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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 29 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Jean-Claude Mailly : « Le climat social n’est pas bon »

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Comment vous qualifiez, vous, aujourd'hui, le climat social dans le pays ?

  • 1:13RelanceRéponse directe

    Vous pensez que c'est comme ça que ça va se traduire ?

  • 1:30RelanceRéponse directe

    Donc, pas dans la rue, c'est-à-dire que la mobilisation peut être moindre parce que les gens se disent, on va voter dans six mois ?

  • 1:59RelanceRéponse directe

    Juste, vous entendez quoi par on réglera nos comptes ?

  • 2:38RelanceRéponse directe

    Vous parlez de la dissolution, je reprends sur la question d'Auriane. On va régler nos comptes. Clairement, vous pointez la dissolution, la décision du président de la République.

  • 3:09FerméeRéponse directe

    Mais le pouvoir d'achat des fonctionnaires a augmenté de 5% en deux fois, quand l'inflation a été de 24%.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:09Invité politiqueChiffre
    « le pouvoir d'achat des fonctionnaires a augmenté de 5% en deux fois, quand l'inflation a été de 24%. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « La dégradation dans la fonction publique, pour moi, je considère qu'elle a démarré sous Sarkozy, avec la révision générale des politiques publiques. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « le dernier mouvement sur les retraites, ce n'était pas des petits mouvements. C'était vraiment de très gros mouvements, plusieurs démanifestations, etc. »
  • 11:08Invité politiqueFait
    « Ça a commencé un peu avec Sarko, mais beaucoup avec Macron, ils ont quasiment pris le pouvoir sur l'assurance chômage. »
  • 12:17Invité politiqueFait
    « le peuple français est un peuple très politique. Si nos dirigeants, quels qu'ils soient, ne comprennent pas qu'il y a un besoin énorme de justice et d'équité, ils iront dans le mur. »
  • 15:33Invité politiqueFait
    « Il l'a esquinté, sérieusement, oui. »
  • 16:40Invité politiqueFait
    « la place des syndicats, c'est dans l'entreprise, pas ailleurs. Au niveau national, c'est l'État. »
  • 19:36Invité politiqueFait
    « Non, une fois que cette loi est passée, on a pu avoir, derrière, on nous a passé la loi de 2017, les ordonnances. S'il n'y avait pas eu la loi de 2016, ça ne serait pas passé. »

Temps de parole

  • Invité politique72 %
  • Présentateur14 %
  • Présentateur 26 %
  • ?5 %

≈ 33,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:13
Locuteur

La

0:15
Présentateur

mobilisation aujourd'hui dans la fonction publique 170, manifestations attendues dans tout le pays, enseignants, hôpitaux, pompiers, ils réclament des moyens, des hausses de salaire, ils veulent mettre la pression sur le gouvernement à deux jours de la présentation du budget. On est face à une rentrée sociale très politique et pour en parler, nous sommes avec Jean-Claude Mailly. Bonjour. Merci d'être avec nous, ancien secrétaire général de Force Ouvrière, interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Fabrice Vesser-Redon, du groupe Ebra, les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Auriane, bonjour Jean-Claude Mailly. Bonjour.

0:44
Locuteur

Jean

0:44
Présentateur

-Claude Mailly, on est donc dans une journée de mobilisation. Comment vous qualifiez, vous,

0:49
Locuteur

aujourd

0:49
Présentateur

'hui, le climat social dans le pays

0:50
Locuteur

? C

0:51
Invité politique

'est un climat social où il y a beaucoup d'inquiétude, beaucoup d'anxiété, du mécontentement rentré parfois, du mécontentement qui s'exprime. Non, le climat social n'est pas bon. En même temps, on est dans une période électorale, quasiment maintenant, jusqu'à la présidentielle. Donc, une partie des gens se dit, je vais régler mes comptes à la présidentielle. C'est évident. Vous

1:13
Présentateur

pensez que c'est comme ça que ça va se traduire ?

1:15
Invité politique

Il y

1:15
Locuteur

a

1:15
Invité politique

une partie, c'est ça, oui, bien sûr.

1:17
Présentateur

C'est-à-dire les gens

1:17
Locuteur

attendent

1:18
Présentateur

d'aller voter, en fait, c'est ce que vous êtes en train de nous dire ?

1:20
Invité politique

Oui, c'est une façon d'exprimer. Un bulletin de vote, ça peut être aussi, et il y aura le choix cette année, ça peut être aussi une manière d'exprimer un mécontentement, bien entendu. Mais le climat social n'est pas bon.

1:30
Présentateur

Donc, pas dans la rue, c'est-à-dire que la mobilisation

1:33
Locuteur

peut

1:35
Présentateur

être moindre parce que les gens se disent, on va voter dans six mois ? Non, il y

1:38
Locuteur

a

1:38
Présentateur

les deux.

1:39
Invité politique

Il y a les deux, je pense, non. Aujourd'hui, il y

1:40
Locuteur

aura

1:40
Invité politique

du monde dans la rue. Écoutez, quand vous avez l'ensemble des syndicats, sans exception, qui appellent sur plus de 170 manifestations, je ne

1:47
Locuteur

peux

1:47
Invité politique

pas vous dire combien, mais il y aura du monde, c'est évident. Mais en plus, je veux dire, il y a ce phénomène qui, certains disent, bon, si bien qu'on y arrive ou pas, même si on manifeste ou pas, on réglera nos comptes au mois de mai.

1:59
Présentateur

Juste, vous entendez quoi par on réglera nos comptes ? Ça veut dire que le bulletin de vote, ça risque

2:04
Locuteur

? Ça risque,

2:05
Invité politique

oui. C'est ce qu'on voit un peu partout, depuis quelques temps quand même. Enfin, ça, on a...

2:09
Locuteur

Il

2:09
Invité politique

y a un phénomène accélérateur, c'est la dissolution.

2:12
Locuteur

Les

2:13
Invité politique

gens n

2:13
Locuteur

'ont

2:13
Invité politique

pas compris, personne n'a compris. Il y en a qu'un qui a compris,

2:15
Locuteur

c

2:15
Invité politique

'est le président de la République, visiblement. Mais personne n'a compris, les résultats sont quand même catastrophiques. Enfin, pas simplement au niveau national, y compris au niveau international.

2:24
Locuteur

On

2:24
Invité politique

dit, il y a la dette, certes, il

2:26
Locuteur

y a

2:26
Invité politique

l'endettement, il faut le réduire. OK, j'ai pas de problème là-dessus, sauf sur la méthode. Mais ceci étant, l'image à l'extérieur, les marchés disent, mais qu'est-ce qui va se passer en France

2:34
Locuteur

?

2:36
Invité politique

Politiquement, qu'est-ce qui va se passer ? Et l'inquiétude, elle

2:37
Locuteur

vient

2:38
Présentateur

aussi de ça. Vous parlez de la dissolution, je reprends sur la question d'Auréal. On va régler nos comptes. Clairement, vous pointez la dissolution, la décision du président de la République. Les Français réglent leurs comptes avec qui ? Avec quelqu'un qui, en l'occurrence, ne va pas se représenter. Oui, mais c'est au

2:54
Invité politique

-delà d'une personne, c'est pas ça. Il y

2:58
Locuteur

a

2:58
Invité politique

un phénomène, il y

2:59
Locuteur

a

2:59
Invité politique

comme si les gens attendent une rupture. Une rupture dans la manière dont les choses se passent. Les problèmes de pouvoir d'achat. Écoutez, c'est une journée de fonction publique, essentiellement aujourd'hui. Quand vous regardez, par exemple, que depuis 2017, l'année d'élection du président de

3:13
Locuteur

la

3:13
Invité politique

République jusqu'à aujourd'hui, le pouvoir d'achat des fonctionnaires a augmenté de 5% en deux fois, quand l'inflation a été de 24%.

3:19
Locuteur

Je

3:20
Invité politique

prends cet exemple, mais on peut en prendre d'autres, sur la désorganisation, sur le sentiment des fonctionnaires. Ça n'est pas nouveau. La dégradation dans la fonction publique, pour moi, je considère qu'elle a démarré sous Sarkozy, avec la révision générale des politiques publiques. On a voulu appliquer le même système via des cabinets extérieurs anglo-saxons, à la gestion de la fonction publique, comme dans les entreprises privées.

3:40
Locuteur

Et

3:40
Invité politique

ça ne marche pas de la même manière. Donc ça, il y a ce sentiment-là. – Mais

3:46
Locuteur

c'est quoi ce sentiment de déclassement,

3:48
Présentateur

c'est ça, la fonction publique ? Elles se

3:49
Locuteur

sont déclassées, pas reconnues, pertes de

3:51
Invité politique

sens ?

3:51
Locuteur

– Perte

3:51
Invité politique

de sens, il y

3:52
Locuteur

a

3:52
Invité politique

une perte de sens. Vous savez, beaucoup de gens, ma génération, quand les gens rentraient dans la fonction publique, ils voulaient être au service du public. C'était vraiment ce qu'ils cherchaient. Aujourd'hui, vous avez 11% des postes offerts dans les concours de l'administration de manière générale, où il n

4:08
Locuteur

'y a

4:08
Invité politique

pas assez de candidats. C'est bien un signe, les gens, ça ne fait plus envie d'aller dans la fonction publique. Ça ne fait plus envie parce que c'est déconsidéré, parce qu'on n'arrête pas de dire, il faut taper dans les dépenses publiques, taper dans les dépenses publiques, etc. Ça fait des années que ça dure. Si j'ose une image, un peu osé, je l'accorde,

4:25
Locuteur

c

4:25
Invité politique

'est Xavier Millet qui a changé la tronçonneuse contre un rabot. Mais c'est un peu ça, ce à quoi on assiste. La seule différence, c'est

4:32
Locuteur

que

4:32
Invité politique

ce n

4:33
Locuteur

'est

4:33
Invité politique

pas vrai dans toutes les entreprises. Il y

4:35
Locuteur

a

4:35
Invité politique

des entreprises où les choses se passent normalement en termes d'organisation, en termes de négociation. Mais il y

4:40
Locuteur

a

4:40
Invité politique

un vrai problème global.

4:42
Locuteur

–

4:42
Présentateur

Fabrice, vous aviez une question ? – Oui, absolument.

4:45
Locuteur

Sur

4:45
Présentateur

les grèves et les manifestations, on nous dit qu

4:47
Locuteur

'il

4:47
Présentateur

va y avoir du monde.

4:48
Locuteur

Vous

4:49
Présentateur

savez comme nous que,

4:50
Locuteur

c

4:51
Présentateur

'était Sarkozy, le même que vous citiez à l'instant, ces grands mouvements

4:54
Locuteur

où

4:55
Présentateur

toute la France,

4:56
Locuteur

où

4:57
Présentateur

la France ouvrière descendait massivement dans la rue,

4:59
Locuteur

c

5:00
Présentateur

'est fini.

5:01
Locuteur

–

5:01
Invité politique

Oui, c'est Sarkozy qui a dit ça, quand il y

5:03
Locuteur

a

5:03
Invité politique

une grève, on ne

5:03
Locuteur

la

5:03
Invité politique

voit plus.

5:05
Locuteur

Ça

5:05
Invité politique

lui a été reproché.

5:06
Locuteur

– Il a instauré le service. – Ça lui a été reproché.

5:08
Invité politique

–

5:08
Locuteur

J

5:08
Invité politique

'étais moi-même à l'époque.

5:10
Présentateur

– Comment vous l'expliquez, que ces grèves, ces mouvements d'ampleur se soient progressivement érodés

5:17
Locuteur

? –

5:18
Invité politique

Ça dépend des moments. Regardez, ça dépend des périodes, si vous voulez, d'une manière ou d

5:22
Locuteur

'une

5:22
Invité politique

autre. – Rappelez-vous, il n

5:23
Locuteur

'y a

5:23
Invité politique

pas si longtemps que ça, le dernier mouvement sur les retraites, ce

5:25
Locuteur

n'était

5:25
Invité politique

pas des petits mouvements. C'était vraiment de très gros mouvements, plusieurs démanifestations, etc. Ça dépend des moments. Mais là, on est dans une période où les gens disent, il y en a marre, ça suffit. Les fonctionnaires, on ne peut plus. Voilà, ils sont au bout du rouleau. Donc, ils ont besoin qu'on les respecte. Ils ont besoin que leur pouvoir d'achat augmente. Et dans le même temps, bon, ils sont préconscients que, vu ce qu'on entend sur le budget, etc., ce n

5:51
Locuteur

'est

5:51
Invité politique

pas le moment où ils vont être satisfaits. Et je vous dis,

5:55
Locuteur

toujours,

5:55
Invité politique

quand on est dans une période d'élection présidentielle, ça change le contexte quand même.

6:00
Locuteur

–

6:00
Présentateur

Juste un mot, parce qu'il y

6:01
Locuteur

a

6:01
Présentateur

des manifestations et des blocages dans les lycées. Également, avec des interpellations, 164, je vous cite Laurent Nunez, ce ne sont pas des mouvements de contestation très habituels, mais ça s'apparente à des violences urbaines. Quel regard vous portez sur ces mobilisations ?

6:14
Locuteur

–

6:15
Invité politique

Alors, oui, j'ai vu, j'ai entendu, mais je n

6:17
Locuteur

'ai

6:17
Invité politique

pas d'analyse. Est-ce qu

6:19
Locuteur

'il

6:19
Invité politique

y a ces politiques derrière ou pas ? Certains laissent entendre que LFI serait dans le coup. C'est possible, c'est bien les techniques LFI, que je connais bien. Vous savez, les trotskistes, anciens trotskistes, je les ai connus dans mon organisation, donc je sais comment ils fonctionnent.

6:34
Locuteur

– C'est-à-dire

6:34
Présentateur

? – Vous

6:34
Locuteur

avez

6:34
Présentateur

expliqué, c'est quoi les techniques LFI

6:36
Locuteur

?

6:37
Invité politique

– Non, mais quel est l'objet de LFI ? Je pense que Mélenchon, il ne

6:41
Locuteur

veut

6:41
Invité politique

pas gagner la présidentielle. Ce

6:42
Locuteur

n'est

6:42
Invité politique

pas ça, son truc. Mélenchon, c'est d'être le premier opposant à Marine Le Pen.

6:46
Locuteur

Et

6:46
Invité politique

après,

6:47
Locuteur

pardonnez

6:48
Invité politique

-moi, on va essayer de monter la révolte. C'est ça, son objectif. Je ne l

6:52
Locuteur

'ai

6:52
Invité politique

jamais dit comme ça, mais moi je le conçois comme ça. Donc, est-ce que c'est le cas dans le lycée ? Je ne

6:57
Locuteur

sais

6:57
Invité politique

pas. Je ne peux pas prendre position sur ce que j'ai vu. J'ai vu les réactions de Laurent Nunez, qui est pour moi un beau ministre de l'Intérieur. Ce n

7:06
Locuteur

'est

7:06
Invité politique

pas un

7:07
Locuteur

foot

7:07
Invité politique

de guerre, ce n

7:08
Locuteur

'est

7:08
Invité politique

pas quelqu'un qui va à la garde. Je ne

7:10
Locuteur

sais

7:10
Invité politique

pas, je n'en sais pas plus.

7:11
Locuteur

Mais

7:11
Présentateur

est-ce que vous, qui êtes syndicaliste, vous avez géré des mobilisations ?

7:14
Locuteur

Est

7:14
Présentateur

-ce que quand les lycéens rentrent dans le mouvement, on est sur autre chose ? On est sur un tournant

7:19
Locuteur

?

7:20
Invité politique

Oui, quand les lycéens rentrent dans un mouvement, c'est autre chose, bien entendu. Moi, j'ai connu ça différentes fois. Rappelez-vous, par exemple, le CPE en 2006. J'ai toujours dit, quand les lycéens sont dans la rue, c'est comme un dentifrice, vous n'arrivez plus à les rentrer.

7:34
Présentateur

Voilà. C

7:35
Locuteur

'est les mêmes ?

7:36
Présentateur

2006, 2026, c'est les mêmes ? Vous pensez

7:39
Locuteur

qu'ils se mobilisent de la

7:39
Présentateur

même manière ? J'en reviens à ma question de tout à l'heure, sur l'évolution du mouvement social. Non, mais l'évolution…

7:47
Invité politique

Oui, écoutez, il y a 30 ans, 40 ans, une seule organisation qui était la CGT pouvait décider de mettre 2 millions de personnes dans la rue.

7:55
Locuteur

C

7:55
Invité politique

'est fini ? Aujourd'hui, elle ne le peut plus. Je ne dis pas qu'elle n'existe plus. Mais maintenant, quand vous regardez globalement les adhérents dans tous les syndicats, vous additionnez, etc., ils sont très loin en nombre devant les partis politiques tous rassemblés. Voilà. Donc, ça pèse plus. Et c'est quand même difficile à comprendre quand un pouvoir public ou des pouvoirs

8:15
Locuteur

publics

8:16
Invité politique

ne respectent pas la démocratie sociale. J'ai toujours dit, ça leur revient dans le nez à un moment donné.

8:20
Présentateur

On va venir sur la démocratie sociale, mais juste pour terminer sur les mobilisations, quelle est la finalité ? Et on est dans un contexte budgétaire très tendu. Sébastien Lecornu dit, il faut faire 54 milliards d'économies. Qu'est-ce qu'ils peuvent espérer, ces manifestants, dans ce contexte

8:34
Locuteur

?

8:34
Présentateur

Est-ce qu'ils peuvent réussir à mettre la pression sur le gouvernement

8:36
Locuteur

?

8:37
Invité politique

Aujourd'hui, ils mettent une pression sur le gouvernement. Qu'est-ce que ce sera demain ? Qu'est-ce que le syndicat vend des idées ? Je ne sais pas. Moi, je ne

8:43
Locuteur

suis

8:43
Invité politique

plus en responsabilité. Je ne sais pas. En tous les cas, c'est aussi qu'ils réussissent ou pas, c'est aussi une manière de dire, on est là. Et même si on n'obtient pas satisfaction tout de suite,

8:54
Locuteur

on

8:55
Invité politique

l'aura après la présidentielle. Voilà, c'est une période de montrer qu'on est là, on n'est pas en dehors du temps et de l'espace.

9:00
Présentateur

Mais vous nous avez parlé tout à l'heure de la réduction de la dette. Vous nous avez dit, j'entends, il faut réduire la dette. Je ne comprends pas et je ne

9:06
Locuteur

suis

9:06
Présentateur

pas d'accord avec la méthode. Mais comment on fait

9:09
Locuteur

? Non

9:09
Invité politique

mais attendez, quel est le problème aujourd'hui ? Le problème aujourd'hui, c'est que, qu'est-ce qu'on a annoncé au fur et à mesure ? Qu'est

9:17
Locuteur

-ce

9:17
Invité politique

que le gouvernement a annoncé ? Un coup sur les retraites, un coup sur les fonctionnaires, un coup sur l'APL, etc. Qu'est-ce qu'ils disent les gens ? Ce n

9:23
Locuteur

'est

9:23
Invité politique

pas nouveau, mais ça s'amplifie. Les gens sont prêts, selon leurs moyens, à faire un effort. Sauf qu'ils veulent que ce soit équitable. Or là, tout ce qui est présenté, ça n'est pas équitable. Écoutez, même la Cour des comptes, ce n

9:35
Locuteur

'est

9:35
Invité politique

quand même pas des gauchos, la Cour des comptes, même la Cour des comptes dit sur les fortunes personnelles, sur le pacte d'Utreil, etc. Il faudrait revoir les choses. La Cour des comptes, et vous avez d'autres qui disent « Ah non, il ne faut surtout pas y toucher ». Donc il y a des choses à faire. Moi je dis…

9:50
Présentateur

Donc les efforts ne sont pas justes, c

9:51
Locuteur

'est

9:51
Présentateur

ce que vous dites

9:51
Invité politique

? Ah ben, ce n

9:52
Locuteur

'est

9:52
Invité politique

pas du tout équitable. Mais c'est vrai pour les citoyens comme pour les entreprises. La PME qui paye 25% d'impôts sur les sociétés, elle se dit «

9:59
Locuteur

Mais

9:59
Invité politique

attendez, la multinationale, là, par des systèmes d'opposition, elle paye 8%. Ce n

10:03
Locuteur

'est

10:03
Invité politique

pas possible. Donc ce souci d'équité, vous savez, pour moi,

10:05
Locuteur

il

10:05
Invité politique

y a… On ne

10:06
Locuteur

va

10:06
Invité politique

pas les avoir maintenant, mais il y a trois grandes réformes qui seraient nécessaires dans notre pays. Au moins trois, il

10:11
Locuteur

y

10:11
Invité politique

en a peut-être d'autres. Une réforme fiscale d'ensemble. Une réforme fiscale d'ensemble qui est basée sur l'efficacité, bien sûr, mais qui est aussi basée sur l'équité. La deuxième, c'est ce qu'on appelle le millefeuille. On appelle ça comme on veut. C'est les strates. Plus personne n'y comprend rien. Là-dessus, je suis d'accord avec Borloo, par exemple. Voilà. Et troisième chose, c'est le financement de la protection sociale. Qu'on regarde clairement les choses. J'en ai marre, moi, d'entendre les dépenses publiques. Quand ça les arrange, j'y parle de dépenses publiques pour taper sur la protection sociale. Alors, dans ça, il y a les dépenses de l'État

10:43
Locuteur

et

10:44
Invité politique

des collectivités et il

10:45
Locuteur

y

10:45
Invité politique

a les dépenses de protection sociale. Ce n

10:47
Locuteur

'est

10:47
Invité politique

pas la même chose, même si au niveau européen, on fait un global. Et le gouvernement, quand ça l'intéresse, choisit l

10:51
Locuteur

'un

10:51
Invité politique

ou l'autre.

10:52
Présentateur

Mais il faut le revoir, juste le financement de notre modèle social

10:54
Locuteur

?

10:54
Invité politique

Il faut réfléchir au financement. Oui. Écoutez, on ne peut pas sortir la cotisation de tout. Il y a ce qu'on appelle le contributif et le non-contributif. Contributif,

11:02
Locuteur

c

11:02
Invité politique

'est l'assurance chômage, où l'État, depuis... Ça a commencé un peu avec Sarko, mais beaucoup avec Macron, ils ont quasiment pris le pouvoir sur l'assurance chômage aujourd

11:10
Locuteur

'hui.

11:11
Invité politique

L'assurance chômage, les retraites, ça, c'est du contributif. Et le non-contributif,

11:15
Locuteur

c

11:15
Invité politique

'est les allocations familiales, par exemple. Moi, ça ne me choque pas que les allocations familiales soient financées par l'impôt. Après, on regarde quel impôt. Par contre, les retraites, l'assurance chômage, non.

11:24
Présentateur

Le premier conseil, sur le sujet des finances publiques, le Conseil économique, social et environnemental va lancer une convention citoyenne. Vous avez vu ça. Vous y voyez un intérêt. Qu'est-ce que vous leur diriez si vous les rencontriez, ces citoyens

11:35
Locuteur

?

11:35
Invité politique

Ah non, mais moi, je trouve que l'initiative du Conseil économique est intéressante, de travailler sur les dépenses publiques avec des citoyens. Pour moi, ça ne me pose aucun problème. Je trouve ça plutôt bien qu'il

11:45
Locuteur

y ait

11:45
Invité politique

une réflexion.

11:46
Locuteur

Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire à

11:47
Présentateur

ces citoyens ? Qu'est

11:48
Locuteur

-ce

11:48
Présentateur

que vous avez envie de leur dire ?

11:49
Invité politique

Allez-y. Allez-y, discutez. Vous allez voir des experts. L'objectif,

11:53
Locuteur

c

11:53
Invité politique

'est de sortir une position à la fin, qui fasse consensus comme ça a été fait sur la fin de vie, etc. Et après, le problème, c'est qu'est-ce qu'on en fait

12:01
Locuteur

?

12:02
Invité politique

Est-ce qu'il y a une suite ou pas ? Mais que le Conseil économique, social, qui est la troisième assemblée, consultative, c'est important, du pays se saisisse de dossier de cette manière-là, je trouve ça bien. – Ça va demander des efforts, tout ça

12:14
Locuteur

?

12:15
Invité politique

Réduire la dépense ? – Bien sûr qu

12:17
Locuteur

'il

12:17
Invité politique

y

12:17
Locuteur

aura

12:17
Invité politique

des efforts. Le problème, écoutez, moi je suis persuadé, le peuple français est un peuple très politique. Si nos dirigeants, quels qu'ils soient, ne comprennent pas qu'il y

12:26
Locuteur

a

12:26
Invité politique

un besoin énorme de justice et d'équité, ils iront dans le mur. Et à un moment donné, ça se révoltera.

12:32
Locuteur

– Est-ce que les syndicats, ils

12:33
Présentateur

sont prêts à ces efforts ? Est-ce qu'ils sont prêts à accompagner des réformes

12:36
Locuteur

? –

12:37
Invité politique

Oui, mais il faut que ce soit équitable, et puis qu'on laisse les syndicats négocier avec le patronat, même si le MEDEF, en ce moment, il traîne un

12:45
Locuteur

peu les pieds. – On va en parler, mais

12:45
Présentateur

par exemple sur la réforme des retraites, est-ce que oui ou non, il faut une réforme des retraites ?

12:49
Locuteur

–

12:49
Invité politique

Alors, moi je dis, ça a commencé d'ailleurs, si vous voulez faire une réforme correcte des retraites, acceptée, il ne

12:56
Locuteur

faut

12:56
Invité politique

pas commencer par les retraites.

12:58
Locuteur

Il

12:58
Invité politique

faut se poser une question, pourquoi les gens veulent partir

13:01
Locuteur

? Pourquoi

13:02
Invité politique

les gens ne veulent pas rester

13:03
Locuteur

?

13:04
Invité politique

Donc ça veut dire travailler sur le travail, c'est le cas de le dire, l'emploi et le travail, les conditions de travail. Et d'ailleurs, je remarque dans, je n

13:11
Locuteur

'ai

13:11
Invité politique

pas tout lu, mais que le rapport que viendra de Jean-Denis Combrexel avec la conférence, c'est cette logique-là qui est retenue. Il faut commencer par travailler sur l'emploi et le travail. Et les trois sages, là-bas, ils ont raison.

13:21
Présentateur

– Donc il faut donner envie aux gens de rester jusqu'à 65, 67

13:25
Locuteur

ans, c'est ça ? – Oui, il faut

13:25
Invité politique

regarder, même s'il faut rester plus longtemps. Il y a des gens pour qui rester jusqu'à 65, 66, ça ne pose aucun problème. Je rappelle que dans le privé, vous pouvez rester jusqu'à 70 si votre employeur l'accepte, il ne

13:36
Locuteur

faut

13:36
Invité politique

pas l'oublier, ça. Donc,

13:38
Locuteur

mais

13:38
Invité politique

encore, certes, il

13:40
Locuteur

y a

13:40
Invité politique

le problème de la pénibilité, physique, mentale, etc. Il faut traiter ces questions-là. En France, c'est comme dans la médecine. En France, les médecins, j'en discutais avec un médecin il n

13:50
Locuteur

'y a

13:50
Invité politique

pas longtemps, disent oui, en France, la médecine, on apprend à détecter et à soigner, mais on n'apprend pas à la prévention. C'est pareil, il faut prévenir avant de...

13:57
Locuteur

– Le

13:57
Présentateur

travail des seniors est suffisamment pris en compte dans les réformes successives ?

14:01
Invité politique

–

14:01
Locuteur

Non,

14:01
Invité politique

ça augmente légèrement, mais pas suffisamment. Non, encore aujourd'hui, c

14:06
Locuteur

'est

14:06
Invité politique

de l'expérience, il faut de la formation. Pourquoi après 50 ans, c'est plus dur de voir de la formation aujourd'hui

14:10
Locuteur

?

14:10
Invité politique

Donc non, là, y compris dans les entreprises, il y

14:13
Locuteur

a

14:13
Invité politique

un gros travail à faire.

14:14
Locuteur

–

14:14
Présentateur

Sur la démocratie sociale, on a un petit peu commencé à en parler, mais est-ce que les partenaires sociaux, ils pèsent encore aujourd'hui ? Ils pèsent encore suffisamment ? – Est-ce qu'ils ont encore une influence

14:22
Locuteur

?

14:22
Invité politique

– Oui, si, ils ont une influence, si, si, ils ont une influence. Elle pourrait être plus grande, elle pourrait être plus grande notamment dans toutes les structures paritaires. Mais il faut revenir à... Enfin, je prends l'assurance chômage,

14:34
Locuteur

le

14:34
Invité politique

président de la République, il a tout cassé là. Puis de manière un peu... Enfin, rappelez-vous quand même, quand il dit je vais supprimer la cotisation des salariés à

14:42
Locuteur

l

14:42
Invité politique

'assurance chômage, on va la remplacer par de la CSG, comme ça vous aurez un peu plus sur votre fiche de paie. C'est vrai qu'ils ont eu un petit peu plus. Après, il a dit, maintenant vous allez négocier, mais voilà où vous devez aboutir. Ce n'était pas possible d'aboutir à ça. Donc la négociation n'a pas marché. Qu'est-ce qu'il dit après ? Vous voyez, quand je vous demande de discuter, vous n'y

15:00
Locuteur

arrivez pas. – Est-ce que j'allais vous

15:01
Présentateur

dire, est-ce que c'est uniquement la faute du président de

15:02
Locuteur

la

15:02
Présentateur

République

15:03
Locuteur

ou est-ce

15:03
Présentateur

que c'est aujourd'hui syndicats et patronats qui n

15:05
Locuteur

'arrivent pas à se mettre d

15:06
Présentateur

'accord ? Les partenaires sociaux... –

15:07
Locuteur

Vous ne pouvez pas

15:07
Invité politique

vous mettre d'accord

15:08
Locuteur

sur une joie de route qui est

15:09
Invité politique

impossible, tout le

15:10
Locuteur

monde

15:10
Invité politique

savait dès le départ. Tout le monde savait dès le départ. La seule question qu'il vaut peut-être se poser, est-ce qu'ils auraient dû ouvrir la négociation ? Est-ce qu

15:16
Locuteur

'ils

15:16
Invité politique

n'auraient pas dû envoyer bouler le président de

15:18
Locuteur

la

15:18
Invité politique

République ? Ça, c'est autre chose. Mais comme ce n

15:20
Locuteur

'est

15:20
Invité politique

pas possible, après, qu'est-ce qu'il dit le président ? Vous voyez, je vous confie une mission, vous n'y arrivez pas. D'abord, la CIG,

15:25
Locuteur

c

15:25
Invité politique

'est de l'impôt et l'impôt, c'est moi. Voilà. Ça, ça tue le paritarisme. Donc il faut revenir sur

15:31
Locuteur

l'assurance... – Emmanuel

15:31
Présentateur

Macron, il a tué le paritarisme ? –

15:33
Invité politique

Il l'a esquinté, sérieusement, oui.

15:34
Locuteur

–

15:34
Invité politique

Ah oui,

15:35
Locuteur

oui,

15:35
Invité politique

sérieusement, oui. Parce que l'assurance chômage,

15:37
Locuteur

c

15:37
Invité politique

'était les retraites complémentaires. Bon, il n'a pas encore réussi. Son système de retraite universel n'a pas marché. Bon, parce que vous savez, les retraites complémentaires, tous les gouvernements l'orgne dessus. Que ce soit seuls des salariés, des avocats, des experts comptables, des pharmaciens, etc. S

15:53
Locuteur

'ils

15:53
Invité politique

veulent piquer les réserves. Donc tout le monde a résisté jusqu'à maintenant. Donc moi, je pense, mais là, c'est aussi... Je pense que les syndicats, qu'on appelle les plus réformistes, sont prêts à négocier. Il y a quand même des négociations qui vont s'ouvrir avec le patronat. Moi, je pense que c'est une période où le patronat doit accepter d'ouvrir le plus possible de négociations. Montrer, y compris politiquement, que voilà, nous, on prend nos responsabilités, on fait quelque chose que fassent les politiques.

16:20
Locuteur

–

16:20
Présentateur

Est-ce qu'il

16:20
Locuteur

n'y a

16:20
Présentateur

pas aussi... Alors, vous dites, il y a la responsabilité d'Emmanuel Macron qui n'a pas assez pris en considération les partenaires sociaux aussi, c'est ça ? –

16:27
Locuteur

Ce n'est pas son truc. – En fait, deux

16:28
Présentateur

quinquennats

16:28
Invité politique

?

16:29
Locuteur

–

16:29
Invité politique

Vous savez, pourtant... Quand je dis « ce n

16:30
Locuteur

'est

16:30
Invité politique

pas son truc », rappelez-vous, quand il était en campagne avant l'élection de 2017,

16:34
Locuteur

il

16:34
Invité politique

disait « la place des syndicats, c'est dans l'entreprise,

16:37
Locuteur

pas

16:37
Invité politique

ailleurs. Au niveau national, c'est l'État. » Donc, il ne croyait pas. Au début, moi, j'ai négocié avec lui, avec Laurent Berger, tous les deux, parce que les autres sont partis. Mais avec lui, on a négocié les ordonnances travail.

16:51
Locuteur

Tout

16:51
Invité politique

n'est pas bon, on l'a dit, mais on a obtenu au moins de préserver la branche. Je ne

16:55
Locuteur

croyais

16:55
Invité politique

pas sur le détail. Mais là, au début, il a accepté la négociation. Dans son bureau, on obtenait des choses. Je ne

17:01
Locuteur

sais

17:01
Invité politique

pas ce qui s'est passé. En 2018, ça s'est terminé.

17:03
Locuteur

–

17:04
Présentateur

Mais c'est uniquement la faute d'Emmanuel Macron. C'est aussi la responsabilité des syndicats. Est-ce qu

17:07
Locuteur

'il n'y

17:07
Présentateur

a pas aussi des figures moins identifiées ? Il y avait vous,

17:10
Locuteur

il

17:10
Présentateur

y avait Laurent Berger,

17:12
Locuteur

il

17:12
Présentateur

y avait Bernard Thibault. C'était des figures qui étaient très identifiées, des Français. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est moins le cas ?

17:17
Invité politique

– Oui, mais ça, c'est une question de médiatisation. C'est autre chose. Oui, il peut y avoir une responsabilité des partenaires sociaux tous ensemble s'ils n'arrivent pas à négocier. Par exemple, négocier

17:30
Locuteur

un

17:31
Invité politique

dossier qui, pour moi, serait essentiel. C'est l'organisation du travail,

17:35
Locuteur

avec

17:36
Invité politique

un accord-cadre interprofessionnel.

17:38
Locuteur

Jusque

17:39
Invité politique

maintenant, le patronat n'a jamais voulu, considérant que l'organisation du travail, c'est de sa seule responsabilité. Or, c'est un problème de fond aujourd'hui, dans

17:46
Locuteur

l

17:46
Invité politique

'administration, certes, mais dans les entreprises également. Ça, si les partenaires sociaux arrivaient

17:51
Locuteur

à

17:52
Invité politique

négocier là-dessus, par exemple, ça changerait beaucoup de choses, y compris sur les questions d'emploi des seniors, etc.

17:57
Présentateur

– Et vous le dites, il

17:58
Locuteur

y a

17:58
Présentateur

les divergences syndicats patronats. Patrick Martin, le patron du MEDEF, qui déclare la semaine dernière être très inquiet de voir la CGT et la CFDT se politiser à outrance. Qu

18:06
Locuteur

'est

18:06
Présentateur

-ce que vous en dites

18:06
Locuteur

? – Ce

18:07
Invité politique

n

18:07
Locuteur

'est

18:07
Invité politique

pas nouveau. Franchement, dans le paysage syndical français, ce n'est pas la première fois que certaines, dont ces organisations,

18:16
Locuteur

prennent

18:16
Invité politique

des positions à l'occasion d'élections politiques. Ce n

18:20
Locuteur

'est

18:20
Invité politique

pas la première fois de voter pour un tel, même appeler à voter pour quelqu'un.

18:25
Locuteur

En

18:25
Invité politique

1981, par exemple, ils ont appelé à voter Mitterrand. Après, il y

18:29
Locuteur

a

18:29
Invité politique

eu un peu de recul. Là, ils sont par rapport au Rassemblement national. C'est le choix de ces organisations.

18:34
Locuteur

– Mais

18:34
Présentateur

est-ce que ça jette une ombre suspecte sur la démocratie sociale ? C'est ce que dit Patrick Martin.

18:39
Locuteur

– C

18:39
Invité politique

'est chacun ses responsables. Moi, mon organisation ne pratique pas comme ça, n'a jamais pratiqué comme ça, y compris dans les périodes difficiles. On rappelle, par exemple,

18:49
Locuteur

toujours,

18:49
Invité politique

et là, ils le font encore, j'ai vu qu'on est contre le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie. Pour autant, on ne donnera pas de consigne de vote, contre ou pour.

18:58
Locuteur

On

18:58
Invité politique

a toujours considéré que le syndicat n'est pas un directeur de conscience.

19:01
Locuteur

–

19:02
Présentateur

Fabrice, sur la présidentielle.

19:03
Invité politique

– Oui,

19:03
Présentateur

absolument, sur la présidentielle, vous êtes un homme engagé.

19:06
Locuteur

Vous

19:06
Présentateur

êtes un homme de gauche.

19:07
Locuteur

–

19:07
Invité politique

Moi, j'étais très longtemps au Parti Socialiste, je ne le cache pas. Oui, j'y suis plus, mais… –

19:11
Locuteur

Pourquoi

19:11
Présentateur

? – Parce

19:13
Invité politique

que je ne m'y retrouvais plus… Avec la loi travail de 2016, je ne m'y suis plus retrouvé. – Oui, et c'est le cas de beaucoup de Français. –

19:20
Locuteur

Je

19:20
Invité politique

dis toujours, comme d'autres le disent aussi, c'est le Parti Socialiste qui m'a quitté. – C'est le Parti Socialiste qui vous a quitté ?

19:26
Présentateur

– Pour vous, ça veut dire que cette loi, c'est sous le quinquennat de François Hollande, donc un président de gauche, ce n'était pas une loi de gauche ? –

19:34
Locuteur

C

19:34
Présentateur

'est-à-dire que le PS n'était plus de gauche à ce moment-là ?

19:36
Invité politique

– Non, une fois que cette loi est passée, on a pu avoir, derrière,

19:40
Locuteur

on

19:40
Invité politique

nous a passé la loi de 2017, les ordonnances. S'il n'y

19:43
Locuteur

avait

19:43
Invité politique

pas eu la loi de 2016, ça ne serait pas passé.

19:46
Locuteur

Je

19:46
Invité politique

me souviens des discussions à l'époque avec François Hollande, on n'était pas d'accord. Non, non, c'est pas… –

19:51
Locuteur

Mais

19:51
Présentateur

ça veut dire qu'il n

19:52
Locuteur

'a

19:52
Présentateur

pas fait une politique sociale de gauche, François Hollande

19:53
Locuteur

? –

19:54
Invité politique

Pas là-dessus, pas sur cette loi-là, en tous les cas. Et on dit toujours, elle comme oui, ce n

19:58
Locuteur

'est

19:58
Invité politique

pas elle la responsable. Le responsable de cette loi, c'était Emmanuel Macron à l

20:03
Locuteur

'époque. Ne

20:04
Invité politique

l'oublions pas.

20:05
Locuteur

–

20:05
Présentateur

Revenons-en aujourd'hui. Est-ce que la gauche française

20:09
Locuteur

a

20:09
Présentateur

la personnalité politique nécessaire à être présente

20:13
Locuteur

dans

20:14
Présentateur

l'élection présidentielle, voire la remporter

20:16
Locuteur

? – Écoutez,

20:18
Invité politique

pour le moment, moi, j'ai commencé à regarder…

20:21
Locuteur

– Je

20:22
Invité politique

n

20:22
Locuteur

'ai

20:22
Invité politique

plus de mandat, donc je peux le dire, j'ai commencé à regarder l'autre fois à la télé, je ne

20:25
Locuteur

suis pas allé jusqu

20:25
Invité politique

'au bout, la primaire.

20:27
Locuteur

D

20:27
Invité politique

'abord, je considère que c'est une erreur de faire des primaires,

20:30
Locuteur

moi. Les

20:31
Invité politique

partis politiques font des primaires quand ils n

20:33
Locuteur

'ont

20:33
Invité politique

plus d'adhérents.

20:34
Locuteur

C

20:34
Invité politique

'est quand ils ont des adhérents, c'est les adhérents qui choisissent. Moi, je me souviens de l'époque où les débats dans le Parti socialiste, dans les sections du Parti socialiste, il y avait des votes, etc. Et à la fin, il y avait un choix fait par les adhérents. Quand vous n'avez plus d'adhérents, donc vous faites des primaires. Et je ne pense pas qu'on donne un beau spectacle, y compris aux citoyens, que ce soit les primaires de gauche, les primaires de droite, peu importe la primaire. Et puis là, en plus, les candidats… –

21:00
Locuteur

Mais juste,

21:00
Présentateur

dernière question, quelle personnalité aujourd'hui a votre préférence ? Qui vous avez envie de voir à l'Élysée

21:04
Locuteur

? – Pour

21:05
Invité politique

le moment, je ne

21:06
Locuteur

le

21:06
Invité politique

dirai pas pour qui je vote, ça ne regarde personne, mais pour le moment,

21:08
Locuteur

je

21:08
Invité politique

ne

21:09
Locuteur

sais

21:09
Invité politique

pas pour qui voter.

21:10
Locuteur

–

21:10
Invité politique

En tout cas, ce n

21:10
Locuteur

'est

21:10
Invité politique

pas Mélenchon.

21:11
Locuteur

–

21:11
Invité politique

Ah non, non,

21:13
Locuteur

non. Pas

21:14
Invité politique

d'extrême pour moi.

21:15
Locuteur

–

21:15
Présentateur

C'est l'extrême, Mélenchon

21:16
Locuteur

?

21:17
Présentateur

–

21:17
Invité politique

Ah bah c

21:17
Locuteur

'est

21:17
Invité politique

un extrême, oui, c'est un extrême.

21:19
Présentateur

– Merci Jean-Claude Maï.

21:20
Locuteur

– Merci à vous. – Merci

21:20
Présentateur

beaucoup d'avoir été avec nous. – Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour Chez Vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat. –

21:35
Locuteur

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