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interviewJean-Luc Mélenchon· 19 mars 2026 124 min

Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Lahouaria Addouche à Lille !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [applaudissements] [musique] [applaudissements] [acclamation] [musique] [applaudissements] [applaudissements][musique] [applaudissements] [musique] [applaudissements] [acclamation] [musique] [applaudissements] [musique] [applaudissements][acclamation] Bonsoir Lille. Est-ce que ça va ? [applaudissements] On est très heureux de vous accueillir si nombreux si nombreux ce soir pour ce meeting exceptionnel à quelques jours du second tour des élections municipale ici au Grand Palais en soutien à notre liste Lille insoumise écologiste et populaire conduite par madame La Waria Douche [applaudissements] et nous sommes surtout très fiers d'avoir l'immense honneur, l'immense privilège d'accueillir ce soir pour ce meeting exceptionnel, monsieur Jean-Luc Méloton.

Oh. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Je suis très fier ce soir de pouvoir coanimer cette soirée au côté d'une militante exceptionnelle, d'une militante associative, d'une femme engagée dans les quartiers populaires. Faites un tonner d'applaudissement pour la 3è de liste, Cadij Goris Gomarie. [acclamation] [applaudissements] Merci.

Bonsoir à toutes et à tous. [applaudissements] Merci d'être si nombreux ce soir. Merci d'être là.

Vous êtes formidable. Je suis très fière moi aussi de coanimer cette soirée en compagnie de la deuxème tête de liste sur la liste de l'homme de l'île pardon excusez-moi. Mais aussi surtout notre futur maire de la commune associée de Lille qui est Hélène Lucas Fournier. [acclamation] [applaudissements] Merci.

Alors, on tient évidemment à commencer en remerciant l'ensemble des militants, l'ensemble des bénévoles qui ont œuvré en quelques jours à l'organisation de ce meeting et en particulier aux camarades du service d'ordre qui sécurisent l'ensemble de nos événements. Un conner d'applaudissement pour eux, s'il vous plaît. [applaudissements] Vous savez, un événement comme celui-ci, c'est beaucoup d'organisations humaines et c'est aussi ça coûte de l'argent aussi.

C'est pour ça qu'on vous invite à participer, à effectuer des dons en allant sur le site lille insoumise 2026.fr l'onglet je donne. Il y a également une quête au drapeau qui est organisée à la fin de cet événement.

Un immense merci pour votre générosité. Nous sommes Nous sommes à 3 jours du second tour des élections municipales. À 3 jours les amis de remporter la mairie de Lille.

À seulement 3 jours. [applaudissements][acclamation] Pour cela, nous avons besoin de votre mobilisation à toutes et tous. Alors n'hésitez pas, si ce n'est pas déjà fait à laisser vos contacts à l'accueil et surtout demain, nous allons avoir besoin de tout le monde dans toutes nos actions sur le terrain.

L'ensemble des actions qui auront lieu demain vous ont été projetées. Je vous invite également à vous rendre sur les réseaux sociaux de Lawaria Douche. Venez nous rejoindre demain dans nos opérations de tractage, de porte à porte parce que pas une voix ne doit manquer dimanche. [applaudissements] Tout à fait Lucas.

Chaque voix chaque voix va compter. Alors, prenez aussi vos téléphones, envoyez des SMS, envoyez des messages sur WhatsApp, partagez les publications des comptes de la France insoumise et de la Waria 12 sur les réseaux sociaux. Envoyez tout ça à vos amis, à la famille, aux collègues.

Faites en sorte que pas une seule voix ne manque dimanche de pour faire de l'île une ville insoumise. [applaudissements] Tout à fait, Lucas. Et n'hésitez pas non plus à prendre du matériel pour convaincre vos proches, vos familles, vos voisins, tout le monde.

N'hésitez pas donc à prendre ce matériel qui était à votre disposition sur les tables d'accueil. Chaque voix que vous allez chercher contrat pour nous rapprocher de la victoire au B frroid. Alors on compte sur vous.

Il ne faut rien lâcher. Il faut se mobiliser. Jusqu'à la victoire. [applaudissements] Et nous incarnons aujourd'hui après cette campagne de folie quand même faut le dire un immense espoir de victoire pour les Lilloises et les Lillois qui veulent du changement.

Cette campagne de folie, elle est portée par l'ensemble des militants bien sûr, mais aussi par les 61 candidates et candidats de la liste insoumise, écologiste et populaire parmi lesquels vous allez retrouver des militants insoumis mais également des militants associatifs, des militants écologistes, des syndicaux, des habitants des quartiers populaires. Je vous demande d'applaudir bien fort les 61 candidates et candidats de la liste d'union populaire. [applaudissements] La première [applaudissements] la première de cette liste, vous la connaissez désormais toutes et tous.

C'est notre boss lady à nous. [acclamation] Moi, j'ai souvenir qu'adij il y a 6 mois quand on a lancé la campagne d'un élu socialiste qui déclarait à la presse que il avait poussé en apprenant la candidature de la waria un ouf de soulagement parce que dans son petit esprit étriqué, une femme, une travailleuse sociale, une habitante des quartiers populaires évidemment ne pouvait pas être maire de l'île. Alors les amis, faites-les mentir et faites un tonner d'applaudissement pour celle qui fait trembler les notables.

Faites un tonner d'applaudissement pour celle qui l'espoir du changement à l'île. Faites un tonner d'afflaissement pour la future mère de l'île. La waria à nousi [applaudissements][acclamation] [acclamation][cri] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Merci [acclamation] [applaudissements] Je prends le temps de savourer un petit peu parce que comme l'a dit Lucas, la majorité actuelle ne me craignez pas et quand je vous vois en face de moi, je pense qu'ils ont beaucoup à craindre. [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir à toutes et tous.

Merci d'être aussi nombreuses et nombreuses ce soir. Merci du fond du cœur. Merci beaucoup pour ce soutien.

Vous savez que on a beaucoup besoin de vous. Chaque voix va compter et ça peut faire basculer l'île enfin dans la rupture. Merci pour votre présence ce soir.

Merci. [applaudissements] [applaudissements] Je pense qu'on est en train de battre un record ce soir parce qu'on me dit que vous êtes près de 3000 ce soir et ça s'applaudit. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Je m'adresse aux lilloises et aux lillois.

Mais ce qui se joue ici dépasse notre ville. Ce qui se joue à l'île, c'est une certaine idée de la démocratie, une certaine idée de la France, de la Nouvelle-Fance. Dimanche dernier, vous nous avez accordé votre confiance et vous nous avez placé en tête du camp de la rupture.

Et je veux vous dire ceci avec clarté. Je suis prête à être votre maire de l'île. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Moi, je ne passe pas mon temps dans un bureau.

Je ne viens pas d'un parcours politique. Je viens de la vie réelle. Je suis une femme issue des quartiers populaires.

J'ai vécu à Moulin. J'habite à l'île Sud et je connais cette ville depuis les immeubles, depuis les galères et depuis les fins de mois. difficile.

J'ai été travailleuse du social et j'ai pu voir la pauvreté de près. Et quand on a vu tout ça, on ne peut plus faire semblant. On ne peut pas accepter que des gens vivent dans des logements indignes.

On ne peut pas accepter que des familles paient des loyers trop chers pour vivre dans des logements indignes. On ne peut pas accepter que des familles dorment à la rue et on ne peut pas accepter qu'elles y meurent. [applaudissements] Près de 40 enfants à la rue dans un campement de fortune, dans le froid et dans des conditions d'insalubrité indign mairie du quartier de Faubourg de Bétune, dans l'indifférence des élus d'une mairie prétendument de gauche.

Je parle des mineurs non accompagnés présents sur le territoire. [applaudissements] Des enfants qui ne qui ne sont pas scolarisés ni mis à l'abri des élus indignes. La majorité socialiste a méprisé les associations bénévoles qui permettent à ces jeunes de survivre. des associations sans subvention qui font vivre la solidarité.

Ancienne travailleuses du social, je veux leur dire ici toute mon admiration. Je leur affirme ici que moi, maire de Lille, je serai en contact permanent avec elle. Je réquisitionnerai des bâtiments vides comme l'a fait notre maire Patrick Pois à Fachuminil [applaudissements] pour que plus personne ne dorme à la rue. [applaudissements] Je pèserai de tout mon poids pour que ces enfants soient scolarisés, protégés et qu'une solution de long terme soit mise en œuvre avec les autres. commune de la métropole, le département du nord et la préfecture.

Alors [applaudissements] alors nous agirons, nous créerons une brigade municipale du droit au logement, nous mettrons des moyens humains conséquents pour lutter contre l'insalubrité et faire respecter l'encadrement réel des loyers. Moi maire de Lille, je porterai plainte contre le bailleur LMH pour mise en danger de la vie d'autrui [applaudissements] [applaudissements] afin de mettre ce bailleur face à ses responsabilités. Moi, maire de Lille, je mettrai toutes mes forces et celles de mes colistiers pour obtenir la réquisition des bâtiments vacants.

Parce que ce loger, ce n'est pas un luxe, ce n'est pas un privilège, c'est un droit. [applaudissements] J'en profite d'ailleurs pour saluer nos députés Aurélien Lecoc, Hugo Bernalicis, David Guirot, Marina Mesur, Zam, Cheaz Bentor [applaudissements] pour leur travail et surtout de leurs équipes, de leurs circonscriptions. Ils accompagnent quotidiennement des dizaines de familles en difficulté.

Ils font notre fierté ici et sur les bancs de l'Assemblée nationale. Merci à tous ces députés pour leur engagement. On peut les applaudir. [applaudissements] [applaudissements] Je suis une mère de quatre enfants.

J'ai été élevée par une mère seule. Je sais ce que ça veut dire compter chaque euro. Je sais ce que ça veut dire faire des choix difficiles.

Et aujourd'hui, aujourd'hui trop de familles le vivent. Alors, nous faisons un choix clair, un choix politique. Nous ferons la cantine 100 % bio et gratuite. [applaudissements] [applaudissements] la gratuité du périscolaire pour la garderie et pour l'aide au devoir parce que [applaudissements] parce que l'égalité commence dès l'enfance et qu'aucun enfant ne doit payer le prix des inégalités.

Et parce que 50000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté et 47,5 % sont des familles monoparental, nous instaurons une carte municipale destinée aux familles monoparentales pour leur permettre d'accéder à des offres privilégiées. l'accès au sport, à la culture [applaudissements] et à la crèche. [applaudissements] Je suis une femme et comme trop de femmes, j'ai subi le sexisme.

Alors moi, je prends un engagement clair. La mairie sera au côté des femmes. Nous mettrons en place des lieux d'accueil. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] Nous mettrons en place des lieux d'accueil et d'accompagnement pour les victimes et je me porterai partie civile pour chaque dépôt de plainte pour violence faites aux femmes. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Et parce que beaucoup de femmes n'osent pas porter plainte de peur d'être stigmatisé ou de ne pas être entendu, la police municipale sera formée à l'accueil et à l'écoute de ces femmes victimes de violence. [applaudissements][acclamation] Parce que la peur doit changer de camp.

Je suis une femme qui suit qui subit aussi le racisme et je le dis clairement, le racisme ce n'est pas une opinion, c'est une violence et il n'a pas sa place à l'île. [applaudissements] [applaudissements] Et aujourd'hui cette violence progresse. Je veux ici saluer Patrick Croisim, insoumis de Fach Tuminil.

Il y a quelques jours, [applaudissements] il y a quelques jours, son meeting a été attaqué par 15 néonazioulés. Voilà ici la réalité de l'extrême droite en France. Mais qu'il le sache, ils ne nous feront pas taire et ils ne nous feront encore moins reculer. [applaudissements] Patrick, tu as toute notre solidarité et merci d'être là ce soir. [applaudissements] L'île sera aussi une ville qui protège, une mairie qui mettra en place des lieux d'accueil pour les victimes de racisme, de sexisme ou de LGBTI phobie.

Une mairie qui se portera partie civile pour toute plainte déposée concernant des faits de discrimination. Nous cesserons de mettre à l'honneur dans les rues et place ville les criminels de notre histoire coloniale. [applaudissements] [applaudissements] Nous déclarons l'île ville antifasciste, ville de résistance face à l'extrême droite. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Alors, on m'a demandé si je suis écologiste.

Alors moi, j'ai répondu tout simplement, ben j'ai connu les les étés étouffants dans les logements sociaux. Ces appartements où on ne dort plus, où les enfants souffrent de la chaleur l'été et où on grelote l'hiver. Alors l'écologie pour nous, ce n'est pas un mot, c'est une urgence sociale. [applaudissements] Je sais que vous l'attendez tous.

Nous ferons de la friche Saint- Saauveur le deuxè grand poumon vert de l'île. [applaudissements] Nous y ferons un grand parc où chacun et chacune pourra venir s'y rafraîchir l'été. C'est une mesure de justice sociale parce que nous avons à Lille seulement 17 m² d'espace de nature par habitant alors que dans d'autres villes, ils sont à plus de 50 m² et pas pour citer Anger qui sont à plus de 86 m².

Il s'agit de réduire les inégalités sociales vis-à-vis de ces espaces de nature puisqueaujourd'hui 80 % de ces espaces sont concentrés dans le centre de l'île. La citadelle représente 110 hectares de nature qui profitent aux quartiers les plus favorisés. Vaubanc, vieux et l'île centre.

Alors oui, l'Afri Sauveur de 23 hectares doit devenir un parc qui profitera aussi au quartier de Porte d'Aras, porte de doué et porte de Valencia. [applaudissements] [applaudissements] Mais c'est aussi une mesure de santé puisqu'on sait que 107 décès pourrai être évités s'il y avait plus d'espaces de nature en ville. et nous créerons des espaces de nature dans chaque quartier. [applaudissements] Parce que respirer un bon air en ville, ce n'est pas un privilège réservé à quelques-uns.

Tous les quartiers devraient aussi avoir ce droit. L'écologie ne peut pas se faire au détrium des plus pauvres sans avis et ni concertation. [applaudissements] Nous mettrons fin au stationnement payant pour les résidents lillois, mais aussi pour les aidants familiaux, pour les commerçants, leurs salariés et les métiers à domicile. [applaudissements] [applaudissements] Alors, on me dit pourquoi ?

Mais je vais répondre pourquoi ? Parce que la mobilité est un droit pour commencer, parce que les Lillois n'ont pas d'autres alternatives pour se déplacer et parce que se déplacer à un coût, limiter la présence de la voiture en ville est une punition pour les plus pauvres. [applaudissements] Et c'est pourquoi nous nous battrons pour obtenir la gratuité des transports publics en commençant par les moins de 26 ans, [applaudissements] les personnes [applaudissements] les plus précaires et les personnes âgées isolées parce que la démocratie ne doit pas s'arrêter le soir des élections.

Nous luttons aussi pour redonner le pouvoir aux habitants. Nous mettrons en place le référendum d'initiative citoyennes et des assemblées populaires dans chaque quartier. [applaudissements] Moi, maire de Lille, contrairement à mon prédécesseur, j'aurais une une oreille attentive à l'ensemble des oppositions.

En tant qu'élu, les insoumis s'engagent à respecter le référendum révocatoire. Cela veut dire que si dimanche vous m'élisez maire de Lille et que je ne respecte pas mes engagements, vous pourrez me révoquer parce que je tiens à le préciser, l'île n'appartient pas au maire. Lille appartient aux Lillois et aux Lilloises. [applaudissements] [applaudissements] Nous voulons aussi une ville qui fasse vivre la culture.

Imaginez un grand festival lillois qui s'invite partout dans les 10 quartiers de Lille, accessible à tous. Alors, un festival de rap, de jazz, de techno, c'est vous. qui déciderez.

Nous mettrons en lumière nos acteurs culturels locaux qui seront au côté d'artistes de stature nationale. Avec nous, l'île sera aussi la ville de la solidarité internationale. Une ville qui développe des humelages avec les peuples opprimés et qui boycotte les entreprises complices du génocide à Gaza. [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Maintenant, parlons franchement, le choix est simple.

Soit on continue comme avant ou soit on change vraiment. Nous, nous assumons une rupture, une ville plus écologique, une ville plus solidaire et une ville où chacun ou chacune peut vivre dignement. À celles et ceux qui doutent, je vous le dis, rien n'est écrit d'avance.

Alors, pour que ça change, il faut se mobiliser. Alors, le 22 mars, mobilisez-vous, faites voter vos proches, faites de moi votre mère. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements][acclamation] On va on va on va on va [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] tu m'as devancé.

C'était ma prochaine phrase et ensemble nous allons gagner. [applaudissements] [applaudissements] Je vous demande de faire un triomphe à celui qui m'a redonné confiance en la politique, celui qui nous a ouvert la voix et qui continue à le faire pour les jeunes générations. celui qui nous apprend à tenir bon dans la tempête, Jean-Luc Mélenchon. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Mesdames, messieurs, chers amis et pour beaucoup d'entre vous, chers camarades, qui êtes dans cette salle et ceux qui sont dehors.

Jeanluc, merci mon ami, c'est pas de trop. [applaudissements] C'est un moment particulier pour moi de me trouver ici. Ce n'est pas la première fois que je suis à Lille, mais ensemble nous avons franchi toutes les étapes par un travail acharné, discipliné, organisé, méthodique qui nous conduit jusqu'à ce moment où le Nord se voit proposer dans sa capitale un changement qui a une signification qui va comme d'habitude au-delà de lui-même.

Ce qui se joue dans cette élection, c'est une véritable révolution culturelle, un changement intellectuel et pas seulement, une alternance entre des équipes. Quelque chose d'autre est appelé par ceux des nôtres qui se présentent devant vous, faisant une équipe dont ils avaient d'abord souhaité qu'elle soit élargie à ce deuxième tour. La Waria Douche et ses camarades annoncent autre chose non seulement pour l'île mais pour la France et je dis bien la France.

Pensant au travail accumulé, permettez-moi de faire quelque chose que je ne fais pas d'habitude parce que ça me saoule, qui est de citer mes camarades parce qu'en les voyant, je mesure le chemin parcouru, le travail fait et je vois déjà cette nouvelle France que j'appelle de mes vœux se dessiner devant vous et prendre forme dans le département du nord. Alors, en vous prenant un par un, d'abord toi, tu as intérêt à bien finir la semaine. Pardon, monsieur le député, mon ami David Guirot [acclamation] [applaudissements] David [applaudissements] et pendant que j'y suis, [applaudissements] comme tu vas gagner, je l'espère parce que je sais que toute la ville de Roubé est animée de quelque chose qui est nouveau, pas comme on dit, l'espoir et toutes ces choses.

Non, ça porte un autre nom. Ça s'appelle la fierté. Roubé est fier [applaudissements] de la victoire qu'elle est en train de murir.

Alors cherad, puisque s'il est élu, c'est toi la députée de Roubé, [applaudissements] cher Azad Tory. Vous voyez ça commence bien. Et puis il y a la députée de la Somme, Zaamdan, notre camarade qui a enlevé une circonscription [applaudissements] dont on nous avait dit que c'était pas possible parce que c'était un peu rural et surtout parce que c'est Zaya, vous voyez ce que je veux dire, dans ce pays si curieux où nous vivons.

Il y a aussi Hugo Bernalicis, compagnon de longue date. [acclamation] [applaudissements] Vu d' [applaudissements] Patrick la première fois que me l'a présenté et mais j'avais pas compris que tu étais le maire de Fâche Tuménis. Alors je me disais mais il est où ?

Ben non, c'est lui. Et vous avez vu cette chose et cette politique admirable qu'il a accompli sous les yeux du nord et je pense que tu as ouvert la voix. Tu vois Patrick, quel que soit la vie, le moment, nous on te doit ça, ce moment d'orgueil, de satisfaction de voir un des nôtre assembler toute la gauche et réellement faire une politique de gauche dans une commune.

Et ça faisait un moment qu'il l'avait pas vu. [applaudissements] Je salue [applaudissements] Marina Mesure qui est la présidente de la délégation insoumise au Parlement européen et vous savez qu'on a élu là-bas une bande de guerrières et de guerriers qui sont de premier plan. Vous les connaissez tous par leur prénom maintenant.

Il y a Marina, il y a Manon, il y a Rima, il y a Damien que vous avez connu qui viennent chez vous. [applaudissements] Voilà, Jean du Nord, la force politique que vous avez construit par vos votes. Et je l'ai dit une fois en regardant ce de Toulouse où il y avait les grandes ondes longues de l'histoire qui passaient entre la population de gauche, son élite ouvrière qui travaille dans les grandes usines de l'aéronautique, mais les ondes longues de l'histoire qui portaient la mémoire des républicains espagnols toujours présents et qui seront avec nous jusqu'au jour où de nouveau flottera la bannière républicaine sur l'Espagne.

Alors avant que j'entre dans mon sujet et qui m'a fait accepter d'enthousiasme de venir à Lille parce que j'ai à y dire quelque chose de cette nouveauté qui est proposée à la France et dont tu es madame à douche, madame le maire, la figure. Et je veux qu'on s'en souvienne car dans quelques jours, si tel est le cas, vous allez voir une nouvelle fois. La France rabou du passé recuisant CN et ses malédictions, ses souvenirs des guerres perdues et de la détestation des uns et des autres dont ils pensent lire l'identité en regardant ou leur couleur de peau ou en leur assignant une religion.

Vous allez les revoir paraître et dire qui vous tient dans sa main madame la mère ? Comme ils ont osé le dire à notre camarade le nouveau maire de Saint-Denis. Vous allez voir que son élection c'est la victoire et la page qu'on tourne avec cette idée abominable, ridicule, rabouille de la France.

La France est grande de tous ces enfants. Tous. [acclamation] [applaudissements] Mais avant d'y venir, j'ai voulu laisser éclater ma passion devant vous. [applaudissements] Éclater ma passion devant vous.

Mais je ne peux évidemment entrer dans mon propos sans d'abord dire quelques mots qu'il me semble indispensable de dire pensant à ce qui se passe si près de nous et si loin en même temps. Je veux dire que la guerre qui est encore aujourd'hui guerre d'agression des États-Unis d'Amérique et d'Israël contre l'Iran, insupportable, condamnable. Nouvelle violation du droit international.

Quoi que l'on pense de tel ou tel régime, jamais nous n'accepterons que par l'invasion et les bombardements, on règle les problèmes politiques qui se posent. Si quelqu'un doit les régler, ce sont les peuples. [applaudissements] Il faut condamner et en condamnant exiger le cesser le feu immédiat.

Ce n'est pas un jeu, ce n'est pas une partie dont on discute interminablement sur des plateaux de télévision. C'est une agression monstrueuse contre un peuple qui détermine à sa manière et comme il le voudra ce qu'il va devenir, mais qui est présent dans l'histoire de la civilisation humaine depuis trois millénir à cet endroit. Ce sont les Pars, ce sont les Peres.

Voilà qui sont les Iraniens et personne n'ira leur faire autre chose que ce qu'ils ont envie de faire par leur propre délibération. Cessez le feu et arrêter de nous saouler avec cette histoire de libération du Détroit d'Ormuse. Le Détroit d'Ormuse est bloqué d'abord par les navires de guerre américains qui l'ont bloqué à un bout.

Raison pour laquelle l'Iran en état de légitime défense se bat contre cette Armada qui se trouve à sa porte. [acclamation] Allez, rentrez chez-vous [applaudissements] et laissez les peuples déterminer eux-mêmes ce qu'ils veulent. [applaudissements] Et puis la pensée se tourne vers Gaza et notre travail de solidarité n'est pas terminé.

Mesdames, messieurs, en ce moment même, il y a une pétition que nous avons lancé pour obliger le Parlement européen à délibérer et décider l'interruption des relations commerciales avec le gouvernement de monsieur Netanyahou, aussi longtemps que durera le génocide, [applaudissements] la France insoumise sonore de marcher au premier rang. de la lutte contre l'abominable génocide. Oui, mesdames, messieurs et vous autres les plus jeunes, rappelez-vous de cet instant où il fallait choisir, déterminer et tenir bon quoi qu'il arrive, quoi qu'on vous est reproché, quel qui été les insultes, les mises en examen, les situations déférées dans des commissariats de police comme ce fut le cas pour Rima Hassan qui pendant 11h30 a dû répondre à quelqu'un qui venait sans doute de découvrir sur la carte où était Gaza pour quelle raison elle opinait pour telle ou telle solution.

Voilà ce que nous avons vécu. Nous sommes fiers et orgueilleux du combat que nous avons mené parce que nous avons été du bon côté de l'histoire celui qui permet de se regarder en face. [applaudissements] Il n'y a jamais eu dans nos cœurs la moindre haine à l'égard de qui que ce soit.

Et je ne veux pas oublier ce jour où j'étais à Roubé avec David qui m'avait invité à venir parler et où j'ai dit aux gens qui se trouvait là et qui comme vous le devinez était roubé tel qu'elle est et qui me regardait quand je leur ai dit ici dans cette salle nous ne confondons pas un sniper israélien avec un juif français et que toute la salle a applaudi. [applaudissements] Nous ne confondons pas. Je te vois Jean-Paul de l'esco, en face de moi avec Amil Chebou, les dirigeants de la CGT du Nord.

Merci d'être là. Et toi quand on a été te chercher le matin, [applaudissements] et ben c'est lui qui a gagné. C'est lui qui a gagné ses procès.

Il est donc prouvé que les accusations et les mauvais traitements dont on fait tous l'objet tous nos camarades en quelque sorte de l'esco à réparer le tort. Mesdames, messieurs, j'achèverai ce rapide tour d'horizon en vous disant que je tiens devant vous qui êtes en quelque sorte ceux qui incarnent la longue et glorieuse tradition de l'internationalisme prolétarien que portaient les travailleurs organisés autrefois dans les syndicats, le parti communiste, le parti socialiste à l'époque de leur gloire, c'est-à-dire à l'époque où il combattaient le capitalisme sans se cacher derrière leurs petits doigts pour ne pas en parler. Et bien, pensant à tout cela, je dis à titre personnel et peut-être pour quelques-uns d'entre vous, mon affection et mon amitié au peuple de Cuba pris à la gorge par l'impérialisme américain. [applaudissements] Que la patrie des Français tienne ses engagements à l'égard de ce peuple. [applaudissements] Voilà mesdames, messieurs, le moment de commencer devant vous.

à vous qui avez si souvent partagé le combat avec les insoumis, tantôt étant d'accord avec eux, tantôt ne l'étant pas ou bien étant dans un rapport critique. Il y a des gens qui me disent "Vous savez, je ne suis pas à 100 % d'accord avec vous, ben ça tombe bien, moi non plus." Alors, il suffirait que la part où on n'est pas d'accord soit la même et voici que je me trouverai à 100 % d'accord avec quelqu'un qu'il ne l'est pas avec nous à 100 %.

Vous suivez ? Voilà cette stratégie à laquelle personne ne voulait croire paraît-il et qui était pour quelqu'un qui vient des milieux populaires et qui a passé sa vie dans des organisations liées au peuple que ce soit le syndicalisme ou les partis politiques. Ceux du programme commun et de l'espérance de la transformation socialiste de la France que nous n'avons pas su faire.

Et bien cette méthode, ah quelle trouvaille, quel génie politique j'ai été avec d'autres qui a consisté à dire si nous voulons gagner, il y a une chose à faire, aller chercher le peuple et l'appeler à son devoir qui est de lutter, d'augmenter ses droits, de résister pour protéger ses acquis. Et bien cette stratégie de la conquête des milieux populaires, nous avons décidé qu'on ne trierait pas entre les gens du peuple, qu'on ne se référerait pas à leur religion ou à leur couleur de peau ou à leur genre et qu'on irait chercher le peuple, lui parler, se réconcilier avec lui qui manifestait un tel mépris pour la politique à juste titre, pensant que c'était en ramassie de menteurs et de gens qui utilisaient la situation pour faire ensuite le contraire de ce sur quoi il s'était engagé. Voilà ce qu'est le mouvement assoumis, [applaudissements] la réconciliation de la volonté et de la révolution citoyenne avec la masse du très grand nombre tel qu'il est, tels qu'ils sont les milieux populaires.

Cette stratégie pour la première fois dans cette élection vient d'être couronnée du succès qui lui a apporté le plus. Car la France totalement déséquilibrée, la France dont la démocratie et les institutions ont été explosé à deux reprises. La première fois lorsque votant non au référendum de 2005 pour la Constitution européenne, les parlementaires ont décidé, j'ai voté contre pour ma part, que la réponse du peuple français était oui.

Et puis la deuxième fois lorsque votant à l'appel du chef de l'État à qui on avait rien demandé sinon l'extrême droite qu'il avait fait et qui a convoquer des élections anticipées et on a vu en France cette chose incroyable que le résultat d'une élection est nié par celui-là même qui l'a provoqué et qui a la responsabilité constitutionnelle de respecter le point de départ de toute République et de toute démocratie en France. Ici le seul souverain, c'est le peuple. Voilà [applaudissements] la France. bousculé, piétiné dans ces convictions [applaudissements] et les règles qui font que nous vivons ensemble.

Car nous ne rêvons pas d'une France où tout le monde serait d'accord et où la majorité ayant tous les droits se les donnerait encore plus à l'égard des compatriotes. Il y a légitimement des opinions contraires et très contraires entre droite et gauche, entre ceux qui pensent que il faut conserver ce qui est tel qu'il est, pour qui le futur est un passé toujours recommencé où l'on doit retrouver les mêmes têtes, les mêmes habitudes et qui refuse tout ce qui vient de l'idée qu'on puisse changer, améliorer, regarder les autres d'une autre manière et vivre différemment. Ceux qui n'acceptent pas l'idée qu'une couleur de peau n'est pas une identité personnelle.

Tous ceux qui ne peuvent pas accepter que lorsque l'on parle à une femme, on parle à son égal et non pas à quelqu'un qu'on domine et à l'égard desquel on doit avoir des comportements paternalistes. [applaudissements] Tous ceux qui ne comprennent pas que la jeunesse de notre pays étant plus éduquée qu'elle ne l'a été jamais à aucune autre génération et plus entraînée à assimiler des savoirs, des connaissances qu'aucune autre génération l'a fait. avant.

Arrêtez de dire c'était mieux avant. Je l'ai déjà dit pour ma part 1000 fois. Avant j'y étais.

C'est pas vrai que c'était mieux. Minard, c'était pire. Bien pire si je pense à la condition des femmes et à la manière avec laquelle était traités les nouveaux arrivants qui surgissaient des pays où on avait été les cherchés et qu'on avait auparavant colonisé avant de les déporter par le travail.

Voilà la vérité. Et bien, il faut que la France change une nouvelle fois [applaudissements] et qu'elle change d'autant plus profondément qu'elle a pris du retard sur l'essentiel à l'intérieur de ses frontières et à l'extérieur de ses frontières. Oui, monsieur le président de la République, le temps est passé où on peut dire au président du Burkina Faso tiens où il est passé, il est allé réparer la clime.

Le temps est passé où on peut dire au président de la République démocratique du Congo ici c'est un arrangement à l'africaine quand vous votez et la République a bien cloué sur place, bien fait pour lui. Mais à nous, il nous fait honte de parler comme ça. À nous, il nous fait honte quand on est éjecté comme si nous étions tous coupables des crimes qui ont été commis parfois en notre nom et qu'on oublie tout ce qui nous lie à tous ces peuples et d'abord par nos propres parentelles, par nos tatas, nos tontons, les grands-parents et cette vie simple que nous avons comme tous les êtres humains étant mélangés à cette étape de l'histoire de la France.

Il faut mettre les pages à jour. La stratégie que nous avons développé le permet pour la première fois alors que la France est en crise démocratique, alors que comme résultat de cette crise, il y a eu l'explosion des partis traditionnels qui s'accrochent au passé à des stratégies complètement désuettes, à une idée du monde qui n'existe plus et qui n'ont plus tous ces dominants qu'une préoccupation. maintenir les dominants dans leur domination.

Point final. Et pour le reste, les uns se gavent et les autres pâtissent. Et bien le résultat a été d'abord leur explosion, l'émergence d'une force d'extrême droite qui captait toutes les colères et tous les mécontentements puisqu'au fond personne ne les portait plus politiquement. a surgi d'abord le front de gauche et je veux avec un peu de nostalgie me rappeler cette époque où dans le combat commun nous marchions avec les communistes dont c'est la place normale légitime familiale avec nous les insoumis.

Voilà pourquoi tout fut commencé à ce moment-là [applaudissements] et ce fut à Lille que l'on a vu pour la première fois un véritable débordement de tous les cadres. Je me rappelle d'une engueulade avec les communistes pour la taille de la salle qu'on allait réserver. Les uns disaient 4000, les autres disaient 7000 et moi je disais j'en sais rien.

Et pour finir, on a pris ce qu' avait de plus grand juste pour provoquer. Et quand mon camarade Pierre Laurent est arrivé en entrant comme moi-même par la porte là-bas derrière et je lui ai dit "Allez, on monte sur la terrasse pour voir." Mesdames, messieurs, il y avait 23000 personnes.

Toute la place était pleine, le boulevard aussi. Et alors, nous avons su parce qu'on était ici dans le nord que le message que nous portions de la rupture était entendu par la masse de notre peuple. Non seulement pour les plus anciens qui savaient exactement de quoi nous parlions, mais aussi pour les plus jeunes qui faisaient leur entrée dans la vie active, mais aussi dans la vie intellectuelle qui consiste à penser ce qui est bon pour sa patrie, bon pour son pays, c'est-à-dire en définitive comprenant que ce qui est bon pour tous ne peut pas venir d'ailleurs que du peuple, de celui qui a le plus de problèmes, humiliers, des opprimés.

Parce que lorsqu'on règle ces problèmes-là, on règle tous les autres problèmes. [applaudissements] Voilà l'idée qu'on avait pour la première fois. La France étant dans cet état et d'une élection à l'autre, le Front National rappelé depuis Rassemblement national progressé de tout côtés.

Nous avons relevé le drapeau tombé à terre. Nous avons reconstitué les forces en faisant confiance à la spontanéité, à l'intelligence de chacun. Nous n'avons jamais prétendu être une avant-garde qui injecte de la conscience à qui que ce soit.

Nous étions dans l'idée que vous savez tout comme nous par où passe le bon chemin. C'est celui du partage. C'est celui des trois mots que vous pouvez lire ici et dont j'espère que nous ferons une devise nationale très bientôt. insoumis à l'ordre en place, insoumis aux dominations que nous subissons, insoumis au capitalisme écologiste, c'est-à-dire conscient de notre nature humaine qui nous lie de manière inextricable avec la nature dans laquelle nous vivons.

Il n'y a pas d'un côté les êtres humains et de l'autre côté la nature. Il y a les êtres humains qui sont une des composantes de cette nature et certainement la plus dangereuse puisqu'elle est la seule espèce capable de tout détruire y compris elle-même. C'est le deuxième mot et enfin populaire.

La nouvelle classe sociale qui s'affirme et qui est en état de tout transformer, c'est le peuple. Le peuple, ça veut dire non seulement la classe ouvrière représentée ici et de quelle manière par la mais c'est aussi ceux qui étudient, ceux qui sont au chômage, ceux qui sont à la retraite et qui tous dépendent des mêmes réseaux collectifs pour vivre, qui dépendent de la même interdépendance avec les autres. Le peuple est la nouvelle catégorie sociale homogène.

Hélas, le mot est le même qu'au 19e siècle, le même que 18e siècle. Mais ça désigne une population bien plus homogène qu'elle ne l'a jamais été dans l'histoire. Les plus anciens se souviennent de la période où il y avait dans ce pays, c'est-à-dire à la libération, 7 millions de paysans et bien il y en a plus 400000.

Vous voyez bien qu'à l'homogénéité a gagné la société de cette manière-là. Que ce soit bien ou mal, c'est une autre question. Il y avait des milliers, que dis-je, des millions d'artisans, les voici tous entrés dans l'industrie et dans la production.

Il y avait à peine 500000 étudiants. 200000 en 1950. Il y en a de Rén avant 3 millions.

Alors, c'est une autre France que vous avez là. C'est une France où en français sur trois a un ancêtre qui vient d'ailleurs, qui est un étranger, femme ou homme. Lorsque moi on m'a amené dans ce monde, j'avais rien demandé et bien il s'était en sur 10.

Notre stratégie a été de dire parlons à cette Nouvelle-Fance qu'on ne savait pas nommer au début de notre travail. Appelons-la à venir avec toute la fierté qu'elle a et que je vois dans vos yeux quand vous voyez madame Adouche le maire de Lille. Quand vous voyez Bagayoko [applaudissements] qui se trouve que c'est eux mais à la base c'est Guiro la Nouvelle-France et comme il est bien jeune c'est vrai.

Alors j'ai dit une fois qu'est-ce que la Nouvelle-France ? Bah c'est pas difficile à comprendre c'est une génération qui remplace l'autre. C'est comme ça depuis quelques millénaires, hein.

Mais il y en a qui s'évanouissent en entendant que les mots qu'il croyaient avoir inventés pour flétrir deviennent des mots d'orgueil et de fierté. Et que c'est à mon tour de me moquer d'eux en disant le grand remplacement fonctionne bien. Je vois qu'il y a des jeunes un peu partout et surtout dans cette ville.

Cette [applaudissements] stratégie mes amis en appelé au peuple [applaudissements] en appeler à la jeunesse du pays et consacrer toutes les forces que l'on a à tâcher de rassembler ces catégories. On nous a donné des leçons et pourquoi vous ne faites pas c et pourquoi vous ne faites pas là ? Mais si c'est pas fait, allez le faire.

Nous, on s'occupe d'abord des cités populaires, d'abord du peuple massivement regroupé dans les villes et de la jeunesse. Et toutes les catégories dans tous les lieux de France sont appelés à s'insoumettre. C'est pourquoi en même temps que nous avons pris les insoumis une équipe la tête de la commune de Saint-Denis, la deuxè ville d'Île-de-France après Paris.

Et [applaudissements] bien nos amis ont aussi conquis quatre communes de moins de 1000 habitants. C'est vous dire ce que je redis à chacun d'entre vous quand vous serez reparti d'ici qu'il suffit qu'il y en ait un qui tienne tête, qu'il y en ait une qui tienne tête pour que l'instant d'après, il y en ait un deuxième qui prend courage et l'instant d'après il y en a un troisième qui en voyant déjà deux viennent donner le coup de main. Depuis toujours, il aura fallu d'abord, et c'est une femme qu'on a pris pour exemple que quelqu'un dise non aux institutions lorsqu'elles prenait des décisions injustes.

Cet Antigone qui dit à son oncle le tyran que quoi qu'il est décidé, elle assurera une sépulture à son frère qui étant maudit était condamné à pourrir dans les champs de bataille, sur le terrain du champ de bataille où la guerre avait été perdue. C'est antigone la première qui nous apprend et nous a appris à dire non. De ce point de vue, la soumission est un acte intellectuel d'affirmation de soi-même.

Je suis qui je suis. Je suis celui qui est en quelque sorte. Et si je le suis, alors ce n'est pas négociable.

Tel que vous êtes. Vous n'êtes pas négociable. Vos pensées sont précieuses.

Votre [applaudissements] contribution est importante. Avez le courage d'aller au bout de vous-même, c'est-à-dire dans ce qu'il y a de meilleur en vous et le meilleur de chacun d'entre nous et ce qui nous pousse vers les autres. Comme dans nos familles où nous apprenons d'abord l'amour et ensuite dans l'amitié et ensuite dans la citoyenneté qui fait que c'est tout tempant que la devise de la République liberté, égalité, fraternité.

Et voilà pourquoi portant ce message depuis le début, la France insoumise est parvenue à faire une démonstration à laquelle j'associerai ce soir très volontiers toutes celles et tous ceux qui ont résisté une fois dans leur vie, qui ont été membres d'un syndicat, qui ont été membres d'une association, qui ont milité pour des conquêtes sociales ou bien pour des conquêtes écologistes pour la première fois. Nous progressons plus vite que le Rassemblement national. [applaudissements] [applaudissements] Ils ont progressé [applaudissements] de 6 points.

Nous avons progressé de 8 points et demi. Pour la première fois, [applaudissements] une organisation de gauche et paraît-il d'extrême gauche même ça vous fait quelque chose hein ? Comme à moi, ça me rajunit.

Il y en a d'autres he là-dedans là dans cette salle. Et ben tiens, nous l'a revenu à nos 20 ans. Bon, on s'était quand même donné du mal pour y mettre de la distance mais non.

Bon, appelez-nous comme vous voulez, on est là et on partira pas. [applaudissements] Mais deuxièmement, une liste d'extrême droite sur de n'arrive pas au second tour. Une liste d'extrême droite sur 3 est arrivée dernière au résultat du premier tour. [applaudissements] Alors, ils sont stables.

Oui. Oui. Et ils progressent dans certains endroits, toujours les mêmes. des endroits où on n pas pu reprendre pied pour mener le combat.

Alors, ils avancent, ils sont concentrés, paraît-il, dans une zone du pas de calé et un petit chouillat du nord et puis dans le sud. Mais au total, il régresse dans le nombre de villes car leur score est divisé par deux dans les grandes villes du pays. Nant, Montpellier, Toulouse, Mulouse.

Leur score est divisé par de [applaudissements] Ils sont éliminés du 2e tour [applaudissements] dans les grandes villes du pays. Montpellier, Strasbourg, Grenoble et ma bien-aimée ville universitaire de Besançon. [applaudissements] Et je vais vous dire, je regarde d'un bon œil ce qui nous est arrivé.

Car voyez-vous, nous entre 2014 parce que je suis grand prince, 2014, il y avait pas d'insoumis, il y avait le front de gauche. Mais allez, je pars depuis le front de gauche et j'en assume en quelque sorte l'héritage puisque ce que nous entreprenons est la suite de ce qui a été commencé à ce moment-là. pour multiplier, comme c'est notre cas cette fois-ci par 12 le nombre de voix que nous avons recueilli.

Il nous aura fallu 6 ans et eux un peu plus de 6 ans et eux 18 ans. Autrement dit, la tendance est confirmée. Nous avançons plus vite que lors ceux dont on nous dit qu'ils font 36 % pourquoi pas 1000 % pendant qu'on y est aux élections présidentielles de 2027 où tous les grands devins se sont déjà réunis pour décider d'avance un résultat qui n'aura pas davantage lieu que n'a eu lieu le résultat à Roubé à Lille et combien d'autres endroits ?

Et bien, on peut penser qu'en 2027, si nous travaillons sérieusement sur cette pente avec ces méthodes là, alors nous pouvons l'emporter et alors tout changera de la cave au grrenier dans ce pays. [applaudissements] Mesdames, messieurs, [applaudissements] à Lille, on a pu vérifier la valeur de cette méthode mieux qu'ailleurs. Quand la Waria fait campagne avec ces méthodes là, après qu'on les regardait d'un peu haut, qui c'est celle-là ?

Bah, c'est vu non ? Là, on a dans cette ville alors que la participation aux élection a baissé dans le pays de 6 points et demi. Ici, elle a progressé de 4 points et demi [applaudissements] et c'est pas venu comme ça. [applaudissements] Je préfère vous le dire pour suggérer de remord à quelques-uns d'entre vous.

C'est pas venu comme ça. C'est venu parce qu'il y a eu une campagne de mener au porte à porte au bouton de veste comme on dit nous. On apprend un après l'autre pour que les gens aillent s'inscrire.

D'abord quand l'État, le gouvernement à sa manière faisait tout ce qu'il fallait pour qu'il ne se passe rien, pas de campagne d'inscription, aucune explication sur les milliers de radiations qu'il a fallu observer et ainsi de suite. Un pilonnage médiatique pour faire d'une élection une affaire réglée d'avance avant même qu'on ait voté. Mais maintenant, vous avez tous appris que tout ça ne veut rien dire.

Et je vous demande de faire l'effort quand vous regardez votre télé et que çaaffiche un sondage, je vous demande de faire l'effort de rire parce que c'est le rire qui vous libérera de l'angoisse qu'ils essayent de vous infiltrer. [applaudissements] Priez. Priez parce que la joie quand on peut se la procurer par soi-même est le meilleur des remèdes que l'on est contre toutes les misères de l'existence.

C'est pas pour rien que Rablet disait que le rire est le propre de l'homme et c'est pas pour rien que le philosophe Baruc Spinoza en faisait en quelque sorte un exercice intellectuel pour changer le regard que l'on porte sur l'existence. Riez des dominants, de leur grossièreté, de leur brutalité, de leur presse pourries, de leurs articles arrangés d'avance, de leurs émissions truquées où on vous coupe la parole sans arrêt, le mépris raciste qui s'y exprime. Riez d'eux, riez.

Ne pleurez plus, riez. Ils vont perdre. Ils vont partir [applaudissements] quand la Waria campagne, la gauche progresse ici même entre 2014 et à présent.

Le score de ce que nous représentons a été multiplié par 4. Nous avons fait 17 points de plus que quand nous avons commencé ensemble à faire le front de gauche avec l'idée qu'on allait renverser la table politiquement. La table, on est en train de la renverser et de la manière la plus surprenante pour tous les autres.

Quoi ? Une femme quoi ? Des quartiers populaires où ça ?

à l'île qui était censé incarner la modernité en faisant tout le contraire de ce qui convient aux intérêts du peuple, en se montrant les chimes plus souples à l'égard des puissants et en inventant des choses dont je vais parler pas pour vous les apprendre parce que vous les savez déjà mais pour montrer quelle est la cohérence de ce que nous affrontons et avec quoi nous voulons tourner la page. Je ne serai pas l'homme qui vous dira que mon roi c'était rien. Non, je ne serai pas cet homme-là.

Je ne vous dirai pas que les communistes, les socialistes qui ont animé n'ont fait que des erreurs et des bêtises. Ce n'est pas vrai. Mais au moment où il fallait repenser le monde et définir à la fois la description qui permettait de le comprendre pour pouvoir le changer où il fallait formuler les méthodes, les stratégies, les tactiques, les formes d'organisation faisant appel à tout ce que nous avions appris au fil d'une vie.

Vous connaissez tous mon âge. Tout ce que je sais, je n'ai pas tout appris à l'école. J'ai surtout appris dans la lutte avec vous.

On a partagé nos existences. On me dit vous avez formé des jeunes gens. Pas du tout parce que vous pourriez me reprocher ce qu'ils savent pas faire.

Mais suivez quand même. Bon c'est pour parce que je vois Bernal Isicis qui qui se fout de moi en face de moi avec un sourire d'une oreille à l'autre. Bon mais non, nous avons partagé nos existences et je vous dis bien franchement, je croit avoir appris de mes jeunes camarades peut-être plus queux ont appris de moi.

Voilà ce que j'ai à dire aux plus anciens d'entre vous. Des fois, il faut se mettre à l'école des jeunes. Pas parce qu'ils ont toujours raison, mais ce qui est sûr, c'est que ceux qui leur donnent tout le temps tort ont eux-mêmes toujours tort.

Il faut savoir partager [applaudissements] avec nos enfants. Je vous dis ça parce que il se trouve alors il y a un grand mot pour dire ça. Je crois que c'est l'inversion de la socialisation ou quelque chose comme ça.

Ça veut dire quoi ? Ben que des gens viennent nous voir vous savez à nous les insoumis qui sommes les diables en personne et qui sentons le souffre à 1 km. Des gens viennent et disent écoutez je trouve injuste de voir comment vous êtes traité.

Il y en a plein qui nous disent ça. Donc les campagnes contre nous. Du coup, on dit "S'il vous plaît, continuez.

Cette semaine, vous ne m'injuriez pas. Qu'est-ce qui se passe ? D'habitude, il pleuvait, il vanait, il y avait des accidents de voiture.

C'était toute ma faute. Et voilà que cette semaine, je suis présenté comme un génie. Euh et je vous dirai dans un instant pourquoi je n'ai eu aucun mal à inventer une tactique pareille qui repose surtout sur la stupidité de mes adversaires.

Et donc il y avait là une matière première ample et et disponible. [applaudissements] Et quand la waria fait campagne, le rassemblement national recule. Il fait ici 6 points de moins que la dernière fois en 2014 à condition comparable. ch point de moi. [applaudissements] Voilà la première chose que j'avais à vous dire à vous toutes et tous dont une bonne partie a fait avec nous cette ce cheminement depuis le début de la longue marche qui nous a amené jusqu'à cet instant ce soir de joie et de bonheur.

Cette stratégie a fonctionné, cette tactique a fonctionné, cette forme d'organisation a fonctionner. Elle mérite votre confiance et nous méritons nous autres qui avons pendant tout ce temps accepté le rôle singulier qui a consisté à marcher devant. les Guiro qui arrivent quasi tout seul à Roubé et les autres et qui ont pris en charge le travail en partant de l'idée qu'il n'y avait rien et qu'il fallait tout recommencer à zéro de cette gauche que nous avions appris à aimer par nos lectures, par nos enthousiasmes, par nos parent et par nos fraternités humaines.

Et donc, puisque nous méritons cette confiance, je m'adresse à tous ceux qui regardent ce que nous faisons et dorénavant. Ce que nous allons porter porte un nom. Ça s'appelle la Nouvelle-Fance.

Le mot la Nouvelle France veut dire qu'il n'y a pas en France un seul enfant de trop. Il n'y a pas une seule personne de trop et il n'y a pas quelqu'un qui mérite, quelle que soit sa situation. Quelle que soit sa religion, quel que soit son genre d'être dominé, nous pouvons et nous devons conformément à la devise républicaine et plus que jamais être un peuple libre, mais un peuple d'ego.

D'ego, c'est-à-dire de gens qui portent le message de Gatus Babu, le premier des communistes de ce pays qui viennent chez toi de la Somme si mes infos sont bonnes. À moins qu'il soit de laine. Enfin un coin comme ça de la picardie.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a des picards ici.

Bon alors c'est Gracus Babuf qui découvre que les droits que les puissant avait les seigneurs qui se partageaient la terre lui il était ça s'appelait comme ça terrier c'est-à-dire qui tripotait les papiers qui sait qui est propriétaire de quoi. Et en remontant, il s'apercevait qu'il y avait pas une seule propriété qui a été acquise autrement que de force et que donc la légitimité de la propriété de la terre avec laquelle se rengorge tant de gens pour justifier leur présence au sommet était le résultat d'un vol collectif pratiqué par une catégorie et le moyen d'entrer dans cette catégorie c'était de voler. Notez que si l'on regarde les parcours des fondateurs du capitalisme et pourquoi pas même dans cette région, on s'aperçoit que souvent il y a beaucoup d'usurpateurs.

Et je connais au moins une grande fortune française qui a commencé par se constituer en acquérant à Ville Prix, Boussac et d'autres entreprises de cette nature qui étaient de cette région. Non. Bon, cherchez qui ça peut bien être.

En tout cas, vous m'avez compris. Voilà quelle est cette nouvelle France. Elle est d'abord une réalité sociale.

Ce n'est pas moi qui l'ai a inventé. Elle s'est inventée toute seule et elle a rien demandé à personne. Personne n'a demandé avec qui il avait le droit d'aller faire des enfants, de les accueillir et de tâcher d'enfer des femmes et des hommes totalement éduqués et dévoués au bien commun.

Voilà comme est la France. Ça c'est un premier aspect. Elle est nourrie par des flux de population que dans le nord vous avez connu bien avant tous les autres et qui, si je m'en réfère à votre histoire, ne vous ont jamais vraiment effrayé.

C'est même le contraire. Et cette Nouvelle France qui est une réalité sociale, elle intègre ce que je vous ai dit tout à l'heure, la nouvelle condition des femmes. Attention, je ne dis pas leurs conditions réelles, matérielles, je dis l'idée qu'elles se font d'elles-même, des droits auxquels elles peuvent aspirer et du caractère insupportable des inégalités qui continuent quant au salaire et quant au traitement, à la considération et au respect qui leur est porté.

Messieurs, je ne parle pas ceux de cette salle mais aux autres. Que ça vous plaise ou pas, tout ça a changé. Et c'est un autre monde que celui où se présente main dans la main à égalité de dignité et de respect les hommes et les femmes en tout autre monde où les femmes ont des droits que ma mère et ma grand-mère n'avaient pas.

Si vous croyez que c'est seulement une affaire juridique, vous vous trompez. [applaudissements] Vous ne comprenez rien à la France dans laquelle vous vivez. C'est la manière avec laquelle les individus se regardent.

Et j'ai parlé il y a un instant de la jeunesse, mais quand a-t-on fait de la jeunesse une classe sociale ? Et bien dans ce pays, on essaye et on leur dit et bien du travail, il y en a pas. Et si tu veux, c'est bien la preuve qu'il y en a.

Et bien tu n'as qu'à le faire. Toi-même ubérise-toi. Et beaucoup de nos jeunes subérisent, mais ils le font en se disant "Et bien moi, je vais vivre de mon travail.

Je veux vivre dignement sans rien de voir à personne. Et ensuite, il travaille dur beaucoup avant de s'apercevoir que on les a transformé en une classe sociale qui existait au Moyen-Âge. C'est le travail à façon.

C'est-à-dire que vous êtes payé à la pièce. Ce contre quoi nos syndicats ont passé tant de temps à lutter et ce contre quoi même les syndicats de petits patrons continuent à lutter. Et bien cette classe nouvelle, cette jeunesse, elle est la composante centrale parce que c'est le futur de cette Nouvelle-Fance.

Alors, quand je dis Nouvelle-France, il y en a que ça défrise parce qu'il y a le mot France. Et bien oui, c'est la France. Et vous avez qu'à venir ici si vous voulez vous en faire une idée.

Parce que dans le passé lorsque la patrie a été envahi par les nazis, et bien la première et la plus grande des grèves ouvrières qui a été faite contre la confiscation du charbon et les mauvais traitements qui étaient faits aux ouvriers fut porté par les travailleurs des mines qui venaient de plus de 100 nationalités différentes et qui défendirent la France contre l'envahisseur nazi. [applaudissements] Ce sont les tabords marocains et les autres troupes qui ont débarqué en Provence qui sont l'honneur de la défense française et de la libération contre les nazis. La Nouvelle-Fance par sa composition ne cessera jamais d'être autre chose que les enfants de ceux qui ont porté dans leur esprit et dans leur cœur des luttes de libération nationale fusent contre nous lorsque nous incarnons le colonialisme. [applaudissements] Les valeurs de la patrie républicaine sont portées par ces milliers de familles [acclamation] où le moindre jeune a entendu de son père, de sa mère, de son grand-père les récits de la résistance à l'oppression coloniale.

Et nous, nous choisissons dans les pages de l'histoire de France ce qui nous convient. Ce ne sont pas les rois, ce ne sont pas les traîtres à la patrie fus-il Maréchaud de France. Nous sommes toujours le premier jour et le dernier du côté de ceux qui résistent à l'oppression.

Et c'est pourquoi nous sommes du côté de ceux qui ont été colonisés et qui se sont décolonisés tout seul. Nous sommes du côté des luttes pour l'égalité comme nous l'avons été ici. [applaudissements] L'île compte encore 150 nationalités et je vous garantis comme je connais les êtres humains, que ça va donner ça donne déjà des bons résultats d'une manière générale, non seulement pour le bien qui est procuré au pays, mais pour celui qu'on se fait entre soi par amour.

Mesdames et messieurs, c'est pourquoi il faut dire des choses comme ça à l'île parce que c'est l'endroit où c'est vrai à chaque rangée qu'il y a ici. Et où personne ne peut me dire "Oui, vous êtes l'homme des clientèles des quartiers populaires." Et bien oui, voyez-vous, ça fait partie de nos plans de mobiliser les quartiers populaires pour qu'ils viennent reprendre la place qu'ils doivent avoir. [applaudissements] et ne me cherchez pas trop sur le communautarisme parce que je sens que ma patience arrive à sa limite car du communautarisme j'en vois en France mais pas là où on le dit en tout cas ma pratique [applaudissements] du nord la première fois ce furent trois hommes.

C'est comme ça le sénateur Viron, vous l'avez oublié c'était en coco petit et je lui dis j'étais sénateur moi, bien jeune. Je lui dis mais tu en as pas marre de perdre tous les votes ? Parce qu'on perdait tout le temps.

Quand c'était la droite qui était au pouvoir, on était contre, on perdait. Quand c'était la gauche, il transformait les lois de gauche en loi de droite et on perdait encore. Je lui dis mais tu en as pas marre ?

Alors il me regarde et il me dit non. On m'a dit de tenir la tranchée, je tiens la tranchée. Et depuis c'est devenu chez les insoumis une formule euh quand j'appelle les camarades.

Alors comment ça va ? Qu'est-ce qui se passe ? on tient la tranchée.

Ça ça veut dire que il pleut des pierres hein. Les autres fois c'est oui, il y a un enthousiasme formidable. Et les hommes auxquels je pense, j'ai dit c'est Hector, je crois qu'il s'appelait Diron.

Et puis un autre qui m'a appris beaucoup de choses sur vous autres les gens du nord, c'est le sénateur Jacques Bialski PHC Sendre. Bialski SK. Alors il me dit euh si tu veux comprendre le nord, tu regardes la mine.

Ceux qui sont au fond, c'est les derniers arrivés. Ceux qui sont dans les bureaux, c'est ceux qui sont là depuis le plus longtemps. Et puis après le bureau, ils sont élus et il dit la preuve. et il était un descendant de ces immigrés polonais qui font partie de la réalité du nord et où on était déjà la Nouvelle-Fance à cette époque.

Et le dernier que je vais évoquer, c'est l'ancien sénateur socialiste Guy Alouche. Alouch, c'était un pied noir comme moi et il faisait partie de cette troupe innombrable d'un million de personnes qui a traversé la Méditerranée plutôt en courant et qui finalement ne savait plus où ils en étaient. On disait "On rentre, tu parles, on était jamais venu." Alors, on rentrait et le nord a absorbé les pieds noirs et on a fait des nordistes comme les autres.

Gloire au nord pour tout ça. Quel beau département. Quelle belle région ! [applaudissements] Vous avez fait de nous vos frères, vos sœurs.

Ça c'est pour la belle histoire. Et maintenant, il y a l'autre histoire. L'île, mesdames, messieurs, un habitant sur deux à moins de 29 ans.

Mais quel bol vous avez ! Quelle chance extraordinaire d'avoir un peuple qui vibrionne de l'énergie de la jeunesse parce que vous savez là où ils y sont plus et ben on commence à s'ennuyer beaucoup figurez-vous et la vie perd de son sel. [applaudissements] Et il paraît que vous avez 34 ans d'âge en moyenne et la moyenne nationale c'est 43.

Vous voyez bien à vos souvenirs mesdames messieurs que 34 et 43 c'est pas tout à fait la même catégorie. On est d'accord ? À 43 on commence à être enfin sérieusement jeune.

Avant on ne sait pas qu'on est jeune donc [raclement de gorge] on a tendance à se brûler. Vous m'avez tous compris. Et puis vous avez été le lieu de la modernité.

Qui c'est qui a élu Paul la fargue ? C'est vous qui c'est la fargue ? C'est le gars qui a écrit le livre.

Et c'était le genre de Mar déjà bonne fréquentation, il a écrit le livre le droit à la paresse et vous avez tous les prétentieux qui viennent donner des leçons de courage et d'énergie et de boulot aux autres. Quoi ? Le droit à l'apparaisse, monsieur Mélenchon.

Oui, le droit à la paresse parce qu'à l'époque il y avait pas de congé payés, il y en avait que pour les fonctionnaires. Et Paul Lafargue dit quelque chose qui allait contre la mentalité dominante de l'époque et on ne peut pas en vouloir à nos anciens de ça qui disait "C'est en travaillant qu'on se fait et puis il faut en mettre un bon coup tout le temps. Tout le temps." Et vous aviez toujours le poète, la poétesse de service qui disait "Ouais mais à rien faire aussi ça fait du bien hein." Et c'est ça dont il parle, le droit d'être un être humain en dehors des obligations que la vie nous crée et que nous assumons par devoir d'être quelqu'un qui rêve, qui regarde au loin et sans avoir aucun but particulier autre que de regarder la mer qui moutonne l'herbe quand il y en a ou quand c'est l'époque de la moisson un peu avant et que quand il y passe un coup de vent ça on doit c'est regarder quelques quelque part les bourgeons sur les arbres et n'avoir aucune idée de ce que cet arbre va finir par donner juste pour le bonheur le bonheur de le regarder.

Voilà qui vous étiez déjà idéologiquement [applaudissements] et vous avez élu pour la première fois un gars qui s'appelait Gustave de Lori. Alors c'était la révolution. Vous pensez dans le nord où il y avait la bourgeoisie, la bourgeoisie industrielle qui prospérait sur le travail des autres et se préparer d'une guerre à l'autre à de fructueux profits qui se réaliseraient dans le combat en produisant qui du charbon qui des ébons qui des canons et toutes ces choses qui occupent agréablement la production puisqu'il faut sans cesse les renouveler vu qu'on les jette sur les autres à la première occasion.

Et bien cette bourgeoisie voit avec horreur un premier maire socialiste en 1896. C'était un ouvrier. Dites-moi, ça fait déjà quelques temps que vous manquez d'ouvriers à la tête de cette commune.

Je ne dis du mal de personne. Je ne méprise personne. Mais enfin, je vois une différence entre un cadre supérieur né et biberonné à la pratique du professionnalisme politique commencé depuis ses études. une ouvrière qui aujourd'hui vérifie la qualité des matériaux qu'on amène dans un atelier de montage où on produit des choses avec lesquelles on ne peut pas plaisanter, c'est-à-dire des hélices, c'est-à-dire des pièces constitutives de l'aéronautique.

Et c'est telle qu'elle est notre Lawaria. Et bien, il est temps de [applaudissements] ramener un ouvrier, c'est-à-dire une ouvrière à la tête de l'île parce que ce qu'elle dit est vrai. Quand c'était le père Moroi, il avait été il avait été prof au collège.

Ah ben il savait de quoi il parlait. Parce qu'une fois où je suis allé dans un lycée professionnel dans le coin, le proviseur m'a dit, vous savez, il avait commencé par me tutoyer vu qu'on était devenu copain. Et il me dit "Tu sais moi les momes qui mangent pas, je le vois.

Les momes qu' on froid, je le vois. Ils arrivent, ils ont pas de chaussettes et puis dans la journée, tu en as qui tombent dans les pommes parce qu'ils ont pas mangé depuis la veille." Alors, il avait pris ses précautions pour faire en sorte que quand une jeune femme ou un jeune homme tournait de l'œil, on pense d'abord à des choses aussi élémentaire que celle-là.

Est-ce qu'il a mangé ? Est-ce qu'il a pas eu trop froid ? Voilà mesdames messieurs le programme que nous portons dans les élections municipales.

Nous nous préoccupons d'abord de ceux pour lesquels on ne commettra jamais d'erreurs. Soulagez les pauvres, soulagez les humiliers, partagez et vous êtes sûr de faire une société meilleure parce que personne ne peut vivre dans un océan de malheur et connaître le bonheur. [applaudissements] Voilà ce que signifie la cantine gratuite bio.

J'ai vu que monsieur Bardella disait oui gratuit. Et qui va payer ça ? Toi par exemple ?

Non. [applaudissements] Qui va payer ça ? Il y a de quoi le faire.

Ça n'est pas si coûteux. En tout cas, c'est bien moins coûteux que d'autres choses. Mais écoutez bien vous tous, c'est une pensée cohérente.

C'est pas juste un slogan. Si vous donnez à manger à vos petits, alors vous les verrez en meilleure santé à mesure qu'ils grandissent. Et dans un monde où la bonne santé est dorénavant un objectif difficile à atteindre compte tenu des épidémies qui sacagent notre population, le diabète, les maladies cardio-vasculaires et l'obésité qui ne vient pas du fait qu'on mange trop mais qu'on mange mal.

Déjà, vous les amènerez à l'âge adulte avec des oses solides comme les miens et la bonne santé jusqu'à d'âge. Ce qui fait enrager nos ennemis. [applaudissements] La cantine et la cantine gratuite.

Oui. Et bien, en faisant la cantine gratuite, monsieur Bardella, voyez-vous ce que ça donne ? a fait que les gens ils auront plus de ressources puisqu'ils ne dépenseront pas leur argent à la cantine payante.

Et quand on a deux ou trois enfants, la cantine payante c'est beaucoup de sous. Alors après, ne venez pas vous étonner que les gens réfléchissent à deux fois avant d'être des familles nombreuses alors que parfois ils en auraient envie mais qu'ils se disent que ce n'est pas raisonnable. Et bien ça veut dire des revenus supplémentaires pour eux.

Et quand j'ai dit bio gratuit et bio bio va changer les conditions de vos enfants parce que sinon vous n'avez pas toujours la possibilité de payer à manger bio à vos gosses. Et il y a certaines publicités qui passent à la télé qui font mal à entendre quand on vous dit au moins quatre légumes et trois fruits, je sais plus quoi. Mais les gens se disent "Mais où je fais moi pour trouver les moyens de payer ça dans ma famille ?

Je les ai pas ces moyens." Et bien le bio, ce que ça veut dire c'est que ça implique qu'il y a des paysans qui produisent de l'agriculture vivrière. Vous êtes dans un pays où nous ne sommes plus souverains pour les légumes, voyez-vous, on ne sait plus faire les carottes en quantité suffisante.

Et quel objet technique avancé la carotte. Ne parlons pas des pommes de terre et des poireaux. Qu'autrefois même quand on était en ville, on avait son jardin ouvrier où on allait.

Moi-même, j'ai appris à planter les patates lorsque je suis arrivé en Normandie. Je n'avais pas idée de comment cette chose-là se reproduisait. Et bien là, j'ai découvert voilà ce que signifie nos programmes.

Alors, ça m'amène au cœur de ce que j'ai à dire. Nous allons créer à travers les communes qui seront dirigées par les nôtres. cette priorité dont je veux vous dire qu'elle n'est pas, comme certains le racontent, une espèce de déversement irresponsable de moyens qui au fond seraiit jeté sur les gens comme de l'eau dans le sable.

Non, c'est le contraire. Vous resterez dans la tradition qui est la vôtre, lillois, car cette ville fut une des premières à inventer le service municipal pour l'hygiène et la santé. Cette ville a été une des premières à créer un office municipal des habitations à bon marché qui n'existait pas ailleurs.

C'est la classe ouvrière, ces partis, ces syndicats qui ont inventé le mieux-être pour la masse des travailleurs et de tous ceux qui vivent de leur travail. C'est ce qui m'amène à l'instant présent et à m'adresser à ceux qui vont nous rejoindre dans ce deuxème tour parce que vous savez comme moi qu'il n'y a pas de risque de droite dans cette ville. Tantez si bien que sa population est appelée à faire un choix idéologique de fond.

Et je veux dire lequel. Ce n'est pas n'importe lequel. La gauche doit tourner la page de l'ancienne stratégie. de ses anciennes manières de faire pour penser l'avenir en commun de l'humanité comme le résultat d'une double exigence écologiste et sociale.

Les écologistes du nord savent en votant pour la liste de la waria qu'il votent pour les causes qui leur sont chères. Je vais en donner deux exemples pour vous montrer que l'île doit penser au grand futur et pas seulement d'un point de vue qui serait en quelque sorte étriqué. La question de la friche sur laquelle je ne vous apprends rien est une grande question de choix politique de fond.

Mesdames, messieurs les élus actuels, vous n'avez donc toujours rien compris. Personne ne vous a dit que le changement climatique est en route, qu'on ne peut plus l'arrêter et que parmi les multiples conséquences qu'il y aura à ce fait et qu'il y a déjà, il y a que l'île va vivre quatre fois plus de situations de canicule à plus de 40 degrés que jamais dans son histoire. C'est un devoir pour les élus de préparer au niveau local où l'on connaît le mieux les situations, les espaces disponibles, la revégétalisation de nos villes.

Il faut cesser de tout minéraliser. Si vous votez pour ceux qui sont là, si vous voulez que ça continue comme avant, ce n'est pas qu'il soi mauvaise personne, c'est qu'ils n'ont rien compris. Ils ne savent pas dans quel monde ils vivent et ils ont l'intention de créer des logements pour les cadres moyens supérieurs.

Là où vous avez besoin de parcs, de végétaux, d'arbres, d'espace public et comme l'a dit la waria tout à l'heure pour que ce soit aussi la part des pauvres que d'avoir le droit eux aussi à des espaces verts pour les enfants. [applaudissements] Vous voyez sur l'exemple de la crise comment la question écologique et la question sociale fusionne en une seule et même question. Si vous voulez développer le goût de vivre et le bonheur des catégories sociales dominées et exploitées, rejetées, méprisé et humilié et si vous voulez que ce bonheur de vivre se vive dans la réalité qui est ce rapport des êtres humains avec leur environnement et avec la nature, alors vous devez vous dire que les élus qui vous proposent autre chose ou le contraire sont des irresponsables.

Oui, irresponsables. quand on a et qui dépend de soi, une décision qui engage l'avenir de sa commune pour 10, pour 20, pour 30 ans et qui n'est justifié par rien qu'on ne vienne pas nous dire qu'on crée du logement parce qu'il en manque parce que du logement vide, il y en a partout dans cette ville et qu'il suffit de le réquisitionner si on vient à en manquer. [applaudissements] J'ai pris cet exemple que vous connaissez mieux que moi.

Je vous l'ai mis en mot dans une pensée politique globale et pas seulement ponctuelle, même si ponctuellement c'est très important de comprendre et de faire parce que j'ai l'intention de lever devant vous lillois lilloise une deuxième question c'est celle du canal que d'uc prétendre creuser avec l'appui de toutes sortes d'élus qui ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez et qui va saccager des espaces naturels en quantité d'absolu incroyable pour relier la scène au nord. Et bien, ce n'est pas ça qu'il faut faire et vous avez besoin d'avoir de nouveaux élus qui eux disent "Non, nous ne voulons pas de ce canal." Et nous allons vous dire pourquoi. [applaudissements] Parce qu'il est écologiquement désastreux, ce qui est une raison suffisante pour n'en pas vouloir.

Mais aussi parce qu'il n'est pas conforme à l'intérêt national. Il n'est pas conforme à la prévision que l'on peut faire sur l'avenir. Pourquoi ?

Il y a mieux à faire. Il faut assurer par la scène le passage de l'écluse dont on a besoin et qui coûte 3 francs 6 sous 400 ou 500 millions de francs de de de d'euros. C'est rien quand vous avez un porte-avion qui coûte 10 milliards d'aller faire une une écluse qui vous coûte 500 millions.

Commencez [applaudissements] pas à me prendre la tête. Quand on fait une écluse comme celle dont je vous parle, on investit pour un siècle, pour de siècles, pour 3 siècles, regarder le canal du midi continue à fonctionner, et bien il y a un moment qu'il est amorti celui-là. Alors ce que ça coûte au début ne compte pas.

Ce qui compte c'est si ça sert à quelque chose. Si ça sert à rien ou que ça va dépérir, il faut pas le faire. Pourquoi faut-il faire cette écluse ?

Parce que l'ambition des Français et que le port du Havre redevienne un grand port. et que ce port soit à la mesure du futur de l'humanité. Voyez-vous, les glaces sont en train de fondre au nord.

Et vous savez que déjà beaucoup ont aperçu les résultats géopolitiques de cette situation, c'est que les marchandises qui arrivent d'Asie vont passer par le nord et que elles vont gagner 30 % de temps de transport, 30 % de dépenses de fioule et 30 % d'économie d'une manière générale. Mais il y aura une deuxième conséquence, c'est que depuis tantôt 50 ans, on fait des bateaux de plus en plus longs. J'en ai vu un au port du Havre qui faisait 400 m.

C'est énorme. C'est grand que vous le croyez pas tellement c'est grand. Vous vous dites il doit y avoir deux demi bateaux.

Non, c'est un seul. Et les gars qui étaient là étaient assez fiers de ce qu'il faisait. La classe ouvrière des dockers a appris à manier, à automatiser tout ce qui se trouve là.

Nous avons besoin d'un port qui sera capable, il l' déjà, d'accueillir les bateaux longs. Mais écoutez ça, dans une soirée politique, c'est un peu bizarre entendre parler de bateau, mais bon, on parle de ce qui compte. Nous avons en France le 3è armateur du monde.

Alors, on va pouvoir avoir avec lui discussion fructueuse. On va créer une ambiance de travail pour ça. Et comptez sur moi pour avoir des idées à ce sujet.

Et puis on va lui dire voilà le port du Havre ce qu'on veut en faire. Puisque vous êtes français, peut-être que vous avez mis trop d'argent dans le port de Rotterdam et qu'il y en a déjà assez là-bas et dans le port de Brem. Et maintenant vous allez nous aider à construire le grand port du Havre qui sera un port capable d'accueillir quoi ?

Des bateaux plus larges. Parce que la longueur des bateaux est déterminée par la limite de leur largeur vu qu'il faut passer par le canal de Suè. Et voilà que quand on passera par le nord, les bateaux pourront être plus larges.

J'espère que je ne vous saoule pas trop avec cette histoire, mais je veux vous montrer que vous avez une responsabilité pas seulement sur votre carrefour, sur votre trottoir, sur vos écoles, vous l'avez. Vous avez une responsabilité devant la France tout entière et partagez avec nous les insoumis l'orgueil de penser ce pays, se développant, sachant comment faire, quoi faire. Nous autres français, nous savons faire des bateaux à voile modernes qui vont aussi vite que les autres.

Nous savons tout faire. Cessz de regarder le bout de vos chaussures. La France est forte de son intelligence.

Elle est forte de sa capacité à décider. Ça dépend de vous. Ça dépend du fait que si vous éisez cette femme, vous changez l'histoire de votre patrie et pas seulement l'histoire de votre ville. [applaudissements] Alors, j'ai encore des pages et des pages he Alors, vous le savez qu'il y a de la dénatalité.

Vous le savez tous. À la base de la dénatalité, il y a d'abord des problèmes médicaux. Fait semblant qu'on les a pas vu, mais ils existent.

Ça peut pas durer ça. Et puis il y a des problèmes sociaux. Le capitalisme a d'une part confié aux femmes le travail gratuit de s'occuper des enfants, des personnes âgées, tous ceux qui vont pas bien dans la famille et d'entretenir le quotidien.

Et d'un autre côté, elle leur dit comme nous manquons de bras, venez travailler. Ah oui, mais il faudrait savoir, on peut pas être à deux endroits en même temps. Et il se trouve que nombreuses sont celles qui pensent que leur devoir est de construire leur autonomie et de s'épanouir non seulement dans les activités familiales qui nous permettent à tous de nous épanouir mais aussi dans les activités qui sont celles des métiers de passion ou du sentiment de se sentir utile à toute la société et de garantir son futur, sa retraite et ainsi de suite.

Alors va falloir vous décider. Vous ne pouvez pas s'apporter un grand nom dans les dans la sociologie. Ça s'appelle les tâches du travail reproductif.

Reproductif de la société, pas seulement de cher des gosses, de la société. C'est ce travail gratuit qui démarre l'accumulation capitaliste. Là, je vous fais un petit cours d'économie politique.

Il y a pas d'accumulation par le travail gratuit ouvriers s'il y a pas des ouvriers pour travailler. Par conséquent, le travail gratuit l'accumulation capitaliste. Alors maintenant, va falloir choisir.

Il faut démarchandiser les services que les femmes et les familles doivent payer pour pouvoir assumer les tâches qu'elle faisait hier gratuitement. des marchandisés, ça veut dire qu'il faut que pour aller à la crèche, il y ait des crèches, que pour pouvoir aller faire vérifier tantôt par-ci par là quand il y a un petit bobo, un moyen bobo ou pas ou une petite maladie qui commence, qu'il y ait un centre de santé et qu'on ne soit pas mobilisé toute la journée pour emmener le gauche chez le toubi parce que l'horaire est plus ou moins fluctuant et cetera et cetera. Il faut donc par le service public, par la gratuité, cette fois-ci, la gratuité collective prise en charge par le collectif du travail gratuit qu'au péère et les femmes jusque-là.

Il faut choisir si vous leur [acclamation] dites [applaudissements] vous ne pouvez travailler que si votre mari gagne assez pour payer la garde des enfants, alors vous perdez votre temps. Il n'y a pas un couple qui accepte de vivre de cette manière-là. Plus personne n'est d'accord avec ça.

Tout le monde aspire à l'égalité et à la libre disposition de soi-même pour être un être humain complet, c'est-à-dire à investi dans tous les aspects de la vie de la société. Voilà. Mesdames, messieurs, pourquoi dans chaque quartier [applaudissements] on a besoin quand on fait la liste des choses ici, on va construire, disent-il.

Mais bien sûr qu'il y a des endroits où on va construire d'abord pour remplacer ce qui est à bout de souffle. Et bien, on dira il faut tant de place de parking à ça. Ils y pensent hein, ils le calculent.

Et les places de crèche, quand est-ce que vous les calculez ? [applaudissements][acclamation] Et ben maintenant, il va falloir mettre ça dedans. Voilà pourquoi moi j'ai été d'accord pour dire quand j'ai vu le programme que une nouvelle crèche de proximité dans tous les quartiers, le programme de la Waria et bien c'est une idée révolutionnaire parce que c'est une idée anticapitaliste, parce que c'est une idée qui tient compte de la nature de nos enfants et du droit qu'ils ont d'être élevés dans les meilleures conditions qui leur assure partout où ils passent, un accueil humain digne et qui leur permettent de grandir.

Je vais vous dire une chose. J'étais jeune conseiller général et je faisais déjà des discours interminables dans le conseil général et je dis une fois plusôt nos enfants sont socialisés plus ils sont éveillés. Il y avait là un conseiller général de droite un brc qui me dit quoi ?

Leur apprendre le socialisme à la crèche ? Vous êtes fous monsieur Mélanchon ? Non monsieur, on vous parle pas d'apprendre le socialisme, on vous parle d'apprendre à vivre avec les autres.

Vivre avec les autres, vous le savez bien qui c'est qui vaccine vos gosses hein ? Ben les maladies qui chopent pas la crèche. Vous le savez pas, je vous l'apprends.

Si tu le sais toi hein. Oui, lui il a deux petits à la maison. Voilà.

Toujours prévoir penser ample, penser en partant du du point de départ des conditions réelles d'existence qui sont toujours des conditions réelles d'existence sociale et écologique. Nous allons faire de ces trois mots un slogan national. Vous pourrez dire qui vous êtes avec ces trois mots ? et merci à l'î de nous l'avoir [applaudissements] proposé.

Voilà pourquoi je dis aux écologistes, sans entrer dans les détails de leur vie, leur vie intérieure d'organisation politique qui à vrai dire ne m'intéresse pas. [grognement] Simplement si on pouvait se dispenser de nous faire la leçon le reste du temps, ça nous ferait de l'air. Je dis ça en passant, [applaudissements] mais c'est pas de ça dont je veux leur parler. ces femmes, ces hommes comme vous autres les soumises et les insoumis ou les dur à cuire comme mes camarades de la CGT que j'ai en face de moi.

Vous tous vous êtes des gens de conviction et je le sais parce que je sais quels sont les débats qui ont lieu depuis la décision absurde qui voit un groupe d'opposition se transformer en groupe de la majorité sans que la majorité changer quoi que ce soit aux raisons qu'ils avaient auparavant de s'opposer. Voilà ce que nous ne comprenons pas. Mais nous savons que déjà ces femmes et ces hommes de conviction ont posé des actes politiquement courageux.

Et moi qui suis quelqu'un comme d'autres ici qui a rompu avec une organisation politique à laquelle pourtant j'étais attaché par mon histoire et les glorieux souvenirs de l'histoire de ce mouvement. Je sais ce qu'il en coûte de dire je pose ça à terre. Je ne ferai pas ce que vous me dites de faire.

Vous me demandez de voter le traité de Lisbonne. Le peuple français a voté non. Je vote non et je m'en vais ce que j'ai fait.

Et bien les écologistes [applaudissements] qui viennent de dire "Non, nous ne ferons pas les constructions à la friche. Non, nous ne voulons pas de votre accord avec le Grand Canal. Non, et cetera et cetera.

Et bien, ils sont dans notre majorité que nous allons créer les bienvenus. Ils le seront non seulement par leurs conseils et leurs avis, mais parce que nous sommes en train de réfléchir à cette heure-ci dans l'équipe de l'Institut Labi. À une formule particulière, vous savez quand on a inventé le référendum d'initiative citoyenne, il est entré dans la Constitution mais il y a 0,1 % des communes qui utilisent la procédure de référendum municipal.

C'est quand même curieux, non ? Vous aurez cette tâche mes camarades tous autant que vous êtes. Vous devez réanimer la démocratie, c'est-à-dire réapprendre à tout le monde que c'est un acte naturel de s'assurer de savoir si on est inscrit et de regarder quand une question se pose quelles sont les différentes alternatives.

Pas seulement l'enquête d'intérêt public qui passe auprès de gens et qui 20 ans après rend sa décision pour construire des canaux qui ne servent à rien, des ponts dont on a plus besoin et je vous passe le reste. Donc réactiver la démocratie, c'est en cela que en tant qu'élu responsable de votre commune, bien sûr, je ne me mêle pas de cet aspect, vous aurez une responsabilité parce que c'est le peuple français que vous allez rééduquer et la jeune génération que vous allez préparer à assumer ses responsabilités. Le référendum d'initiative citoyenne doit jouer un très grand rôle.

Vous trouverez les formes et les moyens pour organiser ça, j'en suis certain. Mais voilà pourquoi à chaque moment vous vous poserez la question du lien qu'il y a entre ce que vous faites au local et ce que vous faites au global. Mettons, tu l'as dit il y a un instant, que on développe les services publics de transport.

Pourquoi on ferait ça ? Bah parce que ça coûte moins cher et ça pollue moins. Mais on peut dorer avant maintenant teles que sont les techniques et s'il nous en manque nous les français nous les inventerons.

Avoir aussi des véhicules autonomes qui sont capables de rouler de jour et de nuit à des fréquences humaines et de taille humaine. Vous êtes pas obligé de faire comme à Paris un machin qui mesure je sais pas combien 15 m de long qui bloque tous les carrefours dès qu'il s'arrête qui a une pauvre mobylette dont le pneu est crevé et qui bloque comme ça des milliers non des choses de taille plus humaines qu'on puisse d'ailleurs des fois convoquer puisque on ne réduit en esclavage aucun chauffeur. Tout ça est à notre portée mes amis vous devez être les premiers à faire ça.

Montrer l'intelligence la pensée sur l'avenir que représente le milieu populaire. C'est lui qui porte le futur et personne d'autre. Faites-le.

Il y aura l'innovation, il y aura la démocratie. Et bien en plus, tu rendras un service. Là, vous êtes tous en train de crever parce que c'est euh 2 € le litre.

Vous avez vu ? Ils n'ont rien appris. Ils sont bêtes comme leurs pieds et encore c'est pas sympa pour leurs pieds.

On a eu la Covid. [applaudissements] qui se sont pas rendus compte de ce que ça donnait qu'à un moment donné quand il y a le blocage des réseaux d'approvisionnement et ben les prix augmentent. Ça s'appelle le marché votre truc.

C'est pas nous qui avons inventé ça, c'est vous. Alors depuis la dernière fois ils n'ont pensé à rien, ils n'ont rien organisé et là ils viennent ce matin la bouche en cœur dit "Oui, nous faisons Miracule pas d'abord parler français. Mircule pas, c'est du latin et ça concerne la religion catholique.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire à coule pas ? Si tu savais pas, qu'est-ce que tu fais encore là ? Tu viens nous dire que tu es pas tu avais pas compris que bloquer l'endroit par lequel passe tous les les le le pétrole du monde 20 % ça allait augmenter les prix.

On te l'a dit que toi tu le saches pas, on le comprend, tu sais pas de quoi il s'agit. Mais nous aussi. Et on vous a dit comment régler le problème.

On vous a dit bloquer les prix. Alors, vous avez Bardella le très intelligent qui déjà se propose d'augmenter vos salaires en prenant vos cotisations sociales pour vous les donner. Et alors, vous avez tas de Nigo qui disent "Ah bah oui, moi m'en prends trop et qui c'est qui te soigne ?

Animal, c'est Si tu as plus de cotisation, faud le payer avec tes impôts, avec ton fric." Ah que tu es bête. Bon, il faut expliquer à Paul et à Janine les choses.

Qu'est-ce que j'ai fait d'aller mettre des prénoms comme ça ? Dites pas du mal de Janine parce que c'est le nom de ma mère, Sendre. Bon, vous me comprenez, ils n'ont rien compris, rien fait, rien organisé.

Mais si vous vous prenez les dispositions, vous voyez, je viens de parler des bus qui circulent continuellement, et bien vous réglez le problème. Quand il y a des périodes de grande pénurie, vous augmentez la quantité de ce qui circule et ramasse les gens pour les emmener d'un endroit à l'autre. Me dites pas que c'est si compliqué de ça, savoir où vont les gens.

Il y a qu'à faire une photo satellite et puis vous pouvez même refiler ça à l'intelligence artificielle parce qu'elle est pas intelligente, elle automatise la pensée. Alors au lieu que soit vous qui soyez derrière une feuille à compter pendant des heures où passent les bagnoles et combien il y en a et ben vous lui demandez par où passent les gens parce que ça on sait le faire. Vous voyez on a des satellites.

Nous les Français on a les fusées pour les tirer et on a la moyen de recueillir toutes ces informations et comme c'est nous qui produisons les câbles et qui les posons, on sait tout faire. Vous me comprenez ? Ne mettez jamais une limite technique à la résolution d'un problème.

Les problèmes sans solution n'existent pas. Et quand il y a un problème qui a pas de solution, c'est que c'est pas un problème. C'est une réalité qui s'impose.

Voilà mes amis comment les choses se présentent. Tous les problèmes ont une solution. Là il faut qu'il bloque les prix.

Et monsieur Bardella dit non parce que ça va coûter des sous. Ah oui baisser les taxes. Très bien.

Donc l'état à moi. C'est ça que tu dis ? Qui c'est qui paye la différence ? parce qu'à l'État à lui ça lui coûte plus cher que tout augmente hein à lui comme aux autres.

Donc nous on dit on bloque les producteurs. C'est facile à comprendre que viennent dire les socialistes qui sont jamais en retard d'une bêtise. Je viens à eux, je vais régler le problème rapidement, ne vous inquiétez pas.

Alors eux, ils disent, il arrive la mine en cœur et il dit "Nous allons faire un chèque énergie." Pardon ? ça c'était le truc de Macron la dernière fois.

Tout ce que tu as trouvé depuis la dernière fois, c'est de faire pareil. On avait remarqué que tu as du mal à voter contre puisque vous avez voté aucune desmotion de censure et que si on en est là où on en est aujourd'hui, c'est à cause de 4000 profs de moins, 2 milliards de mois pour les communes [applaudissements] et tout ça. Ouais, ouais, ouais.

Vous pouvez y aller, ça me fait du bien. [applaudissements] Donc c'est pas ça qu'il faut faire, mais c'est surtout ce qui est insupportable, c'est que la première ligne du premier chapitre du programme du Nouveau Front populaire, c'était blocage des prix en commençant par le le carburant. Alors, non seulement il vote pas les mesures, il vote pas les censures, mais en plus il propose de faire des choses que c'était l'autre qui les faisait, que nous on était contre et qu' on a élu tout le monde pour faire le contraire.

Aucune parole. Des fois, ils disent que c'est moi le problème. Je vais vous dire une chose, les occases personnelles, c'est pas bon ça.

Parce que si on commence sur les personnes, moi je suis comme je suis et comme ça fait un moment que je suis là, et ben vous connaissez mes défauts et vous connaissez aussi les qualités que je peux avoir à certaines occasions et l'utilité que je peux avoir pour vous. Je vous propose pas de me marier avec vous, mais je dis la même chose pour eux. Si moi je vous dérange, moi ça me dérange.

Quelqu'un qui a été élu président de la République socialiste et qui accepte la loi permis de tuer. Ça me dérange beaucoup. Ça me dérange que un gouvernement socialiste invente la loi et comerie.

Ça me dérange beaucoup. [applaudissements] Et à monsieur Glxman qui prétend que je suis un ami des dictateurs, je lui dis qu'il doit se tromper parce qu'il se regarde dans la glace. C'est lui qui a été le conseiller politique du dictateur Kakavili en Geéorgie. [applaudissements] Alors, j'ai une chose à dire.

Ne mettons pas les problèmes de personne. Contentons-nous d'essayer de régler les problèmes politiques qu'il y a entre nous, de faire des programmes, d'avoir des mesures et de garder les critiques personnelles pour les relations personnelles. En politique et devant tous nos concitoyens, on parle de ce qu'on se propose de faire et sur lesquels on les appelle à se prononcer.

Par conséquent, je vais vous dire maintenant le fin mot du piège que je suis censé leur avoir tendu avec mes camarades. J'ai le regret de vous dire que le piège, c'est la droite qu'il a tendu. Et comme ce sont des benés, ils se sont précipités dedans.

La droite a dit les insoumis abomination, c'est horrible. Ils sont pour la violence. Regardez, monsieur Mélenchon qui dit qu'il veut être le bruit et le fureur comme a dit euh un journaliste plus imbécile que les autres.

Non, le bruit est là fureur. C'est un ver un verre de de Shakespeare que j'ai cité en 2010. On est en 2026.

Il me saoule avec ça encore. Et moi je croyais que citer Shakespeare et citer le titre dans des plus grands romans du 20e siècle, ça me ferait honorablement reconnaître en disant "Ah tiens, ce gars quand même quand il dit qu'il a un diplôme de lettre moderne, c'est que c'est vrai. C'est sans doute vrai." Ce qui est pas le cas de monsieur Bardella mais c'est le mien [applaudissements] que moi je suis pas allé à la fac pour draguer et faire le kéké.

D'accord. J'étais pas dans les moyens de ma famille. Ben quoi ?

Je dis la vérité. Non, tu vas à la fac, tu reviens, tu as rien fait. Tu as pas de diplôme, c'est que tu as rien fait.

Non. Ah non non non, mais moi je avec ça je rigole pas. Moi je viens d'un milieu populaire, mes parents, ils se sont coupés les veines pour que je réussisse mes études et que je reste là-bas.

Et franchement, il y a eu des joursù il devait avoir les boules de voir le gamin qu'ils avaient envoyé étudier se retrouver en train de faire le zazou Tronskist et compagnie et la lutte et le Sand et le reste. Et ben j'ai à la fois une licence de philosophie, un diplôme d'étude de lettre moderne et un diplôme de marxisme que m'ont donné les circonstances. Voilà que voulez-vous que je vous dise ?

Voilà pourquoi j'en suis fier. Eux, on leur [applaudissements] a dit les insoumus, c'est la violence. Tout ça parce que nous ne sautons pas à la corde et quand on nous dit qu'un des nôtres a tué quelqu'un, nous commençons par penser que si par malheur ça s'est produit, il ne l'a pas voulu car nous connaissons les nôtres.

Et nous avons eu raison de dire que c'était un tracnard, que ce n'est pas vrai. Les choses ne se sont pas passées comme on nous les a raconté. Et maintenant, j'espère dès qu'on aura fini cette élection municipale, on va revenir sur le sujet.

Nous voulons la vérité. Comment se fait-il que les policiers n'ai rien fait ? Comment se fait-il que le tracnard a été tendu ?

Nous voulons la dissolution du groupe d'extrême droite Nésis. [applaudissements] Nous disons notre fraternité à nos camarades. [applaudissements] Mesdames, messieurs, je vous en prie, ça fait plaisir. [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] C'est une salle de gauche he [applaudissements] [applaudissements] alors mesdames messieurs, tu es antifasciste [acclamation] c'est certain [applaudissements] et vous avez vu comment nous avons nous assumé de l'être. dans cette circonstance, mais là pas plus tard qu'à tr ou 4 jours quand cet arrogant ma mère pochette surprise de Marseille décide qu'il ne parle à personne alors qu'il est menacé que nous sommes tous menacés par une victoire de l'extrême droite et que il refuse la représentation insoumise il ne leur parl comme s'ils ne les connaissaient pas et qu'il met donc la ville de Marseille et la France en danger d'avoir sa deuxième ville gouvernée par l'extrême droite.

Il dépose aussitôt sa liste. Il ne parle avec personne comme dans combien d'autres endroits et il nous met au pied du mur. Retirez-vous.

Pourquoi on se retirerait ? C'est absurde, lui a-t-on dit. Est-ce que vous vous rendez compte du mal que vous avez fait en nous insultant pendant des mois et des mois ?

Vous croyez que vous m'insultez moi ? Oui, vous m'insultez moi. Vous croyez que vous insultez mes camarades ?

Oui, vous les menacz de mort. Oui, vous foutez le feu à leur maison. Des fois, vous saccagez ma maison.

Oui, mais c'est des milliers de gens, des millions de gens qui votent insoumis et qui se sentent humiliés, insultés et qui n'acceptent pas que nous soyons traités de cette manière-là. Et cela vous avez le front de venir les voir et de leur dire "Toi, ferme ta grande bouche. Tu as besoin de personne au conseil municipal, maintenant tu vas faire ce que je t'ai dit." C'est-à-dire que je fais appel cyniquement, dit ce maire, à tes bons sentiments, à ton grand cœur, à ton dévouement à la patrie.

Et je te dis, dégage, tu vas quand même voter pour moi. Et vous savez quoi ? On va le faire.

On va le faire parce que nous nous sommes réellementistes. [applaudissements] Nous, nos camarades à Marseille ont décidé de retirer leur liste. Et je salue de grand cœur Sébastien de Logu, tellement méprisé, tellement insulté. [applaudissements] Et Mohamed Ben Sada qui est l'âme populaire de son quartier, de son arrondissement et qui doit retirer sa liste pour être certain que les fascistes ne gagnent pas une fois de plus. et toutes ces hommes, ces femmes à Marseille qui voyant tout leur travail réduit à néant dans cette élection par le chantage au Dieu que leur fait monsieur Paillant ?

Ils feront quand même leur devoirs. D'ici, j'adresse cet appel à tous mes camarades partout dans le pays. Ne laissez nulle part les fascistes gagner le moindre bourg, le moindre village. [applaudissements] Sortez de chez vous et votez.

Mais ne mélangez pas tout. [applaudissements] Si vous commencez à traiter de fasciste tout le monde, vous allez pas y arriver. Heureusement que tous les gens de droite qui sont pour beaucoup d'entre eux en train de glisser la pente savonneuse.

Non mais c'est vrai ça. Mais pour autant c'est pas tous des fascistes, c'est pas vrai. Et on peut des fois faire appel à eux comme on l'a fait au moment des élections du NFP en 2024.

Il faut compter sur les ressorts profonds de notre pays tout le temps. Il faut avoir le point de vue optimiste. Par conséquent, les socialistes perdent leur temps à nous demander de nous retirer de partout où ils se sont mis dans de fâcheuses postures du fait de leur gestion qui finalement n'a pas l'air de soulever l'enthousiasme qu'ils ont auquel ils ont l'air de croire et qui arrive au dernier moment.

Il nous disent "Bon, maintenant vous en allez." Non, on s'en va pas. On s'en va là où il y a un danger fasciste.

Là où il y a pas de danger fasciste, on reste à plus forte raison là où il y a aucun danger de droite, ce qui est le cas de l'île. Donc pourquoi se sont-ils fichus dans un piège ? Parce que quand on leur a dit LI est abominable, comme ils sont surtout préoccupés des trompettes de la renommée, de la bonne réputation comme autrefois les bourgeois dans le passé, alors non, nous ne fréquentons pas les insoumis et encore moins se mélanchons et cetera et cetera et cetera et sans se rendre compte queeux-mêmes se sont liés les mains parce que ils ont creusé un fossé qui n'existait pas.

Si bien qu'à l'élection suivante, quand ils ont besoin d'avoir des renforts de gauche et qu' viennent nous voir, tous les autres leur disent "Ah mais vous avez dit que vous vouliez plus entendre parler des insoumis et vous êtes avec eux." Et c'est eux qui ont l'air d'idiot et on leur ressort les vidéos. Ils étaient en train de dire "Ah non, on leur parle pas comme à toi là." Qui c'est celle-là ?

Ah bah oui, bravo, c'est très réussi. Alors cher Lilloise, chers Lillois, vous n'avez aucun problème de risque de droite. Aucun.

C'est ça qu'il faut dire autour de vous. Choisissez non pas sur des critères de personne, partout de l'idée que toute personne a du bon en elle et de la volonté de se dévouer. Ce n'est pas ça qui est en cause.

Ce qui est en cause, c'est l'action, c'est le programme pour la milliardième fois. Arrêtez, dis-je à tous ces gens, de nous prendre pour des consommateurs de cacahuètes, de beurre ou de je ne sais quoi. Vous n'êtes pas en train de nous vendre un produit avec des bons slogans et du moment que vous avez trouvé le bon slogan, vous pensez qu'on va acheter le produit.

On parle de citoyenneté. Est-ce qu'on construit la friche ou pas ? Est-ce qu'on fait le Grand Canal ?

Est-ce qu'on fait la laine gratuite ? Je ne vais pas repasser tout le programme. Voilà ce que vous devez décider.

Si vous Élisez la warria, je vous l'ai dit, vous allez proclamer devant tout le pays qu'une autre gauche est possible. Quelle autre gauche ? Cette gauche qui est déjà dans cette salle.

Dans cette salle, il y a des communistes. En tout cas, s'ils n'ont pas une carte au PCF, leur tête est communiste. Il y a des socialistes [applaudissements] s'ils ont pas de carte au PS, ils sont restés du côté de Jores, ils sont restés du côté de la collectivisation.

Il y a des écologistes en grand nombre. Et bien voici que le mouvement insoumis se met à la disposition de toutes ses gauches et je vous dis ensemble nous allons créer autre chose en 2027 et après 2027. Nous allons recréer le grand parti, le grand mouvement capable d'un toutes ces composants, [applaudissements] de les rassembler mais pas pour faire des combines mais pour appliquer le programme d'un bout à l'autre.

J'espère que vous avez pris confiance. dans les portees-paroles du mouvement insoumis. Il ne cède pas et moi je suis trop vieux pour changer d'avis.

Et par conséquent, que ce soit moi ou mes plus jeunes camarades, ils ne lâcheront pas un morceau de ce qu'ils sont décidés à faire. Si vous votez pour nous, c'est parce que vous votez pour la révolution citoyenne. Et l'objet de la révolution citoyenne et bien c'est de faire une France insoumise, écologiste et populaire.

Voilà quel est notre projet. [applaudissements] Voilà. Allez, j'ai toujours des petits citations pour vous [applaudissements] pour terminer.

Ça ça annonce la fin. [grognement] Il rigole lui-là. Je blague, je blague, je blague.

Un texte d'Élysée reclu parce que vous savez que le 18 mars c'était l'anniversaire de la commune de Paris. [applaudissements] Ah quand même ! Et je vous ai dit que le maire que je vous ai cité tout à l'heure, le maire socialiste, le premier maire socialiste de Lille, c'est le gars qui a demandé qu'on écrive la musique de l'international.

Alors c'est chez vous qui aimez cette affaire là ? [applaudissements] Je vous le dis juste comme ça pour que vous fassiez un essai mais je vous recommande de pas trop essayer. L'international, le poème, a été écrit pour être chanté sur la musique de la marseillaise.

Essayez une fois, vous savez plus ni chanter l'international ni la marseillaise. Alors bon, là c'est la commune. Voilà ce qu'il dit.

Voilà ce qu'elle va faire la Waria. La commune la commune de Paris engage d'avance ceux qui veulent la continuer en France, à Lille et dans le monde entier. à lutter pour une société nouvelle dans laquelle il n'y aura ni maître par la naissance le titre ou l'argent ni à servi par l'origine la caste ou le salaire partout le mot commune a été compris dans le sens le plus large comme se rapportant à une humanité nouvelle comme cette nouvelle France c'est moi qui l'ajoute formé de compagnons libres égaux, ignorant l'existence des frontières enseignes anciennes et sans traitant, comme j'ai commencé mon discours, à la paix d'un bout du monde à l'autre.

Voilà mesdames messieurs pourquoi on vote la warrior dans cette ville. Voilà pourquoi vous devez gagner. [applaudissements] Je vous le demande pour toute la gauche du pays, pour le futur de notre patrie. [applaudissements] Ayez le dernier mot et le premier.

Comme vous avez ouvert le chemin au socialisme, au communisme, [applaudissements] [acclamation] ouvrez le chemin aux insoumis écologiques et populaires. [applaudissements] [applaudissements] [musique][applaudissements] [musique] [musique] [musique] Ouais. [applaudissements] Merci. [applaudissements]