E. Philippe sur le pouvoir d’achat : "Travailler plus pour gagner plus, c’est la bonne solution"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
La priorité des Français aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat. Vous proposez des efforts ?
- 0:35OuverteRéponse directe
Faut-il un 'goût de sucré' dans la campagne pour être élu ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Quoi proposez-vous sur le pouvoir d'achat ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour les familles ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que les classes moyennes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:27Fait
« Si vous travaillez plus longtemps, le salarié va gagner plus parce qu'il n'y aura plus de cotisation sociale sur ce qu'il fait. »
- 3:06Chiffre
« Travailler 2 heures de plus par semaine, c'est 1000 € de plus par an. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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La priorité des Français aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat. Ils sont frappés, vous le savez bien, par la hausse des prix des carburants, par l'inflation. Il galère en gros. Vous vous leur promettez à ce stade de la campagne, vous avez dit du sang et des larmes et puis vous étiez un peu revenu sur cette formée. En tout cas, des efforts. Des efforts. Je n'ai jamais dit du sang et des larmes mais j'ai dit un peu de sour. Vous avez dit des efforts ? Ouais, des efforts parce que je suis convaincu que si on veut s'en sortir, il va falloir qu'on travaille tous un peu plus. Je suis convaincu que l'argent magique n'existe pas. Je suis convaincu que compte tenu du taux de prélèvement obligatoire en France, augmenter les impôts, ça ne marchera pas. Ce que nous
devons faire tous dans la mesure de nos moyens et de façon juste, c'est travailler un peu plus. Et c'est comme ça que on réglera les problèmes du pays et comme ça qu'on améliorera le pouvoir d'achat des Français. Mais Édouard Philippe, pour être élu, faut embarquer en pays, faut lui faire envie, faut se rendre désirable. Est-ce qu'il faut pas à un moment donné un petit goût de sucré, un peu de miel dans cette campagne Mais mais mais bien entendu, mais le miel c'est pas dire des choses qui n'existent pas. Le miel ça n'est pas faire des promesses qui sont inconsidérées et qu'on sait ne pas pouvoir tenir. Ça c'est c'est pardon mais ça marche pas. Si ça marche pour se faire élire parfois peut-être mais moi je vais pas je vais pas faire comme ça. Je ne sais pas faire
comme ça. Je vais faire comme j'ai fait au arbre. C'est-à-dire dire exactement ce que je veux faire dire comment je veux le faire et ensuite laisser les Français décider. Parce que une démocratie, c'est ça, c'est un débat public dont on espère qu'il sera à la hauteur des enjeux et des Français qui décident à la fin après avoir entendu les arguments et compte tenu de leur envie de sauver le pays. Très bien. Alors quoi ? Qu'est-ce que vous leur proposez sur le pouvoir d'achat ? Je je leur propose de ne pas raconter de craque et et de travailler en effet un peu plus. Tout le monde en France vit dans un contexte où le pouvoir d'achat est un problème extrêmement oppressant et il faut le mesurer et il faut pas le nier et c'est un fait. Bon euh moi ce que je propose
aux Français, c'est d'abord de faire en sorte que euh en travaillant un peu plus, on gagne nettement plus. Le travailler plus pour gagner plus. Oui, c'est pas une C'est moi, c'est pas moi qui a inventé cette formule. Non, c'est Nicolas Sarkozy. Oui, mais elle est bonne. Elle est bonne et c'est surtout la bonne solution. Et donc ce que je propose, c'est de faire en sorte que dans l'entreprise, on offre la liberté à l'entreprise d'organiser un travail supplémentaire, de faire en sorte de travailler un peu plus longtemps. Et ce que je souhaite, c'est que dès lors que dans une entreprise, après une discussion sein de l'entreprise, on décide de travailler plus longtemps, alors la totalité de ce qui est produit des heures de travail soit euh progressivement dégagé des
cotisations sociales et de l'impôt sur le revenu. En fait, l'idée c'est de dire si vous travaillez plus longtemps, le salarié va gagner plus parce qu'il n'y aura plus de cotisation sociale sur ce qu'il fait et l'entreprise va pouvoir disposer d'un coût du travail qui sera un peu moins élevé. Tout le monde y gagnera, on travaillera plus. Ah, c'est pas négligeable pour quelqu'un qui est au SMIC. Travailler par exemple dans ce cadre 2 heures de plus par semaine, c'est c'est un effort. Je je c'est vrai, c'est un effort. Mais travailler 2 heures de plus par semaine, c'est 1000 € de plus par an. C'est pas négligeable quand on est au SMIC. 1000 € de plus par an, c'est pas négligeable. Et moi, je suis convaincu que toutes les autres formules qu'on raconte à l'envie
au français, elle ne marche pas. Nous allons devoir travailler un peu plus longtemps et ceux qui travaillent pourront gagner un peu plus en travaillant un peu plus. Ça c'est la première chose. Il y a une deuxième catégorie de français si j'ose dire, qu'il faut aider particulièrement, sont les familles. On a en France euh un énorme problème avec notre démographie. C'est pas l'État qui décide quand est-ce qu'on fait des enfants. J'ai jamais aimé l'expression réarmement démographique parce que c'est pas départ Emmanuel Macron mais et par d'autres parce que ça n'est pas une décision publique. Ce sont des hommes et des femmes qui décident de faire des enfants et ils décident parce qu'ils ont envie de les faire. Ce qu'il faut, c'est les aider quand ils ont envie de le faire à pouvoir le faire
dans de bonnes conditions. Et je propose deux choses. La première, c'est de revoir totalement le système des allocations familiales. Notre politique familiale n'est plus adaptée. Moi, ce que je crois, c'est qu'il faut aider les familles, les familles y compris les familles monoparentales bien entendu dès le premier enfant. Aujourd'hui, on les aide beaucoup mais à partir du 2e et encore plus à partir du 3e. Je pense je pense qu'il faut aider avec une allocation familiale entièrement revue toutes les familles à partir du premier enfant. une allocation familiale unique qui permet de verser 350 € dès le premier enfant. C'est assez différent de ce qui existe aujourd'hui qui est ensuite dégressive avec le revenu. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est d'accompagner les familles
qui travaillent et qui font un enfant puis un deuxè puis un troisème s'ils le souhaitent en faisant en sorte d'obtenir une réduction d'impôts de environ 3000 € ce qui permet aux classes moyennes qui travaillent de ne pas payer d'impôts sur le revenu pendant les 3 années qui suivront la naissance d'un enfant. exonération d'impôts dans les trois premières années de la naissance d'un enfant pour les classes moyennes. C'est qui les classes moyen ? Ça commence où ? Ça s'arrête où C'est pardon d'utiliser ce terme si on découpait la population française en 10 groupes en 10 groupes équivalent avec des ce serait le 4e 5e 6e des cils et peut-être le début du 7e. Donc ça veut dire les classes moyennes qui payent l'impôt sur le revenu. C'est vrai qui payent l'impôt sur le revenu qui en
général paye moins de 2500 à 3000 € d'impôts sur le revenu. et ben celles-là, on les aide en créant une réduction d'impôts qui est évidemment extrêmement significative pour eux sur 3 ans consécutif. Et j'ajoute une dernière chose, allez-y, parce que j'avais proposé cela dans le débat public l'année dernière pour aider les familles. La possibilité, ça a été inscrit dans le budget cette année, je m'en réjoui, la possibilité d'obtenir un prêt à taux zéro pour les familles qui ayant un enfant doivent changer d'appartement et décident de pouvoir acheter un appartement. Alors évidemment là aussi c'est quelque chose qui accompagne euh la famille lorsqu'elle s'agrandit et je ne crois pas qu'on puisse faire encore une fois je ne crois pas qu'on puisse distribuer le pouvoir d'achat et
d'ailleurs les Français le savent très bien. En revanche je pense qu'on peut dire pour ceux qui travaillent et qui ont besoin que leur travail paye parce que le travail paye pas assez en France et pour les familles parce que notre nation a besoin d'accompagner ceux qui font des enfants. Ces trois mesures, elles permettent d'obtenir un effet qui est un effet réel.
Édouard Philippe