Répression des mouvements sociaux : la France est-elle toujours une démocratie ? - #AMFIS2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 50 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 19:00OuverteRéponse directe
Comment s'exprime cette répression contre l'action syndicale et celle des salariés en lutte ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Quelle est ton expérience et ton analyse de la montée des violences policières et judiciaires ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Comment organisez-vous la résistance contre cette répression au Syndicat des Avocats de France ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Comment parler de répression dans les quartiers populaires en quelques minutes ?
- 55:00OuverteRéponse directe
Comment rendre visible davantage les luttes dans les quartiers populaires ?
- 1:00:00OuverteRéponse directe
Comment anticiper et empêcher les arrêtés préfectoraux illégaux interdisant les manifestations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00Sandrine MouretChiffre
« « La France est le top du top des morts au travail des accidents du travail » »
- 3:00Fait
« il y a vraiment un échec des parties des parties de gauche notamment des écolos du PS du PSC du PC encore la France insoumise j'ai quasiment rien à reprocher »
- 5:00Fait
« on a affaire la carira machin etc alors il y a du trafic mais bon c'est du trafic qui n'a pas il n'y a pas de violence en particulier »
- 7:00Fait
« un jeune s'est fait tabasser moi j'ai vu les photos les photos et puis les 5 points de suture »
- 15:00Fait
« Macron a dit dans son interview à le point je n'ai pas je n'ai pas déclaré l'état d'urgence je suis respectueux des droits et libertés »
- 17:00Chiffre
« un tiers du budget de l'État va en être public aux entreprises »
- 19:00Promesse
« il faut purement et simplement interdire aux policiers de demander l'identité des gens dans la rue »
- 21:00Fait
« il y a 10 ans François Hollande arriver au pouvoir en disant je vais demander un récépissé de contrôle d'identité »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] et ben bonjour à toutes et tous Voilà ravi de vous accueillir et d'accueillir nos invités pour cette discussion aujourd'hui qui me tient à coeur parce qu'il s'est évidemment une question cruciale c'est celle de nos droits à vouloir transformer le monde et la société celle de nos libertés de nos droits de citoyens et de militants engagés et donc c'est celle de la répression aussi policière judiciaire que nous subissons tous en tant que militant de plus en plus suis moi-même vous le savez militante dans les mouvements sociaux depuis 20 ans je l'étais je l'ai plus l'observer du coup cette montée des répressions je l'ai vécu quand j'étais présidentE mais aussi s'indiquer élu à la FSU et avec mes camarades de lutte donc on a vu monter ça et je pense particulièrement à partir de 2016 et des manifestations contre la loi travail et puis encore je pense aux manifestations quand la loi sécurité globale la répression qu'on a pu vivre par exemple aussi quand on a organisé le contre G7 à Biarritz pour ne prendre que les les dernières années les procès à répétition évidemment contre toutes les actions des obéissance civiles et vous y reviendrez les garde à vue qui servent d'intimidation moi j'ai pu le vivre aussi quand j'étais mis quand je suis toujours militante mais en tant que militante associative il y a quatre ans pour avoir porté un portrait de Macron à l'envers voilà des peines parfois [Applaudissements] je pense qu'on peut d'ailleurs applaudir tous ces militants qui voilà qui prennent aussi des risques tant pis font ces actions désobéissance civile et des peines parfois lourdes des violences qui s'abattent aussi et encore depuis bien plus longtemps dans les quartiers populaires et bien avant 2016 évidemment contre les populations racisées voilà donc l'espace de nos libertés de rassemblement d'expression d'actions s'amenuisent devant moi et à chaque grand mouvement social et bien la brutalité des réponses policières et judiciaires montent d'un cran alors évidemment un autre monde est possible on en reste convaincu mais pas sans lutte et nous devons aujourd'hui faire un constat qui est alarmant c'est à dire que nos adversaires entendent par l'écrasement par la répression nous dissuader de mener ses combats vous savez que début juillet nous avons organisé toute une série d'auditions tu étais présentes William à la suite il y avait le SAF il y avait voilà il y avait beaucoup de d'acteurs qui étaient là et à la suite des révoltes consécutives au maire de Naël Marzouk on a reçu Patrick Baudoin le président de la LDH qui nous a dit ceci c'est un grand avocat spécialiste de la justice internationale d'un âge aujourd'hui vénérable et qui nous disent aussi qui nous a dit ceci leur est grave je cite je n'ai jamais été aussi inquiet depuis les années 70 je n'ai jamais vu ça aussi inquiet pour les libertés publiques et pour l'État de droit dans notre pays voilà ce que nous a dit Patrick Baudouin voilà et donc une chose a été claire c'est que nous devons défendre aujourd'hui l'État de droit notre liberté de militants et donc je suis ravie d'accueillir des des invités exceptionnels des invités aussi qui sont dans le combat Sandrine Mouret qui est membre du bureau confédéral de la CGT ouiam beruma militante anti raciste et Luc local en Seine-Saint-Denis un oasis sec ou je suis député donc on travaille ensemble avocat de manifestants de gilets jaunes de jeunes emprisonnés lors des émeutes avocats des soulèvements de la terre et de victimes de violences policières [Applaudissements] éclair du jardin qui est secrétaire général du Syndicat des Avocats de France [Applaudissements] [Musique] alors avant de vous laisser poser question à nos invités d'abord je vais leur donner la parole Sandrine comment s'exprime cette répression contre l'action syndicale et celle des salariés en lutte comment toi tu l'analyse comment vous l'analyser mais surtout qu'est-ce que vous faites vous à la CGT avec les avec les autres syndicats face à cela merci alors merci d'ailleurs merci déjà pour votre invitation simplement pour dans un cadre général la répression syndicale elle a toujours existé depuis que les salariés les travailleurs les salariés veulent s'organiser pour pouvoir défendre leurs droits et conquérir des droits nouveaux de toute l'histoire du syndicalisme et la CGT a été créée en 1895 dès lors où les salariés voulaient s'organiser défendent leurs droits gagner de nouveaux droits il y avait il y a eu de la répression mais effectivement elle peut être sournoise et violente et à chaque même si les sournoises elle peut être violente alors elle s'exprime effectivement sournoisement dans l'entreprise par le patron avec effectivement des discriminations avec des licenciements avec de la répression c'est là elle est à bas bruit hormis si les salariés décident de s'organiser dans la boîte et de lutter mais elle s'organise également lors des élections lorsque le patronat veut empêcher les salariés de donner leur voix pour pouvoir élire des représentants du personnel pouvant les défendre porter leur revendications là aussi de plus en plus si on voit s'élever de plus en plus des répressions relativement féroces contre les militants et je parle pour ma paroisse notamment pour contre les militants CGT quand ils essaient de monter des listes pour dans les entreprises et c'est encore plus violent c'est encore plus violent dans les grands groupes quoi qu'on en quoi qu'on en dise et on a des exemples là-dessus mais il y a également la répression j'oserais dire menée par l'État et c'est là elle peut donner des ailes aux patronatel menée par l'État elle est aussi insidieuse elle est de plusieurs formes c'est effectivement faire voter des lois qui vont réduire les droits des salariés à pouvoir s'organiser à pouvoir lutter elle a été donnée style ou el khomri ou à Macron II c'est là la considérablement réduit les droits des salariés ils sont ils se voient amputer un des CHSCT pour ceux qui connaissent notamment sur les CHSCT qui permettent aux salariés de se défendre sur les conditions de travail alors qu'aujourd'hui la France est le top du top des morts au travail des accidents du travail on est dans le dans le top 5 des pays européens qui enregistront le plus de morts au travail d'accident au travail et également l'état il ne donne il donne effectivement il ne donne pas je dirais le bon exemple loin sans faut comme étant employeur et j'ai des exemples que tout le monde connaît et en tête ces deux exemples des inspecteurs du travail leur afifer et Anthony Smith qui ont été poursuivis par leur direction ils sont fonctionnaires d'État par leur direction bénignement couverts par le gouvernement les gouvernements successifs et on voit que là l'état y compris employeur et bien il matraque il musait les salariés les fonctionnaires qui veulent uniquement faire leur travail pour ce qui lui concerne qui veulent faire le travail et puis bien évidemment répression par les manifestations et je rejoins Aurélie le tournant le tournant sur les dernières années a été el khomri où on voit apparaître des manifestations avec des CRS au coude à coup avec les manifestants où on voit apparaître des arrestations de militantes où on voit apparaître des préfets qui nous interdisent des manifestations ou qui nous détournent les manifestations pour peut-être aller manifestations manifester au bout d'un lac et là on voit que l'État aussi en menant ses actions donne des ailes au patronat qui s'en sert effectivement pour poursuivre et anti amplifier la lutte la répression des salariés en lutte dans les entreprises et puis une palier il y a aussi et peut-être qu'on ne le sait pas assez il y a la part des élus locaux qui dans beaucoup de départements comment ça supprimer les union locales les union départementales les Bourses du Travail enlèvent les Bourses du Travail les locaux ou les salariés peuvent rejoindre la CGT ce qui nous concerne pour qu'on puisse les défendre ça aussi c'est une atteinte à bas bruit de l'action syndicale donnant la possibilité aux salariés de pouvoir s'organiser et c'est là aussi où se prépare les manifestations se préparent les grèves et bien évidemment dans les grèves dans les entreprises dans les manifestations on a vu exploser un la répression dans les manifestations tout le monde l'a vu effectivement pour ce qu'ils les ont fait pour ceux qui les ont vécu mais également le gouvernement est à la manœuvre pour arrêter les syndiqués qui ont mené des luttes le plus je dirais le plus symptomatique la dernièrement c'est bon le secrétaire général de la Fédération mines énergie qui est convoquée et il faut remonter aux heures sombres de l'histoire pour voir effectivement un secrétaire confédéral convoqué donc par la justice et parallèlement à ça 400 syndiqués CGT qui ont été en lutte ont été convoqués par la justice pour parler que la branche mille énergie donc là il y a une volonté et je rejoins effectivement Aurélie il y a une volonté de réprimer toute velléité de vouloir lutter et de vouloir montrer surtout que quand on s'organise quand on lutte quand on fait grève quand on manifeste et bien évidemment ça donne de l'espoir parce qu'on peut gagner et bien évidemment Macron l'a bien compris et donc taper sur les syndicalistes tapez pour les salariés sur les salariés en lutte mais pas simplement pas uniquement parce que vous le direz et bien c'est essayer de désam la pompe à espoir désamorcer la pompe qui fait comprendre que on peut gagner des choses et elle est valable dans la rue mais valable dans les entreprises et pourtant on enregistre de belles victoires effectivement sur des batailles sur les salaires il y a de nombreuses luttes qui se mêlent et les salariés gagne sur leur salaire gagne sur les conditions de travail et bien évidemment comment peut-on faire pour s'en sortir un la CGT elle ne lâche pas elle ne laissera jamais un salarié un syndiqué seul c'est-à-dire comme on a un slogan nous qui dit quand un militant de la CGT est attaqué c'est toute la CGT qui est attaquée donc c'est un mécanisme de solidarité et bien évidemment elle se libère avec l'ensemble des salariés qui luttent et des travailleurs en lutte et également dire que pour la CGT ne rien lâcher c'est aussi poursuivre les mobilisations pour suivre aider les salariés de s'organiser en les entreprises pour suivre les mobilisations que ce soit sur un territoire dans les entreprises jusque au plus haut sommet de l'État où on ne lâchera pas par exemple la réforme des retraites on l'a dit mais comme on veut pousser effectivement nos propositions pour transformer la société et bien évidemment aussi c'est travailler avec d'autres travailler avec d'autres autres organisations syndicale ça s'est vu la force du mouvement même si on n'est pas d'accord sur tout mais la force du mouvement est dû également à l'unité syndicale qu'on a pu tenir pendant six mois mais travailler avec d'autres avec les associations qui eux ont des expertises dans des domaines et on peut être effectivement convergent porteur de propositions communes et c'est aussi ce qui peut se passer avec les partis politiques où on l'a vu c'était symptomatique pendant la réforme des retraites ou dans la rue ça mobilisait dans les Boisses agréaient il y avait des actions avec des propositions et parallèlement les parlementaires remonter les propositions la poussée à l'Assemblée nationale c'est là c'était le meilleur exemple de savoir montrer comment pouvait travailler ensemble [Musique] merci beaucoup Sandrine j'ai passé maintenant la parole à Raphaël tu es particulièrement bien placé pour observer la montée en puissance des violences policières et judiciaires contre les activistes comme avocat mais tu as aussi écrit beaucoup et tu vas peut-être en parler aussi de ton dernier bouquin sur les violences judiciaires voilà mais voilà tu descends aujourd'hui les soulèvements de la terre mais tu défends aussi beaucoup de jeunes qui ont pris des peines très lourdes ou qui vont prendre des peines très lourdes suite au révolte urbaine donc quel est ton expérience et ton analyse de ce qui est en train de se passer merci merci Aurélie bonjour à toutes et à tous et un grand merci pour pour l'invitation dans ces amphis alors en gros Aurélie tu m'as demandé de vous dire d'une part ce qui n'allait pas et d'autre part ce qu'on pourrait faire pour que ça aille mieux donc je vais essayer de répondre à ces deux questions en prenant deux exemples celui de la répression des révoltes des quartiers populaires après le meurtre de Naël d'une part et d'autre part la question des des soulèvements de de la terre et dans les deux cas on a une offensive autoritaire de la part de ce gouvernement qui conduit à une répression qui se base tant sur les discours que les lois mais également les les pratiques et au début du mois de juillet j'ai été confronté à un personnage un peu malgré moi que dans la Drôme ici on connaît bien parce qu'il était préfet ici il s'appelle Hugh Moutou et désormais il est préfet de l'Hérault et en fait j'ai été confronté à ce personnage un peu par hasard je me suis retrouvé au mois de juillet dans le bureau d'une juge des enfants au tribunal de Bobigny où j'étais là pour défendre deux jeunes ils avaient 15 et 16 ans qui avait été arrêté à la suite dans dans des manifestations des révoltes à la suite de la mort du meurtre de donaël donc c'était en scène Saint-Denis et donc ces deux jeunes ont passé une nuit en garde à vue puis une nuit au dépôt du tribunal de Bobigny c'est-à-dire deux nuits de privation de liberté pour pour des mineurs dont le plus jeune ça m'a ça m'a frappé de voir j'avais le sentiment d'avoir devant moi un enfant extrêmement jeune bien plus jeune que les 15 ans qui étaient son âge officiel et donc j'ai été particulièrement marquée de le voir dans les sous-sols absolument glauque et infecte du tribunal de Bobigny me raconter ces deux nuits de privation de liberté ou des policiers lui ont dit d'après ce qu'il m'a dit je n'étais pas là pour l'entendre mais il m'a dit que les policiers en garde à vue lui dit fais gaffe tiens-toi bien sinon tu vas finir comme comme Maël voilà là la situation qui est vécue par les jeunes des quartiers populaires et si il a fait ces données de privation de liberté c'est pas seulement parce que des policiers ont considéré qu'il y avait contre lui des indices les sans penser qu'il avait commis une infraction mais surtout parce qu'il y a eu un choix politique au niveau gouvernemental qui vient du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti qui a pris une circulaire demandant à l'encontre de ce qu'il appelle les émotiers une réponse pénale ferme rapide et systématique y compris à l'encontre des mineurs qui habituellement ou assez rarement ne font pas l'objet de ce qu'on appelle dans notre jargon le déferment c'est à dire la nuit de privation de liberté au tribunal dans les jaunes du tribunal et donc on passe devant le juge des enfants et à la fin de cette petite audience donc il faut savoir que la Judée des enfants il y a là l'avocat le jeûne c'est parents ses parents sont là parfois il y a un éducateur ou une éducatrice et à la fin la juge des enfants se tourne vers les parents et elle est extrêmement gênée elle sait pas trop comment leur dire et aborder le problème elle demande aux parents mais quand vous allez rentrer à la maison comment ça va se passer avec votre fils est-ce que est-ce que vous je sais plus le terme qu'elle employé mais est-ce que vous avez le punir et donc là ils étaient là ah non non pas du tout on va lui parler avec lui mais non et et vous m'avez peut-être compris cette juge des enfants était en train de ramer pour essayer de contrer le discours du préfet hughoutou qui rappelez-vous à la radio France Bleu Hérault a dit moi les jeunes des quartiers les jeunes qui font des émeutes c'est deux claques et au lit donc voilà voilà le discours qui est produit par des hauts fonctionnaires au plus haut niveau de l'État discours qui selon moi est constitutif d'une infraction pénale parce que dire qu'il faut mettre deux claques à un enfant et bien ça c'est inciter à commettre des violences intrafamiliales qui par ailleurs font l'objet d'une répression donc voilà voilà le travail le travail extrêmement difficile de ces juges des enfants qui doivent voilà dire aux parents non non même c'est pas parce qu'il y a un préfet au nom de l'État au nom de la République qui dit vous devez de claques à votre gamin que vous devez faire non c'est interdit donc voilà la répression ça va ça va vite ça va loin on en perd tous les repères jusque jusque à ce préfet Hugh Moutou rapidement maintenant sur la question des des soulèvements de la terre j'aurais plein de choses à dire encore sur les jeunes des sur la répression mais on a un temps qui nous a imparti les soulèvements de la Terre vous savez ce que c'est peut-être certains d'entre vous ici et certaines d'entre vous ont affirmé leur appartement au soulèvement de la terre peut-être un grand nombre d'entre vous ont formé un recours devant le Conseil d'État et il faut savoir que les soulèvements de la terre c'est un mouvement qui nous rassemble tous et toutes ou presque c'est-à-dire c'est pas juste une organisation hiérarchiser structurée dans son coin tout un chacun peut se revendiquer des soulèvements de la terre donc voilà il y a quelques mois le ministre de l'Intérieur monsieur Darmanin qui a employé l'expression d'écotéroristes donc là on voit bien que l'offensive elle est sur le plan des discours encore une fois on utilise le mot de terrorisme pour disqualifier des adversaires politiques des militants et militantes écologistes pour finalement les qualifier d'ennemis de terroristes parce que le terroriste ou l'ennemi c'est celui à qui on refuse le droit le droit de se défendre le droit de s'organiser le droit de faire de la politique et voilà cette offensive là qui s'est traduite par un acte à la fin du mois de mars dernier qui a été le début de la dissolution des soulèvements de la terre où le ministère de l'Intérieur a envoyé au soulèvement de la terre une lettre qu'on appelle une lettre de grief c'est à dire un document juridique dans lequel on indique ce qui est reproché au soulèvement de la terre et notamment ce qu'il aurait été reproché c'était d'appeler à des violences contre les personnes et contre les biens au cours de manifestations et notamment à Sainte Soline et à la fin du mois de mars il y a une mobilisation absolument phénoménale que j'ai trouvé comment dire réjouissante et qui qui m'a rempli aussi d'optimisme c'est-à-dire qu'il y a un grand nombre de personnes de personnalités comme par exemple à ni Arnaud et bien d'autres ou Cyril Dion Philippe d'Escola etc et évidemment des partis politiques des organisations comme attaque etc qui ont soutenu et qui ont dit nous aussi nous sommes des soulèvements de la terre et donc là il y a eu un recul et la dissolution que nous attendions pour le début du mois d'avril n'a pas eu lieu à ce moment-là donc nous on est rentré chez nous on s'est dit c'est bon ils vont pas dissoudre le rapport de force et est trop important on a on a gagné voilà alors évidemment les victoires elles sont toujours de courte durée il faut s'en méfier et donc à la fin du mois de juin il y a eu un événement qui résulte notamment d'une prise de parole d'une interview dans le point du secrétaire général de la FNSEA donc vous savez le syndicat agricole majoritaire de l'agrovisiness etc je pense qu'Aurélie on parlerait bien mieux que moi mais dans cette interview dans le dans le point le secrétaire général exige du gouvernement qu'il ditsolvent les soulèvements de la terre il y a en gros si vous ne le faites pas moi je vais plus tenir mes troupes et c'est mes adhérents mes adhérents qui qui risquent d'être fâchés donc finalement il y avait une menace une menace de violence une menace de dégradation de la part de la FNSEA contre le gouvernement et là en une semaine le président Macron a décidé il faut dissoudre et ça a été fait extrêmement rapidement au mépris des droits je vois que j'ai largement non pas largement pas largement mais donc mais un peu et donc je conclus sur sur ce point pour dire que comme vous le savez le Conseil d'État nous a donné une première victoire au mois d'août en décidant de suspendre l'exécution du décret de dissolution des soulèvements de la terre victoire qui résulte non pas d'une stratégie juridique extrêmement intelligente mais je pense d'une mobilisation politique collective qui nous a tous et toutes impliqué et je vous en remercie pour pour cela [Musique] merci beaucoup Raphaël alors je me tourne maintenant vers claire tu es président du Syndicat des Avocats de France que déjà c'est important de rendre hommage à tout le boulot que fait le Syndicat des Avocats de France et donc j'imagine que vous documentez ce phénomène de répression depuis déjà de longues années voilà donc voilà à ton tour de nous parler de ton analyse et puis de la manière dont vous organisez aussi dans le Syndicat des Avocats de France contre contre cette montée des répressions merci beaucoup Aurélie merci beaucoup à toutes et tous bonjour alors pour pareil avec le temps imparti je rejoins complètement ce qu'a dit c'est à dire Raphaël à l'instant sur le l'offensive autoritaire tant dans les dans la pratique dans les actes que dans le discours et en préparant un peu la cette conférence j'ai j'ai repris bien évidemment en fait la répression qui a eu au moment de Sarkozy au moment de 2015 elle était à d'urgence et il y avait déjà il y avait déjà en fait les prémices de d'une répression d'une répression forte mais pour autant et bien ce qu'on peut constater aujourd'hui c'est à la pas une accumulation une systématisation de de certains en tout cas d'un arsenal législatif et d'une pratique et d'un discours en fait emprunt des idées d'extrême droite et et d'une politique à l'encontre en fait de tout une série d'opposants et ils ne sont cache pas en indiquant et bien que tous ceux qui sont contre eux et bien ne font pas partie de leur l'arc République et bien feront l'objet d'une répression en fait extrêmement importante et donc on a plusieurs exemples pour venir illustrer ce glissement autoritaire et et ce discours qui est particulièrement glaçant et donc Raphaël a indiqué concernant les les révoltes à la suite de la mort de Neil et la la pratique et le discours qui a accompagné la répression mais on l'a vu également par exemple pendant l'opération à Mayotte où il y a eu à la fois une répression sans précédent une un non respect des droits fondamentaux et de la dignité des personnes humaines et un discours d'extrême droite venant du ministère de l'intérieur du profession sur place qui a aucun moment en fait n'a été contredit et à aucun moment et bien il y a eu finalement un écho un écho médiatique pour venir pour venir contrer contre ces discours là et donc on a on a on est particulièrement incliné inquiet en fait par rapport par rapport à ça parce que et bien bien évidemment en fait on a je sais pas si vous avez eu le temps de lire l'interview de Macron dans le point c'est c'est glaçons c'est à dire qu'on est vraiment là dans un il parle de de recivilisation il parle du fait qu'ils se vante en fait d'avoir été intrêtable avec les jeunes dans les quartiers et d'avoir placé en détention provisoire d'avoir fait l'objet d'avoir demandé des comparutions immédiate et on a ce qui est une des caractéristiques fortes de ce que l'on vit en ce moment en fait on a une fusion complète entre le ministère intérieur et le ministère de la justice c'est-à-dire qu'on l'a dit dans nos communiqués de presse on a un garde des sceaux en fait qui fait le service après-vente de l'intérieur et on a des circulaires qui sont prises pendant le pour les gilets jaunes qui sont prises dans le cadre des émeutes et on a systématiquement par exemple le projet de loi de justice en ce moment qui est en cours de débat et qui va faire l'objet d'une commission en mix paritaire mais qui va probablement être largement votée et bien on a des dispositions de modifications du code de procédure pénale pour donner plus de pouvoir aux policiers pour donner plus de pouvoir au parquet alors même en fait qu'il n'y a aucune réforme d'ampleur de la procédure pénale pour donner des droits à la défense et pour permettre un équilibre des rapports de force au sein de la justice et malgré le discours il n'y a pas les moyens qui sont donnés suffisants au magistrat progresser aux avocats pour pouvoir faire leur travail et le seul le véhicule en fait du projet loi justice a permis de modifier les dispositions du Code de Procédure final pour donner plus de plus de pouvoir aux policiers et au parquetiers donc vous avez on en a beaucoup parlé la l'activation à distance des appareils connectés vous avez les perquisitions qui vont pouvoir se faire maintenant de nuit et toute une série comme ça de disposition qui ne sont faites que pour pour permettre de faciliter le travail le travail des enquêteurs on a aussi tout un tout un volet inspiré en fin un discours il est dispositions inspiré des idées d'extrême droite sur la prison et dans le projet de loi justice on a vraiment des mesures en fait on va construire des prisons on va construire 15000 prisons de plus le garde des sceaux ne veut pas entendre parler de régulation carcérale alors que l'ensemble des acteurs les syndicats les associations les députés sont tous d'accord pour dire qu'il faut mettre en place un système de régulation carcérale et qu'est-ce que répond le garde des sceau il dit l'opinion publique ne veut pas que je sorte 13000 personnes dehors ça ne serait pas admissible et donc du coup je vais construire des prisons et Macron dans son dans son interview dans le point et bien nous dit nous continuerons à être intraitable et d'ailleurs nous allons construire des prisons parce que l'unique moyen c'est la répression et qu'il faut mettre tout le monde en prison donc on est vraiment en fait dans un discours qui accompagne les actes ultra autoritaire et inspiré de de des pires des pires idées d'extrême droite alors sur le constat ce qu'on a pu rapidement constaté au Syndicat des Avocats de France moi j'ai listé quatre quatre points rapides sur sur les constats qu'on a pu faire de manière globale c'est d'abord on a bien évidemment une utilisation de plus en plus fréquente des lois d'exception et notamment les lois antiterroriste qui s'appliquent a l'air délinquance de droit commun et vous avez dû tout et tous et bien voir ou entendre ou subir et bien de des interpellations des des perquisitions l'utilisation en fait des services antiterroriste pour poursuivre des militants écologistes récemment dans le cadre des actions notamment des militants écologistes et le fichage le contrôle et en fait la judiciarisation des services de renseignements c'est-à-dire que vous êtes interpellé pour vous pour faire peur pour ficher pour menacer et aussi pour faire du renseignement c'est à dire souvent on est en garde à vue l'infraction ne tient pas la route une seconde mais pour autant en fait vous vous posez tas de questions sur quel est votre partie qu'est-ce que vous suivez quels sont vos idées politiques est-ce que vous lisez patati patata et donc ça on a vraiment ce cette systématisation et cette utilisation de plus en plus fréquente de ces lois d'exception ensuite on a aussi une systématisation de l'usage suffit de répression violent et ça vous l'avez tout et tous évidemment vu et et subit on a on ne peut plus faire une seule manifestation en fait désormais sans qu'il y ait des violences policières sans qu'il y ait des nazes sont qu'il y ait l'usage d'armes qui m'utilise qui blesse et qui tuent et stand une des arrêtés préfectoraux pour interdire les manifestations et ensuite pouvoir réprimer plus facilement des arrêtés préfectoraux maintenant d'utilisation des drones et et des arrêtés on l'a vu pendant le tour de de Macron des villages et bien des arrêtés pour empêcher les dispositifs sonores en utilisant les périmètres de protection alors que alors que c'était complètement illégal ensuite on a bien évidemment une volonté de museler et d'interdire toute forme d'opposition à la fois politique mais aussi au niveau de la société civile et des associations on a quand même une loi séparatisme qui a des qui fait des dégâts colossaux puisque de nombreuses associations et bien sont obligées de de fermer parce qu'elle manque de subventions il y a des fermetures de lieux de culte il y a des dissolution bref et la liberté d'expression qui est particulièrement attaquée et enfin bien évidemment j'ai atteintes à la dépendance de la justice mais je vais m'arrêter là on reprendra éventuellement merci merci beaucoup [Musique] j'ai fini avec William meruma qui est donc élu à Noisy-le-Sec mais qui a une militante antiraciste et des quartiers populaires ont à auditionné et je pense que ta Parole nous a beaucoup marqué juste enfin l'Assemblée nationale avec ma petite panneau on t'a auditionné suite au révoltes urbaines et au meurtre de Naël voilà donc la parole est à toi bonjour à toutes et à tous merci Aurélie pour cette invitation je voudrais commencer déjà par dire que je partage l'inquiétude de Monsieur Baudouin vis-à-vis ce qu'il a dit lors de l'audition les temps qu'on vit en ce moment sont extrêmement inquiétants comment parler de répression dans les quartiers populaires en quelques minutes c'est un exercice extrêmement difficile mais peut-être commencer par ce point là et développer en trois quatre voir cinq points si je vous perds pas le point qui est que quand on parle de répression dans les quartiers populaires on pense beaucoup à la répression physique et on pense beaucoup aux violences policières c'est un fait c'est vrai les violences policières dans les quartiers c'est c'est en fait on n'a pas attendu qu'il y ait des luttes ou que les quartiers populaires se révolent pour qu'elle la répression la répression dans les quartiers populaires elle est quotidienne on a parlé de la mort de Naël je vais peut-être pas revenir dessus parce qu'on a dit tout ce qu'il y avait à dire plus ou moins mais on a vu que c'est très pression là elle était d'une violence inouïe elle était très très forte et on peut l'expliquer par un point qui est que les vidéos qu'on a aujourd'hui et qui nous permettent de voir la réalité des faits et témoignent je vais utiliser un mot un peu qu'on utilise dans les quartiers populaires témoigne de la dinguerie de la violence policière et montre en fait que la réponse de la répression a été à hauteur de ce qu'on a tous pu voir et de se meurtre qu'on a tous vu en vidéo je voulais dire que la répression dans les quartiers populaires elle n'était pas que physique la réparation dans les quartiers populaires et c'est une répression qui est quotidienne donc je sais ce que je disais et c'est une répression qui je cite Julien Talpin qui a un sociologue et je vous invite à lire son livre qui est baïonner les quartiers comment le pouvoir réprime les mobilisations populaires elle est symbolique elle est aussi matérielle et elle est enfin politique à chaque fois que les quartiers populaires se sont soulevés systématiquement il y a eu des répressions mais pas que quand il soulève dans leur vie quotidienne il y a une répression de de leur existence en réalité il y a une répression par exemple des associations quand les associations essayent de de monter des projets quand on leur coupe les subventions c'est une forme de répression il y a des répressions des élus des quartiers populaires et je peux raconter une petite anecdote qui moi m'est arrivé j'ai assisté à un contrôle policier extrêmement violent dans ma ville et je me suis interposée je suis intervenu en disant voilà je suis élue j'aimerais assister à ce qui se passe pour que ça se passe dans les meilleures conditions ce qui s'est passé c'est que déjà j'ai été violenté physiquement par la police malgré le fait que je sois élu et par la suite ils ont essayé de tout faire pour m'empêcher d'assister à ce contrôle et ce qui s'est passé pour vous la faire en course parce que ça a été assez long c'est que dans les 7 jours le préfet qui ne nous donnait pas de réponse et dont on avait aucune nouvelle dans les 7 jours à envoyer un courrier au maire et à moi pour me rappeler à l'ordre la répression dans les quartiers quand je vous dis qu'elle est quotidienne c'est parce qu'elle traverse tous les pans de la vie des habitants des quartiers populaires et en particulier les habitants non blancs on va pas se mentir les personnes qui sont le plus concernées par la répression dans les quartiers populaires ce sont les personnes racisées ce sont les personnes non blanches parce que le but du gouvernement c'est de en plus de la mise au point des quartiers populaires c'est de leur rappeler leur place et leur place c'est écouter en vous tolère mais on ne veut pas que vous vous organisiez on ne veut pas que vous puissiez exister et donc cette répression si je peux citer un quelque chose d'autre qui se passe et là on va parler plutôt d'éducation parce que je suis aussi prof la répression elle concerne aussi par exemple toutes les jeunes filles d'apparence en tout cas qu'on affilié à l'islam ou d'apparence musulmane qu'on empêche d'aller à l'école ça aussi c'est une forme de répression et il faut qu'aujourd'hui on il faut qu'aujourd'hui on regarde les choses en face l'islamophobie à l'école c'est une forme de répression dans les quartiers populaires je vais vous raconter une autre anecdote aussi qui me qui me concerne et la Raphaël et a suivi ça de près une autre répression qui est à l'éducation c'est quand les professeurs essaient de s'organiser parce que je suis aussi syndiquée à SUD-éducation 93 quand les professeurs essayent de se s'organiser et de se former sur la question du racisme dans l'éducation ce qui se passe c'est blankar qui porte plainte contre le syndicat pour diffamation parce qu'on a utilisé les termes de racisme d'État c'est des députés qui portent plainte par la suite pour demander la dissolution du syndicat et c'est jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs c'est ça a commencé en 2017 et Blanquer a porté plainte deux fois et les députés ont porté plainte pour la dissolution et il me semble que c'est encore en cours voilà et donc c'est un acharnement un harcèlement une répression continue en fait dans les quartiers populaires et je pense que c'est important de le signaler pourquoi parce que les habitants des quartiers populaires et en particulier les habitants non blancs ils vivent ça quotidiennement et ils vivent pas ça que quand ils se révoltent parce qu'il y a un mort dans leur quartier et ça je pense que c'est quelque chose que que l'ensemble du monde politique la gauche comme la droite mais on va parler plutôt de gauche aujourd'hui on est d'accord c'est quelque chose peut-être qu'on a pas encore assez en tête parce que on on se soulève on s'est me on parle que quand il y a un mort dans les quartiers populaires or les quartiers ils se soulève et ils sont constamment en luttes et à cette phrase qu'on entend souvent les quartiers populaires ne sont pas des déserts politiques contrairement à ce qu'on voudrait faire croire les quartiers populaires ce sont des quartiers qui luttent constamment pour leurs droits pour la dignité pour l'égalité et ça depuis des décennies [Applaudissements] la répression c'est quoi je vais reciter Julien Talpin aussi il nous dit que la répression c'est exercer des contraintes afin d'empêcher le développement d'une action jugée dangereuse ce qui est important de la question qu'il faut se demander c'est elle est dangereuse pour qui et l'un de dangereuse pourquoi cette action parce que quand on voit la répression du gouvernement dans les quartiers populaires on se dit que sur des choses voilà sur comme je vous disais tout à l'heure par exemple ça peut être des actions associatives par exemple tout simplement on veut faire disparaître ces populations qu'on ne veut pas voir et qu'on veut parquer dans ces quartiers là excusez-moi parce que j'ai perdu le fil de ce que je voulais dire mais pour revenir parce qu'Aurélie tu nous posait cette question tu nous demandais si la France était toujours une démocratie j'aimerais quand même dire que la France en fait n'a jamais été une démocratie pour les quartiers populaires et elle n'a jamais été une démocratie pour les quartiers populaires barnaff qui était un leader politique bourgeois pendant la Révolution française avait eu ces mots il disait la révolution ne sera pas exportée aux colonies les hommes de couleur même libre seront exclues du bénéfice du droit politique donc c'est ce dont je vous parlais c'est le fameux continent colonial et la France n'a jamais été une démocratie pour les quartiers populaires encore plus aujourd'hui parce que aujourd'hui Macron ne cherche même plus en fait à être dans les faux-semblants ou quoi ok c'est ce que vous disiez tout à l'heure sur la façon dont il se félicite en fait d'être ferme et d'être voilà sans pitié par rapport au quartier mais c'est surtout que en fait l'autoritarisme qu'on voit aujourd'hui de Macron on l'a toujours plus ou moins vécu dans les quartiers mais aujourd'hui il est il est sans voile en fait il est complètement découvert et cette autorité autoritarisme par il cherche la soumission et l'obéissance de la société par tous les moyens possibles donc la répression c'est le moyen par excellence mais il y a aussi la propagande l'encadrement etc et ça on le voit notamment parce que je vous parlais tout à l'heure de répression qui n'était pas que physique on le voit notamment par la disqualification systématique de tous les acteurs de lutte dans les quartiers populaires et quand je parle d'acteurs de lutte encore une fois je parle pas que de lutte physique en fait je parle aussi par exemple dans le domaine de l'art et là je voudrais revenir sur le cas Medine parce que le kam Médine tout le monde en a entendu parler mais il par excellence c'est et d'ailleurs je voudrais féliciter la France insoumise qui a eu quand même un comportement impeccable et reprocha par rapport à toute cette cabale médiatique qui a suivi Médine contrairement à si je peux me permettre Europe Écologie Les Verts qui a eu un comportement extrêmement paternaliste [Musique] infantilisant qui a demandé à Médine voilà des explications des justifications etc et on va peut-être pas perdre du temps là-dessus surtout que mon temps et compter mais Médine qu'est-ce qui se passe c'est exactement ça on est dans une forme de répression on est dans d'une part la disqualification du personnage par tous les moyens possibles alors voilà il a fait si il a fait ça c'est honteux etc et par la suite on est dans une répression qui qui vise à le faire disparaître à faire disparaître sa voix la voix politique qu'il porte de tous les de tous les de tout le chant en fait médiatique alors je vendais passer non c'est parce qu'en fait alors juste en deux en deux mots en deux mots peut-être je suis désolé en plus j'avais bien organisé mon discours mais là je suis parti dans tous les sens je voulais juste terminer peut-être sur le fait que ce que fait la France dans les quartiers populaires allant à l'endroit des des personnes racisées des personnes non blanches c'est ce qu'elle a fait dans les colonies et en fait quand j'entends parler de démocratie et quand j'entends parler de de répression je tiens quand même à dire que la France qui se dit pays démocratique ne s'embête pas dans les pays d'Afrique par exemple à soutenir des dictateurs n'a aucun problème avec ça n'a aucun problème avec le fait d'inviter des dictateurs et donc cette fameuse démocratie voilà c'est c'est deux points de mesure la dernière chose pour terminer et là j'aurais fini je pense que ce dont on a besoin parce que pour ouvrir un peu sur le champ des perspectives ce dont on a besoin aujourd'hui c'est de prendre en compte les multiples aspects la diversité de la répression dans les quartiers populaires mais aussi de prendre en compte que le fait que cette répression le elle a un caractère racial qu'on ne peut pas mettre de côté aujourd'hui la question raciale dans tous les milieux politiques et compris les milieux de gauche elle est traitée comme une question annexe or la question raciale c'est une question transversale ce que vivent les personnes dans les quartiers populaires c'est intrinsèquement lié à la question raciale et on ne peut pas faire l'économie cette question on a besoin d'une radicalité politique aujourd'hui je pense que cette radicalité on peut la trouver chez la France mise en espérant ouvrir une alternative et une autre voix mais aujourd'hui on peut plus c'est plus le temps de prendre des pincettes c'est le temps de l'Alliance c'est le temps de la complicité et notamment dans cette alliance là par une lecture raciale des choses voilà merci beaucoup [Musique] [Applaudissements] merci beaucoup Guillaume et vous rendez bien compte aussi que moi je suis heureuse de mener des combats localement et voilà avec des gens comme William en circonscription et dans nos quartiers populaires quoi voilà alors je vais finir rapidement parce que je pense que c'est important aussi qu'on ait le débat avec vous qui est qui est des questions aussi qui qui soient posées je voudrais juste vous dire à quel point nous en tant que parlementaire je crois qu'on est en train d'observer un double mouvement que tu as bien décrit en fait Sandrine c'est à dire un mouvement à la fois d'une d'une brutalité sociale inouïe qui est un libéralisme poussé à l'extrême par Macron et en même temps et ça va de pair un autoritarisme poussait lui aussi très très loin quoi les devants ensemble parce que d'un côté ben on a cette politique au service des des plus riches qui prend de plus en plus à tous les autres on voit tous les textes de loi tu la parfaitement décrit et notamment ces derniers mois ça a été très brutal tout cet ex de loi qui détruisent nos droits sociaux je pense évidemment aux deux ans de retraite volée mais je pense et on le dit pas assez à la loi sur un chômage qui est absolument terrible qui s'en prend au plus fragile qui est en train de dire qu'il y a énormément réduit les droits à l'indemnisation des chômeurs et il y a un projet de loi travail à la rentrée un projet de loi qui quand même va carrément s'en prendre aussi sans au 550 pauvres euro que reçoivent aujourd'hui les bénéficiaires du RSA en leur demandant de bosser gratter dans des travaux forcés c'est ça qui est qui est en jeu donc les emplois se précarisent les services publics disparaissent et puis on a une situation historiquement enfin relativement inédite qui est que les salaires réels se font effondrés les salaires ont décroché par rapport au prix on a une baisse du pouvoir d'achat ça c'est cet historique on a des gens qui crèvent la dalle littéralement une personne sur 8 qui dit qu'à la fin faute de moyens sans compter l'hiver qui vient c'est à dire ceux qui ont crevé de chaud avec la canicule et ben ils vont crever de froid cet hiver avec une augmentation de 25% des prix de l'énergie en quelques mois donc les concitoyens sont épuisés et sont de plus en plus en colère et évidemment ça va ensemble pour évidemment il se révolte voilà dans les quartiers populaires et partout en fait il se révoltent et donc et bien plus il y a de brutalité sociale de la part de ce gouverne de ces gouverne de la macronie et bien plus il faut faire taire toutes les voix qui s'opposent à lui d'où le libéralisme d'où pardon le libéralisme autoritaire et donc c'est une politique kinéviale cette politique de brutalité sociale que parce qu'elle a aussi la brutalité policière et judiciaire et donc on a vu nous en tant que législateur tout un tas de lois liberticides de ce multiplier avec tu l'as dit vous l'avez dit aussi tous les un pilotage politique de la de la police et de la justice à parler notamment de la circulaire de Dupont-Moretti suite au meurtre de Naël donc depuis 2017 notamment la transformation de l'état d'urgence en loi de sécurité sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme finalement on a une forme de boule de l'autoritarisme qui sait qui sait pas en petit à petit pour voilà couvrir toutes les voix qui s'opposent celles qui viennent évidemment des des mouvements sociaux mais j'ai envie de dire aussi celle qui vient et moi là je vais parler en tant que élu député de la France insoumise c'est pareil pour l'opposition politique et l'opposition de gauche parce qu'en réalité l'extrême droite aujourd'hui elle est complètement banalisée des diabolisé par la droite macroniste qui est en train de faire la jonction par le biais de Darmanin c'est ça qui est en train de se passer et par maintenant on est l'agent et donc évidemment à côté de ça la fi en particulier il faut bien le dire et complètement diabolisé de toutes les façons possibles ça c'est une voilà une façon évidemment aussi de faire taire l'opposition et on l'a vu aussi nous comme législateur et députés et ben les 11-49-3 qui se sont abattus sur sur le projet de loi de finances maintenant nous annonce pas mal avance que ça passera par un 49,3 la prochaine fois bon mais c'est aussi des débats qui sont complètement corsetés à l'Assemblée nationale on l'a vu dans le débat sur les retraites on avait 9 petits bouts de journée quand même pour des bagues des retraites et puis après c'est nous qui voulions empêcher le débat et soit dit en passant il aurait fallu cette fois-ci que toute la gauche dise il y a un problème c'est pas nous qui avons empêcher le débat sur les retraites mais où en est là c'est nous qui avons empêché le débat sur les traite alors qu'on nous a donné 9 petits bouts de journée pour le débattre et il fallait aller plus vite possible pour pour tout voter mais non mais non évidemment nous ne pouvions pas accepter cela et puis dernière chose c'est le fait de vider tous les textes de loi petit à petit pour ne faire que du réglementaire c'est à dire pour éviter tout débat et tout votre des députés je vais vous donner moi un exemple qui est une loi pour laquelle je suis je suis rapporteur du groupe de suivi parlementaire donc par l'Assemblée nationale je suis mandatée par l'Assemblée pour être corps rapporteur pour l'opposition sur la loi d'orientation agricole ben en fait cette loi elle est vidé complètement et de plus en plus de son conduit il y aura quasiment rien dedans et puis pire que ça vous le savez je sais pas si vous le savez en fait le ministre de l'Agriculture phénol ministre de l'agrobusiness pardon et ben ce ministre a quand même invité tous les députés de tous les partis enfin en tout cas plein de députés de tous les partis de la nupette sauf nous et donc sauf moi qui suis rapporteur quand même de du groupe de pour l'Assemblée nationale sur cette loi je n'ai jamais discuté je n'ai jamais sauf quand je l'ai alpagué à la fin d'une commission à faire économique je n'ai jamais pu discuter avec le ministre de l'Agriculture voilà la façon dont nous sommes traité la France insoumise dans cet Assemblée nationale donc une manière évidemment de détruire quelque part la principale force de d'opposition la nupesse et à l'intérieur évidemment la France insoumise alors je voudrais juste finir par une note d'espoir parce que en vrai moi je pense que ça peut être dur à entendre tout ça mais que en réalité le capitalisme est à bout de souffle et c'est bien pour ça qu'on en arrive là c'est à dire que les conflits par exemple pour l'accès aux ressources et les soulèvements contre la dépossession des ressources et bien elle s'exerbe la même façon on a un capitalisme à bout de souffle qui fait que les gains de productivité économiques s'essouffent et donc les capitalistes les patrons les actionnaires font tout pour essayer de capter cette valeur au détriment des salariés et donc évidemment les classes sociales sont mises à nues les conflits s'exerbent parce que les soulèvements populaires s'exercerent et donc moi pour moi peut-être quelque part et bien la répression la réponse répressive elle est paradoxalement le signe que nous approchons du but quelque part [Applaudissements] et juste pour vous dire qu'à la France insoumise en tout cas nous nous allons prendre toute notre part avec la nupaisse dans la bataille pour la démocratie l'état droit et parce que fondamentalement on pense une chose à la France insoumise on l'a dit redit Jean-Luc Mélenchon l'a dit aussi pendant la campagne et plus tard nous avons besoin de mouvements sociaux forts c'est à cette condition que nous accéderons au pouvoir mais c'est aussi à cette condition que nous exercerons de manière démocratique un programme de rupture avec le système actuel ce ne sera possible qu'avec des mouvements sociaux qui sont forts et donc raison pour laquelle nous soutenons toutes les actions des procès militants par exemple de lui septembre à Niort puisqu'on a des militants qui étaient à Sainte colline et qui sont en procès dont Nicolas Giraud qui était porte-parole de la Confédération paysanne nous nous associons à toutes les démarches de recours possibles et nous nous mobilisons évidemment au Parlement par exemple on a réussi quand même à faire à faire tomber la criminalisation accrue des actions écologistes autour des sites nucléaires bon c'est une toute petite victoire mais en tout cas voilà nous faisons aussi cette bataille comme nous le pouvons en tout cas voilà sachez-le nous sommes avec et aux côtés et en soutien des mouvements sociaux et pour nous c'est ça aussi l'Union Populaire [Musique] [Applaudissements] et donc ce que je vous propose c'est peut-être qui est quelques questions alors je vois qu'il est 4 il est quelle heure 14h30 qu'on a peut-être 10 minutes pour des questions et comme ça ça laisse 20 minutes pour que vous puissiez répondre aux questions donc je vais en prendre peut-être 5 6 si on a le temps mais ça veut dire qu'il faut que vous teniez en une minute je vais essayer de faire homme femme ou femme homme en tout cas autant de femmes que d'hommes même si il est vrai que sur cette tribune pour une fois nous sommes beaucoup plus de femmes que d'hommes alors Théo ouais donc tu es bateau je te laisse aller bon j'ai vu la première main qui s'est levé il me semble oui bonjour Clarisse humilitante dans le 18e arrondissement à Paris et aussi syndicaliste à la Fédération des mines et de l'énergie d'EDF ma question elle porte sur la question du 23 septembre et de la convergence entre effectivement la bagarre contre les violences policières du pouvoir et de l'État et aussi les violences contre le mouvement syndical je enfin il me semble et je voudrais avoir votre avis mais je suis quasiment sûr vous êtes d'accord que c'est extrêmement important et je veux juste donner deux éléments Aurélie tu viens de parler effectivement de du militant de la Confédération paysanne il y a deux secrétaires d'union départementale CGT et solidaire qui sont aussi convoqués le lui le 8 septembre pour je sais pas quoi écho terrorisme peut-être je veux juste rappeler que on a eu quatre salariés même pas des militants entre guillemets ils sont devenus militants syndicaux du RTE ont été aussi menacés de de peine de prison pour cyber terrorisme il y a quelques mois heureusement la justice n'a pas retenu cette condamnation pour des coupures qui avaient été faites sur la défense le l'augmentation des salaires et le dernier truc sur lequel je voudrais revenir enfin c'est vous donner des arguments pour j'espère abonder dans le sens de ma question c'est sur la question de Sébastien Ménesplier dont tu as parlé c'est la première fois qu'un secrétaire du fédération en effet est convoqué pour acte de grève acte de grève c'est-à-dire une coupure ce que nous on appelle sobriété énergétique et ça a été fait ou dans la ville d'Annonay qui est la ville de dusoft donc il est convoqué le 6 septembre à Montmorency parce qu'il habite dans le 95 en région parisienne il y a une grosse mobilisation pour qu'à 8h30 le 6 septembre il y a plein plein de gens qui se retrouvent là-bas il y a plein de prises de position de députés de la France insoumise déjà je dirais c'est aussi un sombre du bureau confédéral de la CGT c'est lui c'est donc la CGT qui a attaqué et ça fait partie de ces fédérations qui étaient en pointe sur le mouvement sur les retraites donc c'est pas n'importe quoi mais je dirais c'est aussi comme tu l'as dit facteur d'espoir parce qu'en fait ils avaient peur de ces fédérations qu'on dit que on allait mettre l'économie à genoux parce que effectivement c'est la seule solution qu'on est dans nos mains pour faire plier le gouvernement donc voilà je reviens sur quand même sur le 23 septembre parce que est-ce que vous êtes d'accord que c'est vraiment cette convergence très importante quoi excusez-moi j'ai dépassé on reviendra sur 23 septembre mais en fait on appelle tout et même la CGT en est à l'initiative avec attaque FSU solidaire et est-ce que votre assise voilà oui bonjour ma question est pour madame berrouma je suis là je m'excuse voilà désolé du coup j'ai trouvé très intéressant ce que vous aviez dit sur les quartiers populaires et je me demande en fait comment on peut rendre visible davantage les luttes dont vous avez parlé qu'elle soit visible pas seulement quand il y a un drame mais en tout temps et aussi quel pont il peut y avoir quel moyen d'être plus transparent comment on peut être à vos côtés manière plus pérenne que quand il y a un drame qui se produit dans les quartiers populaires [Applaudissements] je cours pour essayer d'aller dans tous les recoins de la salle oui bonjour je voudrais savoir si il y a moyen d'anticiper et d'empêcher les arrêter préfectoraux illégaux qui vise à interdire les manifestations de façon illégale parce que le temps que l'appel soit fait avec la justice soit saisie c'est trop tard les militants sont des gens garde à vue merci question très pratique nécessaire et le monsieur qui était ici oui bonjour merci je sais pas si vous avez lu dans le journal l'Humanité un article écrit par Pierre barbencet qui nous explique que Monsieur Darmanin est allé chercher auprès du gouvernement israélien des conseils pour lutter contre les émeutes dans les quartiers et quand on connaît le projet de du gouvernement israélien qui est le nettoyage ethnique du peuple palestinien je trouve ça particulièrement inquiétant donc je voulais juste savoir si vous êtes au courant de cette information et ce que vous en pensez merci [Applaudissements] oui bonjour Giovanni shafa je suis militant de la deuxième circonscription de l'Essonne je voulais poser une question à Aurélie dans la continuité de ce que tu as dit sur la criminalisation des militants et notamment des militants locaux et je voulais poser une question plus précisément sur la protection fonctionnelle des élus quand on parle de criminalisation des militants ça passe aussi par des procédures judiciaires à répétition moi je milite dans une circonscription ou notre candidat affiché France insoumise s'est fait brûler deux fois sa maison Jean-Luc en a parlé hier et on lui a refusé la protection fonctionnelle dans ce cadre là à deux reprises en prétextant que le cadre légal tel qu'il pouvait être interprété était réservé aux exécutifs locaux et à leurs élus et à l'inverse cette protection fonctionnelle elle est utilisée pour bâillonner les élus locaux elle est utilisée pour enchaîner les procédures à la rencontre je vais prendre juste un exemple la personne en question elle a affirmé lors d'un conseil municipal que la politique municipale elle conduisait à tuer des gens parce que littéralement une personne sans abri était morte devant les portes du CCAS quelques jours précédemment avant Philippe à qui je rend d'ailleurs ici hommage et pour avoir dit ça il est aujourd'hui sous le coup d'une procédure et sous les réquisitions d'un procureur qui sont qui ont été particulièrement durs à son encontre et particulièrement étonnante au regard de des propos qui ont été tenus et qui me semble rentrer dans le dans le cadre politique et en fait si vous voulez les exécutifs locaux peuvent utiliser la protection fonctionnelle pour prendre en charge tout leur frais d'avocat et pour réprimer finalement les oppositions dans les luttes qui peuvent être menées contre le sans-abrisme pour les quartiers populaires aussi et puis contre un certain nombre sur un certain nombre de sujets et donc la question je voulais poser à toi Aurélie c'est comment on peut préciser ce cadre législatif là l'utilisation de la protection fonctionnelle comme on peut l'étendre aussi aux élus d'opposition et s'assurer que littéralement et bien les élus d'opposition comme les élus la majorité soit protégés que cette protection elle soit pas détournée pour servir de répression et de bâillons à l'encontre des élus d'opposition merci [Applaudissements] bonjour moi je viens de la 5ème 93 pardon j'arrive pas très bien parler je vais me laver je suis gilet jaune aussi moi ce que j'arrive pas à comprendre bah l'intitulé de la conférence et sommes-nous vraiment en démocratie c'est juste incroyable la manière dont les dont les gens sont réprimés pour la réforme des retraites il y a eu deux ados autrichiens qui sont venus en voyage scolaire en France ils ont été interpellés il y a Monsieur 77 ans qui s'est pris un stage de citoyenneté il y a l'avocat Raphaël camps de la terre le sol policier qui s'est fait tuer c'était prendre une opération à Guyane contre leur paillage illégal il y a énormément d'exemples comme ça mais pendant les gilets jaunes la répression elle était énorme il y a eu un docu qui a été fait par administer international sur sur les entraves à la manifestation et sur les lois qui ont été utilisées mais je me demande mais mais quand on va fermer cette de fenêtre d'overton qui s'est ouvert en France j'ai l'impression d'être dans un pays franchement comme aux États-Unis ou en Birmanie ou un truc comme ça quoi l'état droit est-ce qu'elle est vraiment encore fonctionnelle et combien de temps elle va prendre pour pour revenir en France quoi il y a [Musique] il y a vraiment il y a vraiment un échec des parties des parties de gauche notamment des écolos du PS du PSC du PC encore la France insoumise j'ai quasiment rien à reprocher même si je suis militant c'est une déformation mais franchement quand même les syndicats la magistrature le Syndicat des Avocats des gens Jacques Toubon l'ancien défenseur des droits qui a été un chiracien il y a François sureau qui a un académicien qui est plutôt droite mais le nombre de personnes qui se qui se déclarent sur la situation en France et quand même inquiétant quoi ben je me demande mais qu'est-ce qui se passe quand on va on va finir par fermer cette parenthèse autoritaire du macronisme quoi voilà quoi j'espère j'ai pas été trop long [Musique] camarade de Bobigny je crois [Applaudissements] oui alors moi je voulais en fait me lever revenir sur l'implantation de la fi en fait dans le quartier populaire effectivement il faut pas oublier notre histoire on a une histoire post coloniale d'accord enfin colonne colonialis esclavagiste et donc ça pèse encore sur notre société et notamment aussi et pourquoi pas on fait partie de cette société sur laquelle pose encore effectivement les effets du colonialisme et de l'esclavagiste moi j'ai pu me rendre compte en fait parce que je viens du 93 et de Sevran et des bodotes que à la suite du meurtre de Jean-Paul par la police évidemment de mal dans le dos du coup il y a eu énormément de force de police tous les jours et tous les jours on s'est rendu compte de ça lorsqu'on a fait le porte-à-porte pour la comment dirais-je pour l'élection présidentielle de Jean-Luc d'accord et moi je me suis dit mais c'est impossible tous les jours il y avait 10 15 cartes de police dans le quartier il ne se passait rien on est allé au porte-à-porte on n'avait aucun problème on a discuté avec les jeunes dans le hall de cité il n'y avait rien des gens qui ne connaissaient pas donc on s'est posé cette question et s'il est rendu tous les jours quand je dis on était enfin on était deux d'accord une gilet jaune qui habitait le quartier d'accord une maman africaine et puis moi qui habitait pas loin mais qui s'est interrogé quoi on s'est interrogé mais c'est quoi ce truc parce qu'en fait on nous décrit les banlieues comme des kaïra voilà et c'est la raison pour laquelle en fait on va justifier ça c'est la raison pour laquelle on a tant de force de police parce que vous comprenez on a affaire la carira machin etc alors il y a du trafic mais bon c'est du trafic qui n'a pas il n'y a pas de violence en particulier et puis c'est on va dire si un demi y compris je pense avec les enveloppes avec la police d'accord bon donc je reviens là dessus il est absolument indispensable de savoir effectivement je rejoins ce que vous disiez de savoir ce que vivent les quartiers populaires et pour ça et bien il faut s'y rendre il faut le vivre tous les jours tous les jours on a moi j'ai écrit ce qui se passait tous les jours les contrôles tous les jours les voitures fouillées tous les jours les flics qui passaient sans arrêt qui lançaient des petits des petits gestes n'est-ce pas pour pour provoquer les jeunes voilà tout ça si on ne le fait pas si on n'est pas sur place ici surtout on dit pas notre idée de colonisation etc parce que on a cette image encore dans la tête et cette image là elle est pas partie et donc ça nous empêche en fait de comprendre cette répression les personnes dans les quartiers populaires ne vivent pas comme nous je suis désolé dans les quartiers normaux à Sevran c'est le seul quartier populaire et on a un autre qui aussi visé par la police ce sont les seules personnes qui vivent cette pression permanente de flic avec des tabassages parce que s'il y a de nombreux blessés à mort des blessés des jeunes encore juste avant le meurtre de Naël et bien un jeune s'est fait tabasser moi j'ai vu les photos les photos et puis les 5 points de suture je suis désolé mais c'est tout le temps comme ça voilà merci beaucoup je suis désolé on va arrêter là parce que sinon on n'aura pas le temps voilà d'avoir les retours de nos invités juste un mot pour dire bon là en l'occurrence c'était au cheval qui vous passe le micro ça me permet de dire parce que mon collaborateur parlementaire ça me permet de dire qu'il y a tout un boulot extraordinaire qui est fait par anthrope collaborateurs parlementaires mais qui sont moins visibles et j'en profite surtout aussi pour dire à quel point les militants bénévoles qui tiennent cet université qui organise cet université d'été les salariés du siège de LIFI etc font un boulot absolument formidable merci à vous tous quelques petits enfants lesquels nous on se prépare là de toute manière voilà j'en profite aussi avant de passer la parole pour dire vous avez parlé de la montée de la montée des risques pour les élus mais aussi pour les militants de la France insoumise mais de l'ensemble du mouvement social par ailleurs des militants du mouvement social des risques qui qu'on encourt aussi en tant que militante de la gauche social et politique je voudrais avoir aussi un mot de remerciement je sais pas si nous entendre mais pas notamment pour les camarades du service d'ordre qu'il faut là aussi un boulot absolument extraordinaire et nous c'est quelque chose auquel on tient énormément à la France insoumise c'est un des piliers de la France insoumise ce service d'ordre de la manière la manière dont il fait son travail voilà maintenant je passe la parole peut-être je sais pas qui veut intervenir en premier voilà je vous laisse alors je suis désolé c'était vraiment deux trois minutes chacun parce que je crois qu'on aura pas plus qui commence je vais me lancer pour répondre à la question merci pour cette belle question peut-être la en trois points [Musique] on pourrait parler peut-être de solidarité sans condition avec tous les opprimés ça ça pourrait être un premier point et quand je parle de solidarité avec tous les opprimés c'est lutter systématiquement contrer tous les phénomènes de disqualification de criminalisation des habitants des quartiers populaires en particulier les habitants non-blanc mais aussi de toutes les luttes enfin de tous les mouvements de tout toutes les organisations et quand je parle de ça c'est à la fois au niveau local parce qu'on peut s'engager localement dans notre ville et travailler ces questions là qui sont souvent comme je disais tout à l'heure de cette côté mais aussi au niveau national et le niveau national ça passe aussi beaucoup par les médias les réseaux sociaux on a eu tendance à dire voilà sur les réseaux sociaux faut laisser parler faut pas répondre etc aujourd'hui je me dis au vu du poids qu'à la fachosphère sur les réseaux sociaux au vu de de la la libération on va dire de la parole malheureusement de leur et vraiment de de à quel point en fait ils ont pris de la place sur les réseaux sociaux à quel point leur parole elle est véhiculée elle est transmise etc je pense qu'aujourd'hui les forces de gauche elles ont un travail à faire sur ça elles ont un travail à faire sur comment on contre cette parole de la fache osphère cette parole et cette fâchéisation de la société aussi les réseaux sociaux c'est pas tout on sait c'est pas voilà il y a une vie en dehors des réseaux sociaux mais il y a un travail à faire quand même sur ça et ne pas lâcher tout à l'heure je parlais de de la France insoumise par rapport à Médine on sait que voilà cette position là elle a pas été partagée par toute la gauche c'est ce que je disais tout à l'heure mais il y a pas eu que ça à la marche du 10 novembre contre l'islamophobie c'est la même c'est la même chose c'est le même procédé qui a eu cette marche elle a été criminalisée on a tenté de la disqualifier dans les médias et beaucoup beaucoup d'acteurs de gauche sont tombés dans ce piège là on criminalise cette marche ce sont distanciers du CCI qui a été qui a qu'on a essayé de dissoudre que Darmanin et ses dissoudre qui s'est transformé en société mais c'est pas le la seule organisation qui a subi en fait qui a subi le fait que la gauche les lâchés en fait tout simplement et la gauche a failli a failli à sa tâche sur cette chose là et je pense qu'aujourd'hui c'est quelque chose qu'on doit avoir en face voilà qu'on doit voir en face et c'est quelque chose qu'on doit porter de manière inconditionnelle voilà on ne transige pas avec ça on ne demande pas aux personnes concernées qui subissent le racisme de montrer pas de blanche il y a pas d'injonction à et ça c'est vraiment quelque chose qu'on doit adopter dans tous les milieux de la gauche en sachant que la France insoumise le discours que tient la France insoumise d'aujourd'hui c'est pas le discours que tenait la France insoumise il y a quelques années donc il y a eu un travail de déconstruction il y a eu un travail qui a été fait et on doit continuer dans cette dans cette direction là hier j'entendais dire malheureusement que des propos avec lesquels j'étais pas du tout d'accord qui disait que les quartiers devaient s'emparer des outils que la France insoumise leur méta disposition non en fait non on abandonne cette position paternaliste l'écartier lutte et la gauche y compris la France insoumise parce que je pense qu'aujourd'hui c'est l'alternative avec laquelle l'écart-type populaire peuvent construire quelque chose la France insoumise et les parties de gauche doivent être complices des alliés à disposition des luttes menées par les premières concernées dans les quartiers populaires [Applaudissements] malheureusement je pourrais c'est dommage mais j'ai pas le temps donc créer des ponts avec les gens qui luttent en respectant leur autonomie et aussi être force de proposition donc la gauche et la France insoumise doit être forte de proposition doit proposer voilà des choses auxquartier populaire aux habitants non loin des quartiers populaires pour créer avec eux voilà bon bah malheureusement je vais pas pouvoir continuer mais voilà et ah oui et la question de la formation aussi je pense qu'il faut se former sur ces questions là en fait il y a beaucoup de pièges dans lesquels on tombe et je pense qu'il ne faut pas tomber dedans la question des émeutes beaucoup de personnalités de gauche ont appelé au calme on criminalisait les jeunes qui cassaient on dit bah oui il casse leur école c'est pas bien etc en fait il faut sortir de cette discours là il faut se former politiquement de manière radicale sur ça parce que les jeunes qui cassent il y a une voix politique c'est une parole politique et donc il faut pas tomber dans ça voilà je crois qu'il veut continuer à faire [Musique] alors pour répondre peut-être spécifiquement à la question sur les arrêtés préfectoraux et du coup ça a une transition pour répondre aussi à la question sur étant démocratie parce que c'est pas un petit sujet en fait le sujet des arrêtés préfectoraux et on a d'ailleurs au SAF avec des professeurs de droit avec des juristes endroits publics on a monté un petit groupe d'analyses et de défense juridique justement pour attaquer tous ces arrêtés préfectoraux et pour aussi aller devant le tribunal administratif pour dire les arrêts de préfector à Paris ne sont pas publiés on les découvre en fait au moment de la manifestation donc c'est parfaitement illégal puisqu'on n'a pas le la possibilité de contester ces arrêtés et donc on a gagné devant le tribunal administratif alors on s'est dit que c'était quand même délirant parce que on était satisfait d'une décision du tribunal administratif qui nous disait juste en fait que il fallait publier des arrêtés donc on est quand même dans un dans un univers juridique un peu délirant mais pour autant c'est vraiment un sujet et ce qu'on a il faut faire des référés liberté il faut aller regarder le recueil de publication des actes administratifs pour vérifier nous on a mis en place en fait vous savez où vous mettre un petit robot en fait qui vérifie toutes les heures sur le site dès qu'il y a un arrêté qui est publié et donc on a monté en fait des petits groupes partout en France pour pouvoir et ben vérifier que les arrêter étaient publiées pour pour les attaquer tout de suite donc c'est un boulot voilà et immense on fait ça avec les militants avec les syndicats avec les avocats qui sont sur place et et c'est un énorme travail et alors on gagne pas pas très souvent mais il faut quand même le faire et ce que ce qu'on vous invite aussi c'est non seulement à faire le référé liberté dans le temps imparti pour justement essayer d'avoir la suspension de l'arrêté d'interdiction de manifestation mais on vous invite aussi à faire des recours au fond ça s'appelle c'est à dire des recours en annulation qui seront traités peut-être dans un an ou deux mais ça permet en fait de pouvoir faire tomber les attention qui seraient prise sur la base de ces arrêtés et pour pouvoir aussi avoir des des arguments juridiques si les personnes sont poursuivies pénalement pour avoir participé à des manifestations qui ont été interdites et là on peut développer le fait que l'arrêter lui-même était interdit et donc il y a vraiment un sujet et la transition elle va vers qu'est-ce que qu'est-ce que veulent dire tous ces arrêtés là c'est en fait on est dans un régime de l'arbitraire complet et donc ça s'appelle un état policier et clairement on a des arrêtés qui justifient l'intervention de la police qui justifie des gardes à vue qui justifient l'usage des armes et qui justifie la répression et donc c'est extrêmement important et alors pour moi on n'est pas alors on est en société démocratique parce que il y a une élection donc c'est une démocratie mais pour autant en fait moi je trouve que le terme les termes utilisés à la fois par Sébastien rocher sur la démocratie policière ou Frédéric Lordon vous avez dû lire son article dans son blog sur la République policière et donc on est clairement déjà en fait à mon sens dans dans cette dans cette définition d'un régime autoritaire et policier parce qu'il y a l'arbitraire parce qu'on change les lois systématiquement et parce qu'on permet en fait de la répression sans aucun fondement juridique et ensuite nous on est en train de réfléchir on se dit est-ce qu'on n'est pas dans une dans le début d'une société il libérale c'est-à-dire qu'en fait on va petit à petit ou en tout cas on permet que et bien la France devienne la Hongrie deviennent la Turquie et deviennent l'Italie et en fait on permet Macron a dit dans son interview à le point je n'ai pas je n'ai pas déclaré l'état d'urgence je suis respectueux des droits et libertés et on a envie de lui dire tu as pas besoin de déclarer l'état d'urgence en fait parce que l'état d'urgence et dans le droit commun il y a plus besoin parce qu'en fait à tous les outils pour pouvoir réprimer pour pouvoir imposer ta politique et pour pouvoir faire taire toutes les oppositions merci pour tout Sandrine [Musique] [Applaudissements] oui j'étais tellement j'écoutais tellement parce qu'effectivement nous aussi on est très souvent en relation avec les avocats du SAF pour justement les interdictions de manifestation qui sont mais démultipliés notamment pendant la réforme des retraites c'était incroyable mais je voulais je voulais simplement voilà pour le 23 septembre la CGT elle appelle bien évidemment bien évidemment et ça me fait ça me fait la transition c'est que en gros j'entendais parler j'ai entendu parler de justice raciale mais c'est aussi surtout une justice de classe dans les dans les quartiers sensibles Bernard Arnault n'y habit pas dans les quartiers sensibles on y met effectivement des gens qui sont dans une extrême pauvreté et on remarque dans une extrême pauvreté et ils sont de couleur ils sont issus de l'immigration c'est double pénalisation donc nous pour la CGT bien évidemment on subit et on dénonce toute cette criminalisation moi de ce qui lutte qu'elle soit dans les quartiers dès qu'elle soit qu'elle soit je travaillais dans les quartiers sensibles je suis éducateur sportif de ces familles qui voulaient effectivement organiser parce qu'il y avait plus de services publics plus de club qui voulaient organiser des tournois pour leurs enfants qui se faisaient qui se faisaient taper dessus qui n'en avait pas le droit donc effectivement c'est et je fais mon lien la démocratie et je parlerai de la démocratie sociale pour ce qui nous concerne c'est effectivement il n'y a pas de démocratie il n'a pas démocratie si elle peut s'exercer dans la vie dans la cité comme à l'entreprise et là effectivement on peut voir qu'aujourd'hui la démocratie sociale c'est à dire le droit de pouvoir agir dans la cité de pouvoir agir dans mon entreprise ont été largement bafoués voir annuler et on peut dire que la démocratie sociale n'existe plus aujourd'hui de toute façon et que et j'en finirai et que Macron il exerce une justice de classe il exerce il fait des lois de classe il exerce une vraie pression de classe comme l'a dit Aurélie ils veulent sauvegarder le capital on a un gouvernement qui est au service du capital et qu'il ne la queue pour protéger ses intérêts donc nous exemple c'était cité on a fait faire une expérience une on a vu effectivement que les aides publiques aux entreprises par exemple on a fait on a commandé par des chercheurs les aides publics aux entreprises et des économistes de lit-claire c'est qu'ils l'ont fait ça se nomme un capitalisme sous perfusion je crois que le thème est clair et on voit bien que un tiers du budget de l'État va en être public aux entreprises donc on voit bien qu'on a gouvernement au service du capital et que nous bah il faut nous museler et que malheureusement le gouvernement il a du mal et il voit qu'il y a des mouvements sociaux des mouvements dans les entreprises qui sont repris effectivement dans les quartiers qui a du soutien qui a de la solidarité quelle semaine dans les dans les manifestations et y compris par exemple sur le 23 il y en aura d'autres et que là le peuple là pour le plus qui soit salarié retraitée étudiant et bien le peuple est en train de se soulever s'organiser et on lui fait peur et c'est lois elles sont là aussi parce qu'ils ont la trouille et que le peuple c'est quand même nous et que on pourra gagner merci la CGT voilà j'imagine qu'il y a aussi beaucoup de militants de la CGT dans la salle voilà et des militants syndicaux j'imagine qu'il y en a deux solidaires de FSU et d'autres évidemment dans la salle Raphaël je peux choisir une question pour finir merci alors je vais choisir la question comment fermer la parenthèse autoritaire du macronisme tant facile je sais pas si c'est facile alors juste je peux reformuler la question ou pas parce merci parce que c'est pas le macronisme qui a inventé l'autoritariste si je puis dire l'autoritarisme il est déjà là avant alors c'est vrai que Macron il a très très mal commencé parce que comme ça a été dit rapidement l'une de ses premières lois en 2017 en octobre 2017 c'est la loi silt qui met l'état d'urgence dans le droit commercial toute première loi donc voilà il ouvre son premier mandat sur une loi liberticide mais si on remonte avant l'état d'urgence c'est François Hollande si on remonte avant évidemment je vais pas faire le bilan liberticide de Sarkozy tout le monde le connaît la loi la loi groupement 2010 si je remonte encore avant en 2001 les socialistes au pouvoir qui prennent en 2001 une loi antiterroriste qui a été massivement utilisée contre les gilets jaunes ces dernières années voilà voilà l'autoritarisme il est il est ancien et Macron le prolonge le contenu et l'approfondi donc maintenant comment faire pour le pour pour en sortir prendre le pouvoir peut-être oui comment et avec quel but sur la question des libertés il y a des choses qui sont extrêmement simples qui demandent en plus zéro budget 0 voilà il faut juste par exemple supprimer les contrôles d'identité ça c'est quelque chose sur lequel sur lequel moi j'étais pas forcément j'ai mis du temps à arriver à cette conclusion là parce que il y a quelques il y a 10 ans François Hollande arriver au pouvoir en disant je vais demander un récépissé de contrôle d'identité et donc à l'époque c'est vrai que je m'étais dit un peu naïvement j'étais même pas invoquée encore bah oui pourquoi pas c'est une bonne idée c'est vrai pourquoi est-ce qu'on pourrait pourquoi est-ce qu'on empêcherait les policiers de faire des contrôles liantis il suffit qu'il donne un papier comme ça ça justifie contre l'identité et bien non l'expérience qui est la mienne qui est la nôtre qui est celle des jeunes des quartiers populaires qui au quotidien font face au contrôle identité m'a amené mais comme bien d'autres à conclure qu'il faut purement et simplement interdire aux policiers de demander l'identité des gens dans la rue parce qu'il y a rien qui justifie ce pouvoir s'ils veulent [Applaudissements] et cela et cela n'empêche pas cela n'empêche pas les policiers je tiens à le dire parce que parfois je dis ça et je me fais alpaguer par des syndicats de policiers qui me disent que je vais empêcher les policiers d'attraper des délinquants non ça n'empêche pas des policiers d'interpeller quelqu'un qui sera en train de commettre des violences dans l'espace public voilà que les choses voilà donc des principes simples suppression des contrôles identité suppression des comparutions médias de suppressions du délit de doutrage qui a un truc qui permet aux policiers face aux jeunes souvent dans les quartiers populaires de les placer en garde à vue immédiatement je sais pas ce qu'ils disent vois tu parce que souvent ils utilisent le tutoiement tu m'as outragé bam garde à vue voilà suppression des lois antiterroristes donc ça c'est des choses très simples très très pratique très très simple qu'il faut faire maintenant comment fermer comment passer à autre chose après cette ce que nous espérons être une parenthèse autoritaire sur le plan du discours j'en ai beaucoup parlé il y a ce terme de de République alors évidemment moi aussi j'ai un peu évolué on va dire parce que le thème de République pour moi il y a depuis longtemps dans ma réflexion politique je faisais penser à quelque chose d'autoritaire de répressif parce que l'histoire de la République l'histoire de la République coloniale l'histoire de la République de la répression de la guerre d'Algérie etc c'est pas un mot qui historiquement politiquement mettait intéressant que je trouvais intéressant néanmoins je suis bien obligé de constater que ce gouvernement s'est membre comme Darmanin Macron etc ils emploient sans cesse le terme de République jusqu'à le mettre dans la loi à parler de loi sur les valeurs de la République seulement moi quand je suis juriste et que je regarde l'histoire de ces valeurs de la République les grandes lois de la Troisième République sur par exemple la liberté d'expression sur les délits politiques sur le fait que dans un procès criminel on doit être jugé par ses concitoyens et ses concitoyens n'est pas par des magistrats professionnels tout ça ce sont des choses qui sont issues des valeurs de ce qu'on peut appeler de l'histoire des valeurs de la République il faut retourner il faut leur mettre à la figure pour leur dire quand vous faites la loi séparatisme en fait cette loi là elle permet dissoudre des associations elle nuit à la liberté d'expression vous vous constituez vous vous constituez la République voilà merci [Applaudissements] bien on arrive on arrive à la fin de cette table ronde d'abord je voudrais remercier grandement les invités j'aurais finir juste moi pour vous donner une anecdote et vous dire pourquoi moi quand est-ce que c'est un lien avec la question qui est battue là quand est-ce que j'ai décidé de venir à la France insoumise en fait j'étais à l'époque présidente d'attaque c'était en mai 20221 donc 22 pardon vous allez comprendre pourquoi bon j'avais fait 15 ans de mandat de responsabilité attaque je me disais qu'il était temps de passer le relais mais surtout c'est ce moment où en fait il y a une manif appelée par des syndicats factieux de flics en fait il y a une seule force politique de gauche à la nupaisse en tout cas qui dit bah en fait on va pas y aller et qui le dénonce c'est la France insoumise et ce jour-là ce jour-là j'ai fait mon choix et je savais pourquoi je le faisais parce que nous ne céderons jamais aux intimidations parce que nous étions complètement présent à Sainte-Souline et que nous serons toujours toujours contre les répressions policaires et judiciaires et la suite nous a donné raison quand on voit qu'aujourd'hui il y a des syndicats factieux de police qui appelle au combat contre les nuisibles quand on voit qu'aujourd'hui Darmanin appuie le préfet de police de Paris nièce quand on voit qu'il appuie le directeur de la police nationale que Macron ne dit rien alors que c'est le dernier garde-fou le dernier rempart de l'État de droit qu'il ne dit rien alors que même remettre en cause des décisions de la justice pour une impunité des des flics qui commettent des violences policières cette suite là elle nous donne entièrement raison dernier mot aussi sur notre travail dans les quartiers populaires en fait on est traversé de plein de rapports de domination du capitalisme évidemment domination de classe mais aussi domination des hommes sur les femmes domination des blancs sur les non-blancs et en fait c'est contre tous ces rapports de domination qui accompagnent le libéralisme que nous nous battons et dans les quartiers populaires en fait on vit deux formes de domination la domination sociale et la domination raciale voilà et c'est contre évidemment ces deux formes de domination je pense que je voyais William William Bouillet bouillir donc voilà c'est c'est aussi contre ces formes de domination là que nous nous battons nous en tout cas dans la France insoumise on sait que ces rapports de domination nous traversent comme toutes les organisations du mouvement du mouvement social aussi de la gauche sociale et politique et donc on a un travail constant à faire contre ces rapports de domination qui aussi nous traversent et donc on fait ce travail de notamment avec les quartiers populaires avec le Parlement de l'Union Populaire on va essayer d'avoir encore beaucoup beaucoup plus d'élus demain qui milite et qui vivent dans les quartiers populaires je pense aujourd'hui à Carlos bilongo Rachel kéké Nadège à bonboni Sébastien de l'augus et bien d'autres mais on n'a pas fini ce travail là je finis en vous donnant rendez-vous surtout le 23 septembre c'est à l'appel de syndicat de salarié c'est à l'appel de tout un tas de collectifs de famille de victimes des violences policières et ça c'est inédit évidemment de parti politique je pense évidemment aussi dont nous la France insoumise nous sommes complètement partante de cette marche là c'est ça aussi l'Union Populaire organisée des marches partout pour le 23 septembre c'est notre échéance [Applaudissements]
Aurélie Trouvé