Jordan Bardella, les lycées, la primaire du PS : le premier épisode du podcast "On/Off"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« À mon avis, on peut dire que le off au bout d'un an, il est prescrit. »
- 1:28Fait
« il avait pris un œuf au dernier Salon de l'agriculture et il avait fait plusieurs passages dans les médias. »
- 2:12Fait
« Marine Le Pen a vu sa maison souffler quand elle avait 5 ans. c'est le fameux attentat de la ville à Poirier, qu'elle a un procès en justice »
- 3:37Fait
« il se défend. ces derniers jours, il a fait il était à la fois sur le côté tout ça est faux et en même temps je suis jeune et Tout ça est faux et en même temps les messages ont quand même été extraits. »
- 4:59Promesse
« si je deviens premier ministre je serai un premier ministre pro entreprise ou en tout cas un peu plus pro business que ce que les gens peuvent penser du Rassemblement national. »
- 5:36Fait
« les LR ne lui feront plus jamais ce cadeau. »
- 10:54Fait
« eux c'est le chaos avec une une photo de Jean-Luc Mélenchon et ce qui me semble être une reconstitution d'Edouard Philippe en IA »
- 13:40Fait
« ils ont laissé un peu pourrir le truc, je pense en se disant qu'ils allaient gérer ça de manière euh de respect de l'ordre »
- 18:59Fait
« il faut plus de moyens et puis les uns et les autres il faut aussi montrer de la fermeté »
- 23:42Fait
« les vrais débats et c'est là où c'est amusant, c'est qu'on les voit pas »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et bon et ben c'était une bonne semaine. Sacrée semaine quand même. Sacrée semaine. Je trouve qu'on termine sur les la deuxième salve de révélation de Media Part et là quand même ça ça secoue un peu tout le monde. Ouais. Et cette année, on va pas rester juste entre nous parce que on a l'habitude de se parler, mais cette année, on va on va se connecter et on va vous rejoindre et vous raconter un peu ce qu'on vit nous en tant que chef du service politique. Je trouve le titre un peu pompeux mais c'est comme ça. Euh et donc on va essayer de vous raconter la campagne. C'est parti. Bon alors on commence peut-être par Jordan Bardella. Non. Euh parce que là les attaques deviennent de plus en plus fortes. Moi je trouve que enfin je sais pas, je je voulais d'abord vous raconter
un vieux truc et je pense qu'il y a prescription. À mon avis, on peut dire que le off au bout d'un an, il est prescrit. Ça vous va ? Ça se discute mais allons-y. Allez allez. Donc je craque un off de Jordan Bardelade il y a plus d'un an qui était sûr que plus il allait monter, plus ça allait être très dur. Bon voilà, c'est pas une phrase non plus dingue hein, faut reconnaître. Mais il avait cette perception de du plus le temps avançait, plus on se rapprochait de l'échéance euh plus ça allait être compliqué. Euh je je suis pas sûr qu'il s'était projeté sur euh de telles euh de telles révélations de médiapart qui ont été corroboré un peu plus encore euh hier là, jeudi soir. Euh et ben il est complètement scanné. Ça veut aussi dire,
je pense, qu'il a pas beaucoup d'amis, hein, parce que s'il avait un peu plus de soutien, je pense qu'on en serait pas là, non ? Oui. Oui. En fait, ce qui est, tu vois, puisqu'on craque des offs, euh moi je le ferai pas. Euh non, mais j'ai le souvenir, vous vous souvenez quand il il a il avait pris un œuf au dernier Salon de l'agriculture et il avait fait plusieurs passages dans les médias. il avait y compris tweeté sur la violence en politique et cetera et j'ai le souvenir des commentaires plein de de moquerie en quelque sorte en off de de l'entourage de Marine Le Pen de de de gens voilà qui sont pas forcément des bardistes de première et qui disent "Mais enfin il est pas prê
que la violence en politique c'est un œuf au salon de l'agriculture euh alors que Marine Le Pen a vu sa maison souffler quand elle avait 5 ans. c'est le fameux attentat de la ville à Poirier, qu'elle a un procès en justice, que c'est une épreuve pour elle et cetera. Il enfin honnêtement, s'il pense que un œuf c'est le signe de la dureté en en politique, c'est qu'il est pas prêt d'aller à la présidentielle. C'était un peu la tonalité de ce qui de ce qui ressortait et c'est vrai que pour le coup, c'est ce qu'on réentend un petit peu en ce moment sur le côté. Enfin oui, mais c'était évident que il allait avoir médiia part ou d'autres médias qui allaient euh percuter le le récit de cette ascension irrésistible de cet enfant de ce fils de bonne famille qui vient de de de Saint-Denis, qui qui
a lutté contre les événements et qui aujourd'hui vient qui plusait en quelque sorte cette espèce de de compte de fé avec cette cette romance avec une une princesse et il disait enfin oui, il est pas prêt parce que jusqu'ici il pensait que rien ne pouvait lui résister et qu'il ne sait pas ce que c'est que la dureté de la politique. Il reste jeune et c'est vrai qu'on sent que son entourage est très déboussolé en ce en en ce moment parce que il est aussi tu disais Maxens il a pas d'amis mais il est aussi entouré de gens qui sont très jeunes et qui ne connaissent pas la dureté de cette de ce combat politique. Il a pas beaucoup de fidèles. Il il doit avoir des amis hein. Je connais pas sa vie privée avec quelque chose qui est assez intéressant c'est la manière dont il se
défend. ces derniers jours, il a fait il était à la fois sur le côté tout ça est faux et en même temps je suis jeune et Tout ça est faux et en même temps les messages ont quand même été extraits. Ça c'est la ce qu'il a dit jeudi soir assez tard. Moi ce que je trouve assez dingue c'est la sidération dans son entourage. C'est ce que nous dit les députés qu'on peut qu'on peut croiser. Toute la semaine, ils ont dit c'est des boules puantes, c'est une infamie. Et en même temps, au bout d'un moment, quand on les pousse, ils disent "Mais oui, mais si si c'est vrai, il va bien falloir qu'on se désolidarise." Et c'est ça, en réalité qui qui lui p au nez. Euh encore une fois, c'est intéressant de décrypter la la repost, mais euh le pire en politique et vous le savez les deux, c'est que euh
c'est le mensonge. Et donc là, il se retrouve dans une situation finalement qu'est-ce qui est pire aujourd'hui pour Jordan Bardella ? Est-ce que c'est à 17 ans de s'être fait euh embrigadé euh intellectuellement par des idéologues ou 15 ans plus tard de finalement de mentir en disant que tout ça est faux ? C'est une vraie question politiquement délicat. Je vous raconte une anecdote, déjà je la raconte pour ceux qui nous regardent et qui nous écoutent. On a commencé l'enregistrement en retard parce que j'étais en retard. Mais pourquoi j'étais en retard ? Tada ! des anecdotes. Je je je voyais ce matin en café un un membre d'unx d'une grande entreprise. Donc on est vraiment dans le cœur de cible de ce que Jordan Bardella essayait de convaincre ces derniers temps en disant voilà si je deviens
premier ministre je serai un premier ministre pro entreprise ou en tout cas un peu plus pro business que ce que les gens peuvent penser du Rassemblement national. Et ce grand dirigeant me disait "Mais il est cramé, il peut plus devenir premier ministre." Alors, je trouvais ça inérant. Il dit bah et pour quelle raison ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Et cetera. Il dit bah tout simplement parce que la promesse qui était la sienne, c'était d'être le premier ministre qui pouvait éventuellement ouvrir jusqu'au républicain euh s'il n'avait pas de majorité absolue qu'il était celui qui allait être capable d'aller chercher à l'extérieur euh des députés supplémentaires pour composer cette majorité d'un premier ministre à Matinon s'il remporter les législatives. Il dit
"Mais les LR ne lui feront plus jamais ce cadeau." Dans les négociations qui auront lieu avec d'autres parties, les gens diront "Ouais mais attention, il est un peu fragilisé, vous êtes sûr et cetera." Et donc de ce fait, je vous confesse que je ne l'avais pas intégré parce que j'étais très focus sur la la primaire PS et le débat de jeudi soir. On l'était d'ailleurs un peu tous anecdotes, on s'est quitté très tard hier. Mais c'est vrai que j'avais pas intégré l'idée que y compris dans une stratégie de conquête non pas des voix des Français mais de d'alliance politique, bah tous ceux qui regardaient ce jeune de 31 ans leur passé devant pour Matignon et qui se disent je sais pas j'ai 50 55 ans, 60 un peu plus et c'est peut-être ma dernière chance d'y aller bah ils n'ont plus aucune raison
de lui faire de cadeau dans une perspective d'alliance si encore une fois le Rassemblement national n'avait pas la majorité absolue. De toute façon, cet engagement, il était assez factice au fond. On choisit pas son premier ministre avant les législatives. C'est c'est c'était une une manière de de former un ticket qui s'est jamais vraiment réalisé dans les campagnes présidentielles. Mais euh enfin là, je pense qu'il y a il y a il y a plus vraiment de suspense. Elle sera libre, si elle gagne, elle sera libre de choisir qui elle veut et Jordan Bardella là perd des points. Il en perdra peut-être encore un peu. Ça reste, je pense, un atout électoral là à maintenant. Mais tu vois, il y a pas de le scénario n'est pas écrit du tout du tout du tout et et tout est encore
possible selon qui remporte les législatives. Et d'ailleurs ça t'intér assez intéressant parce que ceux qui se réjouissent euh dans je dirais ceux qui sont enfin voilà le reste de la classe politique qui se frotte un petit peu les mains de ce spectacle euh je pense qu'il devrait aussi faire un peu preuve de prudence parce que rien ne dit déjà que Jordan Bardella dans un premier temps va être écarté. Peut-être est-ce qu'il va être voilà tout simplement un peu mis sur la touche mais pas forcément voilà c'est le congrès du parti dans 3 semaines ça c'est assez compliqué mais ce qui est par ailleurs c'est on est on on est quand même et le RN joue pleinement ce truc-là dans un truc très trumpist de la post vérité du sentiment de la colère qu'est-ce qu'en pensent réellement les
électeurs combien de fois on a entendu cette semaine des des des députés des proches de Marine Le Pen ou de Jordin Bardella dire "Les gens ne vous croient plus et il ne croient plus la presse" et et donc les traiter le le RN d'antisémitisme dans une partie en fait de l'électorat RN, ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionne plus parce que la question sociale est plus forte, parce que le vote qui est lié à la question sociale finalement dépasse les questions purement idéologiques qui paraissent un peu qui paraissent un peu lointaine. Donc moi, j'appellerai à la prudence ce qui se frotte les mains peut-être pas pour la trajectoire personnelle de Jordan Bardella qui en l'état semble abîmé mais sur la trajectoire du Rassemblement national et de la campagne de Marine Le Pen. Prudence. Et pour
vous, c'est la fin du feuilleton ou vous pensez que là, il y a encore matière à feuilletonner et qu'on peut encore découvrir des choses pendant la campagne ? Parce que bon, c'est vrai que en l'espèce, sa vie avait été fouillée dans tous les sens et Médiaparté nouveaux. Alors que la justice dira si ces éléments sont attribuables au Jordan Bardella ou pas, mais on se dit est-ce que est-ce que ces révélations vont être une sorte de puissant fond ? Et est-ce qu'il y a d'autres choses que que Medéia part peut publier ? Faut que je quitte le studio, moi, je suis désolé. Euh, vous m'entendez ? Ouais. Ouais. Non mais il y a un enregistrement. C'est à cause de toi Nail parce que tu es arrivé en retard et du coup oui carrément. Je vais dans un autre bureau. À tout de suite.
On se retrouve tout de suite. À tout de suite. Et revoilà Maxence pardon. Oui, désolé je me suis fait sortir d'un studio. Euh voilà, je j'ai contrarié quelqu'un mais euh c'est pas grave, j'ai retrouvé autre chose. On peut continuer la conversation. Moi ce que je trouve intéressant dans la question que tu poses Neila, c'est peut-être le fait que au Rassemblement national, ils ne savent pas puisque la ta question c'était de savoir si des nouveaux éléments vont sortir et euh comme dit la formule, je ne sonne pas les cœurs et les reins de Média part mais euh la question est assez intéressant de voir par exemple la la manière dont Marine Le Pen n'a pas fait de tweet à l'heure où l'on se parle, elle a pas fait de tweet de soutien à Jordan Bardella depuis les nouveaux
documents. Hm une forme de prudence par rapport à d'autres choses qui pourraient sortir en terme de come politique, c'est possible. Voilà, j'ai pas d'éléments particulier mais c'est possible. Hm. Je trouve qu'il y a toujours une bonne c'est un peu la météo de de la relation euh Bardella Le Pen, elle est sur X pour moi. À chaque fois qu'il y a des des moments de silence de l'un ou de l'autre, c'est assez significatif. Je me souviens que Jordan Bardella sur l'histoire de l'accord avec Farage, Marine Le Pen n'avait absolument rien posté à ce moment-là. Euh sans doute que elle cautionnait pas trop ce qu'avait signé euh le président du parti et elle avait sorti une vidéo de 40 millions d'automobilistes sur un radar qui
flashait à Tout va. Mais donc c'est c'est vrai que souvent avec X, je trouve qu'on on voit quand même pas mal parce que elle est quand même sur ce réseau social un peu en permanence. On voit quand même pas mal à quoi ça ressemble. et si elle si elle est en soutien ou pas. Donc répons au prochain épisode quoi. On peut regarde, je fais une transition image parce que on fait aussi la la télé. Ça c'est les c'est les lycées. C'est Ouais. Les blocus qui virent à l'émeut. C'était le titre du parisien aujourd'hui en ce qui d'ailleurs devrait être un plutôt un bon argument pour le Rassemblement national mais du coup je suis pas sûr qu'il puisse vraiment surfer là-dessus actuellement. Ils repartent avec une campagne. Tu parlais de X Maxence qui relait justement depuis hier en disant eux
c'est le chaos avec une une photo de Jean-Luc Mélenchon et ce qui me semble être une reconstitution d'Edouard Philippe en IA parce que je trouve que c'est pas hyper ressemblant et en dessous Marine Le Pen avec Marine Sordre et cetera. Donc on voit que ils essayent un peu de reprendre aussi le récit sur ce thème-là qui pour le coup est assez porteur. Euh enfin évidemment on entraite tous et très largement dans nos médias respectifs euh et les gens en parlent. C'est je suis très frappé dans la conversation euh cette révolte ou émeute si on prend les termes du gouvernement hein. Révolte c'est le terme qu'utilisent plutôt les jeunes plutôt la gauche. Emmeut c'est le thème que qu'utilisent les les membres de l'exécutif.
Euh elle a vraiment percé dans les conversations et autant on se faisait la remarque dans nos différentes discussions que politiquement rien ne prenait en ce moment, que c'était un peu étrange, on avait l'impression que rien ne perçait le mur du son. Alors ça pour le coup Ah oui oui partout Ouais puis ça concerne toutes les familles, tous les parents qui ont des enfants. Même là il y a des collèges, je vois qui ont été bloqués ce matin et je discutais avec un Ça prend à Lille aussi Maxence tu Ouais bien sûr pour pour ne pas trahir de secrets mais tu fais des allers-retours réguliers entre Paris et Lille. Ouais, je pense qu'un jour vous pourrez découvrir mon schéma parce que même le vendredi, j'y suis assez souvent. Mais Ouais. Ouais. Et à Lille Oui oui. Il y avait Aurélien
Lecoq, le député LFIL qui qui a succédé à Adrien Catnins dans une des circaux de Lille qui était avec son écharpe tricolore près des lycées. Et c'est vrai que pour LFI, c'est le moment parfait pour se mettre porte-parole de la jeunesse. Dedans, il y a un peu de tout. Il y a les téléphones portables, il y a les manques de moyens, il y a l'état des bâtiments eux-mêmes, il y a les emplois du temps complètement fractionnés, enfin et là, ils ont réussi à s'accrocher à un truc. Je discutais, ouais, avec un un leader et les filles, cette fois-ci, je ne vais pas craquer le off, mais en gros, bon bah, c'est ses cadeaux. Enfin, il s'attendait pas à un truc aussi puissant, aussi rapide. Là, il ça va feuilletonner. Mardi, il y aura une bonne mobilisation sans doute un peu
partout. Et euh là où en effet dans la campagne il y a peu de trucs qui prennent, bon ben voilà, là on sent que il y a un et puis de l'autre côté c'est Bruno Rotaillot qui dit faut interdire les filles. Donc ça ça monte bien en puissance. Là moi ce que je trouve assez fascinant c'est la manière dont l'exécutif a géré ou peut-être n'a pas vraiment géré cette histoire parce qu'ils ont avec peut-être une forme de naïveté quand dans un contexte un peu déjà compliqué. Ils mettent des frais BTS sur les prépas, ils reçoivent pas les les les lycéens. Ils ont laissé un peu pourrir le truc, je pense en se disant qu'ils allaient gérer ça de manière euh de respect de l'ordre euh ministère de l'intérieur et cetera. Et ça n'est que presque une semaine plus tard qu'ils font une
réunion interministériale. Et ça ça dit quand même quelque chose de la prise en compte de de ce dossier. Hier à l'Élysée, on disait que les revendications étaient légitimes, qu'il y avait un contexte d'anxiété, de climat, de crise financière et que les jeunes le ressentaient. Mais la réalité c'est que les capteurs, ils existaient. Moi, j'ai discuté cette semaine avec euh une grande présidente de région qui qui qui disait que les les services avait repéré depuis longtemps en fait, que c'était en train de bouillir et que par ailleurs, ils ont assez vite vu le jeu politique rentrer, la manière dont les différents euh députés faisaient le tour des des euh des lycées d'ailleurs en Île-de-France, mais pas uniquement dans dans l'ensemble dans dans l'ensemble du
pays. Donc, il y a une forme de naïveté de de se dire que ce truc-là ne prend pas. Et vous savez quoi ? Ça me ça me rappelle une leçon de à l'université il y a une vingtaine d'années, peut-être même un peu plus désormais euh et et et ce prof de sciences politiques qui me disait il y a deux populations qui font peur au au à l'exécutif. Ouais. Y a les agriculteurs parce qu'ils ont des tracteurs et que quand il descend dans la rue c'est qu'ils n rien à perdre et les lycéens parce qu'ils n'ont pas de culture de la manifestation et que ça peut partir en ville. Et je trouve que ce ce truc qui qui qui m'avait été dit il y a 20 ans existe encore plus démultiplié avec les réseaux sociaux avec une colère très horizontale et avec le fait que c'est très facile d'agréger
d'agrémenter ces colères là et de les rendre visibles très largement. un effet de contagion quoi. C'est c'est quand même très étrange la façon dont le dialogue se nou ne se noue pas avec la jeunesse quand on est un responsable politique. Je veux dire, on fait tous en ce moment des rendez-vous avec des responsables de parti, leurs entourages, des ministres et cetera. Ça fait partie un peu de notre job d'avoir ces moments off où on comprend la la mécanique du pouvoir ou les mécaniques des des campagnes. Ils nous disent tous la même chose sur la dynamique de Jean-Luc Mélenchon. Ils nous disent "Mais de toute façon, la dynamique de Jean-Luc Mélenchot, ce qui est c'est compliqué à mesurer pour les instituts de sondage parce que tous les instituts de sondage nous disent que ils
surperforment auprès auprès d'une jeunesse qu'on a du mal à sonder. Ce sont des populations qu'on a du mal à à interroger et que qu'on on qu'on ne sait pas appréhender dans les études d'opinion." Donc en fait, il ils disent absolument tous conscientisent le fait que il y a une partie de la population dont on narrive pas à prendre le pou. Dans le même temps, le renseignement territorial dit "Attention" et là encore, il se passe quoi ? On narrive pas à prendre le pou. Donc ça dit peut-être quelque chose d'un peu plus d'un peu plus paradoxal dans le dialogue euh pouvoir jeunesse, pouvoir au sens large, hein, pas simplement au sens gouvernement. c'est que vraisemblablement euh ça reste un dialogue de sour, y compris quand ça clignote de toute part et qu'il y a des alerte de toute part.
Et moi ça me renvoie d'une certaine façon un peu aussi à ce que disait François Beou quand il était premier ministre. Alors ça avait été mal interprété, ça fera sur les boomers en disant on en fait trop pour les plus âgés et cetera. Mais il mettait déjà un doigt là-dessus en disant attention, on est quand même un peu en train de se planter tous collectivement depuis 10 ans en oubliant complètement une frange de la population qui envoie des signaux d'alerte pendant le Covid euh les les toutes les questions de santé mentale, les gens qui font la queue sur les distributions alimentaires. Et moi, enfin moi j'ai pas la réponse Genrémis sur pourquoi moi je me souviens d'une discussion mais oui mais c'est ça qui est absolument dingue. Moi, je me souviens d'une discussion avec un des plus proches
conseillers d'Emmanuel Macron juste après le Covid qui disait "Le monde d'après, il ne pourra pas plus être le même. Il va falloir repenser le pacte intergénérationnel." Et cet élan et cette réflexion qu'il y avait à l'Élysée donc en Ouais. il y a 5 ans ou 6 ans, enfin vraiment à cette époque où on est tous ressortis chaos de de la du Covid et les jeunes en particulier, notamment ceux qui étaient étudiants qui étaient coincés dans leur dans leur petitte piaou ou ou qui devaient travailler à la maison ce qui étaient en primaire hein là c'était les anciens élèves de primaire. Voilà. Donc c'est ceux qui ont vécu le Covid et d'être tanké à la maison sans pouvoir sortir. Et ce pacte intergénérationnel, il n'est pas il n'est pas adressé politiquement, il n'est pas repensé en réalité. Et et
c'est assez intéressant de voir sur la question du budget, c'est des petites mesurettes comme ça sur c'est des trucs assez euh je dirais paramétrique. J'aimerais bien savoir qui a lancé l'histoire de des frais d'inscription en prépa et en BTS le matin pour le débrancher le soir. Là vraiment ça si on arrive à avoir le off de cette histoire, sachant que c'était dans le c'était dans le dans l'introduction de du projet de loi de finance. Donc c'était pas un micro détail, un truc qui avait loupé à Matignon. Et alors là pour que le truc en moins de 12h sorte. Oups. Et et pour vous ça peut changer quelque chose dans la campagne quand vous discutez avec les entourages des candidats et vous disent "Ah ben il va falloir là qu'on monte sur une séquence jeunesse, proposition et cetera." Parce
que c'est vrai que tout le monde a fait des annonces au moment de la rentrée scolaire sur l'école en disant "Moi, je vais augmenter les profs, moi je vais faire ceci et cetera." Mais en terme de politique jeunesse au sens large, un peu Édouard Philippe au meeting du 5 juillet. Oui, mais il a parlé de la il a parlé de la jeunesse sous langue de la famille et de l'avenir de la jeunesse. Je sais pas s'il a campé réellement la question des investissements. Waouh ! Vous avez des souvenirs de dingue vous ? Vous vous souvenez du 5 juillet ? Il y en a qui bossent. On a retravaillé vacances. Fait comme si on se souvient mais en fait on l'a relu. Mettez pas moi à la chapelle. Non. Alors si vous savez quoi ? Je vais vous proposer une transition avec notre sujet d'après, mais hier soir, je
discutais lors du débat PS avec des proches de des candidats socialistes et place publiques qui étaient là et il me disait il va falloir une réponse de gauche à tout ça et la réponse de gauche c'est oui, il faut plus de moyens et puis c'était assez intéressant parce que on je passais d'un d'un petit groupe à l'autre et cette question était il faut plus de moyens et puis les uns et les autres il faut aussi montrer de la fermeté et tout ça. que je pense que oui LFI en fait une forme d'investissement. Ça veut pas dire qu'ils vont avoir des voix des gens qui sont aujourd'hui dans la rue. Par contre, il bénéfici du chaos dans une espèce de tango avec le Rassemblement national. Ça c'est une stratégie qui est théorisée. Je n'invente rien. C'est la conflictualité,
c'est Chantal Mouf et cetera. C'est le logiciel de de Jean-Luc Mélenchon. Mais c'est très intéressant de savoir comment la gauche va utiliser ce truc-là autrement que par il faut des moyens supplémentaires. Parce que par exemple, si on prend euh euh les investissements euh d'une région comme l'Île-de-France et euh presque 2 milliards d'euros chaque année euh dans dans les lycées, euh bon bah il y a pas beaucoup de de de d'équivalents en France, quoi. Hm. Ouais, tu as raison. On peut parler débat primaire. C'était Moi, j'ai j'ai toujours mon bracelet rose. Voilà, hier soir. Euh pourquoi rose ? Mais je sais pas pourquoi il était rose. Il y en avait un autre vert. Bon et donc euh vu que c'était ici à la maison de la radio euh on a été on était là tous les trois. Euh qu'est-ce que
vous vous je sais pas moi je j'ai l'impression qu'ils en ont gardé beaucoup sous le pied. Ce que je disais ce matin à l'antenne c'était que bon il y a pas toutes les pièces du puzzle quoi. Il y a pas il y a pas vers quelle France on va avec ces 2 heur et de débat. Je sais pas vous des trucs qui vous ont marqué vous en off. pour pour répondre à la question d'abord enfin c'est vrai que ils s'en regardent sous le pied et ils sont nombreux à le dire. Ils disent qu'en gros faut bien avoir en tête qu'il y a les deux campagnes. Donc il y a là d'abord la première étape de la primaire mais qu'après il y a la campagne qui est censée mener la personne qui l'emporte jusqu'au 18 avril prochain et peut-être au-delà si la personne se qualifie au second tour et il disent bah faut pas
tout cramer tout de suite parce que sinon il restera plus rien sur la campagne. Tu m'as l'air flou. Je suis flou, c'est-à-dire sur le fond ou sur la forme ? Sur le fond, ça va. Sur la forme plutôt ? Non, je sais pas. Non, je Ouais, tu es le point est sur ton micro. Voilà. Ah, ça c'est un professionnel de la radio. Exactement. Mieux. Ah bah là, tu es carrément bien là. Ouais. Euh et donc deuxème campagne. Ouais. Non, mais oui, mais donc avec un peu cette idée-là aussi que euh que de fait euh euh bah s'il donnent toutes les billes maintenant, s'il mettent toutes les cartes sur table maintenant, il restera plus rien ensuite euh à partir du début novembre pour séquencer une campagne. Donc c'est tout le paradoxe, c'est faut remporter la primaire, donc faut en dire
assez. D'ailleurs, c'est très drôle. Je sais pas si vous avez remarqué au moment du débat euh et ça ça enfin ça nous a été répété par plusieurs entourages à quel point Segolen Royal joue sur le patriotisme socialiste en disant moi qui étais là moi qui suis de la génération Mitéran, moi qui voilà moi qui n'a jamais quitté le PS moi qui voilà et à un moment je crois elle s'en prend à Raphael Gman en disant non mais toi tu es place publique genre genre c'est en gros tu représentes pas le sujet de mais j'ai trouvé ça très intéressant en terme de stratégie Euh parce que ça dit tout en fait, ça dit Raphaël Gluxman, il essaie d'embrasser le plus grand nombre de sympathisants. Donc donc en fait, ils ont la même stratégie hein. Ah ouais, depuis le début. de Bah oui parce que
moi je me souviens de de proches de Fort qui au moment où Olivier Fort se se annonce sa candidature à la primaire des proches de fort qui me disent il faut pas sous-estimer le réflexe alors pas patriotique en l'occurrence mais le réflexe des militants des socialistes qui vont dire on va quand même pas avoir un un candidat à la présidentielle qui n'est pas lui-même socialiste. Je vous dis pas que cet argument il fonctionne, mais c'est l'un des narratifs qui tourne chez les socialistes et on sait à quel point le PS fait partie de ces fait encore partie de ces partis qui savent faire des cartes donc des adhérents, donc des votants et c'est là où éventuellement cette primaire peut-être un piège pour Ralf Luxman qui peut se retrouver en minorité avec une dynamique
dans les sondages plus que les autres en tout cas plus qu'Olivier Fort mais en interne au sein de la au sein de de cette primaire se retrouver finalement numéro 2 voire peut-être pas numéro 3 mais en tout cas voilà mis en minorité parce que ce réflexe de ce réflexe de vote utile interne mais c'est pas une primaire hein franchement c'est une désignation militante avec juste quelques dizaines de milliers de personnes adhérentes. Enfin c'est quand tu penses il y a 10 ans, ils étaient quand même 2 millions à voter au second tour Valson. là, ils seront 20 fois moins. Enfin, je sais pas, c'est on est quand même dans un tout autre monde. Alors, c'est à peu près la couverture médiatique de d'une vraie primaire, mais ça n'a rien à voir. Et là, tu vois bien que c'était le débat vitrine euh et on
était très content de l'organiser et d'offrir cet exercice démocratique. Mais en fait les vrais débats et c'est là où c'est amusant, c'est qu'on les voit pas et ça j'ai découvert ça, c'est qu'en fait tu as des fêtes de la rose un peu partout dans les fédé et tu as plein de petits débats avec les vrais militants et c'est ceux qui ont leur cartes et en fait là-dedans bah c'est Golden Royal, elle arrive pas à envoyer de représentants tu vois et Jérôme Gadge non plus. Et en fait, hier soir, ils étaient contents quand même. Ouais. Mais ceux qui arrivent à envoyer des représentants dans les féd, en fait, bah c'est évidemment Fort qui a tout son réseau, c'est Gluxman qui a quand même son parti et ses représentants et c'est Emmanuel Morel parce que il a aussi une petite
structure, tu vois. Ça c'est intéressant parce que je pense que les vrais débats où tu as des bascules, c'est plutôt là en en fédé autour d'un d'une bière que à la télé hier. Oui, mais ça dit quand même quelque chose. Moi, enfin, j'ai décidé de caser le plus possible le mot paradoxe aujourd'hui, hein. Donc, je vais je vais dire le paradoxe encore une fois, c'est que précisément on va être sur une désignation avec un corps électoral restreint. Il quoi ? 100000, allez maximum 100000 1200 votants. Alors, trois fois plus d'inscriptions hier soir que pendant le débat sur LCI m'a glissé un proche de de Olivier Fort. Attention mais juste je sais pas si vous avez vu les chiffres d'audience euh 1,8 million de téléspectateurs mal. Donc en fait 18 fois plus. euh de téléspectateurs que de votants
attendus et en audience cumulée, c'est-à-dire les gens qui ont zappé et qui un moment ou un autre se sont arrêtés sur le débat, c'est 6 millions de personnes en impression, c'est colossal. Et donc c'est intéressant, ça dit quand même que les Français mine de rien, sont quand même rentrés dans la politique. Hier, on a on n' pas encore enfin on va avoir dans quelques instants les résultats notamment des des chaînes infos aussi qui faisaient des des spécials sur les lycées et et de voir mais je pense que le total euh va être très haut. Donc ça montre que si il y a une appétence pour la politique, sauf que pour l'instant effectivement elle se convertit pas forcément même si hier il y a eu tuas tu as raison j'en ai mis beaucoup plus d'inscriptions que sur l'émission passée
d'CI mais ça se traduit pas encore massivement par un taux de conversion je sais pas de là là si hier on faisait on fait 10 % de taux de conversion ça fait 180000 votants hein pour la la la prim et et pour l'instant voilà on sent de l'intérêt mais de l'attentisme. Après, pour rester encore dans les coulisses, euh je sais pas après le débat, vous tout le monde était dans le dans le foyer qui est qui était une grande salle juste à côté des loges. On s'est croisé d'ailleurs très tard dans ce foyer. Euh c'était la chorégraphie entre les candidats et le leurs entourages était intéressante. Ça se parlait mais on voyait que certains se parlaient pas quoi. Ouais. Alors, je vais vous raconter un truc parce que euh juste à la sortie du studio, je me suis retrouvé dans un dans
un couloir avec euh Raphaël Luxman et et certains de ses proches et ils étaient très énervés contre Olivier Fort sur la tonalité du débat notamment évidemment sur la question de l'utilisation d'homogénocide. Donc ça ça a créé je pense un un moment de tension très clair et euh et du côté d'Olivier Fort, il se régalait en disant que je cite "Gluxman monte vite laissant entendre qu'il perdait ses nerf et cetera et cetera." Donc il y a il y a quand même ce duel qui s'est installé et je pense que c'est ça qu'il va falloir quand même observer. Très clairement c'était tendu, c'est sûr. Et je trouvais que Colden Royal était complètement à part. C'était assez étonnant mais étonnant je sais pas mais voilà elle fait vraiment sa vie, elle fait sa campagne, elle est dans son
couloir et elle a assez peu d'échanges avec les uns les autres. Ouis. Ouais. et et elle a refait le coup du stagiaire mine de rien comme ça dans en disant oui non mais attendez moi je peux vous dire sur le carburant parce que j'ai été mise de l'énergie moi j'ai géré tout ça enfin c assez rigolo cette espèce effectivement de figure en en surplomb on rappelle les dates de de la primaire parce que je pense que ça va occuper aussi euh le 10 et le le enfin le le 9 10 et 16 17 s'il y a un second tour mais eux ils espèrent qu'il y a pas de second tour. Ouais, ça serait pour le vainqueur, ça serait quand même l'idéal, c'est d'être tout de suite propulsé et d'avoir un peu d'élan, même si il y a beaucoup moins de monde qu'en qu'en 2017, mais l'élan d'une victoire au premier tour. Ouais,
ce narratif de Gluxman pourrait gagner au premier tour, ce qui est un truc qu'on entend un petit peu, je suis pas sûr que ça régale totalement les équipes de Raphaël Gluxman qui était qui avait l'air un peu inquiète et qui risquait du coup une démobilisation. De toute façon, avec cinq candidats, c'est quand même dur de gagner au premier tour. E les amis, j'ai plus de thé, j'ai plus de thé. Je vous propose de moi je faire sortir à nouveau de ce studio. Donc on arrête là je pense. Allez, bonne semaine. Bye. Ciao. Bisous.