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Discours / meetingFrançois Fillon· 13 février 2017 30 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiOutre-merÉconomie & entreprisesSanté

"Ma bataille, c'est celle des idées" | François Fillon à La Réunion

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00François FillonFait
    « 5 ans de perdu pour la France, 5 ans de perdu pour l'Autre Mè »
  • 6:00François FillonFait
    « Le chômage et la pauvreté sont toujours beaucoup trop élevés. »
  • 7:00François FillonChiffre
    « 25 % de la population active au chômage, parfois plus de 50 % chez les jeunes. »
  • 9:00François FillonPromesse
    « Je veux que l'État consacre 2 milliards d'euros par an en faveur de l'emploi Outre Maire. »
  • 12:00François FillonPromesse
    « Je me donne un objectif, zéro charbon, zéro fi en 2025. »
  • 14:00François FillonFait
    « Je veux rétablir l'autorité et pour ça, il faut de l'ordre. »

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François Fillon

Mes chers compatriotes, merci. Merci. Votre nombre ce soir est la meilleure réponse à tous ceux qui veulent nous empêcher de faire campagne. On ne nous volera pas cette élection parce que vous êtes debout, parce que vous voulez l'alternance parce que vous représentez les valeurs de la droite et du centre. Je retrouve la Réunion et les réunionnais avec un immense bonheur. [Applaudissements] J'aime la Réunion. J'aime cette île qui est fier de son histoire, qui est fier de sa culture, de ses valeurs, fier de sa diversité, qui est fier d'elle-même et qui est en même temps fier d'être la France. Nous sommes mes amis 66 millions de français dans un monde de plus de 7 milliards d'habitants.

Personne ne nous fera de cadeaux. Notre seul espoir réside dans notre capacité à nous rassembler, à travailler plus, à travailler tous. notre avenir et dans notre inflexible volonté d'être un peuple souverain, maître de son destin, écouté et respecté dans le monde. Au fond, la question a toujours été la même. Être debout ou être à genoux ? Et bien ma réponse, c'est debout toujours à genoux. Jamais. Je veux avec vous, avec la Réunion, faire de la France une puissance gagnante. La Réunion peut être fière. Elle a donné tellement de grandes figures à notre nation.

des héros et des combattants comme Juliette Dodu, comme Roland Garos, comme Jean Jolie qui se bâtirent pour l'honneur de la France, des poètes et des intellectuels de la Cossade à le compte de Lille, des hommes politiques comme Rbombard à qui je pense parce qu'il disait la vérité, des sportifs qui font gagner la France de Jackson Richardson Daniel Narcis [Applaudissements] Oui. À la Réunion, on sait ce que signifie résister, créer et gagner. Oui, je suis heureux de vous revoir, de revoir tous vos visages, de revoir Didier Robert, Michel Fontaine, Nassima Dindard, Jean-Paul Virpoulet et tant d'autres visages familiers.

J'ai toujours dans mon cœur ce voyage de 2009 lorsque j'étais premier ministre et que nous avons ensemble inaugurer la route des tamarins. Ce chantier ambitieux et spectaculaire qui fait notre fierté. Si j'avais l'honneur de présider notre pays, je serais heureux de venir inaugurer la nouvelle route du littoral, cher Didier Robert. cet ouvrage d'art novateur et indispensable à la vie des réunionnais que nous avons lancer ensemble. Didier, je garde aussi dans mon cœur ce meeting que nous avions organisé pour les élections régionales. C'était déjà ici à Saint-Pierre, grâce à Michel Fontaine. On s'était battu ensemble pour la victoire.

Mes amis, c'était il y a pas si longtemps et pourtant ça paraît loin. Long et insipide a été le quinquena de François Hollande qui est aussi, il faut le rappeler, celui de son conseiller Emmanuel Macron. 5 ans de perdu pour la France, 5 ans de perdu pour l'Autre Mè et pourtant de belles promesses vous avez été faites. Lui président, tout devait aller mieux. Lui président, le chômage allait reculer. Lui président les prix allaient baisser. Lui président, la sécurité serait assurée. Lui président, les enfants auraient un avenir radieux. Et lui président, tout le monde pourrait se loger décemment. Que reste-t-il après 5 années d'exercice du pouvoir de François Hollande de toutes ces promesses ?

Le chômage et la pauvreté sont toujours beaucoup trop élevés. Rien de fort n'a été fait pour les faire reculer. L'insécurité atteint des niveaux jamais connus partout outre mer et notamment ici à la Réunion. L'État et la justice sont en difficulté, en grande difficulté. Il y a trop de délinquence et il y a pas assez de sanctions. L'échec scolaire est un fléau. La construction de logement a pris un retard dramatique et puis il y a l'immigration clandestine. Il est temps mes chers compatriotes de serrer les vis et de rappeler que la France est une nation pas une passoire. Sur l'île sur l'île voisine de Mayotte, l'immigration clandestine est devenue une menace pour la cohésion sociale.

Je veux le dire à nos amis Maoré qui sont parmi nous ou à ceux qui nous écoutent, ce que vous vivez au quotidien n'est plus supportable. Alors, il faut réagir. Oui, je veux qu'à Mayotte et en Guyane, l'acquisition de la nationalité française soit subordonné à la régularité du séjour des parents. Un enfant né à Mayotte ou en Guyane, de parents en situation irrégulière, ne pourra plus devenir automatiquement français à sa majorité. Mes chers amis, le temps est venu d'agir pour l'ensemble des outres mères, d'agir maintenant et d'agir pour vous. Il faut le faire immédiatement, pas dans 10 ans ou dans 20 ans comme le proposent les socialistes avec leur loi sur l'égalité réelle.

Avec eux, l'égalité, c'est toujours pour demain. Je sais que vous voulez des actes rapides et vous avez raison. Alors, je vous le dis, la première mesure que je prendrai pour les outresemes si les Français me font confiance en mai prochain, c'est le retour de l'État dans le financement de la continuité territoriale. [Applaudissements] Je considère, je considère je considère en effet que le retrait de l'état de ce dispositif voulu et organisé par le gouvernement socialiste est une faute politique lourde. Et Didier Robert a eu raison de maintenir coûte que coûte ce dispositif pour tous les Runionnais.

[Applaudissements] Où est où est où est l'égalité lorsque les Français d'outre mer sont empêchés de se rendre dans l'hexagone à cause du renchérissement du prix des billets d'avion provoqués par cette décision injuste. Où est l'égalité lorsqu'on prive des familles d'ici du bonheur simple de retrouver un fils ou une fille partie faire ses études en métropole ? Avec le retour de l'État dans la continuité territoriale, je plaiderai aussi parce que c'est sa vocation pour que l'Europe accompagne cette [Applaudissements] politique. Mes chers compatriotes, vous êtes vous êtes trop nombreux à connaître dans votre famille parmi vos amis le drame du chômage.

25 % de la population active au chômage, parfois plus de 50 % chez les jeunes. C'est insupportable, c'est inacceptable et je refuse d'y voir une sorte de fatalité contre laquelle on aurait déjà tout essayé. Moi, je veux faire ce que nous n'avons pas osé faire depuis trop longtemps. Je veux faire confiance à la liberté et à l'énergie française. Oui, nous allons soulever cette chappe de plomb idéologique qui a piétiné le goût du travail, qui a piétiné la récompense du mérite, qui a piétiné ce qu'il y a de plus lumineux en nous, c'est-à-dire la liberté.

Oui, si j'avais un seul slogan pour cette campagne, je dirais que je veux une France libre parce que la liberté, c'est le carburant des sociétés vivantes avec tous les Français qui veulent réussir. Moi, je veux foncer pour une France du plein emploi, pour une France productive. C'est ma priorité absolue et c'est elle qui guide tout mon projet. Bravo ! Vous vous êtes engagé à la réunion dans un nouveau modèle de développement qui doit conduire les outremères à mieux s'affirmer dans leur bassin géographique. Ici l'océan Indien, là-bas l'océan Atlantique ou Pacifique. Je soutiens ce choix.

Je baisserai massivement les charges qui pèsent sur le coût du travail et sur la feuille d' paix des Français afin que chacun puisse voir son pouvoir d'achat augmenter. que je sortirai des 35 heures sans démagogie, sans dictate parce que je donnerai aux salariés et aux entreprises la liberté de négocier ensemble sur la durée du travail et sur son organisation. Je veux généraliser l'apprentissage qui doit devenir la voie principale d'accès à l'emploi des jeunes. Je veux refonder la formation professionnelle. Je veux créer un statut de travailleur indépendant. Je veux développer le statut d'auto-entrepreneur. Je veux miser sur les technologies, sur la révolution numérique.

Je veux libérer tous les secteurs qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal, l'agriculture, l'industrie, les services, la construction. Je veux agir pour les jeunes qui se cassent les dents sur la rigidité du code du travail. Je veux je veux agir pour les ouvriers qui préfèrent travailler un peu plus plutôt que de ne plus travailler du tout. Et cette restauration de notre production, elle permettra de distribuer Nassima notamment au plus modestes les richesses créées au lieu d'égaliser la misère comme on le fait aujourd'hui. Je veux agir sur tous les fronts, secteur public comme secteur privé.

en tenant compte des spécificités des outremères que je connais bien, l'insularité et l'éloignement rendent les choses plus difficile ici qu'ailleurs. C'est la raison pour laquelle tant que la situation de l'emploi ne sera pas meilleure, tant que le niveau du chômage sera aussi critique, les outres mères ne seront pas concernés par le plan de réduction des effectifs de la fonction publique que je veux mettre en œuvre en métropole. Cela vaut aussi cher Michel Fontaine pour les emplois aidés dont le volume sera stabiliser le temps de réamorcer la machine économique. Mais il faut surtout et c'est le principal donner des moyens aux entreprises d'outreem pour créer plus d'emplois.

Et c'est la raison pour laquelle je maintiendrai les exonérations fiscales et sociales à leur niveau actuel pour une période de 10 ans et cela vaudra aussi pour la défiscalisation qui sera donc prolongé en conséquence. Et ainsi les entreprises de l'outre mer et les acteurs économiques auront un environnement stable, durablement sécurisé. Mais je ne veux pas m'en tenir là. Je veux que l'État consacre 2 milliards d'euros par an en faveur de l'emploi Outre Maire. En plus des baisses de charges qui seront engagées dans le cadre du programme national que je propose, un dispositif spécifique d'incitation à l'embauche dans les outremères sera créé.

Ce dispositif, il sera ciblé sur les entreprises de moins de 10 salariés et sur celles qui sont les plus exposés à la concurrence. C'est un effort considérable, un effort considérable pour un pays endetté comme le nôtre. Mais c'est un effort qui est à la hauteur de ce qu'exige la situation. En définitive, ce que je propose ici, c'est un nouveau cadre d'intervention. Plutôt que de parler de zones franches, et bien moi maintenant je veux parler d'entreprise franche. Je veux je veux aussi soutenir les activités agricoles qui sont encore et de loin les premiers employeurs privés autrem.

Je connais les inquiétudes de la filière CAN et notamment celle de ces milliers de petits planteurs face à la perspective de la fin des quotas sucriés en Europe. Je veux les rassurer. Avec moi, ils auront un puissant soutien de la filière à la tête de l'État comme je l'ai déjà démontré avec la revalorisation de la prime bagace lorsque j'étais premier ministre. Je veux donc leur dire que je mettrai en place l'aide complémentaire de 38 millions d'euros pour compenser la fin des quota. Je mesure l'importance de la complémentarité entre la filière CAN et les autres secteurs agricoles qui sont aussi fortement pourvoyeurs d'emploi.

Il faudra accompagner leur développement en renforçant leur enveloppe budgétaire pour l'apporter à 80 millions d'euros par an. Il faut briser la fatalité du chômage. Il faut donner aux entreprises les moyens de créer des emplois pour tous les réunionnais. Mais il faut aussi que l'État assume enfin clairement ses missions de solidarité et d'éducation dans les outresemes. Alors oui, je veux faire de la santé dans les outresemères une véritable priorité de l'action de l'État en modernisant les hôpitaux, en soutenant l'installation de nouveaux médecins, en développant la télémédecine parce qu'il faut s'emparer de tout ce que le progrès nous apporte.

plus de solidarité, c'est aussi améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées. Et je sais, cher Nassima, que c'est un de tes combats à la tête du département de la Réunion. C'est un de tes combats mais dans la tradition de notre famille politique, c'est aussi le mien. On m'a fait le procès de vouloir mettre à mal notre assurance maladie et notre système de soins. C'est faux.

Ce que je dénonce, c'est la langue de bois de tous ceux qui se fichent des déserts médicaux, qui se fichent des pathologie non remboursé, qui se fiche des urgences débordées, qui se fichent de savoir que les personnels médicaux sont à bout et puis qui se fichent de savoir que la médecine libérale n'en peut plus d'être maltraitée. Les faux soyeurs de la sécurité sociale, ce sont ceux qui s'opposent à toute réforme. Moi, je veux une santé de qualité pour tous, une santé capable de répondre au vieillissement de la population et au prix croissant des médicaments. J'ai créé le CHU en 2009. Je l'ai fait.

Je l'ai fait parce que je crois au rayonnement de l'excellence française en santé dans l'océan Indien. Je veux rendre hommage au personnel de cet établissement. Je veux leur dire qu'ils font un travail remarquable dans des conditions souvent très difficiles parce que le gouvernement a délaissé le CHU, n'a pas soutenu ses projets et n'a pas pris en compte la réalité de ces missions. [Musique] Je suis heureux qu'aujourd'hui le CHU fasse l'objet d'un consensus politique local et je ferai tout pour que cet état d'esprit se maintienne. Je veillerai à ce que le CHU ait les moyens nécessaires à l'accomplissement de ces missions. Je veux je veux aussi qu'on puisse vieillir dignement dans notre pays.

Mon gouvernement avait revalorisé de 25 % les petites retraites pour les seigneurs de métropole, les gramounes de la Réunion. Il n'est pas acceptable qu'après 30 ou 40 années de laur, un agriculteur, un artisan ne perçoivent pas une recette décente. Je vais donc poursuivre l'effort que nous avions engagé et qui a été interrompu avec une revalorisation de plus de 300 € pour les pensions de moins de 1000 € et de moins 600 € pour les pensions de reversion. Je veux je veux enfin miser sur les grands projets environnementaux et énergétiques. Je me donne un objectif, zéro charbon, zéro fi en 2025. Ça veut dire une meilleure qualité de vie. Ça veut dire aussi des techniques de pointe.

Ça veut dire de la compétitivité pour la France. Ça veut dire de l'activité économique nouvelle et donc de l'emploi. Ça veut dire aussi de l'attractivité et du tourisme. Ça veut dire la valorisation d'un patrimoine naturel exceptionnel pour l'écologie, la protection de l'environnement, le développement durable, les énergies renouvelables. La réunion est en pointe et cela depuis longtemps. Je me souviens de l'avoir dit et je me souviens de l'avoir vu de mes yeux dès 2009 lors de mon voyage. Pour moi, l'écologie c'est pas la décroissance. Pour moi, l'écologie c'est pas le retour en arrière. Pour moi, l'écologie c'est le progrès.

Et de ce point de vue, par la maîtrise des technologies innovantes, la Réunion nous montre le chemin. Ma réunion donne l'exemple en se préparant à devenir la véritable porte maritime de l'océan Indien avec le port Ouest aujourd'hui et demain avec ce grand projet de port est pour lequel tu œuvres, cher Jean-Paul Virpoulet, avec la passion et la force de conviction qu'on te connaît. Mes chers amis, l'État doit se concentrer sur ses missions essentielles. Aujourd'hui, notre faiblesse, c'est un état qui est absent là où il devrait être présent et qui se mêle de tout ce qu'il ce dont il ne devrait pas se mêler.

Moi, je veux que l'État protège tous les citoyens contre les violences et contre l'insécurité. Oui, je veux rétablir l'autorité et pour ça, il faut de l'ordre. Il faut mettre des mots sur les actes. Il faut dire qu'un délinquent n'est pas un mineur qui se cherche. C'est un délinquent. Il faut dire qu'un criminel n'est pas une victime de la société, c'est un criminel. La sécurité doit être partout et pour tous avec des forces de l'ordre modernisées. Oui, dans les outres mers. Je veux augmenter les moyens des forces de sécurité et de la justice et il faudra pour cela construire des prisons. La gauche a refusé de le faire.

Ce fut une décision très grave et nous allons devoir relancer ce programme ambitieux de construction de prison en métropole et en Outremè. Mes amis, la voix des outremères doit enfin être entendue à Paris comme à Bruxelles. Et je veux en prendre l'engagement devant vous. Je défendrai les outresemères dans les instances européennes. Quand il y a des politiques européennes qui ne correspondent pas aux outemères, la France doit le dire. Elle doit se faire entendre et elle doit, si c'est nécessaire, taper du point sur la table. L'Europe n'est pas notre ennemi. L'Europe est notre avenir, mais nous ne devons pas la subir. Nous devons l'orienter mieux encore, nous devons la conduire.

Et pour la conduire, il faut que nous soyons forts. Il faut que nous soyons respectés. Il faut que notre économie fonctionne. Il faut que notre État se désendte. Il faut que la France rayonne en montrant qu'elle a retrouvé la flamme de la création. Création d'emploi, création de richesse, création technologique, création culturelle. Mon programme, c'est de faire de la France la première puissance européenne dans les 10 années qui viennent. [Applaudissements] Et si je veux faire de la France la première puissance européenne dans les 10 années qui viennent, c'est d'abord parce qu'elle en a tous les atouts, mais c'est aussi parce que l'Europe en a besoin. Voyez le monde autour de nous.

Voyez le président américain et sa politique inquiétante. Voyez la Russie, la guerre commerciale qui s'ouvre avec la Chine. Voyez monter le terrorisme et le totalitarisme islamique dans une partie de l'Afrique et du proche Orient. Et voyez l'Europe qui se défait, l'Europe impuissante. Oui, il faut à la tête de l'Europe que la France retrouve sa place et cette place ça ne peut être que la première. [Musique] Mes amis, on me décrit comme le représentant d'une France traditionnelle. J'ai des racines et des valeurs et j'en suis fier. Comme vous êtes fier de l'histoire qui vous porte, qui fait partie de notre histoire, de l'histoire de la France. Vous êtes ici européen, africain, indien, chinois.

Vous êtes tous là à la fois français de l'océan Indien et vous êtes une part infiniment précieuse de la France dans son étonnante diversité qui s'est construite au sein de la République française. Oui, soyez fier de vos ancêtres comme je le suis des miens. Perpétuez leur mémoire. Assumons ensemble passé avec ces heures les plus indignes, celles de l'esclavagisme, mais aussi ces heures les plus lumineuses qui nous fraternis et qui nous poussent à aller ensemble de l'avant sous les seules couleurs de notre drapeau tricolore.

Pour moi, une seule chose compte sans considération d'origine, d'opinion ou de religion, c'est le désir de servir la France et de rendre à la France ce que nous avons reçu d'elle. [Applaudissements] Alors, je ne cesserai pas de vous parler de la France, de cette France que tous peuvent aimer. Une France entière, une France fraternelle, une France universelle, une France particulière, mais en même temps à reprendre, toujours à réinventer, toujours à sauver. Mes chers compatriotes, depuis 2 semaines, je suis attaqué 24 heures sur 24, mais je reçois en même temps d'innombrables soutiens les votes, ceux de tous ces Français que je rencontre.

Je me battrai jusqu'au bout parce que mon programme est le seul capable de relancer la France. Ma bataille à moi, c'est celle des projets. Ma bataille à moi, c'est celle des idées. Elle l'a toujours été. Je porte la responsabilité d'une ambition politique qui est celle de millions de Français qui refusent le déclin de notre pays. Oui, je me bats contre la gauche. Je me bats contre la gauche de monsieur Hamont qui rêve l'impossible parce qu'il est incapable de construire le possible, qui rêve de subvention universelle parce qu'il est incapable de construire la croissance, celle de monsieur Macron qui est le radeau de sauvetage de tous les naufragés du hollandisme.

Et je me bat et je me bats contre l'extrême droite qui mettrait la France en faillite au bout de 6 mois et qui dresserait les Français les uns contre les autres. Oui Michel, les gaulistes se sont toujours battus contre l'extrême droite et l'extrême droite a toujours été l'ennemi des gaulistes. Et bien nous les gaulistes, nous sommes là et nous refusons de voir l'élection présidentielle se résumer à un duel entre l'extrême droite et la gauche. C'est la raison de notre engagement, c'est la raison de la force et de la volonté du projet que je présente devant vous. Alors mes amis, maintenant je vais relever avec vous le défi du redressement national.

Ce défi, je le gagnerai si toutes celles et tous ceux qui en ont assez de la torpeur et des mensonges se lèvent à mes côtés. Je donne rendez-vous aux réunionnais et à toutes celles et ceux qui ont la tête sur les épaules. J'appelle à la Réunion tous ceux qui ont des valeurs solides. J'appelle tous ceux qui ont dans le cœur la fierté d'être français et la fierté d'être réunionnais. J'ai besoin de vous. Ensemble, nous allons libérer les forces de notre pays. Ensemble, nous allons le replacer au premier rang. Ensemble, nous allons traverser les tempêtes. Nous allons franchir tous les ponts qui mènent à la victoire. Vive la Réunion ! Vive la France ! Vive la République !

28:01
Non speech

[Applaudissements]

28:09
François Fillon

Jā.

28:15
Non speech

[Applaudissements]

28:42
François Fillon

et [Musique] il

29:02
Non speech

[Musique]

29:14
François Fillon

Pardon pardon président président