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« Militarisme, extrême-droite : construire un INTERNATIONALISME ouvrier » : discours d'Anasse Kazib

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Il y a Charenton, est-ce que ça va ? Bon déjà, avant de commencer, je voulais rien de très original, mais saluer vraiment cet événement qui est exceptionnel. Moi, depuis tout à l'heure, je suis au premier rang, donc je ne vois pas vraiment la salle.

Et la salle est très impressionnante. Féliciter l'ensemble, l'ensemble des militantes et militants de Révolution Permanente qui ont permis cet acte révolutionnaire qui, depuis des semaines, tract, col, appelle autour d'eux, etc., ont organisé des bus de Toulouse, Bordeaux, etc., pour permettre cet événement.

Dire que c'est un événement aussi qui est assez incroyable, je pense qu'on tirera les bilans et on en discutera encore dans les jours à venir, mais moi, je n'ai pas connaissance d'organisation politique, à gauche notamment, qui, en dehors de toute lutte de classe, en dehors de toute élection, fait des meetings dans deux salles différentes où il y a plus de 2000 personnes, des jeunes, des délégations ouvrières, en live, suivies dans plus d'une quinzaine de pays au monde où, depuis tout à l'heure, je reçois des messages sur Instagram de camarades qui sont en train de regarder, depuis le Mexique, depuis l'Argentine, depuis le Chili, le meeting. Et je veux aussi vous remercier toutes et tous ici pour votre patience et votre force que vous donnez depuis tout à l'heure au meeting. Bon, les camarades, j'ai la lourde tâche de conclure ce meeting.

Ça fait quelques jours que je prépare mon intervention et je me disais, mince, j'ai quand même deux défis. Le premier, c'est de vous enjailler après toutes ces interventions de grande qualité, après Myriam Bregman quand même, du bruit pour Myriam. C'est déjà pas évident en temps normal, mais après celle qui a osé dire à Javier Mileï, en direct au débat de la présidentielle en Argentine, qu'il n'était pas un lion comme lui se nommait, mais un petit chaton du système économique, la tâche est rude.

Je vais traduire pour Myriam parce qu'elle ne comprend pas le français. Javier Mileï non est un lion, est un gâtito mimoso del poder economico. Perfecto ?

Bon, j'ai dit que j'avais deux défis. En réalité, il y en a un troisième parce qu'il est 21h30 et on a faim. Le deuxième défi, les amis, c'est que je dois intervenir au même moment que le Paris Saint-Germain joue la finale de la Coupe de France.

J'ai dit au Stade de France, pour ceux qui demandent. Il y a quelques années, pourquoi je vous parle du Paris Saint-Germain, les amis ? Parce qu'il y a quelques années, jamais un soir de match, vous n'auriez pu m'amener dans un événement politique.

J'étais comme beaucoup dans un État très passif, loin de la politique, loin des luttes, de la volonté de réfléchir au monde, à comment lutter, comment s'organiser. Je pensais que toutes ces choses ne dépendaient pas de nous et encore moins de moi. Cette passivité, en réalité, on pense qu'elle est subjective.

Mais j'ai compris que l'objectif du pouvoir, c'est de nous éloigner de toutes ces questions, de nous dire, continuez à vous préoccuper de votre routine. Allez voter, mais le reste du temps, laissez la politique loin de vous. Souvent, même les amis, on dit, ah non, non, non, moi, je ne fais pas de politique.

Comme si c'était le mal, comme si se préoccuper de son avenir, celui des générations futures, réfléchir à comment faire face collectivement à cela, c'était à éviter comme la peste. Et si j'ai pu comprendre et apprendre autant sur notre histoire, sur notre classe, sur le système capitaliste et l'urgence de sortir de cette passivité, c'est grâce aux camarades de Révolution Permanente qui ont pris le temps à l'époque de me convaincre. Et je pense que c'est un des plus beaux cadeaux qu'on ait pu me faire dans la vie.

Parce que oui, les amis, c'est un cadeau précieux dans un monde où tout pousse à l'individualisme, à subir seul, d'avoir des camarades qui vous invitent à vous organiser à leur côté pour un autre avenir, débarrassé de toute oppression et de toute exploitation. Donc, j'espère que mon intervention aussi, ce sera un cadeau pour vous, pour le Hanas, pour le Hanas que j'étais il y a 10 ans en arrière et qui jamais auraient pensé être un jour porte-parole d'une organisation révolutionnaire et parler dans un meeting de plus de 2 000 personnes aujourd'hui. Vous savez, les amis, moi, je suis ce qu'on appelle les enfants des années 80.

On nous avait vendu la fin de l'histoire, la fin des États-nations, la mondialisation néolibérale comme futur indépassable. On nous a expliqué qu'on avait la chance de vivre dans le moins pire des systèmes, qui allaient faire régner la paix dans le monde et nous garantir quelques droits. Pour les ouvriers, en réalité, ça voulait dire régression sociale, précarité grandissante, chômage et fermeture d'usines.

Depuis que je suis entré dans le monde du travail, en 2007, j'ai déjà connu 4 réformes des retraites. J'ai vu passer, depuis 2007, mon âge de départ à la retraite de 60 à 64 ans. Aujourd'hui, la mondialisation se décompose et les phénomènes les plus monstrueux du passé reviennent en force.

Trump et sa guerre commerciale, la guerre en Ukraine, le génocide en Palestine, les tensions entre l'Inde et le Pakistan, la course à la militarisation, la chasse aux musulmans et aux étrangers, ainsi que la progression de l'extrême droite. Nous ne sommes qu'au début d'un processus qui est porteur de grands dangers. Car quand le capitalisme est en crise profonde, quand de nouvelles puissances viennent réclamer leur part du gâteau, les rivalités entre États finissent par se régler les armes à la main.

La Troisième Guerre mondiale, les amis, n'est pas encore là. La Troisième Guerre mondiale n'est pas encore là. Le fascisme n'a pas encore triomphé.

Et il est possible de les arrêter. Mais la situation, elle, s'accélère. Ce qui s'exprime à travers tous ces phénomènes, c'est le retour du nationalisme, guerrier, autoritaire, économique, qu'il soit porté par le centre-gauche, la droite ou l'extrême droite.

Kerr Starmer, le premier ministre travailliste du Royaume-Uni, ami du Parti Socialiste, Friedrich Merz, ancien de Black Rock et nouveau chancelier allemand, et Macron, ils ont tous les mêmes obsessions, tous le même programme, faire la guerre aux immigrés et préparer la guerre tout court. Cette politique, les amis, elle pave la voie à l'extrême droite, dont ils empruntent le programme quand ils ne recrutent pas directement des ministres venus de ce courant, comme Bruno Rotaillot. Continue à huer trois secondes.

Bruno Rotaillot, qui est en train de lancer une nouvelle offensive islamophobe quelques semaines seulement après l'assassinat raciste et islamophobe d'Aboubakar Sissé. En 2017, quand Macron est arrivé au pouvoir, les amis, en 2017, il y avait huit députés du Rassemblement national. Huit députés RN en 2017.

Huit ans plus tard, ils sont 126 députés du Rassemblement national. Ça, les amis, ce n'est pas un barrage, c'est une autoroute. Mais ce qui unit les dirigeants impérialistes et les dirigeants d'extrême droite qui prospèrent dans le monde, ce n'est pas juste d'être des réactionnaires, c'est la volonté de défendre de façon brutale les intérêts de leur État et de leurs entreprises contre leurs rivaux, contre leur population et contre les minorités qu'ils érigent en bouc émissaire.

Tous ces dirigeants ont d'ailleurs un point commun, leur soutien inconditionnel au génocide en cours depuis un an et demi. Quand un allié stratégique comme Israël est attaqué, quand leurs intérêts sont en danger, il n'y a plus de droit international. D'ailleurs, le seul droit que reconnaissent les États capitalistes, c'est le droit d'écraser toutes celles et ceux qui remettent en cause leur domination.

Et c'est pour ça qu'ils piétinent aussi les droits démocratiques les plus élémentaires en faisant la chasse aux opposants politiques, en interdisant des manifestations et en cherchant à criminaliser toutes les voies qui s'expriment contre l'ordre établi. Hier, c'était des syndicalistes contre les retraites ou des jeunes de quartier populaire pour la mort de Naël. Aujourd'hui, des soutiens à la Palestine et demain, ça sera tous les opposants à leur discours patriotique et à leur guerre.

Car pour imposer la militarisation, pour imposer la militarisation, il faut militariser les esprits et réprimer toute voix dissidente. Demain, les amis, on nous dira « Lui, il faut l'enfermer parce qu'il est contre la patrie. Lui, il faut l'enfermer parce qu'il essaye de dissuader la jeunesse de prendre les armes pour la France. » Et cette propagande, elle a déjà commencé.

Sur tous les plateaux télé, des politiciens réactionnaires et des généraux de l'armée française défilent pour nous convaincre de travailler jusqu'à 67 ans et de payer le réarmement. Par exemple, Alain Minc, ami et conseiller de l'ombre de Macron, a plusieurs idées. Du coup, je vous propose ici de faire, comme fait l'INSEE, un sondage pour voir si les idées d'Alain Minc vous plaisent.

Est-ce que vous êtes d'accord ? Oui ! Vous n'avez pas encore entendu les idées.

Donc, Alain Minc a une première idée. C'est de prendre directement dans vos comptes épargnes et de vous rembourser plus tard. Est-ce qu'il y en a qui sont pour ?

C'est moi ! Bon. Cette idée ne vous plaît pas beaucoup mais Alain, il a de la ressource.

Sa deuxième idée, Alain, c'est de doubler l'impôt sur le revenu et pareil, de tenter de vous rembourser plus tard. Donc, en gros, si vous payez 1 500 euros d'impôt sur le revenu en 2025, vous en paierez 3 000 et peut-être il vous remboursera. Il y en a qui sont pour ?

Bon. Visiblement, vous n'êtes pas très patriote dans cette salle. Du coup, les amis, ils ont quand même d'autres techniques parce que pour convaincre les gens comme vous, ils prennent le soin d'enrober ces discours dans un autre papier cadeau.

La défense de la paix. La défense de la paix. Si on achète pour des dizaines de milliards d'avions de chasse, de tanks, de missiles donc portés, de drones, de fusils, c'est pour la paix.

On nous fera travailler plus longtemps pour la paix. On prendra nos économies pour la paix et demain, on fera la guerre pour la paix. Aujourd'hui, beaucoup pensent qu'il est possible de s'en tirer, d'esquiver.

Beaucoup disent de toute façon, je n'irai pas faire leur guerre moi. Je ne ferai pas un sondage ici, les amis, mais je pense que personne dans cette salle a envie d'aller se battre. Aujourd'hui, le rejet de la guerre est même un obstacle pour les puissances impérialistes qui aimeraient avancer plus vite sur leur plan.

Un historien disait faire la guerre ne va jamais de soi, même pour les États les plus puissants. Il faut convaincre, mobiliser, donner du sens à la violence. Donner du sens à la violence.

Mais il ne faut pas sous-estimer à quel point les événements et les pressions politiques peuvent s'accélérer, les amis. Comment les États peuvent nous précipiter vers la guerre. Et en cela, l'exemple de la Première Guerre mondiale est plus qu'éclairant.

Écoutez bien cette anecdote qui est une anecdote vraie et historique. Le 23 juillet 1914, 23 juillet 1914, le petit journal quotidien important de l'époque titrait « La paix est encore possible. L'Europe retient son souffle mais refuse la guerre. » Le 23 juillet 1914.

Cinq jours plus tard, les amis, la Première Guerre mondiale débutait. Cinq jours avant, la paix est encore possible et l'Europe refuse la guerre. Le 29 et 30 juillet 1914, le bureau de la Deuxième Internationale se réunissait à Bruxelles pour réaffirmer son opposition à la guerre.

Et là encore, cinq jours plus tard, le Parti Social-Démocrate allemand, le principal parti de l'international, votait les crédits de guerre. On dit que celui qui ignore l'histoire est condamné à la revivre. une des leçons des grandes boucheries du XXe siècle, c'est que si on n'est pas profondément internationaliste aujourd'hui, on sera nationaliste demain, de gré ou de force.

Ça, c'est le côté factuel et le plus sombre. Mais l'histoire, elle nous enseigne autre chose. C'est qu'à chaque fois que des capitalistes nous ont menés vers la guerre, ils ont aussi préparé le terrain pour des soulèvements révolutionnaires.

On ne nous l'apprend pas à l'école et les profs dans cette salle ne me contrediront pas. Mais ce sont ces processus qui ont arrêté la première guerre mondiale, la révolution russe et la révolution allemande. Et je veux d'ailleurs rendre ici hommage aux mutins allemands de Kiel qui, le 3 novembre 1918, ont refusé l'offensive suicide de leur état-major contre les navires anglais, déclenchant par la suite la révolution allemande et s'organisant dans des conseils ouvriers directement inspirés de la révolution russe un an avant.

C'est pour ça, les amis, que nous ne sommes pas pessimistes parce qu'on est convaincus d'une chose, c'est qu'il est possible de se préparer, de s'organiser et de changer la trajectoire des choses. Que la classe ouvrière et la jeunesse ont ce pouvoir. Mais pour cela, lutter dans chacun de nos pays ne suffit pas.

Tous ici savons une chose, c'est que sans l'unité dans la lutte, rien n'est possible. C'est valable pour la moindre grève dans une entreprise. Et tous les camarades grévistes de Géodis, de la RATP, de la SNCF peuvent en témoigner.

Sans unité, il n'y a pas de victoire possible. Mais si ça l'est dans une grève locale, dans une entreprise, ça l'est d'autant plus lorsqu'il s'agit d'affronter les enjeux à l'échelle internationale et face à un système capitaliste mondial. La classe ouvrière est exploitée par les mêmes groupes capitalistes internationaux.

Je suis cheminot sur le triage du bourget. Chaque jour, nous faisons passer des trains qui transportent des marchandises produites par les prolétaires aux quatre coins du monde. Eux et nous faisons tourner le monde et c'est ensemble que nous devons lutter.

Les bourgeois, malgré leur désaccord et leur rivalité, sont capables de se coordonner pour défendre leurs intérêts contre les masses populaires. Vous les voyez à Davos, au G20, dans de nombreux voyages diplomatiques quotidiens, à l'image récemment de Donald Trump dans les pays du Golfe. Cela nous semble limite normal de voir des dirigeants internationaux collaborer ensemble.

Mais on ne se pose jamais la question, jamais cette question, pourquoi les membres de la classe ouvrière à l'échelle internationale ont perdu cette pratique de se coordonner ? Pourquoi nous échangeons si peu sur nos expériences ? Pourquoi nous ne martelons pas des mots d'ordre communs ?

Mais si on réfléchit, trois secondes les amis, comment on peut lutter clairement et concrètement contre l'extrême droite en France sans se préoccuper des avancées de Trump, de Musk qui demain financeront les partis d'extrême droite ici ? Comment combattre efficacement Le Pen sans être en lien avec les militants qui s'organisent contre l'extrême droite dans le monde et qui auraient tant à nous apprendre ? Comment espérer affronter la guerre, mettre fin au génocide, en finir avec la barbarie si on ne se préoccupe que de son pays ?

Aujourd'hui, je suis fier d'avoir en Argentine des camarades ouvriers et jeunes qui luttent contre les plans d'austérité de Milley et du FMI comme en a parlé Myriam. Aux Etats-Unis, des camarades qui dénoncent le protectionnisme de Trump, qui refusent d'accepter une politique qui les oppose aux travailleurs du monde entier. C'est pour ça que nous avons besoin de construire des organisations révolutionnaires avec une boussole internationaliste qui cherchent à se coordonner à travers le monde pour affronter sur le terrain de la lutte de classe les plans de la bourgeoisie.

Trump, Milley, Elon Musk, Mélanie, tous veulent incarner un nouveau nationalisme. On doit leur opposer un nouvel internationalisme. Les militants que vous avez entendus ce soir ne sont pas seulement des camarades qui viennent témoigner de la situation dans leur pays.

Ce sont, vous l'avez compris, des militants de notre organisation internationale, la fraction Trotskis, qui discutent, s'organisent et se coordonnent quotidiennement pour frapper ensemble avec une stratégie commune. Vous avez vu ici les camarades d'Allemagne, d'Argentine et des Etats-Unis, mais nous sommes également présents au Brésil, en Italie, au Venezuela, en Uruguay, en Espagne, au Chili, au Costa Rica, en Bolivie, au Mexique ou au Pérou. Nous ne cherchons pas seulement à construire un parti en France qui se préoccupe uniquement des questions nationales.

Nous voulons construire une organisation qui se préoccupe du sort de l'humanité toute entière, qui cherche à construire une alternative à l'échelle internationale à la barbarie du système capitaliste. Et c'est important d'insister là-dessus parce que ça, les amis, ce n'est pas la norme. Le nationalisme, il contamine aussi la gauche et le mouvement ouvrier.

Et si nous ne dénonçons pas dès aujourd'hui ces discours, demain, ils auront encore plus de poids parce que oui, l'impérialisme a besoin d'une aile droite mais aussi d'une aile gauche pour avancer. Je vais vous lire quelques citations récentes de la gauche française pour que vous voyez le fond du problème. Investir dans la défense, c'est investir dans la défense de nos idéaux.

Je ne vais pas vous faire genre trouver qui c'est, etc. On dirait du Macron. Mais c'est le Parti Socialiste qui dit ça.

Bon, c'est presque des cousins germains. L'Union Européenne doit s'affirmer comme une force militaire. L'Union Européenne doit s'affirmer comme une force militaire.

Mais tu te dis, mais qui a dit ça ? François Fillon ? Bruno Rotaillot ?

Non, les amis, c'est Europe Ecologie Les Verts. C'est dingue, ça, c'est des trucs qu'on n'entend pas. Ces secteurs qui soutenaient hier le droit d'Israël à se défendre veulent maintenant montrer qu'ils seront les champions du droit de la France à se défendre aussi.

Et leur rôle, c'est aussi de vous en convaincre. Mais ça ne s'arrête pas là. Même la France Insoumise, avec qui nous avons souvent partagé la dénonciation du génocide en Palestine, explique par la voix d'une de ses députés membres de la Commission de la Défense, ouvrez les guillemets, on n'est pas contre le réarmement de la France et de l'Europe.

Le problème, c'est qu'ils vont aller où, ces 40 milliards ? Aux USA ? En gros, le militarisme, d'accord, mais à condition d'acheter des Rafales et pas des F-35.

Et ces discours, la gauche les tient partout dans le monde. En Allemagne, comme l'a dit Inès, dit Linke, le nouvel espoir de la gauche européenne a voté les crédits de guerre quelques semaines après les élections. Sacré espoir pour les Allemands.

Le nationalisme, il affecte aussi les organisations syndicales. Aux Etats-Unis, après les grèves historiques, des syndicalistes combattifs de l'automobile de l'UOW ont choisi...

Je ne sais pas pourquoi j'ai dit W après à la fin. Je suis parti genre...

Tu sais, mon corps, il s'est bloqué par le français, anglais. Je suis trop piqué par l'internationalisme. On choisit de soutenir les tarifs douaniers de Trump.

Des tarifs qui servent en grande partie aux patrons du monde pour annoncer des plans de licenciement. Il y a quelques mois, le dirigeant de ce syndicat expliquait pourtant que Trump était un briseur de grève. Maintenant, il le soutient.

Et il soutient le programme économique du gouvernement. Ce même gouvernement qui expulse les étudiants palestiniens, envoie des étrangers dans les prisons du Salvador dans sa guerre commerciale en espérant gratter quelques miettes comme l'a expliqué tout à l'heure Julien. En France, vous l'avez peut-être raté, mais la direction de la CGT, les camarades...

Il y a des camarades de la CGT ici ? Des camarades de la CGT. Ce n'est pas vous, hein ?

Eh, Hassan ! Du bruit pour Hassan et les Géodis. Parce que malheureusement, c'est ça la bureaucratie syndicale.

C'est des militantes et des militants de combat, de valeurs sur le terrain qui charbonnent au quotidien pour obtenir des améliorations de leurs conditions de travail et de salaire. Mais des organisations syndicales, c'est aussi des gens au sommet qui utilisent cette position, qui utilisent les heures et les heures que Hassan, que Christian Porta, les camarades de Neozert, les camarades de la RATP, charbonnent sur le terrain, utilisent ce rapport de force-là pour essayer, derrière, de se positionner en protecteur des intérêts de la France. Et donc, la direction de la CGT a annoncé sa première victoire depuis la défaite des retraites.

De quoi s'agit-il ? Eh bien, de la mise en place d'une cellule de crise pour discuter de la riposte à la guerre commerciale de Trump pour proposer leurs propres mesures protectionnistes. Voilà.

Donc ça, c'est la victoire qu'a revendiqué Sophie Binet. Et vous voyez le problème. On a des syndicalistes de part et d'autre, côté Trump, côté français, qui, au lieu de s'unir, au lieu de s'unir, d'appeler à l'unité des travailleurs se rangent derrière leur propre bourgeoisie pour s'affronter.

Et je le dis ici en tant que porte-parole de révolution permanente, mais également syndicaliste chez Sudrail depuis dix ans. Ces discours ne font que jouer contre notre camp social. Cela sert à détourner la colère des travailleurs au lieu de les mettre en ordre de bataille pour lutter contre les plans d'austérité, contre leur propre bourgeoisie.

Jamais nous ne pouvons accepter d'alliance avec le patronat contre les ouvriers du monde. Aucun État capitaliste, camarade, ne sera un allié pour la paix dans une période où tous se préparent à défendre leurs intérêts et les armes à la main. Toute concession au chauvinisme, à l'idée qu'il faudrait défendre les intérêts des Français en premier, à l'idée que les problèmes de la classe ouvrière peuvent être réglés en s'en prenant aux pays étrangers est un danger mortel.

De la même façon qu'ils cherchent à nous diviser entre embauchés et intérimaires, sous-traitants et donneurs d'ordres, travailleurs français et travailleurs émigrés, le patronat voudrait qu'on ne lutte que pour les intérêts des travailleurs français, c'est-à-dire en réalité pour leurs intérêts à eux face à leurs concurrents. Évidemment, nous leutons pour les travailleurs de ce pays. Nous sommes de tous les combats nationaux de ce pays et toujours en première ligne.

Nous sommes indignés par les plans sociaux, les familles jetées dans la précarité. Aujourd'hui, moi et mes camarades d'aiguilleurs au triage du Bourget, nous sommes en grève reconductible contre les suppressions d'emplois dans notre secteur. Je fais un rappel pour la caisse de grève mais pensez à mettre un petit billet, ça nous aidera à gagner surtout.

On pourrait, les amis, accepter un chèque, une mutation, mais on refuse de voir nos emplois être supprimés, alourdir la charge de travail de ceux qui restent et surtout laisser un avenir de cimetière d'emplois aux générations futures. Mais comme je suis aussi préoccupé pour l'ouvrier d'Arcelor à Dunkerque, de Renault à Cléon, pour le travailleur martiniquais qui vit l'explosion des prix et la répression de l'État français. Je suis inquiet aussi pour le travailleur sénégalais, anglais, ukrainien ou américain.

Je me sens mille fois plus proche d'eux, malgré les kilomètres, malgré les frontières, malgré nos langues, qu'avec le bon français Vincent Bolloré qui a hérité de l'entreprise familiale, la transmet à ses enfants et participe tous à nous exploiter en France et à travers le monde. C'est pour ça qu'Amarade contient beaucoup à cette phrase défendue par les révolutionnaires pendant la Première Guerre mondiale. L'ennemi principal est dans notre propre pays.

Et je le dis aussi parce que je sais qu'il y a des camarades insoumis dans la salle. Et c'est un plaisir de vous compter aussi parmi nous dans ce meeting-là. Mais ces dernières années, on a souvent mené des luttes communes et on continuera à chaque fois que cela sera nécessaire.

Mais on ne pense pas que cela justifie de mettre nos désaccords sous le tapis. Je crois même que c'est quand le danger est le plus grand qu'il faut pouvoir se parler franchement parce que nos erreurs peuvent coûter très cher. On ne peut pas défendre la paix, les amis.

On ne peut pas défendre la paix et affirmer en même temps que la priorité c'est de défendre ouvrez les guillemets la sécurité de notre propre frontière sur les cinq continents comme l'a déclaré Jean-Luc Mélenchon. Parce que ça, les camarades, ça, les camarades, c'est se ranger in fine derrière l'impérialisme français et les restes de son empire colonial. On ne peut pas, et je ne l'ai pas écrit dans ce texte-là, mais je profite qu'il y ait quelques camarades kanak, mais il faut savoir que la France est la deuxième...

Force à la...

Et les camarades kanak ne démentiront pas ça, mais la France est deuxième puissance maritime au monde, pas, comme je dis, avec le port du Havre, de la Rochelle ou autre, mais grâce notamment à sa position stratégique dans l'océan Indien avec la Kanakie, grâce à sa position stratégique avec Mayotte, etc. C'est-à-dire qu'il faut voir qu'à travers cette colonisation, il y a la défense des intérêts de l'impérialisme français et ce n'est pas possible qu'on accepte de dire qu'il faut défendre la France et sa présence dans les cinq continents. Et on ne peut pas défendre aussi la paix quand on propose sa propre version de la loi de programmation militaire en dénonçant le fait que Macron n'augmente pas suffisamment les budgets de l'armée française.

L'internationalisme, il est prolétarien ou il n'est pas. C'est la solidarité entre les ouvriers, entre les peuples opprimés, pas une orientation diplomatique. Et ça, ça ne peut se construire que dans une lutte frontale contre les capitalistes de notre pays.

Ce constat, il est important parce qu'il y a aussi de faux internationalismes qui circulent, qui vident ce mot de son contenu. Par exemple, face à l'invasion réactionnaire de Poutine au crime de son armée, on a vu la majeure partie de la gauche s'aligner derrière l'OTAN et les États-Unis. Même le NPA s'est mis à demander plus d'armes et plus de militarisation en faisant croire que les États impérialistes qui ont confisqué la lutte légitime pour l'autodétermination du peuple ukrainien, œuvrer pour la liberté.

Quelques années plus tard, pourtant, Trump a dit clairement ce qu'il cherchait dans cette guerre. Affaiblir la Russie et s'assurer du contrôle des minerais rares en Ukraine. Mais c'est le cas aussi de ses adversaires européens.

Alors oui, la position internationaliste dans ce conflit, hier comme aujourd'hui, c'est de dire clairement ni Poutine, ni OTAN. La solidarité internationaliste sans une claire délimitation de classe, sans se tenir à distance des manœuvres de l'impérialisme. Il n'y aura pas d'autodétermination pour l'Ukraine sans politique ouvrière indépendante.

Ce constat, il est valable aussi pour l'idée que Poutine et Xi Jinping seraient des alliés contre l'impérialisme. Non, les gouvernements des BRICS ne dessinent pas une alternative anti-impérialiste. Ils ne s'opposent pas une seconde à l'impérialisme en tant que système.

Ce qu'ils veulent, les amis, c'est leur part du gâteau, leur place dans le pillage mondial à travers une nouvelle alliance. Ils ne rejettent pas la domination, ils rejettent simplement le fait de ne pas être, eux, les dominants. C'est pourquoi, camarades, il faut être clair, il n'y a pas de camp progressiste entre les impérialismes et les grandes puissances.

Le seul camp progressiste, c'est le nôtre, celui des travailleurs de la jeunesse et des classes populaires en lutte contre ce système. Certains pensent que le nationalisme empoisonne notre classe et que c'est indépassable. Pourtant, ces derniers mois, des millions de personnes ont manifesté dans le monde contre le génocide, se sont mobilisées dans leur fac, se sont mises à boycotter McDo, Carrefour, Starbucks, Coca-Cola pour frapper aux porte-monnaie les entreprises complices.

On a vu des travailleurs de la santé du monde entier se solidariser avec les Gazaouis, entrer même parfois en grève de la faim. On a vu des dockers en France, au Maroc ou en Grèce dénoncer et refuser de participer au transport d'armes vers Israël. L'internationalisme qu'on défend, il est en germe dans cette solidarité avec le peuple palestinien.

Mais lorsque nos gouvernements nous disent de nous taire et de nous ranger derrière leur soutien inconditionnel à l'État d'Israël, mais aussi à chaque fois que les travailleurs d'un pays regardent ceux d'un autre comme des camarades de lutte, lorsqu'on se passionne pour les mobilisations au Myanmar, au Chili, en Kanaki ou au Liban, lorsque nos yeux pétillent en voyant les Sri Lankais sauter dans la piscine de leur président et taper une sieste dans son lit. Moi, j'ai abandonné les slogans. J'ai vu que...

Il n'y a plus d'animation pour moi. Vous vous êtes dit qu'on applaudit et c'est tout. C'est ça, Lili.

Vraiment, les gauchistes, c'est soit tout soit rien. Mais un petit peu, un petit peu. Les amis, je disais, je parlais des Sri Lankais et on se dit vraiment à quel point la classe ouvrière est merveilleuse et pleine de ressources.

Quand la classe ouvrière se soulève dans un pays, elle fait systématiquement tache d'huile. Rappelez-vous des printemps arabes, du printemps arabe, pardon, ou des printemps arabes et comment ils ont diffusé une vague de révolte de la Tunisie à l'Égypte en passant par la Turquie, l'Espagne puis la France. Rappelez-vous des gilets jaunes et de la façon dont ce symbole s'est retrouvé en Algérie pendant le Hirak.

Rappelez-vous comment la colère des prolétaires français a explosé en même temps que la colère en Équateur, au Liban ou à Hong Kong. Ce n'est pas un hasard, camarades, parce que notre classe est internationale. Elle vit sous le joug d'un système capitaliste international. et sa crise a des répercussions internationales.

Maintenant, imaginez qu'on se coordonne consciemment, qu'on s'organise entre travailleurs de tous les pays, que mon camarade Adrien Cornet, raffineur de Grand Puy, discute non seulement avec les travailleurs Ougandais impactés par les projets de Total, mais avec les raffineurs de Petrobras au Brésil. Imaginez si une organisation révolutionnaire à l'échelle internationale pouvait compter plusieurs dizaines d'ouvriers des ports et docks et des aéroports à Rotterdam, à Marseille, à Athènes ou à New York. Comment nous pourrions immédiatement lutter, immédiatement lutter de manière coordonnée contre l'envoi d'Arma Israël ?

Myriam en a parlé, mais vous le savez, récemment, on a, avec les camarades de la fraction trotskiste, mené une campagne de solidarité à l'occasion de mon procès et de celui d'un autre camarade de révolution permanente le 18 juin prochain. Le 1er mai, à Buenos Aires, ils étaient plus de 2500 à avoir brandi ces pancartes que vous avez sorties aujourd'hui pour apporter leur soutien internationaliste. Mais c'était également le cas au Brésil, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis.

Mes camarades ont remué ciel et terre pour arracher des soutiens, des articles dans la presse, la signature de prix Nobel d'intellectuels internationaux. On veut faire, les amis, de ce procès, le procès de la criminalisation des soutiens du peuple palestinien. En France, mais aussi à l'international.

Montrer que si nous sommes si nombreux à être poursuivis à Paris, Berlin ou à New York, c'est parce que Netanyahou n'a ni sniper ni bombe de une tonne pour nous faire taire. Alors, ses amis utilisent la police et la justice pour ça et on ne les laissera pas faire. Mais ça, ce n'est qu'un petit exemple de ce qu'on pourrait faire.

On pourrait combattre l'extrême droite partout où elle est, partout où elle est en train d'avancer. Proposer une alternative aux millions de travailleurs qui aujourd'hui sont influencés par l'extrême droite après les trahisons de la gauche. On pourrait devenir l'ennemi le plus redoutable de l'international réactionnaire qui la fasse reculer.

On pourrait combattre leur préparation à la guerre dans nos lieux de travail et d'études et devenir le principal obstacle des plans des impérialistes et des militaristes en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. On pourrait lutter contre le FMI, la dette qu'elle impose aux pays semi-coloniaux, coordonner les mobilisations qu'on a vues ces dernières années au Bangladesh, au Kenya, en Argentine et depuis la France, refuser de se placer dans le camp de Christine Lagarde contre celui des peuples opprimés. Imaginez les amis, imaginez les amis si nous étions coordonnés à l'échelle européenne contre les stratégies de casse de nos acquis sociaux plutôt que de subir les fameux discours qui expliquent que c'est une directive de l'Union européenne et qui nourrissent l'idée absurde que l'Union européenne serait un monstre au-dessus des États.

Un monstre au-dessus des États. Alors qu'en réalité, c'est un outil de coordination des principales bourgeoisies du continent, France et Allemagne, en tête. Si les patrons n'aiment pas que les étudiants se lient aux travailleurs, que les travailleurs s'organisent ensemble dans une même usine ou dans des grèves nationales, imaginez ce qu'ils pensent de l'idée que les travailleurs se coordonnent à l'international.

La force des travailleurs, les amis, c'est un combat à contre-courant. Mais l'histoire nous enseigne que ceux qui étaient à contre-courant hier sont ceux qui ouvriront la voie demain. Vous l'aurez compris, les amis, le temps de la passivité doit être révolu.

Si je suis devant vous, les amis, c'est aussi pour mes enfants. On est tous préoccupés par l'avenir de nos gosses, de nos petites sœurs, de nos neveux ou nièces. On se dit, merde, dans quel monde on vit ?

Et surtout, quel monde on va leur laisser demain ? Quel monde on va leur laisser demain ? C'est sympa d'acheter aux gamins des PlayStation pour leur anniversaire, de leur mettre de l'argent de côté, de faire tant de sacrifices après la fatigue du travail pour les déposer à la danse ou au foot.

Mais que feront-ils de tous ces cadeaux demain ? S'ils vivent dans un monde de guerre et de cimetières d'emploi ? S'ils vivent dans un monde à plus de 3 degrés, le monde de la crise climatique et de la destruction du vivant vers lequel le capitalisme nous entraîne ?

Qu'est-ce qu'on aura laissé réellement aux générations futures ? Mon grand-père est allé sur le front de l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale et il en est rentré mutilé à cause de leur boucherie. Mon père a laissé sa famille au Maroc pour espérer nous offrir un avenir meilleur.

Il a passé 40 ans à travailler en 3-8. Nos parents sont des héros. Ils ont lutté contre l'impérialisme français, contre la colonisation, contre le nazisme et contre le patronat de ce pays qui voulait les exploiter plus que les autres.

Ils ne nous ont pas acheté des Playstations mais ils ont tout sacrifié pour qu'on ait un avenir moins pire que le leur. Et c'est aussi pour ça que j'ai décidé de lutter, de prendre des coups comme le 18 juin prochain pour un autre avenir, débarrasser de toutes ces oppressions. Et si j'en suis capable avec un boulot et une famille, je pense ici qu'on en est tous aussi capables.

Ce n'est pas une question de temps, ce n'est pas une question de temps, de disponibilité, mais une question de conviction, d'être convaincu de mettre de son temps pour changer les choses. Et ne vous inquiétez pas, j'aurai quand même le temps d'aller regarder la deuxième mi-temps du Paris Saint-Germain après. Ou plutôt le résumé du match.

Alors, je veux que vous compreniez que c'est un acte révolutionnaire que d'être présent aujourd'hui, de voir l'immensité des problèmes qui sont devant nous et de comprendre que nous sommes tous ici, tous ici, la solution à ces problèmes. Je ne suis pas meilleur que vous, les camarades. Et les camarades qui m'ont précédé, non plus.

Mais si nous sommes capables de penser et analyser le monde aujourd'hui avec une boussole de classe, c'est parce que nous sommes organisés, parce que nous sommes un collectif révolutionnaire à l'international qui s'enrichit mutuellement de toutes les expériences pour se préparer aux grands défis de demain. Mais nous ne pouvons avancer que si nous sommes de plus en plus nombreux. Parce que des organisations révolutionnaires, les amis, même avec beaucoup de volonté, même avec une stratégie juste, ne peuvent rien sans le nombre.

Même si nos ennemis ont d'énormes faiblesses, que les Macron, les Trump, les Bernard Arnault sont détestés, que les gens en ont marre de ce système, les gens en ont marre de ce système, ils continuent, malheureusement, à être une force organisée contre nous. Avec leurs polices, leurs juges, leurs organisations politiques, leurs milliardaires et leurs médias bourgeois. Sans leur opposer une force plus importante, encore plus organisée, structurée, qui compte des milliers de jeunes et d'ouvriers à travers le monde, ils continueront à gagner.

Donc, chers camarades, et je m'adresse à vous toutes et tous pour ces dernières phrases de conclusion. Chers camarades, s'il vous plaît, s'il vous plaît, ne sortez pas de cette salle comme si vous sortiez d'une salle de concert en vous disant « Ah, c'était vraiment sympa le meeting de révolution permanente ! » Parce que je sais qu'il y en a qui vont dire « Ah, c'était vraiment sympa ! » Alors, le PSG, il a gagné combien ? » Sortez de cette salle, les amis, sortez de cette salle avec la conviction profonde de vous organiser à nos côtés, de ne pas juste être sympathisant de révolution permanente et de la fraction trotskiste, mais d'en devenir des militants à part entière.

À la fin de l'année, j'ai une grande nouvelle pour vous, à la fin de l'année, nous allons organiser une grande conférence de la fraction trotskiste au Brésil avec des délégations de tous les pays pour discuter de la situation internationale et de nos expériences pour penser nos tâches dans la situation. Si avec 500 militants, si avec 500 militants, les amis, nous avons réussi un tel meeting de plus de 2000 personnes, imaginez de quoi nous serions capables si tous ici, si tous ici, vous deveniez demain des militants de révolution permanente. Si demain, nous disions lors de cette conférence internationale au Brésil que révolution permanente a doublé de taille et qu'ont encore plus de jeunes et de travailleurs dans ses rangs, prêts à lutter pour changer le destin de l'humanité.

Je pense qu'on commencerait vraiment à faire flipper la bourgeoisie. Alors, les amis, je vous dirai simplement ces quelques mots. Organisons-nous dans chaque pays, préparons-nous, n'ayons pas peur de défendre la perspective d'un monde sans guerre, sans frontières, sans exploitation, d'intervenir dans chaque combat avec une boussole, une stratégie, l'expérience de notre classe à l'échelle internationale.

Pas seulement pour se défendre, pas seulement pour se défendre, pas seulement pour lutter, mais pour gagner. Merci à toutes et à tous. Meeting de 2000 personnes de RP et de l'AFT.

Organise-toi avec Révolution Parmanente dans ton quartier, ton lieu de travail, ton lycée ou ta fac. Remplis le formulaire pour nous contacter, on est présent dans 20 villes en France.