Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 — L'interview politique du week-end (sur Podcast)· 30 août 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesRetraitesSécurité

Désobéissance civile : «C’est inquiétant de voir LFI vouloir détruire nos institutions et instaurer une guerre civile», déplore Philippe Ballard, porte parole du RN

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous clarifier la ligne du RN sur l'immigration ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Que répondez-vous aux critiques de Sarah Knafow sur le RN ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Quelle est la ligne claire du RN sur l'économie ?

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Quelle est la position du RN sur les retraites ?

  • 7:10OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous les appels à la désobéissance civile de LFI ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:07Locuteur 3Chiffre
    « C'est 500 000 personnes qui arrivent tous les ans sur le territoire national quand on fait les premiers titres de séjour, 350 000 délivrés, et les demandes d'asile, 150 000. »
  • 1:20Locuteur 3Chiffre
    « Sur les 350 000 titres de séjour accordés, il n'y en a que 10% au titre du travail. Tout le reste, 90%, c'est pour vivre au crochet de la société française. »
  • 2:17Locuteur 3Promesse
    « Si on arrive au pouvoir, nous, il y aura un référendum sur l'immigration, un projet de loi avec des dispositions d'ordre juridique, politique, etc. »
  • 3:33Locuteur 3Fait
    « Ce n'était pas un impôt, ce n'était pas une taxe. Mais qui aurait permis à Bercy de faire payer les multinationales qui font de l'optimisation fiscale. »
  • 4:46Locuteur 3Fait
    « Quand elle dit qu'on va abandonner 120 taxes qui ne servent strictement à rien, les normes, c'est un impôt déguisé. Ça plombe l'économie française. »
  • 7:27Locuteur 3Fait
    « C'est inquiétant, c'est à la fois un aveu de faiblesse de cette extrême gauche, parce que la France Insoumise, c'est quand même cette extrême gauche. »
  • 7:36Locuteur 3Fait
    « Ils veulent détruire à la fois nos institutions, instaurer une sorte de guerre civile larvée. »

Temps de parole

  • Locuteur 361 %
  • Philippe Ballard37 %
  • Présentateur3 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1 Matin, 6h-9h, Alexis Delafléchère. 8h11 très précisément sur Europe 1, merci d'être avec nous. Il est l'heure d'accueillir le deuxième invité d'Europe 1 Matin, Philippe Ballard, député Rassemblement National de l'Oise.

0:12
Philippe Ballard

Bonjour Philippe Ballard. Bonjour. Bienvenue sur Europe 1, c'est la grande rentrée politique tout au long du week-end. Gérald Darmanin, garde des Sceaux, sera à Tourcoing aujourd'hui en présence d'Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre, qu'il soutient, je le précise, pour la présidentielle de 2027. Bien qu'il y a un premier désaccord qui apparaît sur l'immigration de travail, les deux hommes ne sont pas d'accord. Edouard Philippe a en effet formellement rejeté le moratoire de 3 ans sur l'immigration légale proposée par le garde des Sceaux. Et c'est ma première question, Philippe Ballard, c'est l'occasion peut-être de clarifier la ligne du Rassemblement National sur l'immigration.

Vous êtes plutôt, Gérald Darmanin, compatible, j'ai envie de dire, sur le sujet ?

0:55
Locuteur 3

Non, mais tout ça, on a envie de rajouter, ça commence bien. Leur pseudo Union, mais tous ces gens-là ont fait exploser le nombre d'immigrés que l'on accueille tous les ans en France. C'est 500 000 personnes qui arrivent tous les ans sur le territoire national quand on fait les premiers titres de séjour, 350 000 délivrés, et les demandes d'asile, 150 000. Et entre parenthèses, sur les 350 000 titres de séjour accordés, il n'y en a que 10% au titre du travail. Tout le reste, 90%, c'est pour vivre au crochet de la société française. Donc non, M.

Darmanin, ça fait, depuis 2017, il est ministre, il a planté le pays avec tous ses petits camarades macronistes, donc on n'est absolument pas compatibles.

1:37
Philippe Ballard

Oui. Alors, je voulais vous faire réagir aussi aux propos de Sarah Knafow, du parti Reconquête. Elle est aujourd'hui à la une du journal du dimanche. J'invite les auditeurs d'Europe 1 à aller l'acheter aujourd'hui. Elle est assez dure avec vous, le Rassemblement National. Ils sont tout de même contre l'immigration négative, dit-elle. Marine Le Pen prévoit d'octroyer des aides aux étrangers au bout de 5 ans sur notre sol. ORN, la préférence nationale expire au bout de 5 ans. Elle a la dent dure, quand même, Sarah Knafow, contre le Rassemblement National. Qu'est-ce que vous lui répondez aujourd'hui ?

2:09
Locuteur 3

Je lui réponds ce que Jordan Bardella a dit dans son interview hier et ce que Marine Le Pen répète depuis des années. Si on arrive au pouvoir, nous, il y aura un référendum sur l'immigration, un projet de loi avec des dispositions d'ordre juridique, politique, etc. Très clair sur le droit du sol, sur l'expulsion des délinquants étrangers, sur la priorité nationale et sur le droit d'asile, pour ne citer que ces quelques exemples. Alors, nous, on fera. Nous, on est, pour reprendre le slogan de campagne de Marine Le Pen, pour la renaissance de la France.

Et la renaissance de la France, ça passe, entre autres, par un contrôle, un meilleur contrôle, et ce n'est pas compliqué, malheureusement, du flux migratoire en France.

2:50
Philippe Ballard

Alors, Sarah Knafow à la dent dure aussi contre vous sur l'économie. Regardons ce que le RN vote. 34 milliards d'euros d'imposition votées lors du dernier budget, de nouvelles taxes créées, main dans la main avec la France insoumise. C'est important, l'économie. Les candidats en parlent beaucoup en ce moment. C'est important de clarifier la ligne économique du Rassemblement national. On sait que ça a été un peu compliqué, à un moment donné, entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Est-ce que vous pouvez peut-être, ce matin, sur Europe 1, nous dire quelle est la ligne claire du RN sur l'économie ?

3:21
Locuteur 3

Oui, ce n'est pas compliqué. Juste un mot, quand même, sur ce que dit Sarah Knafow. Ce qui est dommage, c'est qu'elle relaye, quand même, comme on dit en très mauvais français, des fake news véhiculées par les macronistes. Parce que sur le chiffre qu'elle avance, il y avait tout simplement un dispositif. Je dis bien un dispositif. Ce n'était pas un impôt, ce n'était pas une taxe. Mais qui aurait permis à Bercy de faire payer les multinationales qui font de l'optimisation fiscale, de les mettre au niveau des entreprises françaises.

Je vais être très concret, de faire en sorte que le petit buraliste, le café, le cafetier où vous allez prendre votre pinoir le matin, il soit taxé au même niveau que Starbucks, qui fait de l'optimisation fiscale en rapatriant ses bénéfices dans le Delaware aux Etats-Unis. Alors moi, je veux bien maintenant... Madame Knafow, elle va aller expliquer aux cafetiers que c'est normal qu'ils payent plus d'impôts qu'une multinationale américaine. Alors, je referme la parenthèse. Tout simplement, vous avez écouté, je pense, Marine Le Pen à Roland-Garros devant le Mélès. Elle a parlé de quoi ? De patriotisme économique, de souveraineté, de réindustrialisation, d'abaissement des normes.

Oui, ça, c'était pour les retraites. Elle abordait le sujet des retraites. Mais plus globalement, moi, j'écoutais, vous passiez un son de Patrick Pouyannet, le patron de Total, dans votre journal de 8 heures. Il disait, ce que j'attends des politiques, c'est qu'ils aient une vision économique. Mais la vision économique, Marine Le Pen, elle l'a exposée extrêmement clairement devant les patrons réunis par le MEDEF à Roland-Garros. Quand elle dit qu'on va abandonner 120 taxes qui ne servent strictement à rien, les normes, c'est un impôt déguisé. Ça plombe l'économie française. Puis on va augmenter le taux de productivité, réaliser 125 milliards d'économies structurelles.

Pas des coups de rabot comme ça, à l'aveugle, comme le font les macronistes depuis 10 ans, mais des économies structurelles sur notre politique migratoire, sur les énergies intermittentes, sur le train de vie de l'État, sur notre contribution au budget de l'Union européenne. J'arrête là le catalogue, mais c'est chiffré.

5:15
Philippe Ballard

Ça a été, Philippe Ballard, d'ailleurs, confirmé par Jordan Bardella, qui était hier à la foire de Chalon en Champagne. Il sera d'ailleurs, sans nul doute, le Premier ministre de Marine Le Pen, si elle est élue. En revanche, on a senti quand même quelques tensions entre ce duo, notamment sur les retraites. Je voulais qu'on aborde ce sujet ce matin. Il avait une ligne un peu plus libérale, Jordan Bardella. On voit d'ailleurs que son conseiller, François Diorvi, qui incarnait cette sensibilité, a été écartée. Soyons très clairs. Il se range derrière Marine Le Pen, Jordan Bardella, pour une retraite.

Donc, il faut le dire aux Français, le programme, c'est important, qui partiront, si Marine Le Pen est élue, à 60 ou à 62 ans, en fonction, en fait, du moment à laquelle ils sont rentrés dans la vie active.

6:00
Locuteur 3

Vous oubliez un paramètre, c'est les annuités. Oui. Parce qu'on peut partir... Les annuités cotisations. Enfin, dans notre... Ah oui, mais c'est extrêmement important. Parce que ceux qui auront travaillé avant 20 ans, qui auront 40 annuités, pourront effectivement partir à 60 ans. Enfin, quand on travaille sur les toits en plein hiver ou en plein été, quand il y a la canicule, je pense qu'à 60 ans, on est un petit peu cassé, on a la loi de partir à la retraite. Et pour les autres, en fonction de son âge de rentrée dans la vie active, on pourra partir à 62 ans.

Et si vous rentrez sur le marché du travail, donc on va cranter, pardon pour l'expression, mais de 40 à 42 annuités, pour être concret, si vous faites des études, tant mieux, bravo, vous avez les Pâques plus 5, vous avez fait un master, vous rentrez dans la vie active à 24 ans, en sachant, entre parenthèses, qu'en France, on rentre dans la vie active et c'est le problème à 27 ans, alors qu'en Allemagne, par exemple, on rentre beaucoup plus tôt. Mais si vous commencez à travailler à 24 ans, il faudra 42 annuités pour avoir une retraite à taux plein. Vous pourrez partir à 62 ans, mais vous aurez une décote. Voilà, c'est pas plus compliqué que ça. Donc le taux plein,

7:02
Philippe Ballard

le pari de Marine Le Pen, c'est aussi de remettre la jeunesse, et vous l'avez très bien dit, au travail, pour qu'il y ait plus de cotisants et plus d'argent qui rentre dans les caisses de l'État. Un mot, je voulais vous avoir également, Philippe Ballard, sur la désobéissance civile, c'est-à-dire que si vous êtes élu au Rassemblement National, la France Insoumise dit, en gros, le RN aura le pouvoir et nous on aura la rue, et appelle à désobéir. Comment vous analysez tout ça ?

7:27
Locuteur 3

C'est inquiétant, c'est à la fois un aveu de faiblesse de cette extrême gauche, parce que la France Insoumise, c'est quand même cette extrême gauche. C'est inquiétant parce qu'ils s'en prennent en fait à la paix civile, ils veulent détruire à la fois nos institutions, instaurer une sorte de guerre civile larvée, mais en fait, en disant ça, ils montrent leur vrai visage. C'est ça le vrai visage de la France Insoumise.