Meeting pour la Paix et la Justice à Marseille
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[applaudissements][acclamation] [acclamation] [applaudissements] Gaza Gaza Marse est avec Gaza [acclamation] Gaza Marseille est avec Gaza Gaza Marseille est avec toi Gaza Gaza Marseille est avec toi Gaza [acclamation] Gaza Marseille est avec toi Gard [applaudissements] Gard Marseille [acclamation] est avec toi Gard Marseille est avec toi C [applaudissements] Marseille est [acclamation] avec toi [acclamation] [applaudissements] [toux] Bon, Marseille c'est chaud hein, c'est ça fait plaisir. Alors [rires] ouais, applaudissez-vous. Vous avez vous avez le droit de vous applaudir.
Bravo ! Bravo ! [applaudissements] Alors moi, je fais le le discours d'accueil et les remerciements.
Donc ça fait euh ça commence d'abord par vous remercier à vous d'être là ce soir pour pour exprimer votre soutien et votre solidarité avec le peuple palestinien. Donc un immense merci à vous. Ce soir, j'oublierai pas non plus euh l'ensemble des militants de notre organisation de la France insoumise qui ont participé euh à faire que cet événement soit possible aujourd'hui.
Tous les militants des bouches du RON, applaudissez-les et applaudissez-vous. Merci 1000 fois. [applaudissements] Je vais me permettre un mot personnel pour vous dire que pour ceux qui me connaissent à quel point je j'ai toujours été fier d'être un insoumis, un insoumis marseillais particulier parce qu'on a toujours cette singularité ici à Marseille.
Euh je voudrais remercier les les élus, les députés, les militants de la France insoumise qui tiennent la position, qui tiennent la ligne et qui nous rendent encore plus fier d'être insoumis en ce moment. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Ce soir, on va on va essayer ensemble de raccourcir les 2863 km qui nous séparent de Gaza en souffrance, de Gaza martyrisés, de Gaza ravagé, dévasté par l'occupation israélienne. Et donc, j'aimerais que toutes et tous ensemble à nouveau comme on l'a fait dès le début, on montre not notre affection, notre soutien, notre solidarité avec les Gazaouis et le peuple palestinien en disant "Gaza, Gaza, Marseille est avec toi.
Gaza ! Gaza ! Marseille est avec toi.
Gaza ! Gaza Marseille est avec toi. Gaza Marseille est avec toi.
Jason ! Marseille est avec toi. Jason !
Marseille est avec toi. Bravo Marseille, ça a fait les 2800 km. Bravo à vous.
Bravo. [applaudissements] Alors, je vous présente rapidement les invités de ce soir qui vont vous parler de la situation et euh et de vous et vous donner leur position. un immense un immense ton d'applaudissement à au natif des quartiers nord de Marseille, notre député, notre fierté marseillaise, Sébastien de Logu. [acclamation][applaudissements] [acclamation] Un casi marseillais tellement il est souvent avec nous, malheureusement pour toujours porter la parole des Palestiniennes et des Palestiniens.
Et donc l'avocat franco-palestinien, le faire de lance du combat pour la libération des des prisonniers palestiniens, j'ai nommé monsieur Salahouri. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation][applaudissements] Parmi tant d'autres, elle symbolise la résistance du peuple palestinien dans ce conflit essentiel, dans ce conflit fondamental. Je voudrais que vous fassiez un tonneur d'applaudissement à madame son excellence l'ambassadrice de France de Palestine en France, madame Ala Abou Asira. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] [applaudissements] un autre Marseillais adopté et que qu'on a adopté à 100000 % ici Marseille, celui qui met en pls la plupart des plateaux télé, j'ai nommé Manu Bompard. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [acclamation][applaudissements] Bien sûr, c'est le député de la 4e circonscription de Marseille.
Enfin, celle que vous connaz que vous connaissez toutes et tous et qui nous rend fier et qui nous porte par son courage dans cette lutte politique notamment à l'Assemblée nationale, madame Mathilde Panot, député de la 10e circo. [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] le gouvernement. Donc on va commencer avec Sébastien qui va introduire la la le meeting.
Merci à toutes et à tous. [applaudissements][acclamation] Allez ! [rires] Mon dieu !
Mais quel honneur ! Quel honneur vous me faites ! Et nous nous faisons en ce en se voyant là tous ensemble, je suis tellement fier d'avoir rempli cette salle et de voir des gens qui me remplissent de fierté. vraiment je n'ai que le mot fier en fait à vous dire parce que en fait je suis trop content de vous voir toutes et tous. [applaudissements][acclamation] Bon alors le 7 octobre dernier, Israël a subi l'attaque la plus meurtrière depuis 75 ans avec plus de 1200 morts dont 35 français, 5000 blessés et 229 otages.
Ces crimes atroces, tout le monde les condamne. On est tous d'accord avec cela, mais il faut être réaliste. La situation était déjà au bord de l'explosion dans un conflit colonial où les résolutions de l'ONU ne sont pas respectées depuis des décennies.
La ripose de l'armée israélienne sur Gaza est rapidement devenue une vengeance brutale et aveugle. On passe d'une véritable prison à ciel ouvert en un immense cimetière et ils appellent ça le droit de se défendre. Le bilan est effrayant.
Les bombes israéliennes tuent sans réserve des civils, des journalistes, des humanitaires et ils ont déjà tué plus de 14500 Palestiniens. 14500 vies humaines dont 74 % des femmes et des enfants. En si Jordaniers occupés, il y a des centaines de Palestiniens qui sont morts sous les balles de l'armée israélienne et tout cela dans le silence complice des amis du criminel de guerre Benjamin Etanyaou.
Il nous refuse même très récemment une minute de silence à l'Assemblée nationale pour les employés de l'ONU mort sous les bombes. Je suis désolé. Je suis désolé mais on ne se défend pas en massacrant des enfants.
On ne se défend pas en écrasant tout un peuple sous les décombres. On ne se défend pas en propageant [applaudissements] le chaos, la famille. et la mort.
Aucun crime de guerre n'est justifiable, pas même celui qui répondrait à un autre. En France, alors que l'ensemble des mobilisations appelle à incesser le feu au respect du droit international, à la libération des otages, à la défense du des droits du peuple palestinien, les interdictions de manifester, les interdictions de manifester et les verbalisations pleuvent sans aucun motif. Partout dans les grandes villes du monde, on a vu les gens sortir par dizaines de milliers à Londres, à Barcelone, à Tunis, à New York, à Séou, à Berlin, à Alger et même à Jérusalem, il y a eu des rassemblements. [applaudissements] Et puis grâce aux vaillantes et aux vaillants, grâce à vous, grâce à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés, on a réussi à faire entendre une voix juste et digne pour la paix.
Et enfin, la liberté de manifester s'est imposée partout dans le pays. Nous avons assister à une convergence idéologique de la droite et de l'extrême droite française avec l'extrême droite israélienne. Cette alliance des fascistes qui s'est noué sur des bases racistes et coloniales sur laquelle la Macronie s'est alignée à travers la présidente de l'Assemblée nationale.
Cette alliance là, nous la combattrons sans relâche avec chacune et chacun d'entre vous et celles et ceux qui à gauche ont trahi la position historique de la France pour s'acheter des brevets de de respectabilité médiatique en sacrifiant la défense des principes républicains et du droit international ont commis une faute politique extrêmement grave. D'abord parce qu'en utilisant le mot de terroriste pour qualifier le Hamas, ils ont validé le récit, ils ont validé le récit de l'extrême droite israélienne, celui d'une guerre totale, celui d'une guerre de civilisation, celui d'un affrontement entre les démocraties et le terrorisme. Cette lecture fausse et simplice de la situation qui revient à effacer 75 ans d'histoire coloniale, elle revient oublier que depuis 1947, Israël a fait l'objet de 50 résolutions et condamnations de l'ONU jamais respecté.
Qu'Israël a battu tous les records l'année dernière en étant pointé du doigt à 15 reprises par l'ONU. Cela revient à oublier qu'il y a un état qui colonise et qui occupe et un peuple qui est occupé et colonisé. Ouais, [applaudissements] donc cette fausse cette lecture fausse et simplice de la situation, elle reviendrait pour quelqu'un comme moi qui a mené qui continue de mener une lutte acharnée pour la défense des droits du peuple arménien, à oublier le soutien actif à travers les ventes d'armes massives du gouvernement israélien dans l'épuration ethnique qu'il y a eu il y a quelques semaines au Carabach.
Alors que le peuple aménien a été attaqué en violation totale du droit international, je m'étais rendu sur place. J'ai vu là-bas de mes propres yeux la réalité de la loi du plus fort et l'absence du droit international sur le terrain. 110000 Arméniens déplacés obligés de fuir face aux menaces de viol, de torture et d'assassinats.
J'ai remonté la route qu'ils avaient emprunté. J'ai entendu le bruit sourd des centaines de convois qui amenaient par dizaines de milliers des familles, des femmes, des enfants en dehors de leur terre. Cette horreur de la guerre, notre [raclement de gorge] devoir c'est de toujours la combattre.
Notre devoir c'est de toujours nous tenir au côté des peuples opprimés. Aucune voie républicaine ne devrait manquer à cela. Et pourtant, les silences coupables raisonnent un peu partout dans le pays.
Comment ne pas évoquer ma peine, ma honte face au silence de Marseille ? Marseille capitale méditerranéne Marseille port d'accueil de refuge de tous les temps pour tous les peuples. Marseille Marseille aujourd'hui ta voix manque cruellement pour les 2 millions et demi de Gazaoui qui avec qui nous partageons notre mère commune et plus largement avec le peuple palestinien avec lequel nous partageons notre humanité commune. [applaudissements] Cette voix s'est fait entendre il y a plus à plusieurs reprises et a raison d'ailleurs pour les peuples ukrainiens, arméniens et israélien.
Alors pourquoi ? Pourquoi un tel deux poids de mesure ? Je le répète ici, de l'autre côté de la Méditerranée, il y a plus de 5000 enfants qui ont été massacrés, qui sont morts sous les balles ou sous les bombes.
Souvenez-vous, souvenez-vous de vos élus marseillais, de celles et ceux qui n'ont pas eu le courage de porter la voix de la paix, de porter la voix de toutes les victimes et de toutes les vies brisées et qui préfèrent s'acheter des brevets de respectabilité médiatique plutôt que de défendre les valeurs nos valeurs républicaines. Face à l'horreur et au massacre, je le redis encore une fois ici, le maire de Marseille doit mettre le drapeau palestinien sur le front de la ville de Marseille. [acclamation] Marseille [applaudissements] victoire marse victoire [applaudissements] marse marse [acclamation] est avec toi marse est avec toi avec et pendant ce tempsl Là, en France, le gouvernement reprend les discours de l'extrême droite et la parole raciste se libère et se banalise.
Alors, à ce qui alors ce qui paraissait impossible il y a quelques années prend forme sous nos yeux. Et maintenant la présidente de l'Assemblée nationale, le président du Sénat avec l'ensemble des médias et la quasi totalité des partis politiques, le fameux arc républicain, on appelait une marche dite contre l'antisémitisme. La sommation fait froid dans le dos.
L'assommation fait froid dans le dos. Soit vous marchez, soit vous êtes antisémite. Je vous le dis.
Je suis fier d'appartenir et de participer à un mouvement politique qui a refusé malgré les insultes, [applaudissements][acclamation] malgré les les calomnies, malgré les menaces de céder à ces principes et de ne pas marcher à une extrême droite qui elle est antisémite. Je suis fier que les insoumis aient continué à apporter les principes prépublicains quand autour de nous les autres membres de la NUPES trahissaient l'espoir commun. Je suis fier que les insoumis n'aient pas participé à cette immense opération de blanchiment de l'extrême droite.
Je suis fier car comme vous, [applaudissements] je suis fier car comme vous face à la barbarie, face à la guerre, nous nous tenons debout face à l'histoire pour la défense des droits humains et pour le peuple palestinien. Merci beaucoup. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Marseille pas marion mar avec moi est avec moi est avec moi [acclamation] est avec Mar est avec toi est avec toi avec maintenant c'est à l'heure de Salah à mourir de prendre la parole.
Il faut lui donner un tonneur d'applaudissement, s'il vous plaît. Il le mérite. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir à toutes et à tous.
Tout d'abord, merci pour l'invitation euh d'être parmi vous ce soir. Ce meeting qui est là pour montrer surtout que ici en France, on est nombreux et nombreuses tous les jours dans les rues pour le soutien au peuple palestinien. Aujourd'hui, ce génocide lancé contre l'ensemble du peuple palestinien, il faut le dire cl clairement, c'est contre l'ensemble du peuple palestinien.
Ils essayent de nous faire croire que c'est une guerre contre Gaza ou contre la Hamas. Non, c'est un génocide qu'on le voit quotidiennement à Gaza, en Si-Jordanie, à Jérusalem, dans les territoires de 1948 et ailleurs. Ce plan politique que le gouvernement de l'occupant israélien l'a sorti de fond de ces tiroirs, il était prêt il y a longtemps, même avant la période de Biden.
C'est le plan que ils ont préparé avec les Américains il y a longtemps l'expulsion et la déportation des Palestiniens de la bande de Gaza et leur et les installer à Sinaï, au Qatar, au Soudan et ailleurs dans des pays arabes. Ce plan, ce plan de s'en sortir aussi des Palestiniens de la CJordanie, expulser les maximum des Palestiniens, ça ça s'appelle un nettoyage ethnique et ça s'appelle pas une guerre. [applaudissements] Aujourd'hui, on est à on est un 15000 Palestiniens tués. des milliers qu'ils ont disparu qu'on sait pas c'est quoi leur destin. 25 hôpitals détruits totalement 60 journalistes assassinés pour essayer de éviter que les messages y sortent de Gaza.
Mais aussi il faut en parler de la si Jordanie. En si Jordanie aujourd'hui, on en est à 215 Palestiniens tués depuis le 7 octobre et des milliers et des milliers des maisons détruites, des terres annexées, mais il y a surtout les arrestations quotidiennes des milliers des Palestiniens qui sont arrêtés brutalement chaque jour depuis le 7 octobre. Depuis le 7 octobre, il y a 3000 Palestiniens qui se sont arrêtés par l'armée israélienne en SJ Jordanie.
Il y en a des Il y a aussi des centaines des Palestiniens de Gaza qu'on sait pas c'est quoi leur destin. Ils sont disparus, on sait pas où est-ce qu'ils sont détenus. On connaît rien sur leur circonstances de détention.
Les prisonniers politiques aujourd'hui, ils souffrent d'une brutalité totale, d'une torture quotidienne qui a fait jusqu'à aujourd'hui six palestiniens, six détenus palestiniens tués, assassinés à cause de la torture physique qui subit après leur arrestation. Aujourd'hui, le chiffre des prisonniers politiques, il est à 10000 prisonniers politiques palestiniens. 365 enfants, 150 détenues, des centaines des dossiers des prisonniers malades, des enfants qu'on peut en trouver de l'âge de 12, 13, 14 ans jusqu'à l'âge de 18 ans.
Ces enfants sont torturés quotidiennement dans les interrogatoires par les renseignements israéliennes. 2000 200 prisonniers en détention administrative. la détention administrative qui est contradictoire au droit international où on met des hommes et des femmes et des enfants pour des mois et des années sans aucun jugement, sans aucun preuve et on les tient pendant des années sans savoir le moment auquel ils vont sortir.
Aujourd'hui, la situation palestinienne, malgré la guerre, malgré les pertes, je pense que aujourd'hui la question palestinienne est revenue la première priorité politique mondiale aujourd'hui. [applaudissements] Aujourd'hui, grâce à deux choses que cette question est retournée au premier rang, c'est la résilience des Palestiniens et la solidarité internationale. [applaudissements] Il y a une décision qui est pris par les Palestiniens et clairement dite par les hommes, par les femmes, par les enfants malgré les massacres.
Nous les Palestiniens, on n'acceptera pas une deuxè nakba qui sera produit dans 2023. [applaudissements] Palestine aujourd'hui Aujourd'hui les Palestiniens, ils ont pris une décision qu'on acceptera pas encore des générations et des générations des Palestiniens réfugiés hors de la Palestine. cette résilience, cette solidarité internationale, cette deux combinaisons qu'ils ont fonctionné partout dans le monde qu'ils ont qu'ils ont fonctionné au Vietnam, en Algérie, en Afrique du Sud et ailleurs.
Je pense que aujourd'hui notre droit du peuple palestinien qui est reconnu au niveau international et dans le droit international, personne n'a le droit de nous confisquer nos droits. Toute forme de droit. Pour nous, les droits, ils s'expriment clairement que nous, le peuple palestinien, on a le droit à tout forme de résistance comme tous les restes des peuples qu'ils étaient occupés. [applaudissements] Tant que tant que les droits du peuple palestinien ne se sont pas respectés, il y aura pas de solution.
En première tête de cette résolution qui doivent être appliquées, c'est le droit du retour de tous les réfugiés palestiniens. [applaudissements] Chers amis, aujourd'hui ici à Marseille, on va dire les choses très claires que nous, sous bombardement, sous génocide, on va pas reculer de nos droits fondamentaux. les et à l'inverse chaque massacre commis par la force occup occupante montre 1 an 2 ans, 3 ans après que les Palestiniens se sont en sortis plus fort et plus déterminés de lutter contre cette occupation. [applaudissements] Il faut dire et il faut lever la voix que aujourd'hui grâce aussi à la solidarité internationale, ce élément très [grognement] très important pour les Palestiniens.
La solidarité la solidarité internationale n'est pas que humanitaire, elle est hautement politique. Il faut savoir que vous le travail que vous avez fait d'être milliers présents dans les rues ici en France, à Londres, à Barcelone et ailleurs, c'est ça qui a mis la pression sur les gouvernements pour commencer à les pousser à changer leur prise de position. Aujourd'hui, je pense qu'il vaut être il y a la trêve qui va commencer demain 7h du matin.
Il faut pousser que ça soit pas une trêve de 4 jours mais il faut pousser que ça soit un cesser le feu définitif [applaudissements] pour terminer pour terminer si les Israéliens et leur alliés occidental surtout les Américains, les Britanniques, les Français et d'autres s'ils croivent que nous ici en France ou ailleurs on va reculer sous pression, ils sont dans l'illusion totale pour nous pour nous pour pour nous la souffrance de Gaza, c'est la nôtre. La résilience de Gaza, c'est la nôtre. On partage ses valeurs humanitaires.
On va continuer d'être nombreux et nombreuses partout. On va faire comprendre aux Israéliens et leurs alliés que la Palestine n'a jamais été dans l'histoire. La Palestine sera jamais dans le futur.
Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. Merci. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] ici.
D'accord. [acclamation] Merci beaucoup Salah. Merci beaucoup pour tes mots.
On a encore une invitée de marque ce soir. Notre Non. la l'invité la la plus précieuse, notre sœur, l'ambassadrice de Palestine en France. [applaudissements] Merci, [applaudissements] merci Marseille, merci les Marseillais.
C'est avec beaucoup beaucoup d'émotions que je m'adresse à vous. Je m'adresse à vous ce soir et tout d'abord je voudrais remercier le député Sébastien Dogu. Voilà, j'ai pensé au voyell, plusieurs voyelles et à l'ensemble vraiment des députés à Emmanuel Bompard et Mathilde Pan et l'ensemble des députés de la France insoumise, des adirants de la France insoumise et des militants qui ont porté porté toujours la voix de peuple palestinien, la voix juste de peuple palestinien et de sa question et sa quête et son combat juste et noble. pour la liberté.
Merci à vous. Merci à vous tous [applaudissements] et c'est toujours un plaisir de revenir à Marseille, la ville que je connais bien où j'ai vécu 6 mois de ma vie ici. La ville belle et rebelle comme vous dites ici est la ville qui ressemble le plus à ma ville natale à Gaza par sa dynamique. [applaudissements] Merci. [applaudissements] Je suis euh en partie chez moi.
Je je le sens. [applaudissements] Cette ville riche, riche et belle, pleine de dynamique, pleine de diversité et plein d'espoir. Et vraiment quand je dis cette ville ressemble à Gaza, je le sens et elle ressemble énormément à Gaza par sa force aussi, par sa dynamique et par son militantisme pour la justice.
Pour la justice et l'égalité. Quand il s'agit de la Palestine et de peuple palestinien, c'est très important de dire que l'histoire de peuple palestinien et de la question palestinienne n'a pas commencé le 7 octobre. Elle a bien commencé un siècle avant.
Cette année, nous commémorons les 75 ans de la Nakbainienne, la catastrophe palestinienne. Nous commémorons 75 ans d'un régime d'appartide imposé sur l'ensemble de peuple palestiniens. Nous commémorons la disposition ou la dépossession de peuple palestinien de sa terre, la destruction de ses maisons, la confiscation de sa terre, son arrachement de chez lui.
Aujourd'hui, il y a 6000 réfugiés palestiniens qui attendent au diaspora, qui attendent leur retour en Palestine. Il y a plus de 4000 aussi en territoire palestinien occupés qui attendent leur retour chez eux, qui attendent l'exercice de leur droit inaliénable de retourner chez eux. Et ça fait 20 ans que nous constatons tous que tout gouvernement, tous les gouvernements israéliens consécutif ont tout mis pour tuer tout espoir, pour tuer tout perspective politique de arriver à conclure enfin une vraie paix, une paix juste et durable entre le peuple palestinien et le peuple israélien.
Nathaniah était le mal, le pire et ça a été constaté par tout le monde, par le monde entier. Cette année, le gouvernement israélien constitué il y a à peu près 1 an, tout le monde a dit c'est le gouvernement le plus fasciste dans l'histoire d'Israël. Et déjà ça a commencé avant le 7 octobre.
Ce gouvernement par son premier ministre qui a nié totalement le droit au peuple palestinien, à leur état indépendant et souverain qui a nié totalement la solution à deux États. Son ministre Smotrich de Paris même a nié l'existence de peuple palestinien. Le premier ministre israélien de la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies il y a juste un mois et demi a montré une carte une carte qui raserait totalement l'État de Palestine et des parties des États voisins. face nous faisons face à un un tel gouvernement qui nie complètement et l'existence et le droit de peuple palestinien à exister et à vivre en liberté chez lui dans son état indépendant et souverain.
Quant au 7 octobre, nous sommes très clairs à déplorer la perte de toute vie. Toute vie civile doit être préservée israélienne ou palestinienne. Nos vies veut la même chose.
Nos vies sont égaux à la [applaudissements] vie de chaque être humain sur cette terre. Israël a lancé depuis [applaudissements] le 7 octobre une opération de vengeance aveugle contre le peuple palestinien, contre les civils palestiniens, contre les femmes et enfants palestiniens. Une opération de vengeance aveugle où et aujourd'hui beaucoup disent est-ce qu'on utilise le terme génocide ou pas ?
Est-ce que c'est un génocide ou pas ? Ça choque certains, mais moi je dis ce qui se passe dans la bande de Gaza depuis 47 jours aujourd'hui doit choquer la terre entière, doit choquer l'humanité entière. Si je vous fais un bilan des de de des pertes des pertes des vies des Palestiniens, jusqu'à ce matin, 1453 personnes palestiniens ont été assassinées depuis 47 jours dans la bande de Gaza.
Parmi eux, 6000 enfants. Les chiffres sont très importants. 6000 enfants et 4000 femmes.
Il représente 74 % des Palestiniens assassinés depuis 47 jours. Chaque jour en moyenne 180 enfants sont assassinés. 180 enfants sont assassinés chaque jour.
Ça veut dire un enfant chaque 10 minutes. Là quand je terminerai, un enfant est certainement tué assassiné à gazin. Les chiffres sont très importants pour se rendre compte de la gravité et de l'ampleur de génocides en cours qui s'intensifie chaque jour.
Selon le porte-parole de l'OMS, de l'Organisation mondiale de la santé, la bande de Gaza est devenue une cimetière, une cimetière en en masse. Il y a plus de 6500 Palestiniens civils sur le décombre des bâtiments. qu'on ne peut pas retirer et enterrer en dignité nos bien-aimés, nos enfants, nos femmes, nos pères, nos grands-pères et et nos parents.
J'aimerais bien vous donner un chiffre jusqu'il y a 10 jours parce qu'on narrive pas à avoir un bilan très précis. Faute d'information, faute d'avoir des journalistes sur place car ils sont assassinés. 62 journalistes sont assassinés jusqu'à maintenant dans la bande de Gaza. 312 familles palestiniennes au total avaient perdu 10 membres au plus. 312 familles. 189 autres familles palestiniennes ont perdu entre 6 et 9 de leurs membres et 549 familles ont perdu de à c membres de leur famille.
C'est un génocide. C'est un génocide avec une intention déclarée. Les déclarations de responsables israéliens ont été et publique et clair déclarer la volonté et l'intention d'anéantir le peuple palestinien, de l'affamer, de couper et la nourriture et l'eau et l'électricité et le fiou de bombarder les hôpitaux. de bombarder les lieux sacrés et les mosquées et les églises et les églises de bombarder les école de roi.
Aujourd'hui, il y a plus d'un million 1 million de Palestiniens 1 million et demi qui qui ont pris refuge qui sont abrêtés dans les écoles d'rois. 50 des écoles de 150 écoles de honrois qui abritent les réfugiés palestiniens ont été bombardés. 900 plus de 900 Palestiniens ont été tués assassinés dans les écoles d'endroit dans leur lieu de refuge.
Quant à l'habitation, les entités résidentielles, on parle de plus de 233000 unités résidentielles détruites, complètement détruites, principalement dans le nord de la bande de Gaza. Israël demande à la population de prendre refuge, de quitter le nord de la bande de Gaza vers le sud en zone sécurisée. Le bombardement suit suit la population. 40 % des victimes se trouvent dans le sud de la bande de Gaza.
Des familles entières entières rasées de de registre civil dans la bande de Gaza. Les hôpitaétaitaux, je crois le monde entier a vu en live les hôpitaétaitaux massacrés, bombardés. Les blessés doivent quitter l'hôpital on sait pas où.
Pas de soin. C'est une condamnation à mort. Non seulement des blessés, non seulement des malades, non seulement des médecins, mais de toute une population. de toute une population.
Chers amis, le moment est très très grave et la situation est très très grave. Israël est en train de perpétrer perpétrer un génocide dans tous les sens de terme contre la population palestinienne. Si Jordanie Salah en a parlé où nous voyons aujourd'hui les colons terroristes protégés par l'armée israélienne attaquer chaque ville, chaque village, chaque route palestinienne.
La population palestinienne en SJordanie ne peut ne peut pas sortir le soir. Il y a une sorte de creefeu par peur qu'ils soient attaqués. Ils sont attaqués par les colons qui sont lourdement armés par Bengvirons isra par des armes les plus sophistiqué pour cibler la population palestinienne.
Toute la la SJ Jordanie est décopée, complètement décopée. Les maisons sont toujours détruites. Les terres sont toujours confisquées à Jérusalem Est.
Toute une politique de nettoyage ethnique qui a commencé en 1948, pas aujourd'hui. Chaque quartier est ciblé. Nous avons vu à cher Jarrah s'éloine les lieux saints et chrétiens et musulmans.
Nous avons vu les fédèles et chrétiens et musulmans attaqués par l'armée israélienne et par les colons israéliens. Revenons à la bande de Gaza. Pas parce que c'est c'est l'actualité.
Toute la Palestine est sous une attaque massive israélienne aujourd'hui. Mais je reviens au crime de génocide et c'est très important. L'intention israélienne, elle est là, elle est déclarée, elle est évidente d'anéantir vraiment l'existence de peuple palestinien et de obligé la population Gazaoui à quêter la bande de Gaza.
C'est le transfert, le projet ancien israélien de s'en débarrasser de ces Palestiniens. l'expulsion forcée de forcer toute une population aujourd'hui à quitter le nord vers le sud mais à cibler la population après dans le sud une punition collective aujourd'hui. Les vers euh commencent s'approchent dans la bande de Gaza. de 1 million et demi de Palestiniens qui ont fu ils ont quêté chez eux il y a 47 jours avec ce qu'il eux des vêtements d'été.
Imaginez, imaginez la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui. On commence à éger de nouveau des condes de refugés, de nouveaux condugés pour les réfugés sur la pluie, sur le vent et sans abris et sans vêtements, sans nourriture, sans eau, sans fioule, sans rien. sans rien.
Je vous parle avec beaucoup d'émotions parce que j'ai j'ai le feedback j'ai le feedback constant de ma famille aussi qui vit à Gaza, qui a vécu ce que vent les 2 millions,3 de Palestiniens. Ils ont fu tout le monde. Le sud est bombardé, le bâtiment trouvé. ma famille se trouvait ma famille a été bombardée du coup il fuit encore une fois vers le nord mais le bombardement intensifie [raclement de gorge] il cherche un un nouveau abri dans la ville de Gaza bombardement et de coup il fuit vers le sud encore une fois 60 personnes de ma famille de mes cousins ont été assassiné toute une famille Toute une famille a été assassinée, des femmes, d'enfants, des vieillards.
Mon frère m'a dit qu'il a porté parce qu'ils sont allés porter secours qu'il a porté entre ses propres mains quatre têtes. Les corps étaient complètement déchirés. C'est important de savoir ce qui se passe à Gaza.
La terreur de bombardement, les familles dorment dans les couloirs et chaque famille dorme ensemble. Et ils disent parce que si on va mourir, on veut mourir ensemble. terroriste.
Terroriste. Aujourd'hui, nous sommes tous face à notre humanité. Nous sommes tous face aussi au droit.
La seule sortie de ce génocide, la seule sortie, la seule fin pour ces crimes contre l'humanité et les crimes de guerre et le génocide en cours à Gaza, c'est l'application de droit. C'est l'application de droit sur tous et surtout sur Israël, l'État occupant, la force occupante de la Palestine. [applaudissements] Nous avons tous une responsabilité aujourd'hui déjà de lever notre voix, de dénoncer les crimes en cours contre le peuple palestinien, de dénoncer le régime d'appartide, de dénoncer le régime de colonisation et de colonialisme contre le peuple palestinien et contre la terre palestinienne et de demander haut effort tout simplement l'application de droit. droit sur tous et le droit international offre des outils des outils juridiques et pacifiques pour rendre un état occupant responsable et de son occupation et de ses crimes.
Il faut pas faire de la Palestine l'exception et il faut pas faire d'Israël l'exception. C'est pour cela que nous comptons d'abord sur la solidarité internationale, sur chaque voie qui demanderait justice tout simplement qui demanderait justice. Et nous comptons sur l'ensemble de la communauté internationale qu'il y a une responsabilité juridique juridique par la charte des Nations Unies de faire appliquer le droit international de rendre responsable les criminels de guerre devant les tribunaux internationales.
L'État de Palestine a engagé une procédure juridique depuis quelques années devant les instances juridique les plus hautes au système onusien, la CPI et la Cour de justice internationale et nous demandons aujourd'hui plus que jamais que la cour commence son enquête dans l'ensemble de territoires palestiniens occupés et de rendre tout criminel de guerre responsable. de ces crimes. C'est la seule voix, c'est la seule sortie [applaudissements] [applaudissements] et nous demandons à la France d'utiliser son influence et son engagement pour jouer un rôle constructif constructif pour rendre Israël responsable de ces crimes pour rendre une voix pacifique pour possible pour sauver les vies toute vie de tous côtés palestiniens et israéliens et nous disons que il y a pas une solution militaire aucune solution militaire n'est possible c'est le droit la solution sera par l'application de droits de droits international surtout et temps d'arrêter l'impunité d'Israël et les temps [applaudissements] et le temps d'arrêter ce massacre contre le peuple palestinien et [raclement de gorge] le temps d'incu. une trêve humanitaire peut-être sera accueilli, bien accueilli par le peuple palestinien qui subit vraiment les erreurs depuis 47 jours.
Mais il faut que ce trêve humanitaire soit transformé en unil feu permanent. [applaudissements] Et enfin, moi je dirais la paix. Nous cherchons tous la paix.
Nous voulons tous la paix. Le peuple palestinien cherche et la paix et la justice depuis un siècle déjà. et il mérite son état indépendant et souverain.
Il mérite d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination dans son état indépendant et souverain. [applaudissements] Et il y a pas de paix. Il y a pas de paix.
Il aura jamais de la paix sans la justice et l'égalité. L'égalité pour tous et la justice pour tous. [applaudissements] le peuple palestinien et je vous porte sa voix aujourd'hui et je vous remercie vraiment au nombre de peuple palestinien qui est peut-être copé de monde entier mais ils savent parce que la solidarité internationale a été toujours présente.
Ils savent que vous êtes là pour eux. Ils savent que vous portez leur voix aussi. Ils savent que vous croyez en la noblesse et la justesse de leur combat parce que leur combat est un combat pour la liberté, pour la digniité.
Et je termine par dire le peuple palestinien restera restera dans sa terre, sur sa terre. [applaudissements] Nous ne lâcherons pas. Nous ne lâcherons pas le combat pour l'égalité, pour la justice, pour la liberté et pour la dignité. [applaudissements] Et j'espère qu'on fêtera la libération de la Palestine ici à Marseille comme à Paris, comme dans chaque ville française et chaque ville dans le monde entier. [applaudissements] Vive le peuple palestinien.
Vive le combat de peuple palestinien pour la liberté. [acclamation] Merci Marseille. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] Allez, allez. [applaudissements] Du fond du cœur, merci euh votre excellence pour ce témoignage et pour le peuple palestinien à à Gaza au Marseille.
On souffre du même mal incurable. L'espoir et transmettez-leur cet espoir que nous avons effectivement fait ensemble la libération de la Palestine inchallah. Je vous demande d'accueillir maintenant le député de la 4e circonscription de Marseille et coordinateur de la France insoumise, monsieur Manuel Bompard. [applaudissements] Bonjour à toutes et tous.
Merci d'être venu si nombreux, si nombreux ce soir et forcément après l'intervention, après les interventions qu'on vient d'entendre, je ne peux pas commencer sans vous dire l'émotion qui est la mienne et je crois l'émotion qui est la vôtre. et sans que l'on rende ensemble un hommage vibrant, chaleureux, fraternel à Salah Amouri, à madame l'ambassadrice en France pour leur force, pour leur détermination, pour leur courage, [applaudissements] pour [acclamation] les mots qu'ils ont eu pour dire à quel point nous ne lâcherons jamais l'affaire [applaudissements] et à quel point la bataille continuera jusque [acclamation] à l'instauration. d'un état pour les Palestiniens [applaudissements] et je voudrais vraiment les remercier de leur présence et leur dire ma fierté, notre fierté, je crois, d'être sur cette tribune avec eux.
Salah Amour en a parlé, madame l'ambassadrice aussi. Je ne reviendrai pas sur la gravité de la situation et sur le drame, sur le nombre de victimes, sur les femmes et les enfants qui meurent. Et je voudrais ce soir retenir plutôt l'espoir, l'espoir de cette trêve certes insuffisante mais qui va rentrer en vigueur à partir de demain pour 4 jours. l'espoir d'un répi, l'espoir de la fin des bombardements et la signification aussi que notre mobilisation, la mobilisation internationale, elle fait bouger les lignes et cette trêve, elle doit nous amener justement à continuer cette mobilisation pour faire en sorte que d'une trêve temporaire, on obtienne un cesser le feu permanent, une C'est juste et durable. [applaudissements] Que de cette trêve temporaire, on obtienne l'arrêt du blocus de Gaza.
Que de cette trêve temporaire, on obtienne enfin la fin de la colonisation et le retrait d'Israël des territoires occupés. [acclamation][applaudissements] que de cette crève temporaire, on obtienne enfin la libération des otages et la libération des prisonniers et politiques palestiniens dont a parlé Salah Amouri tout à l'heure. Que de cette trêve humanitaire par notre mobilisation, on obtienne enfin la réouverture de ce processus de paix pour faire en sorte que le droit international soit enfin respecté et que le peuple palestinien ait enfin le droit à son état.
Et Salah Amour et madame l'ambassadrice Charala ont tous les deux insisté pour dire à quel point la solidé la solidarité internationale était importante. Elle est importante parce que les personnes qui vivent aujourd'hui à Gaza, les personnes qui vivent aujourd'hui en 6 Jordanie la ressentent cette solidarité internationale. Mais elle est importante aussi parce que c'est notre mobilisation, c'est votre mobilisation qui oblige aussi les gouvernements et notamment le gouvernement de la France à bouger sur sa position et à renoncer au soutien inconditionnel à Israël qu'il a exprimé dans un premier temps. [applaudissements] Parce que oui, il faut le dire.
Il faut dire à quel point nous avons souffert, nous députés à l'Assemblée nationale quand la présidente de l'Assemblée nationale a exprimé le soutien inconditionnel à Israël quand la présidente de l'Assemblée nationale s'est rendu sur place pour dire que rien ne pouvait empêcher et rien ne devait empêcher Israël de se défendre. Parce que quand on est la France, quand on est attaché au droit international, quand on est un peuple qui défend la liberté et l'égalité et la fraternité comme c'est inscrit au front de nos mairies, on n'apporte pas son soutien inconditionnel à un gouvernement qui frappe et qui bombarde des populations civiles. [applaudissements] [applaudissements] Et vous avez sans doute vu comment la présidente de l'Assemblée nationale a piteusement essayé de revenir sur ses déclarations le weekend dernier en disant qu'elle avait pas vraiment dit ça mais un peu ça quand même et pas tout à fait.
Je dois vous dire aussi la blessure qui a été la nôtre, qui a été la vôtre, j'en suis sûr. Oui. Qui a été celle de nombreux peuples dans le monde face aux atermoiements, aux tergiversations, au changement de position permanent qui a été exprimé par le président de la République en France.
Comment peut-on dire comment peut-on dire le même jour auprès de monsieur Netaniaou qu'il Israël avait un droit légitime à se défendre et que cette cause était juste point final sans avoir un mot sur les populations civiles victimes des bombardements israéliens et le même jour se rendre à Ramala et dire j'entends les souffrances des populations civiles et rien ne saurait les justifier parce que quand on veut avoir une parole claire sur la scène internationale, on ne change pas de position en fonction des interlocuteurs que l' en face de nous. On dit ce qui est juste, on dit ce qu'il faut dire, on défend le droit international, on ne défend pas des positions à géométrie variable en fonction de la personne que l'on a en face de nous et indépendamment d'ailleurs des positions politiques des uns et des autres, des camps politiques des uns et des autres. La France, le peuple français, il était fier quand le ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin à l'époque avait dit non à la guerre en Irak.
La France, la population française, elle était fière quand le président Jacques Chirac après le début de la seconde intifada a invité à Paris l'ensemble des dirigeants pour obtenir un cesser le feu le plus rapidement possible. Et aujourd'hui, je dois le dire et ça me blesse et ça me déçoit que on ne reconnaît plus la France quand elle n'est pas capable d'avoir une position claire. On ne reconnaît plus la parole de la France quand elle n'est capable pas capable d'élever la voix, quand elle n'est pas la capable d'incarner une voix non alignée, une voix qui offre une solution de paix, une voix qui offre un espoir, une voix qui peut être un point de référence pour les peuples du monde entier.
Voilà la France que nous aimons. Voilà la France que nous sommes ici dans cette salle. Celle qui porte la parole de la paix, celle qui dit non au souffrance, non au massacre des populations civiles.
Et malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à ne pas reconnaître la position de la France. Peut-être avez-vous vu avez-vous vu dans la presse ces derniers jours que des diplomates français ont transmis une note au président de la République et à l'Élysée. On nen connaît pas, on n pas vu cette note en détail mais certains l'ont commenté et si vous ne le savez pas parce que je crois que c'est important, je veux vous lire le commentaire qui a été faite de cette note.
Cette note établit une perte de crédibilité et d'influence de la France. Elle laisse entendre que tout cela est le résultat des positions prises par le président de la République. Nos interlocuteurs trouvent que l'on se trahit nous-même.
Ils estiment que notre discours basé sur l'humanisme est en contradiction avec notre nouvelle approche. Pour eux, la France avec sa parole alternative n'existe plus. Et ben nous, nous ne sommes pas résignés au fait que la parole alternative de la France n'existe plus.
Parce que la parole alternative de la France, c'est celle que nous portons ici. C'est celle qui se déploie dans les rues de France à chaque manifestation, à Marseille comme à Paris et partout en France. Voilà la parole de la France qui nous rend fier.
Et je vois bien le courage qui est le votre, le courage qui est le nôtre collectivement pour tenir cette position. parce qu'elle nous temps d'insulte, temps de caricature, tant d'intimidation qu'il faut dire ici avec tout autant de clarté que ceux qui sont exprimés avant moi l'ont dit. Rien, queles que soient les menaces, les intimidations, les caricatures, rien nous fera baisser la tête.
Rien nous empêchera de continuer à porter la parole de la paix. Parce que maintenant nous allons mettre chacun devant ses propres responsabilité. Qu'est-ce qui est scandaleux ?
Est-ce que ce qui est scandaleux, c'est de dire que nous voulons incesser le feu le plus rapidement possible ou est-ce que ce qui est scandaleux, c'est de dire comme le ministre israélien de la défense que les populations de Gaza sont des animaux humains ? Qu'est-ce qui est scandaleux ? Est-ce que ce qui est scandaleux c'est d'être pour la paix ou c'est de dire comme le ministre israélien du patrimoine qu'il faudrait peut-être lancer une bombe nucléaire sur Gaza ?
Qu'est-ce qui est scandaleux ? Est-ce que ce qui est scandaleux, c'est de dire qu'il faut respecter le droit international ou est-ce que c'est de dire comme le ministre du renseignement israélien qu'il faut organiser le déplacement forcé des Gazaouis dans le désert du Sinaï ? Qu'est-ce qui est scandaleux ?
Est-ce que ce qui est scandaleux pour parler aussi des déclarations en France, c'est de demander la fin de la colonisation, l'arrêt du blocus ou de dire comme le député Me habib qu'un juif ne sera jamais un colon, ni en Judée, ni en Samarie, ni à Jérusalem. Qu'est-ce qui est scandaleux ? Est-ce que ce qui est scandaleux, c'est de demander la réouverture immédiate d'un processus de paix pour faire en sorte que les Palestiniens puissent disposer de leur propre état ou c'est de dire comme la présidente de l'Assemblée nationale que rien ne doit empêcher Israël de se défendre ?
Qu'est-ce qui est scandaleux ? Quelles sont les positions scandaleuses qui ont été exprimées depuis un mois ? Je vous le dis ici, les positions scandaleuses qui ont été exprimées depuis un mois, ce ne sont pas les positions qui ont été exprimées par les parlementaires de la France assoumise, c'est les positions dont je viens de vous faire lecture à cet instant.
Il faut pas se laisser intimider, il faut pas se laisser décourager. Il faut pas rentrer à la maison et se dire en regardant la télévision, toute façon, les autres paroles n'ont pas le droit de s'exprimer. Si elles ont le droit de s'exprimer et notre nombre aujourd'hui, ce soir à Marseille en sont une nouvelle démonstration.
Notre responsabilité maintenant, chacune et chacun d'entre nous qui sont dans cette salle, c'est de faire en sorte que les prochaines mobilisations soient deux fois, trois fois, quatre fois, c fois plus puissantes que les manifestations précédentes. Notre responsabilité, c'est qu'à Marseille, on soit deux fois, trois fois, quatre fois plus présent dimanche que ce qu'on a été le weekend précédent. Notre responsabilité, c'est que le weekend du 2 et 3 décembre prochain et notamment le samedi 2 décembre, nous soyons des centaines de milliers, des millions de personnes dans les rues des Frances pour manifester, pour marcher pour la paix et la justice.
Retenez la date. Parlez-en autour de vous, appelez les gens à venir dans ces manifestations parce que c'est notre mobilisation qui permettra de continuer à faire bouger les lignes parce que c'est notre mobilisation qui permettra que cette trêve temporaire devienne un cesser le feu permanent parce que c'est notre mobilisation qui permettra que ce cesser le feu permanent aboutisse sur une solution politique et le droit des Palestiniens à disposer d'un état. C'est notre mobilisation qui le permettra.
Alors, prenez rendez-vous, notez les dates dans l'agenda, notez les dates dans le calendrier, mobilisez autour de vous et faisons en sorte de déferl que les fois d'avant dans les prochaines manifestations. C'est là où je vous donne rendez-vous à chacune et à chacun d'entre vous. [applaudissements] Et on le fera comme on l'a toujours fait, avec calme, avec détermination, avec courage comme nous le faisons depuis le début et nous allons continuer à le faire.
Et puisque je parle de calme et de courage, je voudrais terminer mon intervention ici ce soir en citant Nelson Mandela. Nelson Mandela, figure de la lutte contre l'aparteille dans Afrique du Sud. Nelson Mandela qui a passé 27 ans en prison.
Nelson Mandela, premier président noir de l'Afrique du Sud. Nelson Mandela qui disait "Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit et pour donner l'espoir là où règne le désespoir." Alors mes amis, travaillons ensemble pour la paix.
Travaillons ensemble pour la justice. Vive la paix. Vive la justice.
Continuons à nous mobiliser, chers amis, chers camarades, pour faire en sorte que la Palestine puisse enfin disposer d'un état [applaudissements] pour faire en sorte que le président de la République reconnaisse enfin l'État palestinien, pour faire en sorte que l'État d'Israël soit sanctionné et pour faire en sorte que les peuples du monde entier aient le droit de vivre libre. Voilà ce que nous avons à dire ensemble ce soir. Et pour le dire avec nous et pour terminer ce meeting avec nous, je voudrais qu'on accueille la présidente du groupe parlementaire de la France assoumise à l'Assemblée nationale, ma camarade Mathilde Panu. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] Bravo !
Ce soir à Marseille, nous sommes au rendez-vous de l'histoire de l'humanité. Je voudrais commencer par remercier infiniment Sébastien de Logu, son équipe qui sont à l'initiative de ce meeting et qui vous représente avec panache, avec énergie et avec tout son cœur à l'Assemblée nationale. Je voudrais remercier évidemment Manuel Bompard, coordinateur du mouvement de la France instrumise avec qui j'ai l'honneur de combattre au quotidien là aussi à l'Assemblée nationale. remercier l'avocat et le militant infatigable pour les droits humains qui est Salah a mourri pour sa présence avec nous aujourd'hui et remercier évidemment madame l'ambassadrice de Palestine en France qui nous fait l'honneur d'être avec nous ce soir [applaudissements] et dont nous admirons le courage incommensurable alors qu'elle vous l'a dit 60 personnes de sa famille ont d'ors et déjà été assassiné à Gaza.
Enfin, je voudrais vous remercier toutes et tous parce que votre présence si nombreux et nombreuse ce soir est une démonstration de force qui est un signal politique pour le pays ou pour le monde pour dire que le peuple français appelle à en cesser le feu immédiat en Palestine et que nous refusons que ces massacres puissent continuer. [applaudissements] Je voudrais vous dire à quel point je suis ému et touché que ce milting ait lieu justement à Marseille et encore plus dans les quartiers nord de Marseille. [acclamation] Gloire !
Gloire à Marseille ville métissée au carrefour de l'humanité et du monde. Gloire à Marseille où celles et ceux qui sont venus de tous les horizons fait vibrer la France fière d'être un peuple créolisé. Gloire à Marseille [acclamation] où il y a exactement 40 ans la marche pour l'égalité et contre le racisme s'est lancé. [applaudissements] Gloire à Marseille, la ville où la Méditerranée nous unit au monde.
Gaza, depuis la mer commune que nous partageons, nous te voyons Gaza. Depuis l'autre rive de la Méditerranée, nous t'envoyons un champ d'amour à transmettre à nos frères et sœurs d'humanité qui sont aujourd'hui dans une souffrance si grande. Oui, ce soir, nous sommes au rendez-vous de l'histoire de notre humanité quand depuis 47 jours, nous n'avons eu de cesse de dire cesser le feu immédiat et inconditionnel.
Cesser le feu qui est le seul à même d'épargner des milliers de vies innocentes alors que 15000 Palestiniens ont d'ors et déjà été tués par le gouvernement d'extrême droite de Netaniaou et que des dizaines de milliers sont menacés de morts par manque de nourriture, par manque d'eau, par manque de médicaments ou même juste de maladie. Cesser le feu immédiat et inconditionnel, seul à même d'arrêter le nettoyage ethnique en cours et de prévenir le risque génocidaire sur lequel l'ONU ne cesse d'alerter. Cesser le feu immédiat et inconditionnel, seul à même de réouvrir le processus de paix avec la solution à deux États portés par les résolutions de l'ONU et la fin du blocus de Gaza. [applaudissements] Nous insoumis avons condamné tous les crimes de guerre, tous sans exception.
Mais nous redisons avec force qu'aucun crime de guerre ne peut justifier d'autres crimes de guerre. Et nous sommes fiers ici de parler la même langue que l'ONU, la même langue que celle du droit international et que de la majorité des peuples et des États du monde pour redire cesser le feu immédiat et inconditionnel. Je dis cesser le feu parce que si nous sommes ici ce soir, c'est pour redire que nous ne voulons pas d'une pause humanitaire, d'une trêve humanitaire ou de je ne sais quoi. 4 jours de répis, c'est quelque chose.
Mais nous le disons ici. Jamais nous n'accepterons qu'après 4 jours de nouveau les bombes israéliennes viennent hanter les nuits palestiniennes. [acclamation] [applaudissements] Le que commet Netaniaou en ce moment n'est pas seulement une tentative de faire disparaître les Palestiniens physiquement ou même et c'est encore plus grave enfin c'est encore très grave d'enterrer la solution de paix à deux états.
Ce que tente de faire le gouvernement Netaniaou c'est de faire disparaître les Palestiniens des images. C'est d'éteindre leur voix. C'est de les condamner à mourir en silence.
Ala l'a dit tout à l'heure, 70 journalistes ont été tués depuis le 7 octobre. Les télécommunications sont régulièrement coupées, que ça soit par manque de carburant ou par décision du gouvernement israélien. Pas d'image.
Une guerre de l'information en cours. Gaza est devenue l'éternelle absente. Une étude a été faite par Acrimè sur 5h d'émission de BFM TV. sur 5h d'émission sur 5h d'émission des éditorialistes se demander encore si la guerre allait commencer alors qu'il y avait d'ors et déjà 7000 morts palestiniens sur 5h d'émission Gaza est un écran noir pas une image.
Sur 5 he d'émission, seuls cinq responsables humanitaires ont eu la parole, les seuls qui ont parlé des Palestiniens. Ce qui veut dire que sur 5h d'émission, il y a eu exactement 18 minutes qui ont été consacrées aux Palestiniens. Voilà la valeur que donne BFM et d'autres médias aux vies palestiniennes.
Et si certains avaient encore un doute sur la neutralité de l'information, il n'y a qu'à voir l'annonce qui a été faite par monsieur Drahi cette semaine, propriétaire de BFM TV, propriétaire d' 24 News, propriétaire de RMC, actionnaire majoritaire de l'Express et j'en passe, qui a expliqué qu'il allait donner 7,7 millions de dollars à Israël pour construire un camp de repos et de remise en forme. des soldats de Tsal. C'est très grave parce que cela veut dire que ce que nous dénonçons depuis longtemps, c'est-à-dire le fait que 9 milliardaires détiennent 90 % des médias français participent à une vision du monde qui est projetée, qui est insupportable dans le traitement de l'information.
Et nous le redisons ici, les Palestiniens ne sont pas des chiffres, ce ne sont pas des êtres surnuméraires. Ce sont des Palestiniens, des êtres humains avec des noms, avec des visages, avec des rêves et des aspirations. Lorsque Lorsque le ministre de la défense israélien parle des Palestiniens en parlant d'animaux humains, ceci a une fonction politique.
Et cette fonction politique, c'est d'expliquer que dans la guerre contre la barbarie ou comme ils disent contre le terrorisme, comme dans tous les épisodes les plus sombres de l'histoire, tout serit permis. Ceci est une fonction politique, celle de nier la dignité humaine de gens. Que vous soyez un bébé prématuré dans une couveuse, que vous soyez un travailleur humanitaire de l'ONU, que vous soyez une mère de famille ou que vous soyez comme 50 % des habitants de la bande de Gaza, un enfant, peu importe pour eux.
Et cette déshumanisation n'est pas seulement le fruit du discours qui est tenu par Netaniaou et son gouvernement. Il est arrivé jusque dans les médias français. Je vous en lis quelques-uns.
Monsieur Pujadas se permet de poser cette question extrêmement pertinente. Est-ce qu'il faut dire un civil à Gaza c'est la même chose qu'en Israël ? Point d'interrogation.
Madame Foreste, toujours à la télé, on ne peut pas comparer le fait d'avoir tué des enfants délibérément en attaquant comme le fait le Hamas et le fait de tuer des enfants involontairement en se défendant comme le fait Israël. Refuser cette distinction intellectuelle et morale, bombarder pour se défendre au risque de tuer des civils, ça n'est pas la même démarche. Monsieuroven, il y a une différence à faire entrer des gens qui sont des civils qui sont assassinés dans la rue par des commandau islamiques qui débarquent dans les villages pour brûler les maisons et les victimes collatérales de bombardement consécutif à cette attaque.
Je pense qu'il faut marquer cette différence que c'est très important de la faire. Oui, nous sommes à un carrefour de l'histoire de l'humanité et je le dis ici, nous sommes fiers d'avoir toujours refusé cette déshumanisation et cette hiérarchisation des vies et des morts. [applaudissements] Nous le redisons ici.
Toutes les vies se valent, toutes sans exception. [applaudissements] Et je voudrais vous redire ce soir, ne vous laissez pas impressionner par la violence politico-médiatique qui s'abat sur nous et sur toutes les voies de la paix. D'abord parce que si vous regardez dans l'histoire longue, les voix de la paix ont toujours été décrédibilisées, toujours.
Elles ont été traînées dans la boue, traîné en prison, parfois même assassiné. Aujourd'hui encore en Israël, ce sont des militants de Standing Together à Jérusalem qui ont été arrêtés pour avoir collé des affiches en de langues pour prenez la paix. En Israël toujours, c'est la parlementaire Aida Tuman Sliman qui vient d'être exclue de mois de l'ACN 7 pour avoir dénoncé l'engrenage d'une guerre coloniale meurtrière.
En France, on frôle le ridicule. Peut-être avez-vous vu, mais la police s'est rendue sur un tacos qui s'appelait chamas tacos et dont le C était éteint ou tombé, je ne sais pas. et donc qui s'appelait Amas Tacos.
Et bien, ils ont envoyé la police pour rétablir sur ce qui se passait par rapport à cette accose. De même, en France, le président de l'Union juive pour la paix de Strasbourg a été arrêté parce qu'il manifestait pour la paix. De même, un secrétaire départemental de la CGT du Nord s'est retrouvé à 6h du matin avec des policiers chez lui pour l'arrêter avec, comme ça s'est passé encore récemment chez moi Ivri sur scène pour le représentant de la FPS des termes comme apologie du terrorisme pour avoir fait un tracte pour la paix.
Quant aux insoumis, ils sont accusés des pires mots. Il n'y a qu'à voir le débat qui a été organisé sur ces news intitulé tout en finesse LFI. Le nazisme est-il passé à l'extrême gauche ?
Je le dis ici, en tentant de nous salir, en tentant de salir les voix pour la paix dans ce pays, c'est leur propre humanité qu'ils salissent. Ils ne nous impressionnent pas. Nous ne nous terrons pas. [acclamation] [applaudissements] Et je veux dire à tous ces éditorialistes au soutien inconditionnel du gouvernement d'extrême droite israélien dans la Macronie chez les LR et chez l'ensemble de l'extrême droite française.
Je veux leur dire qu'ils doivent écouter ce témoignage que j'avais fait raisonner dans l'Assemblée nationale, celui de Yakob. Yakov qui est le père d'une jeune fille qui s'appelle Noah qui est otage. Yov israélien qui désespère de savoir ce que devient sa fille disait ceci : "À quoi ça sert de nous entretuer ?
La vengeance n'apporte rien. Il y a des morts à Gaza. Il y a des gens qui pleurent à Gaza.
En quoi est-il ? La meilleure des choses, c'est de s'asseoir et de discuter. Et bien, je dis à tous ces éditorialistes, à tous ces gens vent en guerre que si elles avaient juste le cè du courage de la paix qu'à cet homme, alors notre pays et le monde irai mieux. [applaudissements] Ceux qui pensent que la guerre a commencé le 7 octobre commettent une faute politique et morale.
Nous ne parlons pas contrairement à ce qu'ils essayent de faire croire d'une guerre de religion. Nous parlons d'une guerre coloniale qui dure maintenant depuis 75 ans. Nous parlons de la volonté d'un gouvernement d'extrême droite israélien de faire en sorte que les Palestiniens soient exilés sur leur propre terre.
Nous parlons face à un régime d'appartide qui a été documenté par plusieurs ONG internationales. Nous n'accepterons jamais le cadre que l'extrême droite essaie de nous imposer, celui du choc des civilisations qui a été théorisé par Samuel Huntington qui explique que en quelque sorte la société occidentale, le nous occidental serait en lutte contre l'islam, en guerre contre l'Islam. Je le dis, ceux qui épousent ces thèses sont non seulement des dangers mais aussi des menteurs.
Nous ne sommes pas face à une guerre de religion et nous n'accepterons jamais contris les êtres humains et encore moins les Français selon leur religion réelle ou supposée, leur couleur de peau, leur genre ou leur orientation sexuelle. [applaudissements][acclamation] Oui, ces gens sont des dangers pour la paix dans le monde. Il n'y a qu'à voir les alliés de l'extrême droite israélienne et notamment Israël est un des mailleurs alliés de l'Azerbaïdjan qui a commis un nettoyage ethnique sur les Arméniens Haarabas.
Et je veux saluer le travail de Sébastien de l'ogu qui s'y est rendu à plusieurs reprises [acclamation] pour redire tout notre soutien. Mais ces gens ne sont pas seulement des dangers pour la paix dans le monde, ce sont aussi des dangers pour la paix civile. Lorsque vous avez monsieur Darmanan qui explique que Karim Benzema qui a exprimé sa compassion envers les femmes et les enfants palestiniens tué par l'armée israélienne qui est renvoyé à une forme de complicité avec les islamistes comme seule forme de réponse.
Quand vous avez monsieur Zémour qui explique que l'islam n'est pas compatible avec la République française et qui vient dans une marche qui n'était pas une marche contre l'antisémitisme mais une marche de jonction de la droite et de l'extrême droite pour expliquer que ce seraient les musulmans qui seraient responsables de tous les mots de ce pays. Et bien je le dis, ces gens sont des dangers pour la République et nous comme antiraciste conséquent, nous redisons avec force qu'on ne lutte pas contre un racisme en en propageant un autre. [applaudissements] [acclamation] Nous sommes [applaudissements] à ce moment les gardiens de la République.
Nous sommes à ce moment les gardiens de l'unité du peuple. Je suis fier d'être du mouvement qui refuse qu'on divise les gens. Je suis fier que nous tenions ensemble le fil de l'histoire de la grande révolution française de 1789 qui a réaffirmé l'égalité de tous les citoyens, quel que soit leur religion, quel que soi leur couleur de peau, quel que soit leur genre ou leur orientation sexuelle. [applaudissements] [acclamation] Je suis fier que nous tenions ensemble le fil de la grande révolution qui en 1791 a placé la France comme le premier pays à donner l'égalité en droit politique total aux juifs de ce pays nos concitoyens. [applaudissements] Je suis fier de tenir le fil de l'histoire quand le peuple de France refuse de s'entreir et préfère s'entraimer.
Fier quand le peuple de France agit pour la paix en ayant toujours la conscience d'être partie prenante de l'humanité universelle. Liberté, égalité, fraternité. Tout ce que nous faisons n'est pas vent.
Il y a un mouvement international pour la paix qui ne cesse de se développer et qui met une pression internationale intense sur le gouvernement de Netaniau. Aux États-Unis, probablement l'État le pays le plus aligné sur la politique de Netaniau. Nous avons le plus grand mouvement antiguerre depuis au moins 50 ans qui s'y déploie.
À Londres, la semaine dernière, 800000 personnes ont défilé pour appeler au cesser le feu immédiat. [applaudissements] Ce que nous faisons n'est pas vent parce que c'est notamment par ce mouvement de la paix que nous allons pouvoir le faire céder et exiger qu'enfin Netaniaou respecte le droit international d'exiger enfin le cesser le feu immédiat et inconditionnel d'exiger enfin la fin du blocus de Gaza et surtout la réouverture de la négociation de paix pour que la Palestine puisse être un état reconnu et avec des frontières qui lui permettre de vivre en dignité. [acclamation][applaudissements] Alors, je voulais terminer en vous redisant l'importance de la date du 2 décembre qui a été évoquée par Manuel Bompard tout à l'heure.
À l'appel de centaines d'organisations, nous défilerons partout en France pour redire que le peuple de France au côté des peuples du monde refuse que ces massacres puissent continuer. refuse qu'il y ait seulement une trêve de quatre petits jours et que nous redisons cessez le feu immédiat et inconditionnel. [applaudissements] Je voulais terminer sur une citation, un écrit d'imé Césarer le poète Martiniquier qui écrivait ce que nous vous demandons à vous intellectuel d'Europe à qui il écrivait. c'est de vous convaincre, de convaincre vos compatriotes que la cause de l'homme est une, que la cause de la liberté est indivisible et que chaque fois qu'il y a un vietnamien qui tombe, chaque fois qu'il y a un malgache qui est torturé, chaque fois qu'il y a un juif qui est insulté, chaque fois qu'il y a un qui est lyché, il y a un morceau de la civilisation universelle qui s'écroule et une flétrissure imprimée sur la joue de l'humanité.
Oui, chaque fois qu'un Palestinien ou un Israélien est assassiné, c'est encore une nouvelle flétrissure imprimée sur la joue de l'humanité. Merci pour la démonstration de force incroyable que vous avez faite ce soir. [applaudissements] Merci pour toute la force que vous nous donnez.
Rendez-vous le 2 décembre dans la rue pour marcher pour la paix. [applaudissements] [acclamation] Merci. Ah ouais ! [musique]
Manuel Bompard