Bruno Retailleau touché par le discours de Zelensky au Parlement
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Que retenez-vous de ces 13 minutes très solennelles d'un message diffusé dans les deux chambres du Parlement avec cette comparaison avec les ruines de Verdun ? C'était fort comme moment, qu'est-ce que vous en retenez ?
Ce que j'en retiens, c'est quand même, c'est la première fois, et c'est historique, c'est inédit, que nous avons un chef d'État d'un pays en guerre directement et simultanément à partir du Sénat et puis de l'Assemblée nationale. Vous avez vu, et ce qui était très émouvant aussi, c'est qu'il a choisi, comme il avait fait d'ailleurs devant d'autres parlements, je pense au Parlement allemand, au Parlement britannique, il a cité un certain nombre d'images, de références qui nous touchent directement. Les ruines de Verdun, j'ai un grand-père, moi, qui a fait la guerre 14-18, il a cité aussi la liberté, l'égalité, la fraternité, la devise républicaine.
C'était donc très très touchant et on se sentait vraiment totalement impliqué.
Oui, il a aussi dit que toutes les cartes étaient entre nos mains pour restaurer la paix. Cela signifie qu'il y a aujourd'hui des choses que la France peut faire, doit faire. C'est ça que vous avez compris aussi ?
Exactement. J'ai retenu une phrase qui est une phrase clé, qui est importante. Il a dit « nos valeurs communes valent mieux que nos bénéfices ». Il a voulu dire qu'on soutient des valeurs, ces valeurs de liberté, de souveraineté pour un peuple et d'unité d'un peuple. Pour nous, qui vont infliger des sanctions, on va avoir un effet boomerang. On l'a déjà sur l'inflation, mais que c'est une autre forme de guerre et qu'on doit y prendre notre part et toute notre part.
Mais Volodymyr Zelensky disait cela à propos des entreprises françaises qui sont toujours sur le sol de Russie. Il les a appelées à quitter le sol de Russie car elles sont la machine de guerre de la Russie, a-t-il dit. C'est là qu'ensuite il a fait une référence à « nos valeurs plus fortes que nos bénéfices ». Vous êtes d'accord ? Il faut que toutes les entreprises françaises, Auchan, Renault, Leroy Merlin, quittent maintenant la Russie. Ce sont les entreprises qu'il a citées.
Écoutez, je ne veux pas faire de cas sur telle ou telle entreprise. Je pense qu'il faut faire attention. D'ailleurs, j'observe que Total Énergie a bougé depuis hier soir parce qu'il y a eu des décisions qui ont été importantes. Mais nous, pour ce qui nous concerne, hommes, femmes politiques, et je vais dans quelques instants à Matignon pour une réunion de l'île. Une liaison, oui. Exactement. Nous devons fournir, un, une aide qui est une aide avec des armes, bien sûr, pour aider ce peuple héroïque à pouvoir se battre. Et nous devons aider aussi sur le plan humanitaire.
Il y a les réfugiés, mais il y a aussi le plan humanitaire parce qu'on voit bien que les Russes sont en train de pousser une partie de la population ukrainienne à la famine.
On a entendu aussi le fait qu'il disait que le président Macron faisait preuve d'un véritable leadership. Là-dessus, il a salué l'action d'Emmanuel Macron. Vous l'avez entendu, ce partilier du message ?
Bien sûr. Il a chaque fois, d'ailleurs, et pour chaque parlement, ce qui est naturel, il a encouragé chaque chef d'État, chaque chef... C'était de la diplomatie. Mais c'est normal parce que nous sommes son allié. Et c'est normal. Et lui, si vous voulez, son alter ego en France, bien entendu, c'était Emmanuel Macron. Ce que je regrette, moi, c'est que cette diplomatie-là ait eu finalement peu de résultats. Mais qu'importe. Je pense qu'il faut qu'on soit unis. Et il faut que la France s'affirme aux côtés de ce peuple qui est un peuple courage, qui est un très grand peuple et qui nous montre que pour gagner une guerre, il y a les armes, mais il y a aussi la volonté.
La question de la souveraineté nationale, c'est une question de la volonté d'un peuple.
Bruno Retailleau