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Discours / meetingRoger Chudeau· 29 octobre 2025 9 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesBudget & impôts

💥 89 MILLIARDS pour QUOI, au juste ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Locuteur 1Fait
    « Les trois premières années d'université sont échouées à plus de 50 % par les étudiants. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Euh mes chers amis, bonjour. Comme vous le savez, nous sommes en plein débat budgétaire à l'Assemblée nationale. Vous en avez sûrement entendu parler et je vais quant à moi, évidemment évoquer les deux budgets qui euh m'intéressent le plus du point de vue de mon expertise.

Tous m'intéressent mais là, du point de vue de l'expertise, je vais vous parler de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche. Bon, le budget de l'éducation nationale est partie intégrante d'un budget qui s'appelle le budget de la mission interministériel de l'enseignement scolaire qui inclut l'enseignement public, l'enseignement privé et l'enseignement agricole. Ce budget est de 89 milliards d'euros et des poussières qui ne sont pas rien 647 millions d'euros derrière.

Euh, il est en augmentation de 1,13 %. Donc c'est un budget de stabilité mais en fait voyez-vous malgré des chiffres époustoufflants quand même c'est le premier budget de l'État et de loin nous avons là un budget de simple gestion parce que ce budget reproduit à l'identique à peu de choses près. Donc corriger de l'inflation si vous voulez le budget de l'année précédente et celui de l'année d'avant et celui de l'année d'avant.

Les structures du budget sont les mêmes, les grandes masses sont les mêmes et un budget c'est de la politique, c'est l'expression financière d'une politique publique décidée par ceux qui nous gouvernent. Or, ces 89 milliards et quelques ne changent absolument rien à la situation actuelle de l'école. Cela fait des années et des années, peut-être des décennies que l'école échoue à remplir sa mission première qui est de transmettre des connaissances et d'élever le niveau général de connaissance de la population.

Je rappelle ces ces ces ces deux indicateurs, deux ou trois indicateurs qui sont terrifiants. 50 % des élèves de 6e, ils ont 10 ans, ne savent pas lire correctement. 3 ans plus tard, en 4e, c'est pareil. 6 ans plus tard, lors des journées défense et citoyenneté, c'est 25 % de nos jeunes gens et jeunes filles qui ont du mal à lire une petite annonce.

La moitié de la population des moins de 34 ans n'associe rien à la date 1789. Vous rendez compte ? Donc si vous voulez, c'est un désastre quoi.

Appelons les choses par leur nom hein. C'est un désastre qui continue malgré l'injection année après année de près de 90 milliards d'euros de dépenses. Et donc ce budget est un budget de gestion mais de gestion de quoi ?

De gestion de la catastrophe, de gestion de la médiocrité, de gestion du laisser faire. Je vais prendre un exemple précis pour vous montrer qu'on peut faire autrement. Le coût moyen annuel d'un élève du 1er degré, donc un écolier est de 7900 € à peu près.

Le coût moyen d'un lycéen est de 10700 €. Le coût moyen d'un étudiant est encore supérieur. Le coût moyen d'un étudiant de classe préparatoire est largement supérieur et cetera et cetera.

Quand vous regardez les comparaisons européennes au sein de l'OCDE par exemple, vous constatez que les pays qui réussissent bien, qui ont un système éducatif qui fonctionne et qui surtout est efficace investissent massivement dans le premier degré et ça paraît une évidence, n'est-ce pas ? Une pyramide se construit par la base. Et donc c'est dans le premier degré qu'il faut d'investir dans ce budget.

Comme d'habitude, on a une très légère augmentation du premier degré et encore pas trop parce qu'il y a de moins en moins d'élèves, n'est-ce pas ? et et puis les choses restent en l'état. Lorsque nous arriverons au pouvoir, le Rassemblement national et l'UDR et tous nos alliés, les souverainistes, et bien nous ferons en sorte de d'investir massivement dans le premier degré de manière à ce que tout chaque élève, tous nos élèves, chaque enfant sorte de CM2 en maîtrisant naturellement bien sûr la lecture et le calcul et est une connaissance suffisante des bons comportements civiques qui s'imposent.

Voyez-vous, ça nous le ferons, c'est l'argent. Donc on déplacera les masses budgétaires. Ce que je vais dire tout à l'heure, enfin non pas tout à l'heure dans quelques jours à monsieur à monsieur Jeffrey, nouveau ministre, je lui dire "Mais vous n'avez encore rien fait." Autre exemple, nous savons que pour réindustrialiser le pays, il faut euh former des centaines de milliers de techniciens, d'ouvriers, de d'ingénieurs par an.

Le haut commissariat à au plan et à la stratégie chiffre ça à 100000 par an. dans le budget, vous n'avez rien. Il y a pas une nouvelle formation industrielle là-dedans.

Rien. Donc c'est même pas anticipé. Donc on a des discours sur le réarmement.

Premier ministre fait des phrases, le chef de l'État en fait en fait d'autres. Réarmons-nous, rarons-nous. Mais avec qui ?

Avec quelle main d'œuvre ? Qui va fabriquer les avions, les chars, les bateaux ? Qui ?

Parce qu'en plus la génération actuelle s'en va à la retraite. Il faudra donc déjà les remplacer. Rien n'est prévu.

Donc le budget qui est considérable euh au fond est un budget de gestion de la médiocrité et je m'y opposerai euh avec tous les tous mes collègues euh des groupes souverainistes lors de la discussion budgétaire qui aura lieu aux alentours de la mi-novembre. Parlons maintenant de l'enseignement supérieur. Je vous montre quand même les budgets hein.

Voilà les budgets c'est ça hein. C'est c'est plein de chiffres et d'explications. C'est du travail. ne croyaz pas que les parlementaires euh passent leur temps à bavarder la buvette, hein.

C'est du travail technique aussi. Mais bon, passons maintenant là-dessus et voyons l'enseignement supérieur. L'enseignement supérieur, c'est un budget de 31 milliards, grosso modo, 32 milliards, en augmentation de 1,87 %, donc un peu de chose près, la même chose l'année dernière corrigé de l'inflation.

Bon, le nombre d'emplois augmente aussi, hein. Bon, très bien. Sauf que là, c'est pareil, rien n'a changé.

Nous avons deux faiblesses au moins dans notre enseignement supérieur et notre recherche. Pour l'enseignement supérieur, la principale faiblesse, c'est la licence. C'est-à-dire que les trois premières années d'université sont échouées à plus de 50 % par les étudiants.

Ça coûte 1 demi milliard par an. C'est la Cour des comptes qu'il dit. Ça n'est pas votre serviteur.

C'est un gâchi épouvantable. Il est parfaitement possible d'injecter davantage d'argent dans le programme, dans la ligne de programme qui est consacrée aux études postback. Il y a une ligne dédiée.

Bon mais on il faut il faut l'augmenter. Ça n'est pas fait. Je ne comprends pas si vous voulez.

Ça échappe au bon sens. Ça n'est même plus de la politique, c'est du bon sens puisque c'est une faiblesse manifeste, puisque ça nous coûte extrêmement cher cet échec, puisque'en plus ça abîme les étudiants qui échouent et qui n'ont parfois pas la possibilité ni l'énergie de rebondir. Puisque nous savons tout ça, que ne faisons-nous l'effort nécessaire pour abonder en en milliards d'euros les universités pour qu'elles fassent du meilleur travail pédagogique et qu'elles aient moins d'échecs en en licence, voyez-vous.

Donc c'est ce que nous proposons là aussi lors de la discussion budgétaire. Autre autre talon d'Achile, la la recherche. Alors la recherche française est d'une excellente qualité.

La question n'est pas là. Nous avons des chercheurs de très haut niveau, très bien placés au niveau mondial. Simplement, notre effort collectif pour la recherche stagne depuis des décennies à 2,2 % du PIB, tout compris, y compris recherche du c'est-à-dire civile et militaire.

Les autres États comparables à la France sont déjà au-delà de 3 %. Et c'est et c'est ça n'est pas rien. Donc première première question, pourquoi sommes-nous bloqués à 2,2 % du PIB alors que nous avons largement les moyens de en puisant ailleurs bien sûr hein de de prioriser la recherche dont dépend notre avenir.

Ça ce sont pas des phrases, c'est la vérité. Et en particulier, j'ai remarqué dans le programme 172, c'est-à-dire le la technologies de l'informatique he et de la communication, j'ai remarqué que nous avions 1 milliard pour l'INERIA donc qui qui est l'Institut national de recherche en en en intelligence artificielle générative où nous sommes très bons. Nous sommes très bons sur le plan théorique, sommes très bons même du point de vue industriel.

Nous avons des produits d'intelligence artificielle générative de très bon niveau que nous devons développer. Sauf que il y a un milliard et quelques, c'est ridicule. Enfin, les Américains dépensent quatre fois plus par an pour le la recherche euh fondamentale et la recherche appliquée en intelligence artificielle générative que nous quatre fois plus.

Pourquoi ? et je dis bien à richesse égale, hein. Bon, donc là aussi où est la politique ?

Où est la où est l'intelligence politique de ce gouvernement qui sait parfaitement que notre appareil productif, notre mode de vie, notre façon de de travailler, peut-être même notre façon de réfléchir vont être impactés dans les 10 années qui viennent, peut-être même dans les 5 années qui viennent par l'intelligence artificielle générative et ne fait pas ne consent pas l'effort budgétaire qui qu'il est nécessaire de faire, voyez-vous. Donc c'est c'est c'est cela que je vais à en commission et dans l'hémicycle, si j'en ai l'occasion, dénoncer hein c'est ce manque de vision, ce manque d'ambition, cette espèce de médiocrité politique hein qui qui nous qui nous étouffe. Et nous ferons évidemment des contrepropositions avec des amendements chiffrés euh pour montrer que nous sommes capables nous de gouverner dans l'intérêt général.

Voilà mes chers amis, ce que je voulais vous dire sur le budget et nous nous retrouverons bien sûr bientôt pour en reparler. Au revoir.