LAURE LAVALETTE: « La violence et le chaos, c’est le mode opératoire de LFI ! » (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un risque de contagion qui est réel ?
- 0:22OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que le pire est à venir ?
- 1:37RelanceRéponse directe
Il y a eu un article 40 qui a été fait par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez. Il faut pouvoir poursuivre ces propos-là.
- 2:40FerméeRéponse directe
Vous voulez augmenter les salaires des professeurs ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut penser à ceux qui veulent tout simplement aller au lycée et travailler et étudier ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Est-ce que tout ça n'est pas un prélude ? Est-ce qu'il pourrait se passer en mai 2027 si d'aventure Marine Le Pen accédait à l'Elysée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 600 interpellations, 80 policiers blessés, 7 jets d'acide. »
- 0:45Invité politiqueFait
« C'est quasiment du terrorisme, enfin c'est hallucinant. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Je trouve qu'on peut presque faire un parallèle avec les émeutes de 2023, où LFI déjà n'arrivait pas à appeler au calme. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« On est 18% en dessous de la moyenne de l'OCDE, la moitié de la carrière d'un professeur. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Pour rattraper ce retard de l'OCDE, ça part de là aussi, je veux dire, le respect que l'on doit à un professeur, c'est qu'il soit payé correctement. »
- 3:57Invité politiqueFait
« Ils ont quand même mis la France à feu et à sang pendant plusieurs jours. »
- 4:01Invité politiqueFait
« La violence et le chaos, c'est le mode opératoire d'LFI. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Je vous rappelle que M. Mélenchon, M. Raphaël Arnaud, M. Delogui ont été condamnés pour violence en réunion. »
- 5:06Invité politiqueFait
« Les casseurs doivent être les payeurs. Ça n'est pas aux Français de continuer à payer. »
- 6:18Invité politiquePromesse
« Nous demandons au Rassemblement national la présomption de légitime défense, ce qui ferait tomber la pression. »
- 7:20Invité politiqueFait
« Déjà, je réponds à Emmanuel Macron qu'il n'aura eu de cesse que d'abaisser la fonction présidentielle. »
- 7:40Invité politiqueFait
« Jordan Bardella a d'ailleurs porté plainte hier pour diffamation, diffamation publique. »
- 9:50Invité politiqueFait
« Les Français ont bien compris que le bouclier contre l'antisémitisme, c'était le Rassemblement national. »
- 12:55Invité politiqueChiffre
« Ce sont les mêmes quand même qui ont fait 1300 milliards de dettes en 10 ans qui sont censés maintenant là faire des économies. »
- 13:10Invité politiqueChiffre
« Nous sommes contributeurs nets de 9 milliards. C'est beaucoup trop. »
- 16:01Invité politiqueFait
« Si vous commencez à travailler à 23 ans, l'âge légal, ça sera 68 ans. »
- 16:11Invité politiqueChiffre
« Il y a déjà une personne sur deux à l'heure actuelle, alors que l'âge de départ légal est de 62,9 mois, enfin 62 ans et 9 mois. »
- 17:40Invité politiqueFait
« On soutient tous les maires qui s'opposent à marier des gens qui n'ont rien à faire sur notre sol. »
- 18:37Invité politiquePromesse
« Vous savez, la première chose qu'on va faire quand on arrivera au pouvoir, c'est ce grand référendum constitutionnel en mettant le droit des étrangers dans la Constitution. »
Temps de parole
- Laure Lavalette76 %
- Présentateur21 %
- ?3 %
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Et
notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Laure Lavalette. Bonjour à vous, porte
-parole du Rassemblement
National, député du Var. Commençons par les lycées, c'est reparti ce matin. La mobilisation lycéenne partie de Créteil s'étend à toute la France, avec un appel aux étudiants qui sont appelés à venir rejoindre les lycéens.
Est
-ce qu'il y
a
un risque de contagion qui est réel ? Est-ce que vous pensez que le
pire
est à venir, Laure Lavalette ? C'est sûr que les images d'hier sont assez frappantes. Il y a des revendications qui sont légitimes de la part des lycéens, bien sûr. Elle montre aussi les carences et les échecs de la politique éducative d'Emmanuel Macron. Mais rien ne justifie la violence telle qu
'on
l'a vue dans la rue hier. Je crois qu
'il
y
a
eu 600 interpellations, 80 policiers blessés, 7 jets d'acide. Rendez-vous compte, Madame Ferrari, des jets d'acide dans une manifestation lycéenne. C'est quasiment du terrorisme, enfin c'est hallucinant. Donc voilà, le problème c'est que ça a été instrumentalisé par la France Insoumise, qui n'arrête pas de mettre de l'huile sur le feu. Quand vous voyez M. Boyard qui appelle à
étendre... On parlait de feu, on voit des images en direct.
À étendre le mouvement, quand vous avez Jean-Luc Mélenchon qui dit que les lycéens sont inoffensifs, moi je trouve qu'on ne dirait pas des enfants de cœur, qu'il appelle ses militants à se mettre entre les forces de police et les lycéens. C'est vrai que quand Coquerel dit tout se passait bien avant que la police arrive, on sent bien qu'il y a une volonté de faire naître cette contestation dans la rue. Je trouve qu'on peut presque faire un parallèle avec les émeutes de 2023, où LFI déjà n'arrivait pas à appeler au calme. Je n'appellerai pas au calme, il doit se passer, ce qu'il se passera.
La violence est légitime. Dans certains cas, a dit le maire de Saint-Denis, Balibagayoko, tout en précisant, il faut toujours l'éviter. Il y
a
eu un article 40 qui a été fait par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez. Il faut pouvoir
poursuivre ces propos-là. Non mais ils sont scandaleux. Je pense que les gens qui tiennent ces propos-là, surtout quand vous êtes un élu de la République, là pour le coup vous sortez du champ républicain. Je veux dire, comment un maire peut appeler à des violences, alors qu'encore une fois il
y a des revendications. La violence est légitime dans
certains cas, mais il faut l'éviter. Il faut l'éviter. On a bien vu que ça a galvanisé les jeunes avec qui il était. Il y
a
des revendications qui sont effectivement entendantes. Quand il fait 45 degrés dans une salle de classe, c'est la raison pour laquelle on a un grand plan de climatisation au Rassemblement National. Quand vous avez des plafonds qui s'effondrent, bien sûr que ça pose une vraie question. Après, être 30 par classe, malheureusement, ça a sûrement été votre lot, ça a été aussi le mien. Ça ne nous a pas non plus empêché d'étudier. Par contre, il y
a
un vrai problème dans le salaire des professeurs. Pour le coup, on est très en dessous, on est 18% en dessous de la moyenne de l'OCDE, la moitié de la carrière d'un professeur. Donc nous attendons le contre-budget de la semaine prochaine pour voir, et Marine Le Pen expliquera comment on
va
rattraper
ce retard. Vous voulez
augmenter les
salaires des professeurs ? Bien sûr,
pour rattraper ce retard de l'OCDE, ça part de là aussi, je veux dire, le respect que l'on doit à un professeur, c'est qu'il soit payé correctement.
Il
y a des personnels enseignants qui ont été agressés, on a vu des images vraiment terribles, des élèves aussi. Est-ce qu'il faut penser à ceux qui veulent tout simplement aller au lycée et travailler et
étudier ? Oui, c'est l'éternel problème de ces blocages, blocages qu'il faut évidemment arrêter le plus vite possible. Mais quand vous voyez, regardez encore une fois, Louis Boyard, il avait fait un blocus challenge après les émeutes de 2023. Il avait invité à l'Assemblée nationale des bloquants qu'il avait tirés au sort. Il leur avait fait en récompense de leur action visiter l'Assemblée nationale. Vous voyez bien qu'il
y
a deux Frances qui s'affrontent. Pour le coup, ces images font aussi écho aux 800 000 personnes qui étaient dans la rue pour le pape la semaine dernière, où tout le monde s'est dispersé dans le calme. C'était plutôt la France de la bienveillance. Ce n
'est
pas tout à fait ce que l'on voit sur ces...
Laure
Lavalette, vous êtes porte-parole du RN, on est sur CNews et sur Europe 1.
Est
-ce que tout ça n'est pas un prélude ? Est-ce qu'il pourrait se passer en mai 2027 si d'aventure Marine Le Pen accédait à l'Elysée ? Est-ce que ce n'est pas le tour de chauve, la démonstration de force que cherche la France insoumise pour montrer ce qu'ils sont capables de faire en cas d'accession au
pouvoir
du RN ? On savait déjà ce qu'ils étaient capables de faire. Souvenez-vous des émeutes au moment de la mort de Naël. Ils ont quand même mis la France à feu et à sang pendant plusieurs jours. Voilà, la violence et le chaos, c'est le mode opératoire d'LFIC. Sûrement la raison pour laquelle j'espère bien que les Français ne leur feront pas confiance parce que ça pose une vraie question quand vous êtes des responsables politiques. Mais cette violence, elle est inhérente. Souvenez-vous, au moment des retraites, M. Porte jouait au foot avec un ballon qui était à l'effigie de la tête du ministre du Travail. Voilà, ces gens-là sont violents. Je vous rappelle que M. Mélenchon, M. Raphaël Arnaud, M.
Delogui ont été condamnés pour violence en réunion. Voilà,
enfin,
oui,
ou
violence. Je ne
suis
pas
sûre en
réunion,
mais
pour violence. M. Delogui, typiquement, sur un CPE et sur un proviseur. Donc voilà, c'est leur mode de fonctionnement. Je
ne
pense pas que ce soit le cas de M. Mélenchon. Non, M. Mélenchon, c'était au moment, vous vous souvenez, de La République, c'est moi, où il y avait, lui, c'était pour intimidation. Qui doit payer la facture,
lors de la valette ? Valérie Pécresse propose d'envoyer la facture de 100 000 euros à M. Bagayoko à Saint-Denis. Est-ce que ce sont les contribuables ? Est-ce que ce sont les casseurs qui doivent
payer ? Effectivement, quand vous êtes un responsable politique, vous portez une responsabilité.
Et
après, voilà, ceux qui cassent ont quand même aussi leur liberté. Il faut aller chercher. Et on a toujours dit, nous, les casseurs doivent être les payeurs. Ça n'est pas aux Français de continuer à payer. Vous savez à quel point la situation financière des Français est catastrophique. Ça rajoute et puis ça décrédibilise. Vous dites que votre lycée est en mauvais état, mais du coup, vous continuez à le délabrer. On a vu des portes d'établissement complètement en feu. On voit bien que ça ne va pas et on voit bien que la revendication derrière, elle est politique.
Le ministre de l'Intérieur, M. Nouniez, a dit que ses instructions, c'est la fermeté avec la plus stricte proportionnalité, ce qui ne veut pas dire inaction. Mais on sait bien que la moindre bavure serait absolument dramatique et mettrait encore plus le feu
aux
poudres.
Alors,
c'est sûr, et c'est d'ailleurs pour ça qu'il
y a
des provocations terribles. Je voyais des images où des lycéens donnaient des coups de pied à un policier, à rnacher, pourtant, on voit bien qu'il
y a
de la provocation. Donc, je pense que le travail des policiers est difficile. Ils ne doivent pas bien savoir comment gérer, parce que c'est une... La police est... Vous savez, c'est une institution... Ils ont des instructions assez précises, selon vous,
ou pas ? Oui, mais c'est
l'institution qui est la plus contrôlée, j'allais dire. Donc, c'est vrai que tous les policiers que je rencontre me disent la peur qu'ils ont aussi de se retrouver dans une situation qui ferait qu'après, il n'ait pas la justice de leur côté. C'est aussi la raison pour laquelle nous demandons au Rassemblement national la présomption de légitime défense, ce qui ferait tomber la pression. La loi qui est passée la dernière fois n'allait pas assez loin. Je pense qu'il faut réarmer moralement aussi nos policiers.
Et quand Jean-Luc Mélenchon évoque la sauvagerie policière, c'est un blanc-seing qu'il donne à tous ces
casseurs ? Oui, enfin,
c
'est pas nouveau, on ne tombe pas de notre chaise. Oui, LF y pense que la police tue, que la police assassine. Ils n'ont eu de cesse de le dire. Voilà, on ne le découvre pas. Ils sont fidèles à eux-mêmes. Mais ça met de l'huile sur le feu. J'ai quand même eu l'impression que Jean-Luc Mélenchon avait un peu peur du monstre qu'il était en train de créer. Il y avait un espèce de ralentissement. J'ai trouvé, M. Léoman a dit que c'était un peu débile quand même de mettre le feu partout. Je pense qu'ils se rendent compte que le mouvement qui est en train de naître peut leur échapper.
Évoquons maintenant l'actualité au Rassemblement national, avec cette affaire désormais qu'il faut appeler l'affaire Bardella. Emmanuel Macron, en Espagne, a appelé les responsables du RN à clarifier la ligne, les mots et les gens dans leur parti. Il estime que les propos qui sont attribués par Mediapart à Jordan Bardella sont gravissimes et inacceptables. Que répondez-vous à Emmanuel Macron ?
Déjà, je réponds à Emmanuel Macron qu'il n'aura eu de cesse que d'abaisser la fonction présidentielle. En principe, un président, quand il est à l'étranger, ne commente pas une action, ce qui se passe à l'intérieur du pays. Vous nous avez déjà habitués à rabaisser cette fonction, mais là, je trouvais que c'était vraiment le summum. Nous pensons et nous disons que ce sont des faux, des faux grossiers. Jordan Bardella a d'ailleurs porté plainte hier pour diffamation, diffamation publique. Mediapart, il faut voir d'où ça vient. Mediapart, ce n
'est
pas un journal comme les autres, ce n
'est
pas vraiment un média. Ce sont nos adversaires politiques, ils ne s'en cachent pas. C'est une officine d'extrême-gauche pour qui la faim justifie les moyens. C'est vrai que je pense que notre avance dans les sondages, le fait que les Français nous font confiance probablement pour l'alternance, mais une certaine fébrilité chez nos adversaires qui sont prêts à tout, à des diffamations et à des propos absolument ignobles qu'évidemment, Jordan Bardella récuse. Nous saisirons la justice jusqu'au bout.
La justice, donc, avec cette plainte en diffamation, avec constitution de parti civil, il y a d'autres moyens d'aller peut-être plus vite parce qu
'on
sait que ces plaintes en diffamation mettent des mois à être instruites, voire jugées. Il y
a
la possibilité d'une citation directe au pénal, assignation civile à jour fixe avec l'offre de presse. Pourquoi ne sont pas ces moyens-là qui ont été choisis ? Parce que ça permettrait aussi de forcer Mediapart à prouver ce qu'ils disent.
L'affaire n'a que deux jours, Mme Ferrari. Donc j'imagine bien que Jordan Bardella est avec ses conseils, avec ses avocats et qu
'on
cherche la meilleure façon pour que la vérité éclate. Je sais que Jordan Bardella avait déjà demandé à être confronté aux écrits. Mediapart a refusé, certainement parce qu'ils ne sont pas authentifiés. Donc la question qu'il va falloir se poser aussi, c'est est-ce que Mediapart est entre guillemets deux bonnes fois quand il fascifie des documents ou est-ce que Mediapart aurait été enfumé, comme disait Jordan Bardella ? Ce qui est certain, c'est que cette affaire, c'est une ingérence dans la campagne présidentielle. Au moment où les Français n'arrivent pas à remplir ni leur frigidaire, ni leur plein d'essence, bientôt il va falloir remplir la cuve de fioul. Pendant ce temps, on
ne parle bien... Ce n'est pas une surprise, chaque présidentielle désormais est impactée par les
affaires.
En plus, on le savait. On est des marins de gros temps, on savait que ça allait être difficile. La dernière fois sur votre plateau, il y
a
15 jours, j'ai dit qu'il y
aurait
des turbulences. On ne s'est pas trompé. Là, c'est particulièrement abject la façon dont Jordan Bardella est diffamé. Il est atteint personnellement ?
Bien
sûr qu'il est atteint, mais vous ne pouvez pas ne pas être atteint quand on dit ça sur la place publique et que ça n'est pas vrai. C'est absolument épouvantable. Il va se battre. Vous savez, il a sa conscience pour lui. En 2025, il a été reçu par le gouvernement israélien. Il est allé
à
une conférence sur la lutte contre l'antisémitisme. Il a marché, contrairement à Emmanuel Macron, à la marche contre l'antisémitisme. Et puis, je vais vous dire, les Français ont bien compris que le bouclier contre l'antisémitisme, c'était le Rassemblement national. Et d'ailleurs, qui a fait fuir...
Mais pas ce
que dit le CRIF et Yonatan
Martin
? Parce que je pense qu'il a un réflexe un peu pavlovien, le CRIF. Et moi, je peux vous assurer que j'ai des gens proches du consistoire, je ne
vais
pas les mettre mal à l'aise, mais qui m'ont écrit en me disant « Voilà, le CRIF a un réflexe qui est pavlovien. Nous, à côté, on sait que vous êtes le rempart. On sait que l'antisémitisme, à l'heure actuelle, décomplexé, il est du côté d'Alefi. »
Mais
est-ce que votre
parti, le RN, n'est pas secoué par ces accusations qui réveillent ces vieux démons et ce vieux soupçon sur l'antisémitisme que Marine Le Pen avait réglé ? Évidemment, on le se rappelle, en éjectant son propre paire
du
parti. Exactement, exactement. Non, vraiment, je ne le crois pas. Quand vous avez les époux Clarsfeld qui vont à Perpignan recevoir de la main de Louis Alliot la médaille de la ville, pensez-vous un seul instant qu'ils l'auraient fait, ces chasseurs de nazis, qu'ils l'auraient fait s'ils avaient eu le moindre soupçon d'antisémitisme ? Bien sûr que non, c'est encore de la diffamation, mais on connaît ces procédés d'extrême-gauche. Le problème,
c
'est que pendant que vous parlez de ça, on ne parle pas d'autre chose. Et malheureusement, ça laisse toujours des traces, au moins personnellement.
Jordan Bardella restera sur cette stratégie de la dénégation. Il ne dira pas, peut-être c'était une erreur de jeunesse, parce qu'il
estime
qu'il ne l'a pas dit. Ce n
'est
pas une stratégie de dénégation. Il n'a pas tenu ses propos, donc il ne va pas s'accuser de choses qu'il n'a évidemment pas faites.
Marine Le Pen le soutiendra
jusqu'au bout ? Bien sûr que Marine Le Pen le soutiendra, mais vous savez, les Français vont se soutenir jusqu'au bout. On a derrière nous des millions de Français. Et c'est ça aussi qui est toujours très douloureux, c'est que derrière Jordan Bardella, ce sont ces Français-là qui sont attaqués. Ce sont ces Français qui ont envie de vivre de leur travail, qui ont envie de nous donner les clés pour que nous renversions la table, pour qu'on reprenne en main notre politique migratoire, pour qu'on reprenne en main l'hôpital, l'éducation, pour qu
'on
ne soit pas dernier dans les classements PISA. Tout ça, nos adversaires politiques l'ont bien compris. Je pense qu'ils sont prêts à tout, mais je vais vous dire, Madame Ferrari, je pense que ça n'est pas terminé. Jusqu'au 18 avril, ça va être long. Vous pensez qu
'il
y
aura
d'autres épisodes
? Déjà, là, ils vont se soutenir.
On connaît Mediapart, c'est leur façon de faire, ils ne s'en cachent pas. Ils vont feuilletonner le plus longtemps possible. Et puis, oui, moi, je pense que d'ici le 18 avril, ils vont nous chercher des poux ailleurs. Vous avez des points de faiblesse ? Non.
Vous
avez déjà pointé
?
Nous sommes très sereins, mais non.
Est
-ce que ça peut avoir un impact sur les électeurs ? Est
-ce que vous
le redoutez
? En tout cas, moi, je n'ai eu aucun texto de mes administrés en circonscription. Ou alors, les textos que
j
'ai eus, c'était pour me dire, c'est lamentable, vous êtes encore sous les feux. Vous savez, il
y a
presque un effet câlin au bout d'un moment. Les gens, ils n'en peuvent plus quand vous êtes systématiquement diffamés. Mais moi, j'aimerais que nos adversaires politiques nous attaquent sur le fond. Venez nous dire que, voilà, sur le régalien, ce que nous pensons ne va pas. Venez nous dire qu'il faut continuer à donner de
l
'argent à l'Union européenne, ce que nous ne croyons pas parce que nous voulons faire des économies plutôt que d'aller chercher l'argent dans la poche des Français. Attaquez-nous sur le fond, mais ne nous diffamez pas. En tout cas, on ne se laissera pas faire. Vous
parlez du pouvoir d'achat, effectivement. C'est ce qui concerne au premier chef les Français. On a dans quelques heures la présentation du budget de la France avec le réel qui nous rattrape, dit Sébastien Lecornu. 54 milliards d'euros d'économies à la clé. La classe politique est-elle enfin prête à regarder la dette en face ? Et quelle sera l'attitude du RN face à ce budget ? Censure, pas censure, pouce en haut, pouce
en bas ? Alors on a hâte déjà de savoir comment est
-ce
qu
'il
va faire ces 53 milliards d'économies parce que ce sont les mêmes quand même qui ont fait 1300 milliards de dettes en 10 ans qui sont censés maintenant là faire des économies. Nous nous disons depuis le début que c'est très simple. Il
faut
aller chercher l'argent dans l'Union européenne. Nous sommes contributeurs nets de 9 milliards. C'est beaucoup trop. C'est-à-dire que pour que les Français qui nous écoutent comprennent, on donne plus à l'Union européenne que ce qu'elle nous rend. Il faut aller chercher dans le train de vie de l'État. Il faut aller chercher évidemment dans cette politique migratoire. Il faut réserver les
dettes de solidarité aux Français.
Mais ce n
'est
pas forcément une question de suppression de fonctionnaires. On peut ne pas remplacer. Marine Le Pen parle je crois le 6 octobre pour son contre-budget. Donc on va en parler. Mais encore une fois, il peut y avoir des non-remplacements de fonctionnaires qui partent à la retraite. Mais on peut aussi gérer différemment. C'est exactement comme vous Madame Ferrari quand vous avez votre budget. Soit vous allez en vacances, soit vous refaites votre salle de bain. Là c'est pareil. Ce que vivent les Français, c'est la conséquence de choix politiques qui n'ont pas été bons, qui n'auraient pas été les nôtres. Et on va leur expliquer comment nous, on va reprendre en main la dépense publique.
Pour autant il y aura un vote
sur ce budget. Marine Le Pen a dit qu'elle préférait un budget imparfait que pas de budget. Ça veut dire qu'après, oui, on ne se dirige pas vers une censure du RN qui serait décisive.
Alors c'est sûr qu'on est très... Alors déjà, un budget, vous savez, n'est jamais voté par l'opposition. Puisque par définition, c'est la traduction comptable de choix politiques. Donc en fait, l'opposition au mieux, elle laisse passer le budget en s'abstenant. Il y a des motions
de
censure.
Il
y
a
des motions de censure. Ce qui est sûr, c'est que ce budget, il sera amendé, il sera rectifié par l'équipe qui gagnera la présidentielle. Donc s'il n'y a pas de dinguerie, si le gouvernement ne va pas chercher l'argent dans la poche des Français, s'il revient sur sa prime d'activité dont il voulait geler l'indice, à ce moment-là...
Les retraités aussi, c'est une ligne rouge.
Écoutez, en tout cas, Marine Le Pen va le dire dans pas longtemps. Elle va exprimer quelles sont nos lignes de rouge. Mais voilà, on sera quand même très vigilants. On est là, et on l'a dit, pour défendre le pouvoir d'achat des Français. Il faut que nous soyons garde-fous. Mais peut-être que le gouvernement aura été touché par la grâce d'ici là.
Attendons 9h, Madame Félari.
Taxes sur les produits sucrés, a annoncé le ministre du Commerce, Serge Papin. C'est sur la table, en tout cas, pour ce budget. Encore des taxes, vous les voterez
?
C'est sûr qu'encore des taxes, c'est un problème. Mais il y a aussi un problème sur les produits sucrés. Il y a aussi un problème sur l'obésité, sur les enfants qui font plus de sport à l'école. Donc il faut réfléchir à une politique de santé de façon plus globale. Mais peut-être que plutôt ça, il faut revaloriser le sport à l'école, voir comment faire. Les Français n'en peuvent plus des taxes. Nous sommes le pays le plus taxé au monde. Et malgré tout, nous vivons mal. C'est ça qui va passer, cette dichotomie. Il n'y a plus de consentement à l'impôt dans la mesure où on a un taux prélèvement obligatoire qui est record.
Et à côté de ça, quand vous allez à l'hôpital, vous attendez encore 5h sur un brancard. Mais
vous n'êtes pas possible,
mais on est soigné. Mais on peut tellement mieux faire,
en
fait, c'est ça. Alors Lavalette, parlons un instant des retraites. Édouard Philippe a présenté hier sa réforme des retraites. Il
reprend
la réforme de 2023. En moins de 10 ans, il veut porter l'âge légal à 65 ans avec une durée de cotisation à 45 ans. Est-ce que ce
n
'est pas courageux ? Non, mais Édouard Philippe, c'est Macron
en pire.
C
'est-à-dire que... Ah non, Emmanuel Macron n
'a
jamais proposé ça. Non, alors il s'est fait élire au départ quand même sur 65 ans, la dernière fois.
Mais là, il va
encore plus loin. Et effectivement, il faut que les Français comprennent, c'est 65 ans plus 45 années d'annuité. Donc si vous commencez à travailler à 23 ans, l'âge légal, ça sera 68 ans. Il faut savoir qu
'il
y
a
déjà une personne sur deux à l'heure actuelle, alors que l'âge de départ légal est de 62,9 mois, enfin 62 ans et 9 mois. Il y
a
déjà une personne sur deux qui arrive à la retraite sans emploi. Une personne sur trois ne serait pas concernée par la
décision.
Voilà,
donc ça veut dire
quand même qu'il mise sur le fait que les gens travaillent plus, alors que déjà, pour arriver à 62 ans, nous n'y arrivons pas. Et que ce que l'on ne gagne pas d'un côté, on le dépense en assurance maladie et en assurance chômage. La vraie question, c'est faire rentrer plutôt les jeunes sur le marché du travail. C'est là où notre projet de réforme de retraite est pertinent. L'âge moyen du premier job en France est de 27 ans. Ce qui est évidemment beaucoup trop tard, mais pour ça, c'est un peu vertigineux.
Mais il va falloir s'attaquer aussi au collège unique, refaire de nos filières manuelles des filières d'excellence, un peu comme font l'Allemagne et la Suisse, pour remettre rapidement nos jeunes sur le marché du travail. Et vous êtes toujours sur votre projet de 60 ans, 62
ans ? Si on a commencé entre 17 et 20 ans, avec
42 ans.
Alors
si vous avez commencé souvent avec des
métiers pénibles, et après
de façon progressive, jusqu'à 62 ans, avec 42 annuités, parce que la retraite, c'est aussi un choix de société. Mais tout ça, on le
financera. Et on le
financera, parce qu
'on
va relancer l'industrie et la
natalité. Laure Lavalette, un mot de Robert Ménard, qui a été jugé hier le maire de Béziers pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF. Le tribunal a requis 7 500 euros d'amende, ce qui est le plus bas échelon, parce qu'il risquait l'inéligibilité.
Ce
ne
sont
que les réquisitions.
On
aura évidemment le jugement au mois de décembre. Vous soutenez Robert Ménard dans
ce combat-là
? Cher Robert Ménard, on soutient tous les maires qui s'opposent à marier des gens qui n'ont rien à faire sur notre sol. Alors déjà, moi, j'aurais aimé que les 100% d'OQTF soient exécutés, comme nous l'avait promis Emmanuel Macron. Mais évidemment, et même avec nos alliés d'Éric Ciotti et de l'UDR, nous avions lors de leur niche, ils avaient proposé une loi justement pour protéger les maires. Nous n'avons jamais pu voter cette loi, parce que toute la gauche, l'extrême gauche et la gauche, a fait obstruction. Donc nous ne sommes jamais arrivés au bout du texte. Alors que c'est un texte qui est évidemment demandé par les maires. Il faut protéger les maires.
Ça n'a pas de sens que l'État vous demande à la fois à quelqu'un de ne pas être là et aux maires de les marier. Ça pourrait être aussi...
Le procureur a
rappelé que les maires ne peuvent pas refuser
de célébrer
un mariage.
C'est évidemment au procureur, mais ça pose une vraie question. Parce qu'après, vous savez bien qu'une fois qu'ils sont mariés, ils sont encore plus difficilement expulsables. Donc il est temps que cette politique soit reprise en main avec de la volonté politique, madame Ferrari.
71% des Français s'opposent ainsi au mariage lorsque l'un des deux futurs époux est en situation irrégulière. C'est une des mesures que vous prendriez
si vous arriviez au
pouvoir ?
Oui, bien sûr.
Vous savez, la première chose qu'on va faire quand on arrivera au pouvoir, c'est ce grand référendum constitutionnel en mettant le droit des étrangers dans la Constitution. Il faut que nous gravions dans le marbre les outils juridiques, politiques, administratifs qui vont nous permettre... Ça va être la fin du droit du sol. Ça va être typiquement de ne pas pouvoir marier un OQTF. La fin du regroupement familial stop. Les Français veulent reprendre en main leur politique migratoire. Ça fait trop longtemps qu'on ne leur a pas demandé ce qu'ils voulaient en faire. Et comme la Constitution sera au-dessus de tout, alors on pourra être efficace et mettre notre volonté politique en action.
Laure Lavallette était notre invitée ce matin. Je précise pour nos auditeurs que vous portez le ruban rose que je porte aussi d'Octobre Rose pour la prévention du
cancer. Allez vous faire
dépister, bien sûr. Merci beaucoup Laure Lavallette.
Bonne journée à
vous sur CNews Europe 1.
Laure Lavalette