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Discours / meetingNathalie Arthaud· 18 mars 2024 4 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Pour les travailleurs, l'ennemi à combattre, ce sont leurs exploiteurs

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Nathalie ArthaudFait
    « Nous sommes prêts à mettre les moyens pour atteindre notre objectif qui est que la Russie ne gagne pas. »
  • 0:25Nathalie ArthaudFait
    « Macron s'est transformé en véritable chef de guerre face à Poutine, qui serait devenu une menace existentielle. »
  • 0:45Nathalie ArthaudFait
    « À quelques mois des élections européennes, Macron utilise et amplifie le climat belliqueux pour créer une sorte de réflexe d'union sacrée autour de lui. »
  • 1:15Nathalie ArthaudFait
    « La guerre est bel et bien là. Elle fait rage en Ukraine, à Gaza, au Yémen, au Soudan, en RDC. »
  • 1:45Nathalie ArthaudFait
    « Nous sommes abreuvés du matin au soir par de la propagande patriotique. »
  • 2:15Nathalie ArthaudFait
    « Ce pays et ceux qui le gouvernent, que font-ils pour nous, travailleuses et travailleurs ? »
  • 3:15Nathalie ArthaudChiffre
    « Combien de femmes et d'hommes sont forcés à l'exil parce qu'ils ne trouvent pas la possibilité de gagner dignement leur vie là où ils sont nés ? »
  • 3:45Nathalie ArthaudFait
    « Parler de Français, d'Ukrainiens, de Russes, de Maliens, d'Algériens et même de Palestiniens comme s'ils constituaient un seul et même bloc, c'est nous faire oublier qu'il y a des riches et des pauvres. »
  • 4:15Nathalie ArthaudFait
    « C'est la grande bourgeoisie qui nous attaque en intensifiant l'exploitation, en laminant nos salaires, en restructurant, en licenciant à tout va. »
  • 4:45Nathalie ArthaudFait
    « Elle nous rackette avec cette flambée des prix. Et avec l'aide d'Emmanuel Macron, elle puise des milliards d'argent public. »
  • 5:15Nathalie ArthaudPromesse
    « Le gouvernement va attaquer nos droits à la retraite, à l'assurance maladie, nos droits au chômage. »
  • 5:45Nathalie ArthaudFait
    « Cette politique fabrique de plus en plus de travailleurs pauvres, de plus en plus de femmes et d'hommes cassés par le travail. »
  • 6:15Nathalie ArthaudFait
    « Elle transforme aussi des quartiers populaires en ghettos de pauvres livrés à des trafics en tous genres. »
  • 6:45Nathalie ArthaudFait
    « Toutes ces attaques ne viennent pas du dictateur du Kremlin, mais de la grande bourgeoisie et de notre propre gouvernement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ill ne faut pas être faible. Nous sommes prêts à mettre les moyens pour atteindre notre objectif qui est que la Russie ne gagne pas. Depuis trois semaines, Macron s'est transformé en véritable chef de guerre face à Poutine, qui serait devenu une menace existentielle non seulement pour l'Ukraine, mais aussi pour l'Europe, donc pour nous tous.

Comment expliquer ce changement de ton ? Par une grosse part de calcul politicien. À quelques mois des élections européennes, Macron utilise et amplifie le climat belliqueux pour créer une sorte de réflexe d'union sacrée autour de lui et aux dépens, bien sûr, de ses adversaires politiques.

Mais la guerre est bel et bien là. Elle fait rage en Ukraine, à Gaza, au Yémen, au Soudan, en RDC. Et les grandes puissances occidentales y sont directement ou indirectement impliquées.

Et elles se préparent toutes à un grand affrontement avec la Chine. C'est pourquoi nous sommes abreuvés du matin au soir par de la propagande patriotique. Qu'est ce qu'on entend ?

Qu'il faut être prêt à se battre « pour son pays », « pour sa patrie », disent certains. Ce serait le summum du courage et de l'héroïsme. Et ce refrain est chanté dans tous les pays et dans toutes les langues.

Bien sûr, nous sommes attachés à notre pays, ne serait-ce que parce que nous y vivons. Nous y avons construit des liens familiaux, amicaux et des souvenirs aussi. Mais posons-nous cette question : Ce pays et ceux qui le gouvernent, que font-ils pour nous, travailleuses et travailleurs ?

Que nous soyons ouvriers, caissières, employés, aides à domicile, camionneurs, nous produisons les richesses de ce pays, nous contribuons à le construire et à le faire vivre. Mais qui en profite ? Ceux qui trônent au sommet de ce pays.

En profitent la grande bourgeoisie, les financiers, ceux qui en fait sont les plus parasites, mais ceux qui ont les mains dans le cambouis, Eh bien, eux, ils ont une vie de plus en plus difficile. Oui, pour nous, travailleurs, le pays ne garantit rien, ni salaire ni emploi digne de ce nom. Il n’offre ni reconnaissance ni respect.

C'est vrai en France comme dans tous les pays du monde, combien de femmes et d'hommes sont forcés à l'exil parce qu'ils ne trouvent pas la possibilité de gagner dignement leur vie là où ils sont nés ? Parler de Français, d'Ukrainiens, de Russes, de Maliens, d'Algériens et même de Palestiniens comme s'ils constituaient un seul et même bloc, c'est nous faire oublier qu'il y a des riches et des pauvres, que dans tous les pays il y a des exploités et des exploiteurs. C'est une façon de cacher que nous sommes tous attaqués dans notre propre pays par un grand patronat rapace.

Ici, au moment même où Poutine est désigné comme l'ennemi numéro un, c'est la grande bourgeoisie qui nous attaque en intensifiant l'exploitation, en laminant nos salaires, en restructurant, en licenciant à tout va. Et puis elle nous rackette, elle nous rackette avec cette flambée des prix. Et avec l'aide d'Emmanuel Macron, elle puise des milliards d'argent public.

Et pour compenser, le gouvernement va attaquer nos droits à la retraite, à l'assurance maladie, nos droits au chômage. Cette politique fabrique de plus en plus de travailleurs pauvres, de plus en plus de femmes et d'hommes cassés par le travail, abandonnés à la maladie, à la misère, à des pensions de retraite dérisoires. Elle transforme aussi des quartiers populaires en ghettos de pauvres livrés à des trafics en tous genres.

Et c'est pour la défense de ce pays-là qu'il faudrait être prêt à mourir ? Oui, quand on est attaqué, il faut se défendre. Mais encore une fois, toutes ces attaques ne viennent pas du dictateur du Kremlin, mais de la grande bourgeoisie et de notre propre gouvernement.

C'est la lutte de classes et cette lutte de classes, il faut aussi que les travailleurs la mènent. Alors menons la guerre de classes et visons le renversement de la classe exploiteuse et l'établissement de notre propre pouvoir. Et là, nous pourrons enfin considérer le pays comme « le nôtre », c'est-à-dire le pays de toutes les travailleuses et les travailleurs, quelle que soit leur origine.

Et nul doute que celui-ci aura à cœur de s'adresser aux exploités du monde entier pour renverser ce système capitaliste.