Obsèques de François Patriat à Semur-en-Auxois : la prise de parole du Président Emmanuel Macron.
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Emmanuel MacronFait
« Longtemps, nous avons cru qu'il était invincible. »
- 1:00Emmanuel MacronFait
« Il a été pendant des années durant vétérinaire et engagé politique. »
- 2:00Emmanuel MacronFait
« Engagé au Parti socialiste dès 1974, devenant conseiller général dès 1976. »
- 4:00Emmanuel MacronFait
« Il a mené durant toutes ces années, toutes les campagnes. »
- 6:00Emmanuel MacronFait
« Il était là et il soutenait, il encourageait, parfois, il corrigeait. »
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Longtemps, nous avons cru qu'il était invincible. Il faut dire que la vie allait très bien à François Patria. Il était la vie et toutes ces vies, tous ces chemins parcourus convergent en cette collégiale aujourd'hui et vous en êtes les présences et les visages. pour dire cela autour de son épouse Élisabeth, de ses enfants Grégorie, Frédéric, Ma de ses frères, de ses sœurs, de ses petits enfants, de la famille et des amis. Oui, il était la vie, il était la Bourgogne aussi et vous l'avez parfaitement rappelé. Il est tombé sur un de ses chemins qui lui était si familier et qu'il aimaitant parcourir à vélo pour chasser. Et il est parti au temps des ventes. Il n'y a pas de hasard.
Il disait lui-même qu'il était Bourgogne à Ossé avec un père des époisses et une mère. Je vrais Chambertin, il est vrai que François Patria était entre appellation et climat, un enfant de cette terre et vous l'avez chacune et chacun dit qu'il a tant arpenté, tant aimé, tant porté, il en aimait la terre, il en aimait la nature, il en aimait le peuple. Et au fond quand on se remémore François et chacune des expressions on dit c'est la fidélité, la passion, le sens du combat, la vie. La vie c'est la vie sans choix. C'est la vie et toutes les vies en même temps. Vous l'avez dit aussi, pourquoi choisir quand on aime la vie ?
Alors oui, il a été pendant des années durant vétérinaire et engagé politique. Il a été ce vétérinaire comme il le disait lui-même, césarienne à gauche, pas de cassé à droite qui avant même le début du jour était appelé et bottes et manches retroussées parcouraient de ferme en ferme, construisant à la fois cette connaissance, ce sens des hommes qu'il ne l'a jamais quitté et qu'il a accompagné durant tous ses combats. Et l'après-midi, l'engagé politique était là, pentant euh les marchés, les réunions publiques, mobilisant, sans trêve et quel parcours ! Engagé au Parti socialiste dès 1974, devenant conseiller général dès 1976, son frère vient de redire tous les mandats réunis.
Mais oui, 3 décennies au conseil général. Cette côte d'or qui est métant député 17 ans, sénateur 18 ans, président du conseil régional pendant 11 ans, maire aussi, je n'oublie pas pendant 12 années et ministre des PME puis de l'agriculture. Sa vie au service des Françaises et des Français n'était pas une vie de dossier, de choses qu'on accumule nonant. C'était une vie au service des femmes et des hommes qui l'aimaient, une vie de connaissance, de terrain qui se jait au regard, qui se disait par l'engagement réel.
Alors oui, il fut l'homme de plusieurs en même temps quand il quand il a fallu il y a plus d'un quart de siècle maintenant essayer de réconcilier combat qui n'est jamais totalement terminé les écologistes les plus virulents et les chasseurs.
Pin fit appel à lui et avec ce savoir-faire inoui, fait tout à la fois de courage, d'une connaissance intime des dossiers et d'une capacité à rassembler les femmes et les hommes, voilà François Patria qui montre que l'opposition est facte et qu'on peut réconcilier ces deux chemins puisque les deux conduisent à la même chose, aimer les ruralités et il aura durant ces décennies du rang avec beaucoup d'entre vous bâti une action politique pour cette France des ruralités, lui apportant des solutions concrètes, refusant les oppositions simplistes et le faisant avec une bienveillance républicaine. Ça a été aussi rappelé, il fit partie des quelques mitérandau recardiens.
Il faut bien avouer, il ne constitue pas la majorité du genre. Mais c'était ça, Fanfan. une fidélité à des hommes, un attachement à des idées. Alors pourquoi choisir encore ? Puisque c'était la vie et c'était son engagement. Et je dois dire que lorsque d'quin parlait il y a un peu plus d'une décennie d'un nouveau monde politique, beaucoup furent surpris de voir ce sénateur qui avait déjà quelques décennies de vie politique en devenir le chantre ou le porte-parole. Ce n'était pas tout à fait naturel. Mais il l'a fait en même temps parce qu'il était libre et tout à la fois fidèle.
Parce que François Patria, c'était cet homme de conviction, de combat mené jusqu'aux dernières sénatoriales de 2020 où beaucoup lui prédisaient le pire. Mais passant l'été, commune après commune, il allait convaincre chacun avec le même style, avec le même engagement. Alors, comment ne pas dire ici tout ce que je lui dois ? comme amie pour la France. Depuis 12 ans, nous ne nous sommes jamais quittés. Il fut de tous les combats et arrivant ministre, comme beaucoup depuis l'ont vécu, derrière le banc, il y avait François Patriot. Il était là et il soutenait, il encourageait, parfois, il corrigeait. On se retournait et il était là.
Alors quelques mois plus tard, lorsque le 6 avril 2016, ce mouvement en marche vu comme étrange par beaucoup de mondes se créent à Amien au côté de Richard, Gérard, Christophe, Jean-Jacques, Corine, Parisa, Stéphane, Alexis ou Julien et tant d'autres, il était là. Il a souvent raconté lui-même cette anecdote que prenant sa voiture de Bourgogne pour rejoindre Amien, il alla d'abord à la cathédrale pour y mettre un sierge, un socialiste qui croit à la providence. Faut reconnaître avec moi que [grognement] ça dit aussi beaucoup de choses et il ne lâchais jamais le combat.
Et je me souviens comme si c'était hier, il y a bientôt 10 ans maintenant de ce jour de l'automne 2016 où la plant comme nous le faisions souvent un samedi soir un peu tard, je lui demande par une question rituelle comment tu sens les choses et d'avoir au bout du fil un François Patria qui me répond je suis en train de mourir. C'était l'accident entre le stade et la maison. bran le bas de combat, tout le monde se mobilisa, François l'invincible avant ça et il n'a jamais jamais cessé ce combat. Il le fut de toutes ces campagnes, celle de 2017 comme celle de 2022, réunissant les trois François comme il aimait à le dire sur ces terres.
Et chacun se souvient ici aussi de celui qui devint le président du groupe au Sénat. durant toutes ces années, accueillant les collègues, construisant le collectif, étant aussi pour eux beaucoup des collaboratrices et des collaborateurs du groupe un mentor et de Paris à la Bourgogne, il en a beaucoup, je le sais, orphelin. Je n'oublie aucune de nos visites, aucun de ces moments jusqu'en février dernier aux Ursulines où il était toujours le même. joyeux, fidèle, multipliant les histoires et ne cédant jamais rien. Il a mené durant toutes ces années, toutes les campagnes. Il l'a fait comme vous le connaissez avec ce même engagement, ce même goût des autres, ce même sens des autres.
Il l'a fait en doutant chaque matin, mais en repartant avec la même vigueur chaque soir. Et il l'a fait avec bienveillance et fidélité. La bienveillance, son frère l'a rappelé. Don je continue à croire quel est ce que nos compatriotes attendent de la vie politique. Cette bienveillance, il l'a incarné durant toutes ces années et avec fidélité. À chaque fois que je me suis retourné, François était là et il l'a toujours été pour tous ses amis fidèle. Et il ne pensait pas, comme parfois les temps le dict, qu'on passe pour intelligent en mettant des ma après le oui ou qu'on tempère ses engagements pour paraître plus audible ou plus acceptable. Non, il était fidèle tout entier.
respecter de ceux qui ne partagaient pas ces idées, acceptant toujours la controverse, mais fidèles tout entier, tout entier, ne comptant pas ses heures. Et oui, dans des temps où beaucoup pensent que l'inventeur vaut mieux que d'assumer bravement, il assumait bravement. Là où beaucoup pensent que l'esprit de défaite a déjà gagné, lui, il se battait. C'est c'est ça fin et c'est ce que vous avez connu chacune et chacun dans le combat politique national local et dans toutes les missions qu'il a exercé. On se retournait et il était là. C'est vrai de sa famille, c'est vrai de ses amis, c'est vrai de la Bourgogne, c'est vrai de nous tous.
Il est de ces présences d'ailleurs qu'on ne vérifie pas parce qu'on les sait bienveillante, inquestionnable. Alors pourquoi devrait-on s'habituer à ce qu'il ne soit plus là ? Alors, je me souviens de son regard bleu qui disait oui la douceur et la détermination ensemble de ce teint toujours allé qui rappelait ses chasses, ses sorties de vélo ou ces parties de golf et de cette voix toujours à la cavalcade comme dans un souffle qui ne se terminait pas et qui n'aimait pas finir. D'ailleurs, François Patria n'aimait pas terminer. Il ne savait pas rentrer, il ne savait pas finir.
Je me souviens de ce cœur qui va et je le revois Saintignier parler de la Bourgogne, de la chasse, du vélo, de grand cru, de politique, de ses amis et de tout le reste de la vie en somme. Finfin fin, c'était la vie. Alors merci Fanfan pour tout cela. Merci merci. après le temps des témoignages.
Emmanuel Macron