Face à Philippe de Villiers / 4 avril 2025 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Cette promenade en votre nom, c'est comme une étoile à Hollywood ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le vent des globes a-t-il vraiment fait le tour du monde ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir écrit à l'ARCOM après cette distinction ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle analyse de la condamnation de Marine Le Pen ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Avez-vous déjà vécu un événement aussi 'incroyable' en politique ?
- 18:00OuverteRéponse directe
La justice est-elle devenue un 'pouvoir' plutôt qu'une 'autorité' ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:00Philippe DevilierFait
« La puissance tribunicienne est passée du politique au prétoire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un peu plus de 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour votre rendez-vous du vendredi soir face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.
Bonsoir, bonsoir Jeffrois. Jeffrois le jeune comme chaque vendredi soir est avec nous. Cheraufroid, bonsoir.
Bonsoir les amis. Philippe Devilier. Vous entrer un peu plus dans l'histoire, l'histoire de la vendaée des sables d'olonne.
Cette semaine, le conseil municipal a décidé de vous rendre hommage et découvert ça en baptisant une promenade en votre nom, la promenade Philippe Devilier. Alors, j'ai besoin d'y voir plus clair pour que les téléspectateurs comprennent. Vous avez en quelque sorte votre étoile à Hollywood Boulevard.
C'est ça Philippe Devilier ? Alors euh voilà, je j'étais très surpris. C'est le conseil municipal des Sabdolonnes avec conduit par son maire Yannique Porot plein de gratitude.
C'est rare en politique qui a dit il faut que il y ait un lieu au nom de celui qui a confondé le vent des globes avec Philippe Jantau. C'était en 1700 en 1900 en 1700. Oui.
Donc en 1988 et j'étais jeune président du conseil général. Voilà. À l'époque, je peux vous dire que il y avait pas un sablet, pas un vendé un qui croyait que c'était raisonnable.
Aujourd'hui, le vent des globes a fait le tour du monde. C'était un immense succès et ça me touche beaucoup. Taleran disait une distinction, un bienfait doit toujours se recevoir avec un léger mouvement de recul mais elle se refuse jamais.
Voilà. Et quand j'ai appris ça, Elliot. Oui.
Je froid, j'ai écrit à l'arrcom. Ah bon ? Oui.
Vous avez demandé quoi à l'arrcom ? Au nouveau directeur de l'Arcom qui nous regarde, j'imagine parce que je me suis dit, ils vont être jaloux. Ah ! de pas avoir leur rue ou leur promenade.
Et j'ai la réponse de leur com. Si oui, un qu scèliot de Val je froid le jeune il m'ont simplement dit ils m'ont simplement dit la décision sera prise en dernier ressort en appel. Ah avec exécut par madame Dialgo.
Donc et cette promenade, elle va des sables de lon donc c'est vraiment mais elle va jusqu'où ? Est-ce qu'elle va par exemple ? Je regardais jusqu'au 55.
Alors je réponds. Oui. Elle va J'ai deux voisins qui sont morts tous les deux.
Ah euh John Kennedy et moi je suis au milieu. Donc c'est le prolongement la promenade John Kennedy ce que j'ai compris et de l'ade de Tassini qui est venden comme vous le savez. Voilà.
Et ben écoutez ça va pas jusqu'aux 55 rue du du Faubour Saint-Honoré hein. Je le dis pour l'ARCOM ça va pas jusque là. Avec un drone peut-être.
Philippe Devilier autre chose évidemment. Et là, on va entrer dans le dans le dur. Nous venons de vivre une semaine pas comme les autres avec la décision en première instance de condamner Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires.
Je rappelle la condamnation aux téléspectateurs. 4 ans de prison dont deux fermes aménageables sous bracelet électronique à domicile, 100000 € d'amende et 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire l'application immédiate malgré l'appel. appel dont on connaîtra la décision euh à l'été 2026, au moins avant les élections de 2027.
Incroyable, aurait dit Marine Le Pen avant de se lever et de quitter la salle d'audience sans même attendre le prononcer de sa peine. Geoffroid le jeune. Philippe, vous nous racontez toutes les semaines des épisodes de votre vie politique qui a duré 30 ou 40 ans.
Est-ce que vous avez déjà vécu un tel séisme ? Incroyable. Je reprends le l'interjection de forme exclamative pour pour dire que c'est incroyable.
Euh qu'est-ce que ça veut dire incroyable ? En fait, ça veut dire quand on a beaucoup vécu, ça veut dire quelque chose d'inattendu, d'imprévisible, euh une éruption d'un monde dans un autre monde. Et là, en l'occurrence, vous avez les murs porteurs, les institutions qui sont délégitimées à travers l'institution judiciaire.
On va en parler, j'imagine. Hm. Et vous avez la clé de vote qui elle-même de toute façon sera branlante parce que le président qui sera élu ou la présidente qui sera élu, ce sera soit malgré une condamnation, soit à cause d'une condamnation.
Et donc oui, c'est incroyable. Et pour répondre à votre question, euh vous me demandez si j'ai vécu des événements comme ça. Alors pas du même ordre, mais j'ai vécu M 68.
Euh j'ai dit incroyable en 68 à mes camarades de classe en apprenant que le pouvoir était vacant. Le 29 mai, je me souviens, j'ai passé mon bac, j'ai eu mon bac dans une pochette surprise cette incroyable. Bernard Tricot, le secrétaire général de l'Élysée, va voir George Pompidou, le premier ministre et lui dit "Le général a disparu, il est à Colombé." Non, il est pas à Colombé.
Et en fait, il est à Badane Badan. On a jamais su pourquoi. Et là, il y a Mitteran qui s'excite, il y a Mades France qui dit "Mais nous on est prêt stade Charlie et cetera.
Vous êtes trop jeune pour avoir vécu ça." Mais le pouvoir est vacant pendant plusieurs heures. Mais incroyable, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire "Mais qu'est-ce qui va se passer après ?" En fait, c'est ça quand on dit incroyable, qu'est-ce qui va se passer ? Et qu'est-ce qui va se passer ?
La deuxième fois, je me suis dit qu'est-ce qui va se passer ? J'étais à l'assemblée à côté de de mon ami Charles Millon et il me dit en apprenant la que le mur de Berlin est tombé, il me dit "J'aurais pensé que ce fut pour nos arrières petits enfants peut-être, mais jamais pour nous." Et il me prend le bras, il me dit "À ton avis, qu'est-ce qui va se passer ?" Je dis "J'en sais rien." Et là, tous les politiciens français, y compris Miteran, flottent.
Qu'est-ce qui va se passer ? Voilà. Alors là, euh ce détour historique ne doit pas me dispenser de répondre au cœur de votre question.
Incroyable. Pourquoi le il y a un mot de Camille des Moulins que j'ai toujours médité des moulins dit avec beaucoup de verves pour éliminer un adversaire les tyrans malabiles usent de bayonnettes les tyrans habiles usent de la loi. Il faut rapprocher cette recommandation d'une phrase lâchée par Ursila Van derlen au moment des élections italiennes.
Je sais pas si vous vous souvenez, elle avait dit très bien si les choses tournent mal, nous avons les outils. Tiens tiens la boîte à outils. Qu'est-ce qu'il y a dans la boîte à outils ?
Et ben le Parlement européen avait dans la boîte à outils les juges et l'état de droit. L'état de droit c'est un truc flottant qui s'adapte comme une arme, un fusil à tirer dans les coins et spécialement dans les coins de la droite comme vous le savez. Ah l'état de droit.
Et en fait euh il y a eu cette semaine un très bon papier de Noël Leoir, membre honoraire du Conseil constitutionnel. Elle a parlé du messianisme judiciaire. Le mot est juste et j'explique pourquoi.
À Rome, il y avait ce qu'on appelait sous la République la puissance tribunicienne face à l'impérium. Il y avait le tribun de la plebe qui était censé représenter le petit peuple face au aux au the patrice et les Grecs au patricien. H et il avait un droit d'interception, c'est-à-dire il avait un droit de véu.
Il était la puissance tribunicienne, tribunicia potestas. Et pourquoi je dis ça ? parce que en fait dans ces attendus, le tribunal correctionnel de Paris se comporte de manière tribunicienne, c'est-à-dire que il il se dit qu'il est le défenseur du peuple contre les puissants.
C'est sa motivation. En d'autres termes, la puissance tribunicienne est passée du politique au prêtoire. Et ça donne quoi ?
Ça donne une double interférence entre le judiciaire et le pouvoir politique avec un double affaissement. Le premier affaissement, c'est le pouvoir législatif puisque ce qui est inoui pour moi quand on a vécu il y a 40 ans, peut-être j'expliquerai pourquoi tout à l'heure, le pouvoir judiciaire définit désormais ce qu'est la vie parlementaire, ce que doit faire un parlementaire, ce qu'il ne doit pas faire, ce que doit faire un assistant, ce qu'il ne doit pas faire. Donc en fait c'est une émission une émion formidable dans la vie politique elle-même.
Le législatif donc le législatif est mort, il est un pouvoir soumis au judiciaire et deuxièmement l'exécutif puisque c'est désormais le pouvoir judiciaire qui fait le casting de la prochaine présidentielle. En d'autres termes, et comme le dit Noël le noir, c'est plus une justice de juge, c'est une justice de justicier. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Quelle est la différence ? Une justice de juge, elle juge en droit. Une justice de justicier, elle juge à partir d'une morale.
Et cette morale, l'état de droit flottant. Pardonnez-moi, mais euh la semaine dernière, vous avez rappelé à juste titre que il n'y avait pas de pouvoir judiciaire mais une autorité judiciaire. Pourquoi aujourd'hui vous employez le terme de pouvoir judiciaire ?
Vous allez est-ce que c'est une bascule qui se fait à travers cette décision ? Oui, c'est pour ça que euh on peut parler du fond du dossier si vous voulez. Alors, on va y aller dans un instant.
Mais d'accord, vous allez vous vouliez qu'on aille dans Attendez là, vous faites allusion à mon en fait. Mais non, mais c'est parce que ça m'a interpellé, c'est pour ça que Oui. Alors, mon est-ce que euh a dit il y a le pouvoir euh politique exécutif législatif, il y a le pouvoir judiciaire euh l'autorité judiciaire.
Et il a même ajouté "Pour que personne ne soit tenté d'abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir." Et là, on est en plein dans sujet. Le rass le pouvoir en fait n'arrête pas le pouvoir.
Il y a un pouvoir qui a été bouffé. Le Rassemblement national et allons sur le fond du dossier Philippe Deviler est accusé d'un détournement de fonds public. Quand que pensez-vous de cette accusation ?
Est-elle justifiée ? Est-elle exagérée ou encore est-elle infondée ? Alors, je fais tout de suite un préalable pour que les choses soient très claires.
Euh, moi je suis je suis l'homme de personne. Je suis libre. Je suis le porte-parole de personne.
Et si je monte à Paris depuis ma vendée le vendredi pour venir vers vous, c'est pour déposer ici ce que je crois être la vérité cristalline. Je suis sur la fin de ma vie. Moi, j'ai rien à gagner, j'ai rien à espérer, je suis libre.
Et donc, je réponds à votre question. La qualification délicueuse, je dis bien la qualification délicueuse du tribunal correctionnel de Paris euh concernant le Rassemblement national ne correspond pas aux faits qui sont reprochés au Rassemblement national. Ça peut paraître incroyable.
Je l'explique. Vous venez de le dire. L'accusation c'est détournement de fond.
Alors là tous les gens qui nous regardent et beaucoup d'autres beaucoup de Français j'imagine se disent "Oh là là détournement de fond Marine Le Penournement de fond". Ils ont tapé dans la caisse, ils ont mis la main dans le pot de confiture. C'est ce qu'on entend dans tous les bistro.
Et bref, c'est la corruption quoi. C'est habituel. Bon on a eu Kausac, on a eu tout ça.
Bon voilà. Bon maintenant c'est le voilà rassemblée nationale. Alors allons au fond des choses, au fond de l'accusation.
Détournement de fond. Très bien. Alors d'abord les juges disent euh eux-mêmes, j'allais dire à vous que il y a pas d'enrichissement personnel.
C'est important ça que les français le sachent. Ah bon ? Il y a détournement de fond mais il y a pas d'enrichissement personnel.
Ah quand même bon, il y a pas de corruption. Il y a personne qui a mis des sous dans la poche, des des sous l'argent public, pas un assistant qui a détourné de l'argent, pas un député qui a détourné de l'argent. Euh mais ça va plus loin.
Il y a même pas d'emploi affectif. C'est pas ça le reproche. Euh, on reproche pas aux assistants de pas avoir travaillé.
C'est la nature du travail que en cause. Et là, il y a un vrai débat. Moi qui était parlementaire national et européen, je sais ce que ça veut dire ce vrai débat.
C'est la nature du travail. C'est-à-dire pour le Parlement européen, pour le parquet, pour les juges et pour les européistes, pour les eurofédéralistes, pour l'État profond. Un assistant parlementaire à Strasbourg à Bruxelles, c'est l'employé du Parlement européen.
Et pour la défense euh pour ceux qui sont attaqués et moi c'est ma conception du parlement de l'assistant parlementaire. L'assistant parlementaire c'est l'employé, le collaborateur du parlementaire, du député. Et c'est d'autant plus vrai ce que je dis que quand un député au Parlement européen est au pouvoir dans la majorité, il fait des résolutions avec tout le monde sur la longueur des essieux des tendeuses agisons, enfin tout ce qui occupe le Parlement européen pour nous simplifier la vie comme vous le savez.
Mais quand il est dans l'opposition, il devient tribunicien. C'est-à-dire, c'est une parole sur l'Europe, sur la manière dont elle est faite, dont elle est construite, dont dont les nations sont déconstruites et cetera. Et donc forcément dans la fonction du parlementaire, il y a une double fonction. et la fonction parlementaire, je fais les lois et la fonction politique, je combat les lois qui sont faites.
On peut pas couper en deux le parlementaire et l'idée de dire attention la fonction politique ça concerne pas les assistants, c'est absurde. J'ajoute quelque chose qui m'a choqué. Le tribunal correctionnel a dit inventer deux délits.
J'espère que la cour d'appel va s'en apercevoir. Euh premier délit, elle a dit "Ah mais il y a pas d'enrichissement personnel, mais il y a un enrichissement partisan." Mais ça c'est pas dans le code pénal ça.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Enrichissement partisan. Quand j'ai vu ça, je tombais de l'armoire.
Je fais trois trois fois le tour de ma maison en me disant mais ils sont complètement hors du temps. Ils inventent une ce sont des funambules de la sémantique juridique, ces nouveaux juristes. Et deuxièmement euh ah ça c'est pas mal.
Le le juge dit d'ailleurs, ils sont hostiles aux institutions européennes et l'hostilité aux institutions européennes, elle fait partie de la de de de l'architecture de la décision. Ah, vous êtes hostile aux institutions européennes, donc vous êtes suspect. Mais c'est fou qui est un ville.
Incroyable. On a toutes les caractéristiques d'un tribunal révolutionnaire. Et enfin et surtout et là j'ai apporté mon expérience et les conversations que j'ai pu avoir.
Je me souviens en 1991 euh j'avais lancé un combat incroyable dans l'affaire Urba, les anciens s'en souviennent probablement. Urba et Torbi d'ailleurs parce que c'était gauche et droite. Mais à l'époque je je j'attaquais les socialistes et les cahiers d'croix et cetera. c'est qu'en fait Josin là qui a fait le beau sur une autre chaîne il y a de jours, il souvient pas que son nom était dans les cahiers.
Ils étaient tous mouillés, les grandes surfaces, les les pots de vin et cetera. Bon et à un moment donné euh je rencontre un juge qui demande à me voir. Il s'appelle Jean-Pierre, on l'appelait le petit juge.
Et qu'est-ce qu'il fait Jean-Pierre ? part perquisitionner le Parti socialiste et ensuite avec Van Runbeck un peu plus tard, il demande à perquisitionner l'Assemblée nationale et le Sénat et là il tombe sur un bec et je me souviens de Jacques Chabandelmas qui était un grand président et Pierre Mazo. Je me souviens des conversations que j'ai eu avec eux en disant "Mon petit, faut faut que le petit Jean-Pierre là, il apprenne une chose, c'est que c'est l'inviolabilité de la Chambre des députés, l'inviolabilité du parlement, c'est une autorité, nous sommes le pouvoir." Et il n'est pas question que des juges viennent perquisitionner chez nous.
Là, avec cette anecdote, vous mesurez la pente descendue. En fait, nous sommes devant un pouvoir évanissant. Pourquoi ?
Parce que le pouvoir, c'est deux choses, c'est la potestas et l'autoritas. C'est comme ça qu'on obtient l'obéissance d'un sentiment. Or laestas elle c'est le pouvoir juridique il est parti à Bruxelles et l'autoritat c'est le pouvoir moral le fameux état de droit il est parti chez les juges Philippe de Villier Jofroid le jeune la publicité on revient dans un instant on a encore énormément de questions à se poser autour de cette affaire Marine Le Pen et on parlera dans un instant de l'exécution provisoire et c'est la première fois que vous allez apporter votre analyse.
Première déclaration de Philippe Deviler sur la question de l'exécution provisoire donc dans la condamnation en première instance en attendant l'appel. C'est une trouvaille. Vous auriez pu écrire.
Ah là on est sur les sommets là. L'exécution provisoire c'est quand même la Allez la publicité. On revient dans un instant.
Quasiment 19h30 sur C News et on poursuit notre émission face à Philippe Devilier. Philippe Devilier avant la publicité, nous parlions évidemment et avec vous de cette condamnation en première instance de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires. C'est d'ailleurs la première fois que vous prenez la parole depuis cette condamnation condamnation à laquelle Marine Le Pen a fait appel.
Je voudrais qu'on revienne euh sur l'exécution provisoire. Philippe Devilier, la cour d'appel a décidé d'un nouveau procès à l'été 2026. Ça, on le verra bien sûr.
Sans quoi cette mesure empêchait Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle ? Quelle analyse vous faites de euh cette situation ? H alors c'est compliqué, il faut simplifier les choses pour que ça soit compréhensible.
L'exécution provisoire qui porte mal son nom. On va voir pourquoi. C'est l'idée que on exécute la peine au prononcé du jugement et non pas quand toutes les voies de recours sont épuisées.
Par exemple, George Tron, il a eu il a été inéligible mais il a eu les toutes les voie de recours et à la fin, il a eu sa peine. Il a exécuté sa peine. Sauf er de ma part.
Voyez là en l'occurrence on a dès la première instance la peine, l'exécution provisoire. Qu'est-ce que c'est l'exécution provisoire ? En l'occurrence, c'est l'exécution définitive.
C'est l'exécution capitale. On devrait dire. C'est la peine de mort politique, la décapitation.
C'est-à-dire que les juges empêchent Marine Le Pen de concourir à l'élection présidentielle. Bon, les deux motivations des juges là encore extravagantes. La première, c'est le risque de récidive.
On appelle ça dans le langage en poulet de la magistrature la réitération. Alors la récidive en fait c'est pour les grands délinquants. On veut pas qu'ils s'enfuent à l'étranger.
Donc on est on leur met l'exécution provisoire tout de suite. Mais Marine Le Pen à supposé qu'elle ait commis un délit au Parlement européen, elle n'est plus au Parlement européen. Donc il y a aucun danger de récidive sur les faits tels qu'ils sont qualifiés.
Deuxièmement, alors là c'est le pompon. Les juges expliquent que il y a un danger, un risque de trouble à l'ordre public démocratique. Et là, je fais deux réflexions.
Première réflexion, l'ordre public démocratique, c'est une notion qui n'existe pas en droit pénal. L'ordre public, démocratique, je sais pas ce que c'est. Et apparemment tous les juristes qui ont été consultés, il y en a pas un qui a qui a pu définir ce qu'est l'ordre public démocratique.
C'est une invention des funambules de la sémantique de la 11e chambre. Euh mais euh il y a plus fort que ça, c'est que la juge explique qu'il y a danger de trouble. l'ordre public si Marine Le Pen était élu.
Ah et là on comprend mieux. C'est-à-dire qu'il y a danger d'élection et si Marine Le Pen est élu constitue aux yeules de la magistrature un trouble à l'ordre public. Ah donc en d'autres termes, Marine Le Pen concourir.
Elle est un risque de récidive. Elle est un risque de de trouble à l'ordre public. Et alors, il y a deux arguments fallacieux que j'ai entendu toute la semaine.
Le premier, c'est "Ah mais euh les juges n'en fait qu'appliquer la loi." Alors, les faits incriminés, j'ai bien regardé, c'est ça date d'avant le 15 février euh 2016. Et la loi en question, la loi sapin, la fameuse loi sapin, c'est 11 décembre 2016.
Or, il y a un principe en droit, surtout en droit pénal, aucune loi n'est rétroactive quand elle est plus sévère que la loi précédente. Donc, ils n'ont pas pu appliquer cette loi. Alors, s'ils l'ont fait, ils se sont trompés.
Et ensuite on dit ils ont appliqué la loi. Mais c'est curieux parce que il y a d'autres gens qui sont dans le même cas que Marine Le Pen et j'ai une pensée pour eux en cet instant notamment les filles. Chacun comprendra cette pensée.
C'est pour ça que il m'a la pé de la douce mélange en ce moment parce que il sait ce qu'il a fait, il sait ce qui va lui arriver même tarif. Et le premier ministre qui se dit troublé, quand Baou est troublé, c'est que il est troublé dans son ego. Pourquoi ? parce queen fait en cas d'appel et ça semble être le cas, l'appel arrivera en même temps.
Or Bairou lui c'est les mêmes faits, la même qualification, il s'en est tiré sans problème. Donc ça veut dire que quand on dit ils ont appliqué la loi, ils ont ils auraient pu ne pas appliquer la loi puisqu'ils l'ont pas fait pour Bairou. Deuxièmement, euh j'ai entendu aussi que euh en fait euh tout ce processus était un processus qui sort de l'état de droit.
Mais l'état de droit, c'est quoi ? De quoi on parle là ? Vous savez ce qui me frappe en ce moment ?
Quand on voit toutes les affaires judiciaires qui succèdent, en 40 ans, tout s'est troublé. Avant, vous aviez euh le indice concordant et grave pour être mis en examen. Ensuite, pour aller au tribunal, fallait des charges et ensuite pour condamner, fallait des preuves.
Et là, en fait, c'est l'état de droit. L'état de droit, c'est l'intuition du juge et et et sa volonté idéologique. Parlons de volonté idéologique à présent et je voudrais vous montrer deux communiqués du syndicat de la magistrature.
Nous sommes d'abord en juin 2024 et le syndicat de la magistrature qui représente 30 % des magistrats syndiqués en France publie un communiqué où il dit "Le syndicat de la magistrature appelle l'ensemble des magistrates et des magistrats ainsi que toutes celles et ceux qui participent à l'activité judiciaire à se mobiliser contre l'accession au pouvoir de l'extrême droite. Et puis en avril 2025, le 1er avril, je vous promets que c'est pas un poisson rouge, Philippe, c'est sérieux ? Voilà ce que dit le syndicat de la magistrature après cette affaire et cette condamnation en première instance.
Il convient de rappeler qu'aucun, alors j'ai du mal à lire en écriture inclusive, qu'aucun magistrat, aucune formation de jugement, ni individuellement ni collectivement ne serait être scié, assimilé ou tenu comptable des prises de position passé ou à venir des organisations syndicales indépendantes fusent tell de porté politique comme le permet au demeurant toute expression syndicale. Jeffrois le jeune. Philippe, dans votre livre Mémoricide, vous avez consacré un chapitre de nombreuses pages à la question que de à ce que vous appelez la République des juges.
Alors déjà, qu'est-ce que vous appelez la République des juges et surtout est-ce que vous pensez qu'on est en train de d'y rentrer ? La République des juges, c'est la républica qui appartient au juge, c'est les juges, les magistrats deviennent les souverains. Je dis ça par rapport à Jean Baudin, le grand légiste qui a défini la souveraineté dans les six livres de la République et qui dit "La souveraineté, c'est le caractère d'une puissance qui ne relève d'aucune autre. et qui n'entend pas être soumise au concours d'une autre.
C'est clair. Or là, on est dans une situation où les juges ont pris le pas sur le pouvoir politique. Regardez ce qui se passe avec les cours suprêmes.
Les cours suprêmes, elles se nourrissent d'une idéologie qui n'est plus l'idéologie nationale, qui est une idéologie du paradis diversitaire et d'un droit de l'homisme qui abandonne la citoyenneté, la souveraineté populaire, la souveraineté nationale au profit de donc des droits de l'homme, ce que Marcel gaucher a très bien défini et finalement de l'hédonisme consumériste euh qui vise à détruire la société. Il suffit de voir la jurisprance du Conseil d'État, comment le délit de séjour est régulier au nom de la du principe de la fraternité et cetera. Je ne développe pas.
Par contre, vous avez parlé de syndicat de la magistrature. Hm hm. Euh alors, on a des ministres aujourd'hui qui disent "Ah, syndicat de la magistrature, c'est épouvantable, le mur des cons et ça eux, ils y étaient pas sur le mur des cons." Moi, j'y étais.
Moi, j'étais sur le mur des con. Vous pouvez regarder en bonne compagnie d'ailleurs. Bon, avec le papa d'une d'une jeune fille qui avait été violé et assassiné dans le métro.
Donc, je peux parler du mur des cons. Mais quand vous dites quelque chose euh si ça va pas, bah il faut changer. Donc le syndicat de l'administrature, moi aujourd'hui je dis si je dis pas de déplorer, il faut le supprimer.
Il faut interdire au magistrat d'être syndiqué comme on l'interdit au militaires. Moi étant une famille de militaire, je sais ce que ça veut dire. La grande meette.
Et donc le militaire, il est pas là pour aller sur la place publique à expliquer ce qu'il faudrait faire pour prendre à l'envers le champ de bataille. Donc les magistrats sur les qu'un magistrat il a ses opinions, tout le monde a ses opinions, mais que il fasse de son opinion une occasion de réformer la société, c'est extrêmement dangereux. Or, c'est ça qui se passe aujourd'hui.
Il y a un magistraté qui m'a appelé, ça m'a vachement surpris. Et pour me dire, vous savez aujourd'hui, il y a trois sortes de magistrature. La magistrature debout, la magistrature assise.
Donc magistrature debout, c'est le parquet. magistrature assise, c'est le siège et il y a une troisième forme de magistrature qui respecte le corporatif syndicat de la magistrature. La magistrature debout, la magistrature assise et la magistrature couchée.
Depuis mardi, Philippe Devilier, les uns et les autres envisagent les voies de recours. Marine Le Pen parle d'un chemin étroit. Et vous ?
Sur un chemin montant sablonné, saonux malaisé. Euh oui. Alors, il y a j'énumère premièrement la saisine de la Cour européenne de justice parce que là dans le monde entier, dans tous les pays, euh l'appel suspensif est respecté, la présomption d'innocence est respectée.
Or, dans ce jugement, elle ne l'est pas. On respecte pas les deux euh les deux degrés de juridiction. Deuxièmement, le la le Conseil constitutionnel pour le rappeler à sa jurisprudence puisque le 28 mars dernier, le conseil constitutionnel a dit il faut que la décision soit proportionnée, elle le pas et qu'elle garantisse la liberté de l'électeur.
Moi qu'on puisse dire, c'est que sans être juriste, chacun comprend ce que je veux dire et ne l'est pas. Donc le Conseil constitutionnel peut très bien dire, "Attendez, euh je je dis je redis ce que j'ai dit le 28 mars et troisièmement l'appel." Et je redis ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est que pour l'appel euh si on est sur la promenade Philippe Deville au Sabdon, je propose que François Baou et Marine Le Pen montent dans le même bateau vers la haute mer, vu que ils vont passer ensemble.
Et si jamais il coule, ben les deux couleront. Mais il y a pas de raison que Marine soit couler sur son embarcation et que Baou s'en tire. Il va passer juste après Bayou.
Donc ça va être intéressant. Ça va être une un moment très intéressant à observer. Et puis enfin euh il y a les voies la voie législative, la loi Sioti.
C'est une loi qui euh permettrait de rétablir que l'appel en France est suspensif et que quand on n'est pas condamné de manière définitive, on est toujours innocent. Jeffre le jeune. Alors cette décision du tribunal, elle intervient quelques semaines après la fermeture de C8 qui était la première chaîne de la TNT.
Et certains ont fait le rapprochement entre les les deux événements pour expliquer qu'aujourd'hui euh une certaine des certaines élites euh organiseraient le système, verrouillerait le système pour que ne s'exprime plus une parole dite ou jugée populiste. Est-ce que c'est votre avis ? Oui.
Alors le je vais vous parler du populisme parce que j'ai j'ai vécu l'émergence du mot. Toujours intéressant d'observer quand un mot arrive. Comme disait Paul Valérie, les mots prennent du volume à mesure qu'ils perdent leur sens.
Populisme. Et je réponds à votre question. En fait, on a on a vécu la sécession des élites.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait depuis longtemps, les élites françaises ont été nourries au lait de la culture postnationale. Elles ont retrouvé les élites françaises l'instinct sensitaire. et elle se tourne vers le monde, elle ne se tourne plus vers le peuple.
Elle craignent ce que un jour Emmanuel Macron a appelé devant moi la vague irrédentiste. Et en fait, elle pratique la recommandation de Bertol Brest. Quand le peuple sans caprice de ne plus voter pour le gouvernement, il n'y a qu'une solution, c'est de changer de peuple.
Ils le font, ils changent même de peuplement. En 2005, le cercle de la raison, je sais pas qui est le premier qui a lancé ça de l'or ou Atalie, a dit populisme. Et moi, j'ai repris à l'époque avec Éric Zemour, c'est lui l'inventeur du mot, le populisme c'est le cri des peuples qui ne veulent pas mourir.
Un cri de détresse, un cri d'angoisse, un cri d'appel. Et euh en réalité la sécession des élites, elle se manifeste par quatre spoliations. La première spoliation, c'est la spolation de l'outil de travail.
C'est eux qui ont tout délocalisé. C'est eux la mondialisation heureuse. C'est eux qui ont dit la France ne sera plus un pays de producteur mais un pays de consommateur.
Et donc c'est eux qui ont installé cette idée d'une collection d'atomes interchangeables. Si on manque d'atomes acheteurs, on va les chercher dans le sud. On va chercher des nouveaux esclaves.
C'est une vision néocoloniale d'un capitalisme sans entraill. Deuxièmement, la deuxième spoliation, c'est l'aspoliation de la propriété. tous les petits propriétaires passoir thermiques pour leur logement, les voitures thermiques, les ailes des feux, le peuple en fait est soupçonné d'être polluant.
Euh le peuple irrétif à l'idée du passage euh d'un peuple polluant à un peuple climatophile. Le peuple, il dégage des mauvaises fumées. Le peuple il dégage des mauvaises odeurs.
Place au merver qui vont remettre de l'ordre. La troisème expoliation, c'est l'expoliation de la souveraineté. Le peuple n'est pas capable de de guider ses choix lui-même.
On revient aux candidatures officiell de Napoléon I et donc on lui dit "Non, non, il y a des candidats pour lesquels il faut pas voter." C'est la justice en plus qu'il dit celui-là faut pas voter pour vous pouvez voter pour un tel et donc le peuple est dépouiller de sa souverainteté et enfin et surtout le peuple est dépouillé de sa mémoire vivante. C'est-à-dire qu'on salie la France à longueur de journée et il y a pas un politicien pour se lever et dire et crier en pleurant "Arrêtez, arrêtez la honte.
Est-ce que vous pouvez dire au petit français qu'on est un grand pays, qu'on est un beau pays ? Arrêtez de faire de chaque français un exilé. Le pire exil, c'est pas d'être arracheux de son pays, c'est de n'y plus rien trouver qui le faisait aimer.
Surtout quand on était petit. Et il y a une phrase de Jor que que je dédicace à toute cette gauche magistrale qui supporte la magistrature contre ceux qui veulent défendre le moignon de France qui nous reste la phrase de Joress la patrie c'est le bien de ceux qui n'ont rien. Voilà ce qu'on pouvait dire sur cette cette affaire Marie-L qui va se poursuivre jusqu'à à minima l'été 2026.
Philippe Deviler, dans un instant, ça sera votre apologue. Il nous reste quelques minutes, 3 minutes très précisément avant l'apologue, mais voilà une guerre, un bras de fer et je voulais vraiment qu'on en parle ce soir parce que vous l'aviez annoncé depuis l'élection américaine de Donald Trump, l'oncle Sam, prenez cette expression, je m'en souviens très bien, pense d'abord aux Américains avant de penser libre échange. Donald Trump a annoncé mettre en place des droits de douanes bien plus importants qu'auparavant.
Minimum 10 % sur toutes les importations et ça va à 20 % pour les produits arrivants de l'Union européenne. On pourrait l'écouter mais Donald Trump a dit "L'Europe nous a arnaqué. Est-ce que nous entrons dans un nouveau monde Philippe Deviler en en 3 minutes ?" Oui.
Alors, d'abord, il faut partir de l'ancien monde que j'ai bien connu. L'ancien monde c'est le monde des préférences régionales. C'est avant la chute du mur.
Le monde des préférences régionales. Vous aviez la LENA en Amérique, vous aviez l'Azéane en Asie, vous aviez la CEE. Petite parenthèse, la CEE, la communauté économique européenne, elle était fondée sur un principe.
C'est ce qu'on appelait le marché commun. C'est la préférence européenne. C'està-dire il y avait un tarif extérieur commun.
L'Europe à l'époque était protégé la préférence européenne qui a fait prospérer notre agriculture notamment. Et puis tout à coup les dividendes de la paix, la chute du mur de Berlin, la mondialisation heureuse pour reprendre le terme de de Min. La mondialisation heureuse, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que on pense que la prospérité ce sera un marché planétaire de masse. C'est un système dans lequel ce sont les pauvres des pays riches qui subventionnent les riches des pays pauvres. C'est un système dans lequel l'entrepreneur va chercher le travail là où c'est le moins cher et vient vendre là où il y a du pouvoir d'achat.
Mais ça dure un certain temps et c'est un système dans lequel il y a les chaînes de valeur global qui sont interconnectées et au nom de cette interconnexion se dit ça sera la paix définitive. Ils se sont tous plantés. Résultat la désindustrialisation chez nous et aux États-Unis.
Or, comme c'est un américain Trump qui est attentif aux intérêts vitaux de son pays, la ceinture de Rouille, vous souvenez qui a voté pour lui, il dit "Moi, je veux réindustrialiser." Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que jusqu'à présent, c'est le consommateur qui l'emporte sur le producteur dans le marché planétaire de masse.
Je veux que ce soit le producteur qui à nouveau l'emporte sur le consommateur. jusqu'à présent avec les chaînes de valeur globale, le chaque pays perdait sa personnalité et on pensait que on aurait le bien-être cosmique et puis voilà qu'on change de monde. Dans ce monde-à, la frontière revient dans ce monde-à la nation revient dans ce monde- làà le politique revient dans ce monde-là.
La puissance revient. J'ai décrit le miroir 101in de l'Europe finissante. Je le répète, au moment de l'élection de Donald Trump, vous nous présentiez ce qui était en train de se passer et ce qui est en train de se passer euh du côté des États-Unis qui a des conséquences évidemment sur le reste du monde.
Jeffre le jeune, c'est à vous. Euh Philippe, cette semaine, le 1er avril, nous avons commémoré la naissance de Edmond Rostan, le grand dramaturge français. Et vous avez souhaité pour votre apologue de nous parler de sa pièce maîtresse, celle qu'il a rendu célèbre, Sirana de Bergerac.
Alors euh ouais, c'est un grand moment de la littérature française. On est ensemble au théâtre de la porte Saint-Martin. Théâtre prestigieux s'il en est.
Hm. C'est la couturière, c'est la panique, c'est l'angoisse. L'auteur agite de son monocle.
Euh les les la presse a déjà titré "Ce sera un four" parce que le héros est inconnu, l'auteur n'est pas sûr de son verbe. La pièce est trop longue et cetera. Et avant la première, pendant la couturière, il y a Sarah Bernard qui est là qui assiste à la couturière.
Bernard, c'est immense. Et il y a il y a constant euh le le rôle principal qui joue Sirano et qu'elle ami d'Edmostan. Et là, elle m'entend le prendre dans ses bras en larmes et lui dit "Pardon, pardon, pardonnez-moi de vous avoir entraîné dans cette aventure désastreuse." Et puis finalement, le lendemain, c'est la première et a les premiers sifflés.
Mais très vite ça s'arrête et à la fin du premier acte, il y a neuf rappels. Et puis ensuite les gens applaudissent et réclament et acclame l'auteur. Il réclame l'auteur.
Et alors il y a il y a la séquence la tirade du nez que je connais bien pour l'avoir expérimenté. Les gens qui ont un grand nez on un fort caractère. C'est c'est Ouais.
Et celle euh Oh non, c'est un peu court jeune homme. On pouvait dire au dieu bien des choses en somme ce n'est rock, c'est un pic. Que dis-je ?
C'est un cap. Que dis-je ? C'est un cap ?
C'est une péninsule. Vous aimez à ce point les oiseaux que paternellement vous vous préoccupate de tendre ce perchoir à leur petites pattes. Et puis ensuite vient alors là, les gens sont debout à petite patte, il se rassoit.
Les acteurs sont troublés, ils savent plus comment dire leur texte et arrive la séquence du Non merci. être terrorisé par de vagues gazettes se dire sans cesse. Oh, comment pourrais-je être présent dans les petits papiers du Mercure François ?
Avoir ça une lors même que on n pas le chaîne ou le tiul monter moins haut peut-être mais tout seul. public se relève et à la fin il y a la séquence du panache. Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à n'importe et à la fin il dépose son panache.
Le public est debout. Edmostan va rentrer à l'Académie française et là il a ce mot : le panache c'est la victoire de l'esprit qui voltige sur la carcasse qui tremble. Et puisque je parle du panache, je suis heureux de vous annoncer Elod Jo événement littéraire majeur dans notre pays sur une colline de Vendé.
Bientôt les Français brandiront le panache. C'est le magazine du roman national. Enfin, il sort.
Chacun peut s'abonner et euh c'est un magazine qui est fait pour les jeunes, pour les enfants. C'est magnifique. Euh c'est l'esprit d'élévation, de beauté, de pérenité française. et tout le légendaire français la mémoire visante du dépôt millénaire dans l'esprit des apologues que vous écoutez avec attention et beaucoup d'affection et de délicatesse chaque vendredi.
Voilà le panache. Et bien écoutez, merci beaucoup Philippe Devilier pour cette pour cette émission. Ce qui est vrai, c'est qu'elle a été consacrée dans sa quasi entièreté à l'affaire Marine Le Pen qui a une un séisme des politique qui a traversé l'Atlantique.
On le verra dans un instant dans leur des pros puisque euh Donald Trump a a réagi il y a quelques quelques heures de cela. Un grand merci pour cette excusez-moi. Oui, j'entendais dire tout à l'heure ah mais Trump réagit, Poutine réagit, Vince réagit, Erban réagit.
Oh là là ! C'est pas bon tout ça. Mais attendez, ça veut dire que c'est un tremblement de terre, c'est tout.
Ça veut dire que on passe pour des oossu aux yeux du monde entier. On passe pour une République bananière, ce qu'on est en train de devenir. H Et on devait parler de l'Algérie, de la France.
Je sais que Bolem Sansal est votre ami. Vous avez été d'ailleurs l'un des premiers à en parler et vous le en parliez régulièrement dans cette émission. C'est ce que je vous aurais dit.
Je crois la honte. Ben je vous aurais dit la riposte graduelle c'est la riposte coucou panier. Et bien pensons à lui.
D'ailleurs monsieur Barreau incarne la ripos coucou panier c'est lui qui est délégué pour aller discuter avec les Algériens. Et si vous écoutez Xavier Drillancour qui est un grand un grand ambassadeur, il vous dira euh ils vont en faire une bouchée du petit barreau. Euh détenu, je le rappelle, depuis le 16 novembre dernier.
Merci à tous les deux. Euh et on on me dit j'ai un informateur bien informé, vous me l'avez même pas dit, vous m'avez même pas invité demain. Euh c'est la la réouverture demain du fou.
Ah, sympa, sympa de travailler avec vous. Ah bah, dis donc. J'ai compris.
Je crois vous allez devoir bosser ce weekend tout comme moi. De toute façon, je travaille ce weekend. Allez, merci à tous les deux dans un instant.
C'est l'heure des pros. Restez avec nous. M.
Philippe de Villiers