Pour masquer son échec sur le front, Vladimir Poutine bombarde des civils | Jean-Noël Barrot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Est-ce que les menaces de Trump contre l'Iran sont un coup de bluff ?
- 0:47RelanceRéponse directe
Pourquoi dénoncer les frappes sur infrastructures civiles en Iran et en Ukraine ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Un changement de stratégie (frapper les infrastructures) pourrait-il faire mouche ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Les représailles iraniennes pourraient-elles pousser les pétromarchies à entrer en guerre ?
- 2:59RelanceRéponse directe
Pourquoi attendre la levée du blocus pour intervenir dans le Détroit d'Ormous ?
- 3:43FerméeRéponse directe
Combien de temps pour revenir à une circulation normale après le blocus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47Fait
« Nous nous opposons à toute frappe sur les infrastructures civiles. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Jean-No Barreau. Bonjour. Hier soir, lors d'une conférence de presse, Donald Trump a menacé d'anéantir l'Iran la nuit prochaine si le D3 d'Ormous ne rouvre pas. Détruire tous les ponts et toutes les centrales électriques du pays. L'ultimatum est fixé à 20h de Washington, soit 2h du matin à Paris. Est-ce que c'est un nouveau coup de bluff du président américain ? En tout cas, c'est pas le premier ultimatum qui est fixé par le président des États-Unis. Ceci étant dit, la libre circulation des navires dans le D3 d'Ormous comme partout autour du monde dans les eaux internationales, c'est un bien commun qu'il s'agit évidemment de préserver en toutes circonstances et c'est la raison pour laquelle inlassablement nous avons exigé la réouverture de ce D3, la sécurité
maritime et la liberté de navigation. Enfin euh s'agissant des des menaces qui ont été brandies par le président américain, là encore euh nous nous opposons à toute frappe sur les infrastructures civiles. C'est vrai dans la région, c'est vrai en Ukraine où nous avons à de nombreuses reprises dénoncé et condamné les frappes de Vladimir Poutine sur les infrastructures énergétiques. Pourquoi est-ce que effectivement vous dénoncez ce ce changement de de frappe ? C'est vrai qu'on voit que la guerre change de de registre. Vous parlez des infrastructures énergétiques, les ponts, les aéroports, des équipements à viser civil parce que si l'objectif c'est l'effondrement du régime et l'effondrement économique, est-ce que ça
peut pas finalement faire mouche ce changement de stratégie ? Alors, si nous opposons toujours aux frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques, c'est d'abord parce que elles sont exclues par les règles de la guerre, le droit international et d'autre part parce que dans le cas de la guerre en Iran, et bien elle elles ouvriraient sans doute une nouvelle phase d'escalade, de représaille qui entraînerait la région et l'économie mondiale dans un cercle vicieux qui serait très inquiétant et surtout très dommageable pour nos propres intérêts. Nous connaissons déjà une flambée des prix des carburants. Si les infrastructures énergétiques étaient frappées en Iran, on peut s'attendre à des représailles du régime iranien qui
aggraveraient encore une situation déjà préoccupante. Donald Trump hier a dit que finalement les Iraniens attendaient ça et que les Iraniens souhaitaaient que que les Américains frappent et frappent fort. Mais soyons clair, il ne pourra y avoir de solution à cette crise, à cette guerre en Iran, qu'à la condition que le régime iranien euh puisse se résoudre à des concessions majeures et un changement radical de posture pour que l'Iran puisse vivre de manière pacifique euh dans son environnement régional pour que le peuple iranien dispose des des clés pour construire son propre avenir. Vous parliez effectivement de cette guerre qui change de registre. Euh des usines pétrochimiques en Iran sont également touchées. En représaille, une usine de dessinement et deux centrales
électriques ont subi des dégâts au coit. Est-ce que ça ça pourrait effectivement pousser les pétromarchies à entrer en guerre ? Il est là le risque le risque il est tout simplement pour les populations civiles d'une part mais aussi pour l'économie mondiale que qu'on assiste un embrasement régional sans limite qui je le disais emporterait des dangers majeurs qu'il nous faut à tout prix éviter. On évoquait le le D3 d'Ormous he qui est visiblement redevenu hein puisque Donald Trump parfois change un petit peu d'avis une priorité absolue. On sait qu'Emmanuel Macron avec plusieurs pays, notamment la Grande-Bretagne, on on ont donc pris la tête d'une coalition pour le rouvrir. D'une part, ça en est où ? Et surtout
parce que je m'interroge à quoi ça sert d'attendre parce que j'ai l'impression que c'est c'est le cas de figure d'attendre la levée du blocus iranien pour intervenir parce que le jour où il y a plus de bogus finalement il y a plus de problème. Les navires pourront circuler à nouveau. Et bien si parce qu'après une période de blocus et dans une phase de tension pour la région hein qui qui n'a pas commencé avec la la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis en Iran qui date de plusieurs années déjà. Il est illusoire de penser que nous pourrons revenir rapidement à une circulation normale des navires sans qu'un système d'escorte soit mise en place. Et c'est la raison pour laquelle à l'initiative du président, nous avons initié, nous avons débuté un travail de
recensement de pays qui souhaiteraient à nos côtés bâtir une telle mission susceptible dès que le blocage sera été élevé ou en tout cas dès que le calme sera revenu à accélérer la reprise du trafic de manière à ce que bien sûr la pression et notamment sur les prix des hydrocarbures puissent baisser au plus vite. Et ça, une fois que le blocus slevé, c'est combien de temps pour revenir à une circulation normale ? Mais il faut s'imaginer comment ça fonctionne. Vous avez des navires qui viennent et qui repartent notamment pour le commerce des hydrocarbures et vous avez des compagnies d'assurance qui estiment le risque auquel s'expose tel ou tel navire. Ce que nous préparons, c'est ce que euh c'est en quelque sorte ce que nous avons déjà fait dans la région en mer rouge avec une opération
européenne qui a permis avec des bâtiments de guerre de sécuriser le passage de 1600 navires depuis 2 ans euh qui étaient menacés par le risque d'attaque en provenance du groupe terroriste des Houtis en au Yémen. Bien, c'est un peu la même chose qui qui serait conçu de manière strictement défensive. il s'agit pas d'aller attaquer quiconque. Et ça serait fait évidemment en lien en coordination avec les pays de la région et notamment Oman et l'Iran qui sur le plan territorial tiennent le D3 d'Ormous. Hier Donald Trump a aussi voulu détailler l'exfiltration du pilote américain secouru dans le sud-ouest de l'Iran lorsqu'il était traqué par les Iraniens. Est-ce que finalement la réussite de cette mission est de nature à à
conforter ceux qui souhaitent une opération terrestre américaine ? C'est une opération de sauvetage réussie, il n'y a rien à dire mais ça n'a rien à voir avec une opération terrestre qui elle aussi ferait entrer le conflit dans une nouvelle phase particulièrement dangereuse et qui nous ramènerait à des souvenirs douloureux, ceux de l'Irak, ceux de l'Afghanistan qui ne se sont pas soldés par des succès militaires ou tactiques. En même temps, on voit bien que les Américains il massent de plus en plus de soldats dans la région. la 82e division aortée déployée. Donc forcément, on se demande pourquoi faire une intervention au sol. On parle de l'île de cargue, hein, cette île stratégique pour l'exportation du pétrole iranien. Est-ce
que c'est crédible comme hypothèse ? Je crois en tout cas que la plupart des experts, la plupart des observateurs, la plupart des chefs militaires estiment que euh une telle opération emporterait beaucoup plus de risques que de bénéfices pour l'atteinte des buts de guerre qui ont été affichés par les États-Unis, c'est-à-dire l'affaiblissement durable des capacités balistiques de l'Iran. Il y a une autre hypothèse, hein, celle d'une mission terrestre pour aller récupérer les stocks d'uranium enrichi, cachés dans la région disparent. encore, est-ce que c'est crédible ou ou complètement déraisonnable ? Je veux le redire, le programme nucléaire iranien comporte des menaces pour la région mais aussi pour nos propres intérêts de sécurité. C'est un sujet sur lequel la France est très
engagée depuis plus de 10 ans maintenant. Sujet sur lequel nous avons obtenu il y a 10 ans des contreparties ou en tout cas un recul vérifié euh et significatif du programme nucléaire iranien. une nouvelle fois des des opérations terrestres visant à traiter le problème emporte sans doute beaucoup plus de risque que de bénéfices. C'est par la négociation, c'est en l'encadrant de manière stricte, de manière très rigoureuse que nous pourrons empêcher le régime iranien de développer une arme nucléaire. On a le sentiment quand même que malgré la puissance américaine et bien finalement les systèmes de commandement de l'Iran demeurent intact. On on le voit chaque jour hein, les Iraniens, ils continuent de tirer des missiles alors parfois moins nombreux mais euh tout
aussi précis. On voit que leur défense aérienne est encore active. On voit que le D3 d'Ormous est toujours euh bloqué. Euh est-ce que cette résistance iranienne, c'est pas la surprise de ce conflit ? Je suis pas sûr parce que vous savez, nous avons un un régime qui qui prépare depuis longtemps la possibilité d'un conflit ouvert avec une puissance étrangère. Euh nous avons un un pays de 90 millions d'habitants qui est particulièrement vaste. Donc euh rien ne pouvait laisser présager euh que qu'une opération militaire venue de l'extérieur se passerait euh sans difficulté à mon sens. Euh Donald Trump affirme aussi que des négociations sont en cours avec l'Iran,
non seulement sont en cours mais serait sur le point d'aboutir. Est-ce que là encore est-ce qu'il faut le croire ? Ce que nous savons, c'est que des discussions sont en cours de part et d'autres avec un un groupe de médiateurs régionaux. Ce sont des discussions que nous soutenons puisqu'elles sont préférables, je le disais, à une escalade qui porterait atteinte à nos propres intérêts avec des conséquences sur l'économie mondiale et donc sur la nôtre, sur le pouvoir d'achat des Français, sur la vie de nos entreprises. Souhaitons que ce dialogue puisse se poursuivre et qu'il soit une alternative crédible à l'escalade militaire. Et la France, quel quel rôle joue la France dans ce conflit ? Est-ce que vous vous avez des contacts avec votre homologue iranien ? Est-ce que vous avez
des contacts avec des personnalités littéraines de haut niveau ? Vous savez la position de la France dans ce conflit, elle est très claire depuis le premier jour. Nous n'avons pas approuvé les interventions israélo-américaines qui n'avaient pas de but suffisamment précisément défini et qui s'écartait du droit international. Et dans ce contexte euh qui a néanmoins été provoqué par l'attitude de l'Iran et notamment le développement de ce programme nucléire dont on parlait à l'instant, notre priorité est allée à la sécurité de nos compatriotes qui sont très nombreux dans la région, à la sécurité de nos partenaires qui ont été en grand nombre attaqués par l'Iran, en représaille des des des interventions militaires. Et
c'est ainsi que nous avons déployé des capacités des moyens de la marine nationale dans le dans la région tel qu'on l'avait pas vu depuis depuis très longtemps avec une reconnaissance marquée de nos partenaires et puis aujourd'hui et bien c'est la restauration le plus rapidement possible de la circulation des navires dans le D3. C'est notre contact avec c'est une guerre que nous n'avons pas choisie et dont nous gérons les conséquences pour nos compatriotes, pour nos partenaires et pour l'économie mondiale. C'est ça la France et c'est la bonne posture à avoir pour la France et pour l'Europe qui de ne pas se laisser entraîner dans des guerres que nous n'avons pas choisies, mais aussi de savoir en limiter les conséquences tout en soutenant les efforts de médiation qui sont conduits
par les pays de la région. Effectivement, Emmanuel Macron continue de dire que cette guerre, c'est pas notre guerre, sauf que euh cette guerre, elle met au prise quand même une démocratie euh américaine euh face à une dictature des des mola euh avec effectivement la France qui en subi les conséquences. Est-ce que ce discours, il est tenable longtemps ? Je crois parce que la vocation de euh l'Europe, ça n'est pas d'aller euh faire la guerre partout dans le monde, c'est au contraire de montrer qu'il y a un par par euh par l'exemple qui est donné euh d'un continent démocratique où l'on vit, où l'on vit mieux d'ailleurs qu'aux États-Unis euh ou en Chine, et bien qu'il y a une alternative à euh la la je dirais la la domination des nouveaux empires. Et s'agissant plus
particulièrement de l'Iran, ça n'est pas un sujet que nous découvrons. Je vous le disais, ça fait plus de 10 ans que la France y travaille. Moi-même, j'ai passé une grande partie de l'année dernière à des négociations et à prendre des sanctions contre le régime iranien, sanction notamment au niveau européen mais aussi au niveau international. Et donc nous avons une parfaite lucidité sur les dangers, les menaces à nos intérêts de sécurité, mais nous considérons qu'il y a d'autres voie pour les contenir et en particulier la voie de la négociation du dialogue exigeant, rigoureux sous la menace des sanctions. Sauf que Donald Trump a proféré des insultes contre plusieurs dirigeants européens dont Emmanuel Macron. Il y a des coups de boutoir quasi quotidien contre l'OTAN he qu'il décrit comme un
tigre de papier qui menace tous les quatre matins de quitter. Il y a aussi cet unilatéralisme de l'offensive américaine en Iran. Ça peut resserrer les rangs de l'Union européenne ? Je l'espère. En tout cas, ce que ce que je souhaite vivement que cela puisse produire comme effet et bien c'est une prise de conscience des Européens que dans un monde qui va devenir de plus en plus instable, de plus en plus dangereux, et bien nous avons avec l'Europe le moyen de nous protéger contre les convulsions du monde, d'éviter d'en subir les conséquences. Et vous voyez bien que l'une des leçons qu'il nous faut absolument tirer de ce qui se passe aujourd'hu au Proche-Orient, c'est que nous devons nous défaire une bonne fois pour toutes de nos dépendances aux hydrocarbures.
Voilà une guerre que nous n'avons pas déclenché, à laquelle nous n'avons pas participé et qui s'invite dans la vie quotidienne des Français. Nous devons couper ces dépendances, ces servitudes qui aujourd'hui indirectement nous exposent aux conséquences de cette guerre ou de ces guerres pour pouvoir être libre pour pouvoir être libre de faire euh les choix qui nous appartiennent pour avoir être libre de vivre euh en Europe dans ce modèle que nous avons conçu sans être entraînés dans les guerres des uns ou les guerres des autres. Nous avons deux Français he Cécile Coler et et Jacques Paris qui sont toujours confinés à l'ambassade de France en Iran. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur eux et surtout quand est-ce qu'ils pourront rentrer en France ? Vous dire que ils tiennent le coup dans
des conditions qui sont extrêmement éprouvante. Ils sont entourés par l'équipe de l'ambassade sur place à laquelle je veux rendre un hommage appuyé puisqu'ils exercent leur mission là encore dans un contexte particulièrement dégradé. Et nous exigeons, je l'ai encore dit à mon homologue iranien hier, nous exigeons leur libération définitive et leur retour à Paris de manière immédiate. Et il vous récompond quoi votre homologue iranien ? Je vais pas faire état de conversations qui méritent d'être, je dirais entouré de la discrétion qui s'impose, mais je je je reste très déterminé à obtenir cette libération définitive et j'ai bon espoir d'y parvenir. Un tout dernier mot sur le Liban avec
qui on a effectivement des liens historiques. L'armée israélienne multiplie et frappe sur des positions du du Esbola. Selon les Libanais, la guerre a déjà fait plus de 1400 morts et plus d'un million de déplacés. Quel rôle là encore peut jouer très concrètement la France ? Une nouvelle fois euh le Liban entraîné dans cette guerre par le Esbola en soutien à l'Iran, des représailles israéliennes qui qui plongent le pays euh dans une situation dramatique avec plus d'un million de personnes déplacées et puis vous l'avez dit déjà plus de 1500 morts au Liban. priorité première, la sécurité de nos ressortissants, des agents de notre ambassade et de nos emprises. Et puis la deuxième des priorités, parce que le Liban est un pays frère, c'est de nous tenir à ses
côtés dans ce moment si difficile. Soutien humanitaire, plusieurs dizaines de tonnes d'aides humanitaires ont déjà été acheminées par nos soins sur place. Je suis moi-même rendu à à Beou dans la banlieu sud pour visiter un abri euh accueillant des déplacés où cette aide humanitaire est dispensée et puis soutien diplomatique pour que comme l'appelle comme le souhaite le président libanais un dialogue historique puisse sous nououer entre le gouvernement libanais d'un côté et le gouvernement israélien de l'autre pour parvenir au plus vite à cesser le feu pour reprendre le processus ordonné de désarmement dubola qui doit rendre ses armes et puis pour résoudre le différent qui oppose encore le Liban à ses deux voisins Israël et la Syrie.
On l'a dit tout à l'heure, la France a un accord de défense avec les Émirats arabes unis et le Qatar notamment et les équipes en défense antiaérienne. Est-ce que se concentrer en ce moment sur le front iranien, ça ne prive pas non plus l'Ukraine de nos technologies ? La guerre fait rage toujours là-bas. On continue de soutenir la résistance ukrainienne et on continuera puisque c'est notre sécurité qui se joue aujourd'hui sur le front. un fran qui est tenu par les Ukrainiens puisque pour la première fois depuis le début de la guerre, la les armées de mercenaires de Vladimir Poutine sont à l'arrêt et depuis le début de l'année, l'Ukraine reprend plus de territoires que la terine la Russie n'en conquiètere sur le territoire ukrainien. Pour dissimuler cet échec militaire, que fait Vladimir
Poutine ? et bien y compris le weekend de pâqu, il fait pleuvoir sur les villes de l'arrière, sur les zones résidentielles, sur les infrastructures énergétiques des missiles et des drones en tuant des femmes, en tuant des enfants le weekend de pâqu alors même que le président ukrainien avait proposé une trêve. Voilà ce que fait Vladimir Poutine en Ukraine. Et voilà pourquoi notre soutien est euh indéfectible et que nous allons sur le plan militaire poursuivre, que nous allons sur le plan financier poursuivre avec ces 90 milliards d'euros qui vont permettre à l'Ukraine d'être à l'écart de toute difficultés pour les deux années qui viennent. Donc effectivement, l'Union européenne a débloqué un prêt de 90 milliards prêt qui est aujourd'hui bloqué notamment par la Hongrie.
Or, on sait qu'il y a urgence Kief pourrait se retrouver à à cours de trésorerie à la fin avril. Euh, il y a des législatifs ce dimanche en Hongrie. Le premier ministre Victor Orban est vraiment en difficulté dans les sondages. Est-ce que vous souhaitez tout simplement sa défaite ? Je souhaite que ce prêt de 90 milliards d'euros puisse être euh définitivement finalisé. Euh je sais qu'il le sera. J'en ai la conviction absolue. C'est pas une question de savoir s'il le sera mais quand il le sera. Et d'ici ça peut accélérer s'il y a la défaite de Vicorb dimanche soir, vous vous dites "Ça y est, notre prêt peut passer possiblement mais que cette victoire soit acquise ou non. Euh je sais que la Commission européenne se mettra en disposition si fin avril les travaux ne
sont pas finalisés de permettre à l'Ukraine de disposer des liquidités nécessaires. Euh vous l'avez dit euh il y a aussi des conséquences concrètes en France he notamment sur la hausse des carburants avec euh ce conflit en Iran. Euh les oppositions réclament des mesures pour soulager les Français. Visiblement, le premier ministre préfère des mesures euh ciblées. Est-ce qu'il va pouvoir tenir longtemps ce discours plutôt que finalement de donner un chèque global ? Premier ministre est mobilisé sur ce sujet depuis le premier jour et il le suit très attentivement. Il a décidé de lancer des contrôles sur les stations essence pour veiller à ce que personne ne se fasse du profit sur le dos des Français. Il a annoncé de premières mesures 70 millions d'euros pour les
secteurs les plus directement impactés, la pêche, l'agriculture, le transport routier. Il devrait y en avoir des nouvelles. Il y a une réunion à Ber cet après-midi. Des mesures qui ont été complétées, vous l'avez vu au fil de l'eau jusqu'à vendredi dernier avec un un prêt pour les petites entreprises de ces secteurs qui en ont besoin pour pour soutenir la situation. Il a demandé à ce que toutes les mesures puissent possibles et souhaitables puissent lui être présentées et en parallèle et bien il travaille à ce que nous puissions lancer un plan de d'électrification pour réduire cette dépendance qui fait que lorsque des guerres sont déclenchées au Proche-Orient, nous en subissons les conséquences. Ce n'est plus acceptable et nous voulons sortir de cette situation. Donc le gouvernement sous
l'autorité du Premier ministre euh travaille à apporter des réponses ciblées aux Français qui en ont le plus besoin et en parallèle à nous sortir définitivement euh de cette situation de de dépendance qui nous expose à des guerres, y compris lorsque nous les avons pas choisis. Ça ça serait l'idée de fléchir l'éventuel surplus de recette éman de la hausse du carburant vers cette fameuse électrification. Les oppositions, elles parlent de cagnotte cachée. Est-ce qu'il y a une cagnotte cachée ? Non, il y en a pas parce que l'histoire démontre que lorsqu'on a connu des crises énergétiques comme celle qui est provoquée par cette guerre, et bien euh les les les recettes ont baissé pour l'État. Donc, il n'y a pas de cagnotte particulière, mais il y a une responsabilité et cette responsabilité,
c'est qu'en Europe, nous puissions vivre libres, que nous ne soyons pas entraînés dans des guerres, dans des conflits, dans des tensions qui se passent à l'autre bout du monde et qui ont un impact sur notre vie quotidienne. C'est la responsabilité du gouvernement et je crois que c'est la responsabilité des autres forces politiques que de s'atteler à ce chantier qui me semble prioritaire dans un monde qui ne va cesser de se brutaliser. Merci beaucoup Jean-Noël Barreau d'avoir été avec nous ce matin. Bonne journée à vous.
Jean-Noël Barrot