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interviewBFM TV (sur YouTube)· 22 septembre 2025 20 min

Reconnaissance de l'État de Palestine, taxe Zucman...L'interview de Sarah Knafo en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sarah Knafo. Merci de répondre à mes questions.

Ce matin, vous êtes député européenne, vous êtes vice-présidente du parti Reconquête. Ce soir, la France reconnaîtra officiellement l'état de Palestine. C'est Emmanuel Macron qui le fera à la tribune de l'ONU à New York.

Est-ce que c'est une bonne nouvelle ? C'est une très mauvaise nouvelle. Une très mauvaise nouvelle pour la France, pour les Français et y compris pour la situation au Moyen-Orient.

Je pense que Emmanuel Macron est en train de reconnaître officiellement un siège à l'ONU pour le djihad. Et je le dis de manière très factuelle. Aujourd'hui, il faut se quand même revenir sur la la ce qui était la géopolitique de la France depuis 1948.

Il y a bien une raison si de 1948 à 2025, personne n'a jamais reconnu officiellement un état de Palestine. Alors, est-ce qu'on peut se dire que le général de Gaul était ultra sioniste ? Personne en France.

Mais ce weekend la Bretagne, le Portugal. Oui, il y a un changement dans le monde occidental, je vous l'accorde. Est-ce que le général de Gaul était ultrasionniste ?

Est-ce que François Mitterran était vendu au Lioude comme on peut entendre parfois cette rhtorique ? Évidemment non. Soyons sérieux.

Donc qu'est-ce qui a changé dans l'Occident et en France en particulier ? Ce qui a changé la démographie. Moi, ce que je veux vous dire, c'est qu'Emmanuel Macron en réalité sous prétexte d'avoir une politique humaniste, est en train de travestir complètement 77 ans de géopolitique française sur la question parce que la démographie française a changé.

Je crois qu'il fait un calcul extrêmement cynique et alors désolé de le dire crument mais je le dis aussi crument que lui le pense. Il se dit la communauté j c'est 0,5 % des voix. Donc c'est pas grave après tout si ils sont agressés, s'ils sont caillassés, si reconnaître aujourd'hui cet état de Palestine va leur causer encore plus de tort.

À côté la communauté musulmane se dit-il, c'est entre 10 et 20 % des voix, ce sera encore plus à long terme. Donc il espère qu'à terme la communauté musulmane comme il le pense parce que lui pense pas en terme de français. C'est un calcul.

C'est même un clientélisme. Exactement. C'est du clientélisme.

C'est du pur clientélisme. Et ils espèrent tous d'ailleurs parce que là, je cite Emmanuel Macron, il est à la tête de l'État, il aurait pu ne pas le faire. Mais il écoute, il écoute certains conseillers, il lit certains rapports qui disent que ça pourrait peut-être calmer la situation dans les banlieux de reconnaître aujourd'hui un état palestinien.

Je vais revenir sur à mon sens pourquoi c'est un clientélisme qui dénote de leur vision aujourd'hui de du peuple français. Mais avant tout, qu'est-ce qu'un état ? Un état, on sait que c'est un territoire.

Déjà ça pose question sur quel territoire sera l'État palestinien. On voit bien qu'Emmanuel Macron ne sait même pas où il y mettrait une ambassade qui reconnaît un état. Alors pour l'instant, on va y revenir mais pour l'instant il dit qu'il ne mettra pas d'ambassade tant qu'il n'y a pas dans d'ambassade et d'ambassadeur tant qu'il n'y a pas la remise des otages.

Et avant il disait qu'il ne reconnaîtrait pas un état palestinien tant qu'il n'y avait pas de remise des otages. Ça faisait effectivement partie pour lui normalement des conditions à la reconnaissance. C'est en même temps macronien.

Donc on reconnaît un état, on y met pas d'ambassade, on y comprend plus rien mais c'est pas grave, c'est le symbole qui compte. Donc un état en principe, c'est un territoire, une population et une autorité politique. Un territoire, on l'a dit, difficile déjà et on le sent bien.

Maintenant, une autorité politique, quelle va être l'autorité politique sur ce territoire ? Aujourd'hui, quand on regarde, le Hamas a été élu, élu par la population palestinienne. Quand on regarde les dernières enquêtes d'opinion, donc poste 7 octobre, après les massacres, après les viols, après les égorgements, 60 % de popularité du Hamas auprès de la population palestinienne.

Moi, je dis pas qu'il faut assimiler tout le peuple palestinien sûr qu'un jour, ils s'émanciperont de leur bourreau, mais pour l'instant, si on leur donne un état et que demain il y a des élections, ça revient très clairement à donner un état au Hamas. Et eux le savent, eux le savent. Et si quelqu'un a un moindre le moindre doute parler de la bande de Gaza, il y a aussi l'autorité palestinienne.

Et si quelqu'un a le moindre doute, regardez qui est le premier à avoir félicité Emmanuel Macron le 25 juillet lorsqu'il a annoncé sa volonté de reconnaître un état palestin le Hamas. Mais peut-être un cinisme également. Non, mais je ne crois pas parce que eux savent bien qu'ils vont en profiter.

Or aujourd'hui, donner un état à des gens qui seraient majoritaires chez eux, il faut rappeler que dans leur charte, article 7, le but c'est l'éradication de l'État d'Israël. Est-ce qu'on pense vraiment qu'on va obtenir la paix comme ça ? Moi je le crois pas et je vais vous dire sur la situation israélienne qui est quand même très loin de la France, comme sur la France, je crois qu'en permanence c'est la faiblesse face au crime qui à chaque fois excite les gens violents et c'est la fermeté, le fait d'être implacable qui les calme que ce soit aujourd'hui au Moyen-Orient ou chez nous.

Sarah Knafo, on va aussi parler de ce qui se passe là-bas et des déclarations de Benjamine Netaniaahou. Mais lorsqueeffectivement vous voyez euh certains euh maires euh notamment de gauche à l'appel d'Olivier Fort qui disent "Mais écoutez, c'est un jour qu'il faut célébrer. Il y aura un drapeau palestinien sur un certain nombre de mairies euh aujourd'hui.

Euh est-ce que vous comprenez que pour pour une partie de la classe politique, c'est un jour béni ? Un jour béni pour leur clientélisme ? Oui, tout à fait.

D'ailleurs, intéressant de voir que c'est Olivier Fortite ça. Il y a une sorte de course à l'échalotte. Au départ, c'était LFI.

On mérite Massan en tête d'affiche et cetera. On en fait beaucoup. Il l'assume avec énormément de cynisme.

D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon, il dit très clairement "Je vais mobiliser les banlieux en parlant énormément du sujet de Gaza." Et il pense que c'est ce qui lui permettra d'arriver au second tour. Mais là, on voit que même le PS est en train de s'aligner totalement en se disant "On a quand même des communes PS, il y a bientôt les élections municipales, mettons des drapeaux palestiniens sur les frontons des mairies." Je crois que c'est une très mauvaise idée.

Je d'ailleurs moi, je suis contre tout drapeau ukrainien, israélien tous. Je pense qu'il faut le drapeau français. C'est la seule chose qui unit véritablement les gens.

Une mairie, c'est pas la permanence du Parti socialiste. C'est pas une ZAD, c'est pas une ONG. Une mairie, c'est la maison commune des citoyens.

Certains mè et notamment à Paris euh hier soir sur la tour Effel, il y avait deux drapeaux, le drapeau palestinien et le drapeau israélien avec une colombe de la paix. La reconnaissance des deux États, est-ce que c'est pas une bonne chose ? Bah la reconnaissance des deux États, il y en a un qui existe déjà, mais il faudrait déjà demander aux Palestiniens s'ils sont prêts à reconnaître l'État israélien avant de commencer par les reconnaître.

Mais ce que je veux vous dire, vous citez Annie Dalgo, encore une une élu socialiste, il y a une course à l'échalotte. En réalité, ce qu'ils se disent et j'aimerais d'ailleurs adresser un message aux musulmans français et leur dire comme ils vous parlent. Ils misent tous sur le tribalisme, sur le communautarisme.

Il ne vous parle que de gaza, de flotti, de violence policière, d'islamophobie. En réalité, il ne vous parle jamais comme à des Français. Il ne vous parle pas d'économie, il ne vous parle pas de social, il ne vous parle pas de niveau scolaire, il ne vous parle qu'en misant sur le communautarisme.

Donc en réalité, en réalité, peut-être qu'un jour vous vous réveillerez et vous vous rendrez compte qu'ils vous ont pris pour des imbéciles. Ça c'est ce que vous dites. Ce que je dis aux musulmans français et je leur dis peut-être qu'un jour vous vous apercevrez que tous ceux dont ils vous ont dit, qu'ils étaient des extrémistes et des radicaux étaient les seuls qu'ils vous parlaient d'égal à égal et qui avaient envers vous les mêmes exigences que pour tous les Français.

Sarah Knafo, vous disiez tout à l'heure qu'Emmanuel Macron n'avait aucune pensée pour les juif en se disant qu'il représente finalement que 0,5 % de la population et donc des électeurs. Il a pourtant dit vendredi soir, je sais l'inquiétude des Français juifs, angoisse, solitude, peur, cette semaine encore, ils m'ont dit combien leur vie a changé depuis le 7 octobre. Ils m'ont dit aussi leur exigence de justice et de protection.

Et il affirment face à la haine, la République aura toujours le dernier mot. la nation sera toujours mobilisée. Le En même temps Macronin très classique et à la fin rien ne se passe.

Aujourd'hui, il se passe quelque chose de très triste pour les juifs français mais comme d'ailleurs pour tous les Français. C'est-à-dire qu'ils en sont à se demander si leur avenir est encore en France. Beaucoup s'en vont et moi ce que je constate, c'est que c'est d'une extrême tristesse de voir des gens qui aiment passionnément la France, qui ont fait leur ses coutumes, ses traditions, son mode de vie et qui se sentent aujourd'hui obligés de partir alors qu'on accueille chaque année tant de gens qui la détestent.

On a des gens qui aiment la France et qui s'en vont et des gens qui ne l'aiment pas, qui crachent sur son drapeau, qui ne veulent pas le voir et qui arrivent chaque année et qu'on accueille. Ça, je trouve que c'est extrêmement triste, que ça symbolise l'absurdité de la politique macronienne depuis 8 ans, mais d'ailleurs politique qui remonte à bien plus loin. Mais est-ce que vous soutenez l'État israélien, y compris aujourd'hui lorsque vous voyez que madame Netaniaou a dit la reconnaissance de l'État palestinien n'arrivera pas et il a affirmé nous avons doublé les colonies juives en Judée et en Samarie.

Moi, je suis pas là pour soutenir euh un gouvernement étranger. La seule politique que je soutiens, c'est celle de la France. C'est pour ça que je vous redis, revenons à ce qui se passait en France depuis 1948.

Il y a bien une raison si personne ne l'a fait par le passé. Ils étaient pas vendus à Israël, ils étaient pas vendus à Netanyahou, ils faisaient pas ça pour faire plaisir à un gouvernement étranger. Il sentaiit bien qu'il y avait un problème.

Aujourd'hui quand même, si on repart de 1948 à 2025, on le fait pas et on attend des atrocités terribles, 1300 morts, des femmes égorgées, des bébés qui sont tués dans le ventre de leur mère, des femmes violées et cetera pour le reconnaître. Il y a bien une absurdité en tout. Il y a un contexte international avec effectivement, je le disais, un certain nombre de pays qui hier ou encore aujourd'hui reconnaissent l'état de Palestine.

Les États-Unis ne les reconnaissent absolument pas et considèrent d'ailleurs que c'est un un mauvais moment et une mauvaise idée. Plus globalement, hier, Donald Trump, il était à l'hommage qui était rendu à Charlie Kirk. Vous faites partie de ceux qui immédiatement avaient dit combien c'était pour vous un un drame.

Est-ce que vousz jusqu'à dire que c'est un martyre ? Oui, c'est un martyre de la liberté d'expression. C'est-à-dire que revenons à qui est Charlie Kirk.

Charlie KK, c'est un c'est un homme qui qui avait mon âge euh qui était né en 1993 et qui avait pour seul tort d'aller sur les campus américains et de vouloir débattre avec ses contradicteurs. Donc il se mettait au milieu d'une foule avec des étudiants très à gauche ouistes parfois qui l'insultait et cetera mais lui se disait mon objectif c'est de débattre c'est de convaincre c'est d'essayer de ramener une certaine jeunesse à des idées que lui considérait comme plus justes comme étant dans le vrai par rapport à ce que à ce en quoi il croyait et donc c'était son seul tort il a été tué en plein dans cet exercice en train de donner une conférence et il a été assassiné d'une balle dans dans la jugulaire donc image atroce dont je me souviens c'est que quand en 2015, on a eu Charlie Hebdo, donc eux aussi des martyres de la liberté d'expression. Les gens n'ont pas pinaillé leur soutien.

On s'est dit, ils ont dessiné, ils ont caricaturé le prophète, ils ont fait des caricatures mais il mérite Tout à fait. Mais je vous allez voir à quel point à quel point c'est comparable. À mon sens, personne ne s'est dit à part certains je vais y revenir, personne ne s'est dit à gauche en tout cas, ils n'ont pas osé dire "Ah mais quand même, ils avaient tenu des propos insultants, ils auraient pas dû blasphémer et cetera." Il y a que les salafistes qui ont dit ça à cette époque-là.

Je suis terrifié de voir que 10 ans plus tard, on arrive à justifier des meurtres aussi atroces pour un homme qui avait le seul de défens. Alors peut-être que vous avez pas écouté vos confrères de LCI, mais eux ils l'ont justifié le soir même. Ils ont dit "Qui s'aime la haine récolte la haine." Ils ont dit ça à l'antenne en direct.

Ils n'ont pas été repris. J'ai pas vu l'ARCOM faire de communiqué pour les sanctionner. C'est gravissime de dire ça.

À l'antenne, vous avez deux personnes qui disent qu'il a mérité sa mort. C'est ça en réalité. Vous avez une journaliste du monde qui à l'antenne sur France Inter, pas étonnant, vous allez me dire, dit euh comme ça, je vais vous lire tous les propos de Charlie Cœur qui justifie qu'il est semé la haine.

C'est quand même fou qu'on en soit là. C'est le lendemain de Charlie Hebdo. Vous aviez eu des journalistes d'ailleurs, peut-être qu'il y en a eu et que je m'en souviens pas, je peux l'admettre.

Moi, je me souviens uniquement de salafistes qui disaient "Il méritait ça." Il n'avait pas à caricaturer le prophète. C'est inquiétant que 10 ans plus tard, on en soit à justifier ce genre de crime.

Donc, on se dit que ça pourrait arriver en France et que la gauche les justifier que ça pourrait arriver en France que pour vous c'est une forme presque de crime euh de prédestiné de ce qui pourrait arriver en France. Je l'espère pas. Je ferai tout pour que ça n'arrive pas.

Je pense que d'ailleurs accepter le débat le débat accepter de de rester dans la conversation en principe ça doit être une garantie qu'on en vienne pas à la violence. Ça doit servir à ça, y compris le débat politique. Il y a une forme d'effet catar, c'est-à-dire qu'on parle pour éviter que ça n'en vienne à euh que ça n'en vienne au moins et ça doit être l'objectif.

Mais quand je vois l'extrême gauche justifier ses meurtres, refuser de faire une minute de silence qu'on avait demandé avec toute la droite au Parlement européen, ils ont refusé de se lever pour la mémoire d'un homme qui venait de mourir quand même. Oublions, ils peuvent oublier 5 minutes leur désaccord et se dire que ça n'est pas normal qu'un débatteur soit assess. Après, on peut se poser la question de savoir pourquoi est-ce que ici en Europe, on aurait fait cette minute de silence là alors qu'on l'a fait pas systématiquement quand il y a un assassinat politique dans le monde.

Bah moi, j'ai bien vu le Parlement européen se lever en permanence pour les sujets ukrainiens et on vient d'en parler pour les sujets de Gaza. J'ai vu la gauche se lever sans cesse pour les sujets Gaza. Oui, je pense quand même que quand un homme occidental assassiné pour ces idées, j'étais pas encore je me serais levé comme pour toutes les morts.

En tout cas, j'aurais respecté le silence. Ils ont tapé sur leur chasse. Vous voyez ce que je veux dire ?

Donc là, il y a vraiment un côté de on ne respecte pas cet homme parce qu'il ne pensait pas comme nous. Et d'ailleurs, ça renvoie à l'histoire où l'extrême gauche ne veut pas débattre, elle veut guillotiner. Ça a toujours été comme ça dans leur histoire.

Aujourd'hui, vous avez à la France insoumise des représentants comme Antoine Léoman qui s'assument de traditions robespiristes, donc les partisans de la guillotine. Sarah Knafo, il y a malgré tout pendant ce temps-là des discussions alors à bas bruit autour d'un futur gouvernement et d'un futur budget. La taxe Zucman est au cœur des débats.

L'idée de taxer les très hauts patrimoines, y compris professionnel. Et ce weekend, il y a une passe d'arme entre Bernard Arnaud LVMH et Gabriel Zucman dont il dit qu'il est un militant d'extrême gauche, qu'il met au service de son idéologie des pseudo compétences universitaires. Est-ce qu'il fallait aller si loin dans le dénigrement ?

Disons que Gabriel Zucman est un économiste, un vrai économiste. Il a pas éurpé ses diplômes. Euh qu'il soit d'extrême gauche, je le crois pour des raisons factuelles.

Il a signé une tribune de soutien au programme de la NUPES dans le JDD. Euh il a été l'élève de Thomas Piquetti, quasi marxiste. Euh quand on regarde ses financements, il est financé par la fondation George Soros.

Donc son sing fiscal européen est financé par George Soros. Quand on ouvre ses livres quand on vous avez entièrement raison. Et d'ailleurs, monsieur Zucman, si on va sur ce sujet, a la nationalité américaine et paye une partie de ses impôts aux États-Unis comme comme tous ceux qui ont la nationalité américaine, on a une contradiction près, ça je vous l'accorde.

Donc monsieur Zucman, si on ouvre ses livres et qu'on regarde notamment un des livres qu'il a écrit avec Emmanuel Xz, il écrit très clairement dans son livre que taxer les riches ne doit pas avoir pour objectif uniquement de lever des recettes, mais d'avoir plus de justice. Donc, c'est-à-dire clairement un objectif de punir les riches pour ce qu'ils ont gagné et pas forcément d'avoir plus de recettes. J'en veux pour preuve que sa taxe ne rapporterait que 5 milliards d'euros à tout casser d'ailleurs.

Mais vous paraît-il normal que proportionnellement une partie des plus riche paye moins d'impôts que la taxe moyenne qui le dit tous les jours y compris dans les manifestations, travaille mais ne s'en sort pas. Alors moi justement sur ce sujet qui est un sujet majeur, ce que je veux dire aux gens c'est qu'il s'agit pas de défendre les riches, il s'agit de nous défendre nous-même, c'est-à-dire la classe moyenne, tous ceux qui travaillent, tous ceux qui gagnent un peu leur vie. Il faut faire comprendre et c'est ce que j'essaie de faire qu'en réalité taxer les riches on essaie depuis 40 ans.

On a eu l'IGF transformé en ISF, transformé en IFI. On a créé la contribution qui s'appelait exceptionnelle sur les haut revenus, tellement exceptionnelle qu'elle existe depuis 14 ans. Donc à chaque fois qu'on crée un impôt, il reste, on le supprime jamais.

On a même créé la taxe sur les yutes. Toutes ces taxes n'ont jamais permis de résorber la dette, elle a explosé et n'ont jamais permis de réduire le fardeau fiscal qui pèse sur les classe moyenne. Il n'a fait qu'augmenter.

Donc en réalité, taxer les ultra riches comme on dit, eux ça ne va pas les appuvrir. La plupart vont partir. En revanche, nous tous ça va nous ruiner pour une raison très simple, c'est que quand eux ne seront plus là, quand eux ne pourront plus payer, qui payera à leur place ?

Nous tous. Le fardeau fiscal va s'abattre sur nous après eux. Et après les revenus à 100 millions, ce sera les revenus à 100 millions, puis à 1 million, puis à 100000 comme on a toujours vu dans l'histoire fiscale de ce pays.

La seule solution aujourd'hui, ce n'est pas d'augmenter les impôts, c'est de baisser les dépenses. La France n'a pas un problème de recettes. Elle a les recettes fiscales les plus élevées du monde en pourcentage de sa richesse.

Elle a un problème de dépenses, les dépenses les plus élevées du monde. Je propose d'ailleurs un plan d'économie d'urgence de 63 milliards d'euros. 63 milliards, vous les trouvez qui rapport je peux les citer et qui rapporteraiit donc 12 fois plus que la taxe Zucman en demandant aucun effort au français qui travaille en ne réduisant pas le service public en ne taxant pas du tout davantage.

Donc pour vous les citer rapidement 15 milliards d'euros sur l'aide publique au développement ça on peut arrêter je pourrais tenir longtemps. J'ai fait un très long travail aide publique auodéveloppement.fr pour ceux qui s'y intéressent. 15 à 20 milliards d'euros sur les prestations non contributives aux étrangers.

Un étranger qui arrive chez nous doit apporter quelque chose au pays, pas vivre de la solidarité nationale. Donc là, vous rayez deux lignes dans le budget, deux lignes énorme. Et vous voyez déjà qu'on dépasse de très loin les recettes attendues par la taxe dumanne. 8 milliards d'euros de soutien public aux éoliennes, 8 milliards d'euros de soutien à la politique de la ville qui n'a jamais fait ses preuves.

On a déjà des politiques nationales qui doivent s'appliquer sur tout le territoire, y compris sur la banlieue mais donner des privilèges supplémentaires, ça n'a jamais fait ses preuves. On a encore énormément de gisements d'économie. On pourrait citer la ME 1,3 milliards d'euros.

Tout ça nous conduisant à une économie de 63 milliards d'euros et c'est juste un plan d'urgence. Il faudrait aller beaucoup plus loin. Mais vu la situation actuelle, avec qui vous en parlez ?

Avec qui j'en parle ? Avec des économistes ? Avec des entreprises ?

Non mais ce que je veux dire c'est que pendant ce temps-là euh il y a Sébastien Lecornu qui commence à consulter. Vous a-t-il consulté ? Non, il m' pas il m'a pas consulté sur le sujet.

En revanche, moi je je j'offre mon plan, il est en ligne, il y a toutes les sources, il est sourcé, il est chiffré, j'offre mon plan au débat public et je propose que tous ceux qui aujourd'hui cherchent des solutions aillent voir ce plan-là et se disent voilà des solutions qui sont directement applicables, qui ne coûteront rien au français, qui n'augmentent pas les impôts, ne réduisent pas les services publics. Vous vous sentez parfois, j'imagine, un peu seul parce que finalement vous êtes effectivement député européenne, mais on le sait bien, vous appelez à une union de la droite, mais le reste de la droite le refuse. Est-ce que parfois vous vous dites "On s'est trompé, on s'est on s'est gourré dans la stratégie ?" Bah je si vous parlez de la classe politique, oui, on se sent seul quand on défend l'Union des droites et que les autres la rejettent.

Mais si on parle des Français, alors là, on n'est plus seul du tout. Au contraire, on est très majoritaire. Si vous prenez les trois électorats de droite, vous avez plus de 75 % des électeurs qui souhaitent cette union des droites.

Ils la veulent ardemment. Les États-majors des autres partis aujourd'hui la refuse. Mais donc moi, je dis aux gens qui nous écoutent, si vous voulez vraiment cette union, votez pour ceux qui la feront.

Donc votez pour Reconquête. Reconquête sera le seul parti qui la fera, y compris si on est devant tous les autres. On continuera de leur tendre la main.

On continuera de dire qu'il faut gouverner ensemble car ça n'a pas de sens en réalité. Certains certains disent que vous pourriez faire partie d'une sorte de grande coalition. Laurent Voquet, il disait une coalition qui irait de Gérald d'Armanin à Sarah Knafo se je suis pas si seul.

Alors est-ce que vous vous discutez avec eux ? Est-ce qu'avec Laurent Voquet vous discutez ? Oui, on il nous est arrivé de discuter.

Ce que je pense c'est que Reconqu doit avoir le leadership. J'ai remarqué par le passé que les républicains lorsqu'ils étaient livrés à eux-mêmes le leadership mais on on est en train d'y arriver. Si vous regardez par exemple alors regardez la législative partielle d'hier, on a pris cin points par rapport au précédents scrutin.

On est au coude à coude avec le candidat du Rassemblement national. Nous on avait comme candidat Hiller Bouillé un jeune candidat qui a fait son premier média il y a 2 semaines législativ à Paris à Paris dans le 7e et c'est Michel Barnier qui est arrivé en tête qui est arrivé en tête et fait très notable si vous additionnez le score donc de Thierry Marian et Diler Bouillet qui sont qui ont presque le même score on arrive à plus de 14 % vous appelez à voter Michel Barnier au 2è tour j'appelle pas à voter pour un premier ministre qui nous a coulé et qui nous a conduit là où nous sommes. En revanche, ça commence mal votre union des droites.

Si euh si vous commencez par dire mais je vote pas Attendez, l'union des droites, c'est pas avec Michel Barnet. Là, justement, j'étais en train de vous dire que les LR se soumettait au centrisme. Moi, je suis pas centriste.

L'Union des droites, c'est avec des gens de droite. Michel Barnier n'est pas un homme de droite. Il a commencé son premier JT de TF1 en nous parlant d'augmentation des impôts.

Pour moi, ça n'est pas du tout un modèle ni une personne avec laquelle il faudra s'allier demain. Donc, j'appelle toujours à voter contre la gauche, mais ceci étant mise à part, je veux vous dire que dans cette circonscription là, on va dire très macroniste, la circonscription, un je pré quand même. 14 % pour Thierry Mariani et notre candidat reconquête il airbouillé.

Ça signifie quand même qu'à Paris, il y a une attente d'une droite qui n'est pas soumise au macronisme. Alors aujourd'hui, elle pèse ce qu'elle a pesé hier. Demain, je pense qu'elle pèsera beaucoup plus.

L'objectif, ce sera aussi ça. Merci Sarah Knafo d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes député européenne, vice-présidente de Reconquête.

Il est 8h52 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Yeah.