Nicolas Dupont-Aignan invité sur LCI (17 juillet 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22FerméeÉludée
Le gouvernement a bien fait ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Ce qui a fait bouger le gouvernement ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Pourquoi à Marseille le professeur Raoult a eu de bons résultats ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Vous êtes inquiet pour cet été ? Craignez un retour de l'épidémie ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Limiter les déplacements ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Est-ce que vous lui demandez de changer de cap en matière de sécurité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Invité politiqueFait
« j'avais mis un masque à l'envers »
- 0:39Invité politiqueFait
« dès mars, je disais que la seule solution, c'était le port du masque »
- 1:34Invité politiqueFait
« l'Allemagne a su organiser la généralisation des tests »
- 1:49Invité politiqueChiffre
« 700 000 tests, 1 million, nous sommes capables, dit le premier ministre »
- 2:11Invité politiquePromesse
« le test doit être gratuit »
- 2:13Invité politiquePromesse
« on doit pouvoir arriver sans rendez-vous »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« Strasbourg va fermer 10 lits »
- 5:23Invité politiqueFait
« 13 000 ? Non »
- 5:54Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron avait promis en 2017 15 000 places supplémentaires de prison »
- 5:59Invité politiqueChiffre
« il a réduit l'objectif à 7 000 »
- 9:54Invité politiqueChiffre
« 57 milliards réels sur les 460 »
- 10:31Invité politiqueChiffre
« on va recevoir au mieux 40 »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- Présentateur16 %
- ?6 %
- Invité4 %
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Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Julien Arnaud. Si on a bien compris les mesures du gouvernement, ce sera ça l'objet indispensable, obligatoire de cet été, le masque. Obligatoire dans tous les espaces publics, clos, les commerces. On attend le décret d'ici lundi ou mardi, mais on a vu un changement de braquet en 48 heures. On nous avait annoncé le 1er août et finalement ça va être là dès la semaine prochaine. Le gouvernement a bien fait ? Enfin,
je ne
sais
pas si vous vous souvenez, début mars,
on
s'est moqué de moi,
parce
que c'est vrai, j'avais mis un masque à l'envers. Bon, mais qu'est-ce que j'ai pris dans la figure ?
Parce
que dès mars, je disais que la seule solution, c'était le port du masque. Et si on avait porté le masque bien plus tôt, on aurait sans doute eu un confinement moins long et moins pénible. Donc je vais dire bravo, ça fait des mois que je répète inlassablement, il suffit de regarder dans les pays d'Asie où il y a eu 100 fois, 1000 fois moins de morts par habitant, où il y
a
l'habitude du port du
masque. Donc enfin, enfin... Enfin, avec des indicateurs sanitaires qui sont passés du vert à l'orange dans certains endroits, on a vu la pression du milieu médical avec cette tribune des professeurs. Vous dites, c'est ça qui a fait bouger
le
gouvernement ? Je vais vous dire, ce matin en venant, j'ai essayé de trouver un rendez-vous pour faire un test.
Sur
les tests PCR ?
Sur les tests PCR,
les tests indispensables. Eh bien, le seul rendez-vous que
j
'ai trouvé à Paris, c'est pour le 3 août. On a vu des images de fil d'attente gigantesque. C'est
ahurissant ce qui se passe dans notre
pays. Ahurissant. On a déjà eu un retard colossal au mois de mars, avril pour les tests. Et c'est ce qui fait la différence de mortalité entre la France et l'Allemagne.
Parce
que l'Allemagne a su organiser la généralisation des tests. Pourquoi à Marseille, le professeur Raoult a eu de bons résultats ? C'est parce que très vite, il a organisé un système de tests à son hôpital. 700 000
tests, 1 million, nous sommes capables, dit le premier ministre. Mais ça, ce sont encore...
C'est ce qui me met hors de moi dans notre pays. C'est qu'on nous dit 700 000 tests, mais on ne peut pas se faire tester. Parce qu'en fait, on n'est pas dans les 700 000 tests actuellement. C'est quoi le bloc ? Je ne sais pas. C'est parce que les autorités sanitaires n'ont pas pris les mesures qu'il y a à l'étranger. Très simple. Un, le test doit être gratuit. Deux, on doit pouvoir arriver sans rendez-vous. Par exemple, à Vienne, en Autriche, il y a des brigades qui vont chez les gens qui sont malades pour les tester tout de suite. Bref, on a une bureaucratie, une administration de la santé, un ministre de la santé qui fait des déclarations, mais qui ne passe pas aux actes. Ce que
vous nous dites, c'est la faute à la bureaucratie.
À la direction ministérielle, parce que vous savez, les fonctionnaires, ils obéissent aux ministres. Je pense qu'en fait, nous sommes dans un pays
où
les ministres, une fois qu'ils parlent, ne s'occupent pas de l'intendance, du concret. Et le problème d'aujourd'hui, si on veut éviter la reprise de l'épidémie, c'est trois choses
que
je réclame d'ailleurs depuis le mois de janvier. C'est le contrôle des frontières. On est un des seuls pays où on ne contrôle rien dans nos aéroports. C'est le test et pas seulement des gens malades. Il faut tester tous azimuts pour que quelqu'un qui n'a pas les symptômes, mais qui est positif, puisse éviter de transmettre. On casse la chaîne de contamination.
Et
bien sûr. Et troisième point, le masque. Alors, on arrive enfin au masque. Maintenant, je demande au gouvernement de prendre des mesures pour des tests gratuits, rapides,
et
arrêter ce système. Vous savez ce qu'il se passe à la bureaucratie française ? On envoie un bon
par
la poste, pour certains publics, pour avoir un test gratuit. Et dans la plupart des pays, il y
a
des tentes, il y a des médecins. Vous arrivez, vous faites tester. Il
y a
des plateformes qui sont installées. Vous êtes inquiet pour cet été ?
Vous craignez vraiment un retour de l'épidémie ? Je trouve ça
ahurissant,
alors
qu'on a déjà le retour d'expérience de ce qui n
'a
pas marché, qu'on ait perdu deux mois,
et
qu'on voit une reprise de l'épidémie, alors qu'on pourrait bloquer ça. Voilà, ne dramatisons pas, on peut bloquer ça si on porte le masque, si on teste vite et si on contrôle nos frontières.
Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Donc je demande au
gouvernement de changer de braquet.
Nicolas Dupoignan, est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce qu'on peut imaginer de dire qu'on limite les déplacements, on limite certaines zones de
fréquentation ?
Peut-on imaginer un reconfinement au
cœur
de l'été ? Je vais vous dire, ce serait une catastrophe pour le pays, économique, sanitaire. Donc on est encore en mesure de bloquer. Pourquoi le gouvernement
a
tant de retard à l'allumage ? Pourquoi, par exemple, on continue, je vous jure que c'est vrai, de supprimer des lits de réanimation dans notre pays
?
Strasbourg va fermer 10 lits. Le plan de rétrécissement de nos hôpitaux continue au jour d'aujourd'hui. Donc moi, ce que je demande au gouvernement, c'est de vraiment changer de cap. Or,
ce
n
'est
pas le cas au jour d'aujourd'hui.
Est-ce que vous lui demandez au gouvernement de changer de cap en matière de sécurité ? On a vu que ça devenait la priorité du gouvernement de Jean Castex. On a vu en moins de 48 heures, en 48 heures, pas moins de 4 agressions, notamment de sapeurs-pompiers. On a beaucoup parlé sur l'antenne de LCI. Il était temps de prendre un certain nombre de mesures, ces plaintes automatiques après l'agression de force de l'ordre des
sapeurs-pompiers.
Mais écoutez, excusez-moi, le
gouvernement, c'est exactement pareil que dans l'autre domaine. Oui, il dit, on va prendre des mesures. J'ai entendu Jean Castex. Alors je me suis dit, tiens, il va annoncer de vraies mesures. Est-ce qu'il a annoncé l'augmentation des places de prison, puisqu'on sait que c'est ça qui bloque ? Non. Est-ce qu'il a dit qu'il allait revenir sur la libération des prisonniers ? Madame Belloubet a quand même libéré 13 000 délinquants pendant le confinement. 13 000 ? Non. Est-ce qu'il annonce, par exemple, ce que je propose à Debout la France, des peines planchées pour toute agression de policiers, avec incarcération immédiate ? Policiers, gendarmes, pompiers, forces de l'ordre. Non.
Donc,
on est encore dans la parole. On est encore dans un système où il dit, il a l'indignation légitime, heureusement d'ailleurs, mais il a l'air sincère, mais derrière, on ne change pas la politique judiciaire. Et entre nous, ce n
'est
pas avec Dupond-Moretti qu'on va construire des places de prison. Ah, vous n'y croyez pas
?
Mais ce n
'est
pas que
je
n
'y
crois pas, c'est qu'il a clairement dit. Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron avait promis, en 2017, 15 000 places supplémentaires de prison. Ensuite, il a réduit l'objectif à 7 000. Aujourd'hui, on est dans le décor, il
n
'y
a
rien. M. Dupond-Moretti a été acclamé par les prisonniers de Fresnes. Et il a toujours dit qu'il était contre la prison. Alors, ce n
'est
pas comme ça qu'on va limiter les agressions de policiers, de gendarmes, de pompiers, ou de simples citoyens, parce que vous avez une agression toutes les minutes dans notre pays, ou même toutes les 20 secondes.
On parlait sur les forces de l'ordre.
Je
voulais vous entendre, justement, sur ce dossier qui est porté par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Un mot, parce qu'à chaque fois qu'il s'exprime, on pose la question autour de l'affaire qui le concerne, sur cette enquête ouverte, à nouveau, sur une accusation de viol. Est-ce que c'est tenable ? Est-ce que c'est l'histoire sans fin ? Est-ce que c'est une chasse à l'homme
? Je
vais vous dire, il
y a
une chose que je ne comprends pas,
mais
vraiment, je ne le comprends pas.
Alors,
pourquoi, si le président de la République et M. Darmanin sont si sûrs que cette enquête est scandaleuse et qu'il va sortir blanchi, ce que je lui souhaite, mais alors pourquoi il l'a nommé tout de suite, ministre ? Pourquoi il ne pouvait pas attendre
?
Parce qu'il faut comprendre aussi les femmes qui sont victimes de violences. Vous imaginez le signal qui a été donné
? Donc,
moi, je ne comprends pas comment le président et le gouvernement se sont mis dans un tel pétrin, en tout cas à sa place. J'aurais dit à M. Darmanin, puisque tu nous dis que cette affaire est scandaleuse et que tu es innocent, eh bien, attendons le classement de la plainte. Mais pourquoi avoir nommé Gérald Darmanin et se mettre dans cette situation
?
La présomption d'innocence n
'est
pas au-dessus. Mais écoutez, quand quelqu'un est accusé de meurtre, est-ce qu'on ne le met pas ministre ? Quand quelqu'un est accusé de viol, pourquoi on le met ministre ? Et là, il faut comprendre les féministes, l'indignation qu'elles peuvent avoir. Mme Dati a écrit un très bel article.
Elle a écrit une tribune. On en a parlé hier avec Marlène Schiappa. M.
Dati a écrit une très belle tribune. Pourquoi, quand il s'agit des femmes, tout à coup, la présomption d'innocence l'emporte sur eux ? Donc, si cette affaire, et je le souhaite, si cette affaire est mineure, eh bien, qu'on attende avant de le nommer ministre. Et on aurait évité ces polémiques
et
ces suspicions permanentes sur
le monde politique. D'ici une vingtaine de minutes, Nicolas Dupont-Aignan, ce sera le début de la conférence du dialogue social à Matignon. Jean Castex qui reçoit tous les partenaires sociaux. Il y a beaucoup de dossiers, visiblement, sur la table, pour les 600 jours qui restent à ce quinquennat. Est-ce que vous faites confiance à Jean Castex qu'on dit être l'homme du dialogue social, l'homme de la concertation ?
— Mais il
peut être l'homme du dialogue social. Il a l'air de vouloir le dialogue. Et donc moi, je ne
lui
fais pas de procès d'attention par avance.
—
Vous lui laissez le bénéfice du doute, pour
moi. —
Heureusement. Mais le problème, c'est qu
'il
faut avoir des munitions pour faire du dialogue social. Or, quelle est la politique du gouvernement sur la réforme des retraites ? Si vous avez compris... Moi, je n
'ai
toujours pas compris. — Vous ne savez pas où on va. — On ne sait pas. Quelle est la politique du gouvernement sur la relance ? Là, j'ai compris. C'est qu'il n'y avait pas l'argent mis sur la table, contrairement à ce qui est dit. On agite des milliards. Mais hier, M. le maire, je ne
sais
pas si vous avez vu, a dit qu'il n
'y aurait
pas d'annulation de charges
pour
les PME sur le deuxième trimestre. Or, ce serait un simple report. Or, les entreprises sont étranglées. Et moi, j'attendais de voir si le gouvernement allait changer là-dessus, c'est-à-dire annuler les charges des PME, des commerçants, des artisans pour sauver les emplois. Ben non. En fait, il laisse un mur de dette devant les entreprises. Donc en fait, il annonce des milliards. Mais quand on regarde la réalité, tous ceux qui nous regardent, qui sont chefs d'entreprise, le savent, les entreprises sont étranglées. Donc on va avoir des centaines de milliers de chômeurs. Donc qu'est-ce qu
'il
va faire comme dialogue social ? Le paquet cadeau est peut-être plus bruyant. Il y
a
des rubans. Mais dans 15 jours, c'est fini. Puisqu
'il n
'y
a
pas de changement de politique. Or, moi, j'aurais aimé une politique de relance réelle, comme en Allemagne, où le plan allemand est cinq fois plus élevé et va sauver les entreprises allemandes, alors que nous, on a un plan sous-dimensionné. Et même le journal Les Echos l'a dit, 57 milliards réels sur
les 460. Et on les trouve où,
tous ces milliards ? Mais les milliards peuvent être financés par le déficit qui sera financé par la Banque Centrale Européenne.
On va aller chercher en Europe ces milliards ?
Vous parliez de la France, l'Allemagne. C'est le sommet en ce moment, l'Union Européenne qui va débuter dans quelques instants. Mais le sommet, il est extravagant. Emmanuel Macron n'est pas plus souverainiste que vous finalement ?
Alors là, on lance un plan. Au lieu d'endetter la France, on va endetter l'Europe.
Mais
vous savez que la France paie combien de ce plan de relance
? Il
est calculé, le paiement du plan de relance à terme,
il
est calculé sur la contribution de la France au budget, 20%. Donc, on va payer à terme 100 milliards.
Et
vous savez combien on va recevoir ?
Au
mieux, 40. Alors moi, je n'ai toujours pas compris. Le seul avantage, c'est que c
'est
l'Europe qui s'endette et pas la France. Mais qu'est-ce que ça change ? Rien. Donc moi, je pense qu'il faut faire comme l'Allemagne, avoir un vrai plan de relance, sauver nos entreprises, et ensuite, on met la dette sur la Banque Centrale Européenne qui paiera exactement comme l'Angleterre, la Banque Centrale paie, comme les États-Unis, la Banque Centrale paie. Mais ça, les Allemands ne veulent pas.
Et sur cette étiquette de fameux souverainisme économique, industriel, qu
'on entend vanté par Emmanuel Macron ? Mais ça, c'est du
pipeau intégral. Ça
devrait vous faire
plaisir, la
relocalisation.
Mais moi, j'aime les actes.
Vous
n'y croyez pas ? Mais je n'y crois pas quand M. Le Maire refuse de renationaliser Luxfer. Vous savez, cette entreprise qui est la seule en Europe
à
produire des bouteilles d'oxygène. Pourquoi il ne le fait pas ? Mais moi, je rêverais que la relocalisation arrive. Mais j'attends des actes.
Et
j'aimerais que dans notre pays, et c'est ce qu'attendent, je crois, les Français, on passe des paroles aux actes, c'est tout. Mais moi, les mots, ça ne fait pas longtemps que vous entendez tous ces mots ? Et pourquoi les Français n'ont plus voté
? Parce
qu
'ils
n'en peuvent plus d'entendre ces mots creux. Ils attendent des mots avec des actes. Donc, oui, pourquoi par exemple, j'ai proposé un fonds de relocalisation, 2 milliards, comme le Japon,
pour
rapatrier des filières. Et vous savez ce qui se passe ? C'est interdit par l'Union Européenne. La faute a lieu. Oui, parce qu'on ne peut pas continuer à être... On ne peut pas diriger notre pays quand vous avez une commission qui n'est pas élue et qui interdit de faire ce que fait le Japon, la Chine, les États-Unis. Et à un moment, ça craque. C'est ce qui se passe aujourd'hui.
Les souverainistes, la fête des souverainistes, c'est l'image que je voulais vous montrer. Vous et Florian Philippot, qui étaient réunis il n'y a pas très longtemps, justement, vous proposez quelque chose. Alors, c'est quoi ? C'est 2022 en ligne de mire. Vous êtes main dans la main maintenant avec le président des Patriotes. Alors qu'on voit que Jean-Frédéric Poisson du Parti chrétien-démocrate a déjà dit « je serai candidat », qu'on voit des revues, des tribunes souverainistes, ça ne
va
pas être un peu un embouteillage de candidatures dites souverainistes conservatrices
? Je vais vous dire. Ce qui est positif, c'est que les Français, pendant le confinement, ont compris ce qu'était la souveraineté, c'est la liberté. Maintenant, il faut passer des paroles aux actes. Et pour passer des paroles aux actes, je persiste à penser qu'il faut l'union
de
tous ceux qui ont une vision claire de ce qui est bon pour le pays. Et on ne peut pas être dispersé. C'est pourquoi j'ai tendu la main et vice-versa à Florian Philippot, pour ne pas être chacun dans des chapelles, des partis séparés. Je crois qu'il faut unir. J'ai proposé une primaire de tous les Patriotes pour qu'on choisisse le meilleur candidat ou la meilleure candidate, et qu'ensuite, on batte Macron.
Il y aurait le Rassemblement national
dans cette primaire aussi
? Comment
? Le Rassemblement national aussi dans
cette primaire ? Madame Le
Pen ne veut pas, je le regrette, mais peut-être changera-t-elle d'avis un jour.
Et cette bataille
2022, ça intéresse les Français, à votre avis, déjà ?
Écoutez, les Français, ils veulent se débarrasser d'Emmanuel Macron qui les a plongés dans le pétrin, dans la difficulté. Et moi, je ne veux pas voir Emmanuel Macron réélu. C'est clair, net. Et je pense qu'il y a un autre projet pour la France. Et je suis convaincu qu'on peut changer les choses. On a déjà gagné la bataille idéologique. Maintenant, il faut gagner la bataille politique. D'ailleurs, la preuve, c'est qu'Emmanuel Macron reprend nos termes. Simplement,
il
trompe les Français parce qu'il ne les applique pas. Eh bien, je pense que maintenant, il faut être capable de proposer aux Français dès 2022 parce que moi, je ne
veux
pas attendre 2027 et voir le
pays s'effondrer. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Merci, Anthony Aridon, pour la programmation des invités politiques. Et bel été, masqué,
on l'aura compris.
Évidemment, on va tous être masqués. On va essayer de se faire tester. Ça, ça va être facile. On en parlera, évidemment.
On
va débattre de ces questions dans quelques minutes.
Nicolas Dupont-Aignan