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DébatLCP (sur YouTube)· 6 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Primaire à gauche : la malédiction continue ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce que les primaires sont une machine à perdre ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Quels sont les exemples de succès et d'échecs des primaires ?

  • 1:27OuverteRéponse directe

    Pourquoi les primaires à gauche cette année sont-elles présentées comme une malédiction ?

  • 2:11RelanceRéponse directe

    Vous dites que les primaires ont freiné la crise des partis. Pouvez-vous développer ?

  • 2:53RelanceRéponse directe

    Les primaires de 2017 ont-elles contribué à la défaite de Benoît Hamon ou François Fillon ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    François Hollande critique les primaires aujourd'hui. Comment l'expliquer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:53Patrice DuamelFait
    « Les primaires, ça produit des effets très contrastés. Des fois, ça marche, des fois ça marche pas. »
  • 14:06Françoise FressozFait
    « Ce qui se joue, ce sont les législatives qui suivront la présidentielle. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Imaginez qu'il gagne dans 10 jours au deuxème tour, euh, comment peut-on penser que sincèrement ces Golden Royal le soir même à la télévision irait en disant "Mais bravo Raphaël Lux, je vais le soutenir avec enthousiasme, je vais aller". C'est c'est pas c'est il y a aucune zéro crédibilité, on est au cœur du sujet. Bonjour, bienvenue dans Debadoc. Ravi de vous retrouver avec ce soir une belle question en pleine campagne présidentielle. Et si les primaires étaient une machine à perdre ? Une machine à perdre. Est-ce que la malédiction continue ? On se souvient du triomphe des primaires en 2011, en 2012. On se souvient également du grand

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désastre des primaires en 2017 quand les deux vainqueurs à droite, François Fillon et Benoît Amont à gauche étaient balayés dès le premier tour de la présidentielle. Cette année, le Parti socialiste, les partis socio-démocrates ont choisi de renouveler l'exercice. Alors, qu'en attendre ? Est-ce malédiction ? On ouvre le débat. C'est parti. Débado c'était donc primaire une machine à perdre écrit par Patrice Duamel et Michel Cot réalisé par Pauline Palier. Triomphe populaire en 2011. Les primaires ont viré au désastre en 2017, vous le savez, avec les deux vainqueurs, François Fillon et Benoî Amont qui ont été éliminés dès le premier tour de l'élection présidentielle, effondrement

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des partis de gouvernement. Et pour cette campagne présidentielleci, la gauche social-démocrate tente à nouveau l'exercice avec cinq candidats au premier tour les 9 et 10 octobre, primaire à gauche, la malédiction continue. On va poser la question et en débattre avec Patrice Duamel. Bonsoir et bienvenue. Merci d'être avec nous. Vous êtes co-auteur du documentaire et vous avez publié le crépuscule des dieux aux éditions l'Observatoire en 2026. Bonsoir Françoise Fressose et bienvenue journaliste et éditorialiste au monde. Sans doute l'une de celles qui connaît le mieux la vie tourmentée de la 5e République. Bonsoir Rémy Le Fèvre. Bonsoir et bienvenue politiste, professeur de sciences politiques à l'université de Lille. Vous êtes spécialiste des partis

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politiques, des campagnes électorales et vous travaillez sur les primaires depuis longtemps maintenant. Auteur des primaires de l'engouement au désenchantement. C'est tout un programme, c'est un livre que vous aviez publié. On va plonger dans le vif du sujet. Patrice Duamel primaire, une machine à perdre. Il y a un point d'interrogation à ce stade et après avoir vu les débats des primaires à gauche, on enlève le point d'interrogation. Oui, on l' on avait toujours eu envie de l'enlever et puis on s'est dit que c'était quand même mieux si les téléspectateurs choisissaient eux-mêmes de le garder ou de l'enlever. Donc maintenant qu'ils ont regardé, ils sont peut-être fait une idée. Mais enfin pour moi, il y a pas de point d'interrogation. Il y a pas de point d'interrogation.

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Vous vous le gardez. Moi, je pense qu'elles ont eu un effet extrêmement bénéfique, c'est-à-dire elles ont freiné la crise des parties. Elles ont freiné la crise des parties. Moi, je me souviens de l'événement qui avait été la primaire de 2006 qui était une primaire fermée chez les socialistes, mais où a surgi Ses Golenes Royal qu'au fond, le Parti socialiste était plongé dans une crise à la fois depuis la défaite de Lionel Jospin. vous souvenez cette espèce de choc incroyable où Lionel Jospin ne peut pas se présenter au second tour de la présidentielle de 2002 et puis il y avait aussi toute cette crise européenne qui avait absolument divisé le parti en deux et voilà que surgit une femme qui est prise de haut par les éléphants. J'ai j'ai des

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souvenirs Laurent Fabius mais qui va s'occuper des enfants. Stroscan qui trônait comme si c'était le vainqueur et elle elle arrive et c'était pas seulement parce que c'était une femme, elle avait compris qu'il y avait quelque chose de congelé dans ce parti. Elle revenait, je me souviens, de Londres. Elle avait été un peu ébahie par le l'expérience de de Tony Blair. Elle disait "Mais là-bas la jeunesse a l'air plus heureuse. Alors, c'est vrai qu'il y a de la flexibilité mais peut-être que ça vaut le coup d'essayer." Donc, elle les bousculait, elle les bousculait et eux ne comprenaient pas ce qui se passait. Je me souviens mais c'était même Lionel Joseppin regardait il l'apprenait pour une entre parenthès entre guillemets une folle et au fond ça a été pour moi le premier moment

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d'événement où on sortait de ce clan d'un parti qui qui était vraiment congelé où il se passait quelque chose et la campagne de 2007 a été l'une des plus belles campagnes avec d'un côté Nicolas Sarkozy et de l'autre c'est Golan Royal. Alors 2007-27 le point d'interrogation vous le gardez ou vous l'enlevez pas terminer le tour de table Je suis je vais faire une réponse universitaire. Les primaires, ça produit des effets très contrastés. Des fois, ça marche, des fois ça marche pas. Ça sert beaucoup à légitimer les parties aussi. Parfois ils n'ont absolument pas euh ils peuvent pas faire autrement. Donc c'est c'est devenu une contrainte, c'est devenu une ressource, c'est aujourd'hui dans le système politique et ça dépend énormément du contexte dans lequel le parti qui l'organise euh se

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trouve et je trouve qu'on fait souvent des très mauvais mauvais procès au primaire. Par exemple, je suis pas du tout convaincu que c'est les primaires de 2017 qui contribué à la à la défaite de Benoît Amont ou celle de François Fillon. La primaire de François Fillion étant un exemple parfait, la primaire s'est parfaitement déroulée. 4 millions de personnes comme le dit Alain Jupé dans le documentaire avec beaucoup de justesse, c'est pas du tout la primaire qui est responsable de l'échec de François Fillon en en lors de la campagne. C'est ce qui va se passer de mois plus tard avec le canard enchaîné. ou et là la primaire du coup vaendre va rendre les choses compliqué parce que il va se il va s'autoriser de des primaires et de légitimité mais les primaires ne c'est pas l'alphaf

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on impute beaucoup de choses au primaires. C'est c'est pas aussi important qu'on le dit dans dans la la victoire ou la défaite. Mais alors ça a été présenté comme un progrès démocratique et une manière de donner de la vitalité à la vie politique et particulièrement dans ce temps fondamental qui est la campagne présidentielle. Mais votre documentaire il est dur. les témoignages des principaux intéressés sont très très durs. Et alors ce qui est frappant, c'est François Hollande. François Hollande, c'est quand même quelqu'un qui a été élu, sorti des primaires grâce au primaires et élu président de la République et qu'il en dit le plus grand mal aujourd'hui. Comment expliquer le paradoxe ? ce qui met en lumière une évidence qui pardon est de plus en plus

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évidente. Et quand on voit les les trois débats télévisés qui se sont terminé hier soir, c'est-à-dire plus c'est sincère, pire est le résultat politique. Expliquez-nous ça. Bah moi, j'ai vécu euh comme Françoise euh et vous euh vous étiez plus jeune euh et Françoise aussi d'ailleurs par rapport à moi, mais j'ai vécu les moments des bagarres au si on est sur la gauche entre Mitteran et Rocard, entre Fabius et Jospa, on savait qu'il y avait des divergences. Oui, mais ça se passait au sein du parti, ça se passait pas à la télé. Elle s'exprimait dans les débats réseau, elle s'exprimait dans les congrès, s'exprimait dans les discours. Il y avait très peu de débats télévisés parce qu'il les refusait parce qu' il ne

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voulait pas euh se confronter l'un en face de l'autre dans un cadre normal. Là maintenant et par rapport au débat précédent de gauche, c'était déjà dur Hollande et Martine Aubri, mais là depuis les trois débats qu'on a vu, c'est c'est une sincérité je dirais explosive. Le spectacle d'hier soir, je dis spectacle parce que ça devient un spectacle. Ah mais c'est un spectacle télévisé d'ailleurs juste d'un mot puisque vous avez dirigé France Télévision, ça marche bien à la télé en audience ? Alors ça marche bien mais c'est pas c'est pas exceptionnel non plus. C'est sur les deux chaînes d'information euh 700000 téléspectateurs et c'est très très bien. Ouis. Et de temps en temps quand il y a un

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énorme événement ils font plus du ils font plus qu'un million. Euh et sur et sur France 2, je je suis pas objectif parce que c'est c'est votre ancienne maison et c'était un qui animait le débat. C'est un très bon score. Euh c'est pas non plus un score extraordinaire. Et et les autres euh débats de primaire, celui de François de Hollande ou celui avec François Fillon, ça faisait 3 qu jusqu'à 5 millions de téléspectateurs. Ah oui, d'accord. Donc on est loin, très loin de cet intérêt citoyen là. Mais ça je pense que c'est aussi ça accompagne cette espèce de de sentiment de on est désabusé par rapport à la politique et je pense que ça accompagne. Et pour revenir pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure, c'est-à-dire sur la

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division que ça crée, c'est vrai que ça fait des vedettes aussi les prima et moi je me souviens très bien que quand François Hollande a été élu, Arnaud Montebourg se sentait tributaire des 18 % qu'il avait obtenu à la à la primaire et il défendait il défendait notamment au moment de Florange en disant "Mais je suis tributaire des électeurs et je dois faire la politique." Et puis il y avait Vals aussi qui avait fait 5 % mais qui avait quand même surgi et au fond tout le quinquena de France Hollande a été un délitement qui à mon avis a effectivement trouvé ses origines dans la Mais est-ce que ça n'est pas un aveu de faiblesse ? Est-ce que ce n'est pas parce que vous disiez queil y avait une sorte de beauté dans l'exercice mais un aveu de faiblesse d'un parti qui

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n'arrive pas à désigner son candidat. On voit Valérie PC qui dit euh "Oui bah nous on a une tradition à droite, c'est la culture du chef à gauche il leur manque ça." Qu'est-ce qui pose par en fait le problème des primaires c'est de les primaires interviennent quand il y a plus de leadership naturel. Euh donc globalement pendant très longtemps à gauche comme à droite, il y avait un leadership naturel. Mitteran, Chirac, Giscard destin n'avait pas besoin de de primaire. C'était et puis avis, il y a eu une forme de primaire avec Chaban en premier temps. Oui, mais c'était Oui, mais c'était les primaires par les sondages. C'était pas des primaires dans la transparence. Aujourd'hui il y a un problème de leadership parce que les partis les partis sont plus faibles en fait. les partis sont plus

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faibles, n'arrivent plus à réguler la compétition interne. Et c'est bien le problème, c'est que quand il y a pas ou bien vous avez des des partis à leadership fort euh type euh la France insoumise où il y a pas de démocratie, euh la République en marche où c'est un parti personnel qui a créé Macron euh ou Marine Le On se demande d'ailleurs ce qu'il va devenir une fois Macron parti donc ça a été un parti d'ailleurs. Oui, voilà. Mais mais sinon euh bah comment vous faites et et aujourd'hui en plus il y a il y a une autre problématique, c'est que non seulement les partis sont devenus faible mais en plus il y a plein de partis sur le même espace politique. D'où l'idée de primaire et ça c'est assez nouveau de coalition. C'est qu'en fait avant les primaires ça a départagé les candidats

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issus de la même partie. Ça a été le cas de PS ou LR. Et maintenant ce qu'on demande par exemple au primaires, même si ça ne va pas marcher, c'est les primaires du bloc central. ça qu'on demande de départager Édouard Philippe Atal Retaillot et Xavier Bertrand c'estàd que et et et ça on sait pas faire parce que c'est très très déjà c'est très compliqué d'organiser une primaire au sein d'un seul parti alors organiser une primaire entre plusieurs partis mais je voudrais juste dire un truc sur Hollande quand même Hollande est sacrément de mauvaise foi dans le documentaire Hollande Oui. Hollande il est contre fin l'analysteou bien sûr mais il est contre les primaires parce que les primaires l'ont empêché de se représenter euh en en 2012 hein. C'est parce c'est parce que vous

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montrez bien dans le documentaire c'est parce que le PS voulait qu'il passe Oui, c'est ça. C'est parce que le PS voulait qu'il passe par la case primaire que Hollande était coincé. Par ailleurs, il a intérêt aussi à plomber les primaires puisqueen fait il veut se présenter en janvier quand l'ura quand la primaire socialiste aura foiré. Donc il est aussi dans un un discours intéressé sur l'échec des primaires parce que ça ça ça l'avantage. D'accord. Alors, il y a quand même quelque chose que je voulais vous demander, c'est juste pour préciser les choses, c'est un exercice qui affiche et c'est par nature les divisions des personnalités qui se confrontent, qui s'affrontent, mais il faut se réconcilier après. C'est ce qui est très frappant quand on entend Manuel Vals,

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quand on entend François Hollande, c'est l'impossible réconciliation une fois qu'on est passé par la machine à déter. Nous sommes le lundi soir. Le trème débat a eu lieu hier. Et le premier tour a lieu dans dans 4 jours. C'est c'est ce qui est extraordinaire au sens étymologique parce que c'est pétri de contradiction. C'est j'expliquais tout à l'heure que c'était de plus en plus sincère et donc de plus en plus brutal dans l'expression et en même temps le plus en plus de plus en plus insincère parce que franchement après ce qu'on a vu hier soir et les Français qui ont regardé ce soir ont peut-être vu en tout cas ils savent ce qui s'est passé, ils ont vu les extraits et cetera et cetera. Euh comment imaginer si par exemple Gluxman qui est favori gagne dans

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il l' toujours bah c'est-à-dire que s'il y a vote utile de des 100000 personnes qui vont parce que ce sont 100000 personnes qu'on ne peut pas sonder mais si c'est un vote utile est il est tellement mieux placé dans les sondages d'intention de vote aujourd'hui début octobre que on peut considérer que c'est le favoris mais imaginez après ce que Sgolen Royal lui a dit hier soir et notamment ce mot qui est extraordinaire Là aussi de lui dire dans un dans le cadre d'une primaire, vous voulez faire un holdup. Oui. Ça veut dire que la primaire est totalement insincère. Bah oui. François Fressos, comment est-ce qu'on se réconcilie ? Qu'est-ce que vous répondez à Patrice ? Je termine juste ma phrase. Imaginez qu'il gagne dans 10 jours au deuxème tour, euh comment peut-on penser que

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sincèrement ces Golden Royal le soir même à la télévision irait en disant "Mais bravo Raphaël Luxman, je vais le soutenir avec enthousiasme, je vais aller". C'est c'est pas c'est il y a aucune zéro crédibilité, zéro. On est au cœur du sujet. Alors, je pense que déjà euh traditionnellement les primaires, ce qui pose problème, c'est que vous vous divisez devant le devant vos télétateurs et vous devez ensuite vous réconcilier alors que la campagne présidentielle demande une mobilisation des énergies. Vous devez au fond faire une synthèse. C'est c'est toujours très compliqué. Cette cette primaire-là a en plus euh euh si vous voulez un handicap supplémentaire, c'est que pour moi, elle est pas une primaire de validation d'un prochain candidat à l'élection présidentielle qui peut gagner. Pour

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moi, ce qui se joue, ce sont les législatives qui suivront la présidentielle de Ah, c'est intéressant ça, François Fresso, c'està-dire que ce qu'on regarde là, ça n'est pas le processus par lequel un parti ou un camp va désigner son candidat. On prend date pour ce qui viendra après la présidentielle. pense qu'il se joue, c'est la clarification d'ailleurs que demande Raphaël Luxman et qui dit clarification dit de toute façon division et vous avez deux camps. Vous avez le camp où il est soutenu par Geg et où il dit au fond on ne peut plus faire alliance avec elle fille. Oui. Donc il faut aller chercher ailleurs et évidemment avec avec les filles. Alors évidemment c'est Golen Royal le pousse en disant mais vous allez chercher où vous faites un hold up pour

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aller vers la droite lui ne répond pas. Bon mais c'est Golen Royal où Olivier Fort dit bah nous on va faire au fond le processus mitéandien, on va commencer par rassembler le PS et puis après les alliés naturels et puis après on va récupérer du LFI et puis des abstentionnistes et on va l'emporter mais ça marche plus c'est précisément ça qui ne marche plus. Donc ce qui se joue c'est les législatives de 2020. Donc c'est même pas la question de la réconciliation ou de savoir si c'est sincère ou insincère puisque Patrice a dit les deux. En fait la réconciliation, elle est elle est d'autant plus difficile à construire quand on est à peu près sûr de perdre à l'élection. C'estàd que si sious souvenez-vous les images, on voit dans le documentaire d'Hollande et euh Martin

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Aubry, ils se prennent la main euh et quand quand Hollande est proclamé euh victorieux euh Martin Au tient aussi à parce que concrètement à ce moment-là et puis elle est la patronne du parti, il y a il y a une quasi certitude, c'est que François Hollande François Hollande a de fortes chances d'être élu président de la République. Donc à ce moment-là, tous les intérêts du parti s'alignent sur Hollande. Les députés, les candidats au législatif du PS qui ont envie d'être élu, ils savent que leur sort électoral va dépendre de François Hollande et tout le monde est aligné. Là, effectivement, le problème, je suis d'accord, le fait qu'on ait autant parler desfis lors de ces primaires de gauche, c'est la c'est la c'est la la marque que au fond, le PS engle l'élection présidentielle et se

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projette dans la dans la reconstruction. Et sinon, on parlerait pas autant des éors il se projettent sur le second tour parce que alors on peut suivre Françoise Pressose, on peut aussi se dire là ce qui est en train de se jouer c'est passerait au second tour la probabilité aujourd'hui quand on voit les sondages d'intention de vote je suis d'accord avec vous il y a peu de chance a priori que le vainqueur de la primaire soit élu le 2 mai prochain pourquoi non mais quand on voit les sondages mais non non mais mai je dis le ma il reste 200 jour il peut se passer énormément de chose. Euh si Raphaël Luxman qui est le favori fait une campagne magnifique, a une vraie dynamique et cetera, il peut faire un gros score, gagner. Vous y croyez puisque vous mettez un si

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Non, mais le problème c'est que la primaire c'est fait aussi pour créer une dynamic. C'est un révélateur. C'est un révélateur. C'est fait pour créer une dynamique mais c'est un révélateur d'une personnalité et de sa [raclement de gorge] capacité à faire campagne. De ce que vous avez vu, est-ce qu'il est capable de faire une belle campagne ? Moi je pense qu'il y a des sujets notamment en politique étrangère sur lesquels je le trouve très convaincant, efficace, il est d'une grande sincérité. Dès que ça devient très conflictuel et un petit peu politicien, on le sent euh moins à l'aise. Mais moi, je le trouve sincère en tout cas. Mais je non, je termine par ça. La primaire s'est fait aussi pour que le vainqueur ait une dynamique. Mais là, ils sont tellement

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engueulés euh pendant des heures sur les plateaux de télévisier sur le tris débats que c'est que la dynamique je vois mal comment elle pourrait s'enclanquer mais ça ça tient pas que au fait qu'il se soit engueulé. C'est aussi il faut être très très clair que cette primaire, elle est pas vraiment comparable aux autres primaires puisqu'il va y avoir 100000 participants. Concrètement on on la primaire la première primaire socialiste 3 millions de personnes et c'était 2 €. Royale quand elle a gagné la primaire, il y avait c'était aussi une primaire fermée. Alors c'était c'était une semi ouverte parce que souvenez-vous vous pouviez acheter la carte à 20 €. Alors que tout le monde comprenne. Une primaire ouverte ça veut dire que on signe une charte primaire ouverte une

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primaire ouverte. N'importe qui peut voter. Une primaire fermée, c'est ouvert aux adhérents. Une primaire ouverte, c'est ouvert aux sympathisants qui paye une somme maudit et qui qui signe une charte. Là, on est dans une primaire un peu curieuse parce que elle est globalement fermée, hein, réservée aux adhérents et c'est de fait ce qui va se passer. C'est qu'il va y avoir moins de 100000 participants et ça sera essentiellement des militants des trois partis organisateurs. Mais pour donner une un signe d'ouverture, le PS a accordé un droit de vote aux gens qui payent 15 €. ce qui est assez euh maladroit parce que ça donne l'impression que de de l'ouverture et en même temps ça donne l'impression de la fermeture parce que 15 € c'est quand même une certaine une certaine somme. Du

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coup là il y a vraiment pour ceux pour ceux qui ne sont pas membres du coup les militants il payent que je crois il pay rien il mais alors du coup on donne ça donne l'impression d'un parti qui veut faire une primaire ouvrir un peu mais fermer derrière donc c'est c'est c'est c'est pas un signe de de dynamique et ce qu'on peut déjà d'ors et déjà dire puisquon on connaît le nombre d'inscrits c'est que au bout du compte il va y avoir 100000 participants. C'est-à-dire autant pour donner une idée que la primaire écolo Jado Jado Rousseau d'il y a 5 ans concrètement qui était une peti entre guillemets une petite primaire. Donc c'est une primaire un peu rikiki en fait. C'est une primaire qui donne l'impression d'être une primaire de perdants et qui a mobilisé

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malheureusement assez peu de euh assez peu de sympathisants. Parce qu'il faut rappeler alors vous faisiez cette comparaison avec la primaire euh des verts mais en l'occurrence c'est une primaire qui réunit place publique, le Parti socialiste et le parti d'Emmanuel Morel, le parti la GRS, vous nous rappelez et sociale. Gauche républicaine et sociale. Françoise Fressuse. Oui. Et ben moi je suis absolument d'accord. C'est-à-dire que avec si peu de de votants, la ça va être extrêmement difficile ensuite de créer une dynamique. Après, il y a des personnalités, je trouve que c'est intéressant ce que vous disiez tout à l'heure, il y a des personnalités qui qui émergent. Gluxman pour moi, il a le fait d'être nouveau, de pas avoir exercé le pouvoir, donc de pas être du tout au

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fond dans le dans ce qu'on peut appeler le bilan négatif de tous les partis. Il a une sincérité très profonde. Il a une vraie expertise sur la scène européenne et je le trouve effectivement beaucoup plus maladroit sur la scène nationale dès lors qu'il faut préciser avec quels alliés il peut il peut gouverner et quelles mesures précises il fera. Il ne veut pas ou il ne peut pas le dire. Je pense qu'à ce stade il veut pas. Je pense je pense qu'à ce stade il veut pas. Celui qui a émergé, je trouve, c'est Emmanuel Morel qu'on connaissait très à gauche, qui au fond s'est poli, qui est s'est mis au centre du débat en tout cas pour essayer [raclement de gorge] de de réconcilier un peu faire un peu la synthèse socialiste qui dit qu'il veut réparer la France. Voilà, il veut réparer la France et

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peut-être son parti aussi. Et donc bon, c'est ça aussi c'est intéressant les primaires, c'est que ça fait toujours apparaître une surprise. La surprise pour vous, c'est quoi pour le moment Patrice du ML ? Est-ce que vous avez été surpris par quelque chose ? puisque vous avez à la fois écrit ce documentaire mais que vous suivez minute par minute le processus des primaires. Euh la brutalité des des débats, j'étais je ne pense je ne pensais pas que ça atteindrait ce niveau-là. Hier soir, c'était quand même d'une très grande brutalité. Tu vous on sent une espèce de haine qui jusque-là ça existait quand il y avait François Hollande et Martin Aubry. Bon c'était dur mais Martin Dobri la fameuse phrase si flou c'est qu'il y a un loup. Elle l'a pas dit pendant le débat, elle l'a dit à la radio en

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parallèle, mais euh jusque-là, c'était relativement euh courtois, feutrait et cetera. Là, on sent que vraiment c'est c'est parce que sur les alliances dire ça se limite, j'ai lu ça aussi. Ah bah, c'est un peu des ans, ça se limite aux alliances. Pardon, il y a une élection présidentielle, la conquête du pouvoir, c'est de savoir avec qui on va conquérir le pouvoir. Et en l'occurrence, c'est vrai que il y a quelqu'un dont on parle systématiquement dans cette primaire, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors, certains refusent de prononcer son nom mais d'autres le font. C'est un spectre qui hante les primaires, mais je dirais même qui hanete la gauche puisque une partie de la gauche puisque maintenant on la nomme la gauche non mélanchonniste. C'est c'est assez emblématique. C'est c'est et

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on a l'impression que c'est toujours Mélenchon qui a c'est vraiment frappant. C'est que lors des débats, la question des LFI revient tout le temps comme si en fait cette gauche social-démocrate parce que c'est qu'une partie de la gauche non mélanchonniste, hein, faut pas l'oublier aussi, il y a il y a Marine Tondelier qui est qui n'a pas encore Les statué, il y a François Ruffin qui est encore candidat, on sait pas pour combien de temps. que et et cette gauche social-démocrate qui ne cesse de pourtant de mettre en avant son identité, elle ne cesse de se déchirer par rapport à la France insoumise. Alors pour des raisons d'ailleurs qui sont qui sont je dirais liées à la structuration de la vie politique aujourd'hui. C'est clair qu'aujourd'hui s'il y a une menace

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de l'extrême droite, la question de de l'alliance avec le la mélanchonie sera posée et les filles. Et puis la question aussi de finalement du fait que le LFI tyrannise un peu d'un point de vue idéologique le PS, ne cesse en fait de lui faire des procès en absence de d'ancrage à gauche et et le PS tombe un petit peu dans cet écueil et ce qui est dommage parce que on a quand même pour être un peu positif, on a quand même entendu des idées intéressantes dans il y a des vraies propositions. Il y a a y a sur le plan économique, on a discuté par exemple de la de la la question de de des droits d'héritage, de la taxation de l'héritage, de de des prélèvements sociaux de de l'Europe, il y a eu des débats mais ils sont gâtés par la

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négativité de la primaire et par l'obsession de la France insoumise France. Mais je pense que ça accompagne ce qu'on disait au début de l'émission, c'est-à-dire que on assiste à un effondrement des partis de gouvernement et que le Parti socialiste, je pense si c'est aussi violent, c'est qu'il joue sa peau. Effondrement des partis ou de la social-démocratie ? Non, je pense des partis parce que le Parti socialiste à un moment, il a réussi à réunir de chevinement jusqu'à Rocard. Donc c'était vraiment la synthèse faite par Miteran et et ça tenait. Il y avait des débats très profonds. Là, on a beaucoup de d'opportunismees, ça c'est c'est sûr, mais on a aussi un effondrement des partis et je trouve que le parallélisme avec LR aussi, les deux parties au fond ont on ont diminué en même temps,

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simultanément et à chaque fois une primaire est venue pour essayer de les sauver d'un naufrage où on voyait à un moment, souvenez-vous, Fillon Copé qui se déchirait comme des chiffon dans le documentaire d'ailleurs voilà mais c'était et et il s'est passé la même chose au Parti socialiste entre Solenes Royal et Martinbri. Donc là, on assiste pour le Parti socialiste à un moment de vérité au fond, est-ce que le PS peut continuer à exister tel qu'il est ou est-ce qu'il va devenir soit un satellite de LFI, soit un satellite du centre du centre gauche, du centre droit ? Et ça c'est il y a quand même un dit hein sur tout ce qui s'est passé pendant les débats, c'est que Gluxman veut pas non plus dire je gouvernerai dans des coalitions avec la droite parce que

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c'est c'est la traîtrise mais François, on disait exactement la même chose sur le PS en 2022. Oui donc le PS renait quand même c'est assez paradoxal. Alors il renaît quand même c'est la fin de ce débat mais ce qui est paradoxal un mot et je pense c'est très important Turier le dit est tout totalement d'accord avec lui dans ce qui ce qui est l'essentiel c'est ce qui ressort du débat télévisé c'est là où on voit l'authenticité la sincérité la force de conviction et c'est là où on voit des personnalités émergées. parliz d'Emmanuel Morel, on le voyait quasiment jamais à la télévision et voilà, il c'est une personnalité nouvelle intéressante. Mais Fillon, par exemple, il il a gagné la primaire la dernière fois face à à la Jupée parce que dans les débats, il avait été

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clairement le meilleur. Voilà, c'est je pense je pense que c'est le révélateur du débat télévisé. Vous savez le ce qui est le révélateur de notre débat de ce soir, c'est que pas une fois vous n'avez cité le nom d'Olivier Fort qui pourtant est le patron du PS. Et d'ailleurs un sujet, si ça en dit long, si Raphaël Gluxmagne qui est le favori gagne la primaire dans une dizaine de jours, il y aura le François Hollande évoque le sujet savoir si Olivier Fort va rester peut rester le alors qu'il est pas vraiment majoritaire peut rester le patron du PS. Et ben vous reviendrez en tout cas pour en parler. Merci Patrice Duemel, c'était passionnant ce film, ce débat également avec vous Françoise Fressose. Merci Rémy Le Fèvre, merci à vous de nous avoir suivi et à très vite sur LCP. Bonne

26:35

soirée.

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