1er-Mai: Jean-Luc Mélenchon appelle à "augmenter les salaires"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
du 1er mai bon ça va les amis vous m'entendez ce coup là voilà qui est bien alors rien n'est chez nous jamais rien tourneront le 1er mai d'habitude on se rassemble et on vient porter les revendications essentielles du moment. Pourquoi ? Parce que le 1er mai, c'est un jour de rassemblement sous l'égide de la classe ouvrière et de ses organisations syndicales pour pour avancer de l'avant, faire avancer le progrès social sans lequel la vie vraiment ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui déjà, puisqu'elle est le résultat de tous ces progrès sociaux qui nous ont permis d'être éduqués, soignés, accueillis et toutes ces conquêtes qui viennent de la lutte du mouvement ouvrier sans lesquelles nous ne serions pas les êtres humains que nous sommes aujourd'hui et que n'étaient pas les êtres humains au moment où se rassembla le 1er, 1er mai de 1889.
Et ne perdons jamais de vue cette histoire, j'y viens dans un instant. Au lieu qu'on soit en train de le faire et d'obliger les puissants à écouter la voix du peuple. Et que demandent tous ces manants ?
Que veulent ces gueux ? Travaillez moins et gagnez davantage ? Oui, oui, exactement.
Exactement. Alors ça, ils ne peuvent pas le comprendre et c'est d'ailleurs pour eux tellement insupportable. Que ce 1er mai, cette date, qu'est-ce que vous croyez que c'est ?
Sinon comme un drapeau, comme un cri, comme un message qui s'est déployé à travers le temps depuis 1889, ou à l'appel de la 1ère internationale pour la première fois, les travailleurs se mobilisèrent, se mirent en grève. Pour obtenir quoi ? Je vous prie, ce que vous voyez ici sur moi, ce triangle rouge qui fut porté ici à Paris sous la forme pour la première fois d'un triangle de cuir rouge qui voulait dire « 8 heures de travail 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil ».
C'est-à-dire que la première des grandes revendications qui a regroupé toute la classe ouvrière mondiale, tous les salariés, c'est la bataille pour le temps 1er mai comme de la fête du travail. Non, mesdames, messieurs, ce n'est pas la fête du travail. Ou alors faites la fête de la respiration ou la fête de la...
Que sais-je, de la gravitation universelle. Le travail est le propre des êtres humains. Mais il ne faut pas confondre le travail et le travail salarié, car tout le monde travaille du matin au soir, et notamment celles qui font du travail gratuit à la maison et sans cette immensité du travail gratuit, sans ce travail consacré aux enfants à la famille, au moins valide à l'entretien quotidien de la reproduction sociale de nos familles.
Il n'y aurait pas d'accumulation capitaliste possible car le capitalisme, il faut le rappeler le 1er mai, depuis toujours, est l'appropriation privée du travail gratuit qui est fait soit dans l'entreprise ou évidemment on ne redistribue pas. Tout ce qui a été produit, mais c'est aussi l'appropriation du travail gratuit fait à la maison. L'appropriation du travail gratuit à chaque instant de notre vie.
Voilà pourquoi la bataille pour le temps libre, le temps est une bataille pour le temps choisi, c'est-à-dire en définitive l'autonomie de la personne humaine. Voilà ce que nous célébrons le 1er mais pas le travail, ni non plus la fête des travailleurs qui est une appellation aussi absurde que la fête des femmes pour le 8 mars. Le 1er mai c'est la journée internationale du travail, des travailleurs.
C'est une journée de lutte depuis le 1er jour. Et pas autre chose. Alors, évidemment comme ils le savent, il a fallu qu'ils s'attaquent à ce symbole.
N'oubliez pas vous autres, tête de l'innode parfois, quand on vous dit que si Si vous les élisez, ils vont vous mettre la retraite à 64 ans et qu'on me disait « Ah, vous exagérez ». Ils vous ont mis la retraite à 64 ans. Quand ils vous annoncent qu'ils veulent la mettre à 67 ans, ils la mettront à 67 ans, si on fait l'absurdité de les élire encore une fois ?
Eh bien ils s'en sont pris au 1er mai le petit monsieur Attal qui aujourd'hui n'a même pas la honte d'aller et devant des travailleurs qui ce jour -là sont au travail, pourquoi croyez-vous qu'ils y soient ? Par enthousiasme pour ce qu'on leur fait faire ? Bien sûr que non !
Ils y vont pour améliorer la paie, c'est-à-dire les possibilités pour la vie de la famille. Et s'ils s'en sont pris au 1er mai, si ce monsieur vient faire signer devant les caméras des gens pour qu'ils écrivent eux-mêmes noir sur blanc, je n'ai pas le choix, je suis obligé de travailler, alors je viens travailler. Et ils s'en vantent, il faut qu'ils se montrent en train de maîtriser, dominer, imposer comme ils l'ont toujours fait parce que tel est au bout du compte le contenu de tous leurs programmes.
Il n'a pas d'autre sens que de dominer le grand nombre et de l'obliger à travailler, travailler, travailler encore sans qu'on touche à un seul centime de leur Alors aujourd'hui, le premier de nos mots d'ordre, c'est d'augmenter les salaires. Nous le disons à la suite des syndicats. Et quand il y a une crise inflationniste soudaine, comme c'est le cas aujourd'hui.
Quand tout d'un coup, les prix s'envolent. Il faut se dire une chose, les prix s'envolent et les revenus diminuent d part de la disponibilité de chaque être humain qui est dans cette bataille confisquée. Chaque centime à la pompe de plus, c'est moins de vie privée, moins de bonheur personnel et par conséquent, l'augmentation des salaires doit quantité une crise soudaine pour une raison qui résulte entièrement de la volonté politique de ceux qui ont déclenché cette guerre illégale contre l'Iran, qu'ils l'ont fait avec l'appui d'un pays dont le gouvernement est génocidaire et qui en a profité pour envahir le Liban.
Mesdames, Messieurs, tout cela n'a été possible que parce que ceux qui gouvernent sont incapables de faire valoir leurs propres puissances pour obliger cela à arrêter la guerre, arrêter le génocide, arrêter l invasion. Rien n'est venu comme ça, tombé du ciel par quelque obscure malédiction. Tout est politique et cette augmentation des prix à la pompe qui remplit les poches des pétroliers du monde entier.
Et d'abord des pétroliers américains qui nous ont obligés, du fait des mesures prises contre le pétrole russe, qui nous ont obligés à consommer aujourd'hui pour 47 % de tout ce que les États-Unis exportent vers l'Europe de pétrole et de gaz. Voilà la vérité, aucune malédiction, aucune circonstance imprévue, tout est politique, tout résulte de décisions politiques. Alors, quand il y a une crise comme celle-ci, il faut décréter des lois d'urgence sociale et par urgence sociale pour le temps de cette crise, harmoniser les salaires avec l'augmentation des prix, c'est-à-dire mettre en place une échelle mobile des salaires immédiatement et pour toute la durée de la crise.
On nous dit, vous allez désorganiser l'économie, pardon, c'est vous qui la désorganisez, c'est votre propre monde que vous désorganisez, ce sont les Et les États-Unis d'Amérique qui nous ont fait des prêchis-prêchats et manié la trique pendant 30 ans pour nous obliger aux politiques néolibérales absurdes qu'on détruit notre pays. C'est eux qui perturbent l l'économie avec leur droit de douane, après nous avoir prêché la liberté du commerce. Nous n'avons aucune responsabilité, nous autres tous, dans cette situation.
Alors c'est à eux de la régler et de la régler sur une base simple, le respect des droits du peuple, le respect du 1er mai. Alors, regardez-les, regardez-les quand ils m'écoutent, ils disent qu'est-ce qu'il veut celui-là. L'échelle mobile des salaires, vous n'y pensez pas.
Et la loi et les accords, la loi, dites-vous, vous ne manquez d'aucun culot, vous le gouvernement. Vous, le gouvernement, vous le gouverneur, le gouvernement, résultant d'une élection dont le résultat n'a pas été respecté par celui qui est aujourd'hui le chef de l'État et qui signa définitivement sa forfaiture dans un pays où les élections ne sont pas respectées. Le gouvernement n'est pas légitime.
Article 1. Article 2. Quand le parti du président de la République propose qu'on abroge pour le 1er mai, l'application du jour férié aux boulangers et aux fleuristes.
Est-ce qu'ils nous prennent vraiment pour des imbéciles, les boulangers et les fleuristes ? Les boulangers et les fleuristes, qu'est qu'est-ce qui vous prend ? Qu'est-ce qui fait que tout d'un coup, les boulangers et les fleuristes sous peine de quoi ?
De mort ! Doivent retourner au travail ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
C'est les boulangers et les fleuristes pour que l'un ait d'après, ce soit les autres. Comme ils l'ont fait pour le travail du dimanche où ils nous avaient dit « Ah c'est exceptionnel ! » et c'est à condition que les travailleurs veuillent bien.
Qui a la liberté dont son entreprise de dire non à son patron, ceux qui n'ont jamais lu leur contrat d'embauche. Parce que dedans il est dit que le contrat de travail est un contrat de subordination dans le Le contrat de travail, il n'est pas prévu qu'on discute individuellement de ce qu'on va faire de sa journée. Ça n'existe pas.
Et par conséquent, personne n'est libre quand personne n'est pas en possibilité de choisir. Et celui qui doit signer n'est pas libre, celle qui est obligée de signer n'est pas libre de choisir. Alors arrêtez avec votre argument du choix libre parce qu'il n'existe pas.
Eh bien quoi alors les fleuristes et les boulangers. Les fleuries, je suppose que c'est pour emmerder le parti communiste qui ce jour-là vend des bains du 2 mai, le 1er mai, rassemble de cette manière quelques Quelques moyens de plus pour l'action politique anticapitaliste. Mais les boulangers, franchement !
Et quoi ? Alors on nous dit « Ah ben oui, c'est vrai, on ne peut pas faire ça » parce que précisément, mesdames, messieurs, vous avez perdu les détails en route, mais c'était une loi qu'ils avaient amené M. Attal et leurs copains.
Et pour aller plus vite, ils se sont dit « allez-vous, on ne discute pas parce qu'il y a ces chiens d'insoumis et de coco qui ont déposés des centaines d'amendements ». Alors vite, vous savez ce qu'ils ont décidé ? C'est eux-mêmes de rejeter la loi pour qu'elles fassent plus vite le tour en passant par le Sénat et qu'elles reviennent dans la commission où ça se déciderait.
OK ? C'est eux qui ont fait rejeter la loi. Eux, l'Assemblée nationale a voté.
Elle ne veut pas que le 1er mai soit abrogé. Et peu Peu importe qui a proposé ce rejet, c'est eux. Eh bien donc vous avez entendu, l'Assemblée nationale a dit non.
Et que dit le gouvernement ? Il dit oui on a parfaitement compris alors ça sera peut Voilà comment ils comprennent. Et regardez dans quel sac de noeuds effroyable ils se sont mis.
Parce que comment on fait quand un Premier ministre décide qu'une loi ne s'applique pas ? Vous suivez ? La L'Assemblée nationale a rejeté donc la loi qui s'applique.
C'est celle qui fait du 1er mai un jour férié. Donc normalement aujourd'hui, quiconque ouvre sa boutique offra la loi. Alors que va-t-il se passer ?
Le gouvernement dit, nous comptons sur l'intelligence collective. On voit déjà qu'ils préfèrent l'intelligence collective à la leur et c'est bien misé. Mais enfin, l'intelligence collective, on veut bien, on est toujours pour nous.
On a des tas d'idées pour l'intelligence collective concernant la hausse des salaires ou concernant les précautions à prendre dorénavant au travail pour que notre pays sorte de la honte d'être le record d'Europe des morts au travail. Et je dis ça devant mon camarade, le député européen insoumis, Anthony Smith, qui mène une campagne d'un chien pour les obliger à regarder ce qu'ils font. Alors mesdames, messieurs, vous avez bien suivi.
La loi a été rejetée. Le gouvernement compte sur l'intelligence collective. L'intelligence collective consiste à respecter la loi, non ?
D'habitude. Qu'est-ce qu'ils veulent dire ? Alors, je veux saluer les inspecteurs du travail qui, aujourd'hui, sont en train de relever les infractions à la loi.
Personne ne peut les empêcher de faire leur travail, car les inspecteurs du travail sont indépendants. Et le gouvernement n'a pas le droit de les appeler à violer la loi parce que c'est son confort électorale. Et quand il parle d'intelligence collective, une fois que ses inspecteurs du travail auront fait des procès verbaux, à qui s'adresse la demande d'intelligence collective Aux juges peut-être.
Alors je le dis au gouvernement, les juges non plus n'ont pas le droit de violer la loi. Ils sont censés l'appliquer. Alors une injonction de cette nature est une double forfaiture. contre l'indépendance des inspecteurs du travail et contre les juges.
Voilà où nous en sommes, voilà c'est que ce 1er mai incroyable. Alors écoutez-moi bien les gens, les camarades. Il y en a jusque-là de cette bande.
Il est plus que temps de tourner la page, vous avez compris ? Alors l'autre il s'en va. Si il s'en va, il ne peut pas faire autrement à moi qui décide que pour ce qui est de la durée de ces quinquennats.
C'est comme pour le 1er mai, il fait appel à l'intelligence collective et il est candidat de nouveau. Mais comme ce cas n'a aucune chance de se produire, alors il est temps pour nous de dire, puisqu'il s'en va, tournons la page et faisons autre chose. Autrement, d'un bout à l autre.
Nous sommes aujourd'hui à moins d'un an du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2027, Moins d'un an. Et dans cette circonstance, il y a ceux qui s'en vont, ceux qui bavardent et ceux qui sont prêts. Et nous sommes prêts, tous Tous sont en cru sans l'ici.
Allez, allez, allez ! Total, passe à la caisse. Qu'est-ce que c'est que cette histoire L'année dernière 19 milliards de bénéfices distribués aux actionnaires, l'année d'avant 15 milliards, l'année d'avant 14 milliards.
Eh bien si Total était resté dans la caisse de l S'il était resté nationalisé, eh bien il y aurait 30 milliards de plus dans la caisse de l'Etat. En 5 ans ! 100 milliards en 10 ans !
Allez, passez à la caisse, vous en avez les moyens Total ne s'effondrera pas. La première compagnie des huiles d'Orient, c'est François 1er qui l'a créée. Et Total est l'héritier de cette affaire-là.
Arrêtez de vous faire peur tout seul et si vous avez peur, dégagez parce que nous on n'a pas peur. Et on est capable de gérer Total. Et on n'a pas besoin de vous pour gérer Total.
Vous entendez, mesdames, messieurs les puissants ? Et d'une trouvera des patrons moins chers et des gens qui distribuent moins d'argent aux actionnaires. Ah, comme il parle mal !
Il est clivant, le monsieur qui est à la tribune. Eh ben, il en est content. Et personne parmi vous ne va tourner de l'œil en entendant quelques bonnes et robustes vérités être plocamé sur la place de la république gloire à elle et dans notre 1er mai aller aller aller il faut qu'ils donnent l'argent celui de total parce que il faut bloquer les prix et bloquer les prix du carburant il faut mettre pour la période de la crise, l'échelle mobile des salaires.
Nous voulons l'augmentation des salaires. Allez, vous savez ce que vous avez à faire. C'est pas la peine que je vous le dise.
Moins d'un an, les petits amis, et dans moins d'un an...
ZOU ! On y va ...
Lui, il dit quoi ? ZOU ! ZOU les chaussures de marche !
ZOU les stylos pour le porte-à-porte Si vous voulez. Merci à tous, on va manifester.
Jean-Luc Mélenchon