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interviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 21 août 2023 20 min

Les experts du GIEC "ont parfois tendance à exagérer" selon Thomas Ménagé

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Notre invité a été élu en juin 2022 dans la circonscription où se présentait Jean-Michel Blanquer. De quoi lui garantir une petite notoriété d'emblée parmi les 89 députés du Rassemblement National arrivés à l'Assemblée. Lui, l'ancien compagnon de route de Nicolas Dupont-Aignan, passé aussi par l'UMP. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour Alexis Morel. Député RN du Loiret donc et conseiller régional du centre Val-de-Loire. L'actualité brûlante si je puis dire, c'est cette canicule tardive sur les trois quarts du pays. Des épisodes qui se répètent désormais chaque été. Couplé à la sécheresse aussi, les deux tiers des nappes phréatiques sous les normales.

Et voilà un sujet, le changement climatique et ses effets. Voilà un sujet sur lequel on ne vous entend pas beaucoup RN. C'est encore secondaire l'écologie au Rassemblement National ?

0:49
Thomas Ménagé

Non, en aucun cas. C'est au cœur de notre projet. Mais c'est vrai qu'on a tendance à moins nous interroger sur cette question, à beaucoup plus nous interroger sur des questions d'immigration, de sécurité et désormais de pouvoir d'achat. Mais bien entendu, ça fait partie des préoccupations qui touchent le quotidien. Et on le voit avec cette canicule, avec cet épisode climatique de plus en plus violent, de plus en plus récurrent. Et nous aurons l'occasion d'échanger, d'évoquer cette question, notamment à la rentrée avec un livret thématique sur l'environnement. Parce que nous avons un projet global qui traite bien entendu de ces questions.

1:20
Présentateur

Alors on va y revenir sur votre doctrine en matière d'écologie. Juste, le changement climatique, son ampleur, ses causes, ses effets, ça fait consensus dans vos rangs ? Parce que Marine Le Pen disait encore au mois de mai, le GIEC, donc les experts climat de l'ONU, le GIEC a toujours été très très alarmiste.

1:34
Thomas Ménagé

Oui, on est d'accord sur le fait qu'il y a un dérèglement climatique que l'on voit et que l'on constate sur le terrain. Après, nous ne sommes pas des scientifiques. Nous ne souhaitons pas tomber dans une écologie punitive, tomber dans la décroissance, mais nous souhaitons mettre en place un programme qui vise à lancer une économie, une économie décarbonée, à mettre en place des mesures pour limiter. Mais nous ne souhaitons pas, en fait, aujourd'hui, culpabiliser les Français. Et nous ne pouvons pas uniquement nous baser sur les données du GIEC. Mais dans tous les cas, il n'y a pas seulement à suivre automatiquement ce qui peut être fait dans les données du GIEC.

Il y a à avoir une vision politique qui, bien entendu, tient compte du réchauffement climatique. Mais ça a été dit par Marine Le Pen. Ils ont parfois tendance à exagérer. Et c'est leur rôle.

2:19
Présentateur

Vous avez dit même qu'on n'est pas scientifiques, nous.

2:21
Thomas Ménagé

Donc, il faut quand même croire les scientifiques. Oui, on les croit, on les suit, bien entendu. Mais notre rôle aussi, c'est de tempérer pour éviter que si on suit bêtement, en fait, les données du GIEC, on risque de contrevenir, en fait, à la qualité de vie des Français, à aller vers quelque chose qui serait néfaste aussi pour eux. Donc, il faut trouver cet équilibre. C'est le rôle du politique. C'était pareil pendant le Covid. de trouver l'équilibre entre les éléments scientifiques purs et la réalité du terrain et la qualité de vie des Français. Ça veut dire quoi ?

2:46
Présentateur

Ça veut dire une écologie sans contraintes pour les Français ? Comment on fait, par exemple, sur la sécheresse ? Si on ne réduit pas notre consommation, si on n'économise pas l'eau, si on ne réduit pas l'irrigation ?

2:56
Thomas Ménagé

Il doit y avoir une part de sobriété, nous sommes tous d'accord. Mais cette sobriété, elle ne doit être pas contrainte. Il ne faut pas que ça puisse changer le quotidien des Français de manière trop brutale. Il ne faut pas que ça puisse contrevenir à notre économie, à la croissance. Sur l'eau, nous avons des mesures. Il y a aujourd'hui un milliard de mètres cubes par an qui est perdu du fait des fuites dans les réseaux. Il faut soutenir les collectivités. Il y a de la recherche en matière d'eau usée qui devrait être réutilisée.

Et tant mieux si le gouvernement lance enfin des études et un projet sur ce point, il y a la question de la désalinisation de l'eau couplée au nucléaire puisque ça consomme énormément d'électricité. Il y a, bien entendu, des choses à faire mais on croit aussi à ce que ce soit la recherche qui puisse apporter ces solutions.

3:36
Présentateur

Il y a un sujet sur lequel vous vous êtes exprimé pour le coup. Ce sont les ZFE, les zones à faibles émissions. Vous voulez les supprimer, tout simplement. Je rappelle le principe, c'est limiter l'accès des véhicules les plus polluants, les vieux diesels aux grandes villes pour réduire la pollution. D'ailleurs, le ministre vient d'assouplir les règles de ces ZFE en début d'été. La pollution de l'air, Thomas Ménager, c'est 48 000 décès prématurés par an en France. Ça, ce n'est pas suffisant pour justifier aujourd'hui des ZFE ?

4:00
Thomas Ménagé

Nous sommes d'accord et nous sommes heureux de voir que la mobilisation des députés du Rassemblement national, notamment Pierre Merin et Anne-Sophie Frigou qui avaient lancé ce chantier au sein de notre mouvement, a permis d'infléchir le gouvernement puisque ce sont les plus pauvres, ceux qui ont des véhicules parfois les plus polluants, qu'il faut accompagner petit à petit, progressivement, renouveler le parc automobile mais le faire sans cette écologie punitive qui malheureusement touche les plus modestes. Et il faut en parallèle, si vous voulez éviter que les gens prennent leur voiture, développer de manière très massive le train, les transports, les modalités douces.

Et aujourd'hui, on peut le voir, moi je suis sur un territoire comme le Loiret, 90% des habitants de mon territoire sont obligés de prendre leur véhicule, leur véhicule personnel, et sont obligés d'aller à Orléans, à plus d'une heure de route, pour avoir les services publics.

4:43
Présentateur

Vous voulez profiter de cette colère qui monte contre les ZFE, contre ces mesures centre-ville ? Vous voulez en faire un nouveau carburant,

4:51
Thomas Ménagé

si je puis dire, pour le RN ? Vous savez, on ne cherche pas à profiter, on cherche à apporter des solutions aux problématiques qui touchent les Français. Et ça les touche à la fois dans les centres urbains, à la fois en ruralité. Et notre objectif, nous qui souhaitons, notamment en 2027, arriver au pouvoir, c'est d'apporter des solutions très concrètes pour l'ensemble de la population, et ces problématiques écologiques très concrètes, où aujourd'hui, il y a eu des contradictions pendant des années, mais nous avons un projet d'ensemble qui va de la mise en pause des accords de libre-échange.

Moi, je suis à la tête actuellement d'un rapport d'information sur le bilan des accords de libre-échange. C'est une catastrophe. Et on s'apprête à ratifier, à mettre en place un accord avec la Nouvelle-Zélande qui est situé à 19 000 km, où on va apporter des agneaux. Donc, il y a des contradictions en matière environnementale. Nous avons des mesures et un programme complet qui tient compte de cela.

5:37
Présentateur

Mais vous, par exemple, vous assumez d'avoir porté une proposition de loi pour réautoriser certains néonicotinoïdes qui sont ces insecticides tueurs d'abeilles. Les betteraviers en sont privés. Ils doivent trouver des alternatives. Les betteraviers, ce ne sont pas des petits paysans, ce sont des grands exploitants.

5:52
Thomas Ménagé

Alors là, je vais vous contredire tout de suite. Je suis sur un territoire qui est un territoire où il y a énormément de betteraves. J'ai une usine de betteraves sur mon territoire à Corbeil-en-Gatiney.

6:00
Présentateur

Ce sont des grands groupes, les usines de betteraves.

6:02
Thomas Ménagé

Les usines, oui, bien entendu. Les outils de production, les outils industriels. Mais derrière, vous avez des agriculteurs qui, dans la diversification, sont quelques hectares de betteraves. Et ça fait partie aussi de les soutenir, d'avoir, tant qu'il n'y a pas d'alternative, on n'est pas heureux de mettre des néonicotinoïdes. Personne n'est heureux de mettre de la chimie. Et les agriculteurs, les premiers, parce que ça leur coûte très cher.

Mais aujourd'hui, cette suppression de la possibilité d'utiliser ces néonicotinoïdes, c'est la certitude d'importer encore plus de sucre, notamment de l'Amérique du Sud, notamment du Brésil, où il y a absolument des règles qui sont à l'opposé de nos standards en matière environnementale.

6:37
Présentateur

Thomas Ménager, des membres du Convoi de l'eau, ont été accusés hier d'avoir dégradé un golfe dans la Vienne. Vous avez dit que les soulèvements de la terre, c'était une forme de terrorisme, d'éco-terrorisme. Force est de constater que, depuis, le Conseil d'État n'a pas la même interprétation, puisqu'il a suspendu leur dissolution. Il existe, selon le Conseil d'État, un doute sérieux sur les accusations de provocation à la violence. Comment vous l'interprétez, du coup, cette réponse, qui ne va pas du tout dans le sens de ce que vous disiez ? Je suis en désaccord, parce qu'en fait, c'est un référé.

7:03
Thomas Ménagé

C'est-à-dire qu'il y a juste un doute.

7:04
Présentateur

Oui, on n'a pas eu du jugement sur le fond, mais doutes sérieux, dit le Conseil d'État.

7:07
Thomas Ménagé

Il y a des doutes sérieux, mais ça ne veut pas dire qu'au fond, le Conseil d'État n'ira pas en faveur du maintien de ce décret de dissolution, ce que nous, nous souhaitons. Ce que je constate, c'est que, oui, encore une fois, dans le cadre de ce qu'on voit, il y a eu des atteintes aux biens, il y a parfois des atteintes aux personnes, notamment aux gendarmes, et que tous les groupuscules d'extrême-gauche, d'extrême-droite, éco-terroristes, tout groupuscule violent, aujourd'hui, en France, doit être dissous.

Et si jamais le Conseil d'État, au fond, prenait une décision qui ne va pas dans ce sens, il y aura un travail du législateur pour trouver et apporter un cadre qui ne permet pas aux juges qui font son travail en droit de mener un tel retour en arrière sur le décret de dissolution.

7:43
Présentateur

C'est une semaine de rentrée politique, alors pas chez vous, on y reviendra, mais chez les autres, en tout cas. Conseil des ministres, mercredi, avec en tête notamment les économies prévues sur le prochain budget, 15 milliards d'euros à trouver, dans les budgets de l'État, mais aussi de la Sécu. Parmi les pistes à l'étude, augmenter les franchises médicales, ce qui reste à payer par le patient sur un médicament remboursé, aujourd'hui, c'est 50 centimes, ça pourrait peut-être passer à 1 euro, ça reste des pistes. Le budget, c'est la bataille que vous comptez mener cet automne, vous vous attendez le gouvernement au tournant là-dessus ? Bien entendu,

8:13
Thomas Ménagé

alors après, on a peu d'espoir, parce que dans tous les cas, il y a déjà une annonce de 49.3, donc on ne nous permettra pas réellement de débattre et d'avancer.

8:19
Présentateur

Une annonce de 49.3, le gouvernement redoute de devoir passer par 49.3.

8:23
Thomas Ménagé

Voilà, nous verrons ce qu'il en sera, mais ce qui est certain, c'est que ce budget, c'est à la fois un budget de loser, de perdant, un budget de résignation et un budget de menteur. Menteur, parce que Bruno Le Maire, il y a quelques semaines, au mois de juillet, a dit, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts. Là, on voit qu'il va y avoir des augmentations sur un certain nombre de secteurs et un budget de perdant, de résignation, parce qu'on va taper encore une fois sur les classes populaires, sur les classes moyennes.

Là, on parle de l'augmentation de la franchise sur les médicaments, sur l'augmentation quand vous allez voir votre médecin, alors même qu'il y a 63% des Français qui, aujourd'hui, ont déjà renoncé à se soigner pour des questions, notamment financières, et encore plus, dans le cadre des déserts médicaux, c'est le cas sur mon territoire.

8:59
Présentateur

Mais justement, il faut bien le trouver, cet argent, pour financer les hôpitaux qui sont encore aujourd'hui en crise, pour mieux payer les enseignants, puisque c'est une promesse gouvernementale, pour financer la transition écologique. Vous avez totalement raison, et je vous dis,

9:08
Thomas Ménagé

c'est pour ça que c'est un budget de loser, de perdre parce qu'ils sont résignés, ils n'ont pas le courage politique d'aller chercher l'argent où il est. Nous, nous avons fait des propositions. Vous savez, il y a des économies, d'abord sur le train de vie de l'État, le rapport de la Cour des comptes le pointe à chaque année, le train de vie de l'État, les agences, les autorités administratives indépendantes, McKinsey, les cabinets de conseil coûtent énormément d'argent, il y a de l'argent, nous, à aller récupérer, nous le disons, sur la question de l'immigration, avec la réduction, la suppression de l'AME au profit d'une aide médicale d'urgence uniquement.

9:36
Présentateur

C'est moins d'un milliard d'euros, l'AME médicale d'État. Oui, mais c'est une addition,

9:39
Thomas Ménagé

bien sûr, d'économie qu'il faut faire. Et après, il y a la question aussi de l'Union Européenne. Chaque année, nous versons 9 milliards de pertes, nous souhaitons réduire à 4 milliards, nous souhaitons participer à l'Union Européenne, mais pas à la hauteur que nous passons actuellement.

9:49
Présentateur

3 000 milliards d'euros de dettes, la France qui sera le seul pays européen à dépasser encore les 3% de déficit en 2026, vous n'êtes pas pour le sérieux budgétaire au RN ? Mais si, nous sommes pour le sérieux budgétaire,

9:58
Thomas Ménagé

je vous ai dit, il y a à la fois des économies que je viens de vous citer, notamment la lutte contre la fraude fiscale, la fraude sociale, les cartes vitales biométriques, des recettes supplémentaires, nous souhaitons mettre en place un impôt sur la fortune financière pour taxer la spéculation, ceux qui ne font pas profiter de leur argent pour l'économie réelle, il y a aussi la taxation des super profits, mais vous savez, ce n'est pas aux Français de payer les échecs des gouvernements successifs.

Emmanuel Macron, c'est 600 milliards de dettes, ce n'est pas aux Français et il faut avoir le courage sur les classes moyennes parce que ce budget, ce n'est plus un budget, c'est un coup près, c'est un coup près pour les classes moyennes, les classes populaires, ceux qui sont déjà d'une impression incroyable.

10:34
Présentateur

Dans ce budget, dans les pistes, il y a aussi des taxations qui ne concernent pas les particuliers, les sociétés d'autoroutes notamment. Eh bien ça, tant mieux, nous le disons depuis des années. L'autre chantier de la rentrée, c'est le projet de loi immigration que l'exécutif espère toujours présenter. Pour vous, c'est toujours non ?

10:48
Thomas Ménagé

Vraisemblablement. Alors nous allons entendre voir parce que sur la forme, on a eu plusieurs possibilités. une loi, deux lois, on nous dit déjà qu'il y aura peut-être un 49.3, Emmanuel Macron l'a annoncé sur ce texte. S'il y a le maintien de la mesure qui vise à créer une nouvelle filière d'immigration pour des nouveaux titres de séjour pour les métiers en tension, ça sera non. Après, on votera sûrement un certain nombre de mesures qui vont dans le bon sens qui pourraient être dans ce projet.

11:13
Présentateur

Oui, parce que je rappelle que ce projet repose sur deux jambes, plus de fermeté dans les expulsions et les reconductions et en contrepartie des régularisations dans les métiers en tension. Là, on ne trouve pas de main d'oeuvre, le BTP, la restauration. Vous savez que des patrons, ils soutiennent, les patrons concernés, certains soutiennent la mesure en disant aujourd'hui 100 travailleurs immigrés dans ma cuisine, sur mon chantier, ça ne tourne pas, ça ne marche pas. Il n'y a que pour faire qui acceptent de faire ce travail-là. Est-ce qu'on n'est pas là dans une grande hypocrisie sur le refus

11:42
Thomas Ménagé

de ces régularisations

11:43
Présentateur

dans les métiers en tension ?

11:43
Thomas Ménagé

C'est certain que certains patrons, mais pas tous, moi j'en ai sur mon territoire, notamment dans l'hôtellerie, qui ont eu des expériences qui n'ont pas été heureuses et qui ne souhaitent pas renouveler ce type de dispositifs. Aujourd'hui, il faut faire en sorte que, alors même qu'il y a encore un chômage important dans notre pays, je le vois sur mon territoire, j'ai un territoire où il y a plus de 10% de chômage, un des territoires le plus pauvre du Loiret, dans le Mont-Argouet, dans le Gatiney. Et il faut faire en sorte que les personnes aient envie d'aller sur ces postes, c'est-à-dire augmenter les salaires.

C'est pour ça que nous nous proposons une augmentation de 10% sans charge des salaires, parce que c'est ce qui s'est passé dans les années 80. On a déjà eu des expériences similaires. Il n'y avait plus personne qui souhaitait être éboueur, à Paris notamment. Et on a augmenté de manière très forte les salaires et aujourd'hui, il n'y a plus aucun problème, aucune tension sur ce secteur. Il faut faire en sorte que les Français aient un intérêt à se lever le matin et à aller faire ces métiers qui sont plus durs

12:28
Présentateur

mais qui sont beaucoup mieux rémunérés. Vous parliez de votre circonscription, celle de Montargis dans le Loiret. Montargis très touché par les émeutes du début d'été dans une ville qui n'avait jamais connu cela. Il faut donc reconstruire. Il y a une loi qui est passée en juillet pour aider les maires à reconstruire plus vite justement. Vous avez voté contre. On a un peu de mal à comprendre.

12:46
Thomas Ménagé

Oui, parce que... Alors, je vais vous expliquer. C'est très simple. Parce que la philosophie de cette loi n'était pas la bonne. Nous souhaitons bien entendu reconstruire pour permettre un accès aux services publics pour les habitants et notamment moi sur mon territoire qui ont connu des dégradations ou même les habitats. Moi, j'ai des immeubles entiers avec des habitations, des commerces qui ont été détruits par les flammes. Mais le problème de ce gouvernement c'est qu'il n'a pas traité les causes. Il veut faire payer aux Français là encore une fois la reconstruction parce que ça sera les assurances qui vont augmenter ça sera l'État via les collectivités qui vont payer cette reconstruction.

Nous souhaitons éviter de reconstruire sans régler les problèmes puisque c'est la certitude de revoir une nouvelle fois de tel phénomène Mais en attendant il y a une urgence à reconstruire. Il y a des écoles qui faudraient reconstruire et à la rentrée.

Nous avons voté certaines dispositions qui permettaient notamment les premiers articles qui permettaient d'accélérer les dispositions de reconstruction notamment au niveau de l'urbanisme pour que les procédures soient plus rapides mais nous avons voté contre globalement et contre les dispositifs liés au financement parce que ce sont ceux qui ont cassé qui doivent payer nous sommes pour un principe simple de casseurs payeurs et aujourd'hui on va chercher les Français qui bossent les classes moyennes ceux notamment qui ont été souvent pénalisés qui ont vu leur voiture brûler ou leur commerce brûler et qui vont devoir payer par leurs impôts.

13:55
Présentateur

Thomas Ménager on va faire un premier détour par le standard pour retrouver Christophe bonjour Christophe vous nous appelez de Seine-et-Marne Oui bonjour Je vous laisse poser votre question à Thomas Ménager

14:04
Locuteur non identifié

J'ai l'impression que dernièrement ça parle d'inégalité peut-être ou de voitures qui ont brûlé bon tout ça c'est la conséquence sûrement d'un gros sentiment d'injustice qui n'est pas son lien avec les questions écologiques et écologie punitive pas punitive est-ce que vous n'avez pas l'air d'évoquer la possibilité de faire payer les Français comme vous dites qui ont qui ont les moyens en fait vous dites que l'écologie punitive serait nécessairement attaquer nécessairement les classes populaires mais les yachts et les jets privés et en fait ceux qui légifèrent

14:46
Présentateur

on a bien compris

14:47
Locuteur non identifié

votre question

14:49
Présentateur

Christophe est-ce qu'il ne faut pas demander plus de contributions aux plus aisés en matière d'écologie

14:57
Thomas Ménagé

Merci Christophe parce que c'est vraiment une question intéressante mais non nous sommes favorables à ce que ceux qui le peuvent puissent aujourd'hui payer et participer beaucoup plus c'est pour ça que nous souhaitons la taxation des super profits que nous avons connus et que nous connaissons actuellement que nous souhaitons mettre en place un impôt sur la fortune financière c'est-à-dire pour taxer les plus riches qui n'investissent pas sur le sol qui utilisent cet argent pour des yachts pour faire de la spéculation sur les marchés financiers donc oui il y a la possibilité d'aller dans ce sens mais aujourd'hui on a un gouvernement le gouvernement d'Emmanuel Macron qui veut et c'est la même chose pour Europe Écologie Les Verts pour la gauche taxer, attaquer les plus pauvres ceux qui devront changer leur véhicule pour aller dans les villes qui veulent taxer les billets d'avion moi je suis très choqué par ces rumeurs sur la taxation des billets d'avion mais on est aussi dans un pays avec des territoires ça ne concerne pas les plus pauvres forcément les billets d'avion je suis en désaccord avec vous quand on habite en Outre-mer quand on habite en Corse on est obligé de prendre l'avion il y a une continuité territoriale en Outre-mer il y a une des pires inflations que nous connaissons sur notre territoire ça va être ces territoires ultramarins qui vont souffrir de ces augmentations d'impôts ce n'est pas que les ultra-riches qui prennent l'avion il faut arrêter avec cela et puis en parallèle si on augmente les prix des billets d'avion mais qu'on baisse les prix des trains pourquoi pas mais je pense malheureusement que ça ne sera pas le cas

16:16
Présentateur

on parlait des chantiers de la rentrée avant de retrouver l'Assemblée Nationale cet automne un mot de l'année qui s'est écoulé pour vous 88 députés ARN à l'Assemblée vous avez voté une part non négligeable des textes proposés par la majorité en revanche aucun de vos textes à vous n'a jamais été voté la normalisation elle est plus compliquée que prévue à l'Assemblée

16:34
Thomas Ménagé

dans l'histoire de la 5ème République la plupart des groupes d'opposition ont rarement des victoires puisque la majorité ne va pas donner des victoires aux principales groupes d'opposition qui souhaitent conquérir le pouvoir après je m'inscris en faux il y a eu des centaines d'amendements et moi-même qui ont été oui mais c'est des évolutions très concrètes quand des amendements des fois même conjoints avec des membres de la majorité comme celui d'Auriel Lopez sur la souveraineté numérique sont passés quand je dépose un amendement qui permet désormais à la rentrée à des jeunes sapeurs-pompiers volontaires étudiants d'avoir une adaptation de leur emploi du temps quand ils sont sapeurs-pompiers volontaires c'est une évolution très concrète et puis on a aussi une capacité d'influence lors de notre niche parlementaire le moment où nous décidons du programme nous avons fait le choix Marine Le Pen de mettre à l'ordre du jour un texte qui vise à mettre en place une aide universelle pour les femmes victimes de violences c'est grâce à cela que la majorité que l'Assemblée a décidé de le mettre à l'ordre du jour ordinaire et que ce texte avec un rapporteur de notre famille politique Emmanuel Taché de la Pagerie est passé et que désormais il y aura une aide pour ces femmes victimes de violences nous avons fait infléchir un certain nombre de votes donc il y a des évolutions très concrètes justement

17:36
Présentateur

vous parliez des amendements quand on regarde ce que vous faites à l'Assemblée alors vous êtes certes très présent en séance en revanche vous déposez très peu d'amendements justement 12 fois moins par exemple que les écologistes qui sont pourtant bien moins nombreux que vous donc ils travaillent les députés RN ?

17:49
Thomas Ménagé

Non les députés RN contrairement aux écologistes ils ne font pas des copies collées ils ne font pas des copies parce que vous savez si vous voulez on peut faire 88 fois plus dès demain d'amendements il suffit comme le font la gauche et l'extrême gauche comme ils l'ont fait notamment pendant la période des retraites de déposer 88 fois le même amendement en nom propre plutôt que de faire ce que nous nous faisons dans un travail collectif dans la plupart des cas un amendement unique co-signé par les 88 députés c'est juste des statistiques ça ne prouve en aucun cas le travail que nous réalisons à l'Assemblée nationale nous sommes le groupe le plus présent celui qui votons le plus et donc ça c'est juste des subterfuges et de la communication en démultipliant des amendements identiques

18:25
Présentateur

Dans son dernier livre Nicolas Sarkozy estime que Marine Le Pen a beaucoup progressé sur la connaissance des dossiers mais il reste quand même très critique vous l'avez soutenu dans votre jeunesse Nicolas Sarkozy vous étiez à l'UMP vous ne croyez pas aujourd'hui à l'union des droites parce que certains à LR sont assez proches de vous idéologiquement

18:42
Thomas Ménagé

Je pense qu'il y a à droite mais aussi à gauche même si moi à titre personnel j'ai un passé de droit je me considère de droite des personnes qui aiment la nation qui veulent la défendre et qui aujourd'hui se réunissent derrière Marine Le Pen derrière le Rassemblement National ce qui est certain c'est que enfin Nicolas Sarkozy ouvre les yeux c'est ce qu'ont fait bien avant lui les électeurs qui votaient pour lui dont je faisais partie et qui ont compris que Marine Le Pen était très loin de l'image qui pouvait être donnée d'elle qu'elle était une femme courageuse qui aime le pays qui est très loin de toutes les caricatures et qui cherche à redresser le pays à faire en sorte que demain les français vivent mieux dans notre pays et qu'elle bosse continuellement Marine Le Pen

19:21
Présentateur

justement on va la réentendre un jour parce qu'il y a un silence profond depuis plusieurs semaines depuis le début de l'été c'est quoi cette stratégie du silence y compris pendant les émeutes ?

19:31
Thomas Ménagé

Alors elle s'est exprimée à plusieurs reprises pendant les émeutes elle a fait des vidéos elle a été présente sur le terrain j'entendais à l'instant le fait que nous étions absents pendant l'été alors vous savez c'est pas parce qu'on n'est pas sur les plateaux parisiens qu'on ne travaille pas il y a un certain nombre de livrets thématiques de travail de fond qui est fait actuellement pendant l'été nous sommes aussi au contact des français parce que c'est ce qui manque souvent en politique c'est d'aller sur le terrain d'être au contact des préoccupations et Marine Le Pen ne vous en faites pas au grand regret de ses opposants elle parlera et elle sera très présente à la rentrée comme elle a été présente tout le long de l'année à nos côtés à l'Assemblée Nationale

20:01
Présentateur

Thomas Ménager député Rassemblement National du Loiret invité d'Inter ce matin merci bonne journée merci à vous bonne journée

Les experts du GIEC "ont parfois tendance à exagérer" selon Thomas Ménagé — Thomas Ménagé · Pourquijevote