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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 24 septembre 2016 8 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalEnvironnement & énergie

Chantal Jouanno : "L'UDI n'exclut pas de présenter un candidat après la primaire"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:03OuverteRéponse directe

    Vous avez choisi de ne pas participer à la primaire de la droite ou de la droite et du centre. Enfin, surtout de la droite finalement. Du coup, vous avez du mal à à exister un petit peu dans cette précampagne, mais vous n'excluez pas quand même de présenter un candidat après la primaire.

  • 2:35RelanceRéponse partielle

    Qui sont les candidats antagonistes ?

  • 4:31OuverteRéponse directe

    Vous attendez de voir les débats télévisés. Qui sont les candidats qui ont mis en ligne tous leurs programmes ?

  • 6:09FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous êtes sûr de votre choix de parrainer Nathalie Kosciusko-Morizet ?

  • 7:31OuverteRéponse partielle

    Vous pourriez vous ranger derrière lui [Emmanuel Macron] pour 2017. On pourrait ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:27Chantal JouannoFait
    « Les candidats qui sont contre évidemment l'engagement environnemental, on est quand même les héritiers Borlot. »
  • 3:51Chantal JouannoFait
    « On est contre les candidats euh qui portent des des discours qui sont vraiment euh anti-humanistes. »
  • 8:48Chantal JouannoChiffre
    « Il est réceptif à vos appels du pied Emmanuel Macron ou pas ? Il y a déjà eu des échanges entre lui et Jean-Christophe Lagarde. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Chantal Joanau, bonjour. Vous êtes sénatrice de Paris, vice-présidente du conseil régional d'Île-de-France, porte-parole de l'UDI, ancien ministre des sports et et ancien secrétaire d'État chargé de l'écologie. C'est un gros weekend hein pour le centre.

Il y a l'UDI qui fait donc ses universités d'été à les Moulina. Il y a François Baou aussi qui fait sa rentrée. C'est un peu compliqué en ce moment pour le centre puisque vous avez choisi de ne pas participer à la primaire de la droite ou de la droite et du centre.

Enfin, surtout de la droite finalement. Du coup, vous avez du mal à à exister un petit peu dans cette précampagne, mais vous n'excluez pas quand même de présenter un candidat, hein. On n'exclut pas de présenter un candidat en fonction du résultat évidemment des primaires de la droite.

Si le candidat est totalement antagoniste avec nos propres valeurs et nos propres projets, évidemment qu'on exclut pas d'avoir un candidat. Alors, qui sont les candidats antagonistes ? Bah les candidats euh qui sont contre une Europe et notamment une Europe fédérale, les candidats qui sont contre évidemment l'engagement environnemental, on est quand même les héritiers Borlot.

Euh on est bah en ce moment c'est compliqué. Oui, ça c'est sûr que c'est pas facile. Euh on est contre les candidats euh qui portent des des discours qui sont vraiment euh anti-humanistes.

Donc là aussi, c'est vrai que il y a pas mal de discours en ce moment qui pour nous sont difficiles à à accepter pour nos pour nos militants. Donc voilà. Mais on verra parce que là on est au tout début de cette campagne, on sait très bien que pour avoir leur leur parrainage les uns et les autres ont ont peut-être pu être dans les excès.

Moi, j'attends de voir les débats télévisés. Voilà, il y a certains candidats qui ont mis en ligne tous leurs programmes, des candidats qui ont vraiment travaillé à fond. François Fillon, Bruno Lemer qui font un énorme travail mais il y en a pour d'autres, on est un petit peu dans le fou.

On attend de voir ce qui va se passer à la télé. Vous avez passé 3 années à travailler avec Nicolas Sarkozi et François Fillon, hein, puisque je l'ai dit, vous avez donc été ministre. Euh lequel des deux, vous qui les connaissez bien, ferait le meilleur président ?

Ah là, vous me demandez un un choix difficile déjà. Euh, enfin aujourd'hui, il y a pas que voilà, il y a aussi Alain Jupé, il y a aussi Nathalie Cosco Moré, il y a aussi Bruno Lemire, euh Nathalie Cusco Moré que vous avez choisi de pariner. Oui, parce que ça me semblait tellement anormal qu'il y a pas une femme dans cette primaire, même si voilà, nous on n pas de candidat.

Vous savez, j'ai pas dit hein. Alors, attendez, hein, pas forcément. Euh on a on n pas de candidat mais c'était tellement énorme qu' pas une femme puis en plus elle a des valeurs qui sont très proches.

On a longtemps travaillé ensemble. Ça me semblait totalement anormal. Est-ce que vous êtes sûr ?

Ben j'aurais peut-être dû commencer par là de voter à cette primaire. Écoutez, ne pas avoir de candidat, c'est pas pareil que ne pas voter. Nous, on a vous disiez vous le centre, vous avez du mal à exister, on va peser dans le débat parce que on on est quand même cette force du centre qui est capable de rassembler et d'élargir le socle de la droite parce que si la droite ne s'élargit pas de notre côté, elle s'élargit de l'autre côté, c'est-à-dire vers l'extrême droite et c'est vraiment pas ce qu'on souhaite.

Donc on pèse dans le débat. Donc évidemment et on est des personnes engagées politiquement. évidemment que nos militants vont aller voter et c'est bien qu'il pèse dans le débat politique.

Et est-ce que vous allez réussir à vous mettre d'accord tous à l'UDI pour appeler à voter pour le même candidat ? Il y a une très déjà un aujourd'hui, il y a effectivement des individus qui sont positionnés pour les uns et pour les autres. Il n'empêche que le parti aura une position, ça n'engage que les individus pour l'instant.

La plupart sont assez convergents. Voilà, on a quand même beaucoup qui sont engagés auprès d'Alain Jupé. Il y en a beaucoup qui il y en a aussi qui soutiennent Bron. souvent pour des raisons d'ailleurs très locales hein, vous vous verrez que les déterminants géographiques sont assez assez importants.

Donc oui, on se mettra d'accord, on prendra position. Il y a un autre sujet un petit peu compliqué en ce moment à à l'UDI, c'est le cas Emmanuel Macron. Jean-Christophe Lagarde, votre président a dit bien sûr, on a vocation à discuter avec lui et il y a une partie du du parti qui n'a pas du tout apprécié ses propos.

Vous vous êtes plutôt sur la ligne de la garde he vous dites "Oui, il faut discuter avec Macron." Il faut discuter avec Macron, il faut Mais comment on discute avec Alain Jupé ? Avec François Fillon qu'on a rencontré avec Bruno Lemer ?

Mais c'est normal Emmanuel Macron, il était il y a encore pas très longtemps dans un gouvernement enfin il renie assez bien, il renie assez bien quand même le fait que il regrette un petit peu d'avoir appartenu à ce gouvernement avec Non dis pas qu'il regrette d'avoir d'avoir appart Oui, enfin ça n'allait jamais assez vite, on n'est jamais allé assez loin et puis quand on entend les propos d'Emmanuel Macron, je vois pas ce qu'il fait dans ce gouvernement. Enfin, j'ai d' je l'ai dit plusieurs fois, on va lui faire une carte de membre d'honneur. Il portait les mêmes valeurs que nous.

Donc vous pourriez vous ranger derrière lui pour 2017. On pourrait Non, mais le but c'est de faire une coalition, voilà, euh qui sera devant, ça c'est un problème d'ego, souvent masculin d'ailleurs, mais euh le problème, c'est de faire une coalition avec des gens qui disent la même chose que nous. C'est ce qu'on essaie de faire, c'est ce qu'on a fait pour les européennes avec le modèeme.

Et c'est dommage qu'on ait pas pu faire la même chose pour les régionals. Et là, c'est ce qu'on essaie de faire aussi. Donc vous pourriez faire une coalition avec Emmanuel Macron, un homme de centre gauche.

On peut mais c'est un homme du centre effectivement, un homme de centre gauche mais aussi avec Nathalie Cosusco Morisé mais aussi avec tous ceux qui veulent faire partie de cette coalition et qui partagent nos valeurs. Renault Dutreil, cfondateur de l'UMP, ancien ministre de Jacques Chirac a lancé cette semaine le mouvement la droite avec Macron. Ça vous intéresse ?

Vous discutez avec lui aussi ? Pas encore, pas encore mais bientôt. Mais bon, mais écoutez, ce serait quand même dingue de se dire que parce qu'ils font pas partie de la même petite boîte, on discute pas avec nous.

Comment on voit que le système politique aujourd'hui répond plus aux aspirations ? Ça se voit dans le nombre d'abstentions, ça se voit dans la montée des extrêmes. On serait quand même vraiment idiot de pas essayer de discuter avec tout le monde.

Et il est réceptif à vos appels du pied Emmanuel Macron ou pas ? Il y a déjà eu des échanges entre lui et Jean-Christophe Lagarde. Oui oui oui.

Dans quel sens ? Ah il faudrait inviter Jean-Christophe. On a parlé on a parlé de Nicolas Sarkozi euh et de son revirement, on peut appeler ça comme ça sur le climat.

L'homme n'est pas le seul responsable du changement climatique. Vous qui l'avez bien connu, vous avez longtemps travaillé à ses côtés, vous avez porté sous sa présidence les lois sur le grenel de l'environnement. Comment vous avez réagi en en en écoutant, en entendant ces déclarations ?

C'est pas le même homme. Enfin, je sais pas du tout effectivement ce qu'on portait à l'époque, ce qu'il disait à l'époque et ce qu'on notre engagement de l'époque. Alors, est-ce que ces propos ont été tordu déformé ?

Est-ce que bon, il a assumé. Alors, au début j'ai pas réagi parce que je me suis dit bah c'est Marianne, parfois Marianne, ils sont un peu excessifs, donc on va attendre. Non, c'est confirmé.

Euh je vois pas comment on peut être climatosceptique aujourd'hui. Je veux dire je vois pas comment un homme alors avant c'était Claudè mais un homme seul peut aller contre l'expertise de milliers de scientifiques à travers le monde qui ont trouvé un consensus autour du fait très simple que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine. Parce que si on ne voit pas que le sujet d'avenir c'est la question environnementale, on n'est pas un homme d'état h et on a besoin d'un homme d'état en France.

Donc Nicolas Sarkozi n'est pas un homme d'état. Ah bah en tout cas sur cette position-là, c'est sûr que il n'en donne pas les gages. Donc vous vous allez avoir du mal à voter pour lui pour la primaire, ça c'est certain.

D'accord. Euh deux petites dernières questions. Euh rapidement euh je disais au début de cette interview que vous étiez je rappelais que vous êtes vice-président de la région Île-de-France.

Valérie PCR qui a été élu en promettant des tests de dépistage au cannabis dans les lycées d'Île-de-France. Son fils a interpellé en possession de de cannabis. Une réaction mais ça c'est vraiment une question très personnelle.

Enfin, je qui euh parmi les adultes qui ont des enfants adolescents ou grands adolescents, qui peut garantir que son enfant n'a jamais commis cette bêtise ? Quand on sait que aujourd'hui, et c'est bien pour ça d'ailleurs qu'on a fait ce plan anti cannabis, enfin anti-addiction d'ailleurs en réalité hein, parce qu'il y a pas que le question du cannabis, c'est parce que aujourd'hui il plus des tr des jeunes qui ont déjà testé. Donc c'est bien le problème dire qui enfin moi je vais jamais lui jeter la pierre, ce serait quand même scandaleux.

Personne d'entre nous ne peut dire "Mon fils ou mon ma fille ne fumera jamais du". Et peut-être que ça montre aussi que certaines solutions toutes faites ou qui peuvent paraître un petit peu faciles en campagne électorale sont pas forcément ça montre que le sujet Non, ça montre que le sujet est extrêmement important et qui peut toucher tout le monde. Bon euh placer un garde à vue dossier transmis au parquet pour un juin, c'est pas un peu sévère ?

Sans doute mais je laisse les juges qui laissent la justice là. Franchement, je vais pas me prononcer sur les choix de la justice.