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interviewSud Radio (sur YouTube)· 22 juillet 2026 15 min

Anne Le Hénanff : "Une interdiction totale sur l’ensemble des réseaux sociaux"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mon invité politique ce matin, c'est Anne Leenf. Elle est ministre déléguée chargé de l'intelligence artificielle et du numérique. Bonjour Anne Leenf.

Bonjour et merci d'être avec nous ce matin. C'est peut dire si vous êtes en ce moment au cœur de l'actualité notamment avec l'adoption définitive hier de l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. C'était une promesse d'Emmanuel Macron, le chef de l'État qui souhaite qu'elle soit appliquée dès la rentrée prochaine dès septembre.

Est-ce que vous pouvez nous nous garantir ce matin sur Sud Radio que ce sera bien le cas ? Alors en fait on on travaille déjà depuis 1 an. Moi intensivement avec mon équipe depuis 9 mois mais depuis 1 an sur ce texte y compris avec les plateformes et les tiers de confiance qui vont devoir vérifier l'âge.

Donc pas de surprise, on a annoncé le 1er septembre depuis le début. On a réussi et les parlements grâce aux parlementaires à le faire voter hier, on est toujours dans les délais. On attend la promulgation de la loi par le président de la République.

Même s'il y a une saisine du Conseil constitutionnel qui a été annoncée par le député de la porte hier, on est toujours dans les délais. Il y a pas de conséquences directes. Donc oui, pour nous c'est toujours applicable à la rentrée 2026.

D'accord. Vous parliez justement de ce député, le député PS Arthur de la Porte qui était chez nous cette semaine sur Sud Radio. Que dit-il ?

Il dit que Ursula Van Derleyen, la présidente de la Commission européenne, et bien annoncera, proposera une solution à l'échelle du continent 2027 à ce sujet. Est-ce qu'il ne serait pas plus sage finalement de reporter cette interdiction 1er janvier étant donné que c'est une prérogative européenne le numérique ? Alors peut-être un petit rappel de l'historique.

Euh honnêtement euh on nirait pas nous n'irions pas si vite au niveau européen s'il y avait pas eu l'impulsion de la France. Emmanuel Macron très tôt il y a quelques années parlait de la nécessité de protéger les mineurs en ligne tout simplement parce que les plateformes prennent pas leur responsabilité. Elles ont des devoirs mais qu'elles n'appliquent pas.

Donc du coup, comme elles ne le font pas, nous on le fait au niveau législatif. Le président de la République euh a été le premier à parler de ça au niveau de l'Europe. Ensuite, au sommet de Berlin, en novembre où j'étais, j'ai proposé de manière informelle à en parler à quelques pays qui s'y intéressent.

Nous étions six de manière informelle autour de la table dans Chypre, dans la Grèce, dans la Slovénie et maintenant il y a une coalition de 15 pays. C'est ça la réalité en fait, c'est que quand on est ensemble et quand on a envie de faire les choses rapidement pour protéger nos populations, l'Europe suit et on s'en réjouit et on est en total soutien avec les annonces de la présidente de la Commission européenne. Évidemment, il faut le faire au niveau européen.

Euh sauf que nous estimons que nous n'avons plus de temps à perdre. On ne peut plus se permettre de perdre des mois, des années pour protéger nos mineurs. Ursula Van Derleyan a lancé euh une action.

Ça va aboutir, j'en suis certaine. Et on va contribuer. Mais quand ?

Ça c'est la question. Donc en tout cas objectif donc dès septembre l'application de cette interdiction. Le le décret il est d'application, il est déjà prêt.

Ce sera pour quand ? Alors on est je n'ai pas pas on n pas travaillé pour l'instant sur le sur le décret. Je je dirais que ça c'est un c'est presque un détail par rapport au chemin que nous venons de parcourir depuis 9 mois.

Euh mais évidemment on sera prêt. Ça, je peux vous [raclement de gorge] dire qu'on sera prêt. Les plateformes, c'est la question aussi, c'est le débat.

Quelle plateforme, quel réseaux sociaux il va falloir interdire au aux mineurs de moins de 15 ans ? Ça ça concernera exactement quel quel réseaux sociaux ? Alors, ça a été tout l'objet des discussions entre les parlementaires, le Sénat et l'Assemblée.

Nous, on a écrit cet article, donc euh euh on était favorable à avoir une définition très large. Pourquoi large ? Pour qu'elle soit déjà euh postulat de base conforme au droit européen.

Et le droit européen euh euh dispose de deux textes, le DSA et le DMA. Un peu technique, mais en tout cas qui a donné une définition très précise de ce qu'est un réseau social. Nous, on a fait une interdiction sèche sur l'ensemble des réseaux sociaux, y compris dont euh ceux dont la fonctionnalité était secondaire.

Je pense par exemple à des jeux de vidéos comme Roblox qui ont qui ont un un un réseau social mais qui est secondaire qui permet de discuter euh puisque leur jeu premier c'est pendant le jeu entre des gens qui se connaissent pas. On sait que c'est un terrain de chasse pour les pédocriminels. Donc il est évident qu'il fallait que ça rentre dedans.

La fonctionnalité YouTube réseau social, elle est aussi concernée mais pas évidemment l'accès aux vidéos pour les mineurs. Voyez c'est donc une définition très large. Ça veut dire par exemple Instagram, Facebook TikTok, Twitter tous les réseaux sociaux.

Bon avant la France, on a l'Australie qui a instauré une interdiction des réseaux sociaux. Alors c'était eux au moins de 16 ans. Le bilan 6 mois plus tard, vous l'avez vu, il est très mitigé.

Qu'est-ce qui fait que la France réussira à faire mieux que l'Australie ? Alors, d'abord, moi je suis très contente et j'en ai discuté avec mon homologue australien évidemment euh du fait que aussi cet intérêt s'exprime partout dans le monde. Ce n'est pas qu'un sujet franco-français ni européen, c'est mondial.

Euh c'est pas tout à fait la même chose. L'Australie d'abord a fait une liste déjà contrairement à nous qui voyons très large tous les réseaux sociaux sont concernés chez nous en France. En tout cas, dans notre définition, l'Australie, c'est une liste noire. on dit [raclement de gorge] une liste noire déjà ça restreint beaucoup de choses quand on voit la puissance financière des réseaux sociaux qui sont capables du jour au lendemain de recréer un réseau social déjà ça limite l'impact.

Ensuite c'est de la présomption d'âge c'est pas la vérification précise comme nous en France d'âge c'est-à-dire que c'est la reconnaissance faciale par exemple et c'est sous la responsabilité des réseaux sociaux. Nous n'avons pas voulu confier cette vérification d'âge nous aux réseaux sociaux. C'est des gens que je respecte, avec qui j'ai envie de travailler.

Mais par contre le la vérification d'âge se fera en France par un tiers de confiance. C'estàdire que c'est-à-dire concrètement pour bien comprendre. Ouais.

Alors en fait, vous avez 12 ans, euh vous souhaitez rentrer sur euh un réseau social euh vous allez le solliciter, je veux rentrer sur ton réseau social. la plateforme va lui demander son âge, enfin de prouver son âge et pour cela va lui proposer plusieurs outils qui existent déjà en France, je le rappelle, et en Europe. Public ou privé, un public, je peux vous citer par exemple France identité.

Ouais, tout à fait. Au niveau privé, il y a il y a pas mal d'entreprises qui font des vérifications d'âge. C'est un système technique qui est éprouvé.

Déjà, on pourra pas détourner comme ça a été le cas en Australie avec des des VPN en l'occurrence. Ah oui. Alors ça c'est autre chose.

Je continue sur la la l'aspect technique. Le le jeune va donc dire "Bon bah, je choisis France identité pour vérifier mon âge." Il va devoir prouver son identité à France identité qui va donc lui dire euh euh en gros bah tu tu as 12 ans.

H l'information qui va arriver à la plateforme c'est oui ou non. C'est binaire. Il y a pas de transfert de données.

La le le vérificateur d'âge qu'a choisi l'utilisateur va simplement dire "Oui, tu peux le laer le le laisser le rentrer ou non, tu ne peux pas." Mais on ne connaît pas l'identité, on ne connaît pas l'âge. Euh le réseau social a juste une information binaire.

Oui ou non ? Et à l'inverse, le tiers de confiance pour respecter la vie privée aussi des gens, notamment des adultes par exemple, ne saura pas pourquoi il a été sollicité sur la vérification d'âge. Sur le VPN en de mot sur le VPN effectivement, gros gros grosse faille, je dirais 2 tiers en Australie.

Euh bah déjà pour les raisons que je vous ai invoqué, il y a que 10 plateformes qui sont concernées, 10 réseaux sociaux, c'est de la présomption d'âge. On met euh la vérification d'âge sous la responsabilité des réseaux sociaux, ce qui est pas notre cas. Après, je ne suis pas naïve, les VPN existent.

Hm. L'abonnement pour un VPN en France, grosso modo, euh c'est 100 € par an. Euh quand on a 11 ans, quand on a 10 ans, il faut déjà la complicité d'un adulte, d'un grand frère, d'un tonton, d'une marine pour pouvoir financer ces 100 € par an.

Donc déjà, on si je dirais que si on protège 60 % de nos enfants, on aura déjà fait un grand chemin. D'un mot, madame la ministre, rapidement pour conclure sur cette question des interdiction des réseaux sociaux, pour les jeunes qui aujourd'hui on ont moins de 15 ans et qui ont déjà des comptes, je sais pas, TikTok, Facebook, Instagram, qu'est-ce qui se passe ? leur compte, ils sont bloqués, supprimés dès le 1er septembre.

Alors, le 1er septembre, c'est pour l'ouverture de tout nouveau compte. C'est-à-dire on ouvre un compte, dès septembre, ça doit être opérationnel, on vérifie l'âge. Par contre, pour ceux pour nous tous, puisqu'on est également concerné par la vérification d'âge, euh pour nous tous, la plateforme, le réseau social a 4 mois pour vérifier l'âge de tous ces utilisateurs en France.

Ça veut dire que ceux qui ont moins de moins de 15 ans concrètement euh au mois de de novembre par exemple, il y aura un message qui leur indiquera entre septembre et janvier, prouvez-moi votre âge, le jeune va le faire et s'il a moins de 15 ans, son compte sera fermé. Anne Leenf, je rappelle vous êtes ministre délégué en charge de l'intelligence artificielle et du numérique. Le risque d'ingérance sur les réseaux sociaux à quelques mois de la présidentielle, on a un rapport du Sénat qui fait beaucoup réagir qui propose de créer un observatoire indépendant de la désinformation.

Est-ce que le gouvernement, oui ou non est favorable à la création de cet observatoire ? Alors, de toute façon, sur ces sujets aussi stratégiques que ça, la protection des mineurs en ligne, les ingérences étrangères, tout ce qui concerne finalement la sécurité nationale, la protection de nos populations est un sujet, je dirais collectif. Ça concerne le gouvernement, ça concerne les parlementaires et la preuve, ils travaillent dessus, ils produisent des rapports.

C'est une bonne nouvelle. Dès lors, est-ce qu'il faut créer au-delà de ça par-dessus un observatoire indépendant de la désinformation ? Alors en fait, il existe en France un une entité qui s'appelle Viginum qui fait un travail exceptionnel d'observation sur les ingérence étrangère, sur la désinformation, sur les menaces qui pourraient pas nécessaire.

Donc en fait, je pense que le le Premier ministre va prendre en compte ce ce rapport. Comme d'habitude, on va avec les parlementaires échanger. Moi, je me tiens sur ma partie puisque les ingérences étrangères, ça passe beaucoup aussi par de la désinformation euh numérique euh à à la disposition des parlementaires et c'est le premier ministre à la fin qui décidera les les mesures qu'il garde ou pas.

Oui. Des ingérences intérieures, on l'a entendu, c'est l'un des auteurs du rapport qui a parlé d'ingérence intérieure. Vous pensez quoi de cette expression ?

Elle vous a choqué ou pas ? Bah, c'est la première fois que je l'entends en fait, mais elle est tellement réaliste, je trouve. C'est-à-dire, c'est-à-dire bah qu'il y a forcément à l'intérieur de notre pays également des des influences, des mouvances qui ont pour objectif de déstabiliser l'État, de faire de la désinformation aussi.

Je veux dire que la le numérique par exemple dans mon domaine n'a pas n'a pas de frontière a rien en particulier mais je sais que l'un des informations elle vient aussi beaucoup de l'intérieur de notre pays. H euh on a le premier ministre qui annoncé Sébastien Lecornu il y a quelques instants que des membres de cabinet ministériel également des des haut fonctionnaires ont été écartés après des tests antidrogues surprises qui se sont bah avérés finalement positifs. Est-ce que vous avez eu des tests positifs vous-même dans votre cabinet ?

Alors, tout d'abord, moi je trouve que l'initiative, elle est elle est elle est elle est bienvenue. Euh, dans un cabinet comme le comme le mien, par exemple, sur l'Al numérique, les personnes qui travaillent dans mon cabinet sont habilité secret défense. Et donc à ce titre, elles doivent être exemplaes.

Euh la drogue est un fléo, c'est une source de fragilité. Quand on travaille dans un cabinet comme le mien par exemple, s'il y a une dépendance quelle qu'elle soit dont la drogue, c'est une fragilité et un moyen d'influencer, voir de faire du chantage et cetera. Il se trouve que moi j'ai fait faire les tests et j'ai donc respecté la volonté du premier ministre.

Tous les membres de mon cabinet ont été testés et moi y compris. [grognement] Euh fort heureusement euh il n'y a pas de cas positif. Après, visiblement, et je ne suis pas informé parce que évidemment il y a pas de transfert d'information sur les personnes ou sur les lieux où les tests positifs ont pu être constatés.

Après, si ces personnes effectivement étaient testées positifs, faut qu'elle prennent leur responsabilité et le premier ministre a été clair dès le début. Donc ça ne me choque absolument pas. Anne Lénan, j'aimerais vous entendre sur cette enquête qui a été réalisée par l'association la quadrature du net.

Vous l'avez peut-être vu, hein, c'est une association sérieuse. Elle nous dit que France travaille utiliserait une IA, une intelligence artificielle pour traquer les chômeurs les plus susceptibles de frauder cette association. Elle dit que ce dispositif, il organise en toute impunité, je cite, la répression de population entière et en particulier des plus vulnérables.

Vous répondez quoi à cela ? Ouais, c'est un petit peu caricatural. Je les connais très bien la Cour d'astuce un nette pour être dans le numérique depuis 2008.

C'est c'est une association effectivement des gens qui qui font un travail très sérieux et et dont on s'inspire souvent. D'ailleurs nous parlementaires quand j'étais député pour des textes et pour protéger notamment la vie privée en ligne et cetera, euh c'est un peu caricatural. Euh le premier ministre a a indiqué que la lutte contre la fraude était prioritaire et je pense que tous les Français l'attendent.

Quel que soit le type de fraude euh maintenant euh d'utiliser l'IA euh comme un outil d'aide à la vérification de la vérité et la véracité des informations me paraît je dirais euh pas choquant du tout. C'est-à-dire que le l'IA va permettre euh à la place de l'humain où il faut beaucoup de temps, beaucoup de de ressources humaines euh en quelques minutes de vérifier la véracité des informations sous le contrôle évidemment sur les usages, respect de la vie privée. Euh nous défendons en Europe, en France une a éthique transparente, respectueuse des droits humains.

C'est inenvisageable qu'une administration française utilise l'IA dans un objectif de de track. C'est c'est dans un cadre évidemment, mais la lutte de contre la fraude est une priorité et va être un outil très efficace pour nous permettre de lutter contre cette frappe, terminons d'un mot avec la présidentielle. Vous êtes ministre délégué en charge de l'intelligence artificielle et du numérique.

Vous êtes également membre d'horizon le parti de d'Édouard Philippe, candidat pour la présidentielle, candidat du bloc central, tout comme Gabriel Atal. Il se dit qu'il y aura un accord de désistement entre les deux. Est-ce que c'est vraiment le cas ? et sur quel critères ça va se jouer et quand ?

Alors effectivement, je soutiens Édouard Philippe, je suis membre d'horizon et euh et donc on nous sommes en campagne. Édouard Philippe depuis le con le congrès le le meeting qui a eu lieu à Paris est passé d'un d'un statut de de de chef de parti à à à candidat à la présidentielle. C'est clair.

Maintenant, les accords dont vous partez, je ne suis pas au courant. Euh moi ma mission en tant que ministre, en tant que expert d'un sujet, en tant que [grognement] euh adhérente euh vous pouvez lui apporter beaucoup d'ailleurs à Édouard Philippe parce que c'est pas forcément le plus connecté des candidats, c'est peu de le dire. Alors ça c'est c'est ça c'est ce n'est pas vrai.

Ce [rires] n'est pas vrai. C'est Édouard Philippe qui a lancé le plan IA en France en 2000 euh en 2018 et on est toujours sur cette trajectoire. Donc Édouard Philippe a une vision très claire de ce qu'il veut pour les technologies.

Après quand il s'est exprimé sur les cites personnel sur ses propres usages comme n'importe quel français. Oui. Euh et donc c'est faut pas voilà mélanger mélanger les choses.

Sa vision sur l'IA et sur les technologies, elle est très très claire et il a une vraie compétence dans le domaine. sur la campagne. Moi mon rôle, ce qu'il attend de moi en fait, c'est pas de commenter un futur accord dont je ne suis pas au courant, c'est juste de mettre mes compétences à sa disposition, ce que je fais par des des notes que je lui porte sur les sujets technologiques et et je dirais prospectifs dans le domaine euh d'être présente pour sa campagne et en tant qu'élu local de faire le travail dans ma région la Bretagne pour que Édouard Philippe soit en tête de pont pour la présidentielle.

Bon, je tente quand même en conclusion oui ou non. Est-ce que vous appelez Bruno Rotaillou à à rejoindre cet éventuel accord de de désistement ? Il fait partie du du bloc central.

Voilà. Et comme je vous l'ai dit, euh ce qui se passe au niveau des candidats, moi j'ai j'ai une j'ai une ligne j'ai une ligne, c'est la ligne d'horizon et la ligne d'horizon pour moi, c'est de faire en sorte qu'Edouard Philippe soit président de la République. Et ben, on restera là-dessus.

Leonf, merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Je rappelle, ministre délégué, chargé de l'intelligence artificielle et du numérique. Merci. et je vous souhaite une très belle journée.

Bonne journée à vous. Merci. Il est 8h27.

On revient dans un instant avec les infos.

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