"La macronie est devenue une passerelle pour l'extrême droite" (Clémentine Autain)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:02OuverteRéponse directe
Sur les propos de Donald Trump, faut-il des élections en Ukraine malgré la loi martiale ?
- 2:46OuverteRéponse partielle
Clémentine Autin, partagez-vous l'analyse de Mélenchon sur la stratégie européenne en Ukraine ?
- 3:30OuverteRéponse directe
La mobilisation lycéenne décélère-t-elle selon vous ?
- 4:13RelanceRéponse directe
Gabriel Attal accuse la gauche d'instrumentaliser les lycéens. Réponse ?
- 4:55FerméeRéponse directe
Vous parlez de 'chair à canon politique'. Est-ce justifié ?
- 6:20RelanceRéponse directe
6900 garde à vue : votre analyse est-elle que le gouvernement veut étouffer le mouvement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Jean-Luc MélenchonFait
« Avec Trump on ne discute que d'une chose business. C'est pas la stratégie de Trump, c'est la stratégie européenne qui est lamentable. »
- 1:20Fait
« Je veux rappeler ici qu'il y a un agresseur et un agressé. L'agresseur c'est la Russie. les agressés, ce sont les Ukrainiens. »
- 2:02Fait
« L'Europe est en dessous de tout parce que elle elle n'est pas soudée claire déterminée dans un rapport de force. »
- 9:11Clémentine AutainChiffre
« Il y en avait 14 la dernière fois mais c'est rien. Des poursuites, c'est très peu. »
- 9:54Clémentine AutainFait
« Quand je vois la Macronie qui assume de piétiner l'état de droit, je me dis mais c'est incroyable, il devait être un barrage à l'extrême droite et ils sont chaque jour un peu plus la passerelle à l'extrême droite. »
- 10:34Aurore BergerPromesse
« Un engagement clair d'augmentation des moyens dès 2027 et un amendement de programmation sur les prochaines années. »
- 12:46Clémentine AutainChiffre
« 73 % de classement sans suite dans les plaintes de viol ou d'agression sexuelle. »
- 14:04Clémentine AutainFait
« Dans la loi, nous disons il y a six actes d'enquête obligatoire à partir du moment où il y a un dépôt de plainte. »
- 16:06Clémentine AutainPromesse
« Nous voulions la fin des cours criminels départementales parce que nous voulons que les viols soient jugés aux assises comme des crimes. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et bonjour Clémentine Autin, député de scène Saint-Nico, fondatrice du mouvement de gauche et écologiste l'après. On va évoquer avec vous bien sûr la mobilisation lycéenne, également cette proposition de loi intégrale examinée en ce moment à l'Assemblée nationale sur les violences sexistes et sexuelles. Mais tout d'abord cette actualité internationale ce matin. Donald Trump qui lâche l'Ukraine d'une certaine manière furieux contre le président Volodimir Zelenski à qui il demande d'arrêter les frappes contre les raffineries russes. Donald Trump vient de passer avanthier un accord avec Moscou pour recevoir justement du pétrole russe et faire baisser les prix dans son propre pays. Il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président, dit Donald Trump. Jean-Luc Mélenchon en
déplacement hier dans le puit d'ô a réagi notamment à cet accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Avec Trump on ne discute que d'une chose business. C'est pas la stratégie de Trump, c'est la stratégie européenne qui est lamentable. C'est pas comme ça qu'il faut faire à l'évidence et c'est nous qui devrions faire le tampon. ouvrir les discussions avec Putine, amener Zelinski. Bon, peut-être un jour aussi qu'il y a des élections en Ukraine. Il faudra peut-être qu'il y ait des élections en Ukraine un jour, dit Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que comme le suggère Donald Trump, Volodimir Zelenski est devenu un président illégitime pour l'Ukraine ? Non, mais là, c'est business azuol de Donald Trump. il a lâché les Ukrainiens. C'est pas tout à fait nouveau, mais on
je dirais que là on est un un sommet de de provocation dans un moment où il est en train de détrole avec la Russie. Donc ce sont ces intérêts qui priment sur le droit international. Je je veux rappeler ici qu'il y a un agresseur et un agressé. L'agresseur c'est la Russie. les agressés, ce sont les Ukrainiens. Donc l'urgence pour la communauté internationale, c'est de faire pression pour que on respecte les frontières et le droit du peuple ukrainien de décider de son avenir d'être pas eu de réaction vraiment européenne à ses propos de Donald Trump fran bien sûr mais l'Europe est en dessous de tout parce que elle elle n'est pas
soudée claire déterminée dans un rapport de force qui doit passer aussi par la diplomatie. Moi, je crois au droit international, je crois à la diplomatie et de ce point de vue-là, j'estime que l'Europe, l'Union européenne en tout cas n'est pas du tout au rendez-vous pour soutenir les Ukrainiens. Et Clémentine Notin, sur ce que dit Jean-Luc Malenchon, il faudra qu'un jour il y ait des élections en Ukraine. On le rappelle, il y a une loi martiale en Ukraine actuellement depuis l'invasion de la Russie. Il ne peut donc y avoir d'élections de la part de Jean-Luc Mélenchon, c'est de la provocation ou vous êtes d'accord avec lui ? Il faut qu'il y ait des élections en Ukraine. Je pense que c'est au peuple ukrainien de le décider et comme nous sommes à l'échelle géopolitique dans un rapport
du force nécessaire avec Poutine, je ne pense pas utile de réclamer la démission de Zelenski parce que c'est d'un point de vue diplomatique pour le coup un affaiblissement du président ukrainien et donc des Ukrainiens. Maintenant, je sais qu'en Ukraine il y a certaines voies bien sûr, mais c'est aux Ukrainiens de le dessiner et ce n'est pas nous. euh à euh encore une fois affaiblir l'Ukraine en en demandant la tête de Zelinski. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est c'est assez différent de de ce point de vue que je peux entendre chez les Ukrainiens qui en effet réclament en partie ces élections et je le comprends. Clément l'actualité en France c'est toujours la mobilisation lycéenne qui continue avec cet appel à la
mobilisation la manifestation mardi prochain pour un 5e acte comme on les appelle désormais. l'exécutif lui dit percevoir une décélération dans le mouvement. Il y avait 96 % de lycée ouverts par exemple en fin de semaine selon l'éducation nationale. Est-ce que vous percevez la même chose ? Non, moi je pense que la jeunesse s'est levée dans notre pays. Euh que c'est très important ce qui se passe, qu'il y a une convergence des luttes qui est en train de se mettre en marche avec des rendez-vous euh le 13 et euh surtout le 17 samedi prochain à l'appel aussi des syndicats. Donc moi, je ressens un un bouillonnement formidable dans ce pays, une contestation parfaitement légitime de la jeunesse, une convergence des luttes. Clémentine Autin, c'est ce à quoi vous appelez
quand vous parlez de cette autre mobilisation. Oui, bien sûr que j'appelle à la convergence des luttes. Je la croix légitime. Je comprends la colère dans notre pays et je suis heureuse que la jeunesse se soit euh levée. Maintenant, je suis révoltée par la réponse qui lui est apportée. Une réponse à la fois brutale du ministre Nounz et euh méprisante de la part de ce que j'appelle le le monsieur Bricolage, le ministre de l'éducation. Ministre de l'éducation. On va en parler mais tout d'abord, je voudrais vous faire écouter cette déclaration de Gabriel Atal, le candidat à la présidentielle du parti Renaissance qui était en meeting hier à Lyon, un meeting consacré à la jeunesse et il il accuse votre famille politique d'instrumentaliser le mouvement des lycéens. Cette colère, certains veulent
l'attiser, la récupérer, la dévoyer en multipliant les insinuations ignobles contre la police, en légitimant la violence, en appelant à l'émeut, en faisant de la jeunesse de la chair à canon politique. Clémentine, les mots sont forts. La chair à canon politique. La gauche, votre famille politique instrumentalise les gens. Non, mais ça c'est ridicule d'abord. Ça c'est ridicule. Je veux dire la jeunesse, elle est elle est mobilisée et c'est pas parce qu'on appuie sur un bouton qu'une force politique décide que la jeunesse se mobilise qu'elle se mobilise. Sinon, autant vous dire que ça ferait bien longtemps qu'elle serait dans la rue. Donc ça marche pas comme ça. Donc ça c'est ridicule. En revanche d'entendre monsieur Atal faire les loges des forces
de l'ordre quand on voit la réalité du bilan aujourd'hui. Et c'est un bilan politique, c'est pas d'abord la police que j'accuse. J'accuse une hiérarchie politique, j'accuse une méthode de maintien de l'ordre. J'accuse l'impunité qui est responsable de l'inulté. 6900 euh garde à vue. C'est ça. Oui. Alors, vous dites 6900 garde. Je vais je vais vous donner une comparaison. En mai 68, 95 gardes à vue. La loi de Vaquet 150 gardes à vue. Le CP en 94 250 gardes à vue. En 2005 quand il y a eu les émeutes avec les feux qui ont fait le tour du monde 4500 garde à vue, le mouvement anti CPE 1920, la loi
travail 890, les gilets jaunes en 1 an 6700. Et là on a quoi ? Votre analyse politique, c'est quoi ? C'est le gouvernement qui veut étouffer ce mouvement. C'est ça votre analyse ? C'est évident. Mais c'est évident, c'est c'est on ne reconnaît pas la France. Je veux dire la France, elle est dans la rue, elle est plus du tout au gouvernement. Euh comment comment le cor a nié toute répression policière cette semaine ? était aux questions d'actualité quand je l'ai entend que entendu dire que la réponse était proportionnée de la police. trouvez ça proportionné quand vous avez des mineurs qui se retrouvent avec une main arrachéeou avec gouvernement avec policiers et gendarmes blessés aussi quand vous avez des policiers qui agressent des manifestants parce que on
a vu ce qui était le plus choquant quand vous avez des mutilés on parle de mineur comment c'est possible une chose pareille ça c'est le plus choquant mais je dirais qu'il y a aussi toute la façon dont la police est est débridée totalement il y a a y a il y a un côté Bah comme ils sont impunis finalement allez hop on peut y aller. Et moi j'ai vu vous demandez quoi concrètement ? Est-ce que vous parlez je demande que ça cesse mais donc que ça cesse d'utiliser par exemple des LBD quand il y a des mineurs en face les grenades de désencerclement pour être très concret sur très concret je je pense que ce n'est pas possible comme je l'ai vu par exemple à Sevran quand vous avez des manifestants jeunes qui viennent tout simplement porter des revendications légitimes, pouvoir
étudier dans des conditions dignes, avoir un avenir c'est ça qu'il demande et que à peine arriver avec tout juste une centaine de manifestant, vous avez la police montée qui arrive et des insultes racistes et même des parents d'élèves bousculés. Bien sûr, je l'ai vu de mes yeux vu. Bah, ça n'a aucun sens quand vous êtes dans des manifestations qui sont calmes et que vous voyez la provocation par le nombre de policiers par en effet des grenades qui ne devraient pas être utilisé en France aujourd'hui face à des manifestations tout cour et je demande qu'on arrène avec l'IGPN et qu'on arrête avec l'impunité. L'IGPN c'est quoi ? Le ministre nous dit il y a 18 enquêtes qui sont ouvertes, peut-être 24 maintenant. Alors ça ça a augmenté depuis en effet la dernière
manifestation. Mais l'IGPN c'est quoi ? C'est des policiers qui enquêtent sur les policiers. Vous ne leur faites pas confiance. C'est comme l'ordre des médecins, vous savez qui euh enquête quand il y a des violences sexuelles chez les médecins. Bah ça donne l'affaire le Squarnect. Donc ça ne marche pas. Vous ne faites pas confiance à l'IGPN ? Mais bien sûr que non. Mais bien sûr que je ne fais pas confiance à l'IGPN. Il faut que les méthodes, les ceux qui enquêtent sur la police soient indépendants de la police. C'est le minimum. Et il faut que la doctrine de maintien de l'ordre euh euh prenne un peu exemple sur ce qui se passe ailleurs. C'est-à-dire que on ne fait pas de la provocation. D'accord. Pas de provocation. Je ne peux pas, c'est pas possible que j'entende Mabadou quand des
policiers interviennent par exemple à se vence. Vous accusez toute la police d'être assise ce matin ou c'est des incidents isolés rev ? J'accuse et je vous le redis, j'accuse la hiérarchie politique. C'est une question politique. Si quand vous avez autant autant de garde à vue avec seulement c'est quoi c'est c'est même pas des dizaines de détentions provisoires à la fin de ces gardes à vue vue. C'est rien en vérité. Il y en avait 14 la dernière fois mais c'est rien. Des poursuites, c'est très peu. Donc ça veut dire que vous avez des jeunes qui sont maltraités. On le voit dans les images qui circule mais vous avez aussi une jeunesse qui se retrouve en garde à vue alors qu'elle demande à étudier correctement. Ça n'est pas possible dans
un pays qui est censé être celui de la liberté qui est un état de droit. Et quand je vois la Macronie qui assume de piétiner l'état de droit, je me dis mais c'est incroyable, il devait être un barrage à l'extrême droite et ils sont chaque jour un peu plus la passerelle à l'extrême droite. Député de Sandy et cfondatrice du mouvement de gauche et écologiste Laprè, vous êtes notre invité ce matin du 830 France info. La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles va être soumise au vote mardi prochain à l'Assemblée nationale. C'est un texte pour lequel vous vous êtes beaucoup engagé. Aurore Berger, la ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a voulu rassurer vendredi dans l'hémicycle sur
les moyens alloués à cette loi. un engagement clair d'augmentation des moyens dès 2027 et un amendement de programmation sur les prochaines années, ce qui n'avait jamais été fait pour encore une fois garantir que la loi intégrale est donc un budget qui permette que les mesures définitivement adoptées puissent être déployées et puissent être déployées de manière progressive sur les prochaines années. Est-ce que vous êtes rassuré par les paroles de la ministre sur les moyens qui pourraient être alloués à cette loi ? La question est centrale de ces moyens. Absolument. S'il n'y a pas de budget intégral, il n'y aura pas d'application la loi intégrale. C'est aussi simple que ça et euh nous n'avons euh aucune raison
de ne pas être inquiet parce que les annonces qui ont été faites par monsieur le cornu dans une tribune au monde, un entretien qu'il a donné où il était très heureux d'annoncer qu'il allait mettre plus de 2 milliards sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et je quelques milliards aussi sur contre les violences faites aux enfants. Et puis 2 heur après, il y a un communiqué de Matignon qui tombe et qui nous explique que tout ça c'est en fait les budgets existants. Alors nouvelle ligne, il est à la loi. C'est ça que vous nous expliquez zé pas de création budgétaire. D'ailleurs dans la loi, il est inscrit à un endroit que il faut 3 milliards de budget. Alors j'ai fait un amendement en disant il faut que ce soit de la création budgétaire. Cet amendement a été redé a
été rejeté. Oui, en plus parce que si c'est 3 milliards mais que c'est 3 milliards qui existent déjà dans le budget, vous voyez bien que ça ça revient rien. Et l'amendement où je propose où je propose où nous proposons avec mes collègues euh que ce soit de la création budgétaire, cet amendement est rejeté. C'est assez sidérant et en même temps très signifiant. Donc sur les moyens, vous n'êtes pas rassuré, sur la la loi en tant que telle, donc qui devrait être voté mardi, est-ce que c'est une conquête féministe cette loi ? Est-ce que c'est la première grande loi pour les femmes et les enfants aussi du poste mitou sel ? Alors d'abord c'est parce que il y a eu le travail de la coalition féministe et enfantiste puis de la civis qui ont chiffré proposé et la mobilisation Oui.
et la mobilisation citoyenne tous les lundis avec l'affaire Liana. drame qui nous déchire tellement c'est insoutenable qu'une jeune fille de 14 ans parce que le dossier était sous la pile avec des magistrats qui sont saturés et qui ne peuvent pas faire correctement leur travail qui est un crime qui a révolté tout le monde et qui sont pas suffisamment formés et bien à partir de là le gouvernement était obligé d'inscrire la loi travaillée par les parlementaires. Comprenez bien c'est une c'est une proposition de loi. Ce qu'il aurait fallu, c'est ce qu'on appelle une loi cadre, c'est-à-dire une loi qui engage le gouvernement et qui permet d'avoir une programmation budgétaire. Et c'est pour ça que j'en reviens au budget parce que là, ce qu'on a inscrit dans la
loi, les 3 milliards, ça vaut rien. Alors que si c'était une loi cadre avec une programmation budgétaire, ça engageait l'État comme en Espagne. Et regardez ce qui s'est passé en Espagne. Les effets, il y a une grande lo grande loi qui est la loi modèle référence. Exactement. Et bien nous avons fait en Espagne, ils ont réussi à faire reculer les féminicides. Ils ont réussi à ce que la prise en charge des victimes soit beaucoup plus opérationnel à faire en sorte que l'impunité des violences sexistes et sexuelles cesse. Ce que vous dites ce matin, c'est que la loi française n'est pas haut niveau, celle qui va être votée euh mardi. Alors tout de même concrètement, qu'est-ce qui pourrait changer pour les femmes et les enfants ? Suite au vote de cette loi ? Par exemple, il y a un chiffre qui
choque tout le monde. 73 % de classement sans suite dans les plaintes de viol ou d'agression sexuelle grâce aux nouvelles mesures qui vont probablement être voté mardi. On suivra. Est-ce que ce chiffre pourrait s'améliorer selon vous ? Ben écoutez, par exemple, je vous donne, je vais essayer d'être très concrète. Par exemple, dans la loi, nous disons il y a six actes d'enquête obligatoire à partir du moment où il y a un dépôt de plainte. Très bien. C'est des choses très basiques hein. Le fait que l'auteur soit entendu, de le perquisitionner, de regarder ce qu'il y a dans son téléphone portable, de chercher s'il y a des témoins, enfin vraiment c'est très basique. Mais nous l'inscrivons dans la loi. Si nous l'inscrivons dans la loi, c'est parce que c'est pas fait. Mais pourquoi
c'est pas fait ? C'est pas fait parce que nous n'avons pas suffisamment d'officiers de police judiciaire, parce que nous n'avons pas suffisamment de magistrats, de procureur pour que ce travail soit fait. Donc si vous le mettez dans la loi mais que euh vous avez toujours aussi peu de magistrats, aussi peu d'officiers de police judiciaire, et ben ça ça ne peut pas être réglé parce que les piles seront toujours énormes. Nous avons deux fois moins de juges que euh les pays européens qui sont économiquement euh ressemblants au nôtres, deux fois moins. Comment voulez-vous que ça marche ? et le ministre d'Armanin. Déjà, c'est quand même assez insensé que ce soit monsieur d'Armanin qui soit le ministre de la justice et qui vienne discuter avec nous d'une loi sur les violences sexistes et
sexuelles quand on connaît les les enfin les faits dont il a été l'objet. Enfin, je trouve que c'est assez sidérant mais bref, il vient et il nous dit on va mettre en place, on va voir 300 magistrats supplémentaires mais c'est d'abord on n'est pas sûr de les avoir et c'est tellement il a un parquet spécialisé aussi qui doit être créé normalement. Alors, ça a été un gros débat avec monsieur d'Armanin parce que en effet ce que ça crée c'est des juridictions spécialisées. Donc ça veut dire que on va former euh ces personnels, ce qui fait partie du problème. Donc de ce point de vue, c'est une bonne chose. C'est une bonne chose. Mais nous nous voulions la fin des cours criminels départementales parce que nous voulons que les viols soient jugés aux assises comme des crimes. C'est une
revendication féministe historique mais monsieur Darm s'est acharné à vouloir défendre ses cours criminels efficace. Il dit que c'est plus efficace. c'est qu'on arrive plus vite à avoir un jugement sur ces faits justement de ça me rappelle ces vieux débats où on avait des avocats de féministes qui nous disaient mais vaut mieux aller en correctionnel pour un viol parce que les magistrats vont être plus sévères que les jurés hein et donc ça voulait dire qu'on jugeait des viols en délit et non pas en crime. Alors là, vous me direz c'est les cours dites criminels petit petite mais attention attention nous voulons que la justice se fasse quand il s'agit de crime dans le cadre de juridiction populaire c'est très important et vous avez des magistrats dans les juridictions populaires. Donc il faut
que ces magistrats soient formés. Clément, on arrive à la fin pour résumer cette loi sur le principe. Il y a des choses qui peuvent vous satisfaire mais la question des moyens sera centrale. Il y a des choses positive, on définit un crime d'inceste. On va pouvoir aller dépos plaintes dans les hôpitaux mais il faut que ça suive. On a une haute autorité qui va permettre de nous donner des données sur les violences sexistes et sexuelles. Il y a des frais d'avocat, des frais de soins qui vont être remboursés, mais il y a toute une partie essentielle sur les moyens pour la justice et sur des moyens aussi sur les soins post-traumatiques pour les adultes qui ne sont pas pris en charge. Et enfin, l'article 62 qui a été rejusté avec la Macronie et le RN main dans la
main pour protéger les femmes étrangères me reste en travers de la gorge parce que ça veut dire que les femmes étrangères sont d'abord regardées comme des étrangères et pas comme des femmes victimes de violence conjugale ou de viol. Or, pour pouvoir aller déposer plainte, il faut pas qu'elle soit menacée de sortir du commissariat avec une OQTF, sinon et bien évidemment qu'elles n'iront pas euh porter plainte et qu'elles ne seront pas protégées. Merci Clémentin député de SC Nico, fondatrice du mouvement de gauche et écologiste l'aprè d'avoir été l'invité du 8:30 France info ce matin. Restez avec nous. L'info continue.
Clémentine Autain