Déclaration du Président depuis le Pavillon France de l'Exposition universelle de Dubaï
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Contrat historique : 80 Rafale. Est-ce que ça fait passer la pilule amère de l'échec du contrat australien ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Il y a des critiques en France sur ces contrats. Yannick Jadot parle de honte. Comment réagissez-vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Certaines ONG estiment que vous remettez en selle MBS après l'assassinat de Khashoggi. Qu'en pensez-vous ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Vous évoquiez l'impact de la crise sanitaire sur l'exposition. Allez-vous prendre de nouvelles mesures ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous demandez aux pays du Golfe dans la lutte contre le terrorisme ?
- 16:00OuverteÉludée
Est-ce qu'une femme candidate serait une bonne chose pour la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00PrésidentChiffre
« C'est le plus gros contrat militaire à composante française de notre histoire, celui que nous signons là, plus gros que les précédents et même ceux sur lesquels à ce stade il y a des déconvenues. »
- 4:00PrésidentFait
« Ce sont des Rafale. Au-delà du remplacement des avions français qui étaient déjà ici présents, ce sont aussi des hélicoptères, ce sont des équipements militaires. »
- 10:00PrésidentFait
« L'Arabie Saoudite a organisé le G20 il y a plus d'un an. Tous les leaders du G20 étaient là. Soyons honnêtes avec nous-mêmes, je ne cautionne rien, je suis exigeant. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Contrat historique : 80 Rafale. Est-ce que, j'allais dire, ça fait passer la pilule amère de l'échec du contrat australien ? Et, deuxième question, il y a aussi des critiques en France sur ces contrats.
Il y a aujourd'hui Yannick Jadot qui parle de honte. Est-ce que vous comprenez ces critiques et comment vous réagissez à ça ? Écoutez, moi je suis ici en déplacement dans la région et dans les trois pays du Golfe, avec vous aux Émirats arabes unis, ensuite au Qatar puis en Arabie Saoudite, pour continuer le travail que nous menons et qui correspond, je crois, au rôle de la France dans la région historiquement, qui est d'essayer de trouver des équilibres, des chemins de discussion, de bâtir la paix et la stabilité.
Cette place stratégique repose sur des relations de confiance avec les différents États. C'est exactement ce que nous avons fait à la fin du mois d'août avec la conférence de Bagdad où, pour la première fois, des pays qui ne se parlaient plus se sont retrouvés autour de la table pour essayer d'avancer. Pour moi, l'objectif c'est ça : la paix, la stabilité et la lutte contre le terrorisme, évidemment.
Et cela, c'est à la fois la vocation de la France dans cette région et c'est aussi l'intérêt de la France, parce que c'est un intérêt en termes de sécurité pour nos compatriotes. Cette relation est donc avant tout politique. Nous la travaillons depuis des années et c'est sur cette base, sur la base de ce partenariat, qu'en effet nous avons aujourd'hui signé un accord.
Mais moi j'inscris toujours nos accords commerciaux et militaires dans le cadre d'une telle relation. Et donc le partenariat stratégique auquel nous donnons plus de force et de contenu avec les Émirats arabes unis, il suit cet agenda : paix et stabilité dans la région, lutte contre tous les extrêmes, lutte contre le terrorisme et coopération très concrète sur les situations sensibles. C'est ainsi que nous avons signé les contrats militaires et, je vais être beaucoup plus simple par rapport à votre question, c'est le plus gros contrat militaire à composante française de notre histoire, celui que nous signons là, plus gros que les précédents et même ceux sur lesquels à ce stade il y a des déconvenues.
Je reste prudent parce que l'histoire montre que des contrats qui valent pour dix-huit mois peuvent parfois se dénoncer, pour les uns comme pour les autres. C'est la plus grosse composante militaire, ce sont des Rafale. Au-delà du remplacement des avions français qui étaient déjà ici présents, ce sont aussi des hélicoptères, ce sont des équipements militaires.
Ce sont aussi des vrais contrats économiques, pour participer au financement de l'économie en France et de l'innovation. C'est aussi un partenariat culturel qui se poursuit. Nous l'avions vu ensemble lorsque j'avais eu à inaugurer le Louvre à Abou Dhabi.
Je suis très heureux qu'on puisse poursuivre justement la relation et le partenariat en la matière et, j'en profite pour le dire ici même, nous sommes dans le Pavillon français pour cette exposition, j'ai eu l'occasion de féliciter le prince héritier pour cette exposition universelle formidable et je veux ici profiter de cette occasion pour remercier tous les Françaises et les Français et l'équipe de ce pavillon qui a réussi un travail formidable. C'est tout cela que nous faisons aujourd'hui. Après, les critiques, c'est simple, est-ce que la France peut rester passive dans la région ?
Non, je ne crois pas. Je pense que nous sommes une grande puissance d'équilibre et, comme j'ai eu l'occasion de le dire, notre rôle c'est d'agir. Et on ne peut pas agir pour le Liban, on ne peut pas agir pour l'Irak, on ne peut pas agir contre le terrorisme dans la région, lequel, je le rappelle, nous a frappés en 2015, si nous ne nous mettons pas en situation de discuter avec tout le monde et d'avoir des relations stratégiques et de confiance avec les partenaires qui suivent notre agenda.
Et ces contrats, comme ceux que nous signons aujourd'hui, sont des contrats importants pour notre économie. Ils créent de l'emploi et ils créent de l'emploi en France parce qu'ils seront produits en France, ces équipements, et ils permettent de financer l'économie française. Donc c'est bon, c'est très bon pour la France.
Ce qui est bon pour les Françaises et les Français, je le défends ardemment. C'est un beau cadeau de Noël. Ce n'est pas un cadeau, c'est le fruit du travail et c'est le fruit de l'engagement [ INAUDIBLE ].
Le contrat militaire est le cadeau de Noël pour la France. Est-ce que les Libanais auront une annonce de cadeau de Noël après la visite en Arabie Saoudite ? Écoutez, nous travaillons pour que d'abord le gouvernement de Monsieur Mikati puisse se réunir, travailler normalement et oeuvrer au service des Libanaises et des Libanais.
Ensuite, nous allons tout faire pour réengager la région au service et aux côtés du Liban. J'y tiens et je pense qu'il y a tout le travail qu'on fait, les conférences internationales que nous menons mais il est important que les pays du Golfe, historiquement c'est l'Arabie saoudite qui a beaucoup oeuvré mais je pense que c'est important d'impliquer tous les autres qui le souhaiteront, puissent continuer d'avancer et d'aider le Liban, d'aider les Libanaises et les Libanais pour ce qui est de leur vie quotidienne mais aussi de l'ouverture économique. Nous ne sommes pas encore à la fin du chemin mais j'espère que les prochaines heures nous permettront d'avancer. [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] [ INAUDIBLE ] Monsieur le président bonjour, Guillaume Daret pour France Télévision.
Vous serez demain matin en Arabie Saoudite. Certaines ONG estiment que vous êtes l'un des premiers leaders occidentaux à rencontrer MBS après l'assassinat de Khashoggi en 2018 et estiment, je cite, « que vous le remettez en selle ». Qu'est-ce que vous répondez et pourquoi vous rendre sur place ?
L'Arabie Saoudite a organisé le G20 il y a plus d'un an. Tous les leaders du G20 étaient là. Soyons honnêtes avec nous-mêmes, je ne cautionne rien, je suis exigeant, nous continuons de dire.
Ensuite, qui peut penser une seule seconde qu'on aide le Liban, qu'on préserve la paix et la stabilité au Moyen-Orient et qu'on oeuvre si on dit qu'on ne parle plus à l'Arabie Saoudite, le pays le plus peuplé et le plus important du Golfe ? Cela ne veut pas dire que je cautionne, cela ne veut pas dire que j'oublie. Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas des partenaires exigeants.
Cela veut juste dire que nous sommes une grande nation qui doit oeuvrer dans le concert des nations, et c'est cela de tout temps. C'est comme ça que ça se passe et donc ce n'est pas réhabiliter ou cautionner. Il faut que les gens regardent ce qui s'est passé ces 18 derniers mois, au lieu de dire des bêtises.
C'est juste agir pour notre pays et pour l'intérêt de la région. Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Président, vous évoquiez l'impact de la crise sanitaire sur l'organisation de cette exposition universelle.
Vous avez décidé de convoquer un Conseil de défense sanitaire lundi. Est-ce que ça veut dire que vous comptez prendre de nouvelles mesures ? Est-ce que c'est possible ?
Cela veut dire que je suis toujours de manière très régulière, je suis quotidiennement, mais je souhaite qu'il puisse y avoir au minimum tous les quinze jours des conseils de défense, comme ça s'est toujours passé. Ce sera le Conseil de défense la semaine prochaine et donc on regardera l'évolution de la situation et on fera comme toujours, avec pragmatisme, proportion et avec la même philosophie, une évaluation de la situation et des réponses à apporter. Je considère que ce qui a été décidé il y a maintenant près de dix jours était les bonnes décisions à prendre et que la stratégie que nous avons nous permet aujourd'hui de résister.
On voit bien qu'il y a cette cinquième vague qui est là mais il faut continuer de vacciner, de vacciner, de vacciner, de respecter les gestes barrières comme nous le faisons, de tenir les disciplines, de continuer à nous organiser. Monsieur le Président, l'une des priorités de ce déplacement c'est la lutte contre le terrorisme et contre le financement des mouvements radicaux, y compris en France. Mais, concrètement, qu'est-ce que vous demandez aux pays du Golfe ?
Très clairement, nous avons toujours et depuis le début établi des listes d'acteurs sensibles et on demande une coopération et une transparence parce que nous souhaitons pouvoir maîtriser, cela fait partie d'ailleurs de la stratégie mise en place depuis quatre ans, maîtriser les financements qui vont vers les acteurs soit douteux, si je puis dire, soit véritablement identifiés comme des acteurs dangereux. C'est exactement ce que j'avais d'ailleurs conduit quand j'étais venu dans la région en 2017, en lançant des coopérations bilatérales sur ce sujet et nous ferons l'évaluation des résultats lors des points, on l'a fait aujourd'hui et on le fera demain également. C'est aussi ce que nous avons lancé sur le plan international, avec l'initiative justement " No money for terror " dans le cadre de l'OCDE, avec tous nos partenaires.
Je pense que c'est notre capacité, si vous voulez, à réduire les financements internationaux et certains financements bilatéraux à l'égard de groupes terroristes ou complices du terrorisme qui est une nécessité absolue, en Europe mais également au Sahel et dans d'autres régions du globe où nous sommes impliqués. Je pense que, quand on est des partenaires de confiance, c'est très important d'agir sur ce sujet aussi. C'est ce que nous avons fait, je veux le dire ici puisque je quitte les Émirats arabes unis avec une visibilité complète sur ce que nous faisons en la matière, la coopération est excellente et les résultats sont à la hauteur de nos attentes.
Monsieur le Président [ INAUDIBLE ] vous êtes aux Émirats, est-ce que vous vous félicitez que la vie politique et démocratique interne suive son cours, on connaît maintenant les finalistes des Républicains, et est-ce qu'une femme candidate serait une bonne chose pour le pays ? Je vais me tenir à cette discipline qui consiste d'abord à ne pas commenter la vie politique, mais encore moins le faire depuis Dubaï.
Emmanuel Macron