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InterviewEurope1fr· 2 septembre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeÉducation & rechercheSolidarités & famille

Scandale dans le périscolaire à Paris : Anne Hidalgo visée par des plaintes de familles d'enfants

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Il y a une commission d'enquête sénatoriale en cours sur le scandale du périscolaire à Paris.

  • 0:27ComplaisanteRéponse partielle

    Agnès Sévren, sénatrice LR, dénonce l'immobilisme de la mairie de Paris sur ce scandale.

  • 1:30OuverteRéponse partielle

    Anne Hidalgo et Patrick Bloch sont visés par trois plaintes pour non-assistance à personne en danger.

  • 1:52RelanceRéponse directe

    Vous ne croyez pas à l'efficacité de la commission d'enquête indépendante de la mairie de Paris.

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Ségolène Royal propose de mettre des caméras pour protéger les enfants. Vous en pensez quoi ?

  • 4:52OuverteRéponse directe

    Des caméras partout, ça aiderait ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43InvitéFait
    « Paris savait, depuis 2015, avec le rapport de l'inspection générale de la ville de Paris, ça n'est pas l'opposition qui a écrit ce rapport, c'est l'inspection générale de la mairie de Paris. »
  • 1:04InvitéChiffre
    « il y a 31 situations de risque d'abus sexuels si on ne met pas des vrais process. »
  • 1:30PrésentateurFait
    « Anne Hidalgo et Patrick Bloch sont visés par trois plaintes directement pour non-assistance à personne en danger. »
  • 3:15PrésentateurChiffre
    « une peine importante, je crois de l'ordre de 5 ans, qui est prévue en cas de défaillance. »
  • 3:41PrésentateurChiffre
    « en 2025, il y a eu 160 000 estimations de signalement sur des... »
  • 6:46InvitéFait
    « il faut bien avoir conscience qu'un enfant qui est victime d'abus sexuels, il va en payer les frais toute sa vie, lui et sa famille. »

Temps de parole

  • Invité33 %
  • Présentateur31 %
  • Présentateur 220 %
  • Invité 29 %
  • Invité 37 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Alors, il y a d'un côté les procès contre, effectivement, certaines mises en cause, et puis il y a les responsabilités, notamment de la ville de Paris. Il y a une commission d'enquête sénatoriale qui est en cours, qui va reprendre en tout cas ses travaux. Et d'ailleurs, Anne Hidalgo, son ancien premier adjoint Patrick Bloch, et puis le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, vont être auditionnés dans le courant septembre, mi-septembre, je crois. C'est ça, voilà, mi-septembre, à partir du 15 septembre. Et je voudrais vous faire écouter Agnès Sévren, qui est la sénatrice LR de Paris, qui est à la tête, on va dire, de cette commission d'enquête.

Elle a dénoncé, voilà, rapporteur, elle a dénoncé hier dans Europe un soir, elle était l'invité de Pierre de Villeneuve, elle a dénoncé l'immobilisme de la mairie de Paris sur ce scandale du périscolaire.

0:43
Invité

Paris savait, depuis 2015, avec le rapport de l'inspection générale de la ville de Paris, ça n'est pas l'opposition qui a écrit ce rapport, c'est l'inspection générale de la mairie de Paris, et qui pointait exactement les défaillances, qui les documentait les défaillances d'aujourd'hui. Elle disait, par exemple, attention, c'est une gestion empirique, les signalements ne remontent pas, il y a 31 situations de risque d'abus sexuels si on ne met pas des vrais process. Et puis, autre chose, c'est la formation. Vous savez, quand un enfant est agressé, il y a des changements de comportement brutaux.

C'est-à-dire que tout à coup, il se remet à faire pipi au lit, la colère, la peur, l'anxiété, mal au ventre. Et donc, ce sont des signaux faibles que les adultes devraient immédiatement repérer pour ensuite alerter immédiatement.

1:30
Présentateur

Je rajoute qu'Anne Hidalgo et Patrick Bloch sont visés par trois plaintes directement pour non-assistance à personne en danger. Elles ont été déposées, ces plaintes, fin août, par des familles d'enfants victimes d'agressions sexuelles lors d'un temps périscolaire. Georges Fenech. Il y aurait beaucoup de choses à dire. D'abord, se féliciter de la mise en place de cette commission d'enquête. C'est très important. Moi, je ne crois pas du tout, par exemple, à l'efficacité de la commission d'enquête dite indépendante qu'a mis en place la mairie de Paris. D'ailleurs, Mme Hidalgo, je crois savoir, sauf erreur, qu'elle a déjà dit qu'elle n'irait pas devant cette commission.

Par contre, devant la commission d'enquête sénatoriale, on est obligé de répondre à une convocation. Il y a même des moyens coercitifs si vous n'y allez pas. C'est-à-dire, on vous envoie les gendarmes. Donc là, à partir du 15 septembre, on va voir effectivement les grands élus de Paris devoir s'expliquer devant la représentation nationale, qui est le Sénat également, sur est-ce qu'ils savaient ou est-ce qu'ils ne savaient pas. Et s'ils savaient, comme tout semble l'indiquer, ce rapport, souvenez-vous de l'intervention du maire du 6e de Paris, M. Lecoq, le dire très clairement.

Et puis, Rachida Dati, qui pendant la campagne aussi en parlait, la réponse de Mme Hidalgo, c'est de dire, mais vous faites une obsession, vous faites une obsession, etc. Donc là, oui, savaient-ils ou ne savaient-ils pas ? Et s'ils savaient, ont-ils dénoncé ou n'ont-ils pas dénoncé ? Parce que la loi prévoit très clairement le délit de non-dénonciation lorsqu'une autorité apprend, pas que l'autorité, mais en particulier, une circonstance agrante pour l'autorité constituée, apprend l'existence d'un délit sur un mineur, doit nécessairement, obligatoirement, le dénoncer à l'autorité judiciaire.

Et vous avez une peine importante, je crois de l'ordre de 5 ans, qui est prévue en cas de défaillance. Donc cette commission va avoir une importance considérable. Et je crois que toutes les familles l'attendent. Et certaines des familles, on vous l'avait rappelé, ont déposé plainte individuellement contre certains élus. Donc il va y avoir parallèlement une commission d'enquête qui ne devra pas empiéter sur l'aspect purement pénal, bien entendu. Et la justice qui va aussi travailler maintenant sur des faits qui sont absolument un scandale national. Je crois qu'en 2025, il y a eu 160 000 estimations de signalement sur des...

Enfin, c'est un phénomène de masse qui ne peut pas continuer, qui ne peut pas nous laisser indifférents. Oui, parce qu'on parle de Paris, mais ça va certainement débasser et ça dépasse déjà les frontières de la capitale. Oui, parce que la commission d'enquête va s'intéresser à l'ensemble de ce qui se passe dans le pays. Comment protéger nos enfants ? Sophie Audigé, je vous soumets cette déclaration de Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, qui a proposé de mettre en place des caméras pour protéger les enfants. Elle était sur BFM TV ce matin. Vous allez l'écouter et nous dire ce que vous en pensez.

4:14
Invité

La première chose à faire, c'est de mettre des caméras de vidéosurveillance partout. Pourquoi ça n'est pas encore fait ? Des caméras dans les écoles ? Mais bien sûr, dans le périscolaire. Mais bien sûr, c'est très... Mais bien sûr, déjà, il n'y aura plus de passage à l'acte. Mais bien évidemment. Mais des caméras... D'ailleurs, dans tous les lieux où il y a un accueil de publics fragiles, il doit y avoir des caméras. Donc ça veut dire dans les EHPAD, dans les crèches, dans les écoles, partout où il y a un public vulnérable ? Mais bien sûr, avec le droit aussi aux parents de mettre des caméras quand ils confient leurs enfants à des nourrices.

Vous les incitez à mettre des caméras quand ils mettent leurs enfants chez les nourrices ? Sophie Edigé, vous en pensez quoi ? Des caméras partout, ça aiderait ? En l'occurrence, on ne peut pas nier le fait que ça aurait un effet dispensif. Ce qu'elle dit, évidemment. Est-ce qu'il faut qu'on en arrive là ? Moi, c'est quand même un monde ou une époque que je trouve absolument terrifiante. Si on est obligé de mettre des caméras partout, je dirais qu'il y a déjà énormément de choses qui sont à faire. Vous évoquiez le fait que la mairie de Paris était au courant. Je ne vais pas présumer de faits qui seront avérés, j'imagine, par la commission d'enquête.

Mais il semblerait quand même que, oui, les signalements étaient remontés au bureau de la maire de Paris. Donc, ils le savaient. Et je rappelle quand même qu'une autre commission d'enquête qui est parlementaire, celle-ci, qui a fait pas mal de bruit, qui était celle de Bétarame, où, effectivement, ils ont reçu en délégation l'éducation nationale. Et ça, c'est tout à fait officiel, vérifiable, puisque ça n'est dans le rapport.

La direction de services de sécurité de l'éducation nationale a confirmé que sur une seule année scolaire, celle de, je crois que c'est 2024, il y avait 1200 signalements dans les établissements publics qui étaient remontés de faits de violences faits par des personnels de l'éducation nationale sur des enfants, parmi lesquels 300 d'abus sexuels qui étaient signalés. Alors, évidemment, le signalement ne correspond pas nécessairement à des faits, mais il s'avère que quand ces faits sont signalés, l'État confirme qu'il n'y a aucun suivi. C'est-à-dire qu'on sait... Oui, c'est ça. Au moins, il y a ça. Ensuite, on essaie de savoir si ça correspond à une réalité ou non.

Le problème, aujourd'hui, c'est-à-dire que les parents, d'abord, ils voudraient avoir la garantie que les gens qui sont mis en contact de leurs enfants ne sont pas des dangereux pédocriminels. Ça, c'est pas fait. Ensuite, quand il y a le moindre fait signalé ou que quelqu'un a vu, comme l'a rappelé Georges, je veux dire, les collègues, s'ils ont le moindre doute, c'est pas qu'ils prennent la parole. Voilà. Non, mais qu'ils lancent un article 40. Je veux dire, c'est quand même la moindre des choses. Vaut mieux avoir trop d'articles 40 et qu'à la fin, il ne se soit rien passé que de laisser... Ça, c'est des dizaines et des dizaines d'enfants qui sont massacrés à vie.

Il faut bien avoir conscience qu'un enfant qui est victime d'abus sexuels, il va en payer les frais toute sa vie, lui et sa famille.

7:05
Présentateur

Au fait, vous en pensez quoi de ce questionnaire qui va être distribué à l'automne à 10 millions d'élèves ? C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Éducation nationale. Donc, ça va de la grande section maternelle. Ils ne savent pas encore lire et écrire. Je le rappelle, il y a 5 ans. Grande section maternelle jusqu'à la terminale. Justement, ils vont être interrogés anonymement sur les violences sexistes et sexuelles qu'ils auraient ou qu'ils ont pu subir.

7:26
Invité

Vous l'avez dit, je veux dire... De toute façon, ce gouvernement... Il y a la grande section et puis après, il y a les autres. Quand Samuel Paty était décapité, on a fait des guides de laïcité et puis on a formé les profs. Donc, à un moment, là, il y a des enfants qui sont abusés sexuellement dans l'enceinte scolaire et puis on leur pose, on leur fait un questionnaire. Ce n'est pas aux enfants de se protéger, c'est à la société de protéger les enfants, aux adultes de protéger les enfants. Alors, je distinguerais comme vous l'avez fait, les moins de 12 ans et les plus de 12 ans. Je veux dire, des enfants qui ne savent pas lire, vous n'allez pas leur demander de remplir un questionnaire.

Je veux dire, ça ne ressemble à rien du tout. Anonymement, ils ne savent même pas ce que ça veut dire, évidemment. Et de toute façon, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Qu'est-ce qu'ils vont faire, les enfants ? Je veux dire, à un moment, ce n'est pas à eux de se protéger, c'est aux adultes de créer les conditions de la protection des enfants.

8:10
Présentateur

Peut-être que ça permettra d'avoir un état des lieux et de savoir ou peut-être d'alerter, de dire, il faut des médecins, des psychologues. Je crois que c'est une fausse bonne idée. Un cas concret, vous avez une fillette de 8 ans qui, sous le couvert d'anonymat, dit, monsieur Attel ou mon papa m'a fait toucher son zizi. Qu'est-ce que vous faites après avec ça ? Vous allez le laisser comme ça ? Vous savez qu'il y a un crime qui vient de se commettre ? C'est anonyme ? Vous ne savez pas qui ? Vous allez déclencher une enquête dans la classe pour savoir qui a écrit ça ? Ce n'est pas possible. Il faut un entretien individuel, annuel, avec chaque enfant, par des personnels formés.

Oui, c'est évident. Parce que recueillir la parole des enfants, ça ne se fait pas n'importe comment. Mais bien sûr. Et pas comme ça un questionnaire à choix multiple peut-être. Là, je crois qu'on essaie de trouver des solutions.

9:02
Invité

Et c'est ce qu'on a proposé dans notre livre avec le docteur Maurice Berger. Je veux dire, il faut des vrais médecins, des vrais psychologues dont c'est le métier. C'est le seul moyen. J'ai un fumeur du déjeun. J'ai un fumeur du déjeun.

9:10
Locuteur

J'ai un fumeur du déjeun.