Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 15 janvier 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprises

Le gouvernement Lecornu survit au motions de censure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Suffit-il de brandir la menace de la dissolution pour convaincre les élus de ne pas voter la motion de censure ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut vivre avec l'article 20 sans majorité ?

  • 9:00FerméeRéponse directe

    Le budget sera-t-il voté ou faudra-t-il recourir aux ordonnances ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Le Mercosur est-il un échec pour la France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Guill BénissaFait
    « Il produit ses effets parce que Macron a dissous il y a un an et demi que personne n'a fait vraiment sauter la machine depuis un an et demi. »
  • 12:00Guill BénissaFait
    « Macron tient et il emmène avec lui tous ceux qui rêvent de tenir plutôt que sauver la France. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États, le fait du jour. Les deux motions de censure déposées la semaine dernière par la France insoumise et par le Rassemblement national en réaction à la prochaine signature du mercour ont été rejeté hier soir à l'Assemblée nationale sans surprise. Le premier ministre Sébastien Lecnu se maintient donc à Matignon grâce aux députés de la des Républicains et les socialistes.

Peut-on pour autant parler d'équilibre ? On en parle avec l'avocat et auteur d'un livre à paraître aux éditions l'artillère l'artilleur nouveau maître histoire secrète des hommes qui vendent la France à l'Union européenne en étant plein dedans. Bonjour Guyen Benessa.

Bonjour. Bonjour. Bonjour Guilin Benessa, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui.

Alors Guillin Benessa, suffit-t-il de brandir la menace de la dissolution, c'est-à-dire de l'obligation de repartir devant les électeurs pour retrouver son siège de députés pour convaincre une partie des des élus de l'Assemblée nationale de ne pas voter la motion de ceinture ? Je vous rappelle que lorsquil s'est agi de valider le Mercossur, soit que la France le ratifie ou le signe pas, tous les groupes avaient dit "Si le Mercossur passe, il y aura inévitablement une motion de censure parce que nous ne pouvons pas accepter que la France ne se ne se défende pas assez vigoureusement pour empêcher la signature de ce de ce traité qui est de ce traité faiton." Finalement, de façon ambigue, le président de la République a dit "La France ne signera pas, mais finalement il va passer." Et puis la motion de censure de la France insoumise et du rassemblement national n'est pas passé non plus.

En fait, on a peur de la dissolution. C'est c'est ce qu'il faut comprendre. Écoutez, c'est c'est très simple en fait et vous on en a déjà parlé à votre antenne d'ailleurs.

Perico, je crois c'est ça fait un an et demi, ça fait un an et demi qu'on fait un jeu de dupe, qu'on joue un jeu de dupe et ce jeu de dup en fait il produit ses effets. Il produit ses effets parce que Macron a dissous il y a un an et demi que personne n'a fait vraiment sauter la machine depuis un an et demi. Ce qui veut dire qu'elle elle joue et il joue Emmanuel Macron d'une d'une espèce de remplaçant éternel.

C'est qu'il a joué le coup il a joué le coup Barnier, il est il tente le coup le cornu et le cornu reste en place. Et en fait le problème c'est que plus on se rapproche de l'élection présidentielle on va dire normale qui a lieu en 2027, moins qui que ce soit n'a d'intérêt en dehors des LFI et du RN de la dissolution. Pour quelle raison ?

Très simple. Parce que d'une part ils vont encore perdre leur stock de députés si je puis dire. Ça veut dire que LR et LPS n'a absolument aucun intérêt à la dissolution aujourd'hui, qu'en plus la dissolution ne provoquera plus de enfin de moins en moins de débats autour de la démission d'Emmanuel Macron puisque de toute façon l'élection a lieu dans maintenant 1 an grosse masse à peu de choses près.

Ce qui veut dire que par la force des choses, même si la situation est apocalyptique, tout le système central se tient autour d'un accord implicite qui est autant rester jusqu'au bout parce qu'il y a pas de solution. Moins il y a de solution, plus il vaut mieux que le système reste en place. Plus le Corntiendra et plus Macron jouera les prolongations jusqu'en 2027.

Et si je comprends bien, il y a eu motion de censure en décembre 2024 contre Michel Barnier. Euh on s'est dit bon, il y aura pas de dissolution puisque finalement c'est François Baou qui a été nommé. François Beou est parti non pas sur une motion de censure mais sur un un refus de confiance, un vote de défiance.

Là aussi pas de pas de dissolution. Le président de la République lui-même ne semble ne pas souhaiter refaire une dissolution. Pour autant, euh Guill Bénissa, est-ce qu'on peut vivre est-ce que ce gouvernement de la République avec l'article 20 qui précise que c'est le gouvernement qui détermine et conduit de la politique de la nation, on va traîner comme ça sans majorité ?

Regardez, on narrive pas à voter le budget. Vous pensez qu'on va pouvoir se traîner comme ça ? Je peux jeutilise vraiment spécialement le l'expression traîné jusqu'à 2027 ?

Ah, écoutez là encore très simple, j'ai envie de vous dire on ne devrait pas mais je vous répondrai soyons objectif, ça fait un an et demi qu'on joue à cela. Ça veut dire que ce petit jeu dure juste depuis l'été 2024. Nous sommes en janvier 2026.

Moi j'avais fait le paris malheureusement que pour tout un tas de raisons liées aussi aux questions européenne liée à la fragilité d'Emmanuel Macron, il jouerait le jeu de la prolongation. Cette prolongation au fond, je vais vous dire c'est très simple, cette prolongation profite, on va dire au système tel qu'il est et Emmanuel Macron en premier lieu parce que ça lui évite d'être sur le grill. Il a été par moment, il ne l'est plus beaucoup aujourd'hui et la guerre en Ukraine joue en sa faveur parce qu'elle elle crée un climat anxiogène.

On veut encore moins de changement qu'avant en quelque sorte. Et en même temps, le problème c'est que cette prolongation, elle dure si longtemps que la France chaque jour un peu plus s'enfonce non pas seulement dans une crise institutionnel mais dans un marasme qui touche tout le monde. Ça fait que d'un côté, vous voyez bien qu'il évidemment la révolte des agriculteurs, la rébellion des agriculteurs contre un mercur sur lequel Macron a raconté à peu près tout et n'importe quoi.

Au fond, c'est l'empereur du en même temps, il est une nouvelle fois. Je veux dire, il y a il y a pas de il y a rien de nouveau. Les médecins libéraux sont également dans la rue depuis 10 jours ou 15 jours.

Le Mercossur et graine maintenant une espèce de folie européenne que tout le monde voit à grande échelle constamment. Donc la France s'enfonce mais à mesure que la France s'enfonce, Macron tient Macron tient et il emmène avec lui tous ceux qui rêvent de tenir plutôt que sauver la France. Et le problème à mon avis c'est que l'extrême centre, cette espèce de démocratie minoritaire qu'on a mise en place, qui l'a mise en place, qui s'est constitué, a envie de rester le plus longtemps possible et elle préfère rester plutôt que tenter le coup de dynamiter quoi que ce soit et de modifier les choses en profondeur.

Vous savez, au fond, plus on rêve de renverser la table, certains en rêvent, plus le système s'accroche pour ne rien renverser parce que si vous renversez quoi que ce soit, la vaisselle est brisée et ceux qui tiennent la vaisselle en main n'ont pas envie de la casser. D'autant que ça permet au président de la République de faire croire qu'il continue à présider la France alors qu'en vérité nous sommes dans une situation je dire de cohabitation douce. Sébastien Lecnu est un proche de lui mais malgré tout la majorité qui est derrière Sébastien Lecornu n'est pas totalement macroniste.

Donc le président de la République peut prendre des dispositions. On dirait que lui-même n'a pas bien compris que la dissolution l'avait désisiant plein si je peux m'exprimer ainsi. Et il continue de temps en temps par des effets de manchre.

Alors évidemment, il a toujours le contrôle des armées. Donc il peut toujours parler de guerre, d'intervention française, de dire "J'envoie l'armée au Groland". Euh pour autant, est-ce que les institutions de la Saint Crème République sont faites pour fonctionner de cette façon ?

Là, en deux mots, le budget, s'il n'y a pas de majorité, ça sera des ordonnances. Ah ben c'est exactement ça. C'est que la 5è est corrompue à tous les bouts.

Il y aura des ordonnances comme moi je je m'en doutais depuis le départ que de toute façon on a'urait pas d'autres choix d'autres choix que trouver une un mécanisme pour faire passer le budget par ordonnance. Et d'autre part sur les institutions, c'est très simple. Vous savez, on accabou aujourd'hui la 5e en disant elle a été elle elle date d'un autre temps.

Au fond, on a on a qu'à tout changer, ça ne marche plus. En fait, c'est pas ça le problème. Le problème, c'est que queles que soient les institutions, lorsque vous avez les mauvaises personnes au mauvais endroit, on s'en sortira pas.

C'est valable dans tous les domaines, hein. Je veux dire, c'est pas c'est pas uniquement la France, c'est pas uniquement la 5e. Et le problème, c'est que Macron aujourd'hui, Emmanuel Macron, c'est parfaitement que ce qu'il fait, c'est le contraire de ce que le code génétique de nos institutions réclame.

Vous savez, je prends je je je tiens à cette petite phrase qui qui n'est pas une petite phrase, bien qu'elle soit lancée rapidement dans le dans ces débats sur la 5e République. Un jour à l'imperfite demande à Douga qu'est-ce que vous qu'est-ce qu'on fera si demain des élections législatives anticipées ont lieu et que le camp présidentiel perd ? Et de Gaou répond très simple.

Il n'imagine même pas qu'un que qu'un successeur oserait oserait se maintenir dans une configuration où il aurait perdu, oserait se maintenir. Or, entre-temps, on a inventé la cohabitation qui est déjà le contraire exact de nos institutions et aujourd'hui, on a l'étape finale. C'est un président qui ne cohabite même plus vraiment.

Un président qui fait mine de cohabiter avec quelqu'un qui est son major d'homme, Sébastien Lecornu, et qui du coup donne l'impression de cohabiter alors qu'il fait l'exact inverse à la fois même de la cohabitation et encore pire. du fonctionnement régulier des institutions. Vous savez le problème Piero Legas, il est terrible hein.

Le problème c'est que tout homme qui a du pouvoir est porté en abusé, vous savez via de Montesque et qu'aujourd'hui Macron a le pouvoir qu'il en abuse pour corrompre nos institutions et qu'au bout la question est de savoir est-ce qu'on arrivera encore à à identifier ce qui marche bien lorsque l'homme en responsable numéro 1, la tête de Gondol fait tout marcher à l'envers. Est-ce qu'il restera quoi que ce soit peut-être des ruines ? J'espère juste, j'en finis avec ça, j'espère juste que sur ces ruines, nous verrons qu'une fois Macron plus là, ces ruines peuvent renaître de leur centre, si je peux dire, pour faire marcher le pays à l'endroit.

Guill Bessa, je complète votre propos en vous précisant que non seulement le président de la République ne démissionne pas quand il a perdu les législatives et c'est arrivé un nombre de fois depuis la mort du général de Gaulle, il ne démissionne même pas quand il perd le référendum. Alors que le général de Gaulle en 69, personne ne lui demandait. il a dit si je ne si je ne le si le référendum n'est pas adopté, je considérais que c'est un désœu du peuple français et comme mon autorité émane de l'autorité de la souveraineté du peuple français, je démissionne, il a tenu parole ce qu'il a fait, ce que Shiraak n'a pas fait en 2005.

Et je vous rappelle et je vous redonne une petite phrase qui complètera votre votre ouvrage sur nouveau maître histoire secrète des hommes qui vendent la France à lieu. Alain Perfide demande au général de Gaulle, mais qu'est-ce qui se passe s'il y a un traité international qui est contraire à nous ? et de Gaul lui répond et ben quand on se fait couillonner, ben on dit non et on s'en va, c'est tout.

On n'accepte pas de se faire couillonner. Or, je pense que le gouvernement français se fait couillonner par l'Europe depuis un certain temps, mais ça ça sera un débat. Vous reviendrez quand vous aurez quand vous aurez publié votre ouvrage, on vous recevra pour ça.

Pour autant, pour autant, on continue dans cette configuration. Sébastien Lecornu est assez à l'aise dans les sondages. Or, on voit bien que la méthode de Cornu qui est celle de la conciliation, de la négociation, du dialogue, ben finalement ça marche pas parce qu'il y a toujours un des éléments quand on déshabille Paul pour donner satisfaction au PS et contrariel LR ou quand on dit l'ou je vous fais une concession, c'est le PS qui en veut plus.

Finalement, la méthode le cornu c'est du pipo. Ah le cornu a été le le dernier, on va dire proche de Macron à pouvoir euh euh reprendre les gants. Mais je vous rappelle, vous vous rappelez très bien, tout le monde se rappelle qu'il était resté 24 heures avant de revenir dans les conditions ubuesques lors de sa nomination.

Il y avait eu la pantanona de le maire, Bruno Lemè qui en fait qui était pour faire démissionner Retaillot. On a compris le stratagème. Et exactement alors exactement.

Alors dans cette tambouille là, le cornu est finalement resté, il tient la barre comme il peut. Mais en fait le problème il est il est là encore simple et je prende d'ailleurs que la plupart de nos problèmes sont simples. C'est que le cornu a été choisi par Macron donc avec l'histoire le maire parce qu'il devait être l'homme de la conciliation.

L'homote et c'est son pote Guin. On est C'est son pote, on est d'accord. C'est son pote.

C'est c'est son je disais c'est le majord d'homme. C'est-à-dire il est fait pour faire ce que le président lui demande de faire. Et le problème il est il est il est là, il il saute aux yeux. c'est qu'on ne peut pas gouverner en étant exclusivement un majord d'homme, c'est-à-dire un homme de conciliation et de et de et de et de et de de compromission.

C'est pas possible. C'est qu'au bout d'un moment, on le sait très bien, soit vous êtes un homme de chambre, donc vous êtes un parlementaire façon 4e République, c'est-à-dire faut le dire un laquet. Si vous êtes un laqué, pourquoi pas vous vous arrangez dans les couloirs.

On a eu des laqués de grand talent. Nicolas Sarkozi parlait de mon assistant pour François Fillon. Vous savez, il avait dit c'est mon assistant.

Et c'est exactement ça. C'est exactement ça. Donc le problème, il est que on peut pas à la fois être un laqué et gouverner un un pays d'autant plus dans une situation qui réclame une main ferme puisque précisément il n'y a pas d'accord qu'il faut faire des arbitrages et comment il faut trancher et vu qu'on peut pas trancher parce que personne n'est d'accord, on a une chambre qui fonctionne à l'envers et on a un gouvernement qui est l'enregistrement d'une chambre qui fonctionne à l'envers.

Donc évidemment, vu que tout est noyé, le problème c'est que tant que l'homme responsable de cette noyade Emmanuel Macron est là, on ne peut rien faire. C'est pour ça que je dis toujours, on a beau marcher sur la tête à tous les endroits, à tous les niveaux, le problème c'est que la tête pensante marche à l'envers et que tant que la tête pensante marche à l'envers, tout le reste en dégoline dans une noyade généralisée. Au fond, vous savez le pire, c'est que Macron par irresponsabilité entraîne tout le monde avec lui.

Et ceux qui acceptent de monter dans le Titanic, je me demande qu'est-ce qu'il en restera à la fois de leur de leur style, de leur comportement, de leur épaisseur, de la réalité, de leur comportement. une fois que le Titanic sera au fond des eaux. Scénario qui est à craindre.

Merci Guinan Benassa d'avoir été a avec nous et nous avoir apporté votre témoignage. Je pense qu'on aura l'occasion de vous de vous retrouver pour continuer à parler de politique française.