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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 26 mars 2026 20 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

Présidentielle 2027 : Les LR se déchirent sur la primaire

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux des élections métropolitaines à Lyon ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Quelles divisions LR après les municipales ?

  • 5:10OuverteRéponse directe

    Le gouvernement est-il bloqué sur la hausse des prix du carburant ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Les économies auraient-elles permis d'aider les Français ?

  • 11:10OuverteRéponse directe

    Comment les Français perçoivent-ils la crise actuelle ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci beaucoup Mathias Ares et on va revenir sur ces postes municipales, ces enjeux métropolitains et politiques avec vous Aurore Malval. Merci d'être notre invitée grand reporter Marie-Anne Mikaël Darmon est avec nous comme tous les jeudis. Bonjour Mikaël, merci également d'être là.

Alors on a entendu parce que c'est vrai qu'on a beaucoup évidemment parlé des municipales, des élections à la tête des villes mais il y avait aussi des élections à la métropole et le cas de Lyon il est assez typique. Grégory Doucet sauve la ville de Lyon pour les écologistes mais les écologistes perdent largement la métropole, ça va compliquer la tâche du maire de Lyon. Tout à fait, en fait Lyon c'est une métropole unique en France parce que c'est la seule structure, la seule métropole dont les conseillers sont élus au suffrage universel direct.

Il y avait trois votes à Lyon et non pas deux comme à Paris ou Marseille. Et effectivement, la métropole, on l'a vu, ça c'est pas propre à Lyon. Les métropoles ont pris ces dernières années de plus en plus de pouvoirs, de plus en plus de compétences.

Évidemment, il y a celle des transports qu'on connaît tous parce que ce serait un petit peu stupide de raisonner un réseau de transport à l'échelle de la commune. Mais les métropoles, elles investissent aussi des politiques sociales, des politiques culturelles et en fait, il y a quelque chose, je pense, qui est déterminant en France si on veut savoir à quel point de projet sérieux, c'est quel est son budget. Et c'est vrai qu'on voit dans les budgets que c'est davantage d'ailleurs dans les grandes villes, les métropoles qui ont les clés des cordons de la bourse.

Et ça, effectivement, si Grégory Doucet doit affronter une opposition très dure à la métropole, eh bien ça peut bloquer un certain nombre de projets, un certain nombre de choses dans son programme. Alors après, il y a quand même quelque chose à souligner, c'est que les métropoles, longtemps, ont été des espaces plutôt dépolitisés. Déjà, le fait que leur élection ne soit pas sauf exception au suffrage universel direct, c'est aussi des accords entre maires.

Et d'ailleurs, ça a été rappelé par notre collègue tout à l'heure, Gérard Collomb avait réussi, même lorsqu'il n'était pas majoritaire, à gouverner parce qu'il avait négocié avec des maires, justement parfois contre d'autres de sa couleur politique pour construire un petit peu cet espace de négociation. Donc ça c'est particulièrement vrai à l'échelle des métropoles, donc parfois on peut assister à des alliances objectives, un petit peu curieuses à cet échelon-là. Oui, alors à Lyon effectivement, la ville sera écologiste, la métropole sera à droite, à Marseille aussi, la ville est à gauche, la métropole devrait rester à droite.

Ce n'était pas toujours simple entre Benoît Payan et Martine Vasselle. – Non, justement, c'est pour ça que ces répartitions entre ces assemblées, entre la mairie et la métropole, entre le conseil municipal et le conseil des métropoles, qui représentent effectivement l'ensemble des maires de la région, montrent bien à quel point le tissu politique est beaucoup plus fin. beaucoup plus granulé que l'on veut bien à chaque fois le raconter ou le montrer lorsqu'on parle de polarisation, d'étiquette politique, d'ambiance idéologique.

On voit bien à quel point c'est beaucoup plus nuancé et ça permet de comprendre aussi à quel point, effectivement, les projections sur le scrutin à venir, puisqu'on est tous maintenant entrés dans la préparation de l'après-présidentiel, mes pères eux, et bien, soins de Jula montre que ça va être très nuancé. Dans le cap vers la présidentielle, l'après-municipale, on a vu cette semaine les divisions à gauche, les divisions à droite. Dernières heures, ça tangue un peu du côté des Républicains.

David Lissnard qui a annoncé quitter le parti. Et puis ce matin, quelques cacophonies, divisions autour de la primaire. On a Bruno Retailleau qui dit qu'un candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République, que la primaire est une usine à gaz.

On a Gérard Larcher qui dit qu'il faut un candidat unique de la droite et du centre, et ce en novembre. C'est compliqué Oui, c'est compliqué. C'est intéressant de voir que chacun, avec évidemment des enjeux, des lignes de fracture un petit peu différentes, mais on voit que le PS et LR qui sortent l'un et l'autre pas tellement affaibli, même si c'est plutôt des bonnes élections municipales, même s'il y a des pertes de part et d'autre, même s'il y a eu des freins.

Mais le récit qui est en train d'être fait autour de ces deux parties, c'est ceux de parties qui doivent clarifier leurs lignes, qui doivent justement sortir quelque chose de plus efficace en vue de l'élection présidentielle. Alors effectivement, Bruno Retailleau, lui, de toute façon, il poursuit un objectif, il s'est déjà déclaré candidat. Il veut être le candidat de la droite, possiblement d'ailleurs de cet espace qui irait jusqu'au centre en s'imposant dans le récit médiatique, dans dans les sondages qui iront jusqu'à l'élection.

Donc, c'est vrai qu'il essaie de pousser cette ligne-là. Gérard Larcher, lui, on voit bien que ce n'est pas quand même Bruno Retailleau son candidat lorsqu'il pousse Édouard Philippe, c'est évidemment aussi parce que Bruno Retailleau ne lui apparaît pas comme celui pouvant gagner un second tour aussi face au rassemblement national. Et ce qui est intéressant, c'est C'est qu'en fait, on voit que ces élections municipales, elles ont quand même laissé des traces chez les LR.

Et je pense notamment à Nice. Le fait que Bruno Retailleau n'ait pas soutenu dans un premier temps, et soutenu quand même tout bout des lèvres en dénonçant, enfin en revenant sur cette ambiguïté, eh bien le candidat Horizon Christian Estrosi, alors qu'il avait d'ailleurs, alors que c'était un accord national entre les deux parties, alors qu'il avait sur sa liste Christian Estrosi la sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassonne qui était la chef de file d'ailleurs des LR pour cette élection. Eh bien on voit bien que ça a laissé plus qu'une petite ambiguïté vite balayée.

C'est véritablement aussi ce désir de clarification. Est-ce que les LR regardent à droite, vers l'extrême droite ou est-ce qu'ils regardent vers le centre ? – Et on va écouter ce que dit Agnès Évren, porte-parole des Républicains, de ce qui est en train de se passer dans son parti.

Elle était notre invitée il y a quelques minutes. – Ce que je constate c'est que malheureusement la droite est rattrapée par le syndrome d d'autodestruction, je crains tout simplement la cacophonie, je crains tout simplement que le meilleur ennemi de la droite est elle-même, c'est-à-dire le poison de la division. -"La droite est rattrapée par l L'autodestruction, quelle ?

Elle n'a jamais vraiment quitté. Ça a toujours été...

On le sait. Malheureusement, on est obligés de dire, malheureusement, comme nous l'avions dit, comme on le disait depuis des mois, A partir du moment où les municipales seront terminées, on entrera dans une zone de turbulence parce que tout ce qui est enfermant, tout ce qui est déjà intégré dans les tensions à droite ne feront que que se révélait maintenant au gros jour et maintenant c'est bas les masques c'est-à-dire qu'il y a une incapacité de pouvoir s'entendre alors on a beaucoup dit depuis dimanche dernier et au lendemain ici même d'ailleurs des municipales c'était un peu l'école des fans tout le monde a gagné alors on va au problème système tout le monde est stupide la droite la plus bête du monde la gauche la plus bête du monde on se prépare dans le cadre de leurs qualités respectives à l élection présentielle et ça va donner un carnage politique c'est évident parce que non seulement ce qu'on entend ce qu'on voit à droite se passe également donc du côté du ps on va certainement l'évoquer et on voit bien qu il y a une incapacité à créer de l'intelligence collective, à savoir ce qui va se passer et à aller quand même dans le mur en klaxonnant. Donc ça veut dire qu'à gauche ça paraît à peu près à qui qu'il y aura Jean-Luc Mélenchon et au moins un autre candidat à droite, vous dites aussi qu'ils n'arriveront pas à se mettre d'accord.

Les Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, personne ne lâchera ? Là on assiste à un phénomène très étrange, on assiste à la prolifération des désirs de primaire. C'est-à-dire qu'avant c'était une primaire pour désigner un candidat et maintenant vous allez avoir plusieurs primaires pour désigner plusieurs candidats et décréter l'unité mais tout le monde derrière moi donc c'est vous avez vertra on n'était pas au bureau politique laurent wauquiez non plus David Lissnard claque la porte.

Bon, pour l'instant, on n'est pas vraiment dans la capacité de pouvoir respecter ou en tout cas s'aligner sur le conseil très avisé de Gérard Larcher, mais et qui, malheureusement, à cette heure-là, a l'air d'un vœu pieux. Effectivement, on a à la fois aujourd'hui dans les sondages un ticket d'accès au second tour qui est assez bas, c'est-à-dire situé entre 16 et 18 %, et en même temps trop haut encore pour les candidats putatifs qu'ils soient d'ailleurs chez les ALR ou au sein de l'espace de la social-démocratie élargie. Donc c'est vrai que pour un Bruno Retailleau et aussi pour ses adversaires ou en tout cas ses adversaires locaux au sein des LR et bien tout le monde s'y voit, tout le monde se dit finalement la route est encore longue est-ce que ça veut dire que ça durera jusqu'au bout Je ne suis pas persuadée, je pense que c'est très long, un an et un peu plus jusqu'à l'élection présidentielle.

Il peut y avoir encore beaucoup de surprises, beaucoup de négociations et peut-être un principe de C'est vrai qu'aujourd'hui, comme tout semble ouvert, eh bien on assiste à cette course des petits chevaux à l'intérieur des écuries. Ce sera le cas aussi à gauche, on le voit, c'est compliqué OPS pour Olivier Faure avec Boris Vallaud, le patron des députés socialistes qui menacent de partir. Est-ce que c'est un peu paradoxal ?

Parce que les LR et l'EPS, ce sont quand même les deux parties qui remportent ces municipales, qui ont en tout cas le plus d'élus locaux, et finalement, ce sont les deux qui se fracturent le plus post-municipales. Oui, parce qu'une fois de plus, les scrutins ne se ressemblent pas et que la capacité de pouvoir organiser un pouvoir local ne dit rien de la capacité de pouvoir conquérir le sommet de la 5e République. C'est absolument différent parce qu'il s'agit de personnalité, il s'agit d'incarnation.

C'est une personne qui finalement s'installera dans le bureau de l'Elysée et pas d'eux. On veut bien voir les évolutions putatives sur les tickets, mais une personne aura le bouton nucléaire, pas d'eux. Donc de ce point de vue-là, oui, bien sûr, ça fait en sorte que tout le monde est dans cette espèce d'émulsion et d'effervescence.

Mais est-ce que, par exemple, à gauche, Michael, un Olivier Faure peut encore être candidat à la présidentielle pour l'EPS après ce qu'il s'est passé autour des alliances PS Mais il va tenter de l'être, parce que pour lui, il considère qu'il détient une forme de vérité. Il a encore su répondre à tous ses opposants et ses détracteurs lors de la réunion au Parti Socialiste, où il a été mis en minorité. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle il n'a pas voulu mettre ce texte au vote parce qu'il aurait été minoritaire, parce que les alliances ont été dénoncées.

Je retiens parmi tous ceux qui se sont exprimés. La personne qui m'a le plus impressionné, on l'évoquait déjà dès le lendemain des élections municipales, c'est Catherine Trottmann qui a adressé une leçon ces jours-ci dans la presse à Olivier Faure magistrale de la nouvelle maire de Strasbourg. Nouvelle maire de Strasbourg, revenu à la mairie après l'avoir dirigée il y a 20 ans et avec toute sa...

Et qui a été fustigé par Olivier Faure de Tours pour avoir passé un accord écoriste. Et qui dénonce effectivement des alliances qui sont avec un parti qui de toute façon naît et qui est une petite réalité. LFI, c'est l'impressario du RN.

Et de ce point de vue là, elle a absolument raison. Et les événements, malheureusement, j'espère, ne vont pas le prouver. Alors c'est vrai qu'on voit quand même au PS cette révolte antifor, notamment des courants.

Alors évidemment celui de Nicolas Maillard-Rossignol, qui est le plus à droite du PS, qui est un opposant, je dirais, de longue date d'Olivier Faure. Pour Boris Vallot, je trouve qu'il y a quand même quelque chose de très politicien, parce que finalement, des maires faisant partie du mouvement, du courant de Boris Vallot ont passé des accords techniques avec la France insoumise. Je pense notamment au maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi.

Donc c'est vrai qu'aller reprocher cette tactique très solférinienne d'Olivier Faure, tout en n'en ayant bénéficié et en n'ayant pas barré la route à ses accords. C'est vraiment de la pure politique. – Absolument, là vous avez entièrement raison, c'est l'hypocrisie, mais juste, quand ça s'est bien passé, c'était la gauche plurielle de Lionel Jospin.

Et regardez comment ça s'est terminé, 21 avril, parce que Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement ont maintenu leur candidature ? Le sang méditer, c'est ce que vous dites. Allez, on va passer à l'autre actualité du jour et c'est l'inquiétude.

L'inquiétude face à la hausse des prix du carburant. Sébastien Lecornu était hier devant le Parlement. Pas de Politique du chèque, elle est inefficace selon le Premier ministre.

Mais ce matin, le ministre de l'Économie a fait des annonces rôlant les sur sur des mesures ciblées dans les prochains jours. On l'écoute. on sera en mesure d'annoncer des mesures nouvelles mais on a déjà fait des choses on regarde ce qu'on appelle les gros rouleurs mais on va le faire là encore de manière ciblée un pour éviter de gâcher de l'argent que demain il faudra retrouver, rembourser et deux en intégrant ce qu'on on a déjà fait.

C'est qui les gros rouleurs ? C'est exactement ce qu'on est en train de regarder. Je ne peux pas vous faire les annonces qu'on fera dans les tout prochains jours.

C'est quand les prochains jours ? Les tout prochains jours. Voilà, annonce dans les prochains jours, il y a un teasing, il y a un suspens sur ces annonces, mais Aurore, est-ce que politiquement le gouvernement se retrouve un peu coincé ?

Il y a des inquiétudes chez les Français, il y a des attentes chez les Français face à la hausse des prix du carburant et puis budgétairement parlant, compliqué de faire la politique du chèque. Ils se retrouvent un peu sur une ligne de crête, Sébastien Lecornu ? Je dirais même, oui, coincé, c'est la bonne expression.

Ils sont complètement coincés. D'ailleurs là, on voit bien dans l'interview si on avait une question à poser à Roland Lescure, il ne fallait pas lui demander en fait. Et c'est vrai qu'on a eu une communication au début très offensive, Roland Lescure qui parle de choc pétrolier et en fait on a vu ensuite tout de suite après ce rétro-pédalage et qui, pour moi, est totalement lié au fait qu'on n'a rien à mettre en face.

C'est-à-dire qu'on peut dramatiser l'enjeu ou en tout cas, est-ce que c'est dramatisé ou est-ce que c'est finalement être lucide sur la situation, mais il n'y a pas de mesure d'ampleur, en tout cas il n'y a pas de mesure qui est programmée à la hauteur de la communication qui a dans un premier temps été déployée. Et effectivement vous l'avez dit, la France n'a plus d'argent, son budget est à l D'ailleurs, si jamais le budget, si une loi de finances rectificative était votée, il y a potentiellement un risque qu'elle dépasse l'objectif justement des 5 % de PIB réclamés d'ailleurs par l'Europe et dont nos voisins allemands sont extrêmement soucieux donc c'est quelque chose que le gouvernement veut veiller à respecter et donc ils se retrouvent totalement bloqués. Le bouclier tarifaire avait quand même coûté extrêmement cher à l'État, et surtout a eu un effet assez pervers, c'est-à-dire qu'on a du mal lorsqu'on ouvre comme ça un roubinet des aides, lorsqu'on fait cette politique du chèque, on a du mal à les couper.

Donc ce sont des dispositifs qui finalement se prolongent beaucoup plus longtemps que la période où ils sont censés durer parce qu'effectivement il y a de l'inflation, parce que la vie paraît, parait même pas parait, la vie est toujours plus chère pour les Français et donc c'est très difficile de revenir en arrière. Donc là, effectivement, le gouvernement est un petit peu dans une impasse. Il va falloir quand même qu'il trouve autre chose que de la communication, surtout quand il est anxiogène.

Et puis, à l'inquiétude des Français, il y a aussi l'opposition qui réclame des mesures et certains, le Rassemblement national, qui parle d'un État profiteur de crise. Est-ce que ça, ça va nuire à Sébastien Lecornu, à son gouvernement ? Non, il n'y a pas besoin de ça.

Il y a déjà beaucoup d'ennuis. Ce n'est pas la phrase un peu classique et démagogique du RN qui va l'embêter plus que ça. Le gouvernement est déjà bien ennuyé.

Moi, je reviens au fond à ce qu'a dit au mot du ministre Lescure. Il y a comme une sorte de vibrations particulières dans ce fauteuil de ministre de l'économie, dès qu'on parle des géopolitiques, on dit des bêtises. Il faut se souvenir de Bruno Le Maire qui avait dit à ce même poste il faut mener une guerre totale à la Russie pour rétropédaler trois heures plus tard et c'était la même mécanique, la phrase forte, l'onde de choc, trois heures plus tard je regrette, j'aurais pas dû dire ça et le lendemain une matinale pour dire non seulement j'ai fait Nérum, enfin bon j'ai quand même des choses très importantes à vous dire, c'est sidérant mais ça veut bien effectivement dire je suis d'accord qu'il n'y a rien d'autre et qu'au lieu de dire on ne va rien faire, on ne peut rien faire parce que la situation budgétaire étant ce qu'elle est, on invente des discours, des propos pour exister dans les médias.

Bon il est temps qu'effectivement une forme de lucidité revienne mais là aussi ça paraît être pour l'ordre de la science – Discours plus clair chez Édouard Philippe, il était au 20h de France 2 cette semaine, il a dit clairement si on avait fait des économies, si on s'était attaqué plutôt au déficit, on aurait pu aider les Français, là on ne peut Oui, après c'est toujours facile d'être à l'extérieur et de faire l'inspecteur des travaux funis. Que n'était-il là pour justement négocier le budget avec son groupe en ce sens ? Je crois que certains députés, enfin les députés, en tout cas à horizon, n'ont pas censuré le gouvernement, jugeant que c'était un mauvais budget et qu'on ne faisait pas les économies là où il fallait.

Donc oui, évidemment, après, à la décharge du gouvernement, cette cette crise et le fait qu'elle soit aussi violente et aussi forte n'était pas forcément anticipable. C'est-à-dire que personne ne l'avait vu venir, même d'ailleurs il y a quelques semaines encore au début de cette guerre, on parlait des des augmentations légères sur le prix du pétrole, plus importante d'ailleurs on pensait sur le prix du gaz qui était tout de suite une ressource en tout cas moins équitablement répartie, pensait-on, et qui aurait un impact plus fort sur la flambée des prix directement. On nous disait que le pétrole, finalement, on pourrait gérer les flux, notamment avec le Venezuela, etc.

Il se trouve que Donald Trump lui-même, le grand Donald Trump qui avait toujours tout anticipé, dit qu'il a été surpris. Donc, c'est difficile d'en vouloir au gouvernement et à Roland Lescure de ne pas avoir vu ça venir. Mais c'est vrai que face à cette crise qui doit durer, eh bien, il va falloir qu'il se passe quelque chose.

L'inaction, l'immobilisme, ce n'est pas possible ? Ça va être mal perçu par les Français ? – Ça l'est déjà mal perçu.

Il suffit de voir, je dirais, la cartographie politique qui ressort de ces élections municipales. Vous avez quand même une France des sous-préfectures, des villes moyennes qui se sentent abandonnées, loin des dispositifs, pas intégrées dans la mondialisation, dans l'ensemble, je dirais, de l'écosystème contemporain qui a clairement, soit c'est maintenu du côté de la droite, soit a basculé du côté du RN parce que justement il y a un vote de colère. Donc oui, les Français perçoivent bien évidemment mal cette situation mais je dirais ça vient rajouter de la crise à la crise.

Peut-être qu'en ce moment ce qui se passe au Moyen-Orient joue un peu le même rôle qu'a joué la guerre d'Ukraine en 2022 dans la campagne présidentielle alors qu'elle était beaucoup plus engagée. Donc il est clair que c'est en train de rebattre les cartes et de faire en sorte qu'effectivement il y ait des des positionnements qui soient peut-être plus entendus que d'autres. Merci beaucoup.

Annonce dans les prochains jours de la part du gouvernement. Merci beaucoup Michael Darmon, merci encore Malval d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivis.

On se retrouve demain. Très bonne journée.