BACKSEAT - S05E01 - Backseat x ça ira - Lecornu, taxe Zucman et extrême droite, avec Alexis Corbière
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] Bonsoir la fête de l'humain. Comment ça va ? Incroyable !
Très heureux de vous retrouver pour cette saison 5 de Backseat avec un partenariat exceptionnel avec Saira. Un tenir d'applaudissement pour Mdaline. Franchement Jean, tu fais ça archi bien.
C'est vrai. Ah ouais, on dirait que tu vends des saucisses depuis toujours sur la zone industrielle de Melin, tu vois, un truc comme ça. Toujours éternel.
Franchement, tu es trop bien. Vous êtes chaud ou pas ? Luma.
C'est ça qu'on veut entendre. Vous avez bien raison d'être chaud. On va faire une émission exceptionnelle ce soir qui a déjà commencé avec Malek et Namou.
Un tonner d'applaudissement pour Malek et Namou. Et à nos côtés, nous ne sommes pas seuls Mjdaline et moi à coanimer cette émission. À côté de nous, nous avons des chroniqueurs et chroniqueuses exceptionnelles.
Un tonner d'applaudissement pour Émilio Mélet. Émilio, tu as une double casquette. Tu es grand reporteur politique et écologie à l'humanité et tu es aussi chroniqueur de backseit.
Ouais, c'est ça. Du coup, ça veut dire que je suis le mieux placé pour reprendre malc. Il a dit mariage mariage, je vais faire mot relou.
On va commencer par un couple libre et ensuite on verra si on reprend. Surtout que moi j'étais là il y a 2 ans et je trouvais le public vraiment plus chaud il y a 2 ans. Mais bon nous sommes nous sommes également avec Loui, mesdames et messieurs.
Grosse côte de popularité pour Loui. Allez-y, allez-y, allez-y. Ma chère Loui, tu es chroniqueuse pour Saira.
Tu coprésentes Rinocéros, l'émission d'analyse des médias sur Blast. Tu vas bien ? Ça va, Loui ?
Ouais. Première émission que je fais en public, c'est pas du tout impressionnant. pas du tout.
Mais je suis très très heureuse d'être là. Et enfin, nous sommes avec Usul, mesdames et messieurs. Allô ?
Allô ? Bonsoir. Et ben, on est mieux reçu que Paul Watson.
Ça fait plaisir. Usul, tu commentes l'actualité politique et médiatique sur tes réseaux. On te retrouve au côté de Loui dans Rinocéros et bien sûr régulièrement sur le plateau de Back.
Merci à tous les trois d'être avec nous ce soir. Est-ce que vous avez passé une bonne fête de l'huma ? C'est quoi ce qui vous a le plus marqué dans cette fête de l'huma jusqu'à prés Paul Watson.
Paul Watson. les baleines et tout, j'étais scandalisé quoi. Loui, qu'est-ce qui t'a marqué toi ?
Euh ben micro, tu veux pas dire toi d'abord dans le micro ? Émilio Bah moi ce que je trouve dingue, c'est qu'on a quand même fermé la billetterie aujourd'hui à 15h parce que vous êtes un nombre incalculable. J'ai jamais vu ça dans les allées.
C'est un truc de malade. Ouais. Et et peut-être que tout le monde le sait pas mais c'est la toute première fois que ça arrive depuis que la fête de l'hume a déménagé ici.
C'est vraiment une première. Ça veut dire ça en dit long sur à quel point est-ce que les gens ont envie de se réunir, de faire du commun. Alors peut-être de se mettre sur la gueule aussi hein.
Mais en tout cas il y a une vraie envie d'échanger et d'être ensemble à la fête de l'humain. Ah bah vous voyez quand vous voulez. Loui ?
Ah ouais euh faut faut que je me concentre pareil laisse tomber. Non mais laisse tomber. Moi il y a un truc que il y a tout à l'heure sur la sur la scène ici de la gora, il y a eu la grande discussion de la gauche comme il y a tous les ans à Luma euh à la fête de l'huma.
C'est c'était assez intéressant. J'ai entendu le public de la fête scander unité unité. Je m'y attendais pas forcément.
Ça j'ai trouvé ça intéressant. On va en parler évidemment. On va en parler.
Ouais. parler mais ce qui est sûr c'est que il y a il y a comme on pouvait l'attendre évidemment beaucoup beaucoup de débat beaucoup de moments sur la Palestine et il y a eu un moment très très émouvant tout à l'heure au village des médias indépendants parce qu'il y a un un journaliste Gazaoui qui directement a témoigné, il parle un très très bon français et il a témoigné pendant pendant l'échange sur à quel point est-ce que c'était dur en ce moment de faire ce métier. Franchement on avait on était quasiment toutes et tous en train de pleurer.
C'était un moment très très fort et l'humain, c'est aussi ça. La fête de l'humanité, c'est aussi ça, un moment où euh où on donne la parole à celles et ceux qui sont en train de vivre ce terrible nettoyage ethnique. Franchement, c'était un moment vraiment très fort et je pense c'est pas pour rien.
C'est pas pour rien qu'une des qu'une des plus grandes fêtes de la gauche, qu'un moment de retrouvaille se fasse aussi autour de de d'un organe de presse. Euh aujourd'hui, qu'est-ce qui reste aussi de la gauche euh malgré l'éclatement des parties, c'est quand même quelques organes de presse qui subsiste malgré euh des attaques et malgré la concentration des médias dans les mains de quelques-uns. Mine de rien, la la presse de gauche se porte quand même relativement bien.
On est là où gauche. Abonnez-vous, abonnez-vous et force aussi au syndicat et force aussi à tous ceux qui essaie de faire vivre la gauche par d'autres moyens mais ça fait plaisir que tout le monde soit là à la fête de LUMAC soit un rendez-vous où on se retrouve et c'est pas pour rien que ce soit autour de la presse aussi. Tous les militants et tout aussi en cette période avec le le 10 septembre et cetera.
C'est vrai que c'est une fête de l'huma qui tombe vraiment dans un moment hyper particulier et je pense que c'est hyper important qu'on se retrouve aussi à ce moment-là. Ça fait beaucoup de bien. On sent qu'on enfin le 10 septembre a fait du bien à beaucoup de gens et je pense que ouais cette fête aussi le fait de nous réunir et cetera, elle est particulière quoi.
Est-ce que ça vous dit qu'on parle de l'actualité de la semaine mesdames et messieurs ? Alors c'est parti pour l'actualité de la semaine. Alors cette semaine, il s'est passé beaucoup de choses.
Tu l'as dit Loui, on est dans un moment particulier politique. On est entre deux mobilisations sociales. Celle du 10 qui est un petit peu protéiforme, assez intéressante à analyser et celle du 18 un peu plus classique à l'appel de l'intersyndical.
Et au milieu de tout ça, la nomination d'un nouveau Premier ministre, Sébastien le Cornu. Et non, ce n'est pas Olivier Fort [Musique] ce n'est pas Olivier Fort qui a été nommé premier ministre. C'est fou.
La la la tension était à son comble. J'y croyais hein. Ah ouais, j'en y croyais tous.
Mais Jeddaline, qu'est-ce que tu pens Est-ce que tu penses qu'Emmanuel Macron essaie de gratter du temps ? Bah en fait, je ne vois que cette solution parce que on sait tous et toutes que le Cornus est dans la droite ligne de Barnier, de Beou. On sait très bien que ça ne va absolument rien changer.
Mais du coup, j'avoue que je n'arrive pas encore à comprendre pourquoi est-ce qu'il a été nommé pour faire exactement la même chose que les autres. Tout à l'heure, je regardais un sondage qui disait que Sébastien Lecnu obtient la la confiance de seulement 34 % des Français et les journalistes s'en étonnaient en se disant "Mais tiens, mais c'est étrange, pourquoi est-ce qu'il arrive avec si peu de confiance ?" Et à aucun moment dans tous les reportages que j'ai regardé, les journalistes se disaient mais peut-être c'est parce que en fait il est pas ici de urne, peut-être que c'est pas le bon premier ministre, pas issu du bon clan.
J'étais vraiment je me suis questionné quoi et ce sondage qui arrivait de nulle part voilà c'est ça m'a j'arrive pas à comprendre le move là de d'Emmanuel Macron dans la période. Tu comprends toi Émilio ? Non, alors je je le comprends oui, parce que le mec, il veut pas lâcher le pouvoir.
Il défense son bilan. Moi ce qui m'étonne, c'est Sébastien Lucnu nous a fait un cadeau juste avant de monter sur scène. Il a donné un interview à la PQR où en fait il a enfin parlé parce que le Premier ministre, il avait toujours pas parlé et donc il a annoncé ses premières mesures.
Alors attendez, on va faire peut-être un petit référendum à la Gora. Le premier truc, on va voir si ça vous va, c'est il renonce à supprimer les deux jours fériers. Voilà, juste il renonce, on en est là quoi.
Et il renonce à une deuxième chose, c'est il renonce à rouvrir le conclave. Donc a priori, il va pas vraiment parler à la gauche là. Non, il pas on le savait déjà.
C'est pas c'est pas très original. Il promet des ruptures sur le fond, je cite des ruptures sur le fond. Alors, j'ai noté Bairou, lui voulait faire un chemin inédit.
C'est le même bullshit sémantique qui nous il nous font croire que c'est de la nouveauté. Et Barnier, lui, il voulait faire de la politique autrement. Il promettait déjà des ruptures.
Donc, on sait déjà ce qu'il faut attendre. des rupture de Sébastien lecornu. Euh et donc bah a priori je pense que vous voteriez la confiance vous de le Cornu.
À mon avis, il va pas la demander. Je peux me tromper déjà que le précédent m'a surpris en la demandant mais à mon avis il va pas la demander la confiance. Est-ce que Est-ce que Sébastien Lecornu a les moyens de faire quoi que ce soit d'un point de vue politique compte tenu de la composition de l'assemblée qui n'a pas changé depuis deux premiers ministres qui sont fait jarter ?
Loui ouis non moi j'allais dire je trouve ça assez épuisant. Je pense qu'on est tous très fatigués, on est saoulé nous nous qui voilà qui faisons la la critique média euh à chaque fois en fait d'avoir mais alors des discours pas possibles. C'est ce qu'on fait encore là maintenant mais c'est assez épuissant d'être toujours en train de commenter la personnalité d'un nouveau premier ministre ou d'ailleurs de beaucoup de personnalités qui finalement font exactement les mêmes politiques.
Il y a là-dessus, comme tu viens de le dire, il y a rien qui change en réalité, mais on va commenter pendant des heures et des heures et des heures tel premier ministre comme si c'était un événement alors que il y a il y a rien qui bouge et on sait très bien qu'on va toujours avoir retaillo. On sait très bien que qu'en gros le tout ce que tout ce qui nous nous pose gravement problème, ça va rester et que ça on pourra pas le changer quoi. Donc déjà sur le corps moi c'est quelque chose qui voilà enfin j'ai vraiment beaucoup de mal en fait de ce que toutes les tout l'espace que ça prend en fait et ça nous fait perdre beaucoup de temps en fait.
Mais c'estoupireoup et on à parler. Si vraiment si vraiment l'état d'esprit c'était de faire une rupture déjà tu nommes pas le corn. Non mais le cornu arrive le mec dont on sait qu'il est un des mecs dans les dîners avec Thierry Solers de de avec Le Pen et cetera.
Moi dès que j'ai entendu il va faire de la rupture pas seulement sur la forme mais aussi sur le fond. Je fais ouh là là, on part vers une rupture en mode plutôt fachaotud en fait. C'est c'est ça la rupture.
Tu as le RN. Bah ouais, tu as le RN qui dit "Moi, je n'accepterai de voter qu'un budget RN." Bon écoute, les cartes sont sur la table.
La majorité à l'Assemblée nationale, bon l'Assemblée nationale, elle bouge pas. Donc les à mon avis les tours de claquettes là avec le PS, c'est histoire d'eux. Tu penses ?
Mais oui, je pense que eux-mêmes ne pensent pas accorder grand-chose au En fait, il ils sont en train d'essayer de rejouer le macronisme en redisant "Ah mais nous, on va rassembler les raisonnables des deux bords." Mais ça fait 7 ans que vous faites ça. Ça fait 7 ans que vous essayez de rassembler des mecs.
Alors ouais, vous allez peut-être choper un que vous aviez pas eu, un Pokémon que un un un Yannick Jade que vous aviez pas encore eu jusque- là. Des débauchages individuels, c'est peut-être vous en allez en avoir deux trois. Ils l'ont déjà fait avec Repsamen et Adel mais voilà mais à chaque fois ils ont rechopent deux cadres qui se disent "Ah bah au moins j'aurais été ministre." Ouais super.
Mais le le fond de la politique, c'est le même. C'est-à-dire on coupe les deux bords de l'omelette et on continue à faire la politique pour les riches au milieu. Après, je sais qu'on parlera de la taxe Zukman, il y a beaucoup de choses à dire aussi, mais il est peu probable qu'on ait pas la taxe Zukman et que la rupture soit une rupture sur et ben on va vous ce que Baou avait commencé à dire avant hein, l'AME, on pourrait commencer à en parler de l'aide médicale d'État pour les réfugiés, pour les je sais pas quoi.
Baou avait commencé à lâcher du laiss là-dessus et cetera. Donc je pense que le cornu, le mec qui fait les dîners secrets avec Marine Le Pen, c'est là-dessus qu'il va lâcher sur le fond. Et en même temps, en gros, c'est le macronisme à nu.
Le macronisme annu comme à poil devant son seul salut, c'est la noncensure du RN. Il donnera rien au PS, même si le PS est prêt à se [ __ ] à genou pour je ne sais quoi, il aura rien. Et on l'a déjà vu la dernière fois.
Mais mais du coup et la dernière fois, il a eu un conclave. Un beau conclave. un beau conclave hein, on se rappelle du conclave et il s'est dit "On a eu quelque chose, on a eu un conclave." Mais vous voyez bien, il vous balade et c'est humiliant pour le PS.
Je trouve que c'est vraiment humiliant pour le PS de continuer et et après, je sais qu'il y a eu Olivier Fort tout à l'heure, j'ai écouté qui disait "Non, mais nous si on est là, c'est pour faire un gouvernement de gauche." Il y aurait Est-ce qu'il a été clair sur le fait qu' il y aurait pas de macronice dans son gouvernement de gauche ? Oui, ça il le dit.
Il le dit, c'est hors de question. Ils disent que c'est un donc c'est hors de question Olivier Fort de quoi donc il n'aura pas il n'aura pas quoi que ce soit. Non mais de toute façon ils ont jamais cru hein en vrai en vrai ils ont toujours pensé qu'il fallait réclamer parce que c'est ce qui réclame depuis la fin des des législatives que Macron n'a pas respecté le résultat des urnes et donc maintenant ils sont obligés de dire la même chose mais en réalité ils le veulent pas vraiment.
Il suffisait euh de croiser deux socialistes qui soient en dehors d'un micro à la télévision pour pour que entendent. Non mais surtout s'il nous s'il nous nomme, on est vraiment dans la merde parce qu'en plus faut gérer le déficit et comme ils veulent plus gouverner avec les filles, ça veut dire qu'il y a 75 députés de moi à l'Assemblée nationale. Donc en fait ça veut dire qu'à la fin ils font rien.
Je sais, j'ai fait comme Thomas Le Grand, j'ai pris des cafés euh avec des gens qui m'ont dit comme toi. Euh bon en fait on sait pas où on va. Il est peu probable qu'on soit nommé OPS.
Voilà. Donc euh un nouveau tour de piste, mais à mon avis là la seule planche de salut c'est un truc plus franc avec le RN. Tu penses ?
Mais bien sûr. Pourtant le R n' pas l'air chaud pour accorder sa confiance à le corn. Il fait monter les enchères parce que et là je trouve que le petit système médiatique, le petit rondron, il est autour du fait que ah ils aimeraient bien débaucher du PS pour faire un peu de gauche, pour faire un peu de l'ouverture, mais ça va se finir comme Barnier, comme Baou qui tient surtout par le RN.
Donc c'est la phase finale du macronisme, la phase terminale. Enfin c'est c'est glo ce qui ce qui nous arrive, c'est Glo. Mais le truc qui change quand même depuis l'été, depuis que Macron est réarmé sur la dissolution, c'est que le RN en fait ils veulent eux ils veulent [ __ ] le bordel pour pouvoir soit avoir une dissolution, soit une démission de Macron parce qu'ils veulent pas la destitution. disent qu'ils sont trop respectueux des institutions.
Euh ça c'est pour mettre des tacas à les filles. Mais en gros euh le le RN c'est ça qui change la donne pour Macron, c'est qu'en fait il a plus personne vers qui vraiment se tourner parce que Le Pen, elle veut déposer son recours au conseil constite pour pouvoir être candidate le plus vite possible. Donc a priori même le cornu, je suis même pas sûr qu'il fasse vraiment mon enchères he pour l'instant Le Pen, elle a donné deux trois lignes rouges.
C'est les trucs qui sont inacceptables pour pour enf qui apparaissent pour l'instant inacceptable pour le cornure. On verra comment ça évolue. En tout cas, si ça saute pas, ce sera à cause du RN et grâce au RN.
Surtout, c'est Macron qui se retrouve tout seul au centre maintenant. En fait, tout le monde a bien compris que le problème de la situation politique se trouvait à l'Élysée. Donc, il faut en tirer les conséquences.
Macron démission. Macronission. Macron démission.
Les gens sont chauds pour te suivre Usul. Tu parlais de la taxe Zukman tout à l'heure. Alors, je rappelle que la taxe Zukman, il s'agit de prélever à hauteur de 2 % les patrimoines de plus de de plus de 100 millions d'euros et en fait ça concernerait seulement 1800 foyers fiscaux en France.
Ça rapporterait jusqu'à 20 milliards et évidemment le centre, la droite s'y sont opposés. Est-ce que la gauche a raison d'en faire un totem ? Est-ce que c'est quelque chose qu'on peut porter ?
Parce que là pour pas tomber dans la on va dire la politique politicienne Loui, à quel point est-ce que cette taxe Zukman ça doit être quelque chose d'important ou pas dans la période ? Mais justement je trouve ça rejoint un petit peu ce qu'on disait par rapport à au PS et cetera. En fait la taxe Zucman donc c'est très bien mais effectivement c'est 2 % donc on réclame des miettes donc c'est vraiment je trouve qu'il y a un côté qui est humiliant aussi qu'on nous refuse de nous donner que ce soit 2 % et c'est Zucman lui-même qui avait dit sur Media part il y a quelques temps mais le communisme 100 % en fait c'est on leur demande 2 % et ils sont foutus de nous dire que non c'est humiliant faut qu'on aille chercher beaucoup plus et c'est là c'est c'est pas possible quoi.
En même temps, je suis je suis curieux de d'entendre ce que vous avez à en dire, mais j'ai l'impression que la taxe Zukman a quand même réussi à percer dans le système médiatique, ce qui est pas évident. On en parle, est invité et cetera. Ils ont l'impression qu'il négocie quelque chose.
Mais mais c'est pas qu'est-ce que c'est ? Enfin, c'est au bout d'un moment alors oui, c'est intéressant que ça arrive, mais comment on ose dire non pour 2 % ? Enfin, c'est quand même ça que je trouve assez incroyable quoi.
Éilio, mais en fait pour aller plus loin par rapport à ce que tu viens de dire Lumich, effectivement c'est pinut quand même la taxe Zukman juste sur un si on prend un patrimoine à 100 millions d'euros, le rendement moyen du de ce patrimoine c'est entre 6 7 voire 8 %. Si on en prend deux, c'estd que ces mecs, ils continuent encore à s'enrichir même si on leur prend que 2 %. Et en fait le problème c'est que ça a quand même, c'est ça qui cristallise le débat public.
On parle de 15 à 25 milliards d'euros. C'est rien du tout. On est passé en 10 en en 20 ans de des 500 plus grosses fortunes françaises qui avaient 200 milliards d'euros.
Ils sont à 1200 milliards aujourd'hui. Donc et même 25 milliards si on prend la fourchette haute, c'est quand même pas grand-chose. Mais en en réalité, c'est que le débat médiatique aussi il se cristallise autour de ça parce que ça les arrange de focaliser sur un truc assez petit finalement.
Quand on parle de ça, on parle pas de nationalisation par exemple. On entend plus parler de la nationalisation d'harceloral par exemple. Alors que c'est quand même c'est quand même autre chose.
C'est quand même un autre rapport au capital. Et il suffit de regarder ce qui se passe sur les plateaux télé. Je sais pas si vous vous souvenez à Baxit au mois de avant l'été, on a reçu Améline Monchalin, la ministre du budget.
Ah oui, voilà. Non, pardon, ministre démissionnaire du budget. Et en fait, on l'avait mis en difficulté assez vite parce que justement, elle arrivait pas à justifier le fait que il cédait absolument au chantage des ultra riches qui menaçait de partir.
Et donc, ils sont comme des cons mais pour autant sur les plateaux de télé, les Bruno Judi, les Rutel Crief, les Fran Olivier Gisebert et compagnie quand on les écoute et ben voilà, on par que Martin hier et ben globalement c'est les mêmes éléments de langage alors qu'on sait que tout ça est faux. Nous on est des matérialistes, on parle des faits. Les ultra riches, c'est une étude d'un d'une agence qui est rattachée à Matignon. les ultra riches ne partent pas dans des proportions importantes.
Donc on pourrait même aller plus loin quand même que deux petits pourcent mais pourtant c'est là-dessus euh que ça tient. Et donc c'est on on parle de de chaînes d'information continue, c'est des chaînes de désinformation en continu en fait où on serère le même catéchisme libéral en permanence et c'est ça qui assceptise en fait le débat économique. Le l'économie ne sort pas du champ démocratique.
Il y a eu des élections et donc ils sont tenus de respecter les autres. Et pourtant, c'est le seul moment où en fait comme il se pense dans le cercle de la raison en excluant tout le monde et ben voilà, ils excluent de fait les choix économiques du champ démocratique. Et ça c'est une honte.
Usul. Ouais. Toi tu as vu des tu as vu des traitements médiatiques de la taxe Zucman qui t'ont énervé je crois.
Oui. Non mais globalement ça m'énerve. Mais comme tu l'as dit, le communisme c'est on le prend 100 % mais même au-delà d'une certaine tranche.
Il ne devrait pas y avoir de multimilliardair. C'estàd qu'on est en train Non mais j'ai envie de dire les multimilliardaires nous amènent la la guerre là comme la nuée porte l'orage je sais plus quoi là. Euh mais non, mais vous voyez, vous voyez où ça nous conduit un pays dans la main des multimilliardaires.
Ça nous conduit déjà euh bah ça nous conduit à des Trumps, à des machin et cetera. C'estàd que le le le capitalisme euh euh on a nous on aurait envie de dire agonisant, mais il est pas agonisant. Il va très bien.
Ces gens-là vont très bien et ils nous et et et ils veulent que leur modèle se perpétueux. Ils savent très bien qu'ils ont tout intérêt à financer ce qu'ils financent, notamment dans la fabrique de l'opinion et cetera. Ils ont pas encore peur.
Ils sont en train de nous entraîner vers la guerre, vers la guerre civile euh raciale, le racisme, le je sais pas quoi. Il va falloir qu'on arrive à dire une démocratie qui se porte bien. Alors, par exemple, je je vais prendre un truc précis.
Quand tu entends Gabriel Atal dire au MDF, mais il l'a redit depuis, dire "Il faut en finir avec le modèle social issu de 1945, là tu fais "Mais mais pourquoi on a fait ce modèle social en 1945 ? Pourquoi c'est des communistes et d'autres qui ont porté la sécurité sociale au sortir de la guerre ? Parce qu'on s'est posé la question de comment on fait une société, comment on crée un sentiment commun, comment on on fait du politique avec ce bordel.
Le social n'en est pas exclu. Il doit il y a un certain nombre de droits que tu donnes aux citoyens, bah ça doit être aussi des droits sociaux et il faut te créer des institutions qui donnent les moyens de ses droits sociaux. Donc moi quand j'entends des gens qui disent comme Gabriel Atal, mais c'est pas le seul, j'entendais une autre, je veux pas dire son nom parce que j'allais la sortir d'une insulte mais euh dire euh la c'était dansé ce soir avec Karim Risouli, je sais pas si vous connaissez, elle disait "La démocratie est forcément déceptive parce que évidemment il y a des gagnants, il y a des perdants et il est écrit nulle part en fait que tout le monde doit être gagnant et évidemment du coup les gens sont fâchés mais bon c'est ça la démocratie." Non, si tu veux un système démocratique avec des droits pour tout le monde, et ben faut la sortir de droits sociaux.
Faut faire un système qui soit pas trop dégueulasse, qui écrase pas les uns pendant que les autres s'éclatent parce que sinon ta société éclate. Et c'est ça, c'est ça la leçon c'est ça la leçon qu'on tirait les gens qu'on rédigé le programme du de de de la issu du du conseil national de résistance. Et évidemment que derrière ça fait 40 ans qu'il nous sabote tout l'héritage du CNR mais dans les milieux patronales il ils le disent comme Gabriel Atal.
Ils disent il faut en finir avec l'héritage du CNR. Ils le disent directement. Bah ouais mais c'était peut-être ça le ciment de notre vie sociale.
C'était peut-être ça qu'on faisait qui faisait que ça pétait pas. Et alors là si tu sabotes tout ça derrière soit ça pète soit pour contenir quand ça pète. Tu envoies les chars sans tort, tu dis que c'est pas grave, on tape sur la gueule de tout le monde et c'est un autre régime, c'est plus la République, c'est un autre régime.
Usul en tout cas, je sens que tu es hyper chaud sur les impros. J'espère que enfin sur les imitations, j'espère que tu vas nous en faire plein ceal. Ouais, je peux faire àal et même la dame de c'est ce soir là.
Non mais je pense qu'on va être nombreux être d'accord avec toi ce soir mais en même temps on sent bien à quel point cette histoire de juste 2 % juste 1800 personnes déjà ça crispe énormément sur les plateaux télé et ce que je veux dire c'est que si on veut construire un monde plus juste il va falloir il va falloir quand même convaincre les autres et notamment les gens qui ont les moyens de de faire en sorte que ça n'arrive pas du coup puisque avec Loui vous êtes très porté sur la la critique média qu'est-ce que vous avez pu voir peut-être ces derniers Loui, je te pose la question à propos de cet axe Zukman justement sur comment est-ce que c'est c'est présenté alors qu'on parle que de 2 % à quel point est-ce que l'offensive réactionnaire en face elle est très solide ou pas ou est-ce que on est en train de réussir à gagner au moins sur ce thème-là presque tous nos médias déjà sont aux mains des milliardaires, ça on le sait. Je crois c'est 9 milliardaires qui ont quasiment la totalité de nos médias et qui en rachètent de plus en plus tous les jours. Là encore hier, je crois que c'est Brut qui a été racheté par voilà tous les jours, il rachète des choses et le Parisien risque d'être le Parisien peut-être racheté effectivement par Boloré.
Donc déjà ça explique pas tout évidemment hein parce que il y a énormément d'autres choses évidemment de l'idéologie de la plupart alors là principalement sur la télévision mais même on peut le voir dans la presse écrite à la radio et cetera et Mathieu Pigas qui rachète tous nos humoristes. J'aimerais qu'on en parle aussi. Pardon, j'arrête.
Non, non, mais évidemment, il y a il y a le il y a ça donc en fait, il va y avoir une défense des milliardaires, bah parce que c'est leur patron évidemment, mais aussi parce que c'est leurs intérêts de classe, parce que c'est des bourgeois aussi qui s'adressent à nous et c'est eux qui défendent aussi leur statut, qui défendent leur classe en fait tout simplement et qui sont prêts à aller extrêmement loin pour ça. Et on l'a vu, ils sont terrorisés en fait quand les gens commencent à avoir bah voilà des demandes sociales, des demandes de justice fiscale. Même quand on demande un minimum, ça les terrorise.
Quand les gens se mobilisent, ça les terrorise. Et en fait il pour une faut rien bouger comme tu dis même, il faut tout détruire de plus en plus en disant "Oui, on réforme de toute façon tout ça c'est vieux, il faut passer à autre chose, il faut absolument faire des réformes et tout changer et parce que vous voyez le le reste du monde et cetera et cetera et à côté de ça bah c'est vrai que le on peut pas compter sur le système médiatique et on voit par contre qu'on peut les faire trembler très vite comme beaucoup de politiques aussi et comme bah ce patronat comme toute cette bourgeoisie on peut vraiment les faire trembler très vite mais pour ça on peut pas demander des toutes petites choses je parle pas que de la taxe de P, je parle de En général, il faut vraiment que nous si on veut négocier quelque chose et on on parle encore de négociation, on est gentil parce qu'on pourrait aller chercher justement ce qu'on voudrait récupérer. Bah pour le coup, faut qu'on demande beaucoup quoi.
Émilio mais en fait le contexte que tu décris Loui, il fait que la gauche se retrouve quand même dans une posture en permanence défensive à devoir réclamer à gratter à la porte pour avoir deux petits possible. Alors qu'en réalité, si on prend si si on compare de façon totalement factuelle les on prend le programme du Nouveau Front Populaire, le nouveau le nouveau Front populaire, il a pas un programme non plus qui renverse la table et qui renverse le capitalisme. Il est moins important, il est moins radical que celui de François Mitr en 1981.
En fait, il faut quand même qu'on se rende compte de comment le libéralisme a aussi emmené a été la gauche a été forcée en fait de de de de s'embarquer avec le mouvement du capitalisme. Et en fait, c'est ça, c'est là-dedans que se cristallise la difficulté du Parti socialiste. Parce que le Parti socialiste pendant des années, c'est qu'est-ce que c'est le socialisme ?
C'est on va pour redistribuer les les gains de la croissance en espérant pouvoir faire accepter à ce à ceux qui sont opprimés le système capitaliste parce qu'en fait en leur disant vous aussi vous êtes gagnant. Sauf que le problème, c'est que ce système capitaliste, il fait de moins en moins de gagnants. Et donc le Parti socialiste, il se retrouve un peu en carafe.
Il est là en train d'essayer de tirer, de de gratter. Mais en fait, ça ne marche pas puisque les libéraux ne veulent même plus rien leur accorder, même pas de petits pour 1800 euh 1800 milliards non milliardaires. Euh les les 1800 fortunes, ils ne veulent même plus ils ne peuvent même plus avoir ça.
Euh je voulais vous demander à tous les trois comment vous voyez la suite dans les mois qui viennent. Est-ce que vous pensez que le cornu va tenir ? Est-ce que vous pensez qu'on va avoir une dissolution ?
Est-ce que vous pensez que il va réussir à négocier quelque chose soit avec le RN, soit avec le PS ? Comment vous voyez les choses ? Je pense qu'il va tenir avec le RN.
Point de voilà point. OK. Voilà.
Et et que ça va se poursuivre. Moi je je rebondir juste sur le le programme du NFP. Le programme du NFP et même la taxe Zukman et même ces trucs là.
En vrai, on gagne du temps. Et ce qui est intéressant dans le programme du NFP, c'est en fait ce qu'on ce qu'il nous faudrait c'est avoir le pouvoir. Ça changera pas la donne fondamentalement.
C'est qu'on continuera, vous imaginez bien que n'importe quel premier ministre NFP arrive, que ce soit Jean-Luc ou qui que ce soit, arrive au pouvoir, il se fait pilonner sur tous les médias privés, mais tous mais de bouig à à sa à femme actuelle, hein. Ça va être bourrin et ça va être très très compliqué d'exercer quoi que ce soit. Par contre, oui, on pourrait changer des trucs comme l'ARCOM, on pourrait effectivement prendre décision qui pourrait être ça donne quelques pouvoirs pour justement désamorcer des pouvoirs que la bourgeoisie a. dans les médias, dans le le la main mise qu'ils vont avoir sur quelques il va falloir dérégler leur machine.
On va pas dérégler le capitalisme avec le programme du NFP. On va euh faire du palliatif et il faut le faire. Il y a plein de choses à faire qui sont de toute façon urgentes.
Remettre à flot certains services publics autant que faire ce peu retaxer un petit peu. Mais ça inverse pas la vapeur. Mais il faut le faire mais ça inverse pas la vapeur.
Là où il faut inverser la vapeur si jamais la gauche à un moment arrive au pouvoir à la gauche que vous avez vu sur cette scène tout à l'heure, je parle de cette gauche là, c'est qu'il va falloir mettre au pas l'influence des capitalistes sur notre vie politique dans les médias, dans les lobbyes, dans tout ça. Il va falloir arriver à créer une étanchéité. entre le Oui.
Mais vraiment, ça c'est l'urgence parce que ça c'est la bataille d'après et que sinon on est condamné à Mais vous les voyez autour de nous les les soi-disant enfin les démocraties libérales se faire rouler dessus voir renverser parce qu'à force d'être libéral sur le en disant tout s'achète bah non tout s'achète peut-être pas. Il va falloir qu'à un moment on sanctuarise deux trois trucs : Les médias, euh l'éducation, la santé et qu'on redise non. L'éducation nationale aussi, le le l'éducation, il va aussi falloir resanctuariser euh plein plein de choses.
Enfin bon, moi voilà donc la tâche urgente du NFP en effet, elle aura peut-être le NFP aurait peut-être pas les moyens de directement faire la politique dont le pays a besoin vraiment. Euh c'estàd ça le pouvoir économique de la bourgeoisie mais au moins ça paie son pouvoir politique. Ça devrait être son urgence.
Voilà. Alors de toute façon, on va poser pas mal de questions politiques à notre avec Alexis Corbière tout à l'heure. Euh évidemment, il va y avoir aussi deux autres personnes qui vont venir témoigner euh des luttes en cours.
Euh Loui et Émilio dans votre boule de cristal, qu'est-ce que vous voyez par rapport aux semaines à venir ? On a entendu tout ce que disait Usul sur l'importance de gagner la bataille politique sur le fond. Qu'est-ce qui peut nous attendre dans les semaines à venir ?
Bah c'est ce que je disais tout à l'heure, je sais pas tellement quand dire parce que voilà à part faire un peu ouais de du commentariat et cetera, je saurais pas vraiment effectivement je suis assez d'accord. De toute façon, on peut rien en espérer, il faut rien en espérer. Je vois même pas comment on peut avoir pu envisager de d'espér d'attendre quelque chose comment on a pu se dire "Ah bah peut-être qu'on aura droit à ceci ou cela." Effectivement, le programme du NFP encore une fois c'est rien quoi.
C'est on demande peut-être des bases, ce qui devrait être des bases juste de on demande de protéger des choses qu'on a déjà mais mais qu'on a déjà mais qu'en fait qu'on a on a tout perdu. On a déjà on est en train de tout perdre donc on est en train d'essayer de récupérer des trucs qu'on qu'on perd et donc effectivement il y a non seulement garder ce qu'on a mais aller chercher de nouvelles choses le plus possible le plus loin possible. Et là pour le coup, il faut vraiment enfin je vois pas en fait euh malheureusement je vois pas comment ce gouvernement enfin là les gouvernements actuels il y a la question de est-ce que Macron, pas Macron et cetera, mais c'est aussi plus profond que ça quoi.
C'est vraiment est-ce que on veut voilà rupture et tout ça. Est-ce qu'on veut sortir aussi vraiment de ce système néolibéral ou pas ? Et là vraiment qu'est-ce qu'on demande ? et il faut qu'on le demande très fort si on veut en partir.
Et je pense qu'on a, c'est urgent qu'on en sorte quand on regarde la situation actuelle, quand on pense à l'international et cetera et voilà, qu'on se mette aussi peut-être dans cette lutte internationale, qu'on essaie de changer pour le coup profondément le truc. Je dis pas que c'est facile hein, mais clairement on n pas la solution immédiate. Mais pour le coup là, ce qui va se passer dans les semaines à venir, je j'avoue que entre guillemets ça m'intéresse pas tellement.
J'ai envie qu'on aille plus loin, qu'on aille voir plus loin que ça quoi. Émilio bah j'ai pas de boule de cristal mais alors je suis pas d'accord avec Ule. Moi je pense qu'il va y avoir une dissolution assez rapide parce qu'en réalité je vois pas comment le corn tient.
Je pense que au vu du niveau de défiance en réalité dans le pays pour la politique macronis du côté non je pense pas. Je pense qu'en fait il prépare déjà la dissolution et qui qui par division de la gauche justement pour essayer de de se refaire la serise ou alors de mettre carrément le RN au pouvoir en essayant de jouer le résistant depuis depuis l'Élysée. Ça pour moi c'est j'ai pas de boule de cristal mais je vois les choses comme ça.
Par contre il y aussi ce qu'on peut espérer et on a eu les premiers les prémisses avec le 10 septembre. ce qu'on peut espérer, c'est quand même un mouvement social d'ampleur. Ça a commencé et on sait très bien que la gauche n'a arraché des victoires que grâce aux mouvements sociaux.
Et donc, il y a le 18 et ça va ça va recommencer le 18 et ça continuera plus tard. Il y a une marche climat aussi à la fin du mois parce que le climat on n parle plus jamais, jamais jamais jamais. Alors que c'est quand même ce qui nous menace.
On l'a encore vu cet été et donc c'est comme ça que les choses pourront bouger parce que c'est comme ça que ça a toujours été. Mais de toute façon, on va dire qu'il y a quand même, alors je sais pas si c'est comme ça qu'on peut le dire pour pour autant, mais est-ce qu'il y a pas un boulevard qui s'ouvre là pour la gauche entre effectivement le 18 et la nécessité queil y ait un un mouvement populaire qui puisse s'installer ? Moi vraiment ce le 10 septembre et et là potentiellement le 18, ça m'a vraiment fait penser au gilets jaunes mais avec tout de suite les syndicats avec tout de suite les partis politiques qui s'investissent et donc cette envie viscérale d'aller dans la rue pour dire stop, je n'en peux plus, j'ai l'impression qu' qu'il est là ce mouvement et ça mais pour la gauche mais c'est du pain béni.
Il faut réussir à faire en sorte de se nourrir de ce mouvement là pour réussir à faire quelque chose derrière. Et n'oublions pas que dans quelques mois, il y a les municipales et les municipales, c'est aussi ça qui donne de l'argent au parti. C'est aussi ça qui permet de changer concrètement les choses, le quotidien des gens.
Est-ce que ça c'est pas un formidable motif d'espoir de se mobiliser pour réussir à à changer les choses finalement à courte durée avec la les municipales en en ligne de mire ? Il faut à tout prix que ce mouvement il dure le plus possible en fait. C'est ça.
Bah là, bon, nous on est en train de faire la fête donc j'arrive pas à savoir en fait ce qui se passe. Je regarde un petit peu dans les boucles et tout ça. Donc moi, voilà, région lyonnaise du coup et je vois que ça se mobilise toujours, qu'il y a toujours des âgés, qu'il y a toujours des marches et tout ça.
Et c'est vrai que à la fois, on est content de faire la fête ici. En même temps, ça fait culpabiliser aussi de pas être sur le terrain, de voir un petit peu tout ce qui se passe. Mais c'est chouette de voir que ça a pas retombé.
J'ai l'impression que si on regarde les médias, ça nous donne l'impression que c'est tout de suite retombé. C'était le 10 et hop, on passe à autre chose. Moi, je crois pas.
En tout cas, en région lyonnaise, il y a des trucs qui se font et pour le coup, il y a plein de lyonnais apparemment. Et non, pour le coup, je en fait c'est ça qui est super important, c'est ce qu'on disait. C'est-à-dire on peut pas faire tous les samedis ou tous les mercredis ou voilà une fois par semaine.
Il faudrait qu'on puisse que ça dure en se relayant. Évidemment, on sait très bien que tout le monde peut pas être mobilisé tous les jours, mais on se relait les uns et les autres et que ça dure le plus possible et qu'on soit vraiment sur la durée tous les jours sur le terrain et jusqu'aux 18. Mais après et en fait jusqu'à ce qu'on décroche quelque chose et on voit bien aussi que le fait qu' est entre gu enfin que à la fois on soit organisé mais qu'en même temps ce soit des mouvements entre guillemets désorganisé c'est-à-dire que la préfecture peut pas vraiment contrôler et cetera ça les terrifie c'estàd que ça se passe dans toute la France ça se passe on a vu en tout cas dans dans les grandes villes dans toutes les rues.
C'est pas les manifestations classiques et tout ça et ça bah ça la police ça la déstabilise ça déstabilise les politiques, ça les fait flipper et c'est hyper important. C'est vachement bien ce genre d'action il faut vraiment qu'on les mène le plus possible et le plus fort possible. Il y a aussi euh cet été aussi on a vu quelque chose qui n'est pas nouveau mais qui s'accélère, c'est la montée en puissance de l'extrême droite dans le monde aux États-Unis.
On l'a vu en Attends, on a pas fini sur le 10. Si. Non mais après on a des invités pour en parler avec des invités après.
Ah merde. Attends, c'est une super émission, vachement bien écrite et tout. Moi je voulais t'interroger sur arrête de tout casser.
Non, moi je suis j'avais des choses à dire. Si tu as un truc à dire ? Vas-y.
Oui, j'avais un truc à dire pour donner de l'espoir parce qu'il y a des gens là. Il y a des gens qui sont en lutte et tout. Jeais juste dire un truc, c'est que ce qu'on est en train de vivre là, cette lutte là, c'est la lutte contre quelque chose qu'on a pas résolu.
Tu as la chute du mur, les espoirs qui s'effondrent et cetera. Et la première grosse baston et les anciens s'en souviennent, c'est 95. C'est-à-dire ça commence à déglinguer les services publics, les régimes spéciaux.
Ça c'est l'avancée du néolibéralisme. Euh à l'époque ça recule un petit peu hein. C'est ce Jupé euh c'est le début de Chirak et puis ensuite tu as d'autres luttes.
Les mouvements des chômeurs, les mouvements des le mouvement social se reconfigure. C'est plus le PCF à ce moment-là en effet qui mène la charge principale. Le mouvement se reconfigure puis tu as les altters mondialistes et puis après tu vas avoir d'autres luttes qui Mais c'est toujours la même question, c'est toujours le même problème qui est pas résolu qui est qu'est-ce que les capitalistes sont en train de faire à notre société ?
Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire à nos services publics, à nos conditions de travail, à nos salaires ? Et ça, on résiste. On a mené plein de luttes.
Certaines ont été victorieuses, d'autres non. Les retraites et cetera et et là, on vit jamais qu'un autre épisode de cette même longue lutte qui a 30 ans. Alors, ça peut être désespérant, mais moi je me rassure souvent en me disant "Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.
Ils vont pas nous avoir comme ça pendant encore 60 ans. C'est pas possible. À un moment, il y a un point de rupture.
Ça fait 30 ans que nous on lutte dans ce sens-là. J'ai bon espoir que cette lutte-là du 10 septembre, elle est inventive, elle est nouvelle, elle est elle est hybride. Il y a des choses qui viennent des gilets jaunes, il y a des choses qui viennent du mouvement syndical, il y a des choses qui viennent de la rue, du mouvement étudiant, des gens qui crament des poubelles, des lycéens qui les mettent devant leur le portes de leur lycée pour les bloquer.
Il y a une société qui est en tension et bon, il y a peut-être des marxistes dans la salle. Vous vous savez ce que c'est que les contradictions d'un système qui au bout d'un moment il faut bien les résoudre. Voilà.
Et ben là pour moi, ça fait 30 ans qu'on est en train d'essayer de résoudre les contradictions de ce système. On a fait tout, on a fait Occupy Wall Street, les indignés, les mach C'est toujours la même question qui est posée, c'est le rapport entre le capital et la société. Et ben peut-être que cet épisode là, il est dans cette longue lutte là.
C'est peut-être pas l'épisode dernier. Par contre, il pousse toujours dans le même sens et on n'est pas mort. On n pas dit non et on va continuer à dire non.
Et heureusement qu'on est là et bravo à tout le monde. Et on va y arriver. On va y arriver.
Abattez la citadelle, ça c'est gratuit. Euh, ne cédez sur rien. On va en reparler.
On va en reparler du 10 septembre avec des personnes qui luttent et qu'on va recevoir sur le plateau. Mais avant ça, je voulais quand même vous vous entendre tous les trois sur l'international fasciste. Ça aussi, c'est quelque chose qui monte de plus en plus.
On le voit aux États-Unis avec les dingueries de Donald Trump. On le voit peut-être de manière concentrée avec Netaniaahu au en Israël. Et ce qu'il fait à Gaza.
Qu'est-ce quel regard vous portez sur l'été qu'on vient de passer du point de vue de l'international fasciste ? et ben le capital, on sait qui on sait qui le capital soutient lorsqu'il le capital a à faire un choix. C'est-à-dire que dans tous les pays où concrètement les les libéraux, les ce qu'on appelle les capitaines d'industrie, euh les géants de la tech et cetera, et ben dès qu'ils ont à faire un choix entre Hitler ou Front et le Front populaire, ils choisissent systématiquement Hitler.
Voilà, c'est ça la leçon de l'été. Et on le voit avec Donald Trump, on le voit avec Netaniaou, on le voit avec Victor Orban. C'est la même chose en Argentine, c'est la même chose partout systématiquement et et le problème c'est qu'on commence à le voir en France.
On a des gens lorsque ils sont revenus de l'investiture de Trump et qui s'appelle Bernard Arnaud. Bernard Arnaud s'est dit "Ah mais c'est quand même pas mal. Il y a un vent d'espoir qui souffle aux États-Unis.
On la voit la bascule. Je sais que c'est le livre de l'été, tout le monde en parle. D'ailleurs, il sera là demain matin.
C'est Johann Chaputo, les irresponsables. Comment une société bascule ? Il y a des similitudes.
On n'est pas on n'est pas dans les années 30 mais il y a quand même des similitudes et la c'est la tech aujourd'hui on le voit aux États-Unis, c'est eux qui décident parce qu'en fait c'est des gens qui ont la main sur le débat public. Les milliardaires, ils achètent les médial, ils ont la main sur le débat public. Et donc l'interational fashi, c'est comme ça qu'elle qu'elle continue à vivre. et les géants de la tête qui ont fait le baisemain à Donald Trump d'ailleurs.
Oui. Non mais exactement, c'est c'est Zuerberg, c'est c'est Musk et et cetera parce qu'en fait ceux qui leur offrent des perspectives de continuer à gagner, de continuer à s'enrichir et en réalité parce que c'est ça l'objectif des capitalistes évidemment j'enfonce une porte ouverte maisce que la gauche elle veut leur prendre donc qui est-ce qui leur permet de continuer à à accumuler alors que les la plupart des gens subissent ces répressions ? Et ben, ce sont les fascistes parce que eux ils répriment davantage et qui permettent de maintenir un système.
Voilà. Et d'ailleurs, juste une incise avant avant, je fais juste une incise là-dessus parce que on parlait de de vous avez vu cette vidéo où vous voyez tous les plus grands patrons, les mecs les plus riches du monde en train de dire à Donald Trump qu'il est génial et lui dire merci. Merci monsieur.
Don Tu as tu as des des impressions de Corée du Nord complètement folles avec l'autre derrière qui est là bravo notre grand leader, vous nous avez permis de Et c'est les mecs les plus puissants du monde. Et chez nous, on vient nous dire que l'État n'est pas capable de leur faire payer un peu d'impôt là-bas. Il leur fait lécher les pompes de de Mais c'est pareil Poutine avec ses oligarques.
C'est à un moment ces gens-là comment ils font de l'argent ces milliardaires si ce n'est en pillant l'État et en et pour leur pour ça il leur faut des complices dans l'État. Quand l'État leur dit stop, quand l'État les met à genoux et ils se mettent à genou en fait. Et ça c'est aussi une leçon du trumpisme, c'est que les milliardaires, ils sont pas partis, ils partent pas, ils vont à la gamelle et la gamelle c'est l'État et la gamelle c'est nous.
Donc voilà, celui qui tient l'État, il tient aussi ses milliardaires. Lumi Loui, non. et l'international fasciste, elle va aussi euh beaucoup avec bah des choses très conquètes, des politiques vraiment de suprémisme, des persécutions racistes.
Il y a des conséquences réelles qui sont enfin voilà qui touchent énormément de monde. Les personnes trans, les femmes, on voit qu'il y a de plus en plus de droits qui sont qui se qui sont détruits et ça va très très vite. Voilà, je parle évidemment même pas du régime de Netaniaahu où voilà, enfin ça dépasse absolument tout.
Ils se soutiennent tous les uns les autres et ils sont tous complices avec ça. Et il y a aussi, ça s'accompagne aussi de euh une véritable persécution des opposants politiques qui va de plus en plus loin et évidemment bah de tout ce qui ressemble un tout petit peu à quelque chose de gauche et on le voit encore plus là ce weekend. Enfin ça ça n'arrête pas et la France accompagne ça très bien hein d'ailleurs de criminaliser de plus en plus les personnes de gauche, tous les opposants politiques, toutes les personnes ne serait-ce qu'un peu critique.
On parle pas des communistes, on parle juste de voilà des personnes qui vont aller qui vont essayer de dénoncer ces choses-là. Non seulement il y a volonté de les faire terre, mais aussi de plus en plus en fait de Oui, quand je dis persécuter, c'est les enfermer, les voy a des déportations, il y a toutes sortes de choses et ça va très très loin en fait et ça va très très vite. Et on a l'impression que face à ça, l'Europe est complètement coincée alors que ça devrait être l'identité de l'Union européenne, la défense des droits humains et la démocratie.
Euh, on a une Europe qui est coincée, qui qui n'ose pas emmerder euh Benjamin Netanyahou, qui n'ose pas emmerder Donald Trump, qui ne qui ne qui ne sait rien dire, qui ne sait rien faire, au contraire, qui va faire le baisemin à Donald Trump comme l'a fait euh Ursula Vleyen avec la négociation des accords de libre échange. Donc, mais en réalité en Europe, il y a une marche à suivre et c'est pas des gauchistes, c'est l'Espagne. l'Espagne, ils prennent des mesures, ils font ce qu'ils peuvent dans le contexte qu'ils ont voilà, moi je tenais absolument quand même à avoir un mot surgable parce qu'on parle de l'international fascisme.
On la voit concrètement à l'œuvre avec un génocide qui est en cours et il faut en parler parce qu'effectivement la France s'apprête à reconnaître l'état de Palestine. C'est une bonne chose, c'est ce qu'on réclame. Mais faut pas qu'on oublie que ceux qui le réclament depuis le départ c'est nous, c'est ici, c'est à la fête de l'huma.
C'est ailleurs, c'est la gauche qui le réclame parce que la gauche, elle a compris que pour l'obtenir, c'est par le rapport de force. Alors, elle le fait avec ses moyens. Et donc, c'est pour ça que je vais avoir une pensée aujourd'hui pour ceux qui essayent de briser le blocus à Gaza, ceux qui sont sur la flottigue de la liberté, j'ai un collègue qui s'y trouve, Émilien Urback, il est pas tout seul.
Ils sont attaqués. C'est difficile. On sait que c'est symbolique que ça ne changera pas tout.
Mais c'est grâce à ça qu'on met la lumière aujourd'hui sur ce qui se passe et pour pour arrêter ce silence coupable parce qu'aujourd'hui on doit agir et merci à vous ici parce que c'est la fête de la Palestine aussi et merci à tous ceux qui êtes là et tous ceux qui crient free Palestine. Merci et et j'en profite pour dire que Adelle Nel sera en direct sur la fête de l'huma demain depuis la flotti de la liberté. Donc vous pourrez demain écouter Adelle et Nel en direct et et juste je rebondis sur ce que tu dis euh euh Émilio parce qu'effectivement ce qui se passe en Espagne donc avec ce gouvernement euh d'alliance de gauche, c'est même pas les les plus radicaux hein, mais par contre ils sont en train de prendre une série de mesures euh pour faire en sorte que par exemple il y ait du boycotte des produits des colonies tout un tas de choses.
Là, peut-être que si vous suivez le le sport et la Velta, il pousse pour faire en sorte que l'équipe israélienne soit exclue. Et en fait, moi ça me rappelle alors j'étais pas né à ce moment-là mais mais quand même ça me rappelle la partide avec l'Afrique du Sud. Évidemment, on voit bien la ce qui se passe à quel point enfin l'Ukraine et cetera et à quel point est-ce que les pays européens ne se positionnent pas du tout de la même manière.
Et ben l'Espagne, c'est un très bon exemple porteur d'espoir de finalement, c'est pas si difficile que ça de prendre des positions et un gouvernement de gauche et ben ça fait ça aussi et ça fait du bien. Euh non et puis moi je vous dis enfin l'international fasciste c'est aussi en France. La France n'est pas une île, la France n'est pas extérieure.
Et en France, on a un péril massif qui est l'extrême droite, qui est le premier parti de France, le Rassemblement national qui est loin devant dans les sondages. Et c'est quelque chose qui devrait mobiliser la société par-delà les les les militants antifascistes que que que qui sont le public de la fête historique. On a on a on a je trouve quelque chose qui menace de manière grave.
On le voit dans les médias, on le voit avec qui a déjà commencé les persécutions racistes et tout. Ça a déjà com les rafles. Les rafles.
Ouais. Donc il faut se battre et on continuera à se battre évidemment. Attends moi aussi je veux dire un truc sur les fachot.
Je peux vas-y vas-y vas-y. Non parce que moi moi j'ai par exemple je trouve le le l'Europe est en dessous de tout sur la Palestine. Il y a pas à chier une seconde.
Encore que bon il y a eu des réactions. De temps en temps, tuas Macron qui se réveille qui dit "On va faire un truc à un moment on va faire un truc." Ouais ok l'Espagne et quelques autres quand même sont font le boulot.
Mais globalement, c'est c'est pathétique et tu as tu as honte euh que ce soit ça nous euh nos notre modèle. Et là, je sais pas le dernier truc où je me suis dit mais vraiment mais jusqu'où on va aller dans le déshonneur ? Euh c'est euh on fait un communiqué de on va en parler juste après à mon avis, on fait un communiqué au qu d'ors là pour dire que Charlie Kirk, la mort de Charlie Kirk, on est triste.
Et explique qui est Charlie Kirk parce que tout le monde ne sait pas. Je pense qu'ici tout le monde sait que Charlie Kirk n'avait aucune responsabilité au gouvernement d'où que ce soit. Charlie Kirk est un influenceur d'extrême droite américain, certes proche du trumpisme et cetera.
Le mec en effet, il s'est pris une balle sans doute par un autre maga d'une autre branche. Mais enfin bon, on verra on verra plus tard mais apparemment c'est plutôt parti pour ça. Et alors nous au nom de la liberté d'expression de je sais pas quoi, on a fait un communiqué officiel qui est dorsé machin.
Euh on est très triste. Alors les fachot sont même allés jusqu'à demander à ce qu'il y a une minute de silence dans le Parlement européen. Faudarait peut-être pas non plus euh fait peut-être pas non plus pousser.
Mais je me suis dit ça dit ça dit beaucoup de parce que faut voir comment Charlie Kirk parlait notamment de l'Europe hein. Ouais. Ça dit beaucoup de notre vassalisation.
Est-ce qu'on est vassalisé vraiment ? Est-ce qu'on est des chiens des États-Unis ? Et s'il se passe un truc, on chiale pour eux.
Ils ont beau nous traiter comme un paillasson, on va continuer à alors même que et et même à à faire un mot officiel de de notre gouvernement pour un influenceur d'extrême droite. On fait ça maintenant nous. C'est très très bizarre.
Donc on est pris en sandwich entre cette espèce de Oui. de vassalisation qui est en partie aussi économique. He on est vassalisé parce que qu'est-ce qu'on fait sans les gars femmes ?
Est-ce qu'on est autonome sur un certain nombre de de de points stratégiques y compris de notre économie ? Et à côté de ça, on a Poutine. Alors là, on comprend un peu mieux quand même hein parce que c'est quand même un peu plus évident que c'est un méchant.
Lui, il s'attaque directement à nous. Il nous fait des faux tags chez nous là récemment. Il y a les affaires de de tête de port là qui ont été retrouvé un petit peu partout.
On a retrouvé apparemment c'est plutôt signé 4 size le truc. Et là, on voit un peu plus. Mais alors sur les États-Unis, donc on est pris en éto par les fachot américains et les autoritaristes euh poutiniens là, je sais pas quoi.
Est-ce que l'Europe ça veut encore dire quelque chose ? Est-ce que notre modèle Est-ce que euh est-ce que faire des grands mots sur euh nous quand même c'est la liberté, c'est les droits de l'homme, c'est je sais pas quoi, ça vaut quoi à l'épreuve des faits. Donc là, il y a un sursaut.
Maisul, je te propose qu'on continue d'en parler avec les Je veux pas te couper mais termine ta phrase mais il faut vraiment que on en discutera après compris en France en France il y a plusieurs moments où on a su réagir là où d'autres ont pas réagi. Je pense au aux années 30 où nous on ferait le fond populaire pendant que d'autres font les fascistes. Je pense même aux années 80 où on va élire François Mitterran à Contetemps là où tous les autres sont partis en Modrigan Toucher.
Est-ce que la France par sa culture politique particulière, par le fait qu'on a des trucs comme la fête de l'humain, allez on continue à lécher le cul des gens qui sont là, mais comme une culture de gauche solide, comme un mouvement ouvrier, comme un mouvement social, comme une culture de gauche vraiment solide dans ce pays, une culture révolutionnaire aussi, ne l'oublions pas, fait qu'on a une voix un peu différente. Est-ce qu'on va tenir bon ? Est-ce que l'Union européenne va tenir bon aussi ? parce que la voix de la France va être différente de celle de certains de ses voisins.
On l'espère et pour ça ça voilà, on va s'arrêter là mais ça demande Merci. On verra on verra effectivement comment ça comment ça évolue. En tout cas chers amis, vous êtes toujours sur l'émission Backseat Saira.
Est-ce que tout va bien ? Merci à vous d'être là, que ce soit en ligne sur Twitch ou ici à la fête de l'huma. Vous le on l'a dit, cette rentrée est aussi une rentrée de lutte avec le avec la journée du 10 septembre qui a eu lieu et la journée du 18 septembre qui arrive.
On a voulu recevoir sur ces plateaux sur ce plateau des personnes en lutte pour venir nous en parler. Un tonner d'applaudissement pour Baptiste et Thomas. Alors Baptiste, tu as 31 ans, tu es en reconversion professionnelle pour devenir pâtissier après plusieurs années en bureau d'études et tu habites à Lille.
C'est ça. Merci d'être avec nous, cher Baptiste. Et on est également avec Thomas.
Thomas Druon, tu as 33 ans, tu es technicien chez Enedis, bâtisseur de la fête de l'humanité et secrétaire général du syndicat CGT énergie Garon et Tarne. Merci cher Thomas d'être venu au pied levé. tu remplaces une syndicaliste CGT qu'on voulait recevoir mais qui a eu peur de la répression syndicale.
On lui envoie énormément de force et on la remercie quand même d'avoir voulu venir. Merci à tous les deux d'être avec nous. On avait très envie de vous entendre parce que vous avez un rapport à la mobilisation sociale et à l'engagement politique qui est très différent.
Racontez-nous un petit peu comment vous avez vécu votre 10 septembre, votre mobilisation. Baptiste, toi c'était ta première mobilisation ? Ouais.
Ouais. C'est ça. C'était ma toute première manifestation, mobilisation sur le terrain.
Et alors, tu as fait quoi ? Alors, concrètement donc j'ai eu des contacts avant cette cette mobilisation. Donc c'est avant le 10 septembre, il y a eu plusieurs âgés qui sont passés à Lille.
Euh et c'est là où je me suis un peu plus politisé sur le terrain. Avant, j'étais déjà politisé depuis environ 5 6 ans. Euh, quand tu dis politisé, ça veut dire que tu votais pas, par exemple ?
Euh, tu suivais pas beaucoup les infos ? Si je votais mais un peu en suivant en suivant mes parents au tout début et ensuite je me suis un peu plus renseigné, j'étais vraiment pas du tout dans la politique et c'est en regardant des contenus donc notamment YouTube et cetera euh les réseaux sociaux que et grâce à à des potes de travail qui m'ont politisé là-dessus. Et donc par la suite donc sur les réseaux, j'ai vu qu'il y avait des tagill et c'est là que j'ai décidé de les rejoindre, de sauter le pas après cette année mouvementé qui allait crendo euh et du coup c'est là que j'ai voulu manifester.
Et alors, comment c'est comment tu l'as vécu ta première manifestation ? H bah ça s'est très bien passé. Euh forcément un peu d'appréhension mais j'avais déjà des des camarades sur place.
J'avais déjà des contacts grâce aux âgés et euh donc c'est grâce à ces contacts donc j'étais avec Révolution permanente. Révolution permanente, ouais entre autres. Et euh donc il ils m'ont tout de suite bien accueilli et euh on a dû discuter, on a marché pendant environ 4 heures.
Et euh ben vous êtes fait taper dessus par la police ou pas ? Parce que si tu te fais pas taper dessus, c'est que c'est pas une vraie manifestation. Il paraîtin.
Non, j'étais même pas préparé pour ça. J'avais rien. Non non, j'étais un peu plus derrière avec eux et on en fait au bout de 4 heur, on a vu que on a vu de la fumée au fond.
On a vu que ça commençait à gazer, que les les policiers ont commencé à tirer des de lacrymogène. Donc effectivement, on a on a pris le chemin en travers pour partir au bout de 4 heur. Donc ça s'est globalement bien passé vu qu'on était derrière.
Et ça c'est c'est un peu près tout quoi. Thomas, toi tu es un peu plus habitué, je le disais, tu es syndicaliste CGT. Comment tu as vécu ce 10 septembre qui était un mouvement étrange au début venu d'Internet qui appelait pas spécifiquement un mouvement de de type syndical habituel ?
Comment comment tu t'es greffé à ça ? Comment ça s'est passé ? Alors bon, moi sur le le 10 septembre, j'étais déjà sur la fête puisque je suis bâtisseur au comptoir des énergies sur le forum social mais on a les collègues qui sont en grève conductive depuis le 2 septembre. sur tout notre champ fédéral et donc forcément euh forcément dès le dès le 2 septembre dans toutes nos assemblées générales, la question du 10, elle s'est posée immédiatement et euh après en avoir discuté dans nos assemblées générales, le mouvement s'est construit s'est construit naturellement et on a appelé à rejoindre les manifestations et les initiatives organisées et et à préparer la suite de notre lutte également, mais le 10 faisait partie de de notre cheminement.
On va parler de la suite de la lutte effectivement avec la journée du 18 notamment. Les chroniqueurs, si vous avez des questions à poser à nos invités, surtout n'hésitez pas. Oui, vas-y, vas-y, vas-y.
J'allais, non, j'avais posé une question très bateau, mais oui. Du coup, comment ça s'est passé la mobilisation pour vous ? Parce que ben pardon, qu'est-ce qui vous avez mis dans la rue ?
Pourquoi est-ce que ce jour-là vous êtes allé vous êtes descendu dans la rue ? Qu'est-ce qui qu'est-ce qui était l'élément déclencheur un petit peu qui a fait que bah là il fallait il fallait y aller de rejoindre en fait ce mouvement ? Je pense c'est ma quand même ma politisation au crisendo face à tous les événements qui sont déroulés suite aux législatives et le non respect des des élections.
Ce qui a fait que je me suis de plus en plus renseigné. J'ai on va dire j'ai j'ai doom scrollé et j'ai j'ai vu tout ce qui se passait. Je me suis plus renseigné et c'est là que j'ai trouvé un peu plus de compte Instagram qui parlait des du 10 septembre et j'ai décidé de rejoindre l'AG.
C'est tout un processus long avec toute une liste de revendication qui commençait comme vous avez mentionné avant qui des revendications du coup qui vous parlaient. C'est ça. Ouais, c'est ça.
C'est sur les sur les salaires, sur ça peut être sur la sécurité sociale. Moi, je touche environ 900 € de chômage et je suis en en stage donc non rémunéré. Donc ça ça me touche quand même pas mal.
Et donc oui, le chômage suite à donc une fin de de période d'essai pas à mon initiative. Et donc c'est ça enfin toutes ces raisons professionnelles aussi c'est comme je rentrais pas dans le moule du travail, j'ai eu des mauvaise expérience. Ça m'a c'est par là que je me suis poétisé et puis après quand on voit la politique donc c'est entre un ral bol un ralbol on va dire lié à ta situation professionnelle et puis aussi cette histoire des élections qui t'ont poussé quand même dans la r Ouais ouais c'est c'est un tout c'est c'est vraiment c'est enfin tout est lié enfin de toute façon tout est politique donc c'est c'est un tout qui m'a politisé et toutes ces reindications qui sont qui devraient être normales mais qui qui ne le sont pas malheureusement moi j'ai Une question pour les deux en fait qui qui est qui est vraiment pas qui est vraiment pas polémique mais qui est une question qui est beaucoup revenue sur les plateaux télé où ils nous ont beaucoup dit à partir du moment où Mélenchon a dit que il soutenait le 10 ça va démobiliser les gens.
Donc j'ai une question et ça ça pourrait être vrai pour le syndicaliste comme pour celui qui était pas engagé en politique avant. Est-ce que vous avez perçu cet effet-là peut-être pas pour vous mais autour de vous ? Est-ce qu'il y a eu un effet est-ce qu'il a pété le truc Mélenchon ou pas ?
Bah moi j'ai pas eu l'impression non. Il y a eu il y a un ralbol citoyen qui s'est exprimé au contraire d'ailleurs de ce qu'on a pu voir dans la rue et ce qui a pu se passer un peu partout. Sincèrement, j'ai pas l'impression que ça a démobilisé quoi que ce soit.
De toute façon, oui, c'est c'est la gauche qui vite a a repris le mouvement en fait et qui a finalement posé des revendications plutôt de gauche. Donc effectivement que que Mélenchon est parlé ou pas, ça aurait peut-être pas changé grand-chose. Moi c'était plutôt donc je regardais la la team de donc la pas du team et c'est ceux qui ont créé On ne veut plus et c'est grâce à eux que je me suis un peu mobilisé enfin en partie et c'est donc c'est la brèche quoi.
Et et du coup Thomas, là où euh les mouvements euh organisés avaient d'abord regardé d'un très mauvais œil le mouvement des des gilets jaunes et alors parfois il y avait eu des convergences, parfois non. Euh toi, comment ça s'est passé avec la CGT ? Est-ce que vous vous êtes tout de suite dit on y va et peu importe finalement qu' y a déjà dans ce mouvement, qu'est-ce qui fait la différence avec par exemple le mouvement des des gilets jaunes pour le 10 septembre et potentiellement pour le 18 ?
Ben, on a peut-être fait euh une erreur nous au moment des gilets jaunes, on s'est posé certaines questions, on s'est peut-être freiné. Là, on y est allé euh directement et euh et en fait, les syndicalistes, c'est des citoyens. Donc, s'il y a un mouvement citoyen, ben on on prend notre part euh pleinement là-dedans.
Et euh et ben nous, on bataille aussi parce que même si on est en lutte en ce moment pour le l'augmentation de nos salaires, on y est aussi pour la baisse de la facture des usagers. Donc, en fait, on y était pleinement, cette journée-là était pleinement faite pour nous aussi. Et euh et le reste de l'année, on se bat aussi pour le service public en général.
Donc pour nous, ça avait tout son sens. Et toi, c'est quoi ton parcours militant ? Comment est-ce que tu en es arrivé à te syndicaliser ?
Donne envie aux gens de prendre leurs cartes un petit peu dans la dans l'assistance. Pas encore. J'ai été embauché en septembre 2014 donc chez ERDF à l'époque et en octobre, j'étais syndicat à la CGT.
J'avais eu la chance moi de passer 2 années d'apprentissage avec plein de collègues des plus jeunes, des plus anciens qui ont qui nous ont raconté l'histoire de la CGT, l'histoire de nos entreprises aussi et et d'où elles viennent. Donc c'est super important et naturellement euh après l'adhésion, première prise de participation aux premières initiatives, des prises de responsabilité en local assez rapidement et puis le cheminement il a suivi. Alors c'est quoi la suite ?
Les gens sont chauds euh pour le 18. Ah bah alors nous on a toujours des piquets de grève qui sont installés partout en France donc de en grève reconductive donc depuis le depuis le 2 septembre et ça va avec l'idée que ça va monter au 18 et et ben là l'idée c'est de continuer au moins jusqu'au 18 d'aller partout dans la rue le le le plus le maximum de de nos collègues dans la rue au côté de tous les autres et ça se construit encore cette semaine. Cette semaine.
Ouais. Et le le 18 Baptiste toi tu iras ? Oui, bien sûr.
Maintenant que j'ai fait la première manifestation, euh le plus dur est passé parce que j'avais un peu cette appréhension. Mais après, on y prend goût hein. C'est ça.
C'est ça le problème. Ouais. Tu vas voir.
Tu tu avais peur tu avais peur de quoi quand tu parles quand tu parles d'appréhension ? Qu'est-ce qui te Qu'est-ce qui te craignait le plus ? La répression.
Ce soit la Ouais, la répression. Et puis euh surtout j'avais pas de contact avant en manifestation. Donc c'est un peu bête hein.
Je pour la manif, j'ai pas forcément voulu faire grève et dans mon dans ma boîte non plus. On a il y a pas grand monde qui a fait grève. Je crois qu'il y a qu'une seule personne.
Et pour quelle raison ? Pour quelle raison ? J'ai pas fait pourquoi ?
Ouais. Pourquoi toi et tes collègues vous vous êtes dit à ce moment-là, c'est pas le moment d'aller dans la rue. Il y avait j'imagine qu'il y avait des des dépressions dans l'entreprise.
Enfin, qu'est-ce qui fait que la la mobilisation elle soit venue ici avec le 10 septembre et pas au moment de la réforme des retraites ? Je pense que le 10 septembre, ça a englobé quand même beaucoup de sujets par rapport à la réforme de retraite qui est un seul sujet en je crois. Et c'est ça que qui fait qu'on en parle beaucoup plus sur les réseaux.
Dans les grands médias, on entend qu'il y avait pas de mot d'ordre clair pour le 10. Euh c'est quoi le mot d'ordre qui revenait le plus ? Parce que ça ça les rend un peu confus.
Il y a pas d'interlocuteur clair, il y a pas de mot d'ordre central. Qu'est-ce que vous vous avez entendu et qui vous pour le 10 en particulier ? Ouais, c'est pas mal.
Ouais. Maon d'émission, le cornu il y a ça, il y a les bon l'histoire des deux jours fériers. Bon, qui voilà qui était les jours fériers un leur aussi.
Mais sinon, il y a toutes les autres revendications qui qui sont tout à fait justes sur le le pouvoir d'achat et cetera. Et bah c'est vraiment tout du salaire. On parlait ouais du salaire.
Ouais, bien sûr. Et est-ce que votre avis par là c'est une question un peu posée à tout le monde que ce soit les les chroniqueurs ou les ou les invités, est-ce que pour vous ce mouvement du 10 septembre, il a été une réussite très vite effectivement sur les plateaux télé, on a entendu ah il y a eu que 20000 personnes à tel endroit, c'est un échec et cetera. On sentait qu'il y avait une vraie volonté de tout de suite qualifier ça d'échec.
Comment est-ce que vous vous l'avez vécu ? Est-ce que c'est un début ? Est-ce que c'est une vraie réussite ?
Est-ce que c'est un échec ? Comment vous le comment vous le voyez ? De toute façon, les les médias qui sont détenus par les milliardes ont tout intérêt à présenter cette mobilisation comme un échec.
On racontera que le 10 est un échec, on racontera que toutes les suivantes sont un échec, sauf si ça s'amplifie vraiment. En réalité, on jugera de la réussite de ce mouvement. un que s'il est massif et il continue.
C'est pour ça d'ailleurs qu'à l'humain on a titré jeudi, ce n'est qu'un début parce qu' aussi on espère que ce ne soit qu'un début et deux si justement il arrive à accentuer ce rapport de force pour obtenir ce ce dont parlait Baptiste du pouvoir d'achat la fin de le corps nu et de ses budgets austéritaires et du suivant et de celui d'après et de celui d'encore après potentiellement et cetera. Donc aujourd'hui c'est un poteau pour pour crier à la réussite mais en tout cas faut le dire ce n'était pas un échec. Il y avait 250000 personnes au minimum.
Le problème c'est que un mouvement qui s'appelle bloquons tout mais la barre très très haut en terme de de succès. C'est-à-dire que si tout n'est pas bloqué, c'est difficile de dire que c'est un succès. Je pense qu'il y avait aussi cette difficulté là.
Moi, je pense que c'est un début. Je pense pas que ça a été un succès. Je pense pas non plus que c'était un échec.
Je pense que c'est un début que le mouvement du 18 va pouvoir embrayer et amplifier. Je pense qu'il y aura plus de monde dans le mouvement du 18 que dans le mouvement du 10 et on verra ensuite ce que ça donnera pour les pour les mouvements suivants. Après, qu'est-ce qu'on appelle une réussite ?
Bah ou si la la réussite et le succès c'est on renverse le gouvernement, on installe complètement autre chose. Bon là okien le fait de juste mobiliser énormément de gens en fait on l'a bien vu même par exle pour la réforme des retraites on avait tendance à dire on a rien obtenu, ça n'a servi à rien et cetera. On sait bien que si ça sert toujours même si c'est désespérant parce que justement ça politise des gens, ça ramène des gens à la politique, ça permet en fait d'avancer même si on a l'impression que on fait énormément d'efforts et qu'on se bat beaucoup pour rien du tout.
En fait, c'est pas rien derrière. C'est quand même ça sert toujours en fait. Ça nous sert toujours.
Après, oui, c'est à nous de se battre pour le l'amplifier le plus possible. Ceux qui on la possibilité, bah bien sûr, faire la grève, c'est hyper important et c'est formidable, voilà, que qu'il puisse y avoir des des mouvements de grève qui se lancent. Et euh oui, alors peut-être que ça a pas été complètement toute la France n'a pas été toute bloquée, mais après on va voir l'espoir que c'est que le début.
Le problème du mouvement du 10 septembre, c'est qu'il a aussi souffert de la comparaison avec le mouvement des gilets jaunes qui a été massif très rapidement dès le mois d'octobre, pas beaucoup plus. Il y avait autant de de policiers, il y avait presque autant de policiers. La répression policière était déjà énorme à peine enfin premier.
Parce qu'effectivement pour les premières mobilisations, les gens qui se mobilisent par exemple pour la première fois maintenant, ils ont affaire à des policiers qui sont aussi dans un état pas possible qui sont très très nombreux. C'est peut-être pas non plus la même chose. Vous vous en pensez quoi les gars ?
Parce qu'en fait truc le mouvement du 10, l'organisation du mouvement du 10, l'annonce du 10, le même le le prévit de grève de FO qui dit dès le 1er septembre tout ça, ça a fait tomber Baou. Je pense pas du tout. Ça fait paniquer.
Ça a fait paniquer. Baïou. Est-ce que vous prenez la chute de Bairou comme la première victoire du mouvement justement ?
Mais oui Baou et son budget de crevard. Bien sûr, laisse-les parler. Pas sûr du tout.
C'est vrai que c'est juste le début enfin je vois pas ce que ça change parce que sil met quelqu'un d'autre comme le corps nu ou autre ce sera la même chose qu'avant. Donc pour moi, c'est vraiment une toute petite étape. Ouais. de ce qu'il y a à faire si on va aller beaucoup plus loin.
Moi, j'aimerais savoir peut-être un petit peu par applaudissement les gens qui se sont mobilisés le 10 et du coup parce que je suis persuadé comme toi Jean qu'il va y avoir encore plus de monde le 18, est-ce qu'il va y avoir des gens qui n'étaient pas mobilisés le 10 qui vont se mobiliser le 18 quand même un petit peu ? Globalement, tout le monde va sortir le 18 quoi. C'est ça.
Et même vous avez une mission, c'est ramener une personne qui s'est pas qui s'est jamais mobilisé comme ça. On sera encore plus nombreux. [Musique] Et toi Thomas, alors comment ça se prépare le le 18 ?
Alors nous les âgés continuent. Les âgés continuent. Euh c'est la mobilisation, elle est elle est toujours à la hauteur.
C'est une date qui a attendue parce que quand on est en reconductible, ça peut ça peut être compliqué aussi. Donc on on est intelligent dans la grève et les camarades ont besoin d'avoir des dates fortes comme celle-là. Et nous on sait qu'elle met cette date là, elle va mettre la pression à nos employeurs.
De toute façon, on est là pour faire chier nos patrons. Donc on va essayer de faire le mie possible. Et puis ce qui nous permet d'avoir un peu plus de une perspective intéressante et de d'emmerder encore plus nos patrons, c'est ce qui est en ligne nous depuis ce matin.
Donc il y a une une pétition qui est en ligne sur le site du Sénat et si elle atteint le nombre de signatures minimum, montre bien comme ça devant toi comme ça sera pris par la caméra. Voilà. Donc le Sénat sera obligé de se saisir du pétition pourquoi donc c'est une proposition de loi de Fabien Guay qui a été travaillé avec notre fédération la FNME CGT et qui ferait en sorte de baisser la TVA sur les factures de d'énergie de 20 % à 5,5 %.
Donc c'est ce qu'on expliqué. On se bat pour nos salaires mais aussi pour les usagers. Oui, et c'est vrai que avec ce qui s'est passé autour de la loi du plomb et et du coup du nombre de signatures qui a explosé, on a bien vu qu'effectivement une mobilisation presque digitale, ça pouvait effectivement faire reculer un un projet gouvernemental en tout cas dans une certaine mesure.
Oui, exactement. Puis ça nous ça nous a permis aussi de démontrer que même si on réclamait parce qu'on on on sait l'expliquer les les potes savent l'expliquer en local. Nos nos boîtes elles sont en capacité d'augmenter nos salaires et et également de faire baisser la facture des usagers.
Donc c'est c'est aussi important pour nous et c'est ce que je disais tout à l'heure, ça rejoint notre bataille de tous les jours. C'est systématique, c'est toute l'année, c'est le service public pour les usagers. Alors on l'a dit, se mobiliser dans la rue, c'est difficile à cause de la répression policière.
Euh est-ce que toi tu constates que dans l'entreprise aussi c'est difficile de se mobiliser ? Est-ce qu'être syndicaliste, c'est plus dur qu'avant ? Alors j'ai pas euh j'ai pas un comparatif euh énorme mais euh il y a des nouvelles choses qui ont été mis en place qui nous euh qui nous empêchent de de militer euh correctement par rapport à avant.
La loi la loi travail de Macron qui nous met en place les IRP où on perd la plupart de nos prérogatives en tant que représentant du personnel. C'est quelque chose qui qui a été très compliqué et on le on le on le subit encore aujourd'hui. Donc ouais, c'est aussi compliqué dans la boîte.
Et euh on a eu nous euh suite à la réforme la bataille contre la réforme des retraites euh les plus de 1000 syndicalistes qui ont été inquiétés, qui se sont retrouvés dans des commissariats, dans des tribunaux ou nous par exemple dans des dans des conseils de discipline chez nous. Donc ouais, on l'a on l'a senti. On a encore une camarade euh du syndicat de la Rochelle qui était convoquée, qui était au commissariat il y a une semaine.
Donc on voit que ça s'accentue un petit peu les copains. Ouais. Vous la sentez comment cette mobilisation du 18 ?
Est-ce que le fait justement que par rapport je rebondis juste très rapidement mais oui. Je pense que euh le fait peut-être de savoir aussi du coup comme le 10 ça a été on va dire on en parlait des semaines d'avant et cetera, pareil le 18. Est-ce que le fait de savoir aussi qu'il va y avoir beaucoup de de gens, on va dire, qui vont être derrière vous et cetera, ça aide aussi à se dire bah là, il y a plus de force à ce moment-là parce que évidemment ce que tu viens de dire, enfin voilà, ça n'empêche he toutes les les pressions syndicales et ça dépend évidemment de des endroits et tout ça, mais aussi de se dire bah là, il va y avoir plusieurs euh personnes qui vont se mobiliser dans différents secteurs et cetera et ça peut faire une force plus forte et peut-être esquiver entre guillemets un petit peu plus les pressions que quand on est tout seul isolé quoi.
Ah ben c'est sûr que là le niveau de rapport de force il est pour nous et on travaille tous les jours à continuer à le faire grandir. Donc forcément ça crée une émulation et on a tendance des fois sur le départ des mobilisations à s'attendre un peu, à regarder à côté et là on sent que c'est parti et je dit nous euh ce qui se passe nous dans notre branche depuis début septembre et on on a la chance dans notre bah nous dans notre syndicalisme de tous les jours à la CGT d'avoir une forte solidarité euh surtout dans la lutte. Donc ça va ça va peser et je pense que ça va nous permettre d'avoir une belle journée le 18h.
Et puis il faut un peu de temps aussi pour aller chercher chaque collègue, y compris ceux qui doutent parce qu'ils sont jeunes, ils viennent d'arriver ou qu'ils sont vieux et que la retraite est pas loin. Et ben c'est un peu moi, c'est ce que j'ai entendu. Je me suis retrouvé embarqué dans une âgée de chemin le 10 et eux ils étaient pas partis en grève dans cette gare là et il racontait à quel point bon pour le 18 il construisaiit en fait une grève ça se construit.
Donc euh là en en l'occurrence, il y a encore quelques jours, y compris vous autour de vous euh pour convaincre les gens autour de vous. Évidemment que euh là, vous êtes à la fête de l'Huma, c'est bien, on est entre gens euh qui s'intéressent à ces choses-là, qui se passionnent pour ces choses-là, qui envoient l'enjeu, mais autour de vous, je pense que la haine de Macron, ça marche bien. Euh et au-delà de la réforme des retraites, de la tax Zookman ou machin, parce que c'est vrai que là, on est sur des objectifs un peu lointains, on veut changer de modèle.
En gros, c'est pas juste la réforme des retraites, c'est pas Il y a pas un mot d'ordre qui est qui est si clair que ça, surtout parce qu'on a changé de premier ministre et cetera. On veut changer de monde en fait et c'est difficile parce que derrière il y a les questions de logement, de coup de la vie, de machin. C'est dur de trouver le truc, comment on C'est quoi le truc pour qui convainc ?
Et là je parle à l'un comme à l'autre. Euh c'est quoi ? C'est en finir avec Macron.
Comment tu prends la chose pour l'expliquer à quelqu'un qui est peut-être moins dedans ? Euh accélè riches. Oui, c'est c'est un mot d'ordre.
C'est Oui, c'est c'est même un début. Après, on peut aller plus loin encore. On peut Ouais, ben moi je t'en prie.
On peut reprendre les moyens de production. Enfin, c'est Ah, je pense. Et toi, tu as été approché par ceux de Révolution permanente ?
Je les ai conné depuis seulement une semaine. Et oui. Et ben, ils ont fait du bon boulot.
Ouais. Comment ça se passe d'ailleurs ? Vidéo aussi.
Je suis d'accord. Comment ça se passe ? Parce que toi, encore une fois, c'est intéressant Baptiste, on voulait te recevoir sur ce plateau parce que tu es tu es un un primo mobilisé dans c'est ta première mobilisation.
C'est la première fois, tu fais partie. Donc, tu es approché par un groupe qui s'appelle Révolution permanente à Lille. Comment ça se passe avec eux ?
C'est des discussions, c'est des boucles WhatsApp ? Tu les revois souvent ? Non, pour l'instant j'ai pas vraiment officiellement rejoint, c'est juste que j'ai des contacts et on discute, c'est tout et après ça va se faire oppressivement au fil du temps.
Et j'essaie juste de un peu de plus m'éduquer et faire en sorte de pas me laisser faire par par ce système. Et et c'est une question qui s'adresse aussi à tous les deux. On le sait, il y a il y a ce qui se joue dans la rue, mais aussi ce qui se joue dans les institutions.
Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui des partis de gauche ? Est-ce que vous les trouvez à la hauteur de la situation ? Et si vous aviez un message pour eux, il vous écoutent peut-être.
Bah alors nous, pour ce qui nous concerne, il y en a il y en a au moins un qui avec qui on travaille régulièrement et je parlais de la la proposition de loi par exemple qui est portée par Fabien G. Le parti communiste du coup. Oui, tout à fait.
Et euh mais c'est une c'est une question qui revient souvent et c'est euh c'est ce qui nous permet aussi de des fois d'expliquer la mobilisation aux collègues qui veulent se passe mobiliser et qui comprennent pas tout à fait que la CGT puisse sa place mobiliser sur un sujet de société. Si on n pas nous euh cet outil là de de de transcription dans la loi de certaines victoires qui peuvent être gagnées dans les entreprises, on pourra passer à cette fameuse étape de la la deuxième de transformer la société. Et c'est un des un des petits créneaux qui peuvent nous aider à aller à la rencontre des collègues et leur expliquer qu'en fait voilà, il y a les deux parties euh les deux champs et que qu'on peut pas en faire qu'un seul si on veut que ça fonctionne.
Et toi Baptiste ? Euh pardon, j'ai oublié l' ton rapport avec les partis politiques de gauche, est-ce que tu as Qu'est-ce que tu attends encore des politiques ? Est-ce que tu attends quelque chose ou pas du tout aussi ?
C'est Je suis encore en hésitation euh pour les partis politiques, je sais pas du tout sur sur quoi me positionner. En tout cas, moi je j'essaie de militer sur le terrain pour l'instant et après on verra parce que le vote présidentiel c'est juste une partie de du jeu enfin du jeu politique. Donc euh non, pour l'instant pas spécialement d'opinion sur Est-ce que tu avais voté aux dernières législatives ?
Ouais, ouais, ouais, ouais. J'avais voté bah LFI dans ma commune. Euh, je crois qu'il y avait pas tellement d'autres choix non plus.
Mais ça s'appelle l'Union de la gauche. Ouais. Ouais.
À gauche, il y en avait qu'un normalement. Oui oui. Non mais c'est vrai que c'est c'était le bon vieux temps le c'est vrai qu'il y avait ça.
Ça sera peut-être pas comme ça la prochaine fois. C'est vrai. On verra.
Tu voulais demander un truc à Milio ? Non non parce que tu disais que tu allais pas forcément t'engager dans les parties. Mais est-ce que tu les trouves à la hauteur ?
Euh à la hauteur en tout cas les parties de gauche bah c'est sûr que bon le PS c'est même pas même pas en discussion mais LFI c'est à voir. Franchement c'est dur à dire avant qu'il soit élu à quoi s'attendre. Ça va venir pourquoi pas ?
Je sais pas. Et qu'est-ce que vous avez pensé du traitement médiatique de la journée du 10 septembre ? Est-ce que vous avez regardé un petit peu les JT ?
Est-ce que vous avez regardé un peu les chaînes d'info en continu ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Alors euh regarder non pas trop puisque bon je disais on était on était déjà sur le montage de la fête mais euh des premières images déjà on voyait autant voir plus de force de l'ordre que de manifestants.
Donc ça donnait un peu aussi euh une idée de de la trouille qu'il pouvait avoir là-haut hein parce que sinon on met pas autant de on met pas autant de bah voilà voilà toutes ses forces pour sécuriser euh les manifes. Euh et après bon, j'en ai pas vu beaucoup plus sur le traitement médiatique. J'en ai lu suffisamment un peu, trop habitué.
Voilà, tout dépend quel médias on on décide de suivre et et quelle ligne. Et puis toi, tu avais déjà le meilleur média, le meilleur traitement médiatique ici. Donc voilà, exactement.
Est-ce que vous pensez que le traitement médiatique, je je pose la question au chroniqueur, est-ce que vous pensez que le traitement médiatique du 18 sera différent de celui du 10 parce que c'est une mobilisation à l'origine des syndicats ? Oui, je pense que ça compte. Ils aiment bien jouer Macron. il il le dit régulièrement au moment notamment au moment des gilets jaunes et après la réforme des retraites.
Il dit "Non mais les manifestations organisées par les syndicats, elles sont elles se tiennent toujours bien, il ils savent organiser, on a un interlocuteur." Donc ça ça ils peuvent essayer de mettre en concurrence en fait les mobilisations aussi pour faire peur pour diaboliser ceux qui se mobilisent avec le le mode de boulot contou pour circonscrire ça à des à des manifestations syndicales et éviter en fait une forme de convergence des luttes entre des gens qui sont déjà habitués au combat et à manifester et à faire grève et d'autres peut-être qui sont des primux manifestants. Donc en fait c'est ça le danger c'est que eux de toute façon ils ont intérêt à enfoncer un coin dans les mobilisations pour de toute façon que les convergences ne se fassent pas.
Donc ils ont ter à traiter un petit peu mieux en réalité la mobilisation du 18 et c'est là où en fait il va falloir faire bloc aussi ensemble pour éviter contrer ce récit parce que c'est un récit qui est puissant qui est relayé on va pas le répéter par tous les milliardaires et les médias qui possèdent et cetera mais ça fait partie du du sujet. Toi B il y a des journalistes qui sont venus à votre assemblée générale c'est ça ? Est-ce que de France inter si je dis pas de bêtis ?
C'est France inter et France Télévision. Ouais. Et comment est-ce que ça s'est passé derrière quand tu as vu le reportage ?
Est-ce que tu as trouvé ça juste ? Comment comment tu tu as évalué ça ? Bon, ils ont juste gardé quelques passages.
Après, ils ont pas été autorisés à rester dans l'âé. Ils ont juste intervouvé des gens qui voulaient bien être évolués. Bon, ils nous ont quand même filmé en fond.
On voit ma tête. Mais sinon, à part ça, ouais, ils ont passé juste deux trois trois extraits, ça a duré 20 secondes, après ils sont passés à autre chose. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui vous donne de l'espoir pour l'avenir ? ces manifestations là.
Ouais. Déjà et le fait que ce soit qu'il y ait beaucoup de grève de blocage, c'est ça qui qui fera plier, je pense le le pouvoir parce que avec les manifes des retraites, on a vu que ça a pas trop bien marché même si ça m'a politisé moi. Enfin, en plus que voilà.
Mais oui oui plus de d'intensification des mouvements, ça ça donne de l'espoir. Thomas, bah je dirais que le j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de prise de conscience surtout dans la jeunesse. On le voyait un peu moins nous nous avant et moi j'ai la chance d'être sur la fête de l'huma avec tous les collectifs jeunes de notre fédération et on se sent bien al ça fait quelques temps maintenant mais je pense que c'est un signal qui est qui est hyper positif. prise de conscience des enjeux et et aussi plus de conscience politique que ce qu'on a pu connaître il y a quelques temps.
C'est vrai que la sociologie des du mouvement du 10 septembre a aussi été analysé comme un mouvement particulièrement jeune et beaucoup d'étudiants, il y avait des lycéens mobilisés, il y avait c'est quelque chose qui est assez intéressant qu'on avait pas forcément retrouvé dans le mouvement des gilets jaunes. Après, j'arrête de les comparer, je vous promets. Oui, parce que c'est l'écueil dans lequel sont tombés beaucoup de commentateurs à ce moment-là dans notamment dans les grands médias, c'est se raccrocher à est-ce que c'est et d'ailleurs il y a beaucoup plus de parallèles qui ont été faits avec les gilets jaunes que avec ce que ça a fini par ce à quoi ça a fini par ressembler à savoir le mouvement des retraites ou même nuit debout au moment de la loi travail célérate de Hollande et cetera euh avec une sociologie en effet.
Alors ça veut pas dire qu'il y avait personne notamment dans l'ouest de la France, dans les villes moyennes et cetera, il y avait du monde mais comme dans la réforme de retraite, comme au moment de la réforme des retraites. Donc en effet, ils ont ils ont beaucoup focalisé et je l'ai vu dans les JT parce que je vous cacherai pas qu'on a regardé avec attention pour rhinocéros ce qui comment les gens racontaient ça notamment les Salamé et quelques autres et on voyait un focus sur en fait ça les arrangeait bien le moment où c'était un message confus sur les réseaux. Ouais, le bloqu, le ne payez pas par carte bleue et c'est ça qu'ils sont allés vérifier.
Est-ce que le pays a vraiment été bloqué alors qu'ils avaient dit qu'il bloquaient tout et queonallait pas payer ? Bah non, les gens ils ont quand même fait leur course. Ben oui, évidemment.
Oui, les gens ils ont allé faire Oui, s'il y a besoin, ils ont allé faire le C'était pas ça. C'était déjà devenu autre chose et ça faisait un bout de temps que c'était devenu autre chose. Et vous avez fait semblant de croire que c'était encore un truc bizarre avec Francis Lalane ou Éric Cantona qui dit qu'il faut pas et qu'il faut retirer l'argent des banques.
Non, c'était plus ça depuis longtemps. Tu as une imitation de cantona au-delà la Non, je pas Non, je suis pas fouteux malheureusement mais non c'était Et ils ont continué à faire comme si c'était un truc bizarre. Ah le truc bizarre a échoué.
Non, c'est devenu un truc qui a beaucoup plus à voir avec Nuit de Debout et avec le mouvement des retraites. Euh, on arrive à la fin de notre échange. Baptiste, où est-ce qu'on peut te retrouver sur la fête de l'humain ?
Je crois que tu tiens un stand euh à la fête d'Ul. Oui, je tiens un stand à Lanterre. Je suis bénévole à Lanterre.
Communist de Lanterre. Allez, retrouver Baptiste. Merci beaucoup Baptiste et Thomas d'être venu.
Bon courage pour la lutte. Merci. Bravo courage.
Merci beaucoup et surtout on se retrouve le 18 septembre dans la rue évidemment Baptiste et Thomas. On va désormais accueillir notre invité politique Alexis Corber député de la 7e circonscription de Sint-Denis, ancien membre des insoumis et fondateur de l'association pour la République écologique et sociale. Après, bonsoir Alexis Corbière.
Bonsoir Alexis Corbière. Alors juste d'entrée, on va se mettre d'accord sur le fait parce que j'entends j'ai écouté beaucoup de débats depuis le début de la fête de l'humanité. Évidemment, on est là pour échanger, pour discuter.
On n'est pas d'accord avec tout mais par contre on se respecte. On n absolument pas comme les fascistes évidemment. Donc on ne se censure pas évidemment les uns les autres, on s'écoute et quand on est d'accord, on crie.
C'est très bien. Voilà. Mais je vous propose que le débat se déroule de la meilleure des manières possibles.
Donc bonsoir Alexis Corberg. Je Bonsoir. Ça va ?
Ça va. Et vous comment ça va ? Impeccable.
Impeccable. Très bien. Vous vous avez circulé un petit peu dans les allées de la fête ?
Ouais, c'est une énorme fête. Il y a Je sais que les communistes, il disent tout ça tout le temps que la fête de l'humain, il y avait plus de monde que l'année dernière. Mais je crois que c'est vraiment exa cette année.
Il y a énormément de monde partout et comme un couillon, je me suis fait une entorse il y a 10 jours et c'est la fête de l'humain. Quand on a une entorse, c'est douloureux parce que les chemins sont cout. J'espère que tout le monde passe une belle fête.
Alors euh Alexis Corbert, on va tout de suite vous questionner mais on va pas y passer trop trop de temps parce qu'on en a déjà parlé avant longuement dans dans l'émission. Euh l'arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon. Comment est-ce que vous en en quelques mots euh vous vous jugez son arrivée ?
Il parle de rupture et pas uniquement sur sur la forme. Qu'est-ce que ça dit de la stratégie de Macron cette nomination ? Le le mot a été dit par plein d'autres.
Il y a un côté provocation. Moi, j'avais dit il était ministre de la défense, il reste désormais premier ministre de la défense mais du macronisme quoi. Il est là pour ça.
Dans un moment, il faut comprendre la séquence dans sa globalité. Il y a eu 33 millions d'électeurs qui sont venus à l'occasion des élections législatives. Faut remonter 40 ans en arrière, 1986 pour avoir une élection législative où il y a une telle participation.
Donc il y a un haut niveau de participation et donc d'une certaine représentativité. On nous dit souvent personne a vraiment gagné. On peut en discuter mais il y a une force qui a réellement perdu, c'est Emmanuel Macron.
Il tombe à 6 millions d'électeurs. Indiscutablement, ils ont pris une reince à ces élections et ils venaient de la prendre 2 mois avant ou un mois avant à l'occasion des élections européennes. Et depuis, il y a un entêtement de la part d'Emmanuel Macron qui le fait pas seulement par caractère, même si le personnage a l'air d'être assez entêté, il défend une politique et il veut la défendre coûte que coûte.
Alors, on a Hub Barnier, on a Berou et la singularité c'est que le cornu c'est la continuité de ça. Alors, je vous annonce qu'il va y avoir une différence de style. C'est un gros malin.
Il va vouloir dire qu'il discute, qu'il faut changer, qu'il est à l'écoute. Mais bon, globalement, il va de soi qu'il est là pour que le macronisme continue alors que le macronisme est défit. Alors, comment je le prends ?
Moi, je me suis bagaré, vous m'avez invité. Moi, je suis un unitaire aujourd'hui. La force que nous avons réalisé et je m'adresse aux plus jeunes qui sont dans la salle qui est un exploit politique, la capacité qu'on avait déjà fait à la NUPES en 2022 de refaire le nouveau fond populaire en 2024.
C'estàd que toute la gauche dans sa globalité de Philippe Poutou jusqu'à qui vous voulez et même Hollande tout le monde s'est réuni pour faire des candidature commune. Non mais c'est pas le meilleur exemple. Pourquoi on a fait ça ?
Parce que nous sommes aussi en train de vivre un moment très particulier de l'histoire de notre pays. Pour la première fois depuis 1945, l'extrême droite peut l'emporter par les urnes. C'est un moment particulier de l'histoire du pays.
C'est un moment particulier de l'histoire de la classe ouvrière. On ne peut pas par rapport à ça avoir une réponse stratégique qui est la même que ce qu'on a eu précédemment. Donc je suis favorable à ce qu'on maintienne ça.
Et ce que je voulais te dire c'est qu'il va de soi que je pense que dans la mesure où cette coalition cette coalition magnifique du Nouveau Front populaire est arrivée en tête, Emmanuel Macron aurait dû nommer l'un d'entre nous à Matignon pour que nous puissions mettre en place un gouvernement. Et je vais le dire clairement, quand moi je dis l'un d'entre nous, c'est quelle que soit la formation politique dont il fait partie, il aurait choisi un PS, un PC, un écolo ou un insoumis. J'aurais applaudis.
L'un d'entre nous, c'est tout le monde, gouvernement, nouveau front populaire pour essayer d'avancer parce que les nôtres, ils attendent qu'on mette en place une politique conforme à leurs besoins. Augmenter les salaires, abroger la réforme des retraites et cetera. Monsieur monsieur Corber, est-ce que en réalité je comprends que vous vous ne pouvez pas dire autre chose depuis depuis 2024, mais est-ce qu'en réalité c'est pas un peu du théâtre tout ça ?
Est-ce que vous voulez vraiment gouverner dans aujourd'hui au vu de de de l'état 1 de du rapport de force institutionnel et de l'état de la gauche ? Il suffit de parler quelques minutes micro éteint avec un responsable politique de tous ceux qui disent on veut on veut le pouvoir pour qu'il disent en réalité s'il nous met s'il nous nomme on est dans la merde. Non non non attends deux choses.
Premièrement ce qui est du théâtre et je le dis avec verve ici c'est de surjouer à l'heure actuelle des grands désaccords au sein du Nouveau Front populaire. J'indique vraiment et croyez-moi en vérité jamais la gauche même le PS n'a été mais entre le NPA et Oui, mais même on n' jamais été aussi proche programmatiquement. jamais été aussi proche programmatiquement.
Donc je n'accepte pas quand l'extrême droite fait aujourd'hui euh quasiment on a vu plus de 100 millions de voix législatives quand Marine Le Pen est au second tour l'élection présidentielle qu'on surjoue le fait qu'on peut plus désormais être un ça c'est du théâtre et un théâtre qui va pardon et sur la question de gouverner alors et la question de gouverner il va de soi que si nous avions été en responsabilité le gouvernement je pense n'aurait pas tenu longtemps mais on aurait pu selon moi pendant les quelques semaines ou les quelques mois on était en responsabilité montrer à des millions de gens comment quand le NFP est en responsabilité, il ouvre un chemin. Qu'est-ce qu'on aurait fait selon moi d'entrée commencer par décret augmenter le SMIC ? D'entrée 1600 € d'entrée par décret abroger la réforme des retraites.
Il y aurait eu un rapport de force dans le pays. Mais qu'est-ce qu'on aurait fait ? Et je le dis en respectant les organisations syndicales, les autres se seraient mobilisé contre nous et on aurait appelé la mobilisation à dire mobilisez-vous pour défendre ce gouvernement qui va mettre en place cette politique.
Je pense que ça aurait terminé par une dissolution mais on aurait créé les conditions. Non mais soyons clair mais on aurait ce que je veux dire c'est que on est dans un moment où il n'existe aucune solution stable. Rien ne durera.
Nous sommes devant quelque chose qui va se dénouer très fortement. La question c'est comment nous arrivons à créer un rapport de force qui fait que la force électorale et sociale qu'on a constitué l'année dernière 9 millions de voix du NFP ne se disloque pas et deuxièmement comment nous amenons à nous des millions d'autres personnes si on veut gagner la prochaine élection présidentielle et je pense que c'est le seul objectif acceptable à se fixer. Je dis bien non pas de faire un bon score, non pas d'être en tête de la gauche, mais l'emporter à l'occasion de la prochaine élection présidentielle parce que si ce n'est pas nous, ça risque d'être l'extrême droite.
Nous devons rassembler 17 à 18 millions de voix. Donc nous devons nous adresser à des millions de gens qui pour l'instant n'ont pas voté pour nous. Et nous ne pouvons le faire qu'en mettant en application quelque chose où les gens se disent avec eux ça va changer.
C'est pourquoi si on avait été en responsabilité même pendant quelques semaines ou quelques mois, on aurait pu créer ce rapport de force où les gens se disaient il faut les aider parce qu'avec eux ça change vraiment. C'est ça aurait été un gouvernement de combat, un gouvernement tremplin mais qui aurait permis qu'on soit pas dans la posture. Non, non, surtout pas.
Ne faisons rien. Tout va se régler à la prochaine, notamment élection présidentielle, ce qui me semble un peu sec par rapport à la période. Alexis, tu dis tu dis toi-même que que aucune solution n'est stable, notamment quand on regarde la tronche de l'Assemblée nationale.
Est-ce que le NFP a les moyens de gouverner ? Je le répète, on est aujourd'hui 192. On aurait pu sans aucun doute commencer en mettant en place selon moi des dossiers sur lequels on est majoritaire sur la question de l'abrogation la réforme des retraites même dans cette assemblée on est majoritaire.
Vous avez suivi avec le RN ? Oui, mais même, mais je le dis à ce micro avec le RN et alors j'ai un RN à [ __ ] Moi, j'abrogerai la réforme des retraites avec le diable s'il le faut. J'abrozai cette réforme.
On peut pas Non mais que les choses soient claires. Je vais pas dire que j'abroche pas la réforme des retraites parce que c'est avec le RN. Ce dont on parle, c'est de la vie de 33 millions de salariés.
Donc oui, on leurait fait. Sur les autres sujets. Alors, pardon.
Sur les autres sujets, comment tu fais une majorité ? La taxman. grâce notamment à Clémentin etassas on l'a fait adopter dans cette assemblée.
On aurait pu je vous vends pas des choses, je raconte pas que ce gouvernement aurait été long. Je j'essaie de l'expliquer mais on aurait pu sur certains points démontrer que c'est autour de nos propositions qu'on peut faire avancer. Pourquoi ?
Parce qu'en vérité on est majoritaire dans le pays sur ces questions là. ou sur ces questions, on est majoritaire dans le pays. 70 % des gens veulent en finir avec la réforme des retraites.
Regardez ce qui est intéressant d'un point de vue idéologique sur la question de la fiscalité taxman, nous sommes ultra majoritaires de la même façon sur les salaires. Enf je veux pas faire trop long mais je répète je me la raconte pas. Le gouvernement qui aurait fait ça aurait été nécessairement un gouvernement de combat comprenant que nous allons vers des événements importants et aurait pu parce si on avait pas fait ça et qu'on avait voulu faire un gouvernement à la Papa, le pire en essayant y compris d'avoir des ministres macronistes avec nous.
Échec assuré et je n'aurais évidemment surtout pas soutenu cette solution. Ouais. Il y a un élément important dans cette discussion et ce rapport de force et là je vais m'adresser à Alexis Corbert le prof.
C'est il y a eu front républicain mine de rien surprise aux dernières législatives. On nous disait que c'était fini et mine de rien, il s'est reconstitué. Il y a quelque chose dans qui a sédimenté quand même dans dans le corps social qui fait que ça s'est remanifesté alors même que parfois les chefferies n'y croyaient pas tellement.
Mais ça s'est refait. Et aujourd'hui, on nous dit d'ailleurs que ça ne se refera pas une fois de plus alors même qu'on nous disait que ça serait pas la dernière fois. Mais quand je diron c'est justement les élites médiatiques plus ou moins trempées dans déjà la faschisation ambiante.
Comment tu analyses le fait que ça s'est reformé la dernière fois ? Qu'est-ce qu'est-ce qui fait que ça se reforme ? Et est-ce que tu penses que ça se reformera ?
Et pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a de spécial dans ce pays qui fait que ça ça marche encore ? Je vais essayer de te répondre.
Ce que je pense, ce qui est encore en acquis dans un pays, il y a des grandes hégémonies culturelles. Parmi les grandes hégémonies culturelles de ce pays, c'est le fait que quand l'extrême droite était en responsabilité, c'est le gouvernement de Vichi, çaelle a tué la République. Et donc, il y a, ça a été le cas pendant des années, un refus de l'extrême droite qui était quelque chose de partagé, on va dire, du communisme auongolisme et ça bon ça existe encore, c'est en train de s'affaiblir.
Je vous quand par exemple Jordan Bardella et Mario Maréchal Le Pen sont invités en Israël pour aller à Yadvashem, c'est quelque chose qui est terrible parce que ça produit l'affaiblissement de cet anticorps. Vous comprenez ? Parce que le la grande honte de l'ext aux universités d'été du MEDF.
Non, mais c'est encore pire le fait que quand certains travaillent à laver l'extrême droite de l'infamie de l'antisémitisme, ça participe au fait que demain ça annonce l'Union des droites parce que s'ils sont plus antisémites et de surcroix, si en plus l'infamie d'antisémitisme est montré du côté de la gauche et des insoumis, c'est un bouleversement du champ idéologique. On a compris la manœuvre. Donc ça c'est un danger très fort, très fort et il faut le comprendre.
Mais on était déjà dans cette pente là en 2024. Ouais mais voilà, moi je pense qu'il faut être faut comprendre ça et avoir l'habileté de pas tomber dans les pièges qu'on nous tend. Alors, je pense encore, là c'est mon analyse et qu'il y a encore dans le pays le refus de l'extrême droite, mais c'est de plus en plus fragile.
Nous, on doit pas on doit créer les conditions. Il y a la bagarre de premier tour mais qu' aussi au second tour, si l'un d'entre nous était au second tour, moi j'ai pas de honte à dire que il faudra aussi qu'il entraîne des gens qui votaient Macron. J'en sais rien.
Vous comprenez ce que je veux dire ? Donc on doit on doit créer les conditions d'une bagarre sur des principes mais qui agrègent à lui toute une série de gens sur le fait que l'extrême droite c'est ce qu'il y a de pire. Et concrètement ça veut dire quoi ?
Ça veut dire quoi agréger ? C'est comment on on permet une fois que le premier tour est passé de gagner le deuxième d'agréger les gens dont vous parlez ? Puis là pour le coup, c'est un point c'est un point commun avec les avec les Mélanchonis, c'est que vous vous comme eux, vous êtes obsédés par les présidentiels et que tout doit se régler là quoi.
Non non, c'est pas là. Tu es méchant, tu marques à qui ? Là, on parle d'un second tour de dire en 5e République, l'élection présidentielle et l'élection clé de voûte et rater l'élection présidentielle est quand même un problème.
Mais à l'inverse, il s'agit pas non plus de mettre rentrer toute l'idéologie mortifère de la 5e République dans la gauche. Je me fais comprendre hein, je veux dire, c'est le débat au sein du Parti communiste. C'est difficile pour une force de ne pas avoir de candidats.
À l'inverse, une force qui considère que toute sa stratégie n'est bâtie uniquement sur l'élection présidentielle, ça pose aussi un problème parce que derrière l'élection présidentielle, il y a aussi la personnalisation. Mais sur la question, comment convaincre les gens qui ne votaient pas là de de s'embarquer avec la gauche de partir avec les fachu ? Déjà sur une chose fondamentale qui était un acquis, mais il faut que ça reste, les libertés publiques, c'est la gauche qui les défend.
Les libertés publiques c'est la gauche qui les défend. La démocratie c'est la gauche qui les défend. Euh nous ne sommes pas des démocrates parce que nous sommes des petits bourgeois.
Nous pensons que la démocratie est quand même le cadre de régulation des désaccords et que toute forme de solution autoritaires, même au nom de des intérêts de la du prolétariat, c'est pas bien. Donc la démocratie, nous la défendons et je pense qu'on doit garder cette ligne de crête à tout moment et pour que y compris des gens qui sont peut-être pas d'accord avec le programme pensent que c'est nous si nous étions au second tour pour lequel il faut voter alors que l'extrême droite, elle c'est elle qui menace les libertés. On peut commencer par là.
On peut aussi le prendre sur la question sociale. Je l'ai dit tout à l'heure, je pense qu'au second tour, si nous mobilisons des affects sur les questions sociales et populaire, des tas de gens vont se dire moi je suis pas de gauche, mais ils ont quand même raison de dire que faire travailler jusqu'à 64 ans qui produit le fait que l'abaissement du système des retraites, ça va pas, le fait de défendre l'hôpital public, ça va pas. En fait, je veux dire, il y a ces affects à mobiliser, ces affectes populaires qu'il faut mobiliser, qu'il faut incarner.
Incarner. Une chose par exemple, je dis, je suis en train de digresser mais un petit peu. On a souvent des faits divers à la télévision quand il y a des crimes odieux et des morts odieux qui ont lieu.
Mais savez-vous quand vous êtes à la fête de l'Imois, vous le savez que chaque jour, il y a deux morts. Chaque jour de quoi ? D'accident du travail.
Chaque jour deux morts. On en parle jamais. Jamais. 750 travailleurs chaque jour, chaque année pardon meur.
Nous on doit par exemple mobiliser sur cette affaire parce que derrière la mort du travail, il y a quoi ? La suppression des CHSCT, l'absence d'inspecteur du travail et cetera et cetera. La mort au travail est même rentrée l'année dernière, ça m'a choqué par des jeunes de 15 ans qui sont morts sur des chantiers.
On a 38 gamins l'année dernière à l'occasion de stages notamment qui sont morts sur le lieu de travail. Saisissons-nous de cette affaire-là parce qu'elle concerne des millions de gens. Chaque année, il y a 560000 personnes, 1 demi million de gens qui sont blessés au travail dont 38000 qui sont vraiment très abîmés.
Fais parlons de cette question qui est une question sociale qui touche des millions de gens. Elle nous rassemble au question du programme et par rapport à l'union et cetera. Moi, je voulais vous interroger aussi sur le but de l'après parce que vous dites donc l'après donc je suis allé regarder et cetera et de ce qu'on comprend onarrive pas trop à savoir si une association, un parti, ça dépend de lequel d'entre vous en parle.
Est-ce que justement il va y avoir une candidature ou pas ? Donc ça c'est toute une autre question. Mais effectivement sur le la question du programme, quel est finalement le but de la prêt ?
Parce que vous venez dire c'est l'union du NPA jusqu'à Hollande, c'est des projets qui sont complètement différent. Donc comment on fait ? On y est arrivé, je suis pas en train de rêver, je suis pas en train de planer.
J'évoque seulement qu'il y a 1 an, on y est arrivé. Alors, on peut me dire il y avait des arrières-pensées. Oui, je concession sur le programme.
Attends, mais des arrière-pensées, il y en aura toujours dans la vie. N'empêche qu'on y est arrivé. C'est un programme défensif aussi Alexis Corbia c'est un programme défensif au moment où vous savez très bien où il est conclu réellement que la gauche peut gagner les camarades écoutez-moi.
En 1936 le programme du Front populaire, il y avait même pas les congés payés dans le programme. D'accord ? Il y a une victoire électorale et c'est la mobilisation sociale qui l'a imposé.
Et cher ami, même un programme défense, on peut pas demander plus justement. Pardon ? On peut pas demander plus justement peut-être mais je moi on peut discuter mais il faut pas détruire ça au nom qui faut demander plus.
Non mais attends attends cette affaire est sérieuse je vous le répète les amis je moi que j'ai changé de stratégie notamment quand j'ai constaté que ça faisait deux fois de suite que la candidate d'Exprate est au second tour. Je n'ai pas toujours été un unitaire. J'ai j'ai notamment souvent défendu le fait que nous devions nous tenir à distance de la gauche traditionnelle en particulier quand Hollande En particulier quand c'était Hollande qui était la responsabilité.
Ça c'était la stratégie. Oui. Mais moi je pense quand on est un révolutionnaire la stratégie c'est pas un catéchisme qu'on répète tout le temps pareil.
La stratégie s'adapte à la période. La période est caractérisée par la menace de la victoire de l'extrême droite qui elle progresse et de la porosité entre la droite et l'extrême droite. Alors si on croit à ça, on n' pas la même stratégie que éventuellement en 2016 ou 2017.
On a une stratégie qui correspond au moment politique dans lequel on est. Mais tu dis on depuis tout à l'heure. Tu dis on depuis tout à l'heure, mais quand tu dis on a réussi à le faire, c'était l'année dernière.
Est-ce que c'est encore faisable cette année le NF ? Quand j'entends y compris ici à la fête le le Parti socialiste et les insoumis parler de l'un et de l'autre, ça me paraît extrêmement difficile. Alors la question à quoi sert l'après ?
L'après au point de départ, moi je n'ai pas voulu créer l'après, d'accord ? J'ai voulu mener un débat au sein de la formation dans laquelle j'étais. Non, non, j'en ai été exclu.
Tu permets ? J'eni pas je suis pas parti, c'est pas exactement la même chose. Et depuis quand je dis vous en faites partie, vous êtes dans la prêt.
Oui, depuis j'ai formé un groupe mais qui vaut ce qui vaut. Moi je suis pas un constructeur de petites boutiques, c'est pas intéressant. Mais qui c'est d'agréger ?
Mais qu'est-ce que c'est justement ? Mais d'abord moi de produits programmatiques, on peut chacun peut aller sur notre site voir ce qu'on raconte. D'abord, mais est-ce que c'est un parti politique ?
Oui, c'est un parti politique. Oui, mais du coup, quel est le sens de réclamer l'Union quand on crée soi-même un parti ? Comment est-ce que comment est-ce que les gens peuvent s'y retrouver ?
Non, mais mais c'est la bonne question. Non mais Alexis Corbir, attendez, laissez-moi juste finir ma phrase. Comment est-ce que dans cette période où il y a effectivement beaucoup besoin d'union, comment est-ce que quand on parle d'un parti où on dit et et et franchement de manière très personnelle, je comprends tout à fait la critique d'un d'un parti qui dit il faut une nouvelle constitution mais en même temps, il y a un homme omnipotent qui décide de tout, je la comprends totalement la critique mais en même temps quelqu'un qui du coup va créer une autre petit parti à côté avec deux trois autres personnalités extrêmement reconnues mais où il y a pas une base militante solide, comment est-ce que Votre message sur l'Union peut être audible parce que parce que vous me taquinez mais lui payer une étape, je ne suis pas allé créer une petite boutique.
Tout ça né de quelque chose que je regrette d'une exclusion de la formation dont je faisais partie. Alors de deux choses l'une soit j'arrête de militer. S'il vous plaît s'il vous plaît mais s'il y a des camarades qui m'écoutent honnêtement des brevets en méanionnisme en insoumission j'en ai 50 à la maison rien à prouver.
D'accord. Mon parti c'était la France insommise. Je l'ai fondé.
Le sigle, le fichier sur les drapeaux, c'est moi qui l'ai inventé. Donc c'est ma maison et ma famille politique. Mais en raison de circonstan, je vais pas y revenir.
Je n'ai été exclu. Pour autant, moi j'étais enfant de cœur quand j'étais petit. Je pratique le pardon des offenses.
Je vais pas passer mon temps à polémiquer avec des camarades. Je continue à penser que c'est la stratégie de l'Union qui doit perdurer. Alors, j'ai fait un petit groupe avec d'autres pour continuer à porter sa stratégie d'union.
On a fait à Bagnieu le 2 juillet autour de Lucy Casté la volonté de continuer à ce que nous préparions les échéances électorales qui sont devant nous ensemble ces Fronts populaires 2027. Quelle est l'idée ? L'idée qu'on continue à discuter et bien sûr qu'il y a des différences pour faire en sorte que s'il y a des échéances électorales qui viennent notamment à l'élection présidentiel que nous présentions un candidat commun et unique dès le premier tour des élections présidentielles parce que ça nous semble être la meilleure façon de s'assurer qu'on ait un camarade quel qu'il soit, on en discute qui soit au second tour de l'élection présidentielle su quel programme parce que vous agitez le livret du nouveau Front populaire c'est celui qui a réuni plus de 9 millions de voix en en mais avec un la France insoumise qui refuse de rejoindre la dynamique unitaire que vous êtes donc aujourd'hui vous êtes dans des négociations programmatiques parce qu'il n'y a pas que la candidature unique à travers une potentielle primaire et aussi la question du programme et des discussions sur qu'est-ce que vous porterez ensemble plus tard aujourd'hui le plus gros morceaux le plus gros parti de cette de cette coalition c'est le parti socialiste.
Est-ce que vous craignez pas qui craignent qui qui qui tire quand même ce programme beaucoup plus sur le sur le réformisme que sur la radicalité ? Mais c'est tout à fait vrai. C'est pourquoi j'ai envie de dire les insoumis, venez pour que la discussion soit en quelque sorte équilibrée.
Si vous voulez, moi je ne veux pas que le paysage de la prochaine élection présidentielle soit au premier tour l'affrontement entre Gluxman et Mélenchon. Si c'est ça, on va perdre. Il nous faut euh comprend tu comprends ce que je veux dire ?
Si ça va être l'affrontement entre Mélanchant Gluxman et les unionistes au milieu. Bah si c'est ça, c'est un échec. Mais ça risque, on va ver ça un peu.
Mais alors moi je voudrais rebondir sur sur ce qu'a dit Émilio et sur ce que tu as dit tout à l'heure. En politique, il y a rien qui est jamais écrit d'avance. Non, bien sûr.
On a tous vécu dans la salle les élections européennes. Il y a elles étaient terribles. Certains se traitaient de génocidaire, d'autres d'antisémite et tout le monde s'est dit c'est fini, il y aura plus d'union.
Et vous avez vu quand Macron a dissou devant la menace de l'extrême droite, nous avons refait l'union. Toute l'histoire de la gauche. Mais alors on peut chaque fois, c'est selon les circonstances qu'on fait l'union.
C'est pas une histoire d'amour. On peut détester machin, on s'en fout. C'est les circonstances.
Nous sommes face à notre ennemi mortel. L'extrême droite peut prendre le pouvoir. [ __ ] c'est pas rien.
C'est pas rien. Donc, je considère que dans ce moment-là, on a sans doute des désaccords avec les socialistes, avec les écologistes, avec les insoumis, mais il y a rien qui doit nous empêcher de de de briser ce front d'unité. Vous vous savez le rêve de Macron, c'est quoi ?
Qu'est-ce que c'est qui va l'amener peut-être à dissoudre ou pas ? C'est si nous sommes divisés. Voilà.
Donc, j'ai envie de dire aujourd'hui comme en 68 c'était pas exactement pareil, division piège à con. Division piège à con. Tous ceux qui vous disent plus jamais je voterai socialiste, plus jamais je voterai insoumis sont des irresponsables dans la période.
Alors voilà, il faut discuter et oui la politique comme on dit c'est des rapports de force mais c'est la stratégie qui doit nous guider. C'est très bien. Moi sur l'extrême droite, tu me mets l'extrême droite, je vote pour Michel Édouard Leclerc ou Mathieu Pigas en face.
En fait, je vote pour ce qu'il y aura en face. Donc c'estàd que on est tous d'accord là-dessus à gauche. En effet, j'ai même envie de dire c'est le plus petit dénominateur commun.
Pourquoi tu racontes ça ? Pourquoi tu racontes ? Pour dire que euh pourquoi non je t'ai pas dit Attends, non c'est tu as raison, je corrige une chose.
Moi, je suis pas en train de dire l'unité à tout prix même sur un timbre poste. Ce programme, il est donc haut niveau d'exigence. Il est il est Non, mais c'est Michel Édouard Lecler.
Certains, ils en veulent plus de ce programme, Alexis. Mais c'est la lutte. L'Union est un combat.
C'est un communiste qui a dit ça dans les années 70 et il avait raison. L'Union est un combat. Ça a toujours été un combat.
En 1936, entre 34 et 36, il y a une bataille. Avant 1934, les communistes et les socialistes se tapai dessus à coup de barre de fer et l'Union a eu lieu les années 70. Faire l'union avec le PS et avec Mitteran qui avait été ministre de l'intérieur durant la guerre d'Algérie.
C'était pas simple pour les communistes. Et pourtant, l'Union a eu lieu et le programme commun et ça a permis la victoire de 81. C'est toujours une bataille.
Découz pas l'eau chaude les amis. Si demain vous vous vous perdez le rapport de force dans ces négociations et que et que c'est le Parti socialiste qui arrive à tirer vers lui ce programme, vous vous continuez à à à en être. Mais je me bats pour que le scénario des fétis que tu présentes n'ai pas lieu.
Je suis dans ce moment-là et j'aimerais que s'il y a des camarades qui m'entendent et qui sont des vous comprenez des différentes sensibilités politiques. Nous devons discuter comment nous réunir sur quel programme. Moi je je veux pas l'esprit zappeur c'est une base politique.
Comment on arrive à trouver un candidat ou une candidate commune ? Nous nous souffrons d'un mal. C'est le piège du présidentialisme, le poison du présidentialisme, le poison du bonapartisme.
L'idée qu'une formation politique viendrait en disant "C'est mon candidat parce qu'il est le meilleur quoi qu'il arrive." Voilà. Et quand je dis ça, par exemple, je vise Gluxman le mec il débarque et lui veut être candidat quoi qu'il arrive.
Bon, ça n'a pas de sens. Et j'en connais d'autres aussi qui ont de meilleurs atout d'ailleurs que Luxman qui disent "C'est nécessairement moi le candidat." Je dis qu'en fonction de la situation politique, tout ça doit être débattu.
Voilà, si nous sommes divisés, l'enjeu c'est pas de savoir je te qui c'est qui aura la plus belle tombe du cimetière de la gauche. L'enjeu, c'est de gagner. Alexis dans dans les dans les médias et vous l'avez dit tout à l'heure, les macronistes et puis peut-être les socialistes aussi appuient beaucoup sur l'antimélanchonisme.
Vraiment, c'est c'est vraiment quelque chose qu'il faut monter. Comment est-ce que vous avec l'après vous vous situez sur ce sujet alors même que vous avez créé le mouvement en réaction au comportement de Jean-Luc Mélenchon ? Non mais ça fait trois fois que tu me présentes les choses comme ça.
Non, je n'ai pas créé un mouvement en réaction. Je je cherchais à mener une bataille stratégique au sein de la formation. J'ai perdu cette bataille et comme je suis un militant, je continue à agir et j'ai fabriqué un outil pour continuer à agir.
Oui, mais ce que je veux dire, c'est que l'antimélanchonnisme pour mettre deux extrêmes d'eau à dos, c'est c'est c'est là-dessus que je voulais vous faire réagir. Oui. Oui.
Mais je On est mieux reçu dans les médias déjà. Non, mais je je ne peux pas dire d'autres. Je ne peux pas dire autre chose que je suis pour l'unité de LFI jusqu'au PS.
Voilà, je ne suis pas d'accord quand le Parti socialiste dit quand le Parti socialiste dit sans lesfi, je ne suis pas d'accord et je ne suis pas d'accord quand je comprends pas pourquoi Jean-Luc est passé au journal de France 2 il y a quelques jours pour dire avant que le corn soit nommé surtout ne nommez pas un socialiste à Matignon. Non, je suis pas d'accord. Ça ne rime à rien tout ça.
Ça ne rime à rien. Unité. Voilà.
Voilà ce que j'ai à dire. Bah oui, mais [Applaudissements] Alexis camarade, ce qu'il y a de bien à la fête de l'humain, c'est qu'on peut discuter. Je comprends que ce que je vous dis vous semble être un chemin difficile voire pas crédible mais j'ai la conviction profonde et on verra. mais que nous sommes dans un moment, je vous assure toutes les dictes qui ont structuré la vie politique depuis 1945 ont rompu.
Retaillot chef de la droite, c'est un signe politique très fort que l'Union des droites va avoir lieu. Et vous savez bien que ce qu'on appelle l'Union des droites, c'est l'alliance électorale entre l'extrême droite et la droite. Ils sont en dynamique, ils ont des outils extrêmement importants, puissant des chaînes de télé serait adapté au macronisme aussi.
Le PS aurait pu s'adapter au macronisme aussi, à conduire les mêmes politiques et cetera. Mais bien sûr. Mais qu'est-ce que en fait il y a une vraie vraie crainte de la social-démocratie ?
C'est c'est quand même Mais on est d'accord mais Ah vous voulez qu'on fasse l'histoire des trahisions du PS ? Il y a pas de problème. Il y en a plein.
Pas de problème. En 1936 Léon Blou il a pas donné des armes à l'Espagne. Dans les années 60, Miteran est celui qui a fait guillotiner Fernandon, militant communiste.
Tu veux que dans les années 80 Bon, une fois qu'on a dit ça et ce qui est vrai, une fois qu'on a dit ça, on t'entend pas, on t'entend pas. Et on peut aussi discuter de la manière dont le mouvement communiste à travers l'histoire et notamment l'Union soviétique a dégénéré dans quelque chose qui est le contraire même de notre idéal. Donc tout ça, on peut en discuter mais en 2025 malgré tout les gens qui votent PS sont des gens de gauche.
Les gens qui votent Oui oui oui oui oui oui. que vous le vouliez ou non, même si s'il vous plaît laissez-le terminer une phrase surtout et surtout je le répète, vous allez me trouver défenseur d'Olivier Fortiste par rapport au parti que j'ai connu dans les années 90 qui était ultra pro européen et cetera est plus à gauche que ce qu'il était il y a quelques temps, je vous assure. Oui oui oui, c'est la vérité.
C'est la vérité même si c'est quelque part l'aile droit du NFP le Parti socialiste, mais c'est une composante de ce que nous avons à rassembler. Tout toute notre histoire est là, camarade. Le problème n'est pas de cultiver la radicalité.
Le problème n'est pas de créer une avant-garde. Le problème et que nous avons à régler, c'est de créer une grande majorité populaire, écologique et sociale qui l'emporte. C'est ça l'enjeu.
C'est pas d'être le chef de l'extrême gauche, c'est pas de se dire qu'on est les plus radicaux. C'est comment on sauve ce pays, ce grand pays qui peut basculer dans l'extrême droite. Tout le reste, pardon de le dire vulgairement, c'est du gauchisme.
Du gauchisme. Et moi, je suis pas d'accord. Oui.
Ce que j'appelle gauchiste, c'est l'incapacité à comprendre les rapports de force. Les camarades qui sont syndicalistes le savent. Dans une boîte, quand on mène une lutte, on est on remporte une victoire.
Et il y a un moment où il faut savoir apprécier les rapports de force. Et quand on engroge des victoires, c'est utile pour la lutte. Et il y a parfois des copains plus radicaux qui veulent toujours continuer même quand il y a même quand ils sont isolés.
Et nous quand on dirige la lutte, on doit créer des condition qu'on avance tous ensemble. C'est une vieille histoire. C'est même l'histoire de la révolution française.
L' enragé les Bon mais nous on doit faire avancer tout le monde. Je vous assure si on ne fait pas ça on va dans le mur. Toute l'histoire de mouvant ouvrier du 20e siècle nous la prend.
Toute l'histoire. reliser relisez les années 30 en Allemagne les nazis progressaient et les socialistes et les communistes se tapai dessus à coup de barre de fer, se traiter de social traite, se traiter bon et les nazis ont brisé le la résistance ouvrière d'un des pays où elle était le plus puissant. Donc ne rien ben question d'autant plus sérieuse parce que je sais que on pense ça très au sérieux.
La question médiatique est la question de si la gauche arrivait au pouvoir, elle aurait en face d'elle un mur, elle aurait en face d'elle des un feu nourri, un feu roulant dans les dans les grands médias et cetera. Ça plus en plus une question qui s'est posée aussi en 81 euh qui s'est bien réglé mais est-ce que la police va obéir ? Et comment on réforme les médias d'extrême droite, la police alors même qu'on se retrouve au pouvoir ?
Comment ça nous fragilise pas directement ? Et comment on prend la question ? pas par décret, les décrets là, ça suffit pas.
Comment on prend la question ? Comment on prend l'opinion ? Comment on la prend politiquement ?
Est-ce qu'on est-ce qu'on suscite, je sais pas, des assemblées citoyennes de des des Tu vois ce que je veux dire ? Ça va être ça va être coton. Ah mais ça va être coton.
Je voulais moi je je que les choses soient claires. Nous sommes dans un moment où il n'y existe aucune solution stable. Aucune.
Ouais. Tous les copains qui veulent participer à une solution de bricolage et de stabilité, là je vais m'adresser au socialistes. Ne composons pas dans la période, ça ne marchera pas.
Toute solution nécessairement se se place dans un moment de dynamique politique. Et tu as pointé ce que je crois être une des clés. Nous avons besoin d'avoir une société mobilisée pour avancer.
Oui. Ce que j'appelle une société mobilisée, c'est une société qui par moment et alors est mobilisée par pourquoi pas des assemblées populaires dans toutes les villes qui manifeste pour créer un rapport de force sociale pour appuyer un éventuel gouvernement NFP. Tu veux dire que l'extrême droite a plus progressé dans les médias et dans la police qu'il n'a que ces idées n'ont progressé dans la population. qu'il faut jouer la population contre ce l'extrême droite a progressé dans la société mais je continue à penser il y a aujourd'hui combien 49 millions d'électeur il y en a 33 millions qui se sont mobilisés lors des dernières législatives et l'extrême droite a rassemblé on va dire si j'ajoute zemour 11 millions d'électeur il donc il y a encore une majorité si je puis dire qui ne vote pas pour elle mais ou on voit bien qu'elle est en dynamique mais nous avons c'est ce que je disais tout à l'heure il y a les 9 millions qui sont déjà cette cette puissance mais on doit convaincre au-delà.
Moi par exle je regrette que le NFP, je parle beaucoup de ça mais depuis un an n'est pas fabriquer des affiches pour pour pour populariser des parties de notre programme, ce que nous disons là-dedans sur l'école, l'hôpital et cetera. On n pas fait ce travail. On aurait dû regarder dans les circonscriptions où l'extrême droite est très haute et dire là on va travailler dans ces endroits, on va créer des réunions, des mobilis sur nos sur nos réponses.
Pourquoi elle l'a pas fait ? Ben elle l'a pas fait parce que rapidement les logiques d'appareil sont revenues et que je pense que beaucoup de camarades ont ont considéré que l'existence du NFP qui est obligé en quelque sorte qu'on discute euh ne plaisait pas à certains qui voulaient reprendre le contrôle si je puis dire de de du fait que leur appareil euh était la seule boussole pour la période qui vient. Voilà.
Et la responsabilité est très partagée là-dessus. Il y a pas qu'une seule force politique. Tu parles de rapport de force sociale.
Quel Quel est le regard que tu portes sur la mobilisation du 10 septembre ? Est-ce que pour toi c'est un début ? Est-ce que c'est un succès ?
Comment tu vois les choses ? Moi je vais vous dire un truc et je vais me faire huer. Je pensais que le 10 septembre allait être un échec vraiment parce que les copains qui le étaient là-dedans me disaient c'était vraiment dans les réseaux, il y avait pas de parcours et tout.
Donc je trouve qu'il y a eu le 10 septembre quelque chose qui a été très intéressant et et très significatif très significatif. 250000 personnes qui manifestent dans toute la France uniquement à l'appel de réseau de truc, c'est significatif et ça montre une disponibilité pour l'action. Donc je trouve que cette journée que je craignais, je pensais que le Retaillot allait multiplier les provocations, qu'on allait avoir des images de casse, de violence, de bagnoles qui crament, un truc qui démoralise complètement.
C'est pas ça qui a eu lieu et je trouve que le 10 septembre est utile et a montré une grande disponibilité. Mais le 10 septembre doit venir enrichir la grande journée du 18 septembre. Et donc on doit trouver les directions syndicales doivent comprendre qu'aujourd'hui il y a des secteurs qui se mobilisent plus à l'appel des directions syndicales et de la même façon les copains qui étaient très présents sur les réseaux doivent comprendre qu' on a besoin du mouvement ouvrier organisé des syndicats pour être puissant.
Donc tout doit se compléter. une manière de te répondre. Le 10 septembre, c'est bien, mais il faut être plus fort et on pourra pas être plus fort sans aussi l'unité du mouvement syndical.
Donc tous présents le 18 septembre, on continue parce que dans beaucoup de boîtes, se mettre en grève, faut que le syndicat donc ça monte, ça monte, ça monte. Et là aussi, comprenons les rythmes de la mobilisation, comprenons il faut nourrir le mouvement, pas pas lui fixer des objectifs inatteignables. Les choses avancent et je crois que c'est une bonne nouvelle.
Mais est-ce que est-ce que parmi ces les nombreux mots d'ordre qu'il y a dans ces mobilisations bloc tout que la mobilisation syndicale, est-ce que vous rajoutter un mot d'ordre qui est celui de Macron destinstitution parce que vous avez signé la motion de destinstitution du président de la République mais moi je suis pour que Macron s'anaille. Oui. Là aussi pourquoi j'ai signé Macron d'institution ?
Parce que je suis pour son départ. Maintenant on va se parler aussi clairement. Il faut les deux tiers du Sénat pour que Macron soit destitué. en l'heure actuelle, en fonction de nos institutions, c'est un bon d'ordre d'agitation politique qui va mais ne faisons pas croire que dans le le Sénat et l'Assemblée nationale, on va l'obtenir.
Il y a quasiment plus de possibilités que Macron démissionne, ce qui est possible. Je rappelle que le fondateur de la 5e République, le général de Gaul, avec une assemblée qui lui était très favorable après 68, a démissionné en 1969. Donc, on peut avoir un moment politique où Macron en raison des mobilisations sociales ne peut plus rien faire d'autre que démissionner.
Bon, donc c'est une manière de te répondre. Oui, j'ai signé Macron destination mais c'est que le mouvement social qui pourra l'obtenir. C'est pas un jeu parlementaire dans le cadre du Sénat et l'Assemblée nationale.
Ça c'est pas vrai. C'est pas vrai. Donc voilà, c'est c'est utile pour se mobiliser.
Alexis Corber, en parlant d'union de la gauche, Raphaël Gluxman n'a pas appelé au mouvement du du 10 septembre et effectivement on se doute que si le mouvement grossit, c'est une façon de dépasser le Parti socialiste sur la gauche. Juste puisqueil y a quand même les les élections municipales qui se profilent, comment se situe l'après par rapport à ça ? Est-ce que vous allez présenter des candidats ?
Comment est-ce que vous allez réussir à la maintenir cette union ? Ça va être quoi votre ligne de conduite par rapport à à ce moment-là ? Bon, déjà un mot sur GXman, je ne comprends pas que cet homme est silencieux pendant des semaines et il prend la parole pour dire qu'il faut pas manifester le 10 septembre alors que franchement euh il reprend la parole quand nous on cherche à mettre en place une primaire ou un candidat commun pour dire que jamais il ira là-dedans.
Enfin, il est complètement à cont-temps et euh bon voilà, je c'est un des problèmes de la période et je pense que le Parti socialiste devrait s'émanciper de cette affaire et c'est pourquoi quand moi je travaille à Lour de la porte qu'est-ce que vous voulez dire par s'émanciper de cette affaire que bah comme pendant le NFP euh que par ailleurs un homme comme Raphaël Glxman qui ne représente pas grand-chose même la manière dont il parle du PS c'est même pas respectueux pour le PS sans le PS Raphaël Glman ne sera pas candidat donc il y a la il y a un truc quand même qui est un peu comment dirais-je ? Vous voulez qu'il soit exclus Raphaël Gluxman ? Non mais c'est pas une question d'exclusion, c'est des questions de dynamique politique.
Voilà, je pense que des millions de gens cherchent un candidat, une candidate cherche un espoir pour pouvoir ne pas subir la défaite qui vient. Voilà. Et je pense, mais je veux pas avoir une polémique à ce micro entre vous, que dans Gluxman, il y avait beaucoup aussi une déception notamment par rapport à la formation dont je viens et beaucoup de gens votaient Gluxman pour ne pas voter notamment Mélenchon.
Bon euh mais ça tiendra pas la distance. Ça tiendra pas la distance et après j'ai oublié la par rapport au municipal. Ouais.
Alors les municipales la chose suivante, moi je pense que la une municipale c'est plein d'élections mais je vais essayer de dégager une règle. Je pense que notre règle et après il y aura les exceptions, c'est l'union. L'union.
Moi je suis plutôt sur une ligne qui est plus, je vais le dire de manière un peu vulgaire, partout où il y a des mérites de gauche, on les soutient. Reconduction. Vous voyez ce que je veux dire ?
Voilà pour que ce soit globalement la règle. Et partout où il y a des conquêtes à faire, on se partage pour y aller en union pour reprendre des villes à la droite et l'extrême droite. Alors, je sais que principe général, il y a des villes où c'est quasi impossible parce qu'il y a des villes, il y a notamment euh il y a je prends l'exemple à Montpellier de la fosse qui s'est fait connaître comme étant contre l'Union.
Il peut pas s'étonner qu'au premier tour, il y ait pas d'union vu qu'il a passé son temps à insulter tous les gens qui voulaient l'union. Mais il y a des endroits arrêtons de surjouer les désaccords. Et pourquoi je pense que c'est utile de faire ça ?
Parce que si on est dans confrontation de gauche gauche dans beaucoup de villes, on va mobiliser des centaines de milliers de militants dans des confrontations internes alors qu'il serait bon qu'on puisse déployer des militants dans les villes de conquête. Entendez ça. Moi ça me semble plus intéressant qu'on discute tous ensemble de dire on garde les villes de gauche mais quelle ville que la droite a prise voire même que l'extrême droite a prise comment on y va on pourrait mobiliser faire des trains des cararts comme on l'a fait au législatif pour aider les copains de Perpignan à reprendre la ville à Loué Alo moi je viens de Béisier dans le sud on va aider à combattre l'extrême droite.
On essaie de faire en voyez ça, on peut le faire. On peut le faire si on n'est pas scotché dans beaucoup d'endroits par des combats fratricides. Moi, je l'ai vu lors des législatifs, c'est terrible.
Vous avez des gens qui vous étiez batttu pour Montreuil et toute la gauche défilé à Montreuil avec beaucoup de force engagé dans cette bataille-elà. Bah toute la gauche non mais il y a mes anciens amis ont mis beaucoup d'énergie à faire en sorte que je sois battu. Et moi je comprends pas par exemple pourquoi pourquoi il y a 13 députés insoumis qui sont venus faire campagne contre moi alors que quasiment aucun est all aider Rachel Kék dans le bal de marne.
Ça aurait été plus utile de défendre Rachel que de venir m'emmerder. Voilà ça ça montre la stupidité de la division, le poison du sectarisme. Et c'est un peu ma ligne au municipal.
Je dis ça de manière générale. Il y a des villes où c'est compliqué. l'Union, on doit démontrer et les municipales sont utiles déjà parce que des villes de gauche, c'est des points de résistance et moi je suis pour que ça s'inscrivve dans quelque chose qui est cohérent par rapport à l'échéance législative et présidentielle qui vient.
En gros, pour le dire vulgairement, si on se met sur la gueule comme des chiens dans les élections municipales, ce sera difficile et abstrait de faire l'union à élection présidentielle. Les gens sont pas les gens vous êtes tous des gens sérieux. Si on passe ton temps au municipal de dire tel communiste, tel socialiste, c'est un [ __ ] Ça donne pas envie après de faire l'union législative.
Donc ça veut dire que l'après ne présentera personne en face d'un candidat de gauche ou d'une candidate de gauche qui a toujours été pour l'Union. Ouais, ça oui, on peut le dire comme ça et on va aider à ça. Je vais pas raconter on est un petit mouvement mais on va essayer de de partout de plaider ça pour que l'union se fasse pour qu'on ne perde aucune ville et qu'on puisse en gagner une nouvelle.
Voilà notre ligne. Peut-être une dernière question. Alexis Corbière, je sais pas où est-ce qu'on en est dans le decs, il faut qu'on parle de l'extrême droite.
Euh donc tu veux que j'ac bah justement sur l'extrême sur l'extrême droite mais ne serait-ce que qu'au niveau français, on voit aujourd'hui c'est l'extrême droite qui dicte son tempo euh avec l'aide et le concours de Bruno Rotaillot et de quelques ministres macronistes. La gauche, elle est sur la défensive. sur la la plupart du temps, sauf avec quelques points comme la taxman mais qui sont en réalité quand même pinut par rapport à la à la masse de d'argent qu'il faudrait récupérer.
Comment la gauche elle peut redonner envie ? Comment elle peut enfin oui, c'est ça. donner envie et essayer de de de proposer des mesures pour aller de l'avant et arrêter d'être en permanence sur la défensive comme ça sur la C'est pas qu'une question de récit, c'est une question de proposition aussi.
Mais vous allez trouver que je radote déjà une des premières conditions, c'est de comprendre qu'aujourd'hui aucune force de gauche n'est incapacité toute seule de l'emporter. ne nous racontoire. Donc la question de l'Union, c'est pas que c'est aussi une dynamique et quelque chose qui permet de d'avoir un seuil de crédibilité pour les gens qui se posent des questions.
Deuxièmement, c'est un contenant, pas un contenu. Dans le contenu, oui, alors sur le contenu, il y a moi, il y a des moments, je veux bien qu'on dise parfois la gauche, vous avez rien à dire, mais écoutez là, c'est pas vrai. Quand nous posons la question de la taxe du juane de dire dans ce pays, il y a une accumulation de richesse et nous proposons une réponse fiscale qui fait en sorte que ceux qui ont accumulé des fortunes, vous connaissez les chiffres hein, 9 % du PIB, les 500 premières fortunes en 1996, aujourd'hui sont 41 % du PIB.
Justement, c'est pour ça qu'on demande si on pourrait pas les chercher encore plus. Moi, je trouve que la taxe la taxe Zucman aujourd'hui, même ma vieille maman m'en a parlé l'autre jour, c'est quoi cette taxe qui elle a 90 piges ? les les gens commencent à discuter de ça.
Deuxièmement, le débat sur celui de l'héritage doré par exemple, je trouve que c'est un débat qui est intéressant dans ce pays. Il y a de plus en plus les principales fortunes sont en fait des fortunes d'héritiers plus que vraiment des gens qui voilà. Donc là, il y a un sujet que je trouve qui commence à se populariser sur le fait que on puisse avoir sur l'héritage une modification des choses qui permet que cet argent puisse être utile à la collectivité. notamment en faisant en sorte que des héritages supérieurs à 300000 ou 500000 € ce qui concerne uniquement 5 % des héritages hein parce que 95 % en dessous on puisse avoir une redistribution plus importante.
Enfin moi je trouve que Bairou il a voulu poser la discussion là depuis euh euh fin août sur la question fiscale et l'impression que j'ai dans les discussions, c'est que vous tous en fait tout le monde on s'est intéressé à ces questions-là et il y a des idées qui avancent dans la société. l'idée que le il y a le le le capitalisme justement dit justement que ce sont que des petits chiffres justement est-ce que on pourrait pas essayer d'aller chercher encore plus loin puisque ces petits chiffres ils sont refusés on disait les taxes du human ça nous a été refusé un milliard c'est pas un petit chiffre est-ce qu'il faut pas est-ce qu'il faut pas négocier beaucoup plus gros pour arriver à obtenir quelque chose et pour mener la bataille culturelle c'est aussi ça en posant des voilà la question après c'est un rapport de c'est c'est une discussion stratégique et je suis prêt à la discussion mais ne sous-estimez pas vous savez Le débat entre réformisme et révolution, on va le faire comme ça. C'est un vieux débat.
Aujourd'hui est en train de se populariser dans le pays le fait que si on taxe à 2 % les 1500 qui ont des fortunes supérieures à 100 millions, on peut faire rentrer dans les caisses 21 milliards. C'est une idée incroyable. Et on popularise l'idée qu'en fait, contrairement au baratin qu'on nous raconte tous les jours, les principales fortunes de ce pays payent moins d'impôts que toi, que nous, que nous tous.
On avance là-dessus. Si on arrive à faire, c'est ce serait une victoire considérable. Pourquoi rentrer dans la discussion et dire non mais il faut avoir plus, essayons déjà de remporter cette victoire.
Et je trouve qu'on a avancé. Regardez les études d'opinion. Je voyez c'est l'hop qui les Français sont très majoritairement favorables à ça.
Donc il y a une une dialectique du mot d'ordre qui est important dans la période. Il y a ce qui est je vais te dire ce qui est le SMIG à 1600 € on peut dire ouais c'est pas grandchose mais ça peut être une mesure extrêmement radicale. Ce que disait mon camarade c'est les vraies mesures révolutionnaires c'est les victoires que nous emportons.
Le camarade Lenine disait un pas en avant vaut mieux que 1000 programmes. remportons des victoires, des victoires même si et chaque victoire nous créera le rapport de force pour en remporter de suivante. Et ça ça me semble être quelque chose sur lequel en terme d'hégémonie culturelle, le fait que les services publics sont indispensables, le fait que le travail ne paye pas assez, le fait qu'il y a des injustices progresse dans la société et nous on doit essayer de capter ça et le traduire dans des propositions ce que tout de même on nous faisons.
Il y a il y a aussi un sujet historique à gauche, c'est l'émancipation, l'émancipation des peuples par l'anticolonialisme. Aujourd'hui, l'extrême droite, on la voit euh euh en Israël colonisé de manière violente, de manière génocidaire. Est-ce que tu penses que le sujet de Gaza qui mobilise la jeunesse en France, on le voit, est-ce que tu penses que c'est un sujet qui peut faire un point de bascule pour une génération ?
Ah ben indiscutablement, moi quand il semble que dans les années 70, la guerre du Vietnam a été un formidable de mobilisation. tous on voit les images Woodstock, toute la jeunesse, notamment le rock américain était très mobilisé sur cette guerre. Il y a eu des guerres comme ça qui ont marqué une jeunesse.
La guerre d'Algérie en France a été un élément de mobilisation de la jeunesse étudiante. On sait que le syndicalisme étant était là-dessus et ça me semble une évidence que la jeunesse extrêmement mobilisée pour la défense du peuple palestinien sera marqué à vie par cette mobilisation. C'est indiscutable et c'est magnifique que la jeunesse se mobilise.
Euh c'est quelque chose qui est un acquis précieux. Et après, on a sous les yeux quelque chose de tragique, c'est que le gouvernement israélien aujourd'hui est un gouvernement d'extrême droite qui développe un discours d'une xénophobie totale. Et moi, je pense qu'il faut être du côté de nos amis évidemment du peuple palestinien mais ne pas hésiter, vous le faites à l'humain aussi. la société israélienne, je pense notamment à l'organisation Standing Together qui se mobilise.
Vous avez des manifestations de centaines de milliers d'Israéliens qui portent des sacs de nourriture sur le dos pour les amener à Gaza. Et il faut qu'on crée pour rester internationaliste dans la période, c'est-à-dire la solidarité entre les peuples. Et moi, je continue à penser que le peuple palestinien, évidemment les camarades doivent faire la jonction avec ceux qui en Israël refusent ce gouvernement d'extrême droite à tout moment essayer d'éviter la confrontation et voilà.
Et la question c'était ben oui, il y a une génération Gaza indiscutablement. Indiscutablement parce qu'on a vu sous nos yeux un massacre terrible euh le les différentes instances internationales qui disent "Attention, il y a risque génocidaire. On a vu le droit international après avoir dit ça l'inaction des gouvernements.
Enfin, il y a une pédagogie sombre dans tout ça mais qui restera une expérience politique qui aura marqué toute une jeunesse. Justement Alexis Corber, dernière question euh pour participer à la résolution de la de la guerre à Gaza et enfin que le peuple palestinien puisse vivre dignement. À quel point est-ce que l'Europe peut jouer un jeu ? surtout si demain il y avait un gouvernement de gauche qui arrivait en France, est-ce que on a des alliés ?
Est-ce que il y a moyen de faire bouger cette cette Union européenne ou pas ? Ça, ce sera difficile. Mais on a vu qu'il y a des gouvernements espagnols et d'autres qui ont pris des mesures.
Moi, ma ligne c'est celle des du boycott, des ruptures de traités internationaux. Faut mettre la pression sur le gouvernement actuel si ça me semble une évidence. Mais tiens, je reviens à ma marote.
Vous savez, contrairement à ce que certains ont dit, j'ai trouvé que y compris sur la question de la défense du peuple palestinien, le NFP, toute formation confondue quand on y regarde de près a dit la même chose en vérité ou aujourd'hui dit la même chose sur les génocides, c'est quand même moins vrai le Mais enfin, je veux dire de à qui tu penses même Olivier Fort, il parle de génocide aujourd'hui. Oui, aujourd'hui. Ouais.
Le par socialiste au début n'avait pas la ligne effectivement de tous les autres. Exactement les amis. La question c'est pas de savoir qui est le premier qui a dit quoi.
La question mais oui, la question c'est est-ce qu'aujourd'hui on dit tous la même chose ? Non mais après pourquoi vous sifflez que après à titre personnel vous vous reconnaissiez plus dans telle ou telle organisation qui a été le premier à le dire ? Vous avez parfaitement raison.
Mais que on continue à cultiver en désaccord permanence pour en quelque sorte empêcher qu'on puisse agir tous ensemble. Ça c'est instrumentalisé quelque chose pour d'un point de vue électoral et c'est pas bien. Nous on nous ce Oui, il y a des soutiens qui ont été criminalisés.
Pardon, on va on va s'arrêter. On va s'arrêter là. Mais nous ce qu'on veut c'est que la totalité de la population française soit du côté du peuple palestinien, ceux qui ont été mobilisés dès le début ou ceux qui sont les derniers à rentrer dans la solidarité.
Moi je m'en fous, faut être le plus nombreux possible parce que c'est ça dont tu as besoin le peuple palestinien. Merci Alex, merci beaucoup Alexis Corbière d'être venu sur le plateau de Back et de Saira. Merci d'avoir été notre invité.
Merci beaucoup à toutes et à tous. Et bien mes amis, je vais vous demander de vous lever mais vous pouvez continuer d'applaudir. On va on va en terminer avec cette cette émission spéciale, ce featuring extraordinaire entre Backit et Saya.
Donc je vais demander aux camarades qui sont assis à côté de moi de de et bien de s'en aller tout simplement moi je bouge pas, je suis bien à la gora mais mais on va se retrouver évidemment dans les années de la fête. Merci beaucoup Jean. Merci Vdaline.
Merci à vous le public de l'humain. Ja. [Musique]
Alexis Corbière