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interviewLa France insoumise· 15 janvier 2026 85 min

Meeting de la campagne municipale à Clermont-Ferrand

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Cette salle plein à craquer. C'est c'est un signal fort. Merci merci d'être si nombreux.

Merci les amis, les camarades. Merci. En ce début d'année, je veux d'abord vous atter nos vœux les plus sincères, des vœux de santé, de paix, de réussite, de bonheur.

Mais au-delà encore, ce sont des vœux que nous partageons collectivement l'espoir d'un monde commun, un monde qui offre à tous les vivants l'égalité, la justice et la dignité. Un monde solidaire des peuples opprimés. Un monde qui refuse la loi de plus fort.

Un monde habité par une paix juste, réelle et universelle. Chers amir, chers camarades, ensuite une pensée fraternelle pour celles et ceux qui ne sont pas là ce soir mais qui reste profondément présent dans nos luttes, dans nos cœurs et dans ce lieu. Je pense notamment à Aline Lafon.

Je pense notamment à Yve Caroa et à toutes celles et ceux qui ont donné le de leur temps, de leur énergie, parfois de leur santé pour faire vivre engagement populaire. Nous leur demons beaucoup, beaucoup et surtout nous leur devons de continuer. Nous sommes ici à la maison de peuple un nom dit tout maison de peuple un lieu de lutte de débat de victoire un lieu qui n'a jamais connu la résignation ici des femmes et des hommes se sont organisés et ces femmes et ces hommes c'est vous Vous avez résisté, vous avez espéré, vous avez construé ensemble ici notamment 68 la jeunesse et les travailleuses travailleurs ont dit non alors tu est appelé 2005 le peuple a parlé fort et il a dit non à une Europe libérale construite sans nuit la bataille contre l'incénateur pour défendre la santé Face à l'argent.

Le combat compte les réformes de retraite pour le droit à une vie digne après une vie dure de travail. La solarité avec la famille sans papier, avec la famille sans logement parce qu'ici personne n'a jamais accepté que vivre dans la précarité ou la justice soit une fatalité. Ce lieu nous raconte notre histoire collective, il nous rappelle notre force collective et il nous montre le chemin pour la vénère.

Vous vous refusez de laisser d'autres décidents à votre place. Vous vous croyez à une ville solidaire. Vous vous créez une ville écologique, vous vous croyez à une ville démocratique.

Merci d'être là, merci de continuer. Alors, sans plus attendre, je passe la parole Mike pour lancer ce meeting comme il se doit. Bienvenue.

Bienvenue à la maison de peuple. Bienvenue au meeting de Clarfiel solidaire avec cette ateliste Mariam Maximé Emmanuel Bonpard coordonneur national de la France. Ce soir, demain et pour la suite soyons fiers, soyons solidaires et faisons raisonnons notre foi partout dans chaque rue de Clarmontfer.

Mike, tais-toi. [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous et merci d'être venu si nombreux et nombreuses pour ce grand meeting. Ce soir, la maison du peuple est pleine à craquer.

Bonsoir également à toutes celles et ceux qui nous regardent depuis chez eux puisque nous sommes aussi en direct. Ce soir, en remplissant cette salle, nous faisons une démonstration. Ici est la force.

Elle est dans la rupture. Elle fait vivre la justice sociale et l'écologie populaire. Elle impose dans le débat politique Clairmontois une vision de la ville qui n'est ni au service de la finance, ni d'un discours sécuritaire ou raciste.

Nous sommes fiers de vous accueillir ce soir parce qu'ensemble nous pouvons faire de notre ville une ville au service de ses habitants et de ses habitantes. Et cette perspective passe par la mobilisation de toutes et de tous. Voici une fois de plus la démonstration que nous sommes la seule force constituée à pouvoir organiser un rassemblement de cette ampleur ici.

Mais nous sommes aussi la seule force capable de le faire de le faire savoir à l'ensemble de la ville en seulement quelques semaines par un déploiement militant constant et déterminé. Mais cette force vient de loin. Elle se elle trouve ses fondements dans ce qui commande à notre action en permanence au-delà des élections, à savoir le souci chevillé au corps de porter haut effort l'intérêt général contre celui de quelques-uns qui voudrait nous faire taire.

Salut à toutes celles et ceux qui nous ont rejoint ces dernières semaines. Chaque jour, nous sommes un peu plus nombreux et nombreuses dans les groupes d'action et dans la bataille. S'engager ici devient désormais un acteur de résistance face à l'ordre établi.

Soyez certain que chacune et chacun d'entre vous a sa place dans un mouvement comme le nôtre et qu'il n'y a pas de forme d'engagement qui vaillent le coup d'être méprisé. Pour gagner, aucun ne sera de trop. Dans les groupes WhatsApp de famille, auprès des collègues, des voisins et des voisines, donnez des tractes.

Envoyez le lien des réseaux sociaux de la campagne. Partagez, faites vivre le sujet qui doit être dans toutes les conversations. Que voulons-nous pour notre ville ?

Et proposer une réponse claire. Nous voulons une ville fière et solidaire. Notre mouvement Notre mouvement est collectif, déterminé, combatif et il vous ressemble.

Il ne lâche rien. C'est pourquoi derrière moi se tiennent une partie des visages de la campagne. Celles et ceux qui bravent le froid et la pluie pour distribuer des tractes du soir au matin devant les écoles, les marchés, les portes à portes qui collent tard le soir. tellement d'affiches que nos adversaires s'en arrachent les cheveux qui répondent présent et présentes pour l'organisation des temps forts de la campagne et de la vie politique comme celui que nous vivons ce soir.

Nous pouvons les applaudir et maintenant nous allons pouvoir applaudir celle et celui que vous attendez toutes et tous. Le coordinateur national de la France insoumise ainsi que la tête de liste de Clermontferrand fier et solidaire. J'ai nommé Manuel Bompard et Marianne Maximi. [applaudissements] À la mairie comme à l'assemblée, nos élus défendent coup par coup notre vision de la ville et de la société.

Pour cela, ilen prennent appui sur le mouvement social qui construit lui aussi la résistance et le et le rapport de force face aux politiques néolibérales et xénophobes. C'est parce que ces luttes sont absolument essentielles que nous choisissons ce soir de donner la parole à certains et certaines de leurs représentants et représentantes. Il y a un an et demi, la maison du peuple a été le refuge de femmes, d'hommes et d'enfants sans papier abandonné par la préfecture.

Une mobilisation exemplaire a été conduite par le réseau éducation sans frontière, largement soutenue par Marianne Maximi et la France insoumise. Sans plus attendre, je donne la parole à un de ces animateurs, Fim Lamur. Alors, bonsoir à toutes et tous.

Je vois que j'ai un chrono donc je vais essayer de le tenir. Alors pour débuter, j'aimerais d'abord remercier Marine Maximi pour son invitation et la remercier surtout d'avoir fait le choix en cette campagne municipale d'ouvrir un espace politique où l'on parle de celles et ceux qui sont bien trop souvent oubliés et stigmatisés. Partout dans le monde, les droits des personnes exilées reculent.

Les murs se dressent, les frontières se ferment et les naufrages se multiplient. de la Méditerranée devenue un cimetière, au désert mexicain, de la Manche, au Balcan. Une même logique est à l'œuvre.

Transformer la détresse humaine en menace et faire de la solidarité indédit. Aux États-Unis, on track les sans papiers comme des criminels. En Europe, on ferme les frontières pendant que les corps s'accumulent.

Et partout les droites extrêmes imposent un récit, celui de la submersion de l'ennemi intérieur de l'étranger coupable par nature. Alors soyons clair, ce n'est pas une dérive, c'est une stratégie politique assumée. Et cette logique mortif xénophobe, nous la subissons ici à Clarmontferrand.

Chaque soir dans notre ville, des enfants dorment dehors, des bébés de moins de 2 ans, des femmes enceintes, des mères seules, des mineurs non accompagnés. Ce soir encore, pendant que nous parlons, clairement des dizaines d'enfants endormiront à la rue et demain matin pourtant ils iront à l'école après une nuit passé dans une voiture dans un hall d'immeuble ou sur un banc. Nous vivons un état d'urgence humanitaire non pas par manque de moyens mais par un choix politique délibéré.

En effet, la préfecture s'est littéralement transformée en machine à fabriquer des sans papiers. Des délais absurdes plongent dans l'irrégularité administrative des personnes pourant en règle. Et quand on perd ses papiers, on perd tout. le travail, le logement, l'accès aux soins, la dignité et nous ne le répéterons jamais assez.

Nous ne vivons pas une crise migratoire, on vit une crise de l'accueil et la réponse à cette crise est très simple. Il faut régulariser les sans papiers, rendre une dignité, une reconnaissance à celle et ceux que l'on plonge volontairement dans la plus grande des précarités. Aujourd'hui, concrètement, un enfant de 18 mois peut dormir dehors sans que l'État ne bouge.

Aujourd'hui, concrètement, des mamans se font arrêter en allant de distribution d'aide alimentaire. Aujourd'hui, le conseil départemental pourtant chargé de la protection de l'enfance refuse de reconnaître et de prendre en charge de nombreux mineurs non accompagnés. des jeunes laissés sans droit, sans école et qui ne doivent leur protection que par l'action des militantes et militants.

Nous nous exigeons pardon pour ces gamins qui ont bien souvent vécu l'enfer un respect total de leur présemption de minorité. Alors voilà l'arrêté local de politique nationale xénophobe et maltraitante qui transforme le droit des étrangers en laboratoire de la politique du pire. De darmana à Rota.

Les gouvernements se suivent dans une même logique libertitude qui valide point par point les tests du rassemblement national. Alors oui, nous voulons changer de préfet mais nous ne sommes pas naïfs. Ce n'est pas une question d'individu mais de ligne politique.

Alors la nouvelle préfite du puit de dô est prévenue. La dans le puit de dôme pardon la solidarité existe, elle résiste, elle ne se terra pas. Alors et Mike on en ont parlé, on a réuni maison du peuple et c'est un lieu symbolique pour nous.

Il y a un an et demi, cette salle a hébergé pendant plusieurs mois des dizaines de familles à la rue. Des enfants, des parents épuisés, des personnes abandonnées par l'État pour certaines en situation de handicap. Alors ce lieu porte une mémoire, celle des luttes sociales, celle de la dignité populaire et celle de la solidarité.

Et parce que face à une politique nationale xénophobe et unique, ce sont les villes qui se retrouvent en première ligne, ce sont les communes qui voient les enfants dormir dehors, ce sont les mers qui ferment les yeux pour certains ou qui ouvrent des portes pour d'autres. C'est un enjeu central de cette élection municipale. Aujourd'hui, les collectivités territoriales doivent répondre aux conséquences de la dégradation de l'état social sans avoir toujours les moyens ni les compétences juridiques.

Il ne s'agit plus seulement de palier à l'urgence. Il s'agit de préparer les villes à agir de manière pérenne, à jouer un rôle clé pour protéger et rendre effectifs les droits fondamentaux. Nous avons aujourd'hui besoin de ville refuge.

Nous avons besoin d'une politique locale assumée, courageuse et solidaire. Nous voulons d'une ville qui déclare : "Ici personne ne dormira dehors. Ici, on protège les enfants, tous les enfants, français ou étrangers.

Ici, la solidarité n'est pas suspecte, elle est une fierté. et qu'on ne dise pas que c'est impossible dans une société aussi riche que la nôtre. Laisser des gens dormir à la rue est criminel.

D'autant plus quand on sait qu'il existe des milliers de logements vacants dans notre métropole. Alors Clarmontferrant par le label envitable et l'accueillante. C'est une attention louable mais au-delà des labels et des déclarations, il faut maintenant innover, construire un véritable accueil pour les personnes les plus fragiles à la hauteur des enjeux.

L'accueil n'est pas une charge, c'est une contribution au bien commun. Il permet le maintien et l'amélioration des services publics pour toutes et tous. Il renforce la vitalité de la vie locale culturellement, démographiquement et économiquement.

Alors aujourd'hui face à l'abandon de l'État, ce sont les citoyennes, les citoyens qui tiennent les associations, les collectifs, les militantes et militants, les enseignants et enseignantes, les écoles, les familles solidaires. Cette solidarité est admirable mais le scandale dans une puissance comme la nôtre, ce ne sont pas aux bénévoles et aux citoyens de pas allier à l'indignité des politiques publiques. Et pendant que l'État abandonne, il stigmatise, il nourrit la peur et fabrique des bouquets émissaires.

L'état gracis découvert récemment à de pas d'ici dans centre-ville de Chamalière ne sont pas des faits divers. Ils sont le produit direct d'années de discours associant immigration, délinquence. Quand on banalise ces discours, ne lutte pas contre l'insécurité.

On fabrique du racisme en série et on ouvre un boulevard à l'extrême droite. Alors, nous le disons clairement, la rue n'appartient pas au raciste. La ville n'appartient pas à la haine et les enfants et les familles que nous accompagnons ne sont pas des variables d'ajustement électorals.

Personne n'est illégal. Alors, la solidarité n'est pas un crime. Le droit de vivre dignement ne s'arrête pas aux frontières.

Or, c'est pour cela que le réseau éducation sans frontière sera présent, exigeant et mobilisé pendant cette campagne municipale. Parce que l'accueil n'est pas une option morale mais une obligation politique, un toit, des papiers, une école pour toutes et tous. Merci beaucoup.

Merci Simon. Sans attendre, nous allons maintenant donner la parole à l'un des représentants syndicaux qui a mené une une lutte exemplaire l'année dernière. Je veux parler de la mobilisation contre la fermeture d'Auchen à Croix de Nera qui s'est faite contre les habitants et les habitantes avec le silence complice de la mairie qui savait.

Merci d'accueillir Nicolas de Ludier. Bonsoir à toutes et à tous. Donc Nicolas, je travaillais pendant 17 ans à l'hypermarché à Ha et j'étais également délégué syndical jusqu'à sa fermeture le 17 mai 2025.

Donc merci à la France insoumise de me permettre de revenir cette décision brutale qui a touché plus de 200 salaris sur Clairement 2400 en France également une grande partie de la population verniate. Car un centre commercial qui a plus de 50 ans d'existence ce n'est plus un vulgaire hypermarché. C'est un centre de vie où se met le lien associatif politique avec des réunions, des rencontres, le petit café du matin, le lien avec des services publics, ces petits commerces, ses professionnels de santé, la proximité, tous ces biens vitaux.

Bref, c'était un véritable paumon social et économique. Mais pour Auchamp et la famille Mullier, nos vies ne valent pas plus que leur profit. Je suis rentré en 2008 à Auchamp.

Quand je suis arrivé, cette famille détenit 25 milliards de fortunes personnelles. 17 ans plus tard, elle en atteint 50 milliards au sein de la FM. La FM, c'est l'association familiale Muliaze. 1300 entreprises, Noruto qui habille le roi Merlin, Decathlon et cetera et cetera. en passe, c'est des meilleurs.

Pourtant dans ce même lap de temps, on a connu nous les salariés un PSE en moyenne tous les 2 ans ces dernières années. Donc un PSE, c'est un plan de sauvegarde à l'emploi. Un plan de sauvegarde à l'emploi qui a quand même supprimé plus de 10000 postes ces dernières années et la fermeture de plusieurs dizaines de magasins.

Alors pour les salariés qui restent, rien de réjouissant parce que évidemment il y a toujours plus de charge de travail et un salaire os SMIC qui va pas bouger tout au long de ta carrière et en plus de ça une menace de se faire franchiser par Lidl, Intermarché au Lecler. Tout ça évidemment en se gavant d'argent public avec 500 millions d'euros au titre du CICE, sans compter les exonérations de cotisation sur les bass salaires, ce qui correspond à peu près 80 % des salariés de la grande distribution. Alors si assisté Ilia, c'est pas chez nous qu'il faut aller les chercher, c'est chez les Muliers, les Bolorés, les Arnaud et tant d'autres.

Donc malgré tout, la famille milliardaire de manière unilatérale et brutale a décidé la fermeture de notre outil de travail, de notre lieu de vie au prétexte économique et sécuritaire. Très vite rejoint sur ce point par la droite et l'extrême droite surfant sur le terrain du racisme et de la guerre de civilisation. une vieille ritournelle quand on parle des quartiers nords de nos villes mais c'était des prétextes mensongers et diffamatoires.

Mensonger car l'hyper faisait 50 millions d'euros de chiffre d'affaires par an et nous n'avions pas du tout de problème de taux de fréquentation. Et pourquoi au champ supprimé 80 % de son effective sécurité ces dernières années si l'insécurité posait un tel problème ? Non.

Notre seul véritable problème était le non investissement de l'entreprise tant dans un bâtiment vieux de plus de 50 ans que dans sa stratégie commerciale préférant de loin verser 5 milliards de dividendes aux actionnaires plutôt qu'investir collectivement pour notre avenir et finalement le bien commun. Pour l'anecdote, leur funeste plan social a été invalidé par deux fois par la justice [applaudissements] mais au champ va saisir évidemment la cour d'état. Il devient urgent d'appliquer la tolérance zéro à ses voyou en col blanc.

Mais très sincèrement, je ne m'attendais à rien d'une famille qui tout en doublant leur fortune licencie par milliers des femmes et des hommes qui ont construit par leur sueur, par leur larmes et par leur sang des bénéfices par milliard. Pas de soutien de ce côté mais un soutien associatif, politique et syndical s'est mis en marche pour construire un rapport de force nécessaire pour contrer cette aberration. Je tiens à dire ici que seule la France insoumise comme force politique a intégrer ce collectif Ne perdons pas le nord.

Un collectif un collectif qui s'est créé suite à une réunion publique organisée immédiatement après l'annonce. Le rapport de force était lancé avec cette volonté de convergence des luttes, l'emploi, le social, l'économie et dépasser l'é clivage entre les différentes forces sociales qui font vivre ces luttes. Mais c'était sans compter les forces politiques adverses, la droite et l'extrême droite fidèle au poste comme dit précédemment, mais plus étonnant des forces politiques de notre camp.

Car quand on apprend qu'ochant avait approché la mairie dès 2019 pour leur dire qu'il comptait fermer le magasin, la trahison et la colère étaient sur toutes les lèvres. Car brandir des valeurs de gauche pendant les élections, c'est également les assumer quand on est au pouvoir. Car l'exigence portée par les travailleuses, l'exigence portée par les travailleuses et les travailleurs et plus généralement par les citoyennes et citoyens de notre camp social, c'est la rupture avec un système capitaliste qui nous broie économiquement, socialement, écologiquement toujours plus chaque jour. 40 ans de compromission pour Auchamp, Michelin et bien d'autres.

On voit où ça nous a mené. Oui, la mairie ne peut pas tout mais son devoir en tant que mairie de gauche dès les menaces d'Ochamp en 2019 était de créer le rapport de force nécessaire avec les syndicats, les associations de quartier, les partis politiques pour faire reculer au champ et trouver des solutions. Des solutions qui mèent les propositions et les revendications des premiers concernés, les salariés et les habitantes et les habitants abandonnés sauf en période électorale.

La mairie, elle a préféré donner 700000 € à la famille Mülier quelques mois avant la fermeture de l'Hyper pour reprendre une galerie fantôme sans concertation avec les salariés, sans concertation avec les habitants, sans concertation avec les commerçants. Malgré tout, notre collectif a porté le combat et avec Marianne jusqu'à l'Assemblée nationale pour interdire à ces grands groupes de licenciers en cachant des milliards de dividendes versées aux actionnaires derrière des découpages en multiples entreprises qui sont en déficit. fictif.

La proposition de loi est désormais sur la table. Merci et bravo d'avoir été jusqu'au bout. Nous aurions pu faire mieux.

Nous aurions pu faire mieux et je reste persuadé que si nous avions porté ce combat toutes et tous ensemble, nous l'aurions gagné. Et c'est pour cette raison que je suis là ce soir, pour faire gagner la gauche. Mais pas une gauche qui accompagne la régression sociale.

Pas une gauche qui fabrique de la résignation et une détestation de la politique. Bien au contraire, nous avons besoin d'espoir, de clarté, de cohérence et de victoire pour notre camp social parce qu'un autre avenir nous est possible. La France insoumise loin des caricatures nausées à bond des plateaux télé présents dans les luttes, les piquets de grève, les manifes, les actions vrai trait d'union des forces progressistes qui assument la rupture et qu'un système à bout de souffle sera répondre aux exigences de la situation.

À Clermontferrand comme partout ailleurs, vote LFI, votez Marianne Maximi. Merci Nicolas. Parce que la solidarité internationale anime notre militantisme, nous nous tenons depuis toujours au côté des associations qui luttent pour la paix en Palestine et ailleurs.

Depuis plus de 2 ans maintenant, nous sommes pleinement mobilisés partout en France contre le génocide en cours à Gaza. clairmont Ferrand peut et doit agir pour défendre le droit et la solidarité internationale. J'ai l'honneur maintenant d'appeler l'une des actrices de cette mobilisation d'intérêt général, représent représentante du collectif Urgence Gaza, Jeanne Vanck.

Bonsoir à tous. Merci pour votre accueil. Merci de me donner la possibilité euh de porter la voix du militantisme palestinien.

Merci au collectif pour une paix juste et durable qui comptabilise 34 organisations aujourd'hui et qui a largement contribué à l'organisation et à la matérialisation des mobilisation plus de 50 en 2 ans. Bravo. J'ai à peu près 5 minutes donc je vais essayer d'aller à l'essentiel de manière structurée.

L'objectif n'étant pas de vous dire quoi penser, mais plutôt de nommer sans haine et sans détour le silence. Ce silence soigneusement entretenu devenu politiquement coûteux parce qu'il s'agit de vie humaine que chaque voix compte et que chaque prise de parole élargit la conscience collective. C'est primordial en fait parce que chaque sursaut, chaque chaque sursaut moral, même tardif pèse pour stopper le génocide à Gaza.

Le mot est là, il dérange et justement il doit déranger parce qu'il est réel. Cela a été largement documenté et ça l'est encore. Les images qui nous parviennent sont horribles.

Il a été qualifié juridiquement par la plus haute cour de justice internationale avec obligation immédiate pour les États de prévenir et de ne pas laisser faire. Alors oui, ce n'est pas un hasard si le terme s'invite ici frontalement parce qu'à mon sens, le génocide à Gaza, c'est l'arme ultime, stratégique d'un système colonial, impérial, fascisant, liberticide qui œuvre dans l'impunité la plus totale. Vous le savez, actuellement Israël continue ses frappes meurtrières de grande envergure.

La famine organiser les transferts forcés de la population et la situation humanitaire restent des plus catastrophiques. L'actualité en témoigne. Plus de 30 organisations sont restées à la frontière.

En 6 Jordanie pendant que Gaza brûle, les colons, les expulsions, l'impunité règne. Ça ne date pas d'hier, on est bien d'accord. Cela fait plus de 77 ans que la Palestine et son peuple servent de laboratoire d'expérimentation de l'immondise coloniale.

C'est une honte, c'est scandaleux. Et que font les États ? Que fait la France ?

Qui a le devoir d'empêcher que l'irréparable arrive, de laisser l'aide humanitaire passer, de préserver les preuves, de prévenir et de ne pas normaliser la prédation et la violence ? Ce n'est pas pourtant un conflit si lointain. C'est un système de domination qui avance dangereusement.

Soit on le nomme, soit on le subit. Et pendant qu'on détourne les yeux et que le silence médiatique bat son plein, ce système avance avec tout un arsenal répressif à l'encontre des militants et des organisations qui dénoncent les exactions commises contre le peuple palestinien. Interdiction de manifester garde à vue à Tout va pour apologie du terrorisme ou encore incitation à la haine, violence policière, silence médiatique, propagande, dissolution d'organisation.

Tout est mis en œuvre pour diaboliser le soutien militant de la cause palestinienne. C'est précisément là que c'est dangereux. Nos libertés les plus essentielles, nos libertés fondamentales et nos libertés individuelles sont menacées.

Quand le soutien à un peuple opprimé devient suspect, c'est la démocratie qui se fissure. Mais le vrai scandale, le vrai scandale français, c'est le fossé immense entre la gravité de ce qui se passe encore aujourd'hui à Gaza et en Palestine occupée et la médiocrité organisée du débat public. Je parle clairement de ce décalage violent entre l'urgence morale de dire de faire et la faillite morale de nos gouvernants et de nos médias.

On relativise, on tend le micro à Netaniaou, on équilibre l'ineéquilibrable, on transforme des corps d'enfants brûlés ou criblé de balles en polémique. Et au cœur de cette mise en scène, on fabrique une confusion répétée, martelée, juste pour étouffer. Critiquer la politique d'un état se réhaï un peuple.

Et bien non, nous rejetons fermement l'antisémitisme et au même titre que l'islamophobie et toute déshumanisation d'où qu'elle viennent. Ce rejet est total parce que la justice n'a pas de poids de mesures. Pour finir, parlons encore de la France et de l'Union européenne.

Le problème n'est pas seulement ce qu'elles disent, c'est encore une fois l'écart entre les principes affichés et les actes. Et cet écart, il n'est pas seulement immoral, il est aussi illégal. Quand le risque de violation grave est connu, le droit international impose des lignes rouges.

Ne pas contribuer, ne pas faciliter, ne pas armer, ne pas couvrir. Nous devons exiger l'arrêt immédiat de toute coopération, de toute licence, de tout transfert, de toute pièce, de tout soutien matériel susceptible d'alimenter le génocide. Et pour celles et ceux qui pensent que cela ne sert à rien, j'aimerais rappeler une leçon héritée de l'Afrique du Sud.

Les systèmes d'oppression tiennent aussi parce que le monde commerce, le monde finance, arme et normalise. C'est pour cela que les campagnes de boycott et que les activistes existent d' cœur Stop Arming, Israël, BDS et j'en passe pour rendre le coût politique réel et faire tomber les soutiens. Donc oui, il faut désenclaver la lutte, il faut la rendre tangible, il faut faire sauter le luxe de l'impunité.

Je termine et je vais m'adresser à ce que j'appelle les faiseurs d'humanité, vous et tout autre militant bien pensant. La Palestine est le cœur de tout. Car en brisant le silence, on redonne au réel sa place, on redonne au droit sa force et on redonne à notre parole sa dignité.

Merci. Mercian. Il nous fait l'honneur de sa présence à Clairmontferrand pour soutenir Clermontferrand fier et solidaire et sa tête de liste Marianne Maximi, député de la 4e circonscription des Bouches du Ron, coordinateur national de la France insoumise.

Merci d'applaudir avec un tonner d'applaudissement et de l'accueillir Manuel Bompard. Merci beaucoup, vous êtes impressionnant. Merci beaucoup.

Merci de la chaleur de votre accueil. Merci pour tes mots. Merci euh aux personnes qui se sont exprimées euh avant moi et je veux leur dire notre bonheur et notre fierté qu'ils aient pris la parole ici dans ce meeting de la France assoumise parce que leur témoignage raisonne avec les engagements qui sont les nôtres au quotidien.

Et en les écoutant parler, on sait pourquoi on fait ce qu'on fait. On sait pourquoi on se bat à l'Assemblée nationale. On sait pourquoi on est en appui des luttes et des mobilisations.

C'est pour défendre les causes, les engagements que vous avez porté sur la tribune avant moi. Et donc merci pour la chaleur, la détermination, vos mots, les luttes et les combats que vous menez. Merci aux militantes et aux militants de la France assoumise qui je sais il a fait très froid à Clermontferrand ces derniers jours et on fait beaucoup de travail pour faire en sorte que vous soyez nombreuses et nombreux ici et je pense que on arrive à la fin.

C'est un peu le plus facile de prendre la parole en dernier mais s'il y avait pas eu tout ce travail de préparation et d'organisation, ce meeting n'aurait pas pu être possible. Donc merci aux militantes et aux militants de la France insoumise. Je voudrais pour commencer dédier notre rassemblement, notre meeting au courage et à la détermination du peuple iranien qui se mobilise ces derniers jours, qui fait face à une une répression absolument terrible et qui montre dans par son courage, qui montre sa détermination et qui doit faire face par ailleurs, vous le savez comme moi, des tentatives d'ingérance, de puissance qui en vérité n'ont rien à faire de la douleur du peuple iranien mais qui cherchent à aller calquer et plaquer leurs agendas impérialiste sur la révolte du peuple iranien.

Je voudrais rendre hommage à la résistance et à la mobilisation du peuple palestinien qui ne lâche rien, qui n'abandonne pas, qui fait face à ce génocide absolument odieux. Et puisque j'ai vu ces derniers jours que le ministre des affaires étrangères de la France était capable et il a bien fait de convoquer l'ambassadeur iranien pour l'interpeller sur la répression que subit aujourd'hui le peuple iranien. Je me suis je ne pouvais pas ne pas me dire mais alors pourquoi il n'a pas été capable de convoquer l'ambassadeur israélien pour lui dire que la France n'acceptait pas le génocide à Gazar.

Et oui, ça a été dit avant moi, puisqu'on ne peut rien attendre du gouvernement français, puisqu'on ne peut rien attendre de la Commission européenne qui pourtant a des leviers pour agir face au génocide en cours à Gaza. Nous devons compter sur notre mobilisation, sur la mobilisation populaire, sur la participation aux manifestations. Rejoignez le collectif qui se mobilise.

Prenez part aux initiatives qui vont avoir lieu dans les prochaines semaines, dans les prochains jours en soutien et en solidarité avec le peuple palestinien. Et prenez part en particulier à l'initiative que nous avons lancé, la France a soumise avec nos partenaires européens. Nous avons initié cette semaine une initiative citoyenne européenne pour obliger la Commission européenne à rompre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

Cette initiative citoyenne européenne pour qu'elle puisse aller jusqu'à son terme, il faut réunir plus d'un million de signatures venant de tous les pays de l'Union européenne avec au moins des signatures venant de se pays de l'Union européenne. Cette initiative a été lancée mardi et alors je vous parle aujourd'hui ce jeudi soir, je peux vous dire que nous avons déjà réuni près de 150000 signatures de membres de l'Union européenne. Déjà près de 20 % de l'objectif qui a été accompli et nous devons réunir 7 million de signatures.

Alors si vous ne l'avez pas encore fait encore, signez cette initiative citoyenne européenne, faites signer autour de vous. Partagez-la. C'est un des leviers d'action possibles pour sortir la France et l'Union européenne de l'inaction face au génocide en cours à Gaza.

On compte sur vous et on compte sur votre mobilisation. Dans 2 mois, puisqu'on est aujourd'hui le 15 janvier, dans 2 mois exactement aura lieu le premier tour des élections municipales ici à Claire Monferrand. Évidemment, en vous mobilisant, vous allez voter pour une liste et il y a autour de moi un certain nombre, sans doute, de personnes qui se représentent sur cette liste.

Une liste de candidates et de candidats qui sont présents mobilisés dans les luttes quotidiennes, les luttes sociales, les luttes écologiques, les luttes démocratiques. En votant le 15 mars prochain, vous allez évidemment voter pour une tête de liste. Et vous avez avec Marianne Maximi une très bonne tête de liste, une députée formidable qui fait un travail extraordinaire localement ici à Clermontferrand comme à l'Assemblée nationale.

Et je le dis pas parce qu'elle est en face de moi avec Marianne, on a partagé ensemble notamment les bancs de la commission des finances. J'ai mené avec elle un certain nombre de batailles budgétaires et vous avez quelqu'un qui ne ménage pas sa peine, qui ne ménage pas ses efforts, qui travaille sérieusement, qui travaille ses sujets, qui travaille ses dossiers et si vous la portez à la tête de la ville de Claire Monferrand, vous avez quelqu'un sur qui vous pouvez compter, pas quelqu'un qui vous dit quelque chose dans une campagne électorale et qui fait l'inverse. Une fois qu'elle est en responsabilité, qu'elle a les leviers d'action, vous pouvez lui faire confiance.

Bien sûr, vous allez voter pour un programme et Marianne après moi le précisera en détail. Mais en allant voter le 15 mars prochain, vous allez aussi voter pour envoyer un certain nombre de messages nationaux. Vous allez voter pour renforarcer l'opposition au macronisme agonisant et déclinant.

Vous allez voter pour refuser le budget de matraquage social, d'injustice fiscale et d'irresponsabilité écologique que ce gouvernement cherche à nous imposer par la force. On le verra dans les prochains jours, soit par 493, soit par ordonnance. Vous allez voter pour refuser une politique qui a été battue dans les urnes au moment des dernières élections législatives, mais que ceux qui nous dirigent de l'Élysée jusqu'au gouvernement veulent continuer à nous imposer.

Ce budget que nous combattons en ce moment même à l'Assemblée nationale. un budget dans lequel vous avez la droite, les macronistes et l'extrême droite qui lance des cris d'orfis à chaque fois que vous faites une proposition pour mettre davantage à contribution les plus riches et les grandes multinationales. et à qui ça ne pose aucun problème de proposer de supprimer la prime de Noël pour des allocataires du RSA mais à qui ça ne pose aucun problème de proposer de retirer 5000 postes d'enseignants dans le budget de l'éducation nationale 6000 postes de surveillants et d'assistants pour les élèves en situation de handicap à un budget d'une injustice absolue un budget de destruc de nos services publics.

C'est ce budget que nous combattons à l'Assemblée nationale pied à pied avec les parlementaires de la France soumise. Et en votant le 15 mars prochain pour la liste de la France assoumise ici à Clair Monferrand, vous en vous enverrez aussi un message clair d'opposition à cette politique économique dont plus personne ne veut dans le pays. Voilà aussi l'objectif de l'élection municipale. sur ce sujet.

Peut-être direz-vous bon les insoumis vous exagérez. Alors, je vais vous lire une petite déclaration qui a été faite par une personne qui il y a quelques mois encore était ministre d'un gouvernement macroniste, monsieur Éric Lombard qui est l'ancien ministre de l'économie du gouvernement de François Bairou. Et il y a quelques jours, si je le retrouve dans mes notes, voilà, c'est ici.

Éric Lombard disait les la chose suivante. Il disait "Bah, quand j'étais ministre de l'économie, j'ai consulté les documents auxquels on avait accès à Beru compte, je cite, que parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro, c'est-à-dire qu'il ne payent aucun impôt sur le revenu." Vous avez aujourd'hui en France des personnes qui participent des plus grandes fortunes de ce pays, qui ne payent aucun impôt sur le revenu.

Et quand nous les insoumis, nous proposons à l'Assemblée nationale un dispositif aussi modeste et raisonnable qu'une taxe Zucman qui consiste à inscrire dans la loi le fait que les multimillionnaires ou les milliardaires, c'est-à-dire les personnes qui ont des patrimoines qui se chiffrent en plusieurs milliards d'euros, doivent payer au moins 2 % du montant de leur patrimoine en impôt sur le revenu. Vous avez une alliance de fête des macronistes et de l'extrême droite pour nous empêcher de voter cette mesure. Voilà le sens du budget qui nous est proposé.

Vous inquiétez pas, je vais y venir. Vous inquiétez pas, il y en aura pour tout le monde. Mais là, en l'occurrence sur la taxe Zucman, il faut être juste.

Si elle a été refusée à l'Assemblée nationale, c'est parce que le Rassemblement national qui encore il y a un an s'était abstenu sur cette proposition cette fois au mois d'octobre et au mois de novembre. Au moment où les amendements ont été examinés à l'Assemblée nationale, le Rassemblement national a joint ses voix au Macronistes pour empêcher l'adoption de cette taxe Zucman. Voilà en juste deux propositions, comment on peut résumer ce budget ?

Juste de refuser la taxe Zucane, c'est-à-dire empêcher le fait que notamment les plus grands patrimoines, les 500 fortunes de ce pays qui ont vu leur patrimoine doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir refuser qu'il soi mis davantage à contribution. Mais dans le même temps, demander aux personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté et qui sont allocataires du RSA, pas leur demander, leur imposer, de leur supprimer ce qu'on appelle cette fameuse prime de Noël, c'est-à-dire le tout petit coup de pouce qu'on a quand on est au RSA à la fin de l'année et qui, contrairement à ce qu'on a dit dans les médias, ne cherche malheureusement même pas à faire des cadeaux de Noël pour sa famille, mais bien souvent à pouvoir régler les factures qu'on a pas réussi à régler tout au long de l'année parce que ce qu'on recevait en tant qu'allocat du RSA n'était déjà pas suffisant. Voilà le budget que nous combattons à l'Assemblée nationale.

Voilà pourquoi le vote de mars, le mode du 15, le vote du 15 mars prochain, il aura aussi une signification nationale. Refuser la continuité de cette politique économique. refuser un gouvernement incapable de protéger la France de l'application de l'accord de libre échange avec le Mercosour que pourtant nous refusons toutes et tous et sur lequel à l'initiative de la France assoumise à l'Assemblée nationale l'ensemble des députés queles que soient leurs étiquettes politiques ont voté l'opposition de l'Assemblée nationale à cet accord de libre échange avec le maireour et alors qu'Emmanuel Macron pendant des mois et des mois avec son gouvernement avait les leviers pour empêcher sa ratification.

Il disait encore au mois de novembre, cet accord est positif. Et là, il y a quelques jours, contraint et forcé, finalement il a voté contre. Mais comme il n'a rien fait pour empêcher la ratification de cet accord, cet accord a été voté vendredi dernier par le Conseil de l'Union européenne.

Voilà aussi ce que nous pouvons faire dans cette élection municipale. Dire que nous voulons un gouvernement qui porte et qui défend la souveraineté du peuple français. Quand la France dit non à l'accord de libre échange avec le Mercosour, alors c'est à l'accord de libre échange avec le Mercossour.

Et sur ce sujet aussi, la bataille n'est pas terminée. Mercredi prochain, à l'initiative des eurodéputés de la France assoumise, des parlementaires de la France assoumise au Parlement européen, sera examiné une résolution qui vise à saisir la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord de libre échange avec le Mercosour. Et si cette résolution est votée la semaine prochaine au Parlement européen, alors elle aura un caractère suspensif.

C'est-à-dire que tant que la Cour de justice de l'Union européenne n'aura pas rendu sa décision sur cet accord de libre échange, cet accord de libre échange ne s'appliquera pas. Alors, interpellez vos parlementaires européens. Ils doivent tous voter pour saisir la Cour de justice de l'Union européenne et parce que nous n'abandonnons jamais la bataille, même si par malheur ce cet accord devait être ratifié au Parlement européen, même si par malheur nous n'arrivions pas à obtenir une majorité pour saisir la Cour de justice de l'Union européenne, nous mettrons dans nos engagements dans les prochaines batailles électorales qui viennent.

Le fait que si la France assoumise dirige demain ce pays, cet accord de libre échange ne s'appliquera pas en France. Nous y désobéirons et nous refuserons d'importer les produits. Produit notamment avec des pesticides qui sont interdits en France parce qu'ils sont dangereux pour la santé des françaises et des Français.

Et d'ailleurs, je me permets un petit conseil pour la liste des élections municipales ici à Clermontferrand comme pour d'ailleurs toutes les listes que nous allons présenter partout en France et dans le département, je vous conseille, je vous suggère de défendre dans la campagne électorale le fait que si votre liste est élue et que si demain nous dirigeons la ville, alors nous ferons de Cler Monferrand une ville hors accord de libre échange avec le Mercossour. Voilà ce que nous pouvons faire concrètement. Votez le 15 mars pour la liste Clermontferrand fier et solidaire.

C'est le nom de votre liste. C'est aussi voté pour une liste garantie sans compromission, garantie sans reniement, garantie sans trahison. Je sais ici que un certain nombre de personnes peut-être dans cette salle se disent "Ah mais comment on va faire ?

On a le choix entre plusieurs listes qui se revendiquent de la gauche." Ce que je veux vous dire ici c'est que les candidates et les candidats de cette liste comme les candidates et les candidats des listes que défend et que porte la France assoumise sur l'ensemble des communes de France, vous pouvez leur faire confiance. Et si vous avez un doute sur ce sujet, notez que les parlementaires insoumis à l'Assemblée nationale sont restés fidèles à la parole donnée aux électrices et aux électeurs.

Nous avions dit en 2024 que l'objectif du nouveau Front populaire, c'était de construire une alternative au macronisme et nous avons refuser celles et ceux qui souhaitaient transformer cet engagement programmatique pour en quelque sorte devenir la béquille de la continuité de la politique macroniste en France. Nous avons voté contre le budget de la sécurité sociale parce que c'était un mauvais budget de la sécurité sociale parce que non, ce n'est pas un beau budget de la sécurité sociale quand le gouvernement cherche à faire encore quasiment 2 milliards d'euros d'économie dans le budget des hôpitaux. Quand ce budget de la sécurité sociale contient une hausse du prix des mutuels qui va reposer sur l'ensemble des Françaises et des Français qui ont déjà de lourdes difficultés dans l'accès aux soins parce que non, ce n'est pas un budget de la sécurité sociale acceptable, passable ou moins pire que les autres quand il y a à l'intérieur de ce budget la baisse de remboursement pour un certain nombre de personnes qui souffrent en France de maladies chroniques. plusieurs centaines d'euros par an en moins d'indemnisation par exemple pour 1,5 million de personnes qui souffrent de diabète à cause de ce budget de la sécurité sociale.

Et donc je dis que ceux qui à gauche ont laissé passer ce budget de la sécurité sociale ontompu qu'ils avaient donné aux électrices et aux électeurs au moment des élections législatives. [applaudissements] Et comme il y aura plusieurs listes de gauche dans l'élection municipale de Cler Monferrand, alors choisissez celles et ceux qui vous ont pas trahi. Choisissez celles et ceux qui sont restés fidèles à la parole qui vous ont donné.

Choisissez celles et ceux qui vous disent pas quelque chose au moment des élections pour après faire l'inverse une fois qu'ils sont au responsabilité. Et ceuxl c'est ceux qui sont dans la liste clairement fiers et solidaires. C'est Marianne Maximi comme tête de liste et c'est les colistiers qui sont autour de moi.

Voter le 15 mars prochain pour la liste de la France assoumise aux élections municipales. et aussi envoyé un message de résistance, un message antiraciste et un message antifasciste dans une situation internationale que je n'ai pas besoin de décrire ici de l'extension des impérialismes, des fascismes jusqu'à aller kidnapper le président d'un état souverain comme l'a fait Donald Trump il y a maintenant quelques jours dans le silence et la complicité totalement honteuse et ignoble du président de la République Emmanuel Macron incapable capable de rappeler que quand on est la France, on est attaché au respect du droit international et on n'accepte pas que des pays aillent kidnapper un président. Mais ce racisme et ce fascisme, c'est aussi celui qui a été décrit tout à l'heure et qu'on vit malheureusement en France. cette situation dans laquelle désormais même un nouveau né, peut-être l'avez-vous vu dans la presse quand il naî et qu'il s'appelle Zaï, il subit une vague de haine et de harcèlement raciste tout à fait odieuse et ignoble.

Mais à quel point faut-il avoir perdu toute humanité pour s'en prendre à un nouveau né, à un bébé parce qu'il porte ce prénom alors qu'il pourrait en porter un autre ? Qu'est-ce que ça change ? C'est une nouvelle personne qui nous a rejoint.

C'est un nouveau citoyen français et on est fier de l'avoir avec nous. Alors pourquoi l'insulter ? le climat, cette haine que subissent aussi, je veux le dire parce que on est retransmissier, on a l'opportunité d'envoyer des messages que subissent aussi malheureusement les candidates et les candidats aux élections municipales qui s'engagent dans cette campagne et qui parce qu'ils sont issus de l'immigration, parce qu'ils ont la peau noire, se font attaquer, se font stigmatiser, se font insulter sur les réseaux sociaux et je veux leur dire notre soutien absolu, notre soutien total.

Nous, on est fier qu'il soit candidate et candidat de la France insoumise et quand l'extrême droite veut polémiquer avec nous sur ce sujet, nous les assoumis. Nous assumons de dire que oui, la représentation politique de la France, elle doit être à l'image du peuple français. Il doit y avoir plus d'ouvriers, il doit y avoir plus de salariés et oui, il doit y avoir plus de personnes racisées parce que le peuple français, il est comme ça et que sa représentation politique, elle doit être comme ça aussi tout simplement.

Je veux dire mon soutien absolu à ses camarades qui subissent ces campagnes ignobles parce que c'est dur parce que le racisme au quotidien c'est dur mais quand plus vous prenez une responsabilité et que vous apparaissez publiquement il se déchaîne. Et quand on est une femme on subit du sexisme. Et quand on est une personne issue de l'immigration ou de couleur on reçoit du racisme.

Et quand on est une personne LGBT, on reçoit des insultes. Et notre volonté, c'est aussi de faire en sorte que nos villes, nos communes soient des refuge, c'est le terme qui a été employé, des communes dans lequel on est à l'avant-garde de la lutte contre toutes les formes de racine, contre toutes les formes de discrimination, contre l'islamophobie, contre l'antisémitisme, contre la haine, contre les personnes LGBT, des communes dans lequel on a une priorité absolue pour l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap et les communes qui seront dirigées demain par la France soumise, elles feront de ces questions là aussi une priorité. Oui, notre devoir et notre responsabilité à l'occasion des prochaines élections municipales, c'est d'envoyer des messages nationaux et même internationaux de résistance au fascisme, de résistance au racisme, de dire que nous n'accepterons jamais de voir la France tomber dans les mains des extrême droite qui cherche à profiter de cette situation.

Et puisqu'on parle ici des élections municipales et que vous allez avoir dans vos différentes communes des candidates et des candidats du Rassemblement national et que vous ne pouvez pas compter sur les médias pour dire ce que font les candidates les candidats du Rassemblement national dans les villes où ils ont été élus où vous ne pouvez pas compter sur les médias pour dire ce qu'ils font à l'Assemblée nationale. Je disais tout à l'heure, il a fait très froid il y a quelques jours. Qui a dit dans les médias que au moment du débat budgétaire, le Rassemblement national a proposé un amendement pour enlever 15 millions d'euros dans l'hébergement d'urgence, c'est-à-dire supprimer 2000 places permettant d'accueillir des gens qui sont obligés de dormir dans la rue. qui a dit que dans les communes dirigées par le Rassemblement national, les premières décisions, ça a été de couper des subventions ou de fermer des locaux au secours populaire, à ces à ces associations de solidarité qui est essaent d'apporter un peu de réconfort à des gens qui sont dans la difficulté sociale. qui a dit que le Rassemblement national a proposé dans son contrebudget d'interdire et de supprimer la prime d'activité pour les travailleurs étrangers et donc de produire cette situation en quelque sorte d'inventer un SMIC étranger qui serait plus faible que le SMIC qui existe aujourd'hui et qui malheureusement n'est pas suffisamment important mais dans d'inventer une situation dans lequelle vous auriez deux salariés qui auraient le même poste de travail, la même expérience les mêmes qualifications, qui feraient les mêmes horaires mais qui ne toucheraient pas à la fin du mois la même rémunération parce que l'un aurait la nationalité française et l'autre ne l'aurait pas.

Ça vous n'en entendrez pas parler à la télévision mais c'est la réalité des politiques mises en place par l'extrême droite quand elle est au pouvoir et c'est la réalité des positions politiques défendues par le Rassemblement national à l'Assemblée nationale. Si vous êtes dans une entreprise, vous votez pour élire vos délégués du personnel. Le Rassemblement national a proposé que les travailleurs étrangers n'aient pas le droit de voter ou n'a pas le droit de se représenter de représenter leurs collègues salariés pour être délégué du personnel.

C'est quelque chose qui existait en France, qui a été supprimé en 1972. Parce qu'à l'époque, on a considéré bah oui que les travailleurs, quel que soit leur nationalité, leur couleur de peau, leurs origines, bah ils étaient ensemble et ils devaient se battre ensemble pour défendre leurs droits. Voilà ce que propose très concrètement le Rassemblement national à l'Assemblée nationale comme dans les communes dans lequelles ils ont été élus.

Donc oui, moi j'assume de vous dire aussi que cette élection municipale doit envoyer des signaux de résistance. des signaux de résistance et je m'arrêterai là-dessus 1 an avant ce qui va être vous le savez comme moi, la grande confrontation qui vient. Oui, nous les assoumis, nous sommes pour la 6e République par la constituante mais nous savons aussi que dans le cadre de la 5e République, c'est élection présidentielle qui est l'élection décisive.

C'est l'élection qui tranche les grandes questions politiques. Et vous voyez comment cette élection présidentielle, comme nous l'avons dit déjà depuis de longues années, elle peut se terminer par un affrontement entre l'extrême droite, entre le camp de la haine, le camp de la division, le camp de plus en plus promédef et prolibéral d'ailleurs parce que monsieur Bardella maintenant, plutôt que d'aller soutenir les salariés en lutte, il préfère aller manger dans des palades de luxe avec les représentants du grand patronat. C'est ça aussi le Rassemblement national aujourd'hui entre cette proposition politique et celle que nous représentons nous, celle que nous incarnons le camp de l'humanisme, de la fraternité, de l'égalité, du respect des droits humains, du droit international, de la lutte contre l'urgence climatique et environnementale, voilà les grands choix politiques qui sont vont être devant nous il y a dans maintenant plusieurs mois au moment de l'élection présidentielle.

Et oui, bien sûr aussi en donnant un maximum de force aux listes de la France assoumise aux élections municipales en permettant à la France assoumise de rentrer en force dans les conseils municipaux en permettant à la France assoumise de faire la démonstration à la tête d'un certain nombre de communes que le programme que l'on porte à l'échelle nationale on peut aussi le mettre en œuvre à l'échelle d'une collectivité à l'échelle d'une commune et que comme l'histoire nous l'a enseigné un certain nombre de ruptures que l'on peut mettre en place à l'échelle municipale et communale. On peut ensuite les étendre ces ruptures à l'échelle nationale. C'est comme ça par exemple que sont nés en France les bibliothèques qui étaient d'abord d'initiative communale.

C'est comme ça que sont né en France par exemple les politiques de solidarité chômage ou le RM puis le RSA qui sont nés d'abord d'initiative communales. C'est comme ça que sont nés les cantines scolaires qui d'abord étaient des initiatives dans certaines communes avant d'être élargies sur l'ensemble du territoire national. Voilà la démonstration que nous voulons faire.

Alors, en votant pour la liste conduite par Marianne Maximi le 15 mars prochain, vous avez aussi la possibilité de faire un vote d'espoir d'espoir pour une alternative une alternative au macronisme déclinant et agonisant et une alternative qui empêche l'extrême droite de s'emparer du pays. Voilà pourquoi il faut se mobiliser. Alors bien sûr, vous le savez comme moi, vous pouvez pas compter sur personne d'autre que vous-même dans cette campagne, sur notre capacité à nous mettre en mouvement, sur notre capacité à les convaincre, à les mobiliser, à aller voir en particulier les personnes qui depuis des années et des années et on peut comprendre pourquoi se sont éloignés des urnes. parce qu'ils ont eu le sentiment d'avoir été trahi et on peut le comprendre et c'est notre travail maintenant d'aller gratter cette montagne de la résignation avec nos ongles.

Ça prend du temps mais on a déjà largement commencé à le faire. On a déjà largement fait la démonstration aux dernières échéances notamment je parlais tout à l'heure des élections législatives de 2024 que quand la jeunesse s'engage que quand les catégories populaires s'engagent que quand les quartiers populaires s'engagent alors rien ne peut nous résister. Il nous disait tous 27 sondages sur 27 que c'est c'était l'extrême droite qui allait s'emparer du pouvoir et on s'est mobilisé massivement et on a battu l'extrême droite dans les urnes et à l'époque c'est le nouveau front populaire qui a gagné les élections législatives. [applaudissements] Alors si vous l'avez pas encore fait comme c'est une nouvelle année et les nouvelles années c'est le moment de prendre des résolutions, engagez-vous, rejoignez-nous, inscrivez-vous sur les listes électorales, vous avez jusqu'au début du mois de février pour le faire.

Laissez vos coordonnées pour donner un coup de main ici à la campagne de Clairmont aux autres campagnes dans les autres communes à côté parce que c'est ce réseau social humain que l'on constitue qui peut nous permettre de tout changer. Voilà les résolutions pour 2026. se battre, ne jamais céder, ne pas baisser la tête, ne pas baisser les yeux et petit à petit, le long et patient travail de conviction que nous faisons qui porte ses fruits et nous allons en faire la démonstration dans l'élection municipale comme nous allons en faire la démonstration dans la prochaine élection présidentielle.

Vive Clairmont Ferrand, vive la France insoumise ! Vive clairement fier et solidaire ! Bon courage à vous pour cette campagne et la bataille continue. [applaudissements] Merci.

Merci Baduel. Nous allons pouvoir maintenant accueillir celle qui conduit la liste dont nous sommes fiers de porter les propositions à Clermont et ailleurs évidemment. Maribi. [applaudissements] Alors moi aussi je vais commencer par des remerciements.

Tout d'abord merci à vous toutes et tous d'être là ce soir. Nous sommes alors j'ai du mal à compter mais les premières estimations, on a dit plus de 600 personnes réunies ce soir à la maison du peuple à Clermontferrand. [applaudissements] Et cela est possible parce que nous avons des militants et des militantes qui ont fait un travail énorme d'organisation pour faire connaître ce meeting, ce meeting de notre liste clairement fier et solidaire et merci à elle et eux.

Merci également à ceux qui sont là ce soir mobilisés pour faire en sorte que tout se passe bien, le service d'ordre, la régie, les camarades et les camarades qui font la captation, tous ceux et toutes celles qui sont euh bah qu'on ne voit pas mais qui sont essentiels évidemment dans une campagne. Merci aussi à celles et ceux qui m'entourent qui sont effectivement les visages de cette campagne. On parle beaucoup des têtes de liste mais une liste à Clarmontferrand c'est 55 noms et c'est des dizaines et des dizaines de militants et militantes mobilisées.

Merci à toi Emmanuel d'être venu apporter ton soutien de la France insoumise et merci aussi pour les mots et l'analyse claire de la politique nationale et des combats que nous menons ensemble. Merci aussi à Simon, Nicolas et Janne pour vos interventions et pour nous avoir rappelé effectivement pour nous avoir rappelé qu'effectivement la politique c'est d'abord des combats et du rapport de force. Et en écoutant vos témoignages sur la lutte contre le sans-abrisme et le droit des réfugiés, sur la bataille menée à Auchamp, sur le soutien à Gaza et au peuple palestinien, une chose est claire.

Les habitantes et les habitants de cette ville se battent chaque jour pour leur droits et pour la solidarité. Et c'est exactement cette force qu'il nous faut pour transformer notre ville parce qu'aujourd'hui la réalité est inquiétante. Bien sûr, il y a déjà la situation internationale, l'extrême droite qui menace, la parole raciste et sexiste qui s'exprime sans retenu, mais c'est aussi le quotidien, les inégalités qui progressent, le pouvoir d'achat qui recule et de plus en plus de familles qui doivent arbitrer entre se nourrir, se loger, se chauffer.

Dans le même temps, la crise écologique devient tangible. En 2020, les mobilisations avaient en avaient fait un sujet incontournable et aujourd'hui, 6 ans plus tard, c'est presque devenu un tabou alors que la crise s'intensifie. Il faut l'avoir en tête d'ici 20 ans, Clermontferrand sera une des villes où la température moyenne devrait augmenter le plus en France.

Pour les habitants, ça veut dire des canicules plus fréquentes, un risque majeur pour nos aînés, notamment ceux qui vivent dans des logements inadaptés à ce bouleversement climatique. C'est pour ces raisons et tant d'autres que les élections municipales ne seront pas des élections comme les autres. Elles ouvrent une séquence historique, celle qui nous mène effectivement à l'élection présidentielle de 2027.

Alors aujourd'hui, nous commençons par les communes, mais demain nous continuerons avec le pays, contre l'extrême droite, mais aussi contre tout ce qui fait son héros si fertile, le racisme, la xénophobie, la pauvreté et la carparement des richesses. Alors, dans ce contexte, il faut évidemment parler de nous, d'où nous venons et d'où nous en sommes et faire effectivement le bilan de la majorité sortante. Et pour cela, il faut rappeler le projet initial que portait Olivier Bianquy en 2014. celui de la ville métropole créative, attractive, compétitive.

Vous savez tous ces mots pourtant jolis qu'on pourrait mettre en fait qui cache une autre réalité, celle de la concurrence, celle de la compétitivité. La réalité qui montre qu'on renonce dans ce cadre-là à s'affronter au néolibéralisme. Il voulait une ville où on remplace l'école bleue, les ouvriers par des coles blancs où l'on délève ses politiques sociales à destination des classes populaires au profit de projet marketing qui ne répondent pas aux besoins des habitants ou pire encré des nouveaux et bien souvent artificiels.

Le résultat, c'est une ville qui ne protège pas ses habitants des crises qui les percutent pourtant de plein fouet. Et au final, c'est un maire qui échoue car on ne transforme pas une ville en allant à l'encontre de ce qu'elle l'. Des choix qui ont été opérés notamment avec la création de la métropole ont scellé cette stratégie.

Cogérer avec la droite, clairement au verg métropole incarne le renoncement d'une gauche à agir politiquement et à mener la bataille pour les classes populaires et les classes moyennes. Les décisions se prennent désormais loin des habitants et des habitantes, sans transparence, sans débat démocratique. À la CAM, la priorité a été donnée au grands projets et aux grands groupes.

Alors, vous avez, j'espère que vous avez vu ça dans la presse locale, le Michelin Innovation Park qui est par exemple un projet qui a été financé à hauteur de 6 millions d'euros par la métropole et qui permet à Michelin de faire de Catarou son nouveau terrain de jeu pour promoteurs. C'est un quartier entier privatisé en plein milieu de Clarmofer, géré par Michelin avec des équipements privés en concurrence directe avec nos équipements publics pourtant déjà en difficulté comme la coopérative de mai. Finalement, c'est un peu l'aboutissement du modèle de la startup nation financé en partie par nos impôts mais pas pour nous.

Il y a aussi le scandale du grand stade qui est un autre exemple. Malgré nos alertes incessantes, ce projet va nous coûter 64 millions d'euros, soit 10000 € la place. alors qu'il est rarement plein.

C'est une somme importante qu'il va falloir rembourser pendant que les besoins essentiels eux restent sans réponse. La culture aussi a été embarquée dans cette logique de concurrence territoriale. La candidature à la capitale européenne de la culture livrée au messen privé a été conçue et porté loin des acteurs culturels locaux sans les associations, sans les habitants. une culture vitrine, penser pour l'image, attractivité mais pas pour l'émancipation ni pour renforcer notre scène locale.

On le voit, on le voit loin de cette stratégie de marketing territorial. En fait, ça a traversé tout le mandat, tout le mandat depuis 12 ans. Mais pourquoi cette stratégie ?

Pourquoi jouer la concurrence avec les autres grandes métropoles de la région ? Pour qui ? certainement pas pour celles et ceux qui vivent ici et qui peinent à se loger, à se déplacer, à se nourrir correctement, voire à se nourrir tout court.

Depuis 2014, le taux de pauvreté à Clarmontferrand est passé de 20 à 25 %. Un Clarmonttoi aujourd'hui sur qu est considéré comme pauvre. Les classes populaires et les quartiers populaires ont été abandonnés.

On y a substitué le contrôle social et le clientélisme à l'émancipation. Les maisons de quartier doivent faire avec moins de personnel, moins de titulaires mais avec toujours plus de missions. Le trame à Clarmontferrand peut-être stoppé arbitrairement dans les quartiers populaires en guise de punition collective.

Et quand une crise éclate, comme Maochant de Crois Nera, la réponse est le silence, la passivité et l'abandon. Alors sur Auchan nord, bien sûr, c'est la famille Mullier qui ferme et qui licencie mais la métropole, la ville ont regardait ailleurs. Le maire sortant n'a pas voulu aller voir les habitants de Croix de Nera. et mesurer leur profond désarrois.

Alors que nous avec la France insoumise, nous étions sur place au côté des salariés, des associations et des habitants. Nous y étons avant la fermeture, pendant la fermeture et nous y serons encore tant que les besoins des habitants et des habitantes ne sont pas satisfaits. Et pendant ce temps, la droite et les macronistes alliés ici depuis 2020 ont préféré mettre toute leur énergie à faire porter la culpabilité aux habitants des quartiers nord.

Alors vous me direz, c'est leur fond de commerce surfer sur la misère, divisé, stigmatisé. Rappelez-vous les paroles du directeur général d'AC me répondant à l'Assemblée nationale que c'était à cause du quartier et de son insécurité qu'au champ fermé. Parole applaudie des demaux mains par la droite locale.

Une honte ces hommes et je dis bien ces hommes car encore une fois je suis la seule femme tête de lis capable de se qualifier au deuxème tour dans cette campagne. [applaudissements] Une honte. une honte car à longueur de journée le de leur et leurs interventions comme d'ailleurs celle de l'extrême droite, ils salisent Clermontferrand, ils salisent ses habitants, ils salissent notre image et notre honneur, l'honneur d'une ville populaire construite sur l'immigration.

Mais Clermontferrand ne basculera pas à droite en 2026. Elle ne basculera pas parce que nous portons une autre vision de la ville sociale, écologique, démocratique. Une vision qui réunit la ville au lieu de la fragmenter avec une méthode partir des besoins et de ce qui nous rassemble.

Et cette vision, elle commence d'ailleurs par le droit de se déplacer à Clermontferant. Aujourd'hui, nous avons un transport à deux vitesses. D'un con, d'un côté, pardon, une communication abondante autour d'un spire.

De l'autre, un réseau qui restait inégalitaire, fragmenté et mal adapté aux besoins quotidiens. Le projet inspire. Le projet inspire prétend rattraper le retard, mais il ne planifie rien à long terme.

Le tram arrive en fin de vie, sans vision claire pour son remplacement ou son évolution. Et surtout, aucune réflexion sérieuse n'est menée sur la complémentarité entre les transports en commun, les déplacements à pied avec ou sans poussette, à vélo ou pour les personnes à mobilité réduite. Au contraire, un spire multiplie les rupteurs de parcours, les transferts imposés là où il faudrait de la simplicité et de l'accessibilité.

À cette inégalité s'ajoute une injustice sociale profonde. Le coût des transports pénalise d'abord les plus modestes. Et c'est précisément ce modèle que nous vous que nous proposons pour une autre vision.

Une vision qui part du besoin du plus grand nombre. Se déplacer est un droit fondamental pour aller travailler, étudier, se soigner, voir ses proches, faire ses courses. Pas un privilège, pas un service conditionné à l'âge ni au lieu d'habitation.

Nous portons la gratuité complète des transports publics comme l'ont porté d'ailleurs longtemps ici les communistes. Une gratitude réelle pour travailler la semaine comme pour sortir le weekend. Et cette politique des transports, elle est indissociable d'une ville qui protège.

Protéger les enfants avec le déploiement des rues scolaires, des zones limitées à 20 kmh. Protéger les piétons et les cyclistes avec des cheminements sûrs, continu à tout âge. Enfin, protégé ses à la prévention du racisme, du harcèlement et à l'accompagnement des femmes, des personnes vulnérables et minorisées.

Les transports et la ville doivent être des espaces sûrs pour toutes et tous et à toute heure. Et derrière derrière ces propositions, il y a un principe. Une ville résolument égalitaire qui combat la relégation.

Une ville où le droit à la mobilité ne dépend plus de son code postal. C'est ça une écologie populaire. C'est ça que nous voulons construire.

C'est cette ville-là que nous voulons bâtir, une ville qui avance et qui ne laisse personne sur le bord du chemin. Alors, j'en ai déjà parlé, mais à Clarmontferrand, comme ailleurs en France, la pauvreté progresse. De plus en plus d'enfants arrivent à l'école le ventre vide.

Des familles sont étranglées par le coup de la vie. 30 enfants en moyenne dorment chaque nuit à la rue à Clarmouferrand. Et pendant ce temps-là, on continue de tolérer que les inégalités s'installent dès le plus jeune âge, parfois dès la porte de l'école.

Alors nous nous faisons un choix, celui de la la gratuité des cantines scolaires pour tous les enfants. [applaudissements] Certaines voix, y compris à gauche, nous disent que cela coûterait trop cher, que ce n'est pas sérieux alors que, disons-le très clairement, c'est un choix politique. Alors, on nous dit, il faut être raisonnable, qu'on ne peut pas tout faire.

Mais vous savez, ces discours-là, nous les avons déjà entendus. Ce sont exactement les mêmes arguments que celles et ceux qui s qui s'opposaient au 19e siècle à la gratuité de l'école, les mêmes qui refusaient la sécurité sociale. À chaque fois, ces personnes-là étaient du mauvais côté de l'histoire.

Nous, nous continuons de nous attaquer aux inégalités, à la racine. C'est pourquoi quand nous cherchons à redonner du pouvoir d'achat à toutes et tous, nous le faisons dans le lieu où passe chaque enfant, un lieu auquel nous croyons, l'école. Car l'égalité n'a jamais été un coup.

L'injustice en revanche a toujours un prix, un prix humain, social que les enfants et les familles populaires payent au quotidien. À Clermontferrand, la ville doit prendre ses responsabilités. Elle doit soutenir les familles qui font vivre notre commune.

Toutes les familles, celles qui travaillent et qui peignent à boucler les fins de mois, celles qui élèvent seul leurs enfants et qui tiennent malgré tout. Parce que l'égalité ne se proclame pas dans les discours mais se construit dès l'enfance. Et c'est cette responsabilité là que nous voulons assumer pour Clarmontferrand.

Après [applaudissements] après les transports, l'école, je voulais vous parler de ce qui conditionne tout le reste, le logement. Le logement, ce droit fondamental, le premier rempart contre la relégation et contre l'exclusion. Et pourtant, à Clermontferrand, la situation devient de plus en plus difficile.

Les chiffres parlent de même. À clairement, ce sont 10000 personnes qui sont en attente d'un logement social. Le délai moyen d'attente est de 10 mois mais davantage dans dans certains quartiers. 12 mois à Saint-Jacques, 15 mois à la Gautière jusqu'à 31 mois au Vergne.

Alors pourquoi cette situation ? Parce que l'offre réelle de logements sociaux diminue encore malgré les discours rassurants. Dans les quartiers concernés par les grands projets en rue, on a détruit 1200 logements à très baloyer.

Et dans le même temps, la rénovation du parc existant a été sacrifiée sur l'hôtel de l'austérité. Des logements restent inadaptés, malisolés et parfois insalubres. Et surtout, on construit pas les bons logements sociaux.

La hausse annoncé du parc repose majoritairement sur des logements à loyer intermédiaire, pas sur des logements vraiment accessibles. Et cette inadéquation crée une tension immense enferme des familles dans des choix impossibles. Et à cela s'ajoute les vacances de logement et la spéculation.

Plus de 14000 logements sont vacants dans la métropole. Et pendant que des familles attendent, Airbnb explose. Pendant 2 ans, les meublés dans 2 ans pardon, les meublets touristiques ont augmenté de 27 % à Clermontferrand et on compte désormais en proportion de sa population autant d'Airbnb qu'à Lyon.

Mais à la différence ici, on renregistrement ici la municipalité ne le fait pas. Alors, face à cela, nous faisons des choix clairs. D'abord, un plan zéro enfant à la rue.

C'est une obligation morale et politique. Cela suppose Cela suppose d'utiliser pleinement les outils publics, l'acquisition, mais aussi la réquisition des bâtiments vides, la mobilisation immédiate du parc disponible. Ensuite, nous le disons, une priorité absolue à la rénovation du logement social plutôt qu'à des opérations de démolition, reconstruction qui aggravent la pénurie.

Nous défendons aussi la transparence totale des attributions avec anonymisation des dossiers pour en finir avec l'opacité et le sentiment d'injustice. Mais le logement et l'urbanisme, c'est aussi une question de démocratie. Trop souvent, la ville s'est construite contre ses habitants.

Des travaux imposés, les projets en rue brutaux sans réelle concertation. Et le dernier dossier sans concertation et sans démocratie, je vais y revenir, c'est un sujet important, on en a beaucoup parlé déjà, mais c'est le dossier d'champ d'champ à Clarmont Nord. Faut savoir que sur ce site, il y a eu un arrangement silencieux entre la métropole et le département, une décision prise sur un coin de table, loin de l'intérêt général, loin des habitants, loin des commerçants.

C'est exactement, c'est ainsi que trop souvent que se décide la politique à Clermontferrand. Et ça c'est pas notre conception de l'action publique. Dès le départ, nous avons été les premiers à parler de préemption pour un commerce au service des habitants.

Pourquoi ? Tout simplement parce que nous étions sur le terrain à parler avec les habitants, les commerçants, les anciens salariés. Pendant que certains ironisaient, nous travaillons à poser les bases d'une solution concrète pour le quartier.

Le projet porté aujourd'hui par le département ne répond en rien aux urgences. Il n'a pas de calendrier clair et il ne garantit pas le retour d'un commerce pour les habitants et ne répond à rien aux besoins d'emploi de lien social. Puis il faut le dire clairement, la droite départementale maltraite la question sociale depuis son arrivée.

Quand le président du département explique qu'il faudrait remettre la République à Clar, il se trompe de diagnostic. La République, ce ne sont pas des discours d'autorité. La République, ce sont des services publics, des écoles, des commerces accessibles et du lien social. [applaudissements] Et quand la famille Mullier a fermé au champ, la mairie, je vous l'ai dit, était aux abonnés absents.

Pire encore. Dans le même temps, cette majorité municipale a offert le terrain des gravenes pour permettre au Mulier de construire à nouveau le roi Merlin. De poids, de mesures, complaisance pour les multinationales et abandon pour les habitants des quartiers populaires.

Et bien nous, nous ferons exactement l'inverse. À la mairie, nous défondrons des commerces de proximité face aux grands groupes pour pour stopper la captation du foncier par les multinationales et remettre l'intérêt général au cœur des décisions. Alors, après avoir parlé de transport, de l'école, du logement, de la démocratie locale, je me suis posé une question effectivement importante quand on se présente à une élection.

Suis-je prête à vous représenter, à devenir votre maire ? Alors oui, moi je suis prête parce que je connais cette ville depuis que j'y suis arrivée pour réaliser mes études il y a maintenant 20 ans et ça fait 12 ans que je vous représente au conseil municipal avec mes collègues AO, Diego et Fatima. Mais moi, je connais cette ville pas depuis un bureau, pas depuis des tableurs Excel, mais depuis ses quartiers, ses luttes, ses colères, mais aussi ses moments de joie.

Je suis prête aussi parce que depuis 3 ans en tant que député, j'ai porté avec force votre voix à l'Assemblée nationale contre la réforme des retraites, contre les aides publiques illimitées aux grands groupes financés par nos impôts pour protéger les droits des enfants. Pendant 3 ans, je n'ai jamais cédé face au puissant et je suis prête aussi parce que depuis des années, j'ai été au côté des habitants quand il se battaient pour que l'incinérateur, par exemple, ne pollue pas plus le territoire au côté de la jeunesse des quartiers populaires que lorsqu'elle est victime de violence policière. au côté des associations qui tiennent debout ce que les politiques publiques abandonnent trop souvent.

Je suis prête aussi parce que je n'ai jamais confondu l'intérêt général avec les intérêts privés parce que je l'assume parce que j'assume le rapport de force quand il est nécessaire face au multinational face à la spéculation face aux logiques qui écrasent les plus fragiles. Je suis prête aussi parce que je crois à une mairie qui protège qui protège les enfants de la fa et de la rue, qui protège les familles face au coup de la vie, qui protège les quartiers face à leur élégation et qui assume aussi de soutenir les peuples en souffrance et qui ne détournent pas le regard face aux horaires du monde comme à Gaza. Mais je suis prête aussi parce que je crois à une mairie qui résiste, qui résiste au projet imposés, qui résiste à l'austérité.

Je suis prête parce que je crois à une mairie qui transforme, une ville plus juste, plus solidaire, plus démocratique, construite avec ses habitants et non sans eux ou contre eux. Et moi, je ne je ne prétends pas faire ça toute seule, mais avec vous toutes et tous. Je veux une mairie ouverte, populaire où le pouvoir se partage, où la parole des habitants compte.

Pour nous, insoumis, insoumise, la commune n'est pas juste un simple outil de gestion technique au service de quelques-uns. La commune est un lieu de pouvoir populaire, un endroit où les habitantes et les habitantes peuvent reprendre la main sur les décisions publiques, décident sur ce qui compte vraiment et change concrètement leur quotidien. Moi, cet engagement, je suis prête à le prendre avec vous et les 15 et 22 mars, chaque voix contrat, chaque engagement contrat, chaque mobilisation fera la différence.

Il n'y a pas de transformation possible sans que le peuple s'en mêle. Alors, je vous le dis, ne laissez personne décider à votre place. Inscrivez-vous sur les listes électorales, rejoignez-nous, organisez-vous, mobilisez-vous.

Ensemble, nous pouvons reprendre la main sur notre ville, reprendre le contrôle de nos vies et leur donner l'avenir qu'elle mérite. Voter pour une ville fière et solidaire. Vote pour Clarmont fier et solidaire. [applaudissements] Venez les camarades, venez.

Simon. [applaudissements]