisme. L'opération à bon avoir strictement aucun sens politiquement ou du point de vue du programme, elle est indémodable au registre de la disqualification de la gauche et de la normalisation de l'extrême droite et elle fait par conséquent l'échur éditorialistes et journalistes politiques.
Ce lettre motif des extrêmes, des populistes ou encore des antisystèmes, on l'a encore retrouvé à l'occasion de la campagne présidentielle de 2017. Peu avant le premier tour, rebelotte, le monde soutient que Le Pen et Mélenchon constituent, je cite, un même danger pour l'Europe et leur programme pourrait nuire gravement à la science. Sur France 2 dans la grande émission politique, c'est François l'anglais soutenu par David Pujadas et Léa Salamé qui entreprend d'exposer les supposées similitudes entre les programmes de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen.
En l'occurrence, on va parler de vous et d'elle, c'est-à-dire des similitudes en vot entre vos deux programmes qui sont tout à fait spectaculaires. toutes les toutes les toutes les similitudes renégociation des traités européens sortie de l'Europe d'être acheté par la banque de France démasqué d'évaluation de la monnaie augmentation du SMIC des minim sociaux retraite à 60 ans. Préférence nationale pour les marchés publics, ça c'est vous aussi.
Interdiction des travailleurs détachés. Programme public de réindustrialisation, allocation autonomie pour les jeunes. Sortie des traités de libre échange.
C'est la même chose au fond monsieur l'anglais. En comment expliquez-vous ces similitudes ? Oui oui oui bien sûr.
Ni bienveillant ni malveillant. C'est des faits. C'est pas ce procédé le journaliste ne l'applique pas aux autres candidats.
Il n'est pas vrai qu'elle est pour la retraite à 60 ans. Elle dit qu'elle va essayer et qu'ensuite elle demandera des sacrifices. Autre question.
Elle n'est pas pour l'augmentation du SMIC, je suis pour l'augmentation du SMIC et ainsi de suite. À la même période, une analyse parue dans Marianne insistait sur ce traitement spécifique. Je cite "Pendant la période du 1er février au 22 avril 2017 de la campagne présidentielle, 17 % des articles portant sur Jean-Luc Mélenchon faisaient aussi référence à Marine Le Pen.
Pour Benoît Amont qui était pourtant jugé suffisamment proche du candidat de la France insoumise pour que soit envisager une candidature commune, ce chiffre n'atteint même pas les 4 %. Durant cette même période, seul 8 % des articles sur Nicolas Duponignan mentionnaient également la candidate du Front National bien qu'il la ralira après le premier tour. On peut ainsi lire que Mélenchon et Le Pen sont jumeaux, mariés, en couple, unis, en tandem, main dans la main.
Fin de citation. Madame Le Pen et vous aussi, vous avez plein de points communs. Vous avez deux bras, deux jambes et vous vous parlez comme elle.
Vous utilisez le verbe être et le verbe alors bien sûr l'éditocratie c'est réactiver le refrain quand il le faut en fonction des besoins de l'actualité. En 2024, par exemple, face à la censure du gouvernement de Michel Barnier, voté à la fois par les différentes formations du nouveau Front populaire et par le RN, on parle à ce moment-là d'une alliance du chaos sur LCI, d'un retour d'une forme d'alliance brun rouge dans le point, de l'alliance des extrêmes à la une des échos, d'une très curieuse conjonction des extrêmes dans l'éditau de la croix. Nathalie Saintcric explique tout ça avec la clarté qu'on lui connaît.
Et c'est vrai qu'il y a eu un rapprochement idéologique, c'estàd en gros un combat pour avoir alors euh les le Rassemblement national a choisi les ouvriers, le LFI les perdants a choisi plutôt les banlieux mais c'est vrai qu'il y a un certain nombre de discours en commun sur les riches, les abattre. Du côté du Figaro, on réactive l'incroyable concept de gaucho le pénisme dont Étienne Gernel propose une variante sur RTL. Disons que l'arc, le pénu mélanchonniste prend aujourd'hui un peu plus de substance.
Mais un basculement s'est vraiment produit au moment de l'élection présidentielle de 2022. C'est pas tant que les chefs médiatiques renoncent à mettre sur un pied d'égalité les deux extrêmes puisqu'il en valade un ressort toujours très utile pour distinguer et promouvoir le camp de la raison. Il y a beaucoup de correspondances intellectuelles entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Et là aussi, on voit les correspondances entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. La vraie alliance qui devrait exister en fait, c'est entre Jean à bien [raclement de gorge] des égards entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qui ont sur beaucoup de sujet des visions très proches. Mais l'éditocratie a de plus en plus tendance à effacer le signe égal entre les deux formations politiques parce qu'en réalité elle est déjà passée à autre chose.
Dans le discours médiatique, le diable CLFI et le RN totalement dédiabolisé, normalisé et moins dangereux. Durant les législatifs de 2022, le feu d'artifice va donc prioritairement cibler la nouvelle union populaire écologique et sociale, la NUPES, qui rassemble la France insoumise, Europe écologie les verts, le Parti socialiste et le Parti communiste. À seulement 5 jours du second tour, le rédacteur en chef du Figaro, Guillaume Tabar, résume une campagne médiatique.
D'un point de vue tactique, Macron doit susciter un front anti-Mélchon, c'est-à-dire convaincre les électeurs de droite, de la gauche modérée et même le péniste de faire barrage à la gauche radicale. Voilà, avec la complicité des médias, un nouvel arc républicain s'était constitué et un nouveau slogan tourne par conséquent en boucle sur les chaînes d'information continue. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est plus républicain que le Rassemblement national ? de jours plus tard sur RMC, le chroniqueur sportif Daniel Riolo apporte une forme de réponse à cette question.
Mais si Marine Le Pen disait mais 1/1e de ce qu'il dit mais on en appellerait à Jean Moulin, au général de Gaulle, à Napoléon, à toutes les figures historiques de la France pour sauver la République. Et on dit que lui il a des valeurs républicaines mais le plus anti républicain, c'est lui. Et en 2024, suite à la dissolution de l'Assemblée nationale et à la création du nouveau Front populaire, cela ne fait plus aucun doute parmi les commentateurs.
Oui, il faut absolument enfin de mon point de vue en tout cas faire un cordon sanitaire autour de la France insoumise qui est devenu au fil des années un parti profondément antisémite et dans la France d'aujourd'hui c'est pas acceptable. L'homme politique qui inquiète le plus aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon inquiète beaucoup plus que Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
Il récolte ce qu'il a semé. Quand on s'aime la haine et bien on récolte d'une certaine manière la haine. Ce matraquage, il s'impose aussi à grand renfort de sondage et de prophéti médiatique autoréalisatrice qui tous les ans depuis 2022 soutiennent en cœur, je cite, que LFI est considérée comme plus dangereuse pour la démocratie que le Rassemblement national.
Dans leur pratique, les éditocrates confirment ce diagnostic. Pendant la campagne des législatifs de 2022 sur Twitter, en moins de 8 semaines, le philosophe de télévision Raphaël a par exemple postter 319 messages contre la France insoumise et les candidats de la NUPES et seulement 27 contre l'extrême droite. Si on avait pas le choix, s'il fallait mettre l'un des deux bulletins dans l'urne, quoi qu'il arrive, je me dirais sans y croire plutôt Trump que Chavez et je voterai pour la première avant d'entrer en résistance.
Même déséquilibre en 2025 lorsque dans sa chronique de LCI, Rutel Kriev prétend consacrer 3 minutes à expliquer pourquoi le RN et LFI ne sont pas républicains. En réalité, seulement 25 secondes côté RN et 2 minutes 30 côté LI, c'est-à-dire six fois plus de temps. Je vais vous dire, j'ai été choqué qu'on inclut même avec des réserves LFI dans les partis républicains.
On ne le répétera jamais assez. Les chefies médiatiques sont sociologiquement solidaires des intérêts des classes dirigeantes, symboliquement des faire valoir de leurs propriétaires industriels milliard pour la plupart et elles ont fait leur choix plutôt Hitler que le Front populaire. Mais revenons en arrière et à la première campagne de Mélenchon en 2012, à l'époque où Le Pen inquiétait encore la plupart des rédactions.
La crainte de revivre un 21 avril 2002 et donc une élimination du Parti socialiste dès le premier tour est encore très ancrée dans les médias. Les partisans du bipartisme raisonnable rabâchent comme en 2007. Un slogan bien connu depuis ce séisme, voter utile.
Un slogan qui exempte tout candidat de défendre un programme ou des idées puisqu'il y a un et un seul vote utile et donc des votes inutiles. Perçu est décrit par le gratin du journalisme comme une gauche qui embarrasse le PS selon le titre d'une émission de C dans l'air. Mélenchon fait donc les frais de ce mot d'ordre électoral tout au long de la campagne de 2012.
Mélenchon peut-il faire perdre Hollande ? Voilà la question que se pose bon nombre de rédactions au journal du dimanche, à Marianne mais aussi à l'Express qui parle à ce sujet des ravages de Mélenchon. Anne Saintcler ne voit pas non plus d'un très bon œil, je cite, que Mélenchon grignote l'électorat de Hollande, même panique au nouvel observateur avec Serge Raffi.
En prenant la Bastille, Mélenchon pourrait bien faire perdre l'Élysée à la gauche. Un prête à penser typique du journalisme politique que résumait le monde. L'UMP compte sur monsieur Mélenchon pour obliger le candidat socialiste à gauchir son discours et dissuader ainsi les électeurs centristes de les lire ou de le laisser passer au second tour.
Au siècle dernier, les marxistes léninistes appelaient ça une alliance objective. Ça nous fait sourire mais c'était vraiment une rangaine. Daniel Conbendit qui a donné une interview au monde cette semaine, une interview dans laquelle il dit "L'émergence de cette gauche, la vôtre et peint béni pour Nicolas SarkoZi.
La montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon fait bien l'affaire du président sortant. Alors là, est-ce qu'il exprime tout haut ce que beaucoup à gauche pensent tout bas Ceci étant dit, le refrain du vote utile fonctionne sans encombre puisque François Hollande atteint le second tour de l'élection présidentielle. Mais en 2017, tout devient plus compliqué.
Le candidat du Parti socialiste, Benoît Amont n'est pas vraiment du goût des médias qui lui préférait nettement Manuel Vals. Mais pour l'éditocratie, les choses sont claires malgré tout. On a bien un gentil et un méchant, un modéré et un radical.
C'est Thomas le Grand qui le dit sur France Interre. Quand Jean-Luc Mélenchon dit "Nous, on entend plutôt jeu et sa pratique rude souvent anominem du débat politique est à 100 lieu de l'esprit coopératif ambiance coworking de de Benoît Amont. Au début, le cercle de la raison est plutôt content puisque dans les sondages, tout semble en ordre.
Le gentil est devant le méchant. Pourvu que les gentils gagnent, pourvu que les méchants perdent. Mais tout en ignorant les différences de programmes entre les deux candidats, certains médias n'hésitent pas à faire pression et à peser de tout leur poids sur le débat public, en somant Mélenchon de se retirer pour laisser place à Benoît Amont.
Et face au refus, c'est la grosse colère. Dès janvier 2017, Laurent Gefrein signe un éditorial qui restera gravé dans les annales de la prospective politique. Tant il illustre à quel point la sondomanie délirante fait écrire n'importe quoi.
Je le cite, "L'enquête publiée hier donne 20 points à Macron, 10 à Mélenchon et 15 à Amon. Entre les deux candidats du centre-auche et de l'extrême gauche, il y a un socialiste. S'il fallait un jour choisir le champion d'une gauche hypothétiquement réunie, celui du PS serait bien évidemment mieux placé.
Bien entendu, Jean-Luc Mélenchon refusera de se désister, quoi qu'il arrive. Mais alors, les lecteurs risquent de se poser une question toute bête. À quoi sert Mélenchon à faire perdre la gauche ?
Au soir du premier tour, Mélenchon réunira 19,58 % des suffrages exprimés à Mont 6,36 %. Regarde-le, celui-là qui se rappelle de mon existence. Très bien.
Je sens que je vais avoir à nouveau des amis, moi. Les mouches vont changer d'anne. Allez, éliminé.
Comme c'est systématiquement le cas dans les mois qui précèdent les premiers tours, les sondages avaient sous-estimé le score de LFI. Et dans cette compétitionque que les sondages coconstruisent et déformment, lorsque Mélenchon passe devant Ramon, alors là par contre ni Geoffrein ni aucun autre éditorialiste ne supplie le candidat socialiste de se retirer et aucun éditorial ne pose la question suivante : à quoi sert à mon à faire perdre la gauche ? La raison est évidemment toute simple.
La gauche de Mélenchon, ce n'est pas la gauche dont veulent les médias, celle qui doit donner des gages à la droite qu'elle s'appelle Manuel Vals, Bernard Casneuve ou Raphaël Gluxman. Et s'il y a bien une chose dont sera invariablement accusé Mélenchon par la suite, c'est d'avoir inversé le rapport de force dans le camp de la gauche institutionnelle. C'est pour ça qu'en 2022, lorsque LFI devient la force motrice et dominante dans la NUPES, les grands médias sont pris de cours.
L'Union, oui, mais à condition qu'elle soit sous l'égide d'un PS raisonnable. Comme c'est l'inverse qui se produit, les politiques s'enquiètent. Il a rassemblé des carottes et des navets des gens qui sont d'accord sur rien comme les rédactions où le branle bas de combat est à la hauteur du cauchemar éveillé.
Dans la plupart des médias, ceux qui se rallent à cette union sont donc décrits comme des traîtres. Quant à elle, les filles, il dit, "Rez, la vraie gauche, c'est moi. Donc, je demande à tous les partis dont les dont les électeurs ont voté pour moi comme un vote utile de se ranger derrière moi et je demande donc à toute la gauche de reconnaître que je suis la gauche.
C'est un tour de passepass, c'est même un tour de force. Un coup de force, voir une forme de coup d'éteint. Ben oui, électoral.
Oui, il y a quelque chose comme ça qui s'est produit. Et puis on est passé à un journalisme de démobilisation voire de démolition. On a longtemps dit que le PS c'était des éléphants.
Là c'est des lapins, voyez, face au cobra. Je parce que ils veulent avoir dans le siège de la France insoumise, ils veulent sauver quelques sièges de députés comme a plumé la volaille communiste si vous voulez. Vous voyez bien dans quel sens ça s'est fait.
Là, c'est vous qui êtes en train de vous faire plumer par le mélanchonisme et ça c'est très inquiétant. Et là, on a des socio-démocrates qui se livrent à des néobolcheviques. L'épisode se reproduit 2 ans plus tard avec la création du Nouveau Front populaire au moment des élection législatives.
Et donc, les écolos sont en train de saluer ce soir cet accord qui est historique. Je parle bien d'histoire de la République. Ils ont disparaître.
Alors évidemment, il s'est accroche. C'est c'est pathétique. C'est pathétique.
C'est bien comme vous voyez déjà tous ces gens qui sont ensemble à la tribune, les verts, les écolos, les insoumis, les communistes. Qu'est-ce que ça vaut ? Ça vous fait tout simplement honte.
Il y a une partie de la gauche qui fait alliance avec l'équivalent [musique] de Jean-Marie Le Pen sur l'antisémitisme et se couvre de honte pour l'éternité. Je suis désolé, c'est insupportable. On a des principes où on en a pas.
La gauche, c'est la gauche de la honte. C'est le front de la honte. C'est un accord à mes yeux épouvantable, honteux.
C'est pas un front populaire, c'est un front antisémite là pour le coup. Et puis aujourd'hui, alors que d'union il n'y a plus dans l'optique de l'élection présidentielle de 2027, l'éditocratie peut reprendre la rangaine de 2012. À la une du Nouvels fin février 2026, on retrouve en effet les deux mots d'ordre bien à leur place.
Comment Mélenchon plombe la gauche suivi de comment l'extrême droite en profite et la boucle est bouclée. Pour le reste, on écoute Sylvain Courage, rédacteur en chef, dispenser la leçon à son lectorat, leçon commune à toute la presse, bien comme il faut. Mélenchon a joué l'opposition stérile.
La conséquence de tout cela, c'est que Jean-Luc Mélenchon est devenu l'homme politique le plus rejeté de France et l'idiot utile du Rassemblement national. Il n'a aucune chance de vaincre l'extrême droite à l'élection présidentielle. Le problème c'est qu'il compromet aussi les chances de la gauche et quelque part cet éditorial a le mérite de nous rappeler aux fondamentaux au cœur même des attaque contre la gauche LFI, c'est-à-dire son programme coupable d'être trop à gauche.
Rompre le consensus néolibéral, casser l'idéologie de marché forcément synonyme de progrès pour les médias dominants, c'est impensable. Et qu'il soit d'extrême droite, de droite ou aligné sur la gauche dite de gouvernement, le danger est bien identifié et il s'appelle Mélenchon. Je pense que Jean-Luc Mélengeon représente un danger pour la France s'il était élu président de la République et un danger effectivement sur euh euh notamment notamment je vais vous dire pour les prises de position économique principalement.
D'ailleurs, il faut dire que sur le terrain économique, il suffit de très très peu pour que les médias soient en panique. Rappelons tout de même qu'avant LFI, lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, la pression éditoriale s'exerçait sur le PS et ses golen royales. On était loin de la révolution, mais pour le monde, c'était tout comme.
Qui dira aux socialistes français que nous sommes en guerre économique, que notre croissance s'effondre ? Le projet socialiste nous promet du social, du social et encore du social. De gentilles infirmières pleins, des guerriers argneux, aucun.
Un mois plus tard, le chroniqueur économique du quotidien de référence était toujours au plus mal. Madame Royale a sur le dos un parti qui vient de pondre un programme dépensier inapplicable dont l'inspiration recule aux années 70. Le PS nous replonge dans les manuels marxistes.
Il est donc logique que cette petite musique a été rejouée avec le même entrain contre le parti de gauche. Résolument à gauche, ce programme économique se fondra en grande partie dans celui du Front de gauche 2 ans plus tard. Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, il s'attire par conséquent les caricatures de la presse.
Selon Yft Tréar sur Itlé, Mélenchon veut nationaliser la France et revenir au Colcose. Et sur RTL, Alain Duamel déclare, je cite, que son idéologie lui paraît assez enfantine. Mais c'est Jacques Juliard dans Marianne qui décroche le pompon.
Il faut faire sa part du rêve. Mélenchon le dit avec ses mots. Moi, je suis assez grand pour rêver tout seul. et les enthousiasmes collectifs organisés tels qu'on les pratiquait dans l'Allemagne nazie et la Russie soviétique très peu pour moi.
En 2017, s'il critique avec une relative retenue le programme de Jean-Luc Mélenchon, les commentateurs politiques prennent peur 15 jours avant le premier tour quand ils se retrouvent au coude à coude dans les sondages avec le trio de tête Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen. Avec son éditorial sobrement intitulé Maximilien Mélenchon, le Figaro est tétanisé. Il est assez navrant de constater qu'un homme au programme aussi grossièrement démagogique puisse s'attirer autant de sympathie.
Et du côté des médias patronau, c'est l'angoisse. Sur BFM Business, la chaîne du CAC 40, le programme économique de Mélenchon témoigne, je cite, d'un refus des lois universelles de l'économie. Dans les pages de challenge, on redoute un duel mélangen qui je cite serait un possible anéantissement du système.
Et au passage, l'Hdomadaire qualifie le candidat de la France insoumise de social national pour ne pas dire nazi. Dans le quotidien du milliardaire Bernard Arnaud, les échos, c'est également la panique générale. Le programme de Mélenchon a de quoi inquiéter les marchés à Surtons et Dominique ce parle d'un projet insensé.
La veille dans sa chronique de France interre, c'était tout simplement lunaire. Il veut taxer à 90 % les revenus au-dessus de 33000 € par mois. Mais il faut noter que c'est plus dur que ce qui a jamais été fait, y compris par Roosevelt et que cela aurait pour conséquence que beaucoup d'artistes, de sportifs, de créateurs dans tous les domaines, pas seulement économiques, quitteraient la France et qu'il ne suffirait pas d'en appeler à leur sens patriotique pour que cela n'arrive pas.
Le projet aussi lunaire que l'yc de Mélenchon, il faut le regarder en détail. Bref, à mesure que la côte de Mélenchon monte dans les sondages d'opinion, les grands médias martellent le même slogan, ici résumé par le Figaro, que serait une France mélanchonisée, un pays de fonctionnaires surnuméraires payé par un secteur privé à qui on réclamerait toujours davantage d'impôts et par des créanciers à qui on devrait toujours davantage d'argent. En 2022, la 3è campagne de Jean-Luc Mélenchon est l'occasion d'une troisème campagne médiatique à son endroit.
Et encore une fois, on va s'interroger sur la fiabilité de son programme économique. Dominique Ce est littéralement fidèle au poste. 250 milliards d'euros de dépenses nouvelles en face desquels [grognement] il compte surtout sur un surcroix de consommation populaire Sy pour remplir les caisses.
Curieusement, il a oublié de chiffrer le coût du retour de l'âge à la retraite à 60 ans. C'est trop bête. Quoique l'on pense des propositions de Mélenchon, ce qui est surtout trop bête, c'est que Dominique puisse affirmer ce genre de chos sans avoir pris la peine d'assister à la conférence de presse que donnait LFI 3 jours plus tôt et au cours de laquelle le candidat insoumis expliquer précisément comment il comptait financer le retour de l'âge de la retraite à 60 ans selon ces mots, augmentation des cotisations liées à l'os de l'emploi et surcotisation de deux points supplémentaires pour les salaires supérieurs à 3400 €.
Bref, Dominque se propage une fausse information afin de discréditer un programme économique qu'il n'approuve pas. Mais pour les grands médias, la fin justifie les moyens. C'est ce qu'a notamment prouvé BFM TV pendant la campagne des élections législatives qui a suivi.
Le 13 juin 2022, la chaîne montre tout son savoir-faire en matière de pluralisme en mobilisant son bataillon de chroniqueur pour livrer un seul et même exercice de pédagogie. Emmanuel le Chypre est sur le pont évidemment. Et donc qu'est-ce qui se passe en général ? et ben on a plus la confiance des investisseurs, les taux d'intérêt remontent et on est obligé de de faire ce qu'on appelle des politiques de rigueur.
Il y a en économie des lois de la gravité, un peu comme en physique, voyez. Donc est-ce qu'on pourra les défier cette fois-ci alors qu'on a jamais réussi dans le passé ? Ça ça n'est pas sûr.
Et de 1, on a évidemment le rétablissement de l'ISF, mais là je vous parle de l'instauration d'un plafond sur les héritages, à savoir que au-delà de 12 millions d'euros, l'État prendrait tout. Et bien le risque c'est que les contribuables concernés délocalisent leur patrimoine. Plus de vill là sur la côte d'Azur mais plutôt au baléard.
On vend l'appartement luxueux à Paris pour en acheter un à Londres ou à Dubaï. Et jamais 203. 1.
Ça alourdit tellement les comptes publics que vous le payez avec vos impôts. De ça profite pas l'économie française. 3 quand vous regardez aujourd'hui dans quel état sont nos écoles, nos hôpitaux, nos universités, nos prisons, vous dites "C'est pas la solution de creuser les déficit." Quatre taxer encore plus, c'est pas bon.
C'est les entreprises qui créent l'emploi dans ce pays. Tout ça mis bout à bout. Vous comprenez à quel point ce programme est véritablement hasardeux pour ne pas dire dangereux pour l'économie française.
Entreprise de démolition fabrique de la peur avec cette une rouge vif qui ne fait pas dans la dentelle tandis que sur LCI Jean-Michel Apatti déclare qu'une hausse du SMIC conduirait, je cite à une crise inévitable en Europe. Rien que ça. Bref, pour des éditorialistes qui, du fait de leur position sociale n'aime pas la gauche, cette gauche n'est clairement pas la bonne gauche.
En un mot, elle est archaïque. C'est une gauche qui est profondément à la fois repliée sur des identités, sur des communautés qui s'affrontent et puis replié sur le passé qui est nostalgique profondément. D'ailleurs, c'est un peu l'air du temps ces derniers jours, on entend beaucoup parler du Front populaire, c'était merveux le Front populaire mais c'était il y a 86 ans.
On retrouvera bien sûr ce cadrage du réalisme au moment du Nouveau Front populaire en 2024 et le moins qu'on puisse dire c'est que France Info n'est pas du tout convaincu. Sur le fond surtout, est-ce que vous trouvez que cet accord, ce programme du Nouveau Front populaire est réaliste ? Oui, il est bon. il est réaliste, il répond aux urgences sociales.
Il faut augmenter les salaires, il faut bloquer bloquer les prix, il faut avoir un investissement notamment dans le logement social, il faut aller vers une transition écologique, il faut réformer démocratiquement le pays. on race gratuise parce qu'il faut tout augmenter les salaires, la location étudiant supprimer la réforme des retraites dans un moment où on cherche des économies [rires] investir dans c'est bien simple des 20h aux chaînes d'info en continue le site d'arrêt sur image relève un seul et même message. Le programme économique de la gauche c'est danger.
Et plus si affinité pour Jean-Michel Apati visionnaire à 3 jours du premier tour, je le cite "La gauche a perdu cette campagne. Elle a pondu un programme économique délirant et c'est une très grosse surprise qui s'affiche sur vos écrans. Vous le voyez, le nouveau Front populaire vir en tête 172 à 192 siège dans la future assemblée.
Plus les choses se précisent, plus ce programme semble problématique pour l'économie. Vous avez une politique qui va placer siamment des entreprises en faillite et on va faire payer le résultat de cette politique par le contribuable. Difficile de faire plus absurde.
Absurde, c'est précisément le terme qu'ont employé tout récemment les échos. Qualifié de champion de la destruction, Jean-Luc Mélenchon est porteur, je cite, d'un programme absurde et anti-républicain qui précipiterait immédiatement la France dans une crise financière profonde. De tous les chefs de parti, il est le seul à avoir déjà produit un programme de gouvernement détaillé pour 2027.
Mais ses écrits révèlent que loin de vouloir renforcer notre société, il entend la briser. Aucun doute, la campagne médiatique est lancée et ça va encore souffler. très très fort.
Le portrait que dressent les grands médias de LFI ne se limite pas à dénoncer son archaïsme sur le plan économique et social, ni à l'accuser d'être le fauxoyeur de la gauche ou de la bonne marche de la social-démocratie. compte tenu des positions qui sont les siennes sur les questions sécuritaires, sur l'immigration, les discriminations racistes et notamment post octobre 2023 contre le génocide en Palestine. La petite musique du péril rouge s'est étoffée au fil du temps.
Antiflic, islamogo gauchiste, communautariste, clientéliste, antisémite. Dans le répertoire de l'éditocratie, les anathèmes sont désormais mon courantes. LFI est désigné comme l'ennemi public numéro 1 en rupture avec les valeurs républicaines de la France.
Ladies and gentlemen, dangerous. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut dire que cette diabolisation médiatique a tout à voir avec la droitisation du champ politique que l'on observe depuis les années 80. Ce processus, on vous en a déjà parlé dans notre vidéo consacrée à la normalisation de l'extrême droite.
Alors, on ne s'attarde pas trop. Simplement rappelezer qu'au cours des années 80 et 90 et plus encore sous le règne de Nicolas Sarkozy, non seulement les thématiques fétiches du Front National immigration, insécurité islam ont occupé le haut de l'agenda médiatique, mais leur traitement s'est progressivement homogénéisé. Le cadrage et les gries de lecture des courants conservateurs et réactionnaires se sont normalisés et ce d'autant que le PS s'est progressivement aligné sur les dogmes sécuritaires, ce qui permet en partie d'expliquer la droitisation par le haut des chefferies médiatiques, en tout cas de la frange alignée sur les positions de la dite gauche de gouvernement raisonnable et pragmatique.
Les mêmes dynamiques se sont approfondies au cours de la décennie 2010 à mesure que le FN progressait dans les urnes et bénéficiait d'une complicité des grands médias dans son entreprise de dédiabolisation. Et ces dynamiques se sont encore aggravées sous l'air Macron. On a assisté à une vaste légitimation de mots d'ordre sécuritaire, autoritaire, nationaliste et identitaire.
Une accélération très nette du processus de fascisation. Il est évident que les grands médias entretiennent beaucoup de fausses évidences à propos de la droitisation de la société française. Le microcosme journalistique parisien fonctionne en circuit fermé contre les savoirs produits par les sciences sociales.
Les questions immigration, insécurité, islam notamment sont souvent mises en scène et mises en forme de manière frauduleuse à grand renfort de construction sondagiaire. Est-ce que les Français demandent plus d'égalité aujourd'hui ou est-ce qu'au fond ils demandent plus de sécurité ? Est-ce que la société tout simplement ne se droitise pas ?
Pour 86 % des Français, la lutte contre l'insécurité sera essentielle dans leur choix de 2022. Quand six français sur 10 disent ne plus vouloir accueillir de migrants aujourd'hui. Quand six français sur 10 disent qu'il y a un problème avec l'islam aujourd'hui dans la République, que c'est une menace, est-ce que vous avez pas l'impression qu'au fond la gauche a tout simplement perdu la bataille de des idées et de l'époque et que vous pourriez parler d'égalité, vous pourriez parler d'autres choses, ça n'imprime plus, ils valutre chose.
On a vraiment affaire à un débat public mutilé dans lequel la gauche de gauche est systématiquement pointée du doigt, suspecté de laxisme, accusé d'angélisme, de déniis et de complaisance. En réalité sur ces questions, le crédau des chefferies éditoriales est le même depuis plusieurs décennies. Sommet la gauche de s'aligner sur la droite.
Des colonnes de journaux au plateau de l'audiovisuel, cette injonction n'a jamais cessé de poursuivre d'abord le parti de gauche puis à la FI. C'était par exemple le cas en 2011 dans On n'est pas couché sur France 2. Natacha Poloni, chroniqueuse dans l'émission accuse alors Jean-Luc Mélenchon d'avoir, je cite, oublié la défense du peuple.
Ce qui lui vaut ce reproche, c'est de ne pas se préoccuper des questions d'immigration et de sécurité. dans les termes et selon les orientations de la droite parce que vous voulez régulariser tous les 100 papiers parce que vous voulez un droit du sol totalement ouvert et tout ce genre de proposition actuellement ça pose quand même un problème parce que ceux qui sont pour l'ouverture totale des frontières pour la libre circulation des hommes sont les idiots utiles de ceux qui sont pour la libre circulation des capitaux bon alors permettez à l'idiot utile d'essayer de montrer qu'il est plus utile qu'idiot le dispositif de cette émission très regardé à l'époque est vraiment symptomatique du verrouillage du débat médiatique et de ses conséquences. Dès l'instant où Jean-Luc Mélenchon refuse de consentir aux évidences sur l'immigration, c'est l'invective.
C'est extraordinaire comme vous caricaturez parce que justement vous n'avez pas la réponse. C'est ça qui est dangereux, c'est que vous niez les réalités. Pardon, vous niez les réalités et c'est pour ça que vous n'arrivez pas à répondre à quelque chose qui fait que vous faites le jeu de Marine Le Pen.
C'est ça le dram. Tandis que vous avec les arguments que vous venez de développer, vous faites le jeu de qui à votre avis ? Moi la différence c'est que moi je dis au français madame et quand il a le mauvais goût d'articuler questions sociales, partage des richesses et lutte antiraciste, il se passe quelque chose d'intéressant parce que le plateau est coupé en deux.
Le public et les invités applaudissent mais côté journaliste, on rappelle le responsable politique à la raison. Voici ce que je dis, il faut partager. Si les gens ont du travail, il y aura pas de misère.
S'il y a pas de misère, on se dévorera pas les uns les autres. Peu importe la couleur de notre peau, peu importe notre religion, nous appartenons à une même communauté humaine. [acclamation] [applaudissements] Vous esperez des mag, on a envie on a envie d'être d'accord avec lui mais en même temps on comprend ce que dit Natacha.
C'est est-ce que c'est pas une part un peu trop utopiste ? Il faut l'utopie crée du malheur c'est dangereux. C'était il y a près de 15 ans.
Depuis tout a considérablement empiré. en particulier du fait de la dégradation du débat public qui s'est intensifié à partir du moment où ont coexistait quatre chaînes low cost d'infos en continu, mais aussi bien sûr du fait de la consolidation d'un pôle médiatique fascisant au sein de l'Empire Bolloré. Les questions sécuritaires concentrent toujours bon nombre de crispations médiatiques.
Dans un débat public structurellement marqué par l'amour de l'ordre, imprégné de journalisme de préfecture et hostile à toute critique systémique de la police, les positions de LFI, même modéré, sont le signe d'un parti déconnecté des réalités. à moins d'un an des municipales cette question donc la gauche souvent taxée de laxisme en matière de sécurité a-t-elle fait sa mu en la matière ? On peut s'interroger quand l'insoumise Mathilde Panu promet que son parti désarmera la police municipale et supprimera les caméras de vidéosurveillance dans les villes où les insoumis seront élus.
Une sortie sans nuance, sans un mot pour les habitants ou ces mères qui tentent de faire régner l'ordre. Mais pour certains, l'ordre est un gros mot. participer à une marche contre le racisme systémique et les violences policières.
Aujourd'hui, vous irez en tant attendez, vous irez en tant qu'élu dans cette manifestation, sachant que dans ce type de manifestation, il y a des slogans euh comme "Tout le monde déteste la police". Ça ça ne vous dérange pas ? Manifestants qui scandent tout le monde la police, vous ne quitz pas la poser la question du désarmement de la police municipale. "Dangereux, ridicule, teté général", nous dit la dépêche AFP.
Béfi nous explique que le problème en France c'est la police et pas la délinquence. C'est-à-dire que l'idéologie s'est complètement imposée par rapport à la réalité. Et sur les plateaux, impossible de développer un propos.
Le journaliste se confond totalement avec l'opposant politique ou le syndicaliste policier. Est-ce que vous n'êtes pas, j'allais dire en à rebour de ce que pensent les Français et que du coup vous les inquiétez encore plus à vouloir ne pas assurer la sécurité qu'il demande dans les sondages. Vous ne parlez un sujet que vous n'avez pas travaillé.
Savez-vous que les polices municipales de Lyon de Bordeaux n'ont jamais tiré n'ont jamais tiré un seul coupement le fait d'être armée, elles deviennent dissuisies alors que ne pas être armée, elles servent à rien. Autant dire que lorsque Mélenchon ou d'autres membres de LFI disent que la police tue ces propos Jean-Luc Mélenchon, est-ce que vous les assumez à nouveau ce matin ? Est-ce que vous assumez le le fait de passer pour un candidat premier ministre ?
C'est ce qu'on peut lire cette expression sur votre compte Twitter. un candidat premier ministre perçu comme antiflic. C'est le principe de LFI, c'est que plus c'est gros, plus ça passe.
C'est leur principe. Plus ce qu'ils disent est énorme, tu peux te dire "Oui, non mais là on peut pas parce que c'est tellement énorme qu'on peut pas le croire." Si si, faut les croire, faut les croire sur parole même.
Pour ça qu'ils sont très dangereux he C'est de la haine antiflic Barbara. Bien sûr que c'est de la haine antiflic. Voilà un homme intelligent qui fait semblant de ne pas [musique] comprendre que toute ambition qui se veut républicaine ne peut pas développer une telle haine contre la police.
Bah, il donne finalement l'autorisation aux délinquants de s'en prendre aux policiers parce que face à une police qui tue finalement c'est sur les délinquants qui sont en état de de légitime défense. Jean-Luc Mélenchon ne rate plus une occasion de taper sur les flics. Le soi-disant futur premier ministre, il trouve une partie de sa réserve électorale.
Jeunes gens issus de l'immigration qui se vivent comme victime d'un racisme d'état, militant de la gauche de la gauche, hostile à tout ce qui porte un uniforme sans oublier quelques esprits faibles pour qui le flic est forcément un dictateur en herbe. Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, nous [musique] on n'aime pas la police comme Jean-Luc Mélenchon.
Ces tirs de barrage, les médias en ont offert un beau condensé après la mort de Naë Mersou en juin 2023, tué à bout portant par la police lors d'un contrôle. Alors que des révoltes éclaté dans de nombreux quartiers populaires, la plupart des interviewers n'ont toléré aucun écart avec le discours sécuritaire du pouvoir. Or, LFI a refusé d'utiliser les termes prescrits par les journalistes.
Ils avaient à redire sur les méthodes mais n'ont pas voulu passer les traditionnels appel au calme auquels ils ont préféré des appels à la justice. Et bien dans le débat public, cela suffit à vous valoir un carton rouge instantané. dans le monde pour avoir tenu cette position et déclaré, je cite, "Ce sont les pauvres qui s'insurgent, Mélenchon est mis sur le même plan qu'Éric Zemour qui parle à cette époque de guerre ethnique et raciale en lien avec l'immigration." Deux attitudes également incendiaires pour ces deuxlà.
L'évidence saute aux yeux. Il ne s'agit plus de sauver la République mais de la faire tomber. Ce qu'on entend aussi à travers ces extraits, c'est bien sûr la petite musique dénigrante sur les quartiers.
Et plus encore que les thématiques sécuritaires, c'est bien la question du racisme en général et de l'islamophobie en particulier qui vont nourrir un procès en islamchisme contre Lfi. On était à ce moment-là en 2023, mais sur cette thématique, le travail de SAP était bien sûr à l'œuvre depuis plusieurs décennies, un peu moins de 10 ans s'agissant de LFI avec l'imposition progressive d'un seul et même mot d'ordre, une formation politique suspecte, dangereuse et antirépublicaine. Une étape décisive s'est jouée après les attentats en France de janvier et novembre 2015.
À cette époque, tandis que les confusions, les amalgames et les discours islamophobes se banalisent dans les médias, une violente campagne cible principalement lutte ouvrière et le NPA. Coupable de ne pas se joindre au concert de l'Union nationale et de dénoncer les interventions militaires françaises au Moyen-Orient. La France insoumise et ses militants ne sont pas épargnés.
En septembre 2016, ils sont par exemple placés dans les rangs du parti collabo, la formule de Jacques Juliard dans Marianne, c'est-à-dire le parti de la soumission accusé d'excuser l'islamisme. Un an plus tard, Alexandre de VCO réalise le portrait de la gauche soumise dans les colonnes du FigaroVox. Ses députés insoumis participent de fait à la nébuleuse que Pascal Brckner qualifie d'Islamosphère.
Cette gauche rouge verte qui se revendique du post-colonialisme orphelin du communisme, il voit dans l'islamisme une nouvelle utopie révolutionnaire et dans le musulman ou l'immigré un nouveau prolétariat à mobilisé aussi bien dans la lutte des classes que dans la lutte des races. Après Guevara, Ben Laden, après Marx, Allah. Cet alignement entre un hebdomadaire dit de gauche souverainiste, Marianne et la section radicalisée du quotidien historique des droites, le Figarovox, en dit alors extrêmement long.
Le problème musulman tourne à l'obsession et l'islamophobie devient l'une des principales dynamiques autour desquelles se reconfigure le champ politique. C'est aussi une dynamique centrale dans le processus d'extrême droitisation par le haut des grands médias et qui par conséquent devient aussi l'un des ressorts les plus puissants de la diabolisation de la gauche. En particulier au Figaro qui restera toujours en pointe dans ce domaine en agitant les peurs avec si titres tapageurs de virages communautariste en dérive racialiste.
Dans le débat public, c'est d'ailleurs à cette période que se banalisent les procès en communautarisme et en islamuchisme contre les filles. Comme le démontre le sociologue Benjamin Teinturier après les attentats contre Charlie Hebdo, le terme islam gauchisme trouve ses entrepreneurs de cause. Un petit nombre de journalistes contribuent à en ritualiser l'usage.
Yvan Rufol, Gill William Goldenadel surtout, mais aussi Éric Zemour, Alexandre Desveco, Étienne Jernel et Michel Onfré forment ce personnel médiatique rassemblé autour d'un petit nombre de titres, le Figaro, le point Mariane. Le terme est alors employé pour véhiculer, je cite, l'idée qu'extrême gauche et islam radical s'accordent pour combattre le sionisme. Une définition fidèle à celle de Pierre André Tageview qui a popularisé l'expression au début des années 2000 dans le contexte de la deuxème intifada en Palestine. l'islam gauchisme au sens du nouvel antisémitisme, c'est-à-dire la théorie fumeuse selon laquelle l'antisémitisme serait prioritairement le fait de l'immigration post-coloniale et de ses alliés de gauche.
Et peu à peu, l'usage du terme islamuchisme va se diversifier et toute une nébuleuse dite de gauche républicaine avec des guillemets va avoir un rôle déterminant dans cette dynamique. Impressionnant, hein ? J'appelle ça la nébuleuse du printemps républicain.
Bon alors je vous le dis tout de suite, ces gens ne font pas partie d'une organisation secrète. Ils font même pas tous partie du printemps républicain. Ils ont même pas tous les mêmes opinions politiques.
Par contre, ils partagent tous les mêmes obsessions et notamment celles de l'islam. Je mets de côté la France insoumise qui est pourqui de la complaisance. Il y a de la complaisance, il y a de l'ambiguité en tout état de cause de l'islam gauchisme.
Oui, je pense que c'est indiqué au islamogauchisme. À partir de 2016, les accusations en islamuchisme ou en communautarisme vont être de plus en plus liés à des sujets portant sur la laïcité, l'universalisme ou la République avec tout ce que ces débats comportent de biais, d'amalgame et de déformation. Dans les médias, on parle donc des ambiguïtés de LFI sur la laïcité.
Va-t-il clarifier la position des insoumis sur la [musique] laïcité et l'islam ? Mais le procès se fait en général sur des bases qui n'ont rien à voir avec la laïcité. Le parti de gauche est surtout tenu pour responsable de parler d'islamophobie et de vouloir politiser la question des discriminations raciales.
Parfois dans votre mouvement, on a l'impression que vous êtes l'arbre républicain qui cache la forêt communautariste. Mais alors même alors même alors même que les terroristes revendiquent leur crime au nom de l'Islam en cette année 2016. Après les attentats du Bataclan et de Nice, les actes antimusulman diminuent de 58 %.
Alors, êtes-vous d'accord ? Êtes-vous d'accord pour dire avec moi que le peuple français s'est conduit admirablement ? Pas une seule ratonnade, pas une seule chasse à l'homme ?
À cette époque, c'est surtout Daniel Obonau qui concentre les attaques sur ce sujet. Ces positions antiracistes sont régulièrement épinglées, jugées trop radicales et souvent mises en opposition avec les traditions laïcarde d'un Mélenchon ou d'autres figure du mouvement de gauche. Évidemment, Adrien Catnin, même si on peut ne pas partager ses idées, mais enfin c'est un républicain euh qui est fidèle à quelques standards de la République, on pourrait dire standard, on va [rires] dire quelques tubes de la République, ce qui n'est pas le cas de Daniel Obon comme une sorte de prélude à la focalisation médiatique obsessionnelle sur Rima Hassan.
Daniel Obona fait régulièrement l'objet d'attaque raciste. Elle est décrite comme l'incarnation d'un parti sous influence indigéniste et bien sûr elle est sommé de présenter des certificats de bonne conduite notamment des gâes d'appartenance à la communauté nationale. Dit elle est incapable Daniel Obonau de dire vive la France.
Écoutez, monsieur Bourdin, ne participez pas à ça. Vous parlez d'un d'un personnage si vous participez parce que vous relayez les propos d'un personnage qui excusez-moi, excusez-moi les informations mensongères qu'il a dit madame de dire vive la France. C'est vrai ou c'est faux ?
C'est une polémique monsieur, pourquoi on ne vous demande jamais à vous monsieur Bourdin de le dire ? Non non, c'est pas la question, monsieur, c'est pas la question. C'est pas la question, on vous le demande pas à vous.
Rappelons que seulement 4 jours avant cet interrogatoire de Jean-Jacques Bourdin, valeurs actuelles publient un article raciste titré Obono l'africaine illustré par un dessin où la députée apparaissait en esclave nu les chaînes au coup qui valu d'ailleurs à l'hebdomadaire une condamnation définitive en justice pour un jour raciste. Mais revenons-en au procès en islam gauchisme. À la fin de la décennie 2010, le stigmat s'est banalisé et son usage s'est progressivement massifié dans le débat public à mesure que se sont multiplié les cabales contre lesfi.
Il y a eu bien sûr la marche contre l'islamophobie en novembre 2019 organisé notamment en réaction à l'attentat de la mosquée de Bayonne. De désintérêt en désinformation, la manifestation a fait l'objet d'un traitement médiatique à charge. Le seul fait d'avoir marché au côté du collectif contre l'islamophobie en France, le CCIF, est devenu une infamie.
Et sans pouvoir expliquer le pourquoi du rassemblement, les participants ont été stigmatisés. Marianne écrit que Charb a été trahi par Mélenchon et comme de très nombreux médias, Paris Match parle d'un virage de Mélenchon en se demandant s'il a changé d'avis sur la laïcité alors qu'il n'y a là absolument aucun rapport. Jean-Luc Mélenchon, qui sait parfois être l'un des gardiens les plus vigilants de la République, devrait relire son programme de 2017 intitulé l'amir en commun.
Il y figure l'impératif de combattre entre tous les communautarismes ainsi que l'usage politique des religions. Le ton est encore monté en 2020 avec l'incroyable track au complice du terrorisme après l'assassinat de Samuel Patti. Une véritable chasse aux sorcières banalisé dans la quasi totalité des grands médias.
Et puis le rouleau compresseur a continué de comprimer et de comprimer encore en 2022 notamment au moment de la constitution de la Nupes où l'on a assisté à un véritable feu d'artifice. Jean-Luc Mélenchon est alors qualifié de 6e pilier de l'islam ou plutôt de l'islamisme en France. Il caresse les barbus dans le sens du poil.
Il est un islamocopain. La France insoumise est le parti qui porte l'islamisme aujourd'hui. C'est la France soumise à l'islamisme, judéophobie incluse.
Elle représente la menace islamogauchiste, la coalition de la gauche et des mosquées, la néogauche communautariste et islamogauchiste. Et même la soumission à l'islam fondamentaliste puisque Jean-Luc Mélenchon mis sur le grand remplacement pour accéder au pouvoir. Ce n'est pas fini.
On apprend aussi que la France insoumise incarne une dérive antlaïque et anti-universaliste, qu'elle prône le communautarisme, l'indigénisme et le wisme. Piétine la laïcité pactise avec les islamistes. Son programme promet quant à lui le soleil bolivarien sur une piscine municipale envahie de Burkinie.
Un sans frontiénique et un communautarisme tranquille. Quant aux autres chefs de parti qui forment la NUPES, ils sont les leaders d'une gauche en loc venus baiser la babouche de leur nouveau roi insoumis. Les esprits supérieurs de la cancel culture, du walk, de l'inclusivisme, de l'indigénisme et du bougisme.
Racisme, outrance, bêtises, calomnie. Ce glouboulga rabâché quotidiennement par la petite bourgeoisie journalistique, on en trouvera une bonne synthèse dans les pages de libération en octobre 2023. Jean-Luc Mélenchon était contre l'interdiction de la Baya.
Il accuse la police de tuer délibérément les jeunes Arabes. Il prend la défense immédiate de Karim Benzema et du Hamas et il accraël. Tout cela mis bout à bout fait une réputation. pas de celle qui fascine les beaux quartiers ou le monde intellectuel, tous les anti-racistes, tous les laïars comme moi qui ne supportent pas ces multiples clins d'œil à l'islamisme.
On le voit, pas besoin de chercher à l'extrême droite pour lire ce genre d'inepsie. Le prête à penser fait l'unanimité parmi les grands médias à Forceori dans le contexte post 7 octobre 2023 dans lequel les chefferies éditoriales se sont aligné de manière encore plus décomplexée sur le pôle réactionnaire de la vie publique au procès en communautarisme et en islamogochisme est venue se griffer l'accusation d'antisémitisme un véritable rayon paralysant destiné à anéantir la gauche politique. Commençons par dire que l'étiquette antisémite collée sur LFI est loin d'être une nouveauté.
Il y eu pour commencer l'affaire Moscovici en 2013. Les lois de la polémique d'hier étaient d'ailleurs les mêmes qu'aujourd'hui. Focalisation sur des bribes de petites phrases, tronqué si possible, procès d'intention, commentaires hyperboliques, amplification des instrumentalisations politiques, et cetera.
L'entreprise de discrédit avait à l'époque tourné à plein régime et elle est demeurée lancinante, réactivée au fil des conjonctures. Un changement de temps opère en février 2019 lorsqu'Alain Finkel Crot est injurié à l'occasion d'une manifestation de gilets jaunes. Les responsables insoumis condamnent les insultes racistes.
Et parce que Jean-Luc Mélenchon ajoute à son tweet une critique de l'instrumentalisation de l'antisémitisme par le gouvernement, les responsables politiques se déchaînent et n'hésite pas à taxer LFI d'ambiguïté ou d'antisémitisme pur et simple, notamment du côté de la Macronie radicalisée. Pour moi, le Rassemblement national, pour moi, la France insoumise porte en eux-même des racines antisémites très claires. Déjà à cette époque, le procès est amplifié et déformé notamment sur les chaînes d'information en continu réunies autour d'un mot d'ordre l'ambiguité de LFI.
Oui, moi je pense qu'elle a raison effectivement de dénoncer l'ambiguïté de certaines formations politiques. Prenons par exemple la France insoumise he vous savez qu'il y a eu une ambiguïté sur la présence de ce mouvement dans ce rassemblement. Alors l'ambiguïté de la France insoumise qui a décidé de participer demain aux marches.
La lutte contre l'antisémitisme suffisamment. Non, [musique] je sais bien. On parle de d'ambiguïé.
Oui oui oui. De condamnation à géométrie variable. Et déjà à cette époque, une bonne partie des commentateurs engagés dans la cabale poursuivent un agenda politique tout à fait clair.
Légimer et populariser le concept de nouvel antisémitisme dans le débat public qui permet de diaboliser la gauche tout en donnant des gages à l'extrême droite blanchis en matière de racisme. L'antisémitisme d'aujourd'hui est devenu un antiracisme. c'est que le nouvel antisémitisme, celui qui tue, celui qui fait que des juifs déménagent, ce n'est pas celui d'extrême droite, c'est celui l'islamogauchisme, antisémitisme ancré dans une musulman.
Il y a un dans l'intelligence une fraction minime mais très active si vous voulez qui pratique systématiquement l'incitation à la haine antiraciste à l'égard des juifs. Quand on discute avec Finkel Crot de ce qui s'est joué pour lui, lui il vous parle pas d'islamistes hein. Lui il vous parle il vous parle des adistes.
Il vous parle non mais je veux dire oui il vous parle des gauchistes de la façon dont la dont la gauche si vous voulez la gauche dans ses extrêmes et dans ses extrémités est impliqué là-dedans. On la regarde pas comme ça. C'està-dire que c'est on on on pas d'instrumentalisation qui est faite même de l'islamisme par cette gauche là.
Donc il y a il y a un sujet d'instrumentalisation. Mais à partir du 7 octobre 2023 toutes les dictes de la déontologie ont explosé. Dans la roue du pouvoir politique et de la quasi-totalité des partis d'opposition, y compris à gauche, les grands médias ont totalement banalisé et normalisé l'accusation d'antisémitisme contre LFI, au point que de très nombreux éditocrates et médias n'hésitent plus à parler de partie antisémites, voire du premier parti antisémite de France.
La France insoumise épouse toutes les infamies depuis le 7 octobre. Juste pour que les choses soient claires, vous vous dites la France insoumise est un mouvement politique. Pour moi, la France insoumise, la France insoumise est le premier parti antisémite de France.
La France insoumise est un parti antisémite. Aujourd'hui, on vous en avait parlé dans notre toute première vidéo sur le traitement médiatique de Gaza. Condamnation des attaques du Hamas jugé trop timide, puis volonté de les inscrire dans un contexte historique d'occupation coloniale.
Les premières prises de position de LFI ont d'entrée de jeu nourri des procès continus en antisémitisme sur la base de trois mots d'ordre : ambiguïé, relativisme et apologie du terrorisme. Samedi, les masques sont tombés. Le gauchisme anticlérical se fait le compagnon de route du clergéchiite et l'antiracisme devenu W s'accommode de l'antisémitisme.
Je l'ai tweeté et je l'assume, monsieur Mélenchon est devenu le porte-parole du Ramas en France. Qu'ils aillent chercher les voix des terroristes, il faudra qu'il rende des comptes à un moment. Moi, je le dis au premier imam de France qui est devenu Jean-Luc Mélenchon, "Ferme bien ta grande gueule".
Cette campagne politique n'a jamais cessé depuis. À l'échelle des dernières décennies, on peut même affirmer qu'il s'agit là de la plus vaste campagne de diabolisation, que la sphère politico-médiatique est entreprise à l'endroit d'un mouvement politique d'opposition à l'image de la répression subie par le mouvement de solidarité avec la Palestine. À noter que le processus a des ressemblances frappantes avec la diabolisation de Jérémy Corbin lorsqu'il était à la tête du parti travailliste britannique.
Si vous voulez creuser cette affaire, on vous encourage à aller lire notre entretien avec le chercheur Thiry Labika. dans les médias français. En tout cas, tandis que le parti prix et le commentaire au doigt mouillés se sont imposés comme un mode de traitement dominant de l'actualité politique, s'agissant de LFI, la calomnie est devenue un registre ordinaire, l'injur et la diffamation, une pratique routinisée.
La question devient simple, écrit le dessinateur Johann Far sur ses réseaux en mars 2025. Un parti antijuif a-t-il le droit d'exister dans l'espace républicain ? Le programme LFI semble se résumer désormais au harcèlement des Français juifs.
La télé exacerbe toutes les dérives. Ça raconte l'histoire d'un mouvement fasciste. Rien rien évidemment.
Enfin, je veux dire honnêtement toute proportion gardée pour moi. Je vois des un parallèle, je sais que je vais me faire rentrer dedans, mais c'est pas grave. Entre Mélenchon et Gubbels, le ministre de l'éducation du peuple et de la propagande, le le l'homme tout-puissant que que le peuple doit suivre.
Enfin, je veux dire, c'est fascinant et en même temps ça fait froid dans le dos. Peu importe que l'outrance s'accompagne ici d'une relativisation du nazisme, ce n'était pas la première fois. On a pu entendre la même chose sur le plateau supposément plus policé de c ce soir.
Et moi, je fais barrage quoi qui se passe au RN, je veux dire sauf avec les nazis de gauche, mais je veux dire, je barage, c'est qui les nazis de gauche ? Bah, votre avis ? Mais aussi bien sûr sur les plateaux de C News où l'on a pu assister à des débats du type le nazisme est-il passé à l'extrême gauche ?
Omniprésent en temps ordinaire, ce procès en antisémitisme s'est évidemment déchaîné avec une violence inégalée en période électorale. On a pu le constater à l'occasion des dernières élections municipales en mars 2026 mais aussi européennes en 2024 et surtout lors de la constitution du Nouveau Front populaire en juin 2025 après la dissolution de l'Assemblée nationale. Là une union l'Union peut avec des antisémites des vrais des antiparlementaristes des vrais des faxieux des vrais.
Il y a une partie de LFI qui est tout simplement dans une stratégie qui correspond exactement à ce que les fascistes ont fait dans les années 30. C'est euh absolument abject. Abject parce que là, il y a une chose chez eux qui est supérieure à tout dans le je dirais dans l'abon antisémitisme qui habite cette cohabitation. l'antisémitisme aujourd'hui, il est chez Emma Hassard, il est chez Jean-Luc Mélenchon, il est dans les manivres de la France insoumise, utilisé comme une arme de disqualification massive, l'accusation pèse très lourd dans le débat public et de nombreux commentateurs l'instrumentalisent pour peser dans le rapport de force entre les gauches institutionnelles.
On a donc affaire à un espace médiatique saturé. Ce procès est décliné sur toutes les chaînes dans tous les journaux et les voix discordantes sont totalement marginalisées pour ne pas dire inexistante, y compris dans les médias dit progressistes à l'instar de Libération mais aussi de certains médias indépendants comme médiia part le plus influent au sein de ce pôle. Avec le monde, ces trois médias qui partagent en partie un lectorat issu de la petite bourgeoisie culturelle et des méli intellectuels auront joué un rôle majeur dans toute cette période.
Pourquoi ? parce qu'ils ont contribué à légitimer et à normaliser le logiciel hwellien qui domine aujourd'hui le débat public. Un logiciel dans lequel l'équation LFI é= antisémite est devenue une évidence.
Un logiciel aussi qui fait que dorénavant lorsque la question de l'antisémitisme est massivement à l'agenda des médias, c'est la plupart du temps pour être associé à LFI. Les vrais pyromanes de droite et d'extrême droite sont généralement écartés des actualités sur l'antisémitisme et ils font encore moins l'objet de séquence de stigmatisation et de médiatisation totale. Ils sont préservés du stigmat et plus largement lavés de tout soupçon en matière de racisme.
Il y a un parti antisémite en France, un seul et passionnément antisémite comme l'a dit très justement Raphaelentoven. Mais la France soumise. C'est à au rassemblage national que l'antisémitisme peut-être dit résiduel.
Cette hiérarchie des normes à front renversé, on la doit au biais structurel du traitement de la question palestinienne, mais aussi en partie à une caractéristique particulièrement délétaire du traitement de l'antisémitisme. Une caractéristique dont nous avons discuté avec Illie Dupré, porte-parole du collectif juif des coloniales Tédec et qui se résume en un seul mot, la dépolitisation. Il y a un problème essentiel dans la manière dont les médias présentent l'antisémitisme.
D'une part, en le distinguant systématiquement du racisme alors que l'antisémitisme est un racisme spécifique comme les la négrophobie, l'islamophobie, la rhomophobie et cetera et d'autre part en produisant quasi systématiquement un discours moral et dépolitisé à ce sujet. On en est bien souvent réduit dans le discours médiatique mainstream à dénoncer des tropes, des figures, l'emploi de dog whistles, c'est-à-dire de sous-entendus codés et à mettre tout et n'importe quoi sur le même plan. Par exemple, l'assassinat d'Ilan Alimi ou les meurtres de Mohamed Mera d'un côté et le fait de dire camper à Tel Avive à propos d'un déplacement de Yel Brom Pivé en Israël de l'autre.
Et en effet, il faut bien admettre que le procès en antisémitisme contre LFI a été entretenu au fil d'un nombre incalculable de polémiques toutes plus dépolitisé les unes que les autres. Des polémiques qui à force de répétition ont imprimé leur marque et créé l'évidence. Mélenchon s'est beaucoup beaucoup discrédité, beaucoup discrédité notamment dans le monde juif.
Ça va de soi évidemment et donc mais pas seulement. Un exemple spectaculaire a eu lieu dernièrement avec la polémique Epstein Epstein lorsqu'en meeting à Lyon fin février, Jean-Luc Mélenchon a évoquer la prononciation du nom du pédocriminel en raillant les discussions de la presse à ce sujet. 22 secondes sont alors isolées et postées sur les réseaux sociaux. 22 secondes qu'on peut juger tout à fait dispensable et vraiment peu intéressante en elle-même, mais 22 secondes extrait d'un meeting d' 1h40 ayant longuement traité d'antiracisme, d'antif-fascisme et célébrer la résistance lyonnaise face au nazisme et au collaborationnistes de Vichi.
Remise à leur juste place, ces 22 secondes auraient donc pu être une non affaire. Elles ont déclenché au contraire un scandale politico-médiatique national. Mélenchon souffre du syndrome dieu donné dans le Parisien.
Il est comparé à Soral dans l'opinion, à Trump dans Libération, à Jean-Marie Le Pen dans le reste de la presse et plus si affinité. Jean-Luc Mélenchon est un un lointain héritier de Drumentau. Le procès d'intention tient lieu d'information absolument partout et à nouveau des médias mainstream à une large part de médias indépendants, aucun discours discordant n'est toléré.
Ce qui confère à ce type de séquence des connotations totalites. On vous parlait tout à l'heure du rôle délétaire qu'auront pu jouer le monde libération et médiia part. Eh bien, cette séquence en donne un très bon exemple, notamment du point de vue du manque de pluralisme et des choix d'agenda.
Entre le 27 février et le 19 mars 2026, le monde a publié pas moins de h articles, tribunes ou interview à propos de cette polémique Epstein univoque à l'image de la sentence prononcée par l'éditorialiste Philippe Bernard. La question n'est plus de savoir si Jean-Luc Mélenchon est antisémite, c'est de comprendre pourquoi on l'applaudit quand il jette en pâure des nonjuifs. Le 27 février, les lecteurs de Media Part ont quant à eux croisé pas moins de cinq contenus consacrés pour tout ou parties à cet événement.
Deux dépêches AFP, un compte-rendu du meeting lyonnais évoquant brièvement cette affaire et deux articles spécifiques supplémentaires sur cette affaire encore dont un édito grandoquant d'Édou Plenel, Jean-Luc Mélenchon, la faute de trop. Du côté de Libération qui n'hésite pas à faire ça à une sur la dérive de Mélenchon, le bilan est encore plus impressionnant. Le 27 février, version papier et web confondu, on a pu lire l'association Jean-Luc Mélenchon et antisémitisme pas moins de 10 fois.
Six contenus à part entière sont publiés sur la polémique Epstein et quatre articles supplémentaires en fond mention. Dans les 5 jours qui suivent, ce sont quatre nouveaux contenus spécifiquement dédiés à l'accusation infamante d'antisémitisme et une évocation dans trois article supplémentaires. À titre de comparaison, lorsque la ministre déléguée à l'égalité femme homme, Aurore Berger, reprend en toute connaissance de cause une expression caractéristique de l'extrême droite antisémite, et bien dans Libération, ça donne seulement un article à part entière et une mention en 5 jours.
À l'image de ce que produisent les grands médias depuis bientôt 3 ans, cette économie éditoriale à front renversé nous dit tout ce qu'il y a à savoir de la terrible instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme mise au service de la criminalisation de LFI et plus largement du mouvement de solidarité avec la Palestine. Car comment peut-on expliquer un tel acharnement ? Il est évident que la France insoumise paye extrêmement cher son soutien politique à la cause palestinienne.
L'éditocratie ne lui pardonne pas de dénoncer un génocide à Gaza, de faire des happenings, d'exiger des sanctions à l'égard d'Israël, de dénoncer les instrumentalisations à l'œuvre dans la lutte contre l'antisémitisme ou encore de critiquer publiquement des personnalités politiques et médiatiques qui auront passé leur temps à minimiser ou à légitimer les crimes de l'État d'Israël. Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que Rima Hassan [raclement de gorge] ait été la personnalité insoumise à avoir cristallisé et concentré la plus grande violence médiatique. Et ce dès mars 2024 où son ralliment à LFI à l'occasion de la campagne pour les élections européennes a déchaîné les partis prix racistes, les calomnies, les mensonges, le confusionnisme et le soupçon permanent.
Rim Hassan, je le disais dans le sommaire, vous êtes régulièrement accusé d'ambiguïté. J'aimerais qu'on qu'on s'y arrête. Et c'est vrai que d'une certaine manière, on peut dire que Rim Hassan cultive une certaine ambigué.
N'y a-t-il pas une ambiguïté quand on reprend les slogans du Has quand même donné l'interview ça vous embête pas. Mais est-ce que vous êtes pas en train d'instrumentaliser le drame vécu par les Palestiniens à défunt électoraliste en France ? Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ne s'est jamais arrêté depuis.
Derrière ces différents procès, il y a un point commun qui saute aux yeux, en particulier si on les replace dans le contexte du naufrage des grands médias autour de la question palestinienne. Ce qui vaut fondamentalement à LFI d'être mise au banc, c'est d'avoir milité sans relâche pour rendre visible la Palestine dans un espace politique et médiatique structurellement marqué par l'invisibilisation et la déshumanisation des Palestiniens. et c'est d'avoir cherché à rendre visible les crimes et l'impunité de l'État d'Israël dans un espace politique et médiatique saturé par la propagande israélienne au lieu de la production du récit des crimes sans criminels.
Un engagement qui pour terminer a réactivé le mot d'ordre du clientélisme déjà associé aux insoumis en raison de leur position sur l'immigration et de leur dénonciation de l'islamophobie. Moi, j'ai connu un Jean-Luc Mélenchon qui était un apôtre de la laïcité qui n'aurait rien cédé sur les valeurs républicaines. Ce mélchon là, c'est un mélchon qui était opposé à toute revendication identitaire appuyée sur des dogmes religieux, quelle que soit la religion. et le voici depuis quelques années, au moins depuis 2019, sans doute un peu avant, converti à euh des revendications euh issues de l'islam politique qu'on a pu croire dans un premier temps être simplement un calcul électoral pour complaire à un certain électorat, on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre et dont on voit depuis le 7 octobre que peut-être il y a une racine idéologique plus profonde.
Pierre E ramène un peu la schnouffe dans les grands médias. Désormais, toute action de LFI liée de près ou de loin avec la question palestinienne ou la lutte contre les discriminations est interprétée comme une volonté de séduire les banlieux et d'attirer le vote musulman. Ce type de commentaire de cuisine politicienne raciste et confusionniste s'est imposé comme une évidence omniprésente à tel point que là encore, il est parfois difficile de distinguer libération du journal du dimanche.
Quand Marine Le Pen se dédiabolise, Jean-Luc Mélenchon se diabolise. Il n'est plus dans le schéma de la revendication de deux états pour la même terre, mais dans un tout autre discours qui est finalement celui du Hamas, les Juifs dehors. Il flatte les banlieux musulmanes qui sont facilement anti-israéliennes et qui glissent parfois dans l'antisémitisme.
Ça c'était dans l'IB et qu'on se le dise, la différence avec une interview de Pascal Brckner dans le JDD ne sautait pas franchement aux yeux. Jean-Luc Mélenchon est devenu le frère jumeau de Jean-Marie Le Pen et le disciple de Dieu donné et son véritable caractère se révèle. Un antisionisme forcené qui glisse progressivement vers la détestation des juifs.
Il courtise l'électorat islamiste. Aucune différence non plus sur les télés et les radios où le mot d'ordre est recyclé partout. Jean-Luc Mélenchon pense avoir trouvé la clé, le ressort identitaire communautaire, la cause palestinienne comme déclencheur du vote.
Il se moque bien de Gaza, de ses enfants tués ou de la Palestine, mais il voit dans ses sujets un tremplin électoral en même temps qu'un moyen pour mettre à bas la République. Si aujourd'hui l'insoumis s'habille en Gaza, c'est pour faire de cette cause le trait d'union entre la jeunesse des campus et celle des [musique] mosquées et puis diviser surtout la société française. Il s'adresse pour des raisons électorales aux jeunes de banlieu aux personnes de confession musulmane en supposant que que toutes ces personnes-là en fait en les essentialisant en supposant que ces personnes-là forcément seraient flatté et attiré par un discours ambigu avec l'antisémitisme à minima.
Quel est le rapport ? Pensez-vous qu'il y a des gens qui sont antisémites pour aller chercher le vote musulman ? Ah oui, vous avez utilisé le marteau pilon pour travailler dans votre électorat clientéliste.
Vous avez fait ce je pense que vous avez vous avez été des apprentisslectorat musulman dans les dans les ban. Ça c'est une clientèle l'électorat musul ça a été fait par vous raciste en fait ce que vous dites monsieur. On n' pas le temps de développer ici tous les impensés les fantasmes et les ressorts de ce prête à penser raciste.
On vous renvoie pour cela aux deux articles que nous lui avons consacrés. Mais on peut peut-être quand même souligner une chose. L'accusation de clientélisme dans des proportions telles et avec des connotations systématiquement négatives participe d'un traitement médiatique d'exception pour LFI et les musulmans.
Tous les partis politiques choisissent d'riger tel ou tel sujet en combat politique de prédilection. Mais aucun de ces choix programmatiques n'est systématiquement commenté par les journalistes au prisme des arrière-pensées électorales supposées qu'il dissimuleraient et du type de public que tel ou tel parti chercherait supposément à séduire. LFI et les musulmans font donc l'objet d'un traitement discriminatoire.
D'autant plus que ce récit transporte avec lui son lot de préjugés totalement lié au concept de nouvel antisémitisme. Les quartiers populaires seraient une réserve d'antisémite et LFI serait antisémite. Le tout se résume en un seul mot.
Il représenterait une menace intérieure. Disqualifié pour archaïsme exclus de l'arc républicain, la France insoumise est aussi décriée pour sa violence et pour non respect des codes de la biencéance. C'est le 3è panneau de notre triptique, une formation infréquentable ou pour le dire autrement le parti du désordre.
Les éditocrates endosse ici un rôle de directeur de conscience. Il délivre des certificats de bonne conduite et une chose est sûre, depuis plus de 15 ans qu'ils sont radiographiés, LFI en général et Jean-Luc Mélenchon en particulier n'ont jamais décroché leur brevet. Que leur reproche les chef médiatique de ne pas savoir se tenir comme il faut.
Outrance à répétition, effet de manche, récit alternatif et euh contournement des médias. La stratégie du leader de la France insoumise interroge et rappelle à bien des égards celle du candidat et maintenant du président Trump. Dès la fin des années 2000, le verbe haut de Jean-Luc Mélenchon polarise le commentaire médiatique.
Vous connaissez bien sûr le bruit et la fureur. Ce mot de Shakespeare qui a donné son titre à un roman de William Fockner a été utilisé par le dirigeant politique au moment du congrès du parti de gauche en novembre 2010. Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas, celui de notre temps, de notre époque.
C'est l'heure des caractères et cette salle est remplie de mauvaise tête. L'expression témoigne d'un projet de politisation ou de repolitisation en quelque sorte. Pour le dire vite, il s'agit de mettre le doigt sur ce qui fait conflit dans une société marqué par des rapports de domination, de classe, de genre, de race, d'exprimer les colères et de rendre visibles ces conflits et leurs acteurs pour clarifier les positions selon les intérêts de chacun.
Jusqu'ici, rien que de très banal, mais dans un paysage médiatique où le débat consiste précisément à anesthésier la politique et à faire disparaître les rapports de pouvoir, cette stratégie politique est incomprise et surtout elle n'a pas bonne presse. Nous étions en 2011, le bruit, la fureur, le tumulte, le fracas Jean-Luc Mélenchon, vous avez une définition et une pratique et un style extrêmement brutal quand vous faites de la politique. Pourquoi jeune Nicolas de Morandit la clé de lecture de tous les commentaires qui allaient par la suite entretenir le motif de la brutalisation ?
Un instrument pour trier les gauches, disqualifier la radicale pour mieux valoriser celle du compromis. Ce qu'attendent les médias, c'est une gauche qui se tiennent sage, une gauche dite de gouvernement et au fond une gauche qui renonce. Expert en la matière au point d'être invité sur les plateaux pour régler son compte à la gauche.
C'était quand même le titre d'un bandeau de C'est à vous. Renault D en était donc toujours au même point 15 ans plus tard, c'est-à-dire occupé à ausculter le bruit et la fureur de Mélenchon et à lire dans les entrailles des sondage en prenant ces fantasmes pour des vérités révélées. Et pour l'heure, dans les sondages comme dans les urnes, donc une nette majorité des sympathisants de gauche semble récuser la perspective du chaos politique et penche plutôt pour une certaine stabilité institutionnelle. comme si finalement fatigué par le bruit et la fureur mélanchonniste, ils aspiraient à retrouver l'apaisement réformiste.
L'acharnement est tel que Renault D va jusqu'à signer des éditoriaux contre Mélenchon dans des revues culturelles. Ici Rolling Stones en l'occurrence. Jadis conciliant et réformiste, Jean-Luc Mélenchon a fait sien le précept qui gouverne les casernes.
Réfléchir, c'est déjà désobéir et discuter, c'est déjà trahir. Le poid mort du Nouveau Front populaire, c'est lui, le fardeau de la gauche, c'est encore lui. Bref, le boulet de la République, c'est toujours lui.
Conformément à l'obsession du journalisme politique pour la forme et le jeu politicien, les mauvaises manières du parti de gauche puis de LFI vont donc constituer un point de fixation, un passage obligé des actualités politiques. Et au fil du temps, tout et n'importe quoi finit par être classé sous l'étiquette de la brutalisation en général et des méthodes brutales de Mélenchon en particulier. Au début, c'est surtout sa manière de parler de ses opposants politiques qui est stigmatisé.
Jean-Luc Merchant, il faut lire son blog, c'est absolument incroyable. Donc c'est évidemment il concentre le tir mais c'est l'arnaque. Quand il parle de Stroscan, c'est l'arnaque socialiste et si Stroscan était candidat, il serait déchiquetter 10 fois pire que que ces Golden Royal.
C'est des mots absolument incroyables qu'on entend pas dans la dans la bouche des des hommes politiques. En 2012, à 10 jours du premier tour de l'élection présidentielle, le plateau de Déparol et des Actes consacre un chapitre à part entière à ce sujet. Qui se charge à ce moment-là de l'exercice ?
On vous le donne en 1000. On a quand même l'impression depuis quelques semaines que dans vos discours, bah vous donnez de moins en moins dans la dentelle ou dans la nuance. Poivron, branquignol, bon [ __ ] une tané à Nicolas Sarkozi, vous qui nous aviez habitué à la belle langue là on blasse en garde simplement que finalement vous étiez pas un peu grisé par les sondages parce que sans arrê en faire toujours plus un peu plus l'idée que il y a une ivresse des mais que à un moment donné ça donne une dans le vocabulaire.
Et dans un éditorial de 2013, le nouvel Ops parle quant à lui de la folie Mélenchon. Pourquoi ? Parce que l'heomadaire ne tolère pas que Mélenchon critique le gouvernement Hollande en qualifiant par exemple Manuel Vals, je cite, de dur, violent et contaminé par les idées de Marine Le Pen.
Mélenchon a-t-il encore toute sa tête ? Où est le sens des mots ? L'extrême gauche défendait Naguer des idées.
Elle n'exprime plus que du ressentiment. Fin de citation. Bref, cette thématique est omniprésente et elle va jusqu'à faire l'ouverture des matinales radio comme ici en mars 2013.
Bonjour. À quoi ça sert les invectives en politique ? Euh je ne sais pas.
C'est à vous que je pose la question. C'est vous l'observateur. Moi je suis l'invectiveur.
Oui. Ben je les années passant, ça a continué sur ce ton. Il faut dire que le business médiatique du buzz s'y retrouve plutôt bien.
Ce que les grands médias appellent les provocations de Mélenchon n'ont jamais cessé de faire la une au point que dans certains journaux, on a presque l'impression qu'il existe une rubrique à part entière là-dessus. La brutalisation de LFI, la bordélisation de LFI. Toutes ces expressions font partie du jargon des journalistes politiques et peu à peu, certaines polémiques en sont venues à saturer les écrans.
En 2018, par exemple où les images des perquisitions et en particulier de la réaction de Jean-Luc Mélenchon sont diffusées et commentées en boucle. Tourné par quotidien, elles font le feuilleton de l'autoritarisme. L'émission d'infotainment de Yan Bartez, condensé chimiquement pur de ce que le journalisme politique sait faire de pire, en fait d'ailleurs une véritable image de marque en les utilisant. pour son générique.
Saturation encore pendant l'examen de la contre-réforme des retraites à l'Assemblée en 2023 puisque les chefferies éditorial n'ont alors que deux mots à la bouche : LFI et obstruction. L'information se résume pour l'essentiel à placarder le nombre d'amendements déposés par les députés de gauche, à monter bout à bout leur pirre coup de gueule et les méchants mots qu'ils emploient en commission. Bref, à disqualifier une gauche violente et irresponsable.
Les médias dominants agissent comme une loupe déformante. Il ne s'agit pas de cautionner toutes les pratiques et les déclarations de Jean-Luc Mélenchon ou d'autres élus insoumis, ni de nier l'intérêt journalistique de certaines de ces actualités, mais d'analyser leur traitement. Choix des sujets, hiérarchisation, visibilité, cadrage.
Certaines déclarations de responsable politique de LFI deviennent des polémiques quand celles de responsable d'autres mouvements restent à jamais invisible. Il en ressort un deux poids de mesures avec une focalisation sur LFI et une obsession pour les faits et gestes de Mélenchon. Et bien souvent, la sélection, l'amplification et la déformation des faits sont mis au service d'un cadrage éditorial préétabli, l'autoritarisme de LFI.
Un cadrage donc que les chefs médiatiques accompagnent d'ailleurs de choix iconographiques particuliers. Le portrait de Jean-Luc Mélenchon notamment est devenu un art journalistique à part entière. Vous rappelez peut-être cette une de M, le magazine du monde en 2013, suivie par des photos du même style en pleine page.
Mais en réalité, qu'on observe les unes de la presse écrite, comme on peut le voir ici dans le montage que nous réactualisons régulièrement ou bien dans l'audiovisuel, dans les reportages ou sur les plateaux de télévision, la tendance dominante saute aux yeux. La construction d'un personnage tyrannique et cholérique. En étudiant 1985 photographies de personnalité politique utilisée en illustration d'articles du monde, on observe ainsi que Mélenchon semble exprimer de la colère dans un tiers des images.
Ce taux est inférieur à 10 % dans le cas de Marine Le Pen. Une séquence a significativement marqué le pli dans le registre LFI é= violence. C'est la période des législatives de 2022 dont on vous a déjà parlé.
Une remise en cause permanente de nos institutions, des médias. Ils veulent au fond l'anarchie, le désordre, la soumission. Face au bon score du premier tour, les grands médias se sont tout de suite inquiétés d'une victoire de la NUPES sous domination de la très méchante et très violente France insoumise.
Il fait un score impressionnant compte tenu en plus de sa radicalité. Je ne suis pas sûr que tous les électeurs soient aussi radicaux qu'il nît, mais quelque part par sa radicalité, par ses penchants autoritaires, par certains de ces démagogies programmatiques, il empêche quand même le diagnostic de ces mécontents, de certains mécontents d'arriver jusqu'au pouvoir. Ça va être compliqué dans les prochaines années, même au Parlement. 17 députés mélanchonnistes arrivés à être un mur face déjà au gouvernement actuel.
Quand ils vont être 100, qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que la France peut-être ingouvernable et encore plus ingouvernable demain ? Nathalie.
Ah moi je pense que ça va être effectivement absolument ingérable. Ça va être quelque chose d'extrêmement violent. Surtout qu'Emmanuel euh que Jean-Luc Mélenchon a dit dès début qu'il y aurait le pôle de l'Assemblée et le pôle de la rue de manière à faire une synergie.
Mais la campagne avait en réalité débuté bien avant l'entre de tours avec une diabolisation de très haute intensité. Les insoumis sont qualifiés de mufles, de brayards et on entend dire qu'avec eux la haine est en marche. Les chiens sont lâchés.
Ses pitbulles abois et mordent. Elle est fill qualifiée de sectes. On se demande d'ailleurs si c'est un parti facux, sédicieux avec cet accord insoumis socialiste.
C'est Chavez qu'on accorde avec Joress Poutine avec Léon Blom. Les médias parlent d'une gauche qui se radicalise, de gens dangereux mais aussi de fascisme à visage humain à propos de Clémentine Autin. Les carottes ne sont pas encore cuites mais on a eu chaud.
Jean-Luc Mélenchon est quant à lui qualifié d'insurgés de prédilection. Il est un leader qui attaque l'indépendance des juges, attaque les journalistes, dont les amis c'est Poutine et Maduro, des gens qui n'accepte pas la démocratie. La presse va jusqu'à parler de totalitarisme qui vient, d'extrême gauche sectaires et violentes, de danger pour la République, mais aussi de stratégie d'infiltration insurrectionnelle. secte pitbull, ces mots nous offrent une bonne transition pour évoquer le deuxè pic de ce grand feuilleton médiatique.
Il survient 3 ans plus tard avec la promotion XXL de la meute écrite par deux journalistes politiques du monde et de Libération, Olivier Pérou et Charlotte Béich. Un millier d'essais paraissent chaque année, mais par chance le leur a été touché par la grâce médiatique. S'il est bien sûr tout à fait légitime d'enquêter sur un parti et son leader, il faut dire que le livre a conquis l'ensemble de la presse avec des unes tapageuses comme ici à la Dêche où la journaliste de libération déclare, je cite, que LFI est un clan où la violence qui part du chef se diffuse.
Dans l'audiovisuel, les deux auteurs se régalent de leur tournée et n'hésitent pas à investir les dispositifs les plus indigents qu'il soit, mais aussi les émissions réputé pour leur engagement forcé contre la gauche. C'est bien simple, le gratin du journalisme parisien s'arrache le livre. Per et Béï n'ont pourtant pas spécialement brillé par leur originalité.
De Thomas Genolé à Eric Nolo en passant par Adrien Matou, Christophe Barbier, re Éric Nolo et bien d'autres, le LFI bashing a toujours fait le business des entrepreneurs de cause. Mais cette fois-ci, on a la deux journalistes qui travaillent pour la grande presse, des quotidiens de référence. L'effet de légitimation joue à plein, d'autant plus que tout le monde met le paquet dans le SAV et la promo commerciale.
Votre livre s'arrache, il est en rupture de stock et il se vend d'ailleurs plus cher sur les sites de revente. Vous l'avez noté ou pas ? [rires] Ah bon ?
Oui, il se revend plus cher sur les sites d'occasion que euh que en librairie. Il est en rupture de stock. Exactement.
Il se vend jusqu'à 50 € 43,89 €. Non, mais il y a un marché noir de il y a un marché noir de la meute qui s'est déjà installé. Le livre est paru mercredi euh pour l'instant en rupture de [rires] c'est ça a été euh aujourd'hui.
Vous pouvez en trouver demain tout le weekend. Demain, on peut l'acheter au vrai prix. Le cours va baisser.
C'est 22 € le prix officiel. Voilà. Merci beaucoup à tous les deux.
Vous restez avec nous. Cette séquence illustre les pires dérives du journalisme politique. Personnalisation, spectacularisation, mais surtout dépolitisation en réduisant l'ensemble d'un mouvement politique à des intrigues, des bruits de couloir et des figures autoritaires.
Plutôt qu'informé, ce journalisme raconte une histoire. Il met en scène des personnages en reprenant d'ailleurs souvent le même ton et le même cadrage que la presse conservatrice, à savoir celui d'un mélanchon gourou d'une secte. Chacun qui travaille un peu sur la question de la sociologie des organisations, c'est que dans les sectes en particulier, le gourou a une une aura particulière et en profite généralement pour avoir pour faire de l'abus sexuel.
La France a soumise, c'est évident qu'on est dans le cadre d'une secte. Le cheptel euh des militantes euh fait partie effectivement des prérogative des chefs. C'est le propre des gourous, c'est le gourou de secours.
La France insoumise, c'était pas un parti, c'était plusôt une secte au service d'un gourou ou encore celui d'un Mélenchon, gourou en perdition, marchand de chaos, meilleur agent d'un rassemblement national. Gourou, gourou, gourou. Avec cette séquence, les journalistes du monde et de Libération ont donc dynamisé une très vieille campagne politique que ne renirait pas le compère d'Éric Zemour, Éric Nolo, lui-même très proactif en la matière.
Il y a un danger qui nous menace tous. Nous sommes au bord de voir arriver au pouvoir un parti de l'étranger. C'est ainsi que je désigne la France insoumise.
Un parti qui a fait de l'antisémitisme un outil de conquête du pouvoir, c'est-à-dire euh un parti qui en fait s'inscrit contre toutes les traditions françaises. Cette volonté de table race qui est une volonté révolutionnaire pour tout jeter bas et sur les ruines et bien faire naître un homme nouveau, c'est ni plus ni moins un projet totalitaire qu'on a déjà vu à l'œuvre. chez les stalinistes, chez les maoïstes et chez et même chez les Hitlériens.
Si AKMED met autant d'énergie à rendre visibles les biaiss, les effets de loupe, les doubles standards et les manipulations qui caractérisent chaque cabale médiatico-politique menée contre le mouvement de gauche et plus largement contre la gauche sociale et politique, c'est parce que chacune d'entre elles laisse des traces et crée ce qu'on pourrait appeler une mémoire du commentaire. En fait, c'est comme si chaque nouvel épisode repartait sur les bases du précédent et réactivait à ce moment-là son lot de biais, d'effets de loupe, de deux poids de mesure et de manipulation. Comme on l'a vu à propos du supposé antisémitisme de LFI, la répétition crée l'évidence et l'effet de consensus fait son œuvre en laissant toute voie dissidente sur le carreau.
L'équation LFI é= violence politique fait désormais partie intégrante du prêt à penser médiatique. C'est ce qui est venu confirmer la séquence Quentin de Ran du nom de ce militant néonazi décédé. après un affrontement avec des militants antifascistes.
La violence de Lfi est instantanément à l'agenda puisque très vite la presse révèle la présence au moment des faits de membres du collectif dissous de la jeune garde et d'un assistant parlementaire d'un député LFI. À partir de là, le naufrage médiatique est total. Le récit dominant procède par raccourci et calomnie.
Si l'on voit de la violence politique dans la rue, c'est parce que LFI brutalise le débat et prône la violence. On assiste à la criminalisation générale de l'antifascisme et de la gauche en même temps qu'à l'effacement et au blanchiment des violences de l'extrême droite. Pourtant beaucoup plus fréquente en particulier au cours de la dernière décennie.
Le renversement du réel est à nouveau plein et entier. La violence c'est la gauche. L'ant-fascisme c'est le fascisme.
Fachaot et antifa, même combat. La lame de fond qui emporte le débat public à l'extrême droite est tellement puissante qu'une nouvelle fois les lignes éditoriales ont tendance à se confondre. On pourrait penser par exemple qu'un éditorial titré je cite LFI profasciste proviennent du JD News, de valeurs actuelles ou de n'importe quel autre canal de la faschosphère.
Et bien non. Cet éditorial, on le doit à un grand pontte du monde des médias, ex-directeur de Libération et du Nouvels, jadis décoré du titre de journaliste le plus bête de France par le journal PLPL Laurent Geofrain. Patogens dans l'affaire de rank, embourbé dans ses tribulations antisémites, Mélenchon Ripost en s'érigeant soudain en chef autoproclamé de l'antifascisme français.
Depuis la dissolution, Elfine a cessé de tympaniser l'opinion avec ses vociférations, de transformer l'Assemblée nationale en un champ de foire. Ces gesticulations permanentes, ces insultes lancés à la volée contre le reste de la gauche ont permis au RN d'apparaître en regard comme un modèle de modération et de réalisme. Le leader Maximo a réussi ce tour de force.
Chacun va bientôt comprendre que voter pour lui au premier tour, c'est voter pour la victoire du RN au second. Dénigré en leur absence, les responsables de LFI ont aussi subi d'incroyables gardes à vue sur les plateaux. Un journalisme de meut, inquisiteur et policier.
Le but des intervieweurs n'était pas d'organiser équitablement le débat politique, ni même d'en rendre compte, mais de se payer LFI. et de France Interre à BFMTV en passant par France Info, RTL, LCI ou TF1. Les interrogatoires étaient interchangeables.
Tous verrouillés, encadrés par les journalistes les plus en vues. La manière avec laquelle on essaie de rendre responsable Raphaël Arnaud qui n'est aucunement concerné par l'enquête, ça veut dire qu'il va pas être exclu de la France insouie. Certainement pas madame pas même suspendu.
Madame madame madame madame madame pardon. Vous avez des responsabilités, vous êtes des médias. Donc, il sera ni exclu ni suspendu aujourd'hui Manuel Bompard.
Non, pardon, c'est important parce que Mrég la porte-parole du gouvernement vous appelle à l'exclure. La question qui se pose et que qu'interroge la classe politique, c'est le rapport de LFI à la violence euh à la brutalisation comme le pointent vos adversaires. Vous assumez aujourd'hui d'avoir investi comme député le fondateur d'un groupe d'ultra gauche violent.
Vous assumez. Vous dites sérieusement que les groupes Antifa aujourd'hui, ils font vraiment uniquement de l'autodéfense et ils sont là juste pour s'organiser en à peine 20 minutes dans cette interview de France info, Manuel Bompard a été coupé pas moins de 64 fois, c'est-à-dire une fois toutes les 18 secondes en moyenne. À titre de comparaison, la veille, les mêmes interviewers ont consacré un temps équivalent à interroger François Xavier Bami sur le sujet Quentin de Ran.
Environ 18 minutes. L'eurodéputé LR a été interrompu 18 fois, c'est-à-dire une fois par minute en moyenne, trois fois moins que Manuel Bompard. Et faut-il le préciser, le ton n'était pas du tout le même.
C'est quoi la suite ? Qu'est-ce que vous attendez d' LI ? Est-ce qu'il faut interdire LFI ?
Ce parti pour vous quoi ? N n'est pas digne d'exister, n'a pas n'aurait pas le droit de se présenter aux élections ? C'est c'est quoi c'est quoi la suite logique à partir du moment où on constate tout ça sur LFI ?
Dans le cas de LFI, les interviews audiovisuelles sont donc pensées comme des espaces de mise au pas. Et parce que les députés jouent le jeu médiatique sur la forme, aller dans ses dispositifs, se plier aux questions-réponses, tout en refusant de jouer le jeu médiatique sur le fond, consentir aux injonctions et cocher les cases de la respectabilité, les interviewers se déchaînent. Et ça ça nous dirige tout droit au 3è et dernier point qu'on voulait aborder aujourd'hui.
Pour une association de critique des médias comme la nôtre, difficile en effet de conclure cette vidéo sans dire quelques mots des relations LFI méia. On vous spoile tout de suite, c'est très conflictuel parce que moi je me souviens de votre livre président qu'il s'en aille tous et on a tous reçu la dédicace et vous avec. Franchement, c'est ce que je pense.
Mais après tout ce qu'on vient de voir, commence s'en étonner. Là non plus pas de prétention à l'exhaustivité ni aucune caution donnée a priori aux différentes formes de critique des médias qu'on pu exprimer Lfi et Jean-Luc Mélenchon au cours des 15 dernières années tant en acte que dans les discours et ce d'autant qu'il faut le dire d'emblé le rapport LFI méia est évidemment très contradictoire et pas du tout homogène. En 2018, par exemple, le manuel de guerri médiatique de la députée Raquel Garido, cadre de LFI à cette époque consistait à légitimer un positionnement du type média à tout prix, média à n'importe quel prix.
Il s'agissait d'accepter les règles du jeu, de s'y plier en toute circonstan et en toute connaissance de cause. Quit à travailler comme chroniqueuse toutologue, rémunéré et à investir les pires dispositifs qui soient sur LCI, Europin, RMC avec les grandes gueules ou encore C8 avec un fauteuil au terrien du dimanche de Thierry Hardisson, mais aussi dans l'émission Balance ton poste de Cyril Anouna. Ce rapport au médias, il n'a pas tout à fait disparu.
LFI n'observe pas de boycott de C News par exemple, comme c'est le cas d'autres partis et d'organisation syndicale. Dans un autre registre, le député Louis Boyard a certes critiqué vertement Boloré sur le plateau de Cyril Anouna, mais la séquence ne faisait pas oublier que peu de temps auparavant, il était encore chroniqueur de l'émission. Ici, tu es tu tu viens de parler de du groupe Bolloré, tu sais que tu es dans le groupe Bolloré ici.
Qu'est-ce que tu viens [ __ ] ici ? Mais j'ai aucun problème de l'arence [rires] défuté et toi tu es censé être un responsable de médias j'ai pas le droit de dire ça sur une as tu as tous les droits ici tu as bien qu'on a jamais coupé personne on est en direct descendre droit état je Louis Boyard c'est tu étais député tu étais chroniqueur ici donc calme-toi tu rapp pourquoi je prenait plus c'est moi qui vous dit parce que parce que tu étais en train de dire fait des polémiques un jour vous m'avez appelé vous m'avez dit tiens des propos communautaristes je peux dire en revanche comme le montre aussi cet extrait les députés insoumis n'hésite pas à critiquer les médias dans les médias et comme le veulent les lois de cet exercice, les tirs de barrage sont automatiques. Désormais, nous sommes les nouveaux fascistes dans ce pays selon Marianne.
La une de Marianne, l'Express Lfi danger public et la une que vous avez fait aujourd'hui dans votre journal, le poison Mélenchon. D'accord. Donc donc c'est c'est la presse, c'est c'est la presse qui est responsable pan c'est très important ce que vous venez de faire. une parole médiatique et politique la presse en France.
Autre exemple en novembre 2025 avec Manuel Bonpard dans l'émission Question politique. On entend que vous vous célébré Zoran Mamdani, il est ouvertement policinien et il a repris en son temps un slogan le slogan mondialiser l'intifada en clair faire la guerre aux juifs partout dans le monde et quand on lui demande de condamner le 7 octobre et bien souvent il botte en touche il répète que le problème c'est l'occupation d'Israël. Est-ce que ça ça ne vous choque pas ? fauses information dans ce que vous venez de dire.
Pardon madame de vous le dire mais je crois que vous êtes ici pour informer les gens et pas les désinformer. Et là en l'occurrence par votre question vous les désinformer. Donc ne pas condamner le 7 octobre enc il a il a évidemment condamné le 7 octobre.
Madame s'il vous plaît franchement donner des informations qui sont exactes parce que sinon vraiment alors une information exact il lève des fonds pour l'UNRA. C'est une agence onusienne qui est accusée de collusion avec le Hamas. Ça c'est pas un problème aussi.
Luna, vous parlez d'une agence de l'ONU, il y a eu une enquête qui a été faite sur ce sujet sur cette soi-disante collusion avec le Hamas. Quel a été quelles ont été les conclusions de cette enquête madame ? C'est qu'il n'y avait aucune collusion avec le Hamas.
Franchement, vous vous rendez compte de la question que vous êtes en train de me poser ? On a choisi ce passage parmi d'autres parce qu'il permet vraiment de se rendre compte de l'importance de ne pas se plier au cadrage des journaliste et de les remettre en cause. Cette séquence a d'ailleurs valu une mise en demeure à France Télévision puisque l'ARCOM a tout de même fini par reconnaître des manquements caractérisés aux principes d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information.
Cette critique des médias en acte, elle est loin d'être une nouveauté chez LFI. En particulier si l'on regarde du côté du rapport de Jean-Luc Mélenchon lui-même au médias. Dès ses débuts à la tête du front de gauche, il est vrai que les chefies médiatiques identifient chez lui les propriétés du bon client.
L'intéressé, c'est en jouer. Il connaît très bien ce milieu et ne déserte pas les médias sans pour autant affectionner l'exercice en tant que tel, loin de là. c'est que le responsable politique a développé une intolérance aigue aux dispositifs médiatiques et aux pratiques ordinaires du journalisme politique.
Il n'a d'ailleurs jamais caché ses critiques des grandes émissions politiques ou des matinales radio perçus comme des lieux de l'antipensé par excellence où il est impossible de parler de fond. J'y vais parce que mes camarades me disent faut y aller à tel parce que ça fait longtemps que tu as pas été mais moi j'ai aucun plaisir à y aller. J'ai aucune émulation intellectuelle.
Je sais que je vais dans un tracnard, qu'on va me poser des questions pourries, des trucs dégueulasses et qu'il va falloir que que je me réveille à temps pour pouvoir envoyer les saletés qu'on va me jeter à la figure. Si je dis non, trop de fois, ils disent à l'antenne monsieur Mélenchon qui s'est dédié sans prévenir qui est faux. C'est juste pour m'obliger à venir et et venir cotiser à leur à leur sale besogne.
Cette critique, elle va évidemment de paire avec la critique du rôle professionnel et de la position sociale des interviewers et des animateurs vedettes. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Mélenchon ne joue pas du tout le jeu attendu à leur égard. Ben écoutez, il faut que vous habituez à l'idée que toutes les professions on on peuvent être regardées, peuvent être critiquées, on peut s'intéresser à votre métier.
Vous n'êtes pas des vaches sacrés. Nous savons que les uns sont de gauche, que les autres sont de droite, que certains sont nos ennemis. Voyez-vous, il y en a il y a des gens qui me traînent dans la boue toutes les semaines, chaque fois qu'ils peuvent, madame.
Alors, ne me demandez pas de rester impassible et tendre l'autre jour. Il ne respecte pas les codes. Les rapports sont donc extrêmement conflictuels pour ne pas dire exécrables.
Et votre petite tyrannie intellectuelle pour essayer d'intimider les gens marchent pas avec moi car je suis prêt à me [ __ ] de votre gueule pendant des heures. L'un des exemples les plus édifiants restera sans doute son passage dans la matinale de Nicolas de Moran sur Europin en janvier 2011. Formule provocante, interruption, arrogance, contre vérité.
Ce jour-là, le présentateur avait multiplié les tentatives de déstabilisation, non pas pour obtenir des réponses, mais pour mettre en scène un conflit médiatique spectaculaire. Et ce qui devait arriver arriva. Et le peuple qui vous a jamais élu, hein, Jean-Luc Mélenchon.
Ah bon ? Enfin, à des élections directes au suprage universel. Ah bon ?
Au Sénat, ça se passe comme ça ? Et ben mon cher de Morand, figurez-vous que j'ai été élu fo écoutez-moi, j'ai été élu députés européen dans la grande circonscription du Sud-Ouest où personne n'était élu jusque-là avant moi du Front de gauche et j'ai recueilli 275000 voix sur la liste que je menais. C'est-à-dire que pour élire un homme comme moi, c'est l'équivalent de cinq députés nationaux.
Alors remballez votre vos grands airs de m pris à vous montz pas du doigt vous s'il vous plaît. Jean-Luc Mélenchon, je vous montre du doigt parce que vous passez les bornes. Oui oui non c'est bon on connait on connait on connait.
Dernière question. Est-ce qu'en 2012 vous allez aller devant le peuple ? Et je l'espère.
Je l'espère ne serait-ce que pour vous clouer le bec. Tout ceci c'est devenu un point de fixation. Les médias ont adoré tenir la chronique indignée du moindre mot de trop commenté en boucle et utilisé comme un moyen de disqualifier le parti de gauche.
On a compilé les les noms d'oiseaux qu'il a donné au journalistes. Il y en a un seul qui est faux. Perruche, imbécile, larbin, fumier pourri, petite cervelle, salot, connard de journaliste.
On sait rien. Sais pas. Non, on fait pas le franchement là.
Alors, c'est fumier. Ça ça ça vous a un peu perru ça nous a c'est que vraiment c'est pas dans la préoccupation essentielle aujourd'hui des je vais vous poser je vais vous poser une question larbin à David Pujadas pourri à Barbier què petite servelle un étudiant journaliste salot à David Pujadas et connards de journaliste un journaliste à BBC suite à une question qui n'a pas plu et au fil du temps ces vagues de réflexe corporatiste n'ont jamais cessé depuis la grande affaire Pujadas jusqu'à la terrible affaire Nathalie Saintcric en passant par l'affaire Routel Crief. Il a tort de s'en prendre à une journaliste.
Dans chacun de ces cas, on se rend bien compte que ce n'est pas tellement de défense des journalistes dont il s'agit, mais de réflexe de classe entre chien de garde, trop content de se livrer au LFI bashing. La preuve, lorsque des journalistes se font vraiment attaquer, comme ce fut le cas dernièrement de Nassira El Moadem par exemple, je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter, j'irai au bout.
Elle va mourir, je la tue. Fermer les guillemets. Insulté et menacé de mort par un élu publiquement dans une interview au monde, ça n'a pas provoqué, ne serait-ce qu'un centiè de réaction semblables chez les éditocrates.
Encore une illustration du de poids de mesure. Car en vérité le problème c'est Mélenchon et ce ne sont pas tant les mots qu'il utilise que le fait qu'il critique les médias tout court. Sa critique à dominème des éditocrates est déclarée illégitime mais le reste l' tout autant.
Je ne stigmatise pas une profession, je stigmatise des comportements. Et ceux qui m'écoutent savent faire la différence entre stigmatiser une profession et stigmatiser des comportements. Oui, des comportements.
Quand dans la presse locale, on dit que je gerbe mes arguments, et bien madame, figurez-vous que c'est très offensant et ça peut être un journaliste qui l'a écrit, rien ni personne ne m'empêchera de dire que je trouve ça insupportable. La critique des rapports de classe dans les rédactions, ça n'intéresse pas en plateau. La critique des pratiques journalistiques, impossible.
La critique matérialiste de l'Organisation capitalistique des médias. Impensable. Toutes ces critiques de nature différente, on a pu les entendre avec plus ou moins de nuances, mais elles coexistent depuis très longtemps dans le discours de Jean-Luc Mélenchon.
Les médias, si la révolution citoyenne se produit dans ce pays, seront révolutionnés. C'est une certitude totale. En tout cas, si c'est moi qui m'en occupe, la chose se fera. a planter les choux hein.
Oui, mais je vais vous dire comment l'armée de réserve des intermittents du spectacle, des stagiaires, des gens à contrat durée déterminé qui pululent dans vos rédactions aux uns et aux autres et qui sont traités avec tous les égards que l'on connaît. Si les choses venaient à changer, alors il y aurait en effet un nombre maximum de CDD permis par entreprise de presse. Ça veut dire que les gens seraient plus nombreux dans les rédactions de manière à ce qu'ils aient le temps de travailler à fond leur dossier. télépublique qu'au lieu d'attendre que le monarque désigne quelqu'un qui va faire un tour devant le CSA, on organiserait des élections car le peuple tout entier qui regarde la télévision qui lui appartient peut lui aussi bien que le monarque désigné le président de France Télévision.
C'est structurel le problème que nous avons dans les médias et vous le savez aussi bien que moi. La crise économique du média papier, le modèle économique qui n'a pas qui n'a toujours pas été trouvé pour internet et enfin comment la masse immense de ceux qui s'intéressent et qui font leur métier de la vie des médias vont être traités. Quelle qu'elle soit, en effet, la critique des médias est disqualifiée, même lorsqu'elle s'exprime de manière calme et argumentée.
Elle est assimilée tantôt à une attaque contre la liberté de la presse, tantôt à une haine des médias, pour ne pas dire de la démocratie, tantôt à une pratique autoritaire comparable à celle de l'extrême droite. Ces refrains bien connus, on les a d'autant plus entendu qu'au fil du temps, LFI et Jean-Luc Mélenchon ont pris des décisions parfois radicales. Ils ont boycotté des médias, par exemple.
Ils n'ont pas voulu répondre à certains dispositifs d'interview. Ils ont refusé des accréditations et dernièrement ils ont réservé une conférence de presse aux médias numériques, c'est-à-dire sans la présence des médias traditionnels. Au sein de la profession, ces choix politiques ont presque toujours été commentés comme des atteintes à la liberté de la presse.
Dans les années 2010, déjà le parti de gauche reprochait au petit journal de Canal Plus ses pratiques de bidouillage, ses montages tronqués, ses fausses informations. Et finalement en janvier 2012, il a refusé l'accès d'une de leurs équipes à une rencontre avec des chômeurs. Atteinte à la liberté de la presse.
L'indignation touche aussi Mediapart quand le dirigeant de LFI refuse de participer au jeu des questionsréponses en 2017. François Bonet s'en indigne. Invité depuis un an, Jean-Luc Mélenchon a systématiquement refusé toutes nos propositions.
Le leader de la France insoumise préférait-il une presse soumise ? Ceci alors que d'autres responsables de LFI se rendent dans le journal. Alors, pourquoi certains seraient-ils obligés d'accepter les invitations de tous les médias tout le temps et en toute circonstan ?
Traquenar, c'est ainsi que vous qualifiez chaque question ou interview un peu piquante. D'où cette dernière question ? Jean-Luc Mélenchon qui a refusé dans cette campagne de répondre aux invitations de France Interre, de France Info, de Média Part, de Libération ou de l'émission quotidien Jean-Luc Mélenchon ?
Supporte-t-il la critique ou la contradiction ? La question ne se pose pas. La question ne se pose [musique] pas.
La question ne se pose pas. Le problème central chez de nombreux journalistes influents, c'est la dépolitisation. Il traite sur un pied d'égalité les stratégies de confrontation, peu importe qu'elles viennent du pouvoir, d'un ministre ou du chef de l'État par exemple ou qu'elle soit issue de mouvement d'opposition.
C'est-à-dire qu'il n'y a aucune prise en compte des positions de tel ou telle dans les rapports de force réelles, rapport de force politique, socio-économique, idéologique et cetera. Et puis dans ce type de séquence, beaucoup de journalistes font comme si comme si les médias n'étaient pas un champ de lutte, comme si les journalistes étaient neutres, leur pratique naturelle et tous les acteurs à égalité. Ces mythes professionnels servent bien souvent à délégitimer par principe les critiques adressées au journalisme.
Pour le dire vite, puisque nous sommes si parfaits, à quoi bon entrer en conflit avec nous ? Pardon, vous êtes ici he on va vous exprimer. Et voilà.
Donc je devrais que me taire et vous remercier en vous léchant les mains en vous disant combien vous êtes trop gentil de me donner la parole. Vous savez quoi ? Je vous aime.
Formidable. Le peuple entier qui m'écoute se dit "Ah comme ils sont bons !" Mot bon maître de la parole.
Du côté des dominés, pourtant, le rapport à la presse est une question très ancienne. Dans le mouvement social, par exemple, c'est un enjeu important depuis au moins 20 ans comme on l'a vu dans notre dernier épisode, mais ça l'était encore plus au début du 20e siècle dans un contexte de grève massive très durement réprimée. Régulièrement accusé de servir le gouvernement et le patronat en traitant avec mépris le mouvement ouvrier, les journaux qui avaient tant défendu la cause démocratique en 1881 deviennent la cible de militants exaspérés.
À tel point que dans les milieux syndicaux, on commence à se poser la question du rapport à entretenir avec les journalistes. Faut-il continuer à les accueillir dans les congrès et à répondre à leur sollicitation ? L'historien Dominique Pinol continue en expliquant, je cite, que ces réflexions sont menées jusqu'au plus haut niveau de la CGT avant de reproduire un article du secrétaire général de l'époque, Léon Jouau, dont on ne résiste pas à vous livrer quelques extraits.
Un mouvement comme le nôtre ne peut se laisser bafouer, ridiculiser impunément où les journalistes, tout en usant de leur droit de critique seront des informateurs consciencieux, honnêtes, selon la définition même de leur syndicat ou bien eux et leurs organes devront cesser tout rapport avec les organisations confédérées. à eux de choisir. Pour nous, nous affirmons que nous ne laisserons pas accumuler les mensonges contre nos actes et nos paroles sous le couvert de reportages vrais.
Nous en avons assez, des journaux de basse police et des larbins de gouvernement. Avec tout ça en tête, comment ne pas soupirer devant le teté médiatico-politique qui a suivi le refus par LFI d'accréditer à son université d'été en août 2025 le journaliste Olivier Pérou du monde ? Bah c'est la basse censure et ça montre au fond la tentation.
Je vais pas employer le mot totalitaire mais enfin disons autoritaire de la France insoumise et d'une grande partie de l'extrême gauche et de la gauche aujourd'hui en France. Hélas, ce sont des méthodes qui sont de plus en plus celles des populistes, ceux qui essaient d'exciter les basses passions populaires plutôt que d'essayer d'aider à outiller chacune et chacun de nos concitoyennes et de nos concitoyens. Le quotidien Le Monde lui-même ne faisait l'objet d'aucun boycott.
Mais LFI a assumé ne pas vouloir accueillir le co-auteur du livre La Meute dont on vous a parlé un peu plus tôt. Cette action a généré des réactions de journalistes politiques sur place, des déclarations de syndicat, mais aussi des prises de position de personnalité politique, d'éditorialistes, de cadres de mission d'édition et surtout un communiqué d'une trentaine de sociétés de journalistes dont celle de Blast ayant dénoncé, je cite, un coup de semence pour toute notre profession. Le monde a dénoncé une entrave caractérisée à la liberté de la presse.
Libération est entrée en résistance en annonçant le retrait de son journaliste de l'université d'été et Méia Part s'est insurgé du fait que LFI est franchi, je cite, une ligne rouge jusqu'ici traversée par l'extrême droite. Même type de réaction quand LI a décidé fin février 2026 d'inaugurer un cycle de conférence de presse réservé aux médias numériques. Le mouvement politique sortait à ce moment-là de 10 jours de diabolisation tous azimut.
La fameuse séquence Quentin de ran dont les syndicats n'avaient d'ailleurs pas dit un seul mot jusque-là. Et cette initiative se voulait un acte symbolique et politique, une rupture avec la presse dominante et la légitimation d'une alternative. À l'exception de l'extrême droite, il n'y avait pas de discrimination idéologique parmi les médias présents.
Le dispositif ne visait pas non plus à se substituer aux conférences de presse traditionnelle et une diffusion en direct de l'événement était même annoncée sur les plateformes numériques. Mais à nouveau, ça a été un scandale d'état. Le SNJ a dénoncé, je cite, une entrave à la liberté de la presse et le SNJ CGT, je cite, une atteinte au principe fondamental d'égalité d'accès aux sources à la transparence politique indissociable de la liberté de la presse.
Quant à Reporter sans frontière, le directeur général a critiqué, je cite, une atteinte au droit à l'information des citoyens. Et du côté des grands médias, vous vous en doutez, on a vraiment tout entendu. Voilà un parti qui dit au journalistes : "Allez, taisez-vous." Les mines de sel pour tout le monde.
Exactement. Quand un camp politique décide de ne plus traiter certains journalistes, c'est un coup de canif dans ce contrat moral qui font notre République. Il n'invente rien.
Il s'inspire d'abord de Donald Trump hein qui agit de la sorte et puis une copie Jean-Marie Le Pen qui l'empajolé celle qu'il appelait la presse amie. Ce parti là à tous les germes d'une dictature potentielle. De part et d'autre de l'Atlantique, d'un bout à l'autre de l'échiquier politique, le populisme a ses figures imposées et la chasse aux journalistes reste un sport à la mode.
L'épisode était vraiment révélateur. On vous renvoie ici vers le site d'Acrimè pour creuser davantage ce qui s'est dit dans les médias, notamment les différents procès qu'ont instruit les grands journalistes neutres et sérieux contre les petits confrères militants et complaisants. Mais ce qu'on peut dire pour terminer, c'est que sur ce couplà, LFI a vraiment commis la faute de trop du point de vue des chefferies éditoriales.
Non seulement le mouvement politique a remis en cause le magistère des grands médias traditionnels, mais il aura opposé la légitimité des pouilleux du numérique. Et ça, ça ne passe pas. À travers leur réaction, les éditocrates ont vraiment montré l'étendue de leur entrre- sooi il bafou les règles déontologiques, mais ils n'acceptent aucune remise en question.
Ils piétinent le pluralisme mais ils refusent qu'on critique leur pratique. Ils normalisent le RN depuis plus de 20 ans et passent leur temps à diaboliser la gauche. Mais ils poussent des grands cris quand leur chasse gardée est contestée.
La morale de l'histoire c'est que les médias dominants veulent dominer sans entrave. C'est pourquoi nous en conclurons par là avec une sorte de mot d'ordre. Fron des médias contre la gauche.
Fron de la gauche face au médias. On l'a suffisamment montré tout au long de cette vidéo comme dans les précédentes, les fondamentaux journalistiques sont aujourd'hui balayés dans les plus grandes largeurs. Là vraiment, il se roule dans l'ignominie mais tous les [ __ ] de jours.
C'est extravagant. Les médias jouent structurellement contre les mouvements d'émancipation et ils participent d'autant plus activement à l'effondrement démocratique que les industriels milliardaires qui les détiennent sont maintenant prêts pour le basculement autoritaire et certains engagent même toutes leurs forces pour faire gagner l'extrême droite. Tout ce que nous avons décrit ici, ça pose évidemment des problèmes démocratiques majeurs.
Mais on s'empresse aussitôt de vous rappeler que non, les médias ne sont pas tout-puissants. Oui, ils ont des effets, mais non, ils n'influencent pas directement les consciences. En 2005, ils ont tous fait campagne pour le traité constitutionnel européen et c'est le nom qui a gagné.
Ça fait 15 ans qu'il diabolise lflei, mais la formation politique a malgré tout étendu son ancrage populaire et progresse dans les urnes. On vous dit ça parce que malgré l'effet rouleau compresseur qu'on peut souvent ressentir face au médias dominant, il n'y a pas de fatalité. À l'approche de la campagne présidentielle, le débat médiatique s'annonce très très corsé et si jamais la gauche de gauche parvenait au pouvoir, ce serait un déchaînement tous.
Alors, il faut prendre les devant. Il faut que toutes et tous on fasse pression pour mettre la question des médias sur le devant de la scène. Tout récemment, Jean-Luc Mélenchon discutait de ça avec Frédéric Lordon.
Vous avez dit "Alors, nous ce qu'on va faire c'est que euh on va interdire un capitaliste d'avoir plus d'un média parce qu'il y en a un, ils ont une télé, un journal, un deuxième journal, un magazine, une radio, une maison d'édition, c'est fini. Il en aura plus qu'un." Non non non non.
Là, il faut passer la troisème. Non, non. Un capitalisté nura droit à rien.
Les médias seront entièrement déprivatisés et décapitalisés. Ça veut pas dire étatis hein, ça veut dire socialiser de nouveau. Et bien, on a tout à gagner, à multiplier ce type d'échange et ces initiatives, à débattre collectivement de propositions pour une réappropriation démocratique des médias.
LFI a un programme sur cette question bien sûr qui comporte des choses intéressantes. On vous invite à aller le lire comme on vous invite à aller lire d'autres propositions plus ou moins radicales qu'elles émanent de partis politiques, de médias, de collectifs ou d'associations comme la nôtre. De notre point de vue, le combat pour l'émancipation et contre la faschisation de la vie publique, il ne pourra pas faire l'économie d'une lutte contre la prédation de tous les industriels milliardaires, c'est-à-dire contre l'appropriation capitalistique des moyens d'information, qu'il s'agisse des médias, de l'édition, mais aussi de la culture.
Crimè a fêté ses 30 ans à la fin du mois de mars et à cette occasion, on a réuni plus de 130 universitaires, journalistes, auteurs et autrices autour d'un appel pour une transformation radicale des médias, casser la financiarisation et les phénomènes de concentration, libérer l'audiovisuel public, des emprises politiques et commerciales, soutenir les médias indépendants et cetera. Il faut que l'information soit démarchandisée pour devenir un bien commun. C'est notre affaire à toutes et à tous.
Merci à toutes et tous d'avoir suivi cet épisode de 4e pouvoir qui, on l'espère vous aura plu. Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez retrouver notre travail sur le site d'Acrimed acrimed.org et faire un don à notre association.
Vous pouvez également soutenir le travail de Blast pour financer cette émission et bien sûr toutes les autres. Et puis on vous dit à bientôt pour un nouvel épisode. Salut à toutes et tous.
Je Il faut du renouveau. Vous dites là, il faut tout changer. Vous Jean-Luc Mélenchon, en quoi est-ce que vous incarnez le renouveau ?
Vous aviez dit il y a quelques années qu'il dégagent tous non qu' s'en a tous. J'aurais dû dire dégager. J'aurais fait une meilleure carrière tous et ils reviennent tous y compris vous.
Oui et vous aussi d'ailleurs remarqué allez-y. [rires] Non non mais attendez ce point est extrêmement important. Non mais pourquoi vous représentez-vous vous ?
Alors, il y a des raisons qui sont politiques dont on va peut-être finir parler un moment ou un autre, mais puisque vous êtes sur le sujet du renouveau, les amis, attendez-vous à prendre le retour de volet, hein, puisque nous revoici peut-être que il faudrait changer le regard sur nous. Donc, pourquoi vous partiriez pas ? Vousz pas, on vous a assez vu, vous êtes là combien de présidentiel vous êtes là ?
Vous êtes tout le temps les mêmes alors on entend tout fallait pas commencer. [rires] [musique]
Jean-Luc Mélenchon