🔴 Je dénonce la cabale mensongère contre Rima Hassan.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Elle doit réagir cet après-midi lors d'une conférence de presse. Rima Hassan va s'exprimer au lendemain de sa garde à vue. On connaît la date de son jugement et on la voit ici sortir hier soir après ses 15 heures de garde à vue et on apprend que ce matin, elle est auditionnée par la police judiciaire à Paris dans un autre dossier et donc elle en dira plus cet après-midi sur l'ensemble de ces accusations qui ont qui sont portées à son encontre, l'ensemble de ces dossiers dossiers sur lesquels a été interrogé le ministre de l'intérieur Laurent Lunes, parce que il était invité de Marie Chant qui est avec nous sur ce plateau tout comme Manuel Bompard le coordinateur national de la France insoumise qui réagit ce matin et qui est en en colère à la suite de ce qui s'est passé ces dernières heures et il nous dira dans quelques instants pourquoi.
D'abord, on écoute Laurent Lunez. Quand un député, même un député européen publie un tweet tel que celui qui avait été publié, c'est voilà, on a considéré que c'est de l'apologie du terrorisme et c'était normal de faire ce signalement. On pouvait pas faire référence à un homme qui a été un terroriste, qui a été condamné pour avoir tué des personnes.
Voilà, donc ça s'appelle de l'apologie du terrorisme et donc c'était normal de faire ce signalement. Après, moi je n'ai pas de commentaires à faire sur les suites qui ont été données par la justice. Il y a le parquet qui a communiqué l'apologie du terrorisme.
C'est une infraction qui est qui est très grave et qui a été poursuivi à ce titre. Alors, on va prendre les choses les unes après les autres, Manuel Bpard, parce qu'il y a donc cette affaire d'apologie du terrorisme dont parle Laurent Nunz. Il y a également ce qui a été retrouvé dans son sac et vous allez nous en dire un petit peu plus sur ses matières précisément parce que elle a démenti la présence de drogue dans son sac.
Vous allez nous en dire plus. D'abord une première réaction à ces déclarations de l'ordun ce matin. Bah d'abord monsieur Nunz fait fille manifestement de la présomption d'innocence.
Pourquoi ? Bah parce qu'il dit que Rima Hassan en gros est responsable d'apologie du terrorisme, ce qui n'est évidemment pas le cas. Il dit qu'elle est accusée d'eux.
Elle est de pas qu'elle est accusée d'eux. Il dit qu'il a considéré lui que c'était de l'apologie du terrorisme. C'était la raison pour laquelle il avait fait un signalement.
Écoutez Rima Hassan depuis 2 ans, elle a fait l'objet de dizaines euh d'enquêtes, de saisines, de signalements et cetera. À l'heure où on se parle aujourd'hui, il y a eu 13 affaires qui ont été classées sans suite. Il en reste d'autres.
Il en reste d'accord. Mais moi je vous parle de celles qui sont closes aujourd'hui. Les 13 en question, elles ont été classées sans suite.
Donc il y a à l'égard de Rima Hassan aujourd'hui un acharnement judiciaire et politique dont tout le monde comprend la raison. C'est-à-dire qu'on reproche en vérité Harriima Hassan d'être une voix engagée pour dénoncer le génocide à Gaza et que vous avez aujourd'hui des gens qui essayent de la faire terre sur ce sujet et qui utilisent y compris la voix judiciaire pour essayer de la faire terre sur ce sujet comme l'a fait d'ailleurs pour des syndicalistes des intellectuels, des personnalités dont le seul tort en vérité est de protester contre le génocide à gaz. On va revenir en détail sur le fond.
D'abord, il y aura un jugement le 7 juillet parce que c'est ce qu'on a appris également. Une date a été fixée et on on a appris grâce au service police justice de BFM TV, Pauline Romnard que elle était convoquée aussi aujourd'hui à la à la PJ. Rim Hassan.
Est-ce qu'on sait pourquoi ou pas ? C'est dans un autre dossier, nous dit-on. Alors, il faut voir, c'est c'est donc dans un des dossiers des six autres procédures en cours puisque je le confirme, il y en a 13 qui ont été classés sans suite.
Ça se passe pas au même endroit qu'hier, ça se passe devant euh la BRDP, c'est-à-dire la brigade de répression de la délinquence aux personnes, c'est-à-dire derrière le Tribunal Judiciaire de Paris. Elle est attendue ce matin. Elle est probablement convoquée.
Elle le savait qu'elle avait ce rendez-vous devant la justice. Elle le savait depuis plusieurs jours. Elle s'y est sans doute préparée et son avocat fait savoir que la conférence de presse aura bien lieu dans les prochaines heures.
Donc le scénario le plus voilà le scénario le plus probable c'est qu'elle soit auditionnée ce matin et qu'elle tienne sa conférence de presse cet aprèsme. Est-ce que vous avez alors qu'on voit les locaux dans lesquels elle est ou elle doit être interrogée ? On ne sait pas si elle est physiquement présente, mais peut-être Manuel Bontard, vous avez ces informations.
Est-ce qu'elle y est en ce moment ? Et surtout pourquoi est-elle convoquée ? Non, moi ce que je sais c'est que comme ça a déjà été le cas il y a depuis plusieurs mois, elle a été convoquée pour ce qu'on appelle une audition libre. de vous présenter ou de ne pas vous présenter à chaque fois qu'elle a été convoquée pour une audition libre malgré l'acharnement dont on est en train de parler elle a toujours répondu présente et c'est la raison pour laquelle le fait qu'hier elle ait été convoquée sous le régime de la garde à vue comme le disait l'avocat qui était présent sur le plateau avant moi est particulièrement scandaleux vous convoquez une personne sous le régime de la garde alors qu'elle est en train d'arriver pardon je vous interromps parce qu' vo justement cette image la réponse à votre question Vincentri ou Mais j'aurais juste deux observations.
Euh observation déjà déjà frais là pour vous dire que on va peut-être se décaler parce qu'il y a une voiture qui arrive. On va la bloquer. Attention, il y a un poteau.
Attention, attention. Pardon. Voilà.
Simplement déjà pour vous dire que je rappelle que nous organiserons une conférence de presse cet après-midi qui se tiendra à 17h. Ça c'est le premier point. que je souhaitais vous communiquer.
Ensuite, deux observations préalables à cette conférence de presse, c'est aujourd'hui la raison de notre venue. Je rappelle et le parquet l'a confirmé hier que sur 16 procédures qui ont été diligentées à l'encontre de Rim Hassan, 13 ont fait l'objet d'un classement sans suite précisément parce qu'elles sont parfaitement infondées. Et si nous présentons aujourd'hui à nouveau devant les services enquêteurs, c'est que nous attendons qu'un même traitement soit réservé au restant des procédure, à savoir qu'elle fasse l'objet d'un classement sans suite.
Ça c'est la première observation. Deuxième observation et avant même d'attendre la conférence de presse cet après-midi, nous demandons solennellement à la procœure de la République de Paris d'ouvrir une enquête préliminaire compte tenue des nombreuses fuites qui sont survenues hier et dont le but était de porter atteinte à la réputation de madame Rim Hassan. Et c'est une responsabilité qui incombe à la procureur de la République et qui incombe d'autant plus compte tenu des nombreuses fausses informations qui ont circuler pendant toute la journée d'hier et au sujet desquels et bien nous reviendrons plus en détail cet après-midi.
Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi elle est convoqué aujourd'hui ? J'aurai pas plus de déclarations. Merci à vous.
Et voilà donc pour ce commentaire de l'avocat de Rima Hassan qui s'exprimera, vous l'avez entendu, à 17h. Cette demande d'ouverture donc d'une enquête sur les fuites qui sont intervenues hier. Pauline Rovna peut-être rafraîchissez-nous un petit peu la mémoire.
Que s'est-il passé hier et de quoi parle ici son avocat alors qu'on continue de voir leur arrivée à la police judiciaire ici en direct. Euh maître Mrengart, il parle des premières informations qui ont été distyées dans les médias concernant euh effectivement le placement en garde à vue euh de euh Rima Hassan et euh des produits euh qu'on a euh retrouvé euh dans ces effets personnels. Le plus simple peut-être, c'est euh de regarder ce que nous dit le parquet puisque il y a ce communiqué du parquet qui nous est parvenu dans la soirée.
La fouille des effets de Rima Hassan, vous le voyez à l'écran, a révélé la présence de matière s'apparentant. d'une part à du CBD, d'autre part à de la 3 MMC sur laquelle elle a été interrogée. Ces éléments sont 10 juins, précise le parquet, et feront l'objet l'objet d'une procédure distincte.
Et je pense que c'est probablement là-dessus, mon père, que vous voulez apporter des précisions. Moi, ce sont les mots de la justice et de la procureur de Paris. Je vous les livre tel quel.
Voilà ce que dit le parquet à ce stade. Manuel Bpart, écoutez moi je suis venu aussi ce matin pour ça pour dire que hier pendant toute l'après-midi, Rima Hassan, elle a été calomniée, elle a été diffamée. Pourquoi ?
Dites-nous exactement. Je vais je vais vous je vais vous dire pourquoi. Je vais vous dire pourquoi.
Par des médias, vous en avez fait partie. Pourquoi ? Mais je vais vous dire pourquoi.
Hier, pendant 4h, vous avez fait 12 bandeaux dans lequel vous avez dit on a retrouvé euh de la drogue dans le sac de riassa. Nous, on cite ce que dit le parquet. Ce que dit la justice madame information.
Le parquet n'a pas dit ça. Le parquet a dit euh soit-disant qu'il y aurait eu des substances ça parent à mais c'est ce qu'on vient de montrer et moi ce que je vous sais pas ce que vous avez dit hier. Et moi ce que je vous affirme ce matin solennellement c'est que Rima Hassan n'a pas consommé de drogue et ne détenait pas de drogue hier. lorsqu'elle a été auditionnée si habituel qu'est-ce qu'elle détenait ?
Elle détenait une chose simple, elle l'a dit elle-même, ce qu'on appelle du CBD qui est une substance parfaitement euh légale vendue dans le commerce en France, qu'elle utilise à des fins médicales comme des milliers, des dizaines peut-être des centaines de milliers de personnes en France et qui n'est pas un produit illégal et qui n'est pas de la drogue. Alors toutes celles et ceux qui attendez attendez moi je vais aller au bout parce que l'avocat de Rima Hassan, il a dit ce que lui allait faire. Moi je vais vous dire ce que moi je vais faire.
Moi ce que je fais c'est d'abord que je demande que le ministre de l'intérieur et le ministre de la justice diligeant des enquête administrative pour comprendre d'où viennent ces fuites et je lui ai posé la question ce matin et je le sais et je et je l'ai vu et monsieur Nunz a répondu et monsieur NZ a répondu ça c'est mon affaire affaire ça veut dire que peut-être qu'il donnera des suites mais ce n'est pas son affaire c'est notre affaire à nous parce que je vous rappelle qu'il existe dans la loi un principe qui s'appelle un la présomption d'innocence et de le secret de l'enquête était le secret de l'instruction. Et quand vous avez des gens dans les services de police et dans les services de justice qui volontairement font fuiter des fausses informations pour salir une responsable politique, et ben ça doit donner lieu à des sanctions. Deè il peut y avoir une enquête ouverte devant l'IGPN, l'inspection générale de la police.
Je je le précise pour les téléspect. Je vous en remercie. Je souhaite qu'il y ait des enquêtes administratives dans la police, dans la justice.
Je saisirai avec mes collègues de la France insoumise l'ARCOM pour que l'ensemble des médias qui n'ont pas pris les précautions nécessaires pour relater ces informations soient sanctionnées. Je demande que des excuses soient présentées sur l'ensemble des plateaux de télévision où Rima Hassan a été calomnié et diffamé pour dire que ce n'est pas normal que l'on fasse et que l'on utilise ce type de pratique parce que là le mal est fait maintenant. Elle a été salie et ça va être très difficile de corriger sur ces matières pour reprendre les mots du parquet.
Toujours s'apparent à une drogue de synthèse qui s'appelle le 3 MMC. De quoi parle le parquet ici ? Bah écoutez, moi je suis respectueux de la loi contrairement aux autres.
Donc je suis tenu moi-même au secret de l'enquête. Rima Hassan aussi et son avocat aussi. Donc ils s'exprimeront cet après-midi.
Mais ce que je vous dis moi, puisque Rima Hassan l'a dit et donc je peux m'appuyer sur ces termes et je sais que c'est vrai, ce que je peux vous dire c'est que Rima Hassan n'avait pas de drogue hier en garde à vue sur elle. Et à votre connaissance, elle répondra ce soir à ces questions précisément. Je crois puisque c'est y compris ce que son un avocat a dit et peut-être que le parquet pourrait communiquer plus précisément sur ce sujet puisque manifestement le parquet commun la question leur a été posée évid et ben on va attendre leur leur réponse.
Mais peut-être que vous aussi vous avez une responsabilité que les responsables politiques qui hier sont venus sur les plateaux de télévision pour dire des choses du type Rima Hassan est une camée, j'ai entendu ce type d'expression. Rim Hassan maire de Exactement. Moi je dis que l'ensemble de ces responsables politiques doivent s'excuser aujourd'hui qui sont couverts de honte et que aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui vont passer pour des imbéciles.
Alors on va attendre ce que dit évidemment la suite de l'enquête. On sait s enfin quelle sera la suite précise sur ce point Pauline ou pas. Non, mais ce qu'il faudrait faire, c'est mener des analyses précises sur ces substances et pour comprendre exactement de quoi il s'agit.
S'il s'agissent de du CBD, s'il s'agit de la 3MC, ça doit ça doit être possible de faire ces constatations. C'est de la police technique et scientifique. Donc ça, c'est possible de le faire dans un temps relativement court et ensuite on verra effectivement ce qu'il en ressort.
Moi j'entends ce que vous dites aussi. Est-ce que c'est courant de fouiller systématique comme ça de fouiller les affaires en cas de garde à vue ? Alors ça on peut fouiller on peut fouiller en garde à vue et on peut ouvrir on peut ouvrir une enquête pour ça.
Oui, on peut le faire ça. Techniquement c'est tout à fait possible madame. Techniquement c'est tout à fait possible.
Je je ne le conteste pas mais quand vous convoquez sous le régime de la garde à vue pendant 10h une personne pour un tweet d'abord pourquoi vous la convoquez sous le régime de la garde à vue alors qu'elle s'est présentée à toutes les auditions libres à laquelle elle a été invitée ? Il y a aucune motivation et aucune raison. Et deuxièmement pourquoi vous la fouillez ?
C'est pour un tweet qu'elle a été convoquée. Alors, il y avait rien mais on fait une fouille, ensuite on dit "Ah, dans la fouille, il y a des choses qui ont été retrouvées, ensuite on sort ces informations et ensuite vous répétez ça pendant toute la journée." Peut rien faire plus accus donc vous accusez la justice de d'avoir manipulé cette garde à vue ?
Considè je je considère que les fuites je ne dis pas la justice, les fuites dans la police et dans la justice sont des fuites qui visaient effectivement à manipuler ce qui s'est passé. Vous az répondu ce matin Marie Chant ? La question lui a été posée sur en effet ses fuites et sur le fait que la France insoumise et vous précisément demander à ce qu'il diligente lui, ses services et le garde des saut général de Narin une enquête et vous en parliez Pauline notamment avec sans doute la police des polices pour savoir pourquoi ces fuites ont eu lieu.
En effet, là-dessus, il est resté extrêmement prudent. En revanche, là où j'ai envie de revenir avec vous, Manuel Bompard, c'est sur cet article 40, ce signalé fait par le ministre de l'intérieur lui-même en plus d'autres associations concernant ce tweet par précisément apologie du terrorisme. Les mots aussi sont importants.
Voilà ce que tweetait Rima Hassan le 26 mars dernier. Elle fait référence à un homme japonais qui dans les années 70 a été accusé de terrorisme et elle dit "J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit mais un devoir.
Il appartient au ministre de l'intérieur de réagir aussi comme il l'entend. Ce signalement article 40 il est tout à fait en liberté de faire et de réagir comme il le souhaite. Ça ça vous ça vous ne le contestez pas. des articles 40, j'en fais moi-même euh plusieurs par mois.
Euh le problème madame, c'est que quand moi je fais des articles 40 par exemple pour des propos racistes qui ont été tenus, ça ne donne pas lieu à une convocation sur le régime de la garde à vue, à 10h de garde à vue, à des fuites policières et à des fuites judiciaires pour salir les gens pendant toute la journée. Jamais. Donc le problème c'est pas d'avoir fait un article 40.
Après on pourra parler du fond si vous voulez. Moi je je évidemment comme ça a été dit Rima Hassan sur le moindre de ces tweets aujourd'hui vous avez des associations qui sont lié au régime de Netaniaou au régime du gouvernement israélien qui vise à la faire terre en utilisant chacune de ces expos la licra en l'occurrence parce que elle aussi vis pas eux mais il y a des organisations qui depuis 2 ans se sont fait une spécialité de venir déposer des plaintes sur le moindre des propos sur des enquêtes qui ça a été dit en tout cas toutes toutes celles qui ont été closes à ce stade en fait était absolument sans aucun fondement puisque tous ont été classés sans suite. Donc il y en avait absolument aucun fondement et donc il y a une pratique de d'harcèlement.
Oui mais comme vous dites comme vous dites que vous faites des signalements plusieurs fois par mois, vous pouvez admettre que d'autres aient le droit de les faire aussi. Mais moi je ne conteste pas madame le fait que il puisse qu'on puisse faire des signalements. C'est un droit constitutionnel.
Le problème c'est pas qu'il y a des signalements, le problème c'est que certains signalements manifestement sont écartés et donnent lieu à des gardes à vue. Alors que euh franchement on parle de 10 heures de garde à vue pour un tweet quand même. Est-ce que Pauline sur ce fameux article 40 pour les gens qui nous regardent qui découvrent sans doute un petit peu tout ça euh le fait qu'il y ait un article 40 ça déclenche automatiquement une garde à vue ou pas ?
Non, ça déclenche pas automatiquement une garde à vue. Ça fait un signalement à justice. La justice étudie la chose et se demande dimension différent.
Non, mais c'est en fait si vous voulez l'histoire de l'article 40 c'est que toute personne qui a l'autorité a un devoir de signaler ce qu'elle juge hors les clous si vous voulez. Et alors ensuite à la justice d'apprécier euh et de dire sous quel régime, comment on va faire, comment on va la convoquer. Il y a plein de possibilités.
Là, il se trouve que elle était convoquée et que ça a basculé en garde à vue. Monsieur, je vais vous dire pourquoi je suis agacé. Parce que c'est pas la première fois.
Parce que pendant la campagne des élections municipales, on a eu une séquence à peu près de même nature. C'est-à-dire que Sébastien Deelogu, qui était la tête de l'ISE de la France assoumise à Marseille, pendant plusieurs jours dans les médias, on a dit il s'est fait livrer de la drogue à domicile sur la base de fuite policière et puis en fait il est allé à la convocation et puis on s'est rendu compte que c'était pas de la drogue, c'était fait livrer à domicile, c'était des meubles et puis après on en a plus parlé. Donc vous vous dites que c'est le même procédé.
Je dis que le procédé qui consiste à par l'intermédiaire de fuite policière et judiciaire euh politiquement orienté h euh vise à nous salir. Oui. Et après qu'est-ce qui se passe ?
Pendant plusieurs jours, vous dites euh Sébastien Dolus s'est fait livrer de la drogue. Donc tout le monde se dit "Bon, c'est bizarre quand même. Pourquoi c'est pas normal ?
Et puis après quand on apprend que c'est des meubles, ah bah plus personne en parle et puis on passe à autre chose. Puis le mal est fait. Donc vous comprenez pourquoi il y a un secret de l'enquête et un secret de l'instruction.
Vous comprenez pourquoi il faut faire attention quand on évoque des accusations contre quelqu'un parce qu'en plus elle a pas la possibilité de défend àir la France insoumise à à salir j'en ai France soumise est la seule formation politique qui est aujourd'hui ciblée par ses pratiques. Pour quelle raison ? Pour quelle raison ?
Donc enfin politique il y a des articles 40 qui sont problème. Les articles 40 les articles 40 c'est un devoir. Moi moi quand je fais un article 40 c'est même pas un droit c'est qui découle de cet article 40 que vous dénoncez.
Mais je dénonce le traitement et je dénonce la boucle police, justice, média qui consiste désormais à faire de la présomption d'innocence, à faire du secret de l'enquête pour instrumentaliser des affaires judiciaires pour salir une force politique parce que ça fait du mal après évidment que les gens on pas envie de voter pour des gens qui se font livrés des drogues à la juste Manuel Bpard sur le déclenchement de cet article 40 et le tweet en question est-ce que vous reconnaissez quand même sur l'apologie pour que les choses rien sur l'apologie du terrorisme est-ce que vous reconnaissez C'est quand même que Rima Hassan flirte souvent avec les limites dans ce que j'ai lu là, dans ce dans l'événement auquel elle ferait référence encore une fois de cet homme dans les années 70 qui tue des Israéliens dans un aéroport je n'a pas dit qu'elle a prouvé son action. Elle ne l' prouve non mais encore une fois c'est là où je vous dis de flirter avec les Oui mais flirter pardon ça ne veut rien dire. C'est-à-dire que là on parle de délit donc soit les délit c'est la justice qui se prononcera.
Il y a un jugement le 7 juillet. Très bien. Mais pour l'instant sur les 13 enquêtes qui étaient ouvertes, la justice s'est prononcée.
Il y en a eu 13 qui ont été classés sans suite. Il en reste 6. Ouais.
Bon voilà et je pense que ces six-l si vous me demandez mon avis à moi, seront aussi et ne donneront lieu à aucune condamnation. En tout cas, je le crois et et parce que je considère que les faits sont absolument pas avérés. Rim Hassan n'approuve pas les actions violentes dont vous êtes en train de parler.
Je ne dis pas qu'elle les approuve, je dis qu'elle maîtrise parfaitement bien la langue française. Oui, mais fl ça ne veut rien dire madame. Soit vous caractérise, soit vous posez un acte qui est un délit, il est caractérisé comme tel, soit non.
Flirter ça ça n'existe pas. C'est la justice qui va trocher encore une fois. La justice qui trochera le 7 juillet.
Pourquoi la justice ? Pourquoi il y a cette forme de harcèlement judiciaire contre Rimassan ? Est-ce que vous trouvez normal qu'une députée européenne élue par les Françaises et les Français pour faire son travail passe 10 he en garde à vue pour un tweet de 144 caractères ?
Qu'est-ce que vous faites pendant 10 heures en garde à vue sur un tweet de 244 ? C'est pas grave l'apologie du terrorisme. Mais si, ça veut dire quoi là ?
Si euh faire l'apologie d'acte terroriste ? Ah bah si, c'est grave. Oui, bien sûr.
Si quelqu'un le fait, c'est pas normal de le faire, mais en l'occurrence personne ne le fait chez nous. Donc bah c'est c'est pas c'est pas enfin la justice encore une fois se prononcera le 7 juillet, elle ne l'a pas encore fait sur ce sur ce point précis. Mais mais est-ce que Rema Hassan a dit "Tel acte terroriste je l'approuve, je le soutiens, je l'encourage".
Jamais, jamais elle n'a fait ça et heureusement. Donc euh l'apologie du terrorisme aujourd'hui, c'est quelque chose qui d'ailleurs initialement était le droit dans le droit de la presse, qui a été élargi dans le droit commun et d'ailleurs ça a été très contesté quand ça a été fait parce que tout le monde s'est dit attention notion suffisamment floue pour que ça devienne un outil de persécution politique et d'ailleurs nous faisions partie de ceux qui l'avont dit à l'époque on éétait pas seul et les communistes les écologistes avaient voté contre l'introduction dans le droit commun parce que tout le monde avait compris à l'époque que ça allait être utilisé pour le être détourné de son objet que le sujet n'était plus le fait de faire de l'apologie d'acte terroriste, mais de chercher comme vous le dites vous-même, des zones de flou. Mais en fait, on a le droit de critiquer l'action du gouvernement israélien.
On a le droit de dénoncer le génocide à Gaza. On a le droit, ça c'est la liberté, ça c'est la liberté d'expression. On a le droit, madame, y compris de soutenir la résistance palestinienne parce que la résistance palestinienne, c'est un terme qui est reconnu, y compris par le droit international.
Quand il y a une situation d'oppression, vous avez un droit à la résistance. ce que vous n'avez pas le droit évidemment, c'est les crimes de guerre, c'est les crimes contre l'humanité, c'est là où est la distinction. Mais la parler de résistance palestinienne n'est pas un délit, heureusement.
Au contraire, moi je soutiens et j'encourage la résistance palestinienne. Mais quand vous dites ça, évidemment tout le monde pense à ce qui s'était passé le 7 octobre, ça n'a rien à voir avec la résistance palestinienne. Je pense que c'est important de le préciser.
Mais moi, je l'ai dit depuis le premier jour, c'est je l'ai même caractérisé en droit international. Il dit que c'était ce qu'on appelle des crimes de guerre. D'ailleurs, il y a ce qui s'appelle la Cour pénale internationale et il y a des mandats d'arrêt qui ont été délibrés contre les dirigeants du Hamas en raison de ce qui s'est passé le 7 octobre et contre le président le le premier ministre israélien, monsieur Netano qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre voire crime contre l'humanité.
Voyez, il faut parler précisément des choses. Moi, j'essaie de parler précisément des choses. Alors, donc précisément des choses.
Euh elle est elle est donc convoquée ce matin euh devant euh les enquêteurs de euh la brigade de la répression de la délinquence son personne pour une des six autres procédures. Rappelons donc qu'il y en a 13 qui ont été classées et qu'il y en a six en cours. C'est l'une de ces six.
Et ces six autres procédures, on sait que on ne connaît pas le contenu ni le détail. Évidemment, on demandé des précisions et on creuse ce ce chapitre parce que rappelez-nous par qui elle est entendue ce matin, ce qui peut nous permettre peut-être d'éclairer un petit peu les choses. Non, c'est un service de la police judiciaire de Paris.
Elle est entendue au bastion, donc derrière le tribunal judiciaire, par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquence aux personnes. Juste un dernier point, Manuel Bonpard, sur ce que vous demandez aujourd'hui au ministre de l'intérieur de diliganter des enquêtes. Si ces enquêtes n'étaient pas diligentées, justement parce que vous dénoncez ces fuites, est-ce que vous pourriez aller peut-être plus loin passer ces demandes-là ?
Bah qu'est-ce que je peux faire de plus ? Porter plainte, je ne sais pas mal. Bon, en ce qui concerne les plaintes, c'est c'est évidemment Rim Hassan et son avocat qui en décideront.
De ce que j'ai compris, pour l'instant, leur déclaration, c'est de demander à ce que ça ne soit pas à eux de déposer plainte, mais que ça soit le parquet lui-même qui dépose plainte. Parce que cette manière qui consiste à dire alors qu'il y a des violations absolues des principes de l'état de droit, en fait, c'est votre problème à vous. C'est à vous de le régler en portant plainte alors que ça nous concerne tous.
Mais cela dit pour l'instant, pardon, je vous interromp parce que le parquet alors il a communiqué sur ces substances qui s'apparentent selon les termes du parquet à du 3 MMC. Mais pour l'instant à ma connaissance et je parle sur votre contrôle, il y a pas de suite judiciaire qui soit enclenchée sur cet aspect-l. Pour l'instant à ma connaissance, non, mais il va falloir qu'on qu'on avance un peu là-dessus effectivement et il faut je pense éclaircir un peu plus les formulations non mais ce que je voulais juste vous dire c'est que indépendamment du fond là euh euh donner des informations dans une enquête en cours pendant une garde à vue, faire comme on a assisté hier, c'est-à-dire quasiment on pouvait suivre la garde à vue de Rima Hassan en live tweet euh hier, mais en fait c'est illégal et la responsabilité du ministre de l'intérieur, du ministre de la justice, c'est de faire respecter la loi.
Alors c'est de leur responsabilité de mener les enesidentifier des violations de la loi pour les sanctionner. Une une précision peut-être Pauline Revenas sur la façon dont les choses se passent. C'est fuites alors on peut les regretter hein effectivement mais ça n'est pas ça arrive dans d'autres cadres que l'audition de Rima Hassan.
Ça dépend un casque. Ça arrive régulièrement qu'on ait des informations, qu'on obtienne des informations sur des gardes à vue qui sont en qui sont en cours, pas forcément dans un cadre politique. Euh oui.
Qu'est-ce que vous voulez ? Bah ce que je veux dire, c'est que enfin vous semblez dire que il y a un acharnement spécifique et que c'est du jamais vu. Mais non, c'est assez courant.
Mon monsieur, c'est pas parce que il y a des gens qui brûlent des feux rouges que si vous brûlez un feu rouge, vous avez le droit de le faire. Donc c'est pas le sujet. Le sujet c'est pas de savoir si ça existe dans d'autres affaires.
Le sujet c'est est-ce que oui ou non il y a des violations du secret de l'enquête. Et si oui, il y a des violations des secrets de l'enquête, c'est un délit. C'est illégal et donc ça doit donner lieu à des poursuites, à l'identification des personnes qui en sont responsables.
Enfin, dans une garde à vue, il y a pas 40 personnes. Donc, on doit savoir assez précisément qui sont les personnes et on doit pouvoir les retrouver assez facilement qui donnent des informations à l'extérieur pendant la garde à vue, qui en plus les trafiquent ou en tout cas les présentent d'une certaine manière, visant ensuite à ce que ces informations soient utilisées dans l'espace médiatique pour salir une personne. Donc, vous dites ce matin, c'est quand même vous demandez au parquet aussi de se saisir.
Mais moi je demande à ce que la vérité soit faite, que les personnes qui sont responsables de ces de ces fuites soient identifiées, qu'elles soient sanctu so que soit la manière soit la manière. Et je considère que ce n'est pas à nous de porter plainte que c'est au ministres euh au gouvernement de de dire s'il trouve que c'est acceptable ou pas acceptable dans un état de droit. Et si c'est pas acceptable dans un état de droit alors il doit mener les enquêtes de recours.
C'est pour ça je vous disais tout à l'heure quand monsieur Nèz dit "Mais ça c'est mon affaire." Non, ce n'est pas son affaire. C'est notre affaire à Il ne dit pas qu'il ne donnera pas suite.
Il a dit ça mais il a pas dit qu'il allait donner suite, madame. Vous êtes d'accord ? Oui, mais il ne le dit pas non plus.
Vous avez raison. Mais ce n'est pas son affaire, c'est notre affaire à tous. Parce que si on est attaché à un état de droit dans lequel il y a des principes, présomption d'innocence, respect du secret de l'enquête, et ben ces principes tout le monde doit les défendre, pas seulement moi.
Vous lui avez parlé à Rim Hassan depuis hier ou pas ? Oui. Et alors, quel est son état d'esprit ?
Bah, elle le dira dans sa conférence de presse, j'imagine, cet après-midi, mais je pense à ses proches du mien. On l'a pas entendu, on l'a vu arriver tout à l'heure en direct, il a son avocat qui était à ses côtés et lui s'est exprimé. son avocat écout de son expression il y a quelques minutes.
Son avocat, vous nous rappelez Brengart. On l'écoute. Nous demandons solennellement à la procœur de la République de Paris d'ouvrir une enquête préliminaire compte tenue des nombreuses fuites qui sont survenues hier et dont le but était de porter atteinte à la réputation de madame Rim Hassan.
Et c'est une responsabilité qui incombe à la procureur de la République et qui incombe d'autant plus compte tenu des nombreuses fausses informations qui ont circuler pendant toute la journée d'hier. Voilà donc cette intervention il y a quelques minutes. On vous rappelle l'audition qui est en cours à la police judiciaire pour Rima Hassan accompagné par son avocat et donc la conférence de presse qui a été confirmée par l'avocat. ce sera à 17h et on vous remercie Emmanuel Bompard d'être venu ce matin sur BFM TV pour réagir euh en direct à cette audition et cette garde à vue d'hier.
Euh merci.
Manuel Bompard