Présidence de l'Assemblée nationale: l'interview de Manuel Bompard (LFI) en intégralité
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Manuel Bompard, merci de nous avoir rejoint, coordinateur de la France Insoumise, vous êtes débuté à la FI NFP des Bouches-du-Rhône. Quels sont les atouts de ce candidat ?
D'abord je pense que la réflexion collective qu'il y a eu au sein du nouveau Fropopulaire, c'était d'essayer d'identifier le candidat commun qui avait le plus de chances de l'emporter demain pour cette élection dont tout le monde sait que c'est une élection qui va être une élection extrêmement serrée. Et André Chassène de ce point de vue-là a un certain nombre de qualités, c'est quelqu'un qui je pense connaît bien le fonctionnement de l'Assemblée Nationale, a des contacts, des bonnes relations avec l'ensemble des groupes au sein de l'Assemblée Nationale. Et de ce point de vue-là je pense que c'est un candidat de qualité pour le nouveau Fropopulaire.
Je veux dire quand même que s'il a été désigné candidat commun, c'est parce que d'autres figures qui avaient candidaté ont accepté de renoncer à leur candidature en sa faveur. Je veux les saluer, c'est le cas pour les insoumis de Mathilde Panot et d'Éric Coquerel, mais c'est le cas aussi pour les écologistes de Cyriel Châtelain.
Est-ce que c'est ça qui a fait que vous vous êtes mis d'accord beaucoup plus rapidement sur le nom d'une personne pour incarner la candidature à la présidence de l'Assemblée Nationale que sur un nom pour Matignon qu'on attend toujours à ce stade ?
Écoutez, on s'est fixé lundi un objectif parce qu'il faut prendre les choses étape par étape. Et le premier objectif c'était effectivement d'avoir ce candidat commun à la présidence de l'Assemblée Nationale. Et ça en quelque sorte on était tenu par un calendrier puisque l'élection a lieu demain et donc il fallait avoir ce candidat. Et je suis très heureux qu'on ait ce candidat. C'est une première étape de frochie.
Et j'espère qu'elle aidera ensuite à frochir la deuxième étape, c'est-à-dire le fait que les discussions sur la composition d'un gouvernement, le ou la candidate à la fonction de Premier ministre, et puis l'architecture gouvernementale puissent avancer ensuite dans les prochains jours.
Une dernière question avant de donner la parole à Charles Consigny. Si vous ne remportez pas la présidence de l'Assemblée Nationale, est-ce que c'est mort pour le poste de Premier ministre ?
Non, écoutez, la vérité c'est que le président de la République, de manière honteuse, essaye de détourner le sens de l'élection à la présidence de l'Assemblée Nationale pour faire croire que le résultat de cette élection ferait émerger une quelconque coalition. J'ai entendu le député du Rassemblement National sur le plateau avant moi. J'ai cru comprendre entre les lignes qu'il s'apprêtait au deuxième ou au troisième tour à apporter son soutien à la candidature de Yaël Braun-Pivé.
Alors il ne l'a pas dit comme ça ?
Non, il ne l'a pas dit comme ça. Il a une autre candidature. Oui, il a une autre candidature qui selon lui, on en parlera peut-être, serait une candidature qui en quelque sorte laisserait accès au Rassemblement National à des fonctions à responsabilité. Pardon, la seule qui s'est exprimée en ce sens pour l'instant parmi les différentes candidatures qui sont sur la table, c'est Madame Braun-Pivé. Donc d'abord, je pense que le Rassemblement National devrait assumer aux yeux de tous qu'il s'apprête au second tour ou au troisième tour de cette élection à apporter ses suffrages à la candidate macroniste. Je pense que ça intéresserait ses électrices et ses électeurs.
Ça intéresserait d'ailleurs aussi sans doute les électrices et les électeurs macronistes de savoir que Madame Braun-Pivé s'apprête à recevoir les suffrages du Rassemblement National. Je pense que ce serait quand même intéressant pour éclaircir le débat auprès de tout le monde. Donc voilà, je vois ça aujourd'hui et je pense que notre responsabilité, c'est d'essayer de remporter cette élection, mais que quel que soit le résultat de cette élection au perchoir demain, je dis perchoir, c'est comme ça qu'on appelle la présidence de l'Assemblée Nationale, pour autant, ça n'effacera pas le résultat des élections législatives.
Et le résultat des élections législatives, c'est qu'il y a un bloc qui est arrivé en tête, qui dispose du plus grand nombre de députés à l'Assemblée Nationale. C'est le bloc du nouveau froid populaire. Et si demain, il y a des coalitions de circonstances qui permettent, puisque vous m'avez interrogé sur cette hypothèse, à un autre candidat que celui du nouveau froid populaire de l'emporter, pour autant, ça ne voudra pas dire que c'est une coalition politique stable qui aura émergé.
Charles ?
Non, on a le sentiment, un peu surprenant, mais peut-être que ça ne surprend que ceux qui ne connaissent pas vos cuisines internes, qu'en fait, vous n'avez pas du tout envie d'avoir un gouvernement de gauche. Vous n'avez pas du tout envie qu'un non se dégage de ce NFP, et donc tout le monde est d'une mauvaise foi totale, que ce soit au Parti Socialiste ou chez les Insoumis, et bloc pour qu'Emmanuel Macron puisse composer une alliance avec ceux de droite qui voudront bien faire alliance avec lui. J'imagine que c'est dans la perspective de la présidentielle de 2027, et que Jean-Luc Mélenchon peut-être se dit qu'il vaut mieux qu'il n'y ait pas un Premier ministre.
Donc vous pensez que c'est pour ça que les socialistes, puisque vous m'interrogez sur les socialistes, vous pensez que c'est parce qu'il voudrait que Jean-Luc Mélenchon soit candidat à la prochaine présidentielle ?
Non, les socialistes, ils ont leur raison, mais on a le sentiment que vous bloquez...
Est-ce que vous avez envie de conquérir Matignon et de gouverner Manuel Macron ?
Je vais d'abord rappeler juste un élément de base, c'est que c'est le président de la République qui, depuis maintenant dix jours, refuse de faire ce qu'il aurait dû faire, s'il respectait le résultat des élections législatives, c'est-à-dire se tourner devant les interlocutrices et les interlocuteurs du nouveau Front populaire pour leur dire qu'opposer un gouvernement. C'est dans ce sens-là que ça marche. Mais vous proposez même un nom, vous ne proposez pas le Premier ministre ? Non, mais n'inversez pas les responsabilités.
Si le président de la République a besoin de coordonnées pour nous informer et qu'il a l'intention de respecter le résultat des élections législatives, il peut m'appeler moi, il peut m'appeler Olivier Faure, il peut m'appeler Marine Taudelier, il n'y a pas de problème. Donc d'abord, il faut prendre les choses dans le bon ordre.
Si vous proposez un nom, il serait obligé de...
Mais ne vous inquiétez pas, bien évidemment, notre objectif, c'est de pouvoir composer un gouvernement. Je réponds à votre question, mais le plus rapidement possible, monsieur. Mais il ne vous aura peut-être pas échappé que dans d'autres pays en Europe, il faut parfois plusieurs semaines, parfois même plusieurs mois, pour composer un gouvernement. Parce qu'il y a un problème de programme, généralement, ils font des coalitions. Oui, mais justement, il faut quand même dire les choses, parce que moi, je n'ai rien à cacher. Je ne fais pas de la tombouille secrète, contrairement à ce que vous êtes en train de dire.
Je crois que j'ai dit de manière assez claire, d'ailleurs, dans les différentes interventions qui ont été les miennes, quel était le débat, y compris au sein du nouveau froid populaire. C'est qu'il y a différentes propositions de candidature à la fonction de Premier ministre qui ont émergé. Et que la question qui est posée, c'est qu'est-ce qu'on veut faire ? Et moi, j'assume de dire que ce que l'on veut faire, c'est un gouvernement du nouveau froid populaire pour appliquer le programme du nouveau froid populaire. Et je sais, j'ai entendu, j'ai vu des tribunes.
J'ai entendu le nom de Madame Tubiana qui, elle-même, avait signé il y a 4 ou 5 jours une tribune dans laquelle elle disait, ce que doit faire le nouveau populaire, c'est se tourner vers le bloc macroniste pour construire une coalition et changer le programme. Mais moi, ça, je ne suis pas d'accord. Est-ce que vous avez vu la proposition de Manuel Bonpas ? C'est ça le débat aujourd'hui. Il y a un débat sur ce sujet, mais on va arriver à le résoudre, j'en suis convaincu.
Est-ce que vous avez vu la proposition aujourd'hui de Sandrine Rousseau, l'écologiste, membre du nouveau front populaire, qui dit « Huguette Bello, Premier ministre, Laurence Toubiana, vice-première ministre en charge de l'écologie. Voilà, telle est ma proposition. » Est-ce que vous, vous l'aider ?
Ça fait rêver, hein ? Non, mais d'abord, je veux dire que, bon, je pense qu'il faut faire attention. On n'est pas en train de faire la Star Academy, quoi. Donc, je trouve que le sujet, ce n'est pas « on soutient tel ou tel profil sur les réseaux sociaux, etc. » Moi, je ne crois pas que c'est comme ça qu'on va y arriver. Maintenant, je ne vais pas raconter d'histoire. Vous connaissez mon point de vue sur le sujet, je l'ai déjà exprimé. Je considère effectivement que la candidature de Huguette Bello, qui est la présidente de la région Réunion, serait effectivement, de mon point de vue, un honneur pour la France.
Et que je pense que ce serait une candidate susceptible de porter le programme du Nouveau Front Populaire.
Mais Laurence Ouliana, vice-première ministre...
Mais j'ai dit pas méchamment. Non, mais attendez, j'ai dit pas méchamment. Et sans qu'il y ait quelque offense que ce soit dans ce que je dis vis-à-vis de la personne, avec qui, qui est sans doute quelqu'un de très respectable, je n'ai pas de sujet, mais qui avait une question politique derrière ce choix.
Vous avez dit que ce n'est pas sérieux, quand même. Donc, c'était un peu rude.
J'ai considéré, si vous voulez, qu'à partir du moment où le Nouveau Front Populaire a, il y a une semaine, signé un communiqué dans lequel on disait « Notre objectif, c'est de constituer un gouvernement du Nouveau Front Populaire pour appliquer le programme du Nouveau Front Populaire », je ne trouvais effectivement pas très sérieux de mettre sur la table une proposition de candidature à la fonction de Premier ministre qui disait qu'elle ne voulait pas faire ça, mais autre chose. Voilà, tout simplement. Mais il n'y a rien d'infamant ou de dénigrant pour la personne, dans mes propos.
Pablo. Oui, Manel Mombard, vous avez dit « Moi, je suis transparent ». J'essaye. Vous avez dit « Je suis en train de vous » et vous avez raconté, effectivement, les divergences stratégiques qui sont… Ce n'est pas sur le programme, puisque sur le programme, encore une fois, ils ont trouvé un accord, mais c'est stratégique et la stratégie, c'est important. Et donc, la proposition de la France insoumise, c'est de dire « Bon, nous, on va arriver au pouvoir et puis ce sera, comme l'a dit Mélenchon le soir du deuxième tour de l'élection législative, on appliquera le programme, rien que le programme, tout le programme ». Voilà, c'est la proposition.
Après, on sait les risques que ça induit, c'est-à-dire que très rapidement, le gouvernement pourrait tomber. Mais à vrai dire, ça, ce n'est pas le problème de la France insoumise, ni même du nouveau Front populaire, ce sera aux autres, en fait, de prendre leur responsabilité et de faire tomber ce gouvernement. Les socialistes, eux, ils veulent faire un gouvernement qui puisse durer, donc trouver des majorités. Comment on fait pour avoir 287 députés, une majorité, etc ? Là, forcément, on est obligé de s'allier avec les macronistes, voire une partie de la droite, je ne sais pas. Et ce n'est pas la même proposition. Et donc, c'est pour ça qu'ils ne sont pas d'accord.
La question du casting, elle est secondaire, en vérité. Mais moi, j'ai une question. Plus t'à l'heure, Olivier Besancenot, qui était présent sur ce plateau, a dit « Moi, j'en ai marre parce qu'on ne comprend rien. Moi, il est dans le nouveau Front populaire, de fait. Mais il n'est pas dans ceux qui discutent entre les chefs à plumes. Et donc, il dit « Mais est-ce que ce ne serait pas bien de faire sortir, en fait, cette décision de vous, je ne sais pas, 4, 5, 6, je ne sais pas combien vous êtes, et d'interroger plus largement tous ceux qui font ce Front populaire avec les syndicats, les militants.
» Enfin, finalement, toute cette gauche, toutes ces sociétés civiles organisées qui a permis aussi que le nouveau Front populaire soit la première force à l'Assemblée nationale la semaine dernière.
– Et d'interroger comment ? Est-ce qu'il parle d'un vote ?
– Je n'ai rien. On peut trouver les moyens, les voies et moyens pour…
– Manuel Bompard, est-ce qu'il faut ouvrir ?
– Non, mais moi, j'entends cette aspiration. Et je rassure, d'abord, ce ne sont pas 4 personnes qui discutent, mais c'est des délégations représentatives des différentes, des 4 principales, on va dire, composantes politiques du nouveau Front populaire. Et bien évidemment que dans ces échanges, il y a aussi des discussions, parfois avec des responsables d'organisations syndicales ou des responsables associatifs. Maintenant, ce qu'il faut comprendre, c'est que l'objectif doit être de maintenir la coalition du nouveau Front populaire unie.
Et pour le faire, il faut éviter toute méthode de choix qui pourrait conduire à ce que l'une des composantes du nouveau Front populaire se dise « ce choix m'a été imposé, donc je ne vais pas participer à la suite ». Voilà, je pense que personne n'a envie de ça. Donc c'est pour ça que la méthode qui a été choisie, c'est une méthode, on a parlé de consensus, c'est-à-dire de trouver quelque chose qui convient à tout le monde. Et forcément, quand on utilise ce type de méthode, ça prend un petit peu plus de temps. Mais je pense et je comprends les gens qui disent, j'ai entendu Marine Tondelier dire « je suis fatiguée, moi aussi je le sais un petit peu, comme beaucoup ».
Écoutez, je vous propose qu'on l'écoute, et puis on se retrouve juste après. Donc Marine Tondelier et François Ruffin également.
Écoutez.
J'ai un peu honte, parce qu'il faut se dire qu'on vient tous, les chefs de parti, les militants, les candidats, et puis beaucoup de Français quand même, de donner six semaines de notre vie pour permettre peut-être de changer le quotidien des gens. Je pense qu'on doit être à la hauteur, je pense qu'on doit tout donner. Et j'ai la sensation qu'on a tout donné pendant cinq semaines. Mais là, j'ai du mal à être fière cette semaine. Et donc vous avez raison de dire comment on va appliquer le programme. Chaque action va compter. Il va falloir jouer chaque ballon, comme si c'était le match. – Marine Tondelier, les yeux dans mes yeux là, justement. – Chaque ballon.
Et donc, celles et ceux qui disent « moi je m'en fous, j'irai pas ». Alors j'ai entendu Huguette Bellot, gna gna gna, j'ai entendu Laurence Thuban, gna gna gna. À la fin, on va avoir Laurent Wauquiez, en fait.
– Justement, pendant deux ans, on a fait ça. On s'est déchiré, injurié, voilà, insulté sur les réseaux sociaux, sur les plateaux télé. Et les six mois de campagne européenne ont été consacrés à ça. Moi, je suis désolé, j'en vois le résultat. D'accord ? Donc si on recommence comme ça, on dégoûte les Français. Et tout ce qui est fait là, ça contribue à faire monter le « tous pourris », le « à quoi bon », « à la prochaine fois on reste chez nous ». Donc je mesure ça. Je mesure que, je l'ai dit le soir de mon élection, que j'ai pas pris comme une victoire ma propre élection. Je l'ai pris avec gravité.
– Comment on sort de ça, Manuel Mompard ? De la honte, de l'écoirement, de la désunion ?
D'abord, je vais vous dire, moi je réponds toujours de manière franche aux questions qui me sont posées, je vais vous dire les choses franchement. Moi aussi, je peux venir sur votre plateau de télévision et vous dire « j'en ai marre, j'en ai assez, il faut trouver une solution, etc. » Mais pardon, une fois qu'on a dit ça, en quoi on a trouvé plus facilement une solution ?
– C'est pour ça que je vous demande comment on sort de tout ça ?
– Il ne faut pas dépolitiser la discussion. Et on me posait tout à l'heure une question. Il y a une discussion, elle est en cours, et elle n'est pas une discussion d'égo, elle n'est pas une discussion de… Elle est une discussion dans laquelle il y a des paramètres politiques. Qu'est-ce qu'on veut faire comme gouvernement ? Comment on veut s'y prendre ? Et ça, pardon, je comprends que ça puisse être épuisant, je comprends que ça puisse être lassant pour des gens, mais oui, ça prend du temps.
Et je préfère encore, pendant quelques heures ou quelques jours, accepter l'idée que les gens considèrent qu'on n'est pas à la hauteur de la situation, mais être sûr qu'une fois qu'on s'est mis d'accord, ce sur quoi on s'est mis d'accord, c'est quelque chose de solide, et qui permet ensuite de gouverner le pays. Donc je trouve qu'il y a, je vous réponds franchement, des choses un petit peu démagogiques, à venir sur les plateaux de télévision, à dire « Allez, j'en ai marre, ça suffit, il faut que tout le monde se mette d'accord », parce qu'à la fin, ça revient à dire que, quel que soit le choix qui est fait, finalement, ce serait du pareil au même.
Ben pardon, non, ce n'est pas mon point de vue, ce n'est pas du pareil au même.
Mais quand Marine Tondelier dit « À la fin, on va se retrouver avec Laurent Wauquiez », elle force le trait, bien évidemment, mais elle pointe quelque chose qui est un risque, c'est-à-dire que le PS vous tourne le dos et décide en effet de discuter avec la Macronie, voire à la droite de la Macronie. Est-ce que vous le craignez ?
Non, mais moi, je n'ai pas pour habitude de considérer que des gens qui ont fait campagne dans une campagne électorale, sous une étiquette qui est celle du Nouveau Front Populaire, et pour porter un programme qui est celui du Nouveau Front Populaire, s'apprêterait immédiatement après l'élection à faire autre chose. Et je vous dis franchement, je pense que si certains faisaient ça, je pense que ça leur coûterait très cher d'un point de vue de leur crédibilité vis-à-vis devant le pays. Donc je pense que tout le monde doit mesurer cet élément.
Et l'autre chose qui m'embête un petit peu, si vous voulez, dans les extraits que vous venez de passer de manière générale, c'est qu'à la fin, en quelque sorte, s'en prendre au Nouveau Front Populaire dans sa discussion, c'est aussi faciliter le travail d'Emmanuel Macron dans sa capacité à dire « Vous voyez, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, donc on va faire autre chose ». Moi, ma boussole est claire, il y a plusieurs étapes. La première étape, c'est de remporter l'élection demain à la présidence de l'Assemblée nationale. Ensuite, je souhaite que les discussions aboutissent sur la composition du gouvernement.
Et je souhaite que le rapport de force soit maximal pour que le président de la République respecte enfin le résultat des élections, ce qui me paraît quand même être une base démocratique qui devrait s'imposer à tous.
Tout à l'heure, quand vous dites à propos de Sandrine Rousseau, oui, c'est un peu un star hack avec… Voilà, est-ce que vous participez pas aussi à ce que vous dénoncez tout de suite ?
J'essaye de pas y participer. Je ne suis pas parfait comme personne, sans aucun doute. Mais ce que je voulais dire par là, il n'y avait rien de dénigrant pour Sandrine Rousseau, je ne suis pas du tout dans ce registre-là, mais je veux juste dire, commençons pas à faire le qui est-ce du gouvernement, vous voyez, parce que sinon, au bout d'un moment, c'est pas non plus très sérieux et très crédible.
Voilà, il n'y a rien de méchant dans ce que je dis, je dis juste, je comprends que ça soit lassant, je comprends que les gens soient fatigués, encore une fois, moi-même, parfois, je fatigue aussi un petit peu, mais c'est des discussions importantes, sérieuses, il faut les mener de manière tranquille et avec l'objectif qu'elles puissent aboutir. Dans ces discussions, notamment sur la stratégie, sur la méthode, comment appliquer le programme, tout le programme, à quel rythme, avec quelle méthode, est-ce que vous vous posez la question de la ruse ou de la prudence tactique pour éviter que ce gouvernement soit renversé très vite ?
Je pense notamment à l'étalement chronologique de certaines mesures sur la hausse des salaires ou sur la fiscalité, pas tout, tout de suite, et donc pensez que vous avez peut-être devant vous trois ans pour ce gouvernement, et deuxièmement, peut-être vous, les représentants de la France insoumise, vous mettre en retrait pour éviter un prêtre, pour ne pas donner un prétexte à tous vos ennemis de faire une motion de censure. Vous l'évoquez ? Mais franchement, Christophe Barbier, le problème, c'est que c'est un prétexte, vous l'avez dit vous-même. Oui, mais... Ils vous attendent au coin du bois avec le fusil. J'entends bien, mais j'ai entendu les choses qui ont été dites.
Ça a commencé par pas d'insoumis, puis après, c'était pas d'écologiste, puis l'étape d'après, ça sera pas de communiste, et puis à la fin, ça sera pas de nouveau front populaire du tout. Donc, je ne vais pas commencer, si vous voulez, à modifier le contenu de ce qu'on veut faire, la méthode de ce qu'on veut faire, sur la base des prétextes de nos adversaires. Moi, je veux être... C'est en majorité très relative, ça serait plus prudent. Je veux être simple et transparent avec les gens. Nous avons été élus, nous avons défendu un programme. Nous ne disposons pas d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale, ça n'a échappé à personne.
Donc, il faut faire des concessions, des compromis, des contours ? Mais, Christophe Barbier, quand vous avez un bloc politique, le nouveau Front populaire, qui, par exemple, souhaite abroger la réforme des retraites, et que vous avez un bloc macroniste qui l'a mis en place, quand vous avez un bloc politique, le nouveau Front populaire qui veut augmenter le SMIC, et que vous avez un bloc macroniste qui a voté contre toutes les augmentations du SMIC que nous avons proposées à l'Assemblée nationale depuis deux ans. Pourquoi faire croire aux gens qu'il y aurait quelques compromis que ce soit possible sur ces sujets ? Il n'y en a pas.
Donc, à partir de ce moment-là, il faut assumer son programme, il faut que le gouvernement du nouveau Front populaire commence à le mettre en place, et ensuite, les institutions, elles sont comme ça. Si une majorité de députés à l'Assemblée nationale veulent prendre la responsabilité de censurer cet éventuel gouvernement, ils devront l'assumer. Et ensuite, ils devront expliquer quelle autre configuration politique ils veulent mettre en place. Mais moi, je ne vais pas commencer par anticipation à renoncer au programme sur lequel nous avons été élus, parce que c'est une logique qui ne nous mènera nulle part, qui nous mènera à l'inaction politique.
Et je ne pense pas que dans ce pays, les Françaises et les Français, ils aient envie de l'inaction politique. Je pense qu'ils ont envie que leur vie change et que les différents points que nous avons défendus dans le programme, ils ont envie qu'ils puissent être mis en place. Et si ce n'est pas le cas, ils auront l'occasion de le dire.
Combien de députés demain
au groupe LFI ? 72-72. D'accord.
Charles-Lafantin.
Je pense qu'il y a beaucoup de mauvaise foi dans tout ça. Je pense que d'abord, les Français, ils n'ont pas du tout voté pour le programme du nouveau Front populaire. Ils ont voté parce qu'ils n'avaient pas envie de tenter l'expérience de l'extrême droite au pouvoir. Ils ont voté Front républicain plus que Front populaire. Exactement. Il y a eu un premier tour
des élections législatives. Ça ne vous a pas échappé ?
Ça fait plusieurs fois que Christophe résume dans des termes plus courts que mes interventions ce que je veux dire. On sent que finalement l'expérience est utile aussi. Non, mais il n'y a pas Condré Chassène qui a l'expérience. Moi aussi, c'est vrai. Ensuite, le programme...
Le dit Christophe Varby, Premier ministre.
Le programme... Ce serait bien, je pense. Le programme du nouveau Front populaire n'est pas un programme sérieux. C'est un programme qui a été bâti dans un but électoral. De l'aveu que j'ai lu partout de plusieurs d'entre vous qui ont bien expliqué qu'en fait, ce programme, avec son programme fiscal digne de la Corée du Nord, ce n'était évidemment pas un vrai programme à mettre en place. C'est un programme pour faire plaisir aux bobos complètement fatigués des grandes villes qui sont en effet transformés en citoyens de Pyongyang par Madame Hidalgo puisque tout le monde est à vélo maintenant. Comme à Pyongyang.
Et donc, ces bobos, ils étaient contents quand ils ont lu la tranche à 90%, quand ils ont lu la transition écologique à coup de Tout est interdit. Ils étaient contents. Et s'ils ont lu ça, c'est qu'ils ont mal lu parce qu'il n'y avait pas ça dans le programme. La tranche à 90% elle est dedans. Le programme fiscal nord-coréen il est dedans. Plein de choses qui sont dedans. Donc à mon sens, ce n'est pas un vrai programme. C'est un programme pour être élu.
Et donc, je pense que ce qu'on constate là, c'est qu'au fond, cette coalition de gauche, elle n'est pas sérieuse jusqu'au bout puisque même l'idée, pour le coup, de prendre le pouvoir et forcément pour faire voter ces textes, d'aller chercher des majorités, et donc d'amender son programme, donc d'aller vers ce qui est acceptable dans ce programme. Par exemple, je pense que sur l'augmentation du SMIC, en vrai, la gauche pourrait aller trouver des voix au centre-gauche pour voter ça. En fait, ça ne les intéresse pas.
Mais je n'ai pas dit ça.
Mais si, ça ne vous intéresse pas puisque vous vous dites que vous voulez appliquer tout le programme du Nouveau Front Populaire et donc vous ne trouverez jamais de majorité pour ça. Vous venez de dire
l'inverse vous-même. Vous venez de dire que sur le SMIC, il est possible de trouver une majorité. Oui, mais vous voulez qu'il ne reste. Mais sur l'abrogation de la réforme de l'Assemblée, il est possible de trouver une majorité.
Sur l'abrogation de la réforme de l'Assemblée, ne dites pas ça. Il n'y a jamais
une majorité à l'Assemblée pour voter cette réforme. Oui, mais il n'y en aura avec le RN. Il n'y en aura pas. Il y en aura une co-gestion avec le RN et les filles. Non, mais moi, je m'adresse à tous les députés. Il n'y a pas que des députés du RN qui n'étaient pas d'accord. Il y avait aussi des députés LR. Oui, il y en avait quelques liottes aussi. Non, non, il n'y en avait pas. Non, franchement, Charles Consigny.
Il y avait Pradier qui nous... Ils ont été 19 à voter la motion de censure. Bon, merci. Ils n'étaient pas tout seuls, Pradier. Franchement, là, c'est vous qui attend un peu de mauvaise foi. Non, mais non, mais ça ne vous... On verra ce que l'avenir dira. Moi, je pense que vous ne voulez pas gouverner. Si vous appliquez le programme,
si vous appliquez le programme, c'est avec des majorités
où il y a du RN et de la droite.
Mais non, je ne suis pas en train de vous dire ça. Attendez, attendez. D'abord, je réponds à Charles Consigny. Il a le droit, bien évidemment, de penser ce qu'il veut. Je n'ai aucun problème. Je dis juste ne dites pas mauvaise foi pour ensuite venir faire quelque chose qui est légitime, qui a un débat politique sur le programme. Vous, vous ne croyez pas au programme. Ça ne m'étonne pas. Mais ne considérez pas que parce que vous, vous ne croyez pas au programme, nous qui l'avons défendu dans l'élection, on n'y croyait pas non plus. On y croit. On pense que c'est ça qu'il faut pour le pays. Puis ensuite, la démocratie, c'est que c'est les électrices et les électeurs qui tranchent.
Ce programme, oui, je ne dis pas que l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont voté pour les candidats du Nouveau Front Populaire au deuxième tour des élections législatives étaient d'accord avec ce programme. Je ne vous dis pas ça. Je vous dis qu'au premier tour des élections législatives, ils ont été quasiment 30% à voter en faveur de ce programme et qu'au deuxième tour, il y a eu un résultat très clair, c'est que les gens ne voulaient pas de l'extrême droite au pouvoir.
Et donc, oui, il y a eu des députés du Nouveau Front Populaire qui ont été élus parce que des gens ont voté contre le Rassemblement National, mais il ne vous aura peut-être pas échappé aussi, qu'il y a eu des députés macronistes qui ont été élus parce que les gens ne voulaient pas du Rassemblement National. Et que notre représentation politique, nos voix, elles s'expriment aussi de cette manière. Donc ça, c'est pour répondre sur cette question-là. Pour le reste, moi, j'ai toujours été très clair. Nous n'avons pas le pouvoir, de toute façon, de faire passer une proposition de loi si elle ne rencontre pas et n'est pas soutenue par une majorité de députés à l'Assemblée Nationale.
Ce que je vous dis, c'est que, de mon point de vue, sur le programme qui est le nôtre, d'abord, il y a des choses qu'on peut faire immédiatement et puis ensuite, sur un certain nombre de projets de loi, oui, je pense qu'il est possible d'aller trouver une majorité. Mais par exemple, d'ailleurs, sur le fond,
si on a une seconde sur le fond, qu'est-ce que vous faites de l'avertissement du FMI sur notre trajectoire budgétaire ?
C'est très intéressant la question que vous me posez parce que que disent les institutions internationales ? FMI, Commission européenne, etc. Même les agences de notation, même les agences de notation, ils disent que la France a un problème recette. Les agences de notation, elles disent ça.
On n'a pas de problème de dépense en France ? Non, pas du tout. On ne dépense pas suffisamment, d'ailleurs. Ah bon, d'accord.
Non, on ne dépense pas suffisamment. Quand vous voyez l'état de nos services publics, de notre système de santé, de notre système d'éducation, non, on ne dépense pas suffisamment. Les agences de notation, elles-mêmes, disent qu'il y a un problème de recette en France. Et pourtant, on est le pays plus taxé de l'OCDE. Et vous savez pourquoi ? Parce que depuis que Macron est arrivé au pouvoir, les différents cadeaux qu'il a fait, Donc, ça, c'est la vérité. Mathématique, numérique, chiffrée, documentée. Donc, moi, j'assume de vous dire...
La vérité, c'est aussi qu'on est le pays le plus taxé du monde.
Mais ça, ça ne veut rien dire. Vous comparez... Attendez, pour ceux
qui payent des impôts,
ça veut dire quelque chose. Mais non, ce n'est pas vrai ce que vous êtes en train de dire. Et ça dépend avec quoi vous comparez. Si vous comparez ce qu'on dit parfois, les prélèvements, et qu'on agglomère les prélèvements de toutes sortes, c'est-à-dire la fiscalité, les cotisations. Mais alors comparez à « service équivalent ». Parce que vous comparez avec des pays dans lesquels, par exemple, il n'y a pas de sécurité sociale. Eh bien oui, il faut être un peu honnête dans les déclarations. Et si vous, vous voulez un service de santé qui ressemble à celui des États-Unis, allez-y, défendez ça pour le pays. Mais on compare avec la Scandinavie aussi.
Vous voyez beaucoup d'Américains qui font le voyage pour s'installer en France pour pouvoir bénéficier de la sécurité sociale ou pas ?
Non mais attendez, Charles Cossigny... Non mais ça fait nous un pays qui attire des gens venus d'État libéraux ou pas ? Vous êtes là... Vous c'est plutôt le contraire. Là vous ne l'êtes pas mais vous avez été dans le combat politique. J'ai aucun problème, c'est la démocratie. Allez devant... Mais je réponds à votre question. Est-ce qu'il y a beaucoup d'Américains qui s'installent en France ? Allez devant les Françaises et les Français. Dites-leur que vous ne voulez plus de la sécurité sociale et que vous voulez un service d'assurance maladie et un service santé qui soit un service assuranciel qui ne se renforce pas sur les cotisations. Défendez-le devant les Français.
Mais je ne crois pas que c'est ce que les Français...
Ça ne peut pas justifier, si vous voulez, toutes les dérives par un service équivalent. Sinon, faites une comparaison
qui est une comparaison de mauvaise foi. Et là, c'est vous qui êtes de mauvaise foi, à part moi.
Je constate que les gens qui habitent dans les pays que vous brocardez... Mais je ne les brocard pas. C'est dans lesquels il y a moins d'un compte que je veux pour la France. Je constate que ces gens-là ne viennent pas en France. Alors que la France n'est pas vrai. Mais parce que toi, c'est pas du coup de Français qui a l'optes pour des pays libéraux.
Voilà, parce que Charles Consigny est persuadé que les gens viennent en France uniquement pour la sécurité sociale. Eh bien non. En fait, ce n'est pas pour ça. Il y a une foultitude de paramètres qui font que les gens se déplacent dans le pays. Oui, mais tu vois beaucoup de gens venir de ce pays. Ils viennent piquer nos allocs.
On accueille beaucoup d'immigration des États-Unis. Mais en vérité... Mais il y en a... En vérité, là où... Ce qu'il y a... Non, alors qu'un Français n'est pas politique... Il y a plein de Français qui quittent la France parce qu'ils n'entendent plus
ce système. Mais non, il y a beaucoup de Français qui quittent la France parce qu'ils ont l'impression de ne pas reconnaître parce qu'ils n'en veulent plus
de votre système soviétique. Non, alors là, franchement... Ben oui. Alors là, franchement... Ils en auraient le vol de payer vos impôts. Donc ils partaient
d'abord, ce n'est pas les miens. Et deuxièmement, pardon, je vais vous dire quelque chose qui ne va peut-être pas vous plaire. Mais s'il y a des gens qui partent de France aujourd'hui pour aller dans d'autres pays, pour un certain nombre d'entre eux, c'est parce qu'ils ont l'impression de ne plus être vraiment trop les bienvenus en France. Parce que ça, c'est aussi un phénomène qui est très largement documenté. Si on a un problème de recettes fiscales, c'est aussi parce que notre économie ne crée pas assez de richesses. Ça a été la mauvaise surprise du budget 2023.
Ce n'est pas que les gens ne sont pas assez taxés comme individus, même si sur les super profits les plus riches, il y a beaucoup de choses à redire. C'est que notre économie doit produire des richesses, augmenter le PIB pour que l'État, qui prélève des taxes sur la richesse créée, en profite. Or, est-ce que vous êtes sûr qu'avec votre programme, notamment la hausse du spi, on n'a pas cassé ?
On ne peut pas dire que c'est pour que l'État en profite ? Que nous tous nous puissions en profiter par la sécurité sociale, l'école publique, la société... En dépensant bien d'un bon service public. Pour l'instant, on a la pression, on n'a pas l'étonnement
de service public. Christophe Varvé, vous savez que 50% de l'économie du pays, elle est liée à la consommation populaire ? Oui, bien sûr. Attendez, écoutez... À condition qu'ils achètent des produits fabriqués chez nous. Laissez-moi terminer juste une phrase. Donc, l'augmentation du SMIC, dont vous êtes en train de me parler, c'est-à-dire le fait de faire en sorte que les gens qui galèrent aujourd'hui, qui se privent, et enfin les moyens de pouvoir vivre tranquillement, qu'ils puissent aller chez le coiffeur, qu'ils puissent aller au restaurant... Changer leur voiture... Mais ça, c'est bon pour l'économie du pays, Christophe Varvé.
Mais à condition 1, qu'ils n'achètent pas une voiture chinoise ou des t-shirts chinois, 2, la deuxième condition, c'est qu'en augmentant leur salaire, que vous ne leur fassiez pas perdre leur emploi. Et il y a des tas de patrons de PME qui vous disent attention, 1600 euros, je ne peux pas, en tout cas pas tout de suite. Je ne sais pas, soyez originaux un peu dans les arguments. En Espagne, on a augmenté le SMIC de 30%, on a créé 800 000 emplois. Mais d'où partait le chômage ? Je vous dis, ce n'est pas vrai de dire que l'augmentation du SMIC va détruire des emplois, ça va en créer, premièrement. Deuxièmement, vous avez raison, il faut que cette consommation soit une consommation nationale.
Honnêtement, sur l'alimentation, ce dont on est en train de parler, sur les services, sauf à me dire que les gens vont aller au supermarché à Singapour ou aller chez le coiffeur à Berlin, ce que je ne crois pas que vous allez me défendre ici sur ce plateau, je vous dis que essentiellement l'augmentation du SMIC va profiter à l'économie française et que pour le reste, notre programme, il est complet et qu'effectivement, dans notre programme, on défend aussi des mesures pour ce qu'on appelle la relocalisation de l'activité économique, c'est-à-dire de faire en sorte qu'y compris du point de vue des biens d'équipement, par exemple, il y ait davantage de production en France.
Et des allégements de charges pour les PME ? Mais non, mais arrêtez avec tout de suite les allégements de charges, les allégements de charges. Pour ceux qui créent des emplois. Je vous dis que, mais je vous dis d'abord que l'augmentation du SMIC, elle sera bonne pour les petites et les moyennes entreprises, pour les artisans qui vont en profiter dans leur carnet de commandes, que l'ensemble de notre programme va être bon pour eux.
Parce que, par exemple, quand on dit qu'on va bloquer le prix de l'électricité, quand vous savez à quel point l'explosion des factures d'électricité a fait beaucoup de mal à de nombreux artisans, à de nombreux boulangers, à de nombreuses petites et moyennes entreprises, il faut voir le programme dans sa globalité, pas prendre une mesure sans regarder les autres. Et oui, la globalité du programme, je pense qu'elle est bonne pour le pays, tout simplement.
Et ce programme, il a suscité beaucoup d'attentes. On a aujourd'hui dans notre sondage Elab, 66% des électeurs du NFP qui disent mais c'est beaucoup trop long là, il faut avancer, il faut avoir ce nom de Premier ministre. Vous leur dites quoi à ces 66% d'électeurs ?
Je crois que j'ai essayé, je ne sais pas si je les ai convaincus, mais j'ai essayé de leur répondre en leur disant je comprends qu'il puisse y avoir cette lassitude ou cette attente. Je leur dis en même temps que c'est normal de prendre du temps pour travailler sur un dispositif qui soit un dispositif sérieux et qui vaut mieux... Mais est-ce qu'il ne faut pas
une deadline ? Est-ce qu'il ne faut pas...
Écoutez, qu'il vaut mieux prendre 2-3 jours de plus pour être sur quelque chose qui est quelque chose de sérieux que d'avancer avec quelque chose où on se rend compte que tous les points n'ont pas été bien discutés entre nous et que ce soit un attelage qui soit un attelage brin que ballon parce que ça, je pense que ça sèmerait beaucoup de déceptions dans le pays. Donc je comprends cette impatience, je la partage aussi pour être tout à fait honnête mais faisons en sorte que dans les prochains jours, je l'espère, on puisse aboutir.
Pablo ? Mais du coup, quand on est électeur ou électrice du nouveau Front populaire, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse là ? Est-ce qu'il faut qu'on regarde le Tour de France et qu'on aille à la plage ou est-ce qu'il faut faire comme l'appelle la CGT par exemple à aller demain se mobiliser pour que vous trouviez un nom ? Parce que c'est quand même un des paramètres de l'appel, c'est se mobiliser pour que le nouveau Front populaire trouve un nom. Oui, je pense.
D'abord, l'appel à la manifestation qui a été publiée par les organisations syndicales, la CGT en l'occurrence, demain devant l'Assemblée nationale, elle demande d'abord parce que je voudrais quand même rappeler que c'est le point principal, le respect du résultat des élections législatives. C'est-à-dire que le président de la République fasse quand même quelque chose qui devrait être la base, c'est de se tourner vers nous et de nous demander de composer un gouvernement. Si après on n'est pas capable de composer un gouvernement, il pourra dire je me suis tourné vers eux, ils n'en sont pas capable.
C'est le rôle de la CGT de faire ça et de demander ça ?
La CGT d'abord, ce n'est pas à moi de dire ce qu'elle peut faire ou ce qu'elle ne peut pas faire, mais je trouve ça légitime, oui, qu'il y ait des appels à la mobilisation pour demander le respect des résultats des élections, surtout quand on sait que le programme du nouveau Front populaire, il résonne quand même et il porte un certain nombre de revendications qui sont aussi des revendications qui sont portées par les organisations syndicales.
Et donc je comprends que certaines d'entre elles disent nous on se retrouve sur certains points de ce programme et ce n'est pas normal que le président de la République s'accroche au pouvoir comme une moule à son rocher parce que c'est, pardon, mais c'est quand même ce à quoi on assise depuis des jours et des jours. Il y a un gouvernement démissionnaire mais qui va continuer à être là. On signe des décrets à tour de bras. On demande au ministère de continuer à faire des économies. Oh oh ! Le résultat de l'élection il a eu lieu. La politique d'Emmanuel Macron elle a été battue donc elle doit s'arrêter.
C'est quand même il me semble un principe de base de faire en sorte que le résultat des élections... Ça irait plus vite si vous proposez ce nom. Mais j'ai entendu ce que vous étiez en train de me dire et je le partage. Je ne veux pas vous raconter d'histoire mais ça n'enlève pas la responsabilité principale qu'est celle du président de la République Emmanuel Macron qui n'a toujours pas fait cette démarche. Il aurait pu faire une déclaration publique en disant je prends acte du résultat des élections et donc c'est au nouveau Front populaire de constituer un gouvernement. Il a déclaré qu'il attendait la structuration de l'Assemblée nationale.
C'est un peu ce qu'on va voir dans les trois jours qui viennent. Non, il n'a pas dit ça. Quel groupe qui est en tête dans les groupes ? D'accord. Parce que par exemple dans le Front populaire vous êtes plusieurs groupes. Si demain vous êtes 72 et que le PS dit regardez avec nos amis on est 75. Non, le PS... Emmanuel Macron il peut dire au PS vous êtes le premier groupe de l'Alliance qui a le plus de députés. Christophe Barbier franchement il n'y a pas besoin d'être un génie ou d'attendre 15 jours. Moi je peux vous dire dès le lundi c'est d'outre-mer les purgés de LFI on ne savait pas où ils allaient. Vous étiez...
Écoutez, la vérité c'est qu'au sein du nouveau Front populaire le groupe qui dispose du plus grand nombre de députés je signe le papier si vous voulez ce soir c'est le groupe de la France Assoumise que le groupe socialiste arrive en deuxième position que le groupe écologiste arrive en troisième position et que le groupe GDR communiste avec des députés ultramarins arrive en quatrième position. Et le président de la République je crois est suffisamment bien informé pour avoir connaissance de cette information. Donc là il ne faut pas raconter des bêtises. La vérité c'est qu'il n'a pas dit j'attends voir l'Assemblée nationale pour savoir qui est le premier groupe dans le nouveau Front populaire.
Il a dit j'essaye de constituer une autre majorité et j'essaye de substituer à la coalition qui a remporté les élections législatives une autre coalition et vous savez très bien comme moi qui discute avec Laurent Wauquiez sur un pacte législatif etc. Faisons pas comme si on n'était pas informé de ces discussions parce qu'elles sont publiques et que vous êtes bien informé. Il a mis ça dans ses citations en effet il a parlé de coalition et de pacte législatif donc en gros les socialistes à horizon si c'est possible et sinon de renaissance à LR ça c'était son appel du pied politique.
Il a dit autre chose aussi il a dit il faut préserver les acquis économiques de ce que nous avons fait en gros attirer les investisseurs le dynamisme de l'emploi il a dit du régalien en plus ça c'est un message à la droite et il a dit de la justice sociale en plus il a peut-être écouté un peu le message des électeurs.
Franchement c'est extraordinaire c'est-à-dire que vous avez un président de la république qui jusque-là disposait d'une majorité relative à l'Assemblée nationale qui a donc mis en place sa politique pendant deux ans vous avez le résultat des élections où il est battu sa politique est battue et il prend la parole après et il dit il faudra préserver notre politique économique pardon mais la démocratie oui mais d'accord mais les acquis vous savez c'est assez relatif parce que moi ce qu'il appelle acquis moi je ne considère pas que ce sont des acquis vous voyez et c'est pas enfin je veux dire c'est pas comme ça que ça fonctionne Christophe Barbier la démocratie c'est qu'à partir du moment où son programme a été battu et qu'il y en a un autre qui est en mesure de disposer d'une majorité relative je ne le conteste toujours pas c'est ce programme qui doit s'appliquer le président de la république n'a pas son mot à dire sur ce sujet excusez-moi de vous le dire il n'a pas son mot à dire c'est pas lui qui doit continuer à décider alors que ses candidats ont été battus
alors en attendant on va écouter certains de vos électeurs électeurs du nouveau front populaire comment vivent-ils la séquence du moment écoutez
c'est très agassant vous regardez la télévision il n'y a jamais rien qui avance ça décrivélise la gauche c'est à la fois décevant et pas spécialement inattendu j'ai envie de dire
tiré dans les pattes lui il a dit ça lui il est mauvais lui moi je fais pas ci moi je fais pas là donc je pense que tant qu'on est à des querelles comme ça ça fait plutôt maternelle que politique on a je crois évité l'extrême droite mais que si on continue comme ça
on ne l'évidera pas ce que je crains c'est que ce qui se passe à gauche permette à la droite de faire une coalition qui lui permette d'avoir la majorité à l'Assemblée nationale
il y a cette menace qui pointe est-ce que ça peut profiter à la droite voire au Rassemblement national
précisément bien sûr que je comprends ces interrogations mais moi c'est précisément parce que je ne veux pas que l'extrême droite puisse s'emparer du pouvoir la prochaine fois que je dis que nous ne pouvons pas décevoir sur les engagements que nous avons pris devant les électrices et les électeurs et que je dis que notre coalition du nouveau front populaire ne peut pas donner l'impression qu'elle va faire quelque arrangement que ce soit avec la Macronie précisément pour éviter ça et sans que je sois d'accord à 100% souvent avec Charles Consigny j'ai écouté le débat qui a eu lieu avant il disait lui-même je ne veux pas parler à votre place vous me corrigerez si ce que je dis est faux mais il disait lui-même attention si on donne l'impression que le nouveau front populaire et les macronistes c'est la même chose ça va profiter demain à l'extrême droite donc moi c'est bien ma préoccupation si vous voulez et donc s'il y a débat sur la fonction de premier ministre et si moi je vous dis attention il faut un ou une première ministre qui soit dans l'objectif d'appliquer le programme du nouveau front populaire et pas d'aller chercher une coalition avec le bloc macroniste c'est précisément pour éviter que ce soit ensuite l'extrême droite qui tire les marrons du feu de cette situation donc je comprends mais je dis la même chose que ce que j'ai dit tout à l'heure c'est ne dépolitisons pas la discussion qui est en cours ce n'est pas une discussion de personne mon objectif n'est pas de tirer dans les pattes d'un tel ou d'un tel je ne suis pas en guerre avec Olivier Faure Marine Tondelier ou je ne sais quoi ce n'est pas le sujet nous avons un débat politique et j'espère que ce débat politique on va pouvoir le trancher rapidement
Pablo j'entends la nécessité de ce débat politique et je pense aussi qu'il est très important après ce qui revient souvent et ça a été dit par une des femmes qui était interrogée il y a la question des insultes et du degré d'agressivité à l'intérieur même du nouveau front populaire la dernière chose en date c'est Sophia Chikirou qui est députée de la France Insoumise qui parle des gens voilà des hollandais des hollandais non non non alors peut-être que vous avez une autre interprétation
et qui parle de punaise de lit
en parlant des hollandais des gens proches du hollandais mais il n'y a pas que ça mais ça est-ce que vous considérez que c'est l'écume des choses c'est pas très important et on peut passer outre ou est-ce que quand même c'est un problème
je pense ce soir à nouveau avoir fait la démonstration que ce n'est pas avec des insultes que je m'adresse à mes partenaires non vous lui avez parlé à Sophia Chikirou attendez attendez attendez après il faut il ne faut pas faire dire aux gens les choses qu'ils n'ont pas dit parce que une laisse de lit ça me semble avoir été dit oui mais le tweet que vous venez de lire ici vous l'avez déformé en le lisant parce qu'elle n'a jamais parlé de personne ou d'individu elle a parlé sur le ton d'une plaisanterie que vous avez le droit de considérer comme étant de bon ou de mauvais goût attendez attendez laissez-moi terminer
c'est l'action de l'agressivité elle a parlé
du hollandisme ce n'est pas des hollandais au sens des partisans de François Hollande elle a parlé d'une tradition d'une histoire politique et elle a dit sur le ton de la plaisanterie la gauche doit se guérir derrière le gaullisme il y a quand même des gaullistes et derrière le hollandisme il y a des personnes vous l'excusez quand même un peu facilement je ne l'excuse pas je vous dis juste je ne vous dis juste qu'il ne faut pas voir là-dedans des insultes contre des individus ou des personnes franchement pour le reste je vous réponds avec là aussi avec beaucoup de franchises je vois bien à quel point on essaye de semer de la discorde et de la division au sein du nouveau front populaire en essayant d'aller prendre chacun des mots parfois bons parfois moins bons qui peuvent être faits par les uns et par les autres donc je n'ai pas du tout l'intention de contribuer à cette division
je vais lire juste la réponse de François Hollande interrogé par un journaliste il a dit je connais bien Sophia Chikirou je l'ai exclu du PS en 2007 car elle avait appelé à voter Nicolas Sarkozy
qu'est-ce que vous voulez que je vous dise je connais bien François Hollande et je fais partie de ceux qui ont constitué le parti de gauche avec Jean-Luc Mélenchon en quittant le parti socialiste parce que je ne me retrouvais pas dans sa politique vous voyez ça va être bien les réunions interministérielles je pense que François Hollande je pense que François Hollande par contre j'ai le droit de le dire sans que ça soit infamant pour l'individu mais je pense que sa politique a fait beaucoup de mal à la gauche ça je le pense vraiment
si je puis me permettre elle a répondu Sophia Chikirou
à la réponse de François Hollande
oui oui et elle a dit oui mais en fait c'est pas pour ça que j'ai été viré et il le sait très bien j'ai été viré parce que je dénonçais les tambouilles avec Laurent Fabius je ne sais pas qui a raison j'étais pas là mais je tenais juste à dire voilà la patte d'armes
c'est poursuivi
Adili moi je suis plutôt d'accord avec Manuel Bompard sur un point c'est dire que je crois en effet que dans la vie politique il faut des oppositions réelles des programmes différents pour que les gens puissent avoir réellement une vie démocratique vivante finalement et puissent voter pour le programme qui leur semble le meilleur la difficulté aujourd'hui c'est qu'on est dans une situation de blocage total et je trouve de ce point de vue que ce qu'a proposé Laurent Wauquiez n'est pas une compromission mais véritablement un compromis il fait un pas législatif en disant voilà ce qu'on demande aujourd'hui à la Macronie s'ils acceptent nos propositions d'alliance c'est à dire alors moi je trouve que c'est assez affligeant par ailleurs parce que je pense que cette droite là n'a pas compris pourquoi elle n'est plus au pouvoir aujourd'hui donc leur première mesure c'est revaloriser le travail en tapant sur les assistés qui seraient donc ceux qui reçoivent les allocs ça je trouve ça affligeant et donc je trouve que LR n'a toujours pas compris pourquoi leur Assemblée nationale leur avait piqué leur voix mais ensuite ils expliquent qu'ils veulent améliorer les choses sur la sécurité sur l'immigration donc ce sont vraiment des mesures de droite et on entendait hier Carl Olive sur ce plateau qui expliquait que finalement il était d'accord avec toutes les propositions de Laurent Wauquiez et là je trouve qu'ils font un pas supplémentaire en nommant Philippe Juvin qui on le sait est quelqu'un qui est de centre droit qui est totalement compatible avec une partie de la Macronie et finalement pour le perchoir ça pourrait être une solution pour débloquer cette situation donc je trouve qu'ils sont assez malins dans cette situation et peut-être qu'ils sont à la hauteur du moment qu'on vit et de ce qu'attendent les Français c'est-à-dire un déblocage Christophe ?
La Front Populaire a gagné le droit à la priorité c'est à eux de proposer d'abord quelque chose mais ils ne le font pas pourquoi ils ne le font pas ?
première explication vous l'avez donnée le scrupule qui fait qu'on doit être d'accord sur le fond sur la méthode autre explication qui est la mienne la France Insoumise veut plumer la volaille socialiste selon le vieux mandat mais vous êtes extraordinaire c'est-à-dire on peut vous dire n'importe quoi vous continuez à rabâcher ce que vous voulez mais parce que je vois dans chacun de vos actes depuis 2017 je vois votre volonté vous l'avez dit tout à l'heure pourquoi vous avez créé le front de gauche qui est devenu la France Insoumise parce que vous voulez en finir avec ce parti social-démocrate qui selon vous n'est pas la vraie gauche vous êtes en train de livrer le dernier acte vous pouvez en les bloquant dans l'accession au pouvoir ou en les emmenant une motion de censure inévitable vous pouvez les discréditer définitivement il ne restera plus alors qu'une gauche la vôtre la gauche révolutionnaire et qui a l'honnêteté de le dire vous ne voulez pas améliorer les choses petitement négocier réformer chercher des compromis vous voulez renverser un régime qui ne vous plaît pas la 5ème République une économie qui ne vous plaît pas le capitalisme et c'est votre cohérence oh vous n'avez pas le couteau entre les dents je ne dirai pas cela vous êtes des révolutionnaires de la révolution citoyenne ce que vous l'appelez ainsi vous avez une autre méthode par les élections mais la finalité pas par les élections en les gagnant par les élections en créant une ingouvernabilité qui amène une forme de chaos dont jaillit la lumière franchement Christophe Barbier je ne sais pas c'est un beau roman ce que vous êtes en train de dire je retrouve je retrouve aussi cela dans votre souci ne faites pas des procès d'intention votre souci que la rue vienne à la rescousse des urnes s'il y a une paralysie j'y vois cette volonté et ce projet révolutionnaire encore une fois je ne vous le reproche pas vous êtes plus cohérent que la gauche socialiste qui dit rose et qui fait rouge et qui ne sait plus comment avoir honte de son passé je peux vous répondre bon d'abord je veux dire parce que je vois bien la manière d'essayer de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas que nous sommes effectivement partisans de ce qu'on appelle la révolution citoyenne la révolution citoyenne c'est le fait de remporter des élections pour pouvoir appliquer un programme qui oui par contre je vous le concède va transformer la société de manière très importante et radical ça c'est vrai je ne vous le conteste pas oui bien évidemment pour un processus de transformation de la société ça s'appuie sur des élections et puis aussi sur des mobilisations mais ça c'est pas nouveau on parle du nouveau front populaire le front populaire il s'appuyait aussi sur des grèves sur des manifestations ça n'a rien d'extraordinaire ou de particulièrement choquant de se battre pour cela quant à l'utilisation du terme révolution que vous utilisez ici moi ça ne me dérange pas pour essayer de faire peur aux gens je vous rappelle qu'Emmanuel Macron avait écrit un livre qui s'appelait Révolution avant 2017 on lit le campagne donc bon vous voyez je veux dire chacun peut mettre ce qu'il veut derrière ce mot mais là où je ne voudrais pas vous donner raison c'est de faire croire aux gens qui nous écoutent que finalement on n'aurait rien à faire de leurs existences et qu'on ne mènerait qu'un projet politique à long terme pour essayer non moi c'est pour ça que je discute depuis des jours et des jours pour essayer de constituer ce gouvernement du nouveau front populaire parce que je pense qu'il y a des gens qui ont des attentes très importantes et que vous pouvez ne pas être d'accord avec moi mais reconnaissez au moins ma sincérité de dire que mon objectif c'est d'essayer de transformer la vie des gens vous pouvez considérer que ce n'est pas bien ce que je propose là je vous accorde cette sincérité ce que je ne comprends pas c'est que dans la sincérité d'atteindre vos objectifs vous faites l'impasse complète sur le chemin c'est à dire vous creusez la tombe de votre projet vous êtes en train d'installer les conditions de votre échec parce que vous voulez tout tout de suite en étant vous-même et les filles au gouvernement et que donc vous êtes en train d'armer le fusil de vos opposants pour qu'ils ne vous laissent pas appliquer votre projet il y a une contradiction là en fait aussi attaché à un projet et à tout faire pour qu'il n'arrive jamais parce que vous aurez une majorité contre vous immédiate pour une motion de censure mais Christophe Barbier le projet politique macroniste et le projet politique du nouveau frau populaire ils sont contradictoires bien sûr bien sûr et je ne vous demande pas de négocier pour introduire du macronisme je vous demande d'être malin sur le calendrier de vos réformes je ne vais pas dire que je le suis ce serait un peu arrogant de ma part mais laissez-nous l'opportunité de démontrer qu'on peut l'être vous allez à la motion de censure mais non vous direz la leçon que ces institutions sont illégitimes et qu'elles piétinent les fois du feu arrêtez de faire à ma place des plans sur la comète Christophe Barbier si demain un gouvernement du nouveau front populaire augmente le SMIC abroge la réforme des retraites je sais Charles Consigny va s'évanouir mais ce n'est pas grave je le propose quand même introduire une taxe sur les super profits ce gouvernement là admettez l'idée que je puisse penser peut-être que je peux me tromper que ce gouvernement sera populaire dans le pays et que donc et que donc le coût politique de ceux qui à l'Assemblée nationale voudraient le censurer et le faire tomber soit un coût politique qui soit très important mais il le fera avant même que vous ayez appliqué ces politiques sur le thème et les filles et dans le gouvernement ça n'est pas acceptable et donc ils prendront la responsabilité de l'instabilité gouvernementale mais chacun doit assumer ses responsabilités et voilà
c'est là où je vous retrouve
c'est à dire que puisque vous savez que ça va se passer comme ça c'est un rapport de force c'est un rapport de force c'est un rapport de force c'est le chaos dont vous espérez et je ne l'espère pas j'espère que le gouvernement puisse tenir et mettre en place sa politique mais je ne peux pas par avance anticiper le fait que les autres vont menacer de nous censurer pour ne rien faire donc c'est la dignité de la politique c'est que chacun assume ses responsabilités moi j'assumerai et tout le monde assumera les siennes
les révolutionnaires du chaos excusez-moi Christophe mais c'est plutôt les macronistes avec Emmanuel Macron qui a quand même provoqué cette dissolution qui a mis tout le monde dans l'embarras dans la panade donc les premiers c'est eux le responsable je suis tout à fait d'accord c'est lui à son bon sang ce que dit Manuel Bompard en vérité c'est assez simple Christophe il s'ingénie à essayer de transformer les propositions du nouveau Front Populaire et de Manuel Bompard en promesses qui ne pourraient pas être tenues non c'est juste des propositions après les français ils font ce qu'ils veulent s'ils n'ont pas envie ah mais c'est horrible c'est le pays le plus taxé du monde je sais pas quoi bah oui très bien mais si les français on vote pour être taxés parce qu'ils ont envie être taxés ça veut dire mettre de l'argent mais là ils n'ont pas voté mais si il va falloir au bout d'un moment c'est la proposition ils ont voté contre le RL
rentre-le dans ta tête ils ont voté contre le RL il existe pas en réalité
en cas de barrage c'est davantage ensemble qui a bénéficié du barrage que la France Insoumise et le nouveau Front Populaire et les gens de gauche votent par conviction ils n'ont pas voté pour les macronistes non plus et oui mais alors non mais parce que les gens de gauche font barrage et sont capables de voter ensemble mais en réalité il y avait une infographie très bien faite dans le Figaro détaillée par Guillaume Tabard qui expliquait que les macronistes ne se sont pas tournés vers la gauche nécessairement et que le RN face à la gauche a plutôt progressé même donc ça montre bien que quand des députés du NFP ont été élus c'était plutôt par conviction et c'est une femme qui travaille dans des journaux de droite qui vous le dit
avec beaucoup d'éternet actuel ce qui est important dans ce que raconte Manuel Bompard c'est que et d'ailleurs c'est le cas de tout nouveau Front Populaire tout le monde est d'accord en fait sur le programme c'est la grande réussite de la France Insoumise depuis 2017 c'est d'avoir réussi à remettre la gauche à gauche y compris le parti socialiste puisqu'ils ont validé le programme du nouveau Front Populaire et de la NUPES sur la stratégie là il y a un problème et c'est ça Manuel Bompard dit c'est ça faire de la politique il a raison ils ne sont pas d'accord sur la stratégie mais c'est les voies et les moyens pour arriver en fait à changer véritablement la vie des gens mais je vais te dire c'est moins compliqué que de changer que de réussir à remettre la gauche qui était quand même partie sacrément à droite sous François Hollande c'est moins difficile aujourd'hui à s'accorder à accorder les violons stratégiques après il faut le faire et pour l'instant ils n'y arrivent pas ils n'y arrivent pas encore mais là on leur a donné juste 10 jours peut-être qu'il y aura 15 jours supplémentaires et c'est bon
vous allez y arriver
mais il y a des étapes confranchies vous voyez qu'on a réussi à s'accorder rapidement et c'était mon souhait premier j'ai exprimé ça lundi sur la candidature commune à la présidence de l'Assemblée nationale c'était pas une évidence nous les Insoumis on avait toujours dit qu'on ne serait jamais du côté du problème et toujours du côté de la solution nos candidats se sont retirés pour faire en sorte qu'ils puissent y avoir une candidature commune je pense qu'on a montré notre responsabilité alors qu'André Chassaigne était contre la candidature Mélenchon soutenue par les communistes en 2017 je crois oui mais là vous avez fait un signe vous voyez mais il faut montrer que chacun doit faire des pas on en a fait et j'espère que les autres en feront aussi dans la suite de ces discussions est-ce que c'est
Manuel Bompard