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Discours / meetingUnité Laïque· 20 avril 2023 14 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

TR1- Les enseignants sont-ils encore de fermes laïques?, par Jérôme Guedj, invité politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:34non_speechFait
    « il reste quand même un énorme trou dans la raquette qui est la question de des inégalités de la manière dont l'école ne parvient pas à corriger les inégalités »
  • 5:39non_speechFait
    « le corps enseignant est-il encore républicain »
  • 8:40non_speechFait
    « pour moi dans le précédent quinquennat la meilleure loi séparatisme ce n'est pas celle qui a été votée c'est celle qui aurait dû être qui s'appelait le plan Borlo »
  • 11:36non_speechFait
    « 2004 et 2010 nous ont fait gagner du temps une certaine manière mais que la confrontation elle est à nouveau de nous »

Temps de parole

  • ?98 %

≈ 3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

bonjour à toutes et à tous merci moi aussi à unité laïque pour cette invitation alors vous l'avez compris un peu au des beautés je ne suis pas Michael Delafosse mais c'est un ami mais je suis très heureux j'avais de toute façon Jean-Pierre ça coule le sait prévu de je m'étais inscrit à cette rencontre et je suis de l'autre côté du pupitre et j'en suis et j'en suis très heureux d'autant que ça s'inscrit pour moi dans un week-end à thématique puisque je pars tout à l'heure au Havre pour les universités de la lycra ou demain j'aurai plaisir sur des sujets un peu connexes à débattre avec deux amis Édouard Philippe et Astrid Panossian Bouvet autour des questions justement de de laïcité de lutte contre les extrémises pour moi alors vraiment merci pour le texte que vous nous avez communiqué votre votre intervention parce que on dit souvent qu'il faut se glissant dans les pas de Jean Jaurès aller à l'idéal et et comprendre le réel et là vous nous invitez presque à un mouvement inverse et c'est à dire que l'idéal est d'une certaine manière dans un rétroviseur peut-être parfois un peu mythié je suis d'accord avec Jean-Michel Blanquer et que on est abattu par une forme de alors moi je vais prendre le pendant il y a eu la version optimiste je vais endosser le Bad Cop par moment par une forme de de résignation d'abattement de désespérance en regardant le réel de ce qu'a pu devenir le

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Locuteur

l'école au regard de cette vision un petit peu un petit peu idéalisée je pense qu'il faut qu'on évite les deux écueils comme Jean-Michel Blanquer je vous le dis ça va être je disais Adrien matou ça va être parfois difficile d'inventer des antagonistes parce que nous pouvons avoir des forts convergence sur les éléments du diagnostic et même sur la vision que nous devons nous devons porter mais dans le cadre de la dispute apaisée qui est l'engagement politique nous aurons des nuances parfois même des divergences sur les réponses qu'on a à apporter ce que je veux dire c'est que nous sommes à cette tribune et si nous y sommes rassemblés par l'appartenance au camp républicain et nous nous trompons pas sur ce de nos adversaires qui existent et que nous avons à combattre mais pour autant cette seule appartenance au camp républicain ne suffit pas à définir une ligne unique et univoque je dis ça en petite incise parce que parfois la

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Locuteur

l'affirmation de cette confrontation avec les adversaires résolus de la République ceux qui ont un projet politique qui essaye parfois de l'irriguer et de le sommet de la graine notamment à l'intérieur de l'école cette seule ligne de fracture dans le débat politique elle est aussi évoluante parce que elle nous prive nous-même de du fait de se limer la cervelle comme dit les montagnes c'est-à-dire aussi d'être capable de d'apporter les meilleures réponses c'est à dire que l'islamisme radical et notre adversaire en face nous avons des membres du camp républicain mais ça ne suffit pas si à l'intérieur même du camp républicain le débat ne s'organise pas et notamment partant des objectifs que nous avons en commun de questionner la réalité et l'efficacité des réponses que nous apportons partons pas pardon pour la saison parce que je dis ça parce que parfois dans le débat politique vous manquerez pas de m'interpeller sur l'alliance à laquelle j'appartiens de se dire cette ce manichéisme là dans le débat dans le débat dans le débat public

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Locuteur

défini ceux qui peuvent participer ou pas à ce combat je ferme la parenthèse moi je voudrais parce que je partage les éléments d'analyse qui ont été qui ont été portés dans cette désespérance que je mentionnais d'essayer de regarder quel est le chemin praticable comme Jean-Michel Blanquer je regarde aussi le verre à moitié plein les réussites de notre école sur du temps long sont absolument incontestables à manière dont elle a abordé la massification la démocratisation de de l'enseignement et me paraît à mettre au crédit d'une forme de constance et de cohérence dans dans les dans les enjeux dans les enjeux portés mais il reste quand même un énorme trou dans la raquette qui est la question de des inégalités de la manière dont l'école ne parvient pas à corriger les inégalités

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Locuteur

et à du coup être parfois même une caisse de résonance de celle qui sont dans l'environnement immédiat de immédiat de l'école moi je l'école sanctuaire c'est évidemment la vision idéale que nous que nous que nous portons la réalité c'est qu'elle est aussi évidemment pour eux à l'environnement dans lequel les élèves les élèves évoluent et je dis les élèves et y compris les enseignants je fais une incidence vous avez j'imagine comme beaucoup d'entre nous lu le formidable petit livre de Yanis enfin pas petit livre le formidable livre de Yanis roder et le le chapitre qui m'a le plus désespéré c'est celui dont le titre est le corps enseignant est-il encore républicain c'est-à-dire l'interrogation sur y compris la manière dont les enseignants eux-mêmes ont ce sont dépouillés à la fois de cette vertu républicaine je suis fonctionnaire et en plus bien sur c'est bien de montrer le livre de Yanis et en plus je suis fonctionnaire donc de manière consubstantielle intrinsèque je devrais porter les valeurs de la République et en plus enseignant je devrais je devrais le faire de manière encore plus encore plus exigeante et on a ce sentiment c'est pour ça que je dis qu'il y a un sujet du côté des élèves mais il y a un sujet un sujet aussi du côté des enseignants que les choses se sont considérablement d'élite j'imagine on va voir tout à l'heure un échange plus spécifique sur les questions de de laïcité mais les enquêtes de la Fondation Jean Jaurès et il faut sur la la sensibilité des jeunes enseignants et pour le libéralisme avec beaucoup de guillemets autour des jeunes enseignants notamment dans le rapport à la loi de 2004 est assez vertigineux et me laisse à penser et j'étais hier avant-hier avec Charline Avenel qui est la directrice de Versailles et toutes les inquiétudes sont sont confirmées c'est-à-dire que la la remontée de d'un mouvement plus ou moins organisé d'un tu revendicatrice à l'intérieur de l'école tiens aussi à une forme de lâcher prise d'une partie d'une partie des enseignants

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Locuteur

qu'on va pas dire conciliant mais en tous les cas moins ferme dans la confrontation à tout seul et le point sur lequel je voulais donc insister pardon j'ai fait quelques quelques digressions c'est que dans le combat sur les inégalités la question de la mixité sociale pour moi me paraît pour le coup la mère de toutes les batailles à l'intérieur du pays mais significativement à l'intérieur de à l'intérieur de l'école et c'est une responsabilité qui échappe pour partie pour partie à l'école je suis un élu de banlieue je vois depuis 20 ans les ségrégations sociales spatiales ethnique s'accentuer ce n'est pas le fait de l'école mais l'école du coup se retrouve à devoir à devoir les les gérer et en subir les conséquences dit autrement le moi je pense que la découverte de l'altérité la confrontation à d'autres la capacité à s'extraire de soi-même suppose qu'on substantiellement cette nécessité de la mixité sociale quand elle n'existe plus sociale et culturelle quand elle n'existe plus dans l'école alors le projet politique même de l'école devient absolument devient absolument impossible et sans exonérer du coup les ministres de l'Éducation nationale successives je pense que notre faillite collective mais vous allez l'aborder de manière transversale tout au long de la journée c'est sur une partie de ces questions d'avoir pour le coup renoncer à cette bataille de la mixité sociale qui pour beaucoup puisque l'école est un lieu de proximité passe par la question de l'aménagement du territoire de l'habitat du logement autant de sujets qui ont été totalement désinvestis si je devais être un peu provocateur je vous dirais que pour moi dans le précédent quinquennat la meilleure loi séparatisme ce n'est pas celle qui a été votée c'est celle qui aurait dû être qui s'appelait le plan Borlo c'est-à-dire que la manière dont à un moment donné un diagnostic pertinent et intelligent sur les enjeux de reconstruction du bâti mais aussi du lien social dans les quartiers populaires et les formes massif que cela supposé en termes de peuplement d'habitat de service public le ren souvent à cette aspect de de des choses pour moi le plan Borlo c'était la République sociale jusqu'au bout c'est-à-dire la volonté à un moment donné de s'attaquer à la racine de ces inégalités il y avait un volet éducatif incontestable mais qui s'est fracassé sur le fait je le dis que depuis 20 ou 30 ans on fait du renouvellement urbain on fait de la politique de l'habitat du logement etc mais qui ne porte pas de conséquences moi ça fait j'ai siéger pendant 25 ans puisque j'ai été 25 ans bigre c'est un peu effrayant conseiller départemental au conseiller général j'ai donc siéger régulièrement dans des conseils d'administration des des collèges à Massy ou à Chilly-Mazarin et le mouvement de ségrégation sociale dans le collège et et d'uniformisation culturelle nommons les choses à alors en face ou à côté des équipes enseignante formidable mais absolument formidable mais m'expliquant que on ne peut plus dans cette mer de toutes les batailles un moment donné apporter les réponses l'objectif méritocratique qu'on peut avoir les uns les autres quand on est dans un dans un entre soi dans un Vasco qui ne permet pas justement cette confrontation à l'altérité voilà je m'arrête là parce que je pense que dans le deuxième temps je voudrais enfin je voudrais non je veux pas suggérer mais je sais qu'on va avoir puisque c'est une journée organisée par unité laïque à se frotter précisément aux conséquences de tout ça je j'ai un peu tisé pardon glycine j'ai un peu anticipé sur sur mon propos je pense que dans le titre je sais pas s'il était volontairement polysémique l'école est la mère de toutes les batailles mais je crois que c'est Pierre juste on qui le dirait qu'il le disait tout à l'heure probablement parce que c'est à nouveau à l'école qu'une bataille laïque va ressurgir moi je pense que 2004 et 2010 nous ont fait gagner du temps une certaine manière mais que la confrontation elle est à nouveau de nous et que donc on va avoir toutes les sujets tous les sujets qui avaient été mis un peu sous le sous le boisseau pierre parler de la question des accompagnateurs des accompagnatrices scolaires anticiper ce qu'on peut dire ce qu'on va dire tout à l'heure mais moi par exemple sur cette position là j'étais plutôt sur une position très très exigeante donc de considérer les accompagnateurs et accompagnatrices comme des collaborateurs occasionnels du service du service public que le temps gagné si je veux dire dans la propriété de la loi 2004 sa mise en œuvre les effets je vais m'avaient plutôt amené sur une ligne défendue d'ailleurs par Caroline forest un moment donné de dire c'est pas le moment d'ouvrir cette confrontation là parce que vous allez fabriquer justement une confrontation des victimes donner du crédit à ceux qui vont vouloir instrumentaliser ça comme une étape comme une étape supplémentaire et donc voilà je au moment où je vous parle je parce que voilà problématique Camille abaya et et le rôle voilà c'était évoqué par Jean-Michel Blanquer des réseaux sociaux des youtubeurs des influenceurs sur ces questions là il est dévastateur et ce qui est fantastique c'est qu'il est dévastateur pour ceux qui sont pour potentiellement concernés par la question à se poser mais aussi pour des jeunes et moins jeunes qui ne sont pas confrontés à ça moi j'ai des adolescents à la maison dont le niveau de libéralisme sur ces questions là effrez l'archéo républicain je suis en se disant j'ai raté quelque chose dans dans cette dans cette transmission le l'acceptation enfin voilà l'école n'est pas McDo on sait pas venez comme vous êtes voilà pourtant aujourd'hui ce principe là dans cette jeunesse et aussi parmi les enseignants est extrêmement répandu l'idée dire la liberté dont vous nous vassinez matin midi et soir elle commence par ça et ça ça procède aussi d'une d'une d'un soft power d'une bataille culturelle qui a été menée de manière plus ou moins organisée et qui fait que les premiers alliés se libéralisme là sont les jeunes eux-mêmes sont les mêmes générations et donc la fracture générationnelle à laquelle vous allez être confronté c'est on voit d'ailleurs dans les chiffres encore une fois de l'enquête Jean Jaurès Ifop sur le en fonction de l'âge des enseignants sur leur rapport à la loi de à la loi de 2004 voilà mais ça je le garde pour le deuxième temps merci

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Non speech

[Applaudissements]