Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV (20 juillet 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteÉludée
Est-ce que les quelques assouplissements apportés par le gouvernement hier soir après la validation de la loi crise sanitaire par le Conseil d'État font changer d'avis ou est-ce que vous allez vous opposer jusqu'au bout à ce pass sanitaire ?
- 1:40OuverteRéponse partielle
Je ne vais pas rentrer dans le détail de l'avis du Conseil d'État mais en gros, c'est le Conseil d'État qui dit qu'il est plus juste de limiter les restrictions de liberté de quelques-uns, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas vaccinés, plutôt que d'imposer par exemple un confinement ou un couvre-feu qui restreindraient les libertés de tous, y compris les vaccinés.
- 2:52RelanceRéponse partielle
Vous voulez dire que vous remettez en cause l'indépendance du Conseil d'État dans cet avis ?
- 4:12RelanceRéponse partielle
Les fichiers S ne sont pas des condamnés pour terrorisme, des fichiers S, ce sont des gens qui sont repérés par les services de renseignement comme possible contact de terrorisme.
- 4:40OuverteRéponse partielle
Vous pensez que le Conseil constitutionnel pourrait casser tout ou partie de cette loi ?
- 5:44OuverteRéponse partielle
Comment on fait pour empêcher des confinements ou des couvre-feu à la rentrée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Invité politiqueFait
« ne sont que des dérisoires assouplissements. Vous savez, la laisse va être un peu moins serrée mais le collier est mis autour du cou des Français. »
- 0:56Invité politiqueFait
« Pourquoi la France serait l'un des seuls pays au monde avec peut-être deux pays, l'Autriche et le Danemark, l'Arabie saoudite, le Pakistan sur la vaccination obligatoire »
- 1:11Invité politiqueFait
« un système bureaucratique incompréhensible, inapplicable, qui va emmerder les Français matin, midi et soir »
- 1:57Invité politiqueFait
« l'idée du Conseil d'État, le rapport du Conseil d'État est surréaliste. Je l'ai lu hier soir. Je l'ai lu. Et il dit tout et le contraire de tout. »
- 3:51Invité politiqueFait
« une disposition votée par la majorité, et j'avais approuvé, qui consistait, quand vous avez été condamné pour terrorisme, et que vous sortez, à avoir un bracelet électronique et à pointer trois fois par semaine à la gendarmerie. »
- 5:49Invité politiqueFait
« Les purificateurs d'air. Il y a une rentrée scolaire. Est-ce qu'on recommence avec l'enfer qu'ont vécu nos enfants à l'école ? Pourquoi le gouvernement, s'il est si soucieux de la santé des Français, ne lance pas et n'achète pas des purificateurs d'air pour les classes des écoles ? »
- 6:24Invité politiqueFait
« Le vaccin pour moi ne doit pas être obligatoire. Je ne me bats pas contre le vaccin. »
- 6:35Invité politiqueFait
« Je me bats contre le caractère obligatoire d'un vaccin, notamment chez les jeunes qui ne présenteront aucune forme grave du Covid et qu'on n'a pas obligé de vacciner avec un vaccin dont la phase d'étude n'est pas terminée. »
- 7:12Invité politiqueFait
« Il nous a dit, il faut vous forcer à vous vacciner. Tous azimuts. »
- 7:33Invité politiqueFait
« On veut imposer des vaccins par des méthodes de contrainte sociale du pass sanitaire, complètement illégale, sur des jeunes qui n'auront pas de formes graves. »
- 10:11Invité politiqueFait
« Il ferme des lits, M. Véran. Il ferme des lits en ce moment. »
- 11:25Invité politiqueFait
« L'AstraZeneca a été interdit en Norvège, au Danemark et dans beaucoup de pays. »
- 12:27Invité politiqueFait
« Le masque FFP2 dans les trains, c'est ce qu'a fait Mme Merkel dans les maisons de retraite à une époque. Le masque FFP2, il permet de se protéger complètement dans les lieux clos pendant 3 heures. »
- 12:48Invité politiqueFait
« Mais pour des jeunes de 12 ans, inciter des Français à vacciner de force leurs enfants, un jour, M. Macron sera peut-être parti depuis longtemps, les familles pleureront ce choix. »
- 13:45Invité politiqueFait
« Ce qui a été fait de cette manifestation était indigne des médias français. Indigne. »
- 16:50Invité politiqueFait
« Il n'y avait aucun propos antisémite. »
- 17:18Invité politiqueFait
« C'est du négationnisme antisémite. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan61 %
- Présentateur24 %
- ?15 %
≈ 63,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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8h37 ce matin sur RMC BFM TV. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Philippe Corbet. Député de l'Essonne, président de Boulle à France, candidat à la présidence de la République. Est-ce que les quelques assouplissements apportés par le gouvernement hier soir après la validation de la loi crise sanitaire par le Conseil d'État, est-ce que ces quelques assouplissements
vous
font changer d'avis ou est-ce que vous allez vous opposer jusqu'au bout à ce pass sanitaire
? Ce
ne sont que des dérisoires assouplissements. Vous savez, la laisse
va
être un peu moins serrée mais le collier est mis autour du cou des Français.
C
'est sans précédent. Je veux vraiment insister. Est-ce que le pass sanitaire
est
utile pour lutter contre l'épidémie
? Pourquoi
la France serait l'un des seuls pays au monde avec peut-être deux pays, l'Autriche et le Danemark, l'Arabie saoudite, le Pakistan sur la vaccination obligatoire, pourquoi la France serait l'un des seuls pays au monde à mettre en place
un
système bureaucratique incompréhensible, inapplicable,
qui
va emmerder les Français matin, midi et soir, alors qu'on peut lutter contre l'épidémie de manière sérieuse, complète ? C'est ça la question. Est-ce que c'est utile ?
C
'est choquant.
Ça
remet en cause toutes nos valeurs républicaines. Et en plus, ça va être une usine à gaz. Donc je demande à ce qu'on reprenne raison, qu'on revienne à du bon sens. C'est tout ce que je demande.
Au fond, je ne
vais
pas rentrer dans le détail de l'avis du Conseil d'État mais en gros, c'est le Conseil d'État qui dit qu'il est plus juste de limiter les restrictions de liberté de quelques-uns, c'est-à
-dire
ceux qui ne sont pas vaccinés, plutôt que d'imposer par exemple un confinement ou un couvre-feu qui restreindraient les libertés de tous, y compris les vaccinés.
C'est ça l'idée
au
fond du Conseil d'État. Mais
l'idée du Conseil d'État, le rapport du Conseil d'État est surréaliste. Je l'ai lu hier soir. Je l'ai lu. Et il dit tout et le contraire de tout. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il dit par exemple, c'est acceptable pour les trains parce que les Français ne prennent pas tous les jours le train. Ah, mais il y a des gens qui travaillent, qui prennent souvent le train.
Oui, mais
ça
concerne que les voyages
longue distance, pas les trains de banlieue. Oui, mais il y a des gens qui voyagent, des représentants de commerce, il y
a
des gens qui voyagent souvent. Bon, bref. Après, il dit dans son avis, il ne faut surtout pas que ce soit un moyen d'obliger à la vaccination.
Or, c
'est tout l'enjeu du pass sanitaire, et c'est le président de la République qui l'a dit. C'est en fait rendre la vaccination obligatoire. Donc, le Conseil d'État, d'ailleurs, l'un des rapporteurs du Conseil d'État, est un maire en marche, tête de liste
aux
élections régionales dans le Loiret.
Vous
voulez dire que vous remettez en cause l'indépendance du Conseil d'État dans cet avis
?
Je trouve
surprenant qu'on ait pris
un
représentant d'En Marche comme magistrat pour engager politiquement. Vous pouvez aller sur Internet.
Il y a un certain nombre de magistrats du Conseil d'État qui sont, par ailleurs, qui ont été ministres, qui sont engagés
dans des parties politiques. Je suis d'accord.
Mais pourquoi celui qui rédige cet avis est un représentant En Marche ? C
'est
quand même bizarre. Mais enfin, passons. Au-delà de ça, quel est l'enjeu ? Protéger les Français des formes graves. Éviter les hospitalisations. Est-ce qu'il y
a
besoin d'un pass sanitaire ? Encore une fois, incompréhensible. Je vais vous donner un exemple. Et c'est pour ça que je suis convaincu, du moins je l'espère, que le Conseil constitutionnel, si par malheur les parlementaires votaient, et je me battrais à l'Assemblée pour éviter ce pass, le Conseil constitutionnel ne peut pas donner moins de droits
à
20 à 30 millions de non-vaccinés
qu
'à des fichiers S condamnés pour terrorisme.
Puisqu'il a
annulé, le Conseil constitutionnel a annulé, il y a quelques mois,
une
disposition votée par la majorité, et j'avais approuvé, qui consistait, quand vous avez été condamné pour terrorisme, et que vous sortez, à avoir un bracelet électronique et à pointer trois fois par semaine à la gendarmerie. Mais on ne vous interdisait pas d'aller au restaurant, de prendre le train, de... Bon, donc ça veut dire que le Conseil constitutionnel va être mis devant ses responsabilités.
Les fichiers S ne sont pas des condamnés pour terrorisme, des fichiers S, ce sont des gens qui... Non,
j'ai parlé des
fichiers S condamnés pour terrorisme, des condamnés. Oui,
mais
les
fichiers S, ce ne sont pas des gens condamnés
par terrorisme, des fichiers S, ce sont des gens qui sont repérés
par les services de renseignement
comme possible contact de terrorisme.
Je crois qu'ils sont
plus dangereux que les non-vaccinés.
Les fichiers
S
? Oui. Bien sûr qu
'ils
sont plus dangereux, mais d'ailleurs... Alors pourquoi ils auraient plus de liberté que 30 millions de Français ?
Ils ont
exactement... Ils ne pourront pas aller au restaurant sans pas sanitaire demain matin. Les
fichiers
S
seront
comme l'ensemble des citoyens français. Ce que je trouve très grave.
Pardonnez-moi un instant. Je vais rebondir sur ce
que vous disiez sur le Conseil constitutionnel. Vous pensez que le Conseil constitutionnel pourrait casser tout
ou partie de cette
loi
? Oui,
je l'espère.
Je l'espère si on est encore en République et si les textes de loi, la Constitution, la liberté de circulation, l'égalité des citoyens a encore un sens. Il
n'y
a pas deux catégories de citoyens en France.
Est-ce que ça ne serait pas embarrassant pour le gouvernement et le président de
la
République ? Le Conseil constitutionnel casse tout ou partie de cette loi ?
Ou est-ce que ça
pourrait les arranger à votre avis ? Je pense que ce serait une chance pour Emmanuel Macron qui s'est aventuré dans un processus
de
surveillance massive des Français, d'utilisation de la police. Non pas pour lutter contre la délinquance, question d'objectif, et les policiers sont très soucieux de ce qui va se passer, mais pour en fait imposer un contrôle social complètement scandaleux et inutile. C'est aberrant ce qui se passe. Le pays devient fou, pardonnez-moi. On commençait à avoir une reprise économique.
Il
y a un nouveau variant.
Oui,
justement. Qui
menace cette reprise économique. Donc il faut empêcher qu'on se retrouve avec
des confinements ou des couvre-feu à la rentrée.
Ce n
'est
pas en cassant tout qu'on va y arriver, c'est en prenant des mesures. Je vais vous donner un exemple. Les purificateurs d'air.
Il
y
a
une rentrée scolaire. Est-ce qu'on recommence avec l'enfer qu'ont vécu nos enfants à l'école
?
Pourquoi le gouvernement, s'il est si soucieux de la santé des Français, ne lance pas et n'achète pas des purificateurs d'air pour les classes des écoles ?
La rentrée c'est dans plus d'un mois.
La vague va nous trouver
dessus
avant l'été.
Comment on fait pour empêcher des confinements ou des couvre-feu à la
rentrée ?
Il n'y
a
pas besoin. Il n
'y
a pas besoin. Pourquoi tous les pays du monde arrivent à lutter ? Je prends l'exemple de l'Angleterre qui a le variant. Il estime qu'il a vacciné une partie de sa population. Donc le vaccin fonctionne ? Mais je n
'ai
jamais dit que le vaccin ne fonctionnait pas. On va y revenir sur le vaccin. Le vaccin pour moi ne doit pas être obligatoire. Je ne me bats pas contre le vaccin.
Je
me bats contre le caractère obligatoire d'un vaccin, notamment chez les jeunes qui ne présenteront aucune forme grave du Covid et qu'on n'a pas obligé de vacciner avec un vaccin dont la phase d'étude n'est pas
terminée.
Si le Royaume-Uni peut lancer cette idée au fond de
ce
qu'ils ont appelé le jour de la liberté, c'est-à-dire qu'on lève toutes les restrictions,
c
'était hier, c'est justement parce qu'il
y a
une partie de la population beaucoup plus largement vaccinée que chez nous, notamment les plus jeunes.
Mais non. L'enjeu,
c'est de vacciner. Mais pardonnez-moi, le gouvernement
ce matin nous dit exactement l'inverse. M. Attal nous a dit l'inverse.
Il
nous a dit, il faut vous forcer à vous vacciner.
Tous
azimuts.
Il
n
'a
pas dit comme ça ? Non,
mais
enfin, c'est ça.
Tous
azimuts. Bon, déjà, pourquoi on ne vaccine pas plutôt les personnes fragiles ? Et pourquoi vacciner
les jeunes ? Ils ont
commencé par ça ? Ils ont commencé par les plus âgés
? Mais en attendant, là,
je
regarde et je vois que le gouvernement a une stratégie aberrante sur la vaccination. Aberrante. On veut imposer des vaccins par des méthodes de contrainte sociale du pass sanitaire, complètement illégale,
sur
des jeunes qui n'auront pas de formes graves.
Ils peuvent contenir par an leur
comparence. Mais le vaccin, on n
'a
pas... le variant, il circule. L'enjeu,
et
je veux le rappeler aux Français, c'est d'éviter les formes graves, c'est d'éviter les morts.
Alors,
vous n'allez pas vacciner la Terre entière contre des rhumes, vous n'allez pas vacciner en permanence des milliards de doses tous les jours. Ce qui compte, et je veux reprendre ça, parce que c'est ce que je défends depuis des mois, c'est une stratégie de bon sens. J'ai parlé des purificateurs d'air. Je peux parler du contrôle des frontières que j'avais réclamé, beaucoup plus strict. Je peux parler des soins précoces
pour éviter l'aggravation des maladies sans passer par le vaccin. J'essaie de comprendre, Nicolas Dupont-Aignan, ce que vous proposez. Donc, je demande
une palette de solutions qui évite d'obliger à une vaccination sur des gens en bonne santé qui n'auront jamais de formes graves.
Supposons qu
'il
n
'y
ait pas de vaccination obligatoire, pas de pass sanitaire. Supposons qu
'on
soit dans une stratégie un peu comme le Royaume-Uni, où au fond, on laisse circuler le virus.
Et
parce qu'on va se prendre la vague, là. On a compris qu'on va se prendre d'ici la mi-août un niveau de contamination par jour plus élevé que la dernière vague. Supposons qu'on laisse circuler le virus. Mais de toute
façon, il circule. Oui, il
circule. Même si moi, je ne le souhaite pas. D'ailleurs, le gouvernement, qu
'est-ce qu'il a fait pour l'empêcher ? Rien.
Il aurait pu contrôler davantage les frontières, comme je l
'ai
proposé.
Nicolas
Dupont-Aignan,
j'essaye
de comprendre ce que vous dites. Je vous en prie. Je reprends la situation anglaise. Oui, tout à fait. C'est-à-dire que statistiquement,
vous
allez avoir un certain nombre de gens qui vont être contaminés, limités, mineurs, mais qui vont faire des formes graves, qui vont être hospitalisés. Certains vont mourir. Finalement, d'une certaine manière, c'est une forme de « on laisse filer le virus, il y aura des morts
». Et voilà, c'est comme ça.
Et au fond, pour bien comprendre, il y a quand même 15% des plus de 75 ans qui n'ont toujours pas reçu une première dose de vaccin. Dedans, ça veut dire des morts. C'est une vague qui concernerait
les non
-vaccinés. Vous avez raison de poser la question. Je vais vous répondre sur deux choses.
D
'abord, ce qui compte, c'est absolument de prendre toutes les mesures pour empêcher le variant, bien sûr. Mais c'est là où je trouve qu'Emmanuel Macron, et en fait, je crois qu'il a fait de la gesticulation sur le pass sanitaire, parce qu'en fait,
il
se sent peut-être coupable de ne pas avoir pris les mesures qu'il fallait.
Mais c'est ce
qu'il fait avec le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des Français aujourd
'hui. Non, parce que ça, c'est une mesure a posteriori. Il n'a pas contrôlé les frontières correctement, alors qu'il savait que le Delta était
dans d'autres pays. Les contrôles ont été renforcés ce week-end. Non,
il ne l'a pas fait correctement. Il n'a pas mis des frontières nationales. Deuxième point, il n'a pas pris des mesures pour augmenter le nombre de lits. Et ce n
'est
pas simplement les malades du Covid. Vous avez un énorme problème de prévention du cancer en ce moment dans le pays. Il ferme des lits, M. Véran. Il ferme des lits en ce moment. Troisième point, il a bloqué les soins précoces qui auraient permis de sauver des vies à l'hôpital. Quatrième point, il n'a pas été efficace sur le séquençage. Cinquième point, les purificateurs d'air. Donc, ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il ne
faut
pas que les Français soient trompés par « on agite un pass sanitaire dangereux pour nos libertés, inefficace, complexe d'un côté, et de l'autre, il n
'y a
pas les mesures qui permettraient de lutter contre l'aggravation des choses. » Et ce que je demande, c'est qu'on revienne à la raison scientifique. On ajoute une palette de mesures. On cible les plus fragiles. C'est évident. Et deuxième point, on ouvre à des vaccins
d
'autres technologies classiques. Parce qu'il y a beaucoup de Français qui
ne veulent pas. – Le vaccin chinois, par exemple, qui fonctionne moins
bien ?
–
Le vaccin chinois, il est utilisé en Chine. –
Vous voulez que vous parlez
de
la
Tunisie en ce moment ? –
Il est utilisé en Hongrie.
Et je suis désolé, pourquoi le gouvernement nous dit que le vaccin,
c
'est fondamental ? Et pourquoi il oblige les Français à se vacciner avec un vaccin
qui, malgré tout… –
Non,
il y a plusieurs vaccins.
– Oui,
mais
de technologies ARN où on n'a ni recul, autorisation conditionnelle…
– Il y a aussi
de l'AstraZeneca et du
Johnson en France qui ne sont pas l'air. – Oui, l'AstraZeneca
a été interdit en Norvège, au Danemark et dans beaucoup de pays.
– Absolument. – Je finis juste sur un point. – Excusez
-moi, j'insiste. Pourquoi obliger les Français à se vacciner
avec un
vaccin ? –
Ils ne sont pas obligés.
Ils peuvent très bien faire des tests.
–
Vous plaisantez. – Vous vous faites comment
demain si
vous allez au cinéma ou dans 10 jours ? – Vous plaisantez.
– Si vous
prenez un train, un café, un restaurant, vous pouvez très bien faire un test
si vous ne voulez pas être
vacciné. –
Vous
avez raison de poser cette question. Mais vous plaisantez. Le Président de la République a mis en place une stratégie
pour,
avec le pass sanitaire, car c'est le seul objet du pass sanitaire, obliger les Français à se vacciner même
s'ils n
'en ont pas besoin.
– Il n'y a pas de liberté
sans responsabilité. Vous ne voulez pas vous faire vacciner, vous faites un test.
– Un test, comment vous le faites tous les 48 heures pour aller à une terrasse de café ? Un enfant qui
veut manger une glace à une terrasse de café ? – Mais comment vous allez faire pour aller au restaurant dans 10 jours ? –
Qu'est-ce que vous allez faire
dans 10 jours ? – Qu
'est-ce que
vous allez faire dans 10 jours
? – Mais j'espère que cette mesure ne passera pas. – Qu'est-ce
que vous allez faire si elle passe
? – Mais on sera
obligé de faire un test, ce qui est scandaleux,
parce que c'est une atteinte
à notre liberté
de circulation. – Vous ne préférez pas vous faire
vacciner ? – Vous savez ce que je préférerais,
qui
serait beaucoup plus efficace, beaucoup plus simple, que j'ai recommandé depuis le début.
–
Vous faire vacciner
? –
Le masque FFP2
dans
les trains, c'est ce qu'a fait Mme Merkel dans les maisons de retraite à une époque. Le masque FFP2, il permet de se protéger complètement dans les lieux clos pendant 3 heures. Il faut arrêter avec cette dictature vaccinale. – On peut se vacciner pour les formes graves.
J
'ai toujours été favorable
pour des gens fragiles
et âgés, j'insiste là-dessus, à la vaccination ou à des soins précoces. Mais pour des jeunes de 12 ans, inciter des Français à vacciner de force leurs enfants, un jour, M. Macron sera peut-être parti
depuis
longtemps, les familles pleureront ce choix.
–
Nicolas Dupourgnan, vous
étiez
dans les rues de Paris samedi, il y avait eu de nombreux rassemblements à travers la France, 114 000 personnes au moins selon le ministère de
l
'Intérieur.
–
Bien plus. – Il y avait beaucoup de gens qui étaient contre le pass sanitaire, contre la vaccination obligatoire. Et il y avait une frange minoritaire qui a tenu des propos scandaleux. Notamment, on a vu des étoiles jaunes, on a vu des références à Auschwitz. Est-ce que vous avez eu la nausée en voyant ça ?
– Une étoile jaune, une seule,
est une de trop. – Non, il y en a eu dans plusieurs. – Attendez, je vais finir.
Une étoile jaune est une de trop,
bien évidemment.
–
Vous avez eu la nausée
? –
Ce qui
a été fait de cette manifestation était indigne des médias français. Indigne. Car j'étais à la manifestation.
J
'en ai vu peut-être deux. Et
j'ai vu une foule… – On en a vu dans plusieurs cortèges en France. – J'ai vu une
foule, bon enfant, diverse,
de toutes origines. –
Mais je viens
de
commencer par vous dire que c
'était minoritaire. – Ultra minoritaire.
– Alors pourquoi,
pourquoi, pourquoi en boucle tout le week-end,
on a minoré… – On vient de passer 14 minutes
à parler d'autre chose,
monsieur Dupont-Aignan. – On vient de passer 14 minutes à parler
d'autre chose. – Sur les heures d
'antenne,
pourquoi
on a minoré…
–
Non, non,
non.
– Mais
pourquoi, attendez, si je peux finir ma phrase. Pourquoi une manifestation dans le calme,
avec
des vaccinés,
des non-vaccinés…
–
Bon, j'aurais dit comment c'est l'interview pour parler de ça alors. – Des gens, bon enfants, si je peux finir… – Est-ce que vous allez manifester samedi ?
– Est-ce que
vous allez manifester
samedi
?
– Je
ne
sais pas, j'ai manifesté
solennellement…
–
Vous vous étitez ?
– Non, ce n
'est
pas le problème. Des gens, bon enfants,
de
tous horizons, le peuple français, des cadres, des ouvriers, des assistantes sociales, des pompiers, de…
– Ces manifestants ont été salis par les médias français. – Monsieur Dupont-Aignan, monsieur Dupont-Aignan. – Ces manifestants ont été salis, le
peuple a été sali.
–
Monsieur Dupont-Aignan,
je veux vous parler de… – Et vous avez pris une responsabilité
terrible.
– Moi ? – Et je vous demande une chose. – Laissez-moi de vous parler de Joseph Barck, qui est un rescapé de l'Arave du Veldiv. – Mais je suis d'accord. – Laissez-moi vous parler de… – Je suis le
premier.
–
Laissez-moi vous parler de…
– Mais je
suis d'accord.
–
Laissez-moi vous parler de… –
Mais laissez-moi, monsieur Dupont-Aignan, me parler… – Mais ne salissez pas, la caricature… – Mais monsieur Dupont-Aignan, laissez-moi…
–
La
salissure des médias français à l'égard de gens qui défendent leur intégrité physique. –
Et s'il y a eu des abrutis… – Monsieur Dupont-Aignan, monsieur
Dupont-Aignan… – Je
les condamne totalement et vous le savez. – Laissez-moi 10 secondes… – Vous les avez
montés en épingle.
–
Monsieur Dupont-Aignan…
–
Montés en épingle.
– Pourquoi vous êtes venu ce matin alors
? –
Pour défendre devant les français une autre idée de l'information.
– Monsieur Dupont
-Aignan, laissez-moi 10 secondes, 10 secondes…
–
Oui, je vous en prie. – 10 secondes pour vous lire ce que disait…
– Il a raison.
– Mais laissez-moi 10 secondes, monsieur Dupont-Aignan,
c'est quand même incroyable. –
Mais
ne
vous énervez pas. –
Nous
sommes des millions à penser différemment. Et vous ne m'empêcherez pas de parler différemment, de m'exprimer
différemment. –
C'est moi que vous… –
Vous
ne laissez pas 10 secondes pour que je vous lise une phrase… – Allez-y. – Mais laissez-moi.
–
Je vous laisse. – Monsieur Joseph Park, rescapé… –
Oui.
– Mais laissez-moi parler. Joseph Park, rescapé de la rafle du Veldiv, qui dimanche a raconté qu'il a pleuré. Il a pleuré et il a dit ceci,
c
'est le devoir de tous de ne pas laisser passer cette vague outrancière, antisémiste, raciste qui rôde. Est-ce qu'en empêchant, vous ne m'avez même pas laissé vous poser des questions sur ce qui s
'est
passé ce week-end, est-ce que vous ne laissez pas passer, je ne dis pas que vous en faites partie, est-ce que vous ne laissez pas passer cette vague raciste qui rôde en refusant de voir des éléments extrémistes des manifestations auxquelles vous
avez participé
? – C
'est complètement dingue
ce que vous dites. Je suis l'un de ceux qui a toujours condamné, je déteste le racisme, je déteste
l'antisémitisme. – Donc est-ce que vous condamnez tous ceux qui, dans les
manifestations,
ont tenu des propos
antisémites ? – Il n'y avait aucun propos antisémite. –
Est-ce que vous avez vu des étoiles
jaunes ? – Les
étoiles jaunes étaient de
l
'exagération ridicule, scandaleuse, sur la mesure discriminatoire du gouvernement qui
cassait les
Français.
–
Portez une étoile jaune dans une manifestation samedi,
ce
n'est pas antisémite ?
– C'est scandaleux, mais ce n
'est
rien d'antisémite, ce n'était pas antisémite
dans ce cas. – Ce n'est pas antisémite de porter une étoile jaune
en faisant référence à…
– C'était nié
le
martyr de la Shoah. –
C'est du négationnisme. – Et ça m'a révolté. –
C'est du négationnisme. – Ça m'a révolté. – C'est du négationnisme antisémite. – On est d'accord. Il reste que la manière dont a été exagérée, salie des millions de Français qui refusent une mesure discriminatoire sans précédent depuis la fin de la guerre est inacceptable. Et il n'y a pas d'un côté les vaccinés et les non-vaccinés. Il n'y
a
pas un pass pour aller au restaurant. Il n
'y
a pas un pass… des gens vont perdre leur boulot, vont perdre leur boulot pour se voir imposer un vaccin alors qu'ils ne risquent rien du Covid.
Moi,
je garde ma ligne. Je garde ma ligne. Vaccination pour les gens fragiles,
ciblée… Et
je pense vraiment que vous devriez écouter la vague qui monte de Français qui n'en peuvent plus d'être toujours stigmatisés parce qu'ils pensent différemment.
– Je note que vous
ne m
'avez
pas laissé… – Je vous le dis. – Vous ne m'avez pas
laissé tranquillement lire la phrase de Joseph Sparks et que vous avez préféré
parler pendant ce temps-là. – Mais vous pouvez en faire toute une affaire d'État qui n'a aucun sens. – Mais je vous remercie, M. Dupont-Aignan, d
'être venu ce matin. –
Et moi, je vous remercie de m'avoir invité, car c'est
bien de montrer autre chose. – Même si vous mettez en cause le travail des journalistes qui est
toujours dangereux dans une démocratie.
–
Je mets en cause la
manière dont les journalistes français ont couvert cette manifestation. Je maintiens. Et il y avait beaucoup
de journalistes dans la
manifestation.
– Mais
justement, il y avait plein de journalistes
de
BFN TV qui ont
vu,
notamment, et on a donné la parole à tout le monde. C'est pour ça que vous étiez là ce matin. –
Eh bien, je vous en remercie
d'avoir rattrapé la couverture
de ce Michael. – On est là pour faire
8h30. Non, pas du tout, on fait juste notre métier.
–
Moi, je suis franc. –
Mais moi aussi, monsieur. – Eh bien,
alors,
nous sommes francs, nous avons un dialogue franc.
– Voilà. – Et c'est
tant
mieux pour la démocratie. – Ça s'appelle la démocratie, voilà, c'est ça. – Eh bien,
moi,
on
est d'accord. – Mais
bien sûr qu'on est d'accord.
– C'est un progrès.
– Non, ce n
'est
pas un progrès,
c
'est toujours comme ça. 8h55 sur BFM TV et RMC.
C'est
parti.
Nicolas Dupont-Aignan