Quel bilan après six mois de mandat pour les nouveaux maires ? Frédéric Marquet, maire de Mulhouse
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous comprenez le malaise, la colère qui s'exprime depuis quelques jours chez les jeunes ?
- 2:15RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas en quelque sorte un recul pour les mobilités douces ?
- 4:12OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous envisagez de pérenniser la mesure, de l'élargir au reste de l'année ?
- 5:45OuverteRéponse directe
S'il ne fallait retenir qu'une seule proposition pour les prochains mois ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:28PrésentateurChiffre
« La municipalité précédente avait dépensé 13 millions d'euros pour l'ensemble de ces aménagements. »
- 2:33PrésentateurChiffre
« On a dépensé 90 000 euros pour ajuster. »
- 3:57PrésentateurFait
« La fermeture totale de cet axe créait des bouchons pas possibles. »
- 4:05PrésentateurFait
« Objectivement, l'impact sur l'environnement ne devait pas être bien plus positif qu'avant. »
- 4:28PrésentateurFait
« Tous les samedis d'été, ça a très bien fonctionné. »
- 4:40PrésentateurFait
« Beaucoup de personnes qui ont pris le tram au lieu de prendre leur voiture. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Invité politique20 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
8h moins le quart, ici Alsace, donne la parole ce matin Sophie aux maires élus depuis 6 mois.
Les nouveaux maires élus lors des élections municipales de mars dernier en Alsace, quel premier bilan, quelle difficulté aussi. Bonjour Frédéric Marquet.
Bonjour.
Merci d'être avec nous ce matin en direct sur Ici Alsace, vous êtes le maire de Mulhouse. Première question, plus de 2000 personnes ont manifesté hier dans les rues de votre ville, profs, parents et lycéens dans le calme. Est-ce que vous comprenez le malaise, la colère qui s'exprime depuis quelques jours chez les jeunes ?
Oui, bien sûr qu'on comprend, il y a des revendications qui sont légitimes, qui sont justifiées, c'est ce que je leur ai dit. Moi je me tiens aussi à leur disposition pour les recevoir si une délégation se constituait. Aujourd'hui on a la chance que hier ce soit très bien passé dans notre ville, et c'est ça l'essentiel, c'est-à
-dire
qu'il ne faut pas tomber dans les excès, la violence et finalement faire se récupérer ces mouvements et qu'on reste sur les revendications légitimes, les inquiétudes et essayer de rassurer au maximum, même si je le redis, ce n'est pas de la compétence du maire. La compétence du maire,
c
'est évidemment la sécurité, la sécurité des jeunes d'abord et puis la protection de notre ville, de son centre-ville, de l'activité commerciale du centre-ville. Ces manifestations font du mal au commerce.
C'est ce que vous disent les commerçants
notamment
? Bien sûr, bien sûr que
c
'est ce que nous disent les commerçants, puis on le sent,
on
le voit, même si samedi a été une belle journée, les jours de manifestation, le centre-ville est déserté, c'est ce qui se comprend, c'est le cas partout, ce n
'est
pas un cas spécifique à Milouz, mais aujourd'hui dans un contexte économique difficile où nos commerçants, nos artisans souffrent déjà, cette charge, on va dire, supplémentaire des manifestations, elle devient...
Venons-en à votre bilan après six mois de mandat dans les transports. J'aimerais commencer par ça, il y a d'abord depuis le mois dernier la réouverture de l'axe brillant Franklin aux voitures dans un sens, c'était une promesse de campagne. Est-ce que ce n'est pas en quelque sorte un recul pour les mobilités douces, puisque, on le rappelle, la précédente municipalité avait dépensé des millions d'euros pour le rendre piéton et cyclable, cet axe
? Alors
effectivement, la municipalité précédente avait dépensé 13 millions d'euros pour l'ensemble de ces aménagements, on a dépensé 90 000 euros pour ajuster, je dirais, on n
'est
pas revenu totalement en arrière, puisque vous l'avez dit, on a rouvert une voie de circulation limitée à 30 km heure, et on est aujourd'hui sur un axe qui vit bien cette réouverture. Même les habitants, même certains qui avaient manifesté, nous disent, bon effectivement, je ne me rendais pas compte qu'on a gardé l'aménagement, l'élargissement des trottoirs, on a gardé évidemment la végétation qui avait été plantée, cette rue elle est beaucoup plus apaisée qu'avant, et puis par rapport au parcours cyclable,
on
va recréer un parcours sur une rue parallèle, on va donc, au final, tout le monde va y gagner, les habitants, les cyclistes qui vont retrouver un parcours plus adapté, parce que mine de rien, de mettre les bus à double sens et les vélos sur cette même voie, c'était compliqué quand même et dangereux, donc on va aussi améliorer les choses dans un second temps pour les cyclistes, donc non, ce n'est pas un retour en arrière, c'est un ajustement, et tout ce qui a été fait logique de faire l'inverse de ce qui a été avant, bien le contraire, on poursuit le même objectif, mais là on s'était rendu compte, les commerçants, les visiteurs de notre ville et les habitants aussi, que la fermeture totale de cet axe créait des bouchons pas possibles, et puis d'ailleurs, on était sur une situation, on avait plus de bouchons qu'avant, on faisait des parcours qui nous rajoutaient 5-10 kilomètres, objectivement, l'impact sur l'environnement ne devait pas être bien plus positif qu'avant.
Sur
les transports, justement, Frédéric Marquet, vous avez décidé de rendre les transports gratuits le samedi pendant l'été, pour renforcer notamment l'attractivité du centre-ville, on en parlait au début de cette interview, est-ce que vous envisagez de pérenniser la mesure,
de
l'élargir au reste de l'année par exemple ?
Alors c'était effectivement un test sur 3 mois, tous les samedis d'été, ça a très bien fonctionné, on a eu beaucoup de retours, il a fallu le temps que les gens intègrent cette nouveauté, quand ce n
'est
pas tous les jours, c'est toujours plus difficile, mais on a vraiment eu un bon retour, et beaucoup de personnes qui ont pris le tram au lieu de prendre leur voiture, ou qui venaient au centre-ville alors qu'ils n'y venaient plus, donc c'est sûr qu'on a envie de poursuivre, après aujourd'hui on a un contexte budgétaire qui est fragile, qui ne nous permet pas de dire, allez, d'un claquement de doigts, on passe à cette...
Oui,
et puis qu'on trouve le... Ce
n
'est pas qu'une question d'être d'accord, c'est qu'il faut qu
'on
trouve le mode qui convient, et qui a du sens pour toutes les communes, donc là on a un atelier projet qui est lancé depuis cette rentrée, et on réfléchit à une tarification, à des gratuités, à tout ce qu'on peut mettre en œuvre, mais qui est l'aval, et qui corresponde aux besoins, aux attentes de la grande majorité des communes de l'agglomération, donc on est en train de remettre à plat, et enfin, on peut remettre à plat ces sujets-là, avec la nouvelle relation qu'on a créée avec la MDA, ce qui n'était pas le cas jusque-là.
Rapide, dernière question Frédéric Marquet, vraiment en quelques secondes, s'il ne fallait retenir qu'une seule proposition pour les prochains mois
? Alors
s'il ne
fallait
ne retenir qu'une seule proposition pour les prochains mois, c'est le travail qu'on a engagé aujourd'hui, malheureusement sur la partie budgétaire, pour retrouver un équilibre et une situation saine, mais moi je retiens en termes de proposition, que c'est aussi une opportunité, c'est une opportunité de remettre à plat, service par service, et de trouver une crise ou un contexte budgétaire compliqué, c'est aussi source d'opportunités, on est obligé d'inventer les choses, et on a la chance de le faire avec vraiment une équipe qui est engagée, et puis les collaborateurs dans les services qu'on arrive à associer, et c'est ça notre plus grande fierté aujourd'hui, je pense qu'on est sur un travail à la fois de l'administration et de notre équipe qui va dans le bon sens.
Merci Frédéric Marquet d'avoir été en direct avec nous ce matin, vous êtes le maire de Mulhouse, merci d'avoir fait un premier bilan de ces six premiers mois de mandat, merci beaucoup.
Merci à vous et bonne journée. A vous également ici à l'Élysée,
c
'est les 7h50.