Prisca Thévenot : " Aujourd'hui sondage après sondage on voit s'installer un duel RN-LFI " - Vidéo
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça sonne un peu comme un appel de la dernière chance pour votre candidat qui a du mal à trouver une dynamique de campagne ?
- 1:12RelanceRéponse directe
Mais est-ce que la primaire, c'est la seule voix du rassemblement ?
- 1:16RelanceRéponse directe
Pourquoi cette solution, vous ne l'avez pas acceptée ? Pourquoi ce n'est pas la bonne ?
- 1:28FerméeÉludée
Mais il marche encore ce comité de liaison ?
- 3:01ComplaisanteRéponse partielle
Alors on va rentrer dans le détail de cette primaire parce qu'on n'a pas très bien compris, pardon.
- 3:38OuverteÉludée
Est-ce que Marine Tondelier, vous l'appelez à participer à cette primaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:36InvitéChiffre
« LFI-RN et derrière, 4-5 candidats qui feront entre 8 et 10% pour le premier tour mais qui ne passeront pas la frontière du premier tour. »
- 5:29InvitéChiffre
« Marine Le Pen est à plus de 32%, Jean-Luc Mélenchon est largement derrière elle. »
- 11:02InvitéFait
« Pas d'alliance ni avec le RN ni avec la France insoumise. »
- 13:26InvitéFait
« Quand je vois la montée de l'antisémitisme telle qu'elle est dans notre pays, à laquelle s'ajoute maintenant la montée du racisme décomplexée dans le débat politique. »
- 17:09Locuteur non identifiéFait
« Ce mouvement, ce sera la Renaissance. Ce jour-là, la France renouera avec sa vocation émancipatrice et sera au rendez-vous que l'histoire lui fixe. »
- 17:33InvitéFait
« Il y aura un effet domino dans le quotidien des Français de façon très claire. »
- 18:00InvitéFait
« Elle l'attend inlassablement à M. Poutine et inestricablement à M. Trump. »
- 18:33InvitéFait
« C'est d'ailleurs ce que Gabriel propose au travers des États-Unis d'Europe. »
- 19:00InvitéFait
« L'Europe est une belle endormie. »
Temps de parole
- Invité72 %
- Prisca Thevenot21 %
- ?5 %
- Locuteur non identifié2 %
≈ 23,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Prisca Thévenot, bonjour. Merci d'être avec nous. Députée des Hauts-de-Seine, vous êtes la porte-parole de Gabriel Attal. Il a donc hier lancé cet appel pour une grande primaire des démocrates. Est-ce que ça sonne un peu comme un appel de la dernière chance pour votre candidat qui a du mal à trouver une dynamique de campagne
? Regardons
les choses très clairement.
Je
pense que ça a été dit avant par ma collègue sénatrice Madame D'Arcos.
Aujourd
'hui, fatalement, sondage après sondage, nous voyons s'installer le duel RN face à l'FI. Alors soit on regarde ça et on se larmoie et puis on commente. Soit on prend la mesure de la situation et on entend non pas ce que réclament certains leaders politiques mais ce que demandent des Français inquiets. Rassemblez-vous, construisez les conditions de ce rassemblement. Et c'est ce que Gabriel Attal a fait hier de façon très claire. Il tend la main. Il tend la main non pas pour
essayer
d'envoyer des coups de butoir à droite ou à gauche mais simplement pour dire les Français nous le demandent, écoutons-les. Et cette demande de rassemblement, elle doit pouvoir s'organiser, se construire et les conditions doivent pouvoir être débattues et organisées.
Mais est-ce que la primaire, c'est la seule voix du rassemblement ? Édouard Philippe aussi vous avait tendu la main. Il a appelé à une réunion en novembre entre tous les chefs de parti, tous les candidats. Pourquoi cette solution, vous ne l'avez pas acceptée ? Pourquoi ce n
'est
pas la bonne ? Vous plaisantez. Il y
a
un comité de liaison qui a été mis en place.
Il y a un
comité de liaison,
d'accord. Mais il marche encore ce comité de liaison ? Bien
sûr, il se réunit.
Ce
comité
de liaison a été mis. Pardon, mais
Édouard Philippe, il s'est fait claquer la porte au nez quand il a proposé une réunion en novembre. Il n'y avait pas
besoin de faire des réunions supplémentaires parce qu'elles existent déjà. Le comité de liaison a été mis. Il faut, je pense qu
'il
faut rappeler les choses comme elles existent.
Et
pas être dans des exercices de communication pour fonter une volonté de rassemblement où en fait le rassemblement ne se fait pas mais plutôt on parle d'effacement des candidats au profit d'un. Donc il feintait le rassemblement, Édouard Philippe
?
Je parle de manière générale et je le dis assez simplement. Aujourd'hui, est-ce qu'il existe un endroit où les candidats se parlent ? Oui, c'est le comité de liaison décidé et mis en place notamment par Gabriel Attal avec par exemple le sénateur Hervé Marseille qu'on connaît bien dans la maison avec Horizon, c'est M. Béchut qui le représente avec le modem Marc Fénault avec le parti radical et bien sûr avec Renaissance au travers de la voix de Franck Riester. Ce comité existe et les différentes familles politiques se parlent.
Mais dans qui les
candidats à se parler
?
Mais je pense que c'est important de leur parler et les candidats, je le redis, se parlent. Les familles politiques se parlent. Maintenant, force est de constater, c'est que malgré tout, nous voyons s'installer le duel que ne veulent pas avoir les Français pour le second tour LFI-RN et derrière, 4-5 candidats qui feront entre 8 et 10% pour le premier tour mais qui ne passeront pas
la
frontière du premier tour. Est-ce qu'on peut juste regarder la réalité telle qu'elle existe ? Et donc face à cette réalité, eh bien Gabriel Attal propose une démarche, une primaire pour la France, une primaire de démocrate sur la base de valeurs communes et partagées avec un calendrier à établir.
Alors on va rentrer dans le détail de cette primaire parce qu'on n'a pas très bien compris, pardon. Elle va d'où à où pour lui cette primaire
?
Eh bien justement, plutôt que de réfléchir comme des politiques, réfléchissons comme les Français nous le demandent de le faire. C'est-à-dire se réunir autour de valeurs communes. Sur les valeurs bien évidemment en premier lieu de la République, la laïcité, l'autorité, mais également la construction et la protection de la démarche européenne sur l'attractivité économique ou les progrès sociaux et environnementaux. Je pense que déjà sur ça, ça permet d'avoir un spectre large de familles politiques qui pourraient se retrouver. Pardon, vous partagez des valeurs
communes avec qui ? Eh bien là, c'est pas à moi de dire... Que vous me parlez d'écologie. Est-ce
que Marine Tondelier, vous l'appelez à participer
à cette
primaire ? Je pense,
attention, pardon, vous avez raison de le préciser. Un des premiers sujets, c'est de dire pas d'alliance ni avec le RN ni avec la France insoumise. Donc
pas d'écologie.
Et merci de me le rappeler parce que je pense que c'est important et c'est le préambule de tout. Une fois qu'on a dit ça, nous proposons une démarche, nous tendons la main. Maintenant, voyons qui la prend. Et ça va pas se faire, on va se le dire franchement, en deux, trois minutes ou en quatre jours. Il faut que ça décante. Il faut que les écosystèmes se parlent. Et c'est vrai que si on peut avoir des réactions à droite comme à gauche de candidats divers et variés, moi, ce que j'entends beaucoup, c'est les Français, mais aussi beaucoup d'élus locaux
qui
nous disent, mais entendez-vous, parlez-vous, construisez les conditions de ce rassemblement. Aujourd'hui, la seule voix qui va dans ce sens, depuis maintenant plusieurs semaines et plusieurs mois, c'est Gabriel Attal.
Alors là, il y a des réactions de votre camp, du bloc central, de ce qu'on appelle le bloc central élargi, horizon par la voix de Laurent Marcangeli. Ce n'est pas ce en même temps aussi cafouilleux casardeux qui permettra d'éviter un duel RN-LFI. L'entourage de Bruno Retailleau, cité par l'AFP. Le projet de primaire d'Attal, mort-né, car il n'exclut pas Glucksmann. Est-ce que cet appel, il va sonner creux
? La
question,
c
'est, je le redis, toutes les
personnalités
que vous avez citées
font
partie de familles politiques
dont
tous les élus locaux et les électeurs disent une chose, empêcher le duel de second tour RN-LFI. Donc moi, je pose la question suivante,
comment
faisons-nous si on ne construit pas les conditions d
'un
rassemblement
?
Un rassemblement, vous savez, ça ne se décrète pas.
Ça
se construit.
Mais un Raphaël Luxman, par exemple, il sort d'une primaire.
Vous pensez
sérieusement qu'il peut retourner dans une
primaire ? Mais vous avez raison,
il sort d'une primaire. Et vous avez complètement raison, mais force est de constater,
c
'est qu'aujourd'hui, je le redis encore une fois, on peut regarder comme ça chacun des candidats.
Sauf
qu'il
y
a une réalité, Marine Le Pen est à plus de 32%, Jean-Luc Mélenchon est largement derrière elle.
Et
ensuite, il se passe quoi ? Il n
'y a
pas de petite finale pendant les présidentielles.
Ça
ne sera pas à qui sera le meilleur troisième.
Ça
sera à qui sera en capacité d'aller au second tour et en l'occurrence, ça,
c'est
à Marine Le Pen. On ne se relèvera pas du Rassemblement national à l'Élysée. Alors, soit on regarde aujourd'hui les sondages comme une fatalité et on continue à chicailler les uns les autres, soit on se relève les manches et on considère qu'aujourd'hui, ce ne sont pas les égaux qui doivent parler, mais bien le sens des responsabilités. On ne peut pas toute la journée dire qu'on veut éviter le duel RN-LFI et ensuite expliquer par toutes les petites phrases qu'on ne
veut
pas se rassembler. Et je pense que c'est possible, je pense que c'est souhaitable et je pense que la plupart des familles politiques que vous avez citées sont dans cette démarche-là. Maintenant, il faut aussi laisser décanter les choses. Cette proposition vient d'arriver. Nous sommes dans cette démarche. Nous tendons la main. Nous laissons les portes ouvertes.
Le débat sur
la primaire, pardon Priscate-Evnaud, le débat sur la primaire, il ne
vient
pas d'arriver. C'est-à
-dire
que ça fait quand même des semaines, des mois qu'il y a des questions autour de la primaire dans le bloc central. Ça n
'a
pas décanter jusque-là. Pourquoi ça a décanter maintenant ?
Il faut se laisser la chance de pouvoir le faire. Et donc nous, nous continuons à dire que nous continuons à tendre la main.
Pas
pour nous, pas pour quelques-uns, mais parce que les Français nous le demandent, vous savez.
Est-ce que la solution la plus simple, puisqu'il a appelé encore hier un Gabriel Attal à mettre de côté les égaux, est-ce que la solution pour quelqu'un qui veut mettre de côté son égaux, ce n
'est
pas de se retirer au profit de candidats qui sont mieux placés que lui dans les sondages ? Elle est jusqu'au bout de la démarche, au profit de qui
?
Au profit d'Edouard Philippe par exemple, qui est pour le moment dans le bloc central le mieux placé dans les sondages.
Vous
regardez, j'ai écouté tout à
l
'heure la sénatrice Madame Zarcoz.
Quand
bien même vous feriez ça, Edouard Philippe n'est pas au second tour. Donc qu'est-ce qu'on fait
?
Enfin, je veux dire, à un moment, il y a des sondages qui sont regardés. Alors oui, on pourrait dire que ce n
'est
pas l'alpha et l'oméga d'une élection présidentielle. Très bien. Mais ils donnent une démarche, ils donnent aussi une dynamique. Ce que les Français attendent et veulent, pour celles et ceux qui ne veulent pas ce duel, ils veulent un rassemblement construit sur la base d'un projet identifié et de valeur partagée.
Après, est-ce qu'il n'y a pas pour le moment aucun de vos candidats au second tour parce qu'il
y a
une multiplicité de candidatures ? On le voit, Raphaël Glucksmann, quand il a gagné la primaire, il a été en dynamique dans les sondages parce qu'il devenait le seul candidat du bloc social-démocrate. Est-ce que ça ne serait pas la même chose pour vous si vous décidiez, hors primaire, qu'il n'y avait plus qu'un seul candidat de ce bloc central ?
Ou
tout du moins du camp macroniste ? Entre Gabriel Attal, Edouard Philippe ? Je
vous le redis. Moi, je les regarde, les sondages.
Je
les regarde, les sondages. Et toutes ces hypothèses sont travaillées en large et en travers de sondage après sondage.
Ça
ne fonctionne pas pour le second tour.
Il
faut se retrouver autour d'une dynamique claire, déterminée et partagée.
Et
si c'est simplement une démarche pour se dire certains doivent s'effacer au profit de d'autres, pardon, ce n
'est
pas un rassemblement. Ça s'appelle un barrage. Et les Français ne veulent pas une candidature de
barrage, ils veulent une candidature de projet. Il y a
à minima un candidat, soit Edouard Philippe, soit Gabriel Attal, mais il y
a
aussi un candidat LR qui est testé. Il n
'y a
pas de sondage qui teste un seul candidat du Bloc central.
Après, vous avez des hypothèses. Vraiment, je suis désolée. Moi,
je
suis à l'heure. Vous avez dit tout à l'heure que j'étais la porte-parole de Gabriel Attal. C'est vrai que je l'ai longtemps été, mais là,
je
suis surtout la responsable de sa mobilisation sur le terrain. Et donc, j'y vais beaucoup. J'étais hier à Lyon, j'irai tout à l'heure à Nîmes, je me déplace partout en France et j'entends ce que les Français me disent en dehors des plateaux télé et des débats politiques qu'on peut avoir dans quelques hémicycles.
Ils
nous le disent, rassemblez-vous. Rassemblez-vous sur une démarche claire, identifiée et transparente. Et c'est ce que propose Gabriel Attal. Je pense que vraiment, plus que jamais, ce ne sont pas les égaux des quelques politiciens qu'on doit entendre, mais vraiment la voix des Français qui nous le demandent. Et je suis sûre que sur ce chemin, je suis sûre que sur ce chemin, nous allons tous être en capacité de nous retrouver.
Comment vous l'organisez concrètement, cette primaire ? C'est quoi ? C'est une primaire ouverte à tous ? C'est une primaire à laquelle...
Il faut qu'elle soit large.
Il
faut qu'elle soit large. Donc
on n'est pas obligé d'être membre soit d'Horizon, soit de Renaissance,
soit de LR ?
Beaucoup se sont prononcés déjà dessus. Vous prenez par exemple Hervé Morin, vous pensez François Bayrou, qui ne sont pas des élus ou des personnalités Renaissance et qui ont donné certaines conditions, soit en termes de calendrier, soit en termes de partage de valeurs. Et ensuite, sur la capacité de faire participer le plus largement les Français, Gabriel Attal le disait hier justement, sur le 20h de TF1, il faut aussi faire en sorte que le droit d'entrée à cette primaire ne soit pas aussi haut qu'est-ce qu'il a pu être par exemple au niveau de la gauche où je crois que c'est 15
euros.
Voilà, il faut une valeur symbolique de 1 euro ou 2 euros pour que ce soit le plus largement possible parce que c'est un projet large que nous devons
mettre en place. Comment concrètement vous l'organisez ? Parce que les primaires des partis ne sont pas organisées par le ministère de l'Intérieur. Comment vous trouvez
le bureau de vote
? Comment vous gérez le corps électoral ? Comment vous garantissez la sincérité du scrutin en si peu de temps ?
Ça se fait. On n
'est
pas quand même des familles politiques qui venaient d'arriver. On sait organiser les choses en responsabilité. Et par exemple, on peut aussi le faire au travers du vote électronique qui doit pouvoir se mettre en place pour encore une fois avoir cette capacité d'embrasser largement le plus de Françaises et de Français qui souhaitent avoir ce rassemblement et qui, encore une fois,
nous le demandent. Sur la question du fond, Preska Thévenot, parce que je vous ai entendu plusieurs fois dire « moi, je n
'ai
pas de point commun avec Bruno Retailleau ». Qu'est-ce que vous faites si Bruno Retailleau remporte la primaire
?
Moi, je dis déjà est-ce que l'ensemble des participants éventuels serait d'accord pour partager un certain nombre de valeurs ? Et je ne
vais
pas
faire une liste détaillée. Mais vous, vous serez d'accord pour partager
les valeurs de Bruno Retailleau ?
Non. Donc vous avez dit pendant plusieurs semaines que vous n
'avez
pas de valeur commune avec lui ? Je vous le
redis. Je vous redonne les valeurs. Je vous les redonne. Déjà, pas d'alliance avec le RN et la LFI. Je pense que c'est assez simple à comprendre. Il n
'y a
pas besoin de sous-titre sur ça. Deuxième point, être pour la défense et la construction européenne, être pour le progrès social et environnemental, public, je ne
suis
pas sûre que je sois très loin dessus avec beaucoup des personnalités qu'on peut citer, et puis être pour l'attractivité et la compétitivité économique. Une fois qu'on a dit ça, pardon, je pense qu'il faut voir qui est d'accord pour aller sur cette démarche-là. Bon, mais ça n'exclut pas Bruno Retailleau, ce que vous venez de dire. Ce n
'est
pas à moi de le dire. Vous l'avez très justement dit, je représente un candidat, une famille politique. Je sais où sont mes ancres, je sais où sont mes lignes rouges. Maintenant,
c
'est aux autres de le dire et pardonnez-moi,
je
vais les respecter et pas parler en
leur nom. Oui, mais
combien
de fois vous avez dit que vos lignes rouges, c'était certains propos de Bruno Retailleau ? Eh bien, à eux de voir.
Je
suis désolée, aujourd'hui, on ne peut pas, encore une fois, moi, j'écoute tout le monde.
J
'écoute tout le monde. Et je ne peux pas entendre matin, midi et soir l'entièreté des candidats en dehors de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen dire il faut absolument éviter ce duel mortifère et puis ensuite se retourner et tourner les talons quand il s'agit de parler de rassemblement. Il faut qu'on puisse regarder quelles sont nos valeurs communes et quelles sont les lignes rouges que nous posons. Et sur cette base-là, voir comment on peut construire un rassemblement.
Si cette idée de primaire n'aboutit pas, que fait Gabriel Attal ? Est-ce qu'il va au bout ? Est-ce que le 18 avril, il y aura un bulletin Gabriel Attal ? Vous
l'avez dit, on est le 29 octobre. Est-ce qu'on peut laisser le temps à cette proposition, cette main tendue d'arriver dans tous les écosystèmes que vous venez de décrire pour ensuite voir les retours ? Je pense sincèrement que l'enjeu, ce n
'est
pas simplement d'avoir une réaction active et rapide où c'est souvent l'égo qui parle, je vais vous le dire franchement, et c'est peut-être parce que je suis une nana que je le dis comme ça, mais oui, souvent, c'est un peu ça. Et je pense qu'il est aussi bien de pouvoir entendre ces écosystèmes, aussi bien les élus locaux que son électorat et plus largement les Françaises et les Français. Et si ça ne prend pas
? Je
reste convaincue que ça prendra. Vous savez,
on
ne peut pas, depuis quelques semaines, ne pas être satisfait
de
l'état du débat politique dans notre pays, des sujets que nous entendons, des noms d'oiseaux que nous entendons et des valeurs qui sont remises en cause et se dire,
on
ne va pas essayer.
Mais est-ce qu'il dira, s'il
n'y a
pas de primaire, je mets mon égo de côté, je retire ma candidature,
ça fera toujours un
candidat de moins
? Mais au profit, si c'est simplement dire ça, mais en fait, ça fera juste un bon troisième, excusez-moi, moi ça ne me va pas. Moi ça ne me va pas. Quand je vois, attendez, je vous le dis franchement, quand je vois la montée de l'antisémitisme telle qu'elle est dans notre pays, à laquelle s'ajoute maintenant la montée du racisme décomplexée dans le débat politique, vous pensez que ça va me suffire de savoir qui sera un bon troisième
? Moi
non, je veux vraiment éviter ce duel RN-LFI. Et j'ai envie de vous dire à un moment, ça suffit. Et peut-être oui, peut-être oui, peut
-être
qu'un peu plus de voix de femme doit se faire entendre sur ça pour accompagner nos familles politiques. Moi j'ai la chance, j'ai la chance d'être derrière un candidat qui entend cela et qui non seulement l'entend, mais le met en œuvre. Eh bien j'espère que dans d'autres familles politiques, d'autres voix se feront entendre pour dire aux écosystèmes écoutez, les égaux, deux secondes, on les met de côté et on regarde ce qui
est
le plus important, éviter ce duel qui vraiment sera mortifère pour notre pays et dont le pays ne se relèvera pas comme ça.
Est
-ce que la mobilisation des lycéens met à mal la campagne de Gabriel Attal qui paye le fait d'avoir été ministre de l'Éducation nationale
?
Je pense qu'il faut regarder les choses telles qu'elles sont.
On
peut parler de bilans, de propositions et d'actions. Qui a été un des premiers à parler du bâti scolaire ? D'ailleurs,
à
l'époque, on en parlait très peu et on nous disait mais pourquoi mettre un fonds dédié à la rénovation du bâti scolaire ? C'est Gabriel Attal qui a été un des premiers, voire le seul, à parler de la rémunération de nos enseignants, de nos professeurs qui n'avaient jamais été augmentés jusque-là. C'est Gabriel Attal qui a parlé d'orientation et de retour d'exigence sur les parcours, notamment au collège et le plus tôt possible avec des évaluations très précises. C'est Gabriel Attal. Donc je pense que nous devons continuer sur cette démarche-là et continuer sur une méthode qui est celle qu'on a toujours faite,
c
'est-à-dire donner la parole aux jeunes. Et c'est qui, encore une fois, en tant que candidat a ouvert une plateforme large pour entendre la parole des jeunes pour
l'année prochaine, c'est Gabriel Attal. Dans le même temps,
il est associé au bilan d'Emmanuel Macron en tant que ministre de l'éducation nationale et en tant que Premier ministre.
Et son bilan en tant que ministre de l'éducation nationale parle pour lui.
On va poursuivre en parlant de la journée de samedi, journée à risque. La loi Casseur-Payeur qui a été proposée
par
Gabriel Attal a été durcie par le Sénat. Est-ce qu'elle a été durcie de la bonne manière pour
vous ? Là,
il faut qu
'on
voit quand ce texte arrivera à l'Assemblée nationale. Il y
a
un certain nombre de textes que nous attendons à l'Assemblée nationale pour l'instant.
Un
texte très concret attendu par les Français.
Emmanuel Macron, il termine son C2 quinquennat avec une multiplication des fractures françaises. Est-ce qu'il aura été le président qui a aggravé ces fractures
? Ça
sera aux Français de le dire, mais force est de constater que l'état du débat politique et médiatique n'est pas le bon en ce moment.
Il
me fait peur, il m'effraie.
C'est la faute
à qui ? On le verra, je pense. Mais je ne
suis
pas là pour dire que
c'est
la faute à machin au bidule ou dire que
c'est
la faute à personne. Je pense qu'on a tous une responsabilité collective et moi je prends ma part dedans en faisant en sorte déjà de calmer la façon dont on se répond les uns les autres en excédant le plus possiblement d'aller effectivement avoir une parole d'apaisement, mais ça ne
veut
pas dire de non-fermeté dans les débats médiatiques, mais aussi de plus en plus sur le terrain, aussi bien sur ma circonscription que partout ailleurs sur le territoire. Je pense que c
'est
cette démarche-là qu'on doit pouvoir retrouver et je vous le dis encore une fois, dans toutes les familles poétiques sur lesquelles nous espérons avoir un rassemblement, cette démarche-là est partagée.
Alors parmi les thèmes forts de la campagne de Gabriel Attal, il y
a
la question de l'Europe. On va écouter ce que disait Marine Le Pen c'était dimanche à Orléans.
Le
monde qui prend aujourd'hui la France en pitié après l'avoir admirée attend son sursaut. Les peuples d'Europe qui les uns après les autres se libèrent des croyances révolues attendent que nous prenions la tête d'un mouvement des nations qui emportera le continent tout entier. Ce mouvement, ce sera la Renaissance. Ce jour-là, la France renouera avec sa vocation émancipatrice et sera au rendez-vous que l'histoire lui fixe. N'avenir nous appartient. Vive la République !
Est-ce que si Marine Le Pen l'emporte au second tour, il y aura un effet domino sur le reste de l'Europe ?
Il
y aura un effet domino dans le quotidien des Français de façon très claire. Quand vous voyez Marine
Le Pen... Parce que là, ce qu'elle dit, c'est qu'en
clair, si elle gagne, il y aura une vague populiste dans les autres pays européens. Super. Moi, je ne
suis
pas là pour mener slogan et campagne pour d'autres pays. Je suis là pour regarder ce qui va se passer dans mon propre pays et dans le quotidien de nombreux Français et Françaises. Marine Le Pen fait de grands slogans et de grandes diatribes en levant sa main droite et en jurant sur le cœur, la main sur le cœur, que ça va bien se passer. Mais il faut regarder ce qu'elle fait de son autre main. Elle l'attend inlassablement à M. Poutine et inestricablement à M. Trump. Je ne suis pas sûre que ces deux personnalités politiques-là soient dans la défense de la souveraineté et de
l
'indépendance française. Et c'est ça qu'il faut pouvoir regarder. Les paroles s'envolent, mais les écrits et les actes restent. Et Marine Le Pen en permanence a courbé l'échine devant les grandes puissances étrangères qui, en plus, le disent assez clairement, n'en ont rien à faire de la France. Donc aujourd'hui, oui, il faut avoir une démarche assumée de protection de notre souveraineté et de notre indépendance et ça passera par une puissance qui s'appelle la puissance européenne. C'est d'ailleurs ce que Gabriel propose au travers des États
-Unis d'Europe. Mais justement,
est-ce que les États-Unis d'Europe, vous pensez vraiment que les Français sont prêts à donner plus de pouvoir à l'Europe et est-ce qu'on y a intérêt avec la montée des populismes
?
Mais regardez clairement les choses. Au moment où il y a une revendication, une montée des puissances nations, les États-Unis, la Chine, qui peut croire qu'on pourra s'en sortir comme ça sans avoir une force affirmée et affichée ? Aujourd'hui, l'Europe est une belle endormie. Réveillons-la et elle a su montrer qu'elle était capable, notamment au moment des crises. On l
'a
vu pendant la crise Covid, pendant la crise avec l'invasion de Poutine en Ukraine, mais nous devons avoir cette capacité à le faire maintenant au quotidien.
Et
donc, regardez assez simple...
C
'est compatible avec la montée des partis populistes, la
montée
des partis souverainistes ? Vous
pensez vraiment
que les Français et les Européens ont envie de plus d
'Europe
? Les
Français et les Européens ont envie de quoi ? D'être libres chez eux, d'être maîtres de leur destin
et
leur dire que le repli sur soi va permettre de fonctionner, je pense que c'est un leurre. Et on peut le voir notamment au regard de cette montée du populisme et certains populistes qui se sont installés dans certains pays européens. Est-ce que vous avez l'impression qu'ils ont plus défendu leur indépendance et leur capacité à déterminer leur destin ? Non. Regardons aussi ce qui s'est passé en fait dans ces pays-là et apprenons et tirons-en les leçons.
Nous
serons plus forts en Européens, pas simplement comme un slogan, mais aussi pour aller vers plus d'innovation, plus de planification sur des secteurs d'avenir et donc faire face aux États-nations, aux États-puissances qui sont les États-Unis et la Chine.
Merci Prisca Thévenot. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée. Public Sénat,
en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour Chez Vous.
Prisca Thevenot