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Débat28 minutes - ARTE· 26 août 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieCulture, médias & sport

La France, le paradis des parcs d'attractions ? | 28 minutes | ARTE

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Ali Merle, partagez-vous l'enthousiasme du président Macron pour ce projet ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Stéphane Durant, ce projet cristallise les oppositions. Pourquoi ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Ri Knafou, vous qualifiez ce projet d'anachronique. Pourquoi ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Ali Merle, les emplois annoncés sont-ils crédibles ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Stéphane Durant, ce projet peut-il voir le jour malgré les obstacles réglementaires ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Ri Knafou, ce projet est-il compatible avec le tourisme durable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00NarrateurChiffre
    « Trois parcs d'attraction consacrés notamment à l'univers des mangas verront le jour près de Paris avec 22000 emplois annoncés à la clé. »
  • 1:15NarrateurChiffre
    « Le projet sera financé à hauteur de 6 milliards d'euros par l'Arabie Saoudite. »
  • 2:00NarrateurFait
    « Le projet saoudien représente-t-il un sacrilège ou une chance ? »
  • 10:00Ali MerleFait
    « Il y a de la place pour un autre parc en France. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

En avril dernier, en visite à Tokyo, Emmanuel Macron avait surpris avec ce geste, le camea de Dragon Ball, une passion présidentielle pour la bande dessinée japonaise qui se confirme et se partage. Vous connaissez mon intérêt pour les mangas. Avec l'Arabie Saoudite, nous faisons une annonce sans précédent du jamais vu depuis Disneyland Paris.

Une nouvelle destination mondiale ici en France. Emmanuel Macron et le prince saoudien Mohamed Ben Salman. ont dévoilé lundi à l'Élysée un projet qualifié d'orme.

Trois parcs d'attraction consacrés notamment à l'univers des mangas verront le jour près de Paris avec 22000 emplois annoncés à la clé. Le projet sera financé à hauteur de 6 milliards d'euros par l'Arabie Saoudite qui pilote déjà un méga projet de parc d'attraction près de Riad. Le chantier français sera lui lancé sur la commune de court Dimanche dans le Valdoise sur ce site où se trouvent les vestiges de Mirapolis.

Mirapolis a été le tout premier grand parc à thème tricolore. Oh, c'était super. Inauguré en 1987, il explorait le patrimoine littéraire français.

Mais 4 ans plus tard, le parc symbolisé par sa statue de gargantuis a croulé sous les dettes. Remplacer ce géant issu de la littérature française par un parc dédié au mangas japonais et financé par l'Arabie Saoudite, le projet divise, c'est même une hérésie selon le président du puit du fou par KTM axé sur l'histoire de France. Plutôt que d'aller chercher une licence japonaise, cherchons dans les souvenirs de Victor Hugo ou de Saintxupéri ou dans toute l'histoire de France un imaginaire qui peut être mise en scène de manière merveilleuse.

Alors entre les mangas et Victor Hugo, faut-il vraiment choisir ? Le projet saoudien représente-t-il un sacrilège ou une chance ? Quelle est la part des parcs à thème dans l'attractivité de la France ?

Nos trois invités pour ce débat. Ali Merle, bonsoir. Bonsoir.

Analyste économique chez Xerfi, spécialisé dans l'analyse des marchés, du tourisme et des loisirs. Selon vous, les parcs d'attraction contribue au rayonnement des territoires. C'est une logique vertueuse.

L'activité du parc profite aux autres sites touristiques. Le projet saoudien est plutôt à priori une bonne nouvelle. À côté de vous, Stéphane Durant.

Bonsoir. Consultant en tourisme et loisirs chez Voltaire Expert. Un cabinet de conseil où vous accompagnez les collectivités et les entreprises dans leur projet.

Et selon vous, le projet saoudien cristallise les oppositions d'autant qu'il n'y a pas eu de véritable projet concurrent en France depuis 30 ans. Et vous ajoutez, s'il voit le jour, cela aura un impact forcément sur les autres parcs d'attraction environnant. Et à côté de vous Ri Knafou, bonsoir géographe, professeur émérite à l'université Paren.

Vous êtes l'auteur d'un essai hypertourisme. Le tourisme à l'épreuve de sa démesure. Et vous estimez que ce projet de parc d'attraction est diablement 20e siècle anachronique en quelque sorte, qu'il ruine l'objectif de faire de la France la première destination de tourisme durable.

Par ailleurs, vous ajoutez, on est véritablement dans le fait du prince au sens littéral du terme et on va démarrer le débat avec le héros, le super héros du jour. Bah oui, Dragon Ball, ce héros de manga japonais certainement le plus connu au monde. Un personnage créé sous le feutre du japonais Akira Toriama il y a plus de 40 ans, très populaire en France et qui devrait donc être au cœur de l'un des parcs d'attraction financés par l'Arabie Saoudite et annoncé par Emmanuel Macron.

Un protocole d'accord a été signé mais les contours restent flous. Est-ce que pour autant Alix Merl vous partagez l'enthousiasme exprimé par le chef de l'État ? Oui.

Euh le le marché des parcs de loisir est très dynamique ces dernières années. Euh il est en expansion euh que ce soit en nombre de visiteurs, en panier moyen par visiteur. Euh donc a priori, on on peut on peut imaginer que dans les prochaines années, ce dynamisme va se poursuivre et euh et qu'il y a de la place pour un autre parc en France.

Euh là c'est trois parcs hein. C'est ça c'est tréant hein. C'est trois parcs.

Aachronique Ri Knafou complètement 20e siècle pour des raisons quoi écologiques euh de durabilité de tourisme d'émission de gaz à effet de serre de de Oui. pour pour toutes ces raisons-là effectivement puisque c'est c'est c'est un projet qui est en porte àfa par rapport à ce qui était la nouvelle politique touristique de la France à savoir se promouvoir la France comme première destination de tourisme durable dans le monde. tourisme durable, ça veut dire en particulier se préoccuper de l'empreinte carbone, non seulement du tourisme en général, mais de la manière dont les touristes viennent jusqu'à nous.

Et donc faire appel à de plus en plus souvent une clientèle étrangère, c'est se mettre en porte àfa par rapport à cet objectif de notamment de l'accord dit de Paris sur le climat. Alors, il y a d'autres raisons qui font que je suis un peu réservé face à ce projet, même si je ne sous-estime pas l'importance économique parce que il y a il y a la clé effectivement de la richesse à créer, des emplois, tout ça n'est pas négligeable et je le prends en compte. Mais ce qu'il faut voir aussi, c'est que on rentre là dans une logique de dépendance de plus en plus forte vis-à-vis des marchés extérieurs et en particulier les marchés lointains.

Stéphan, encore faut-il qu' que ce projet aille à son terme ? Est-ce que vous êtes confiant en cela ? Alors là, on verra.

Il se trouve que depuis 30 ans, depuis Disney, il y a pas eu un seul grand projet qui est sorti en France, hein. On a les les exemples d'Europa Park, d'Europa City qui avait été porté par un très grand groupe. Il y avait eu beaucoup de moyens qui avaient été mis.

Il a été un groupe français ou étranger ? Français, il a été sacrifié sur des pour des enjeux politiques. Center Park a essayé de développer les projets, ils ont pas pu les sortir plus.

Donc la règle, c'est quand même que depuis 30 ans, les grands projets comme ça ne sortent pas. Alors, principalement pour des questions réglementaires d'urbanisme, c'est très très compliqué. le la France est un pays où l'aménagement est terminé, on peut plus faire de Greenfield, enfin de partir sur des des sites vierges.

Donc effectivement là, on a l'opportunité peut-être d'avoir d'être sur une friche, ce qui est une facilité réglementaire, mais il va falloir évidemment une grosse grosse volonté politique. On verra l'année prochaine ce qui va se passer et et assurément une fois qu'on a des faits d'annonce passé, ça prend combien d'années là ? prend 3 4 5 6 ans euh un chantier de parc comme ça c'est 3 ans.

L'ingénierie, le développement et c'est 2 3 ans aussi. Après la grande le temps long c'est les autorisations, c'est les recours, c'est euh ces choses-là qui peuvent Disland ça a été 4 ans à peu près finalement. Mais à l'XM ça coûte donc 6 milliards à peu près hein.

Qu'est-ce qu'on sait de ce fond souverain ? Est-ce que c'est un fond qui est crédible ce fond souverain saoudien ? Alors je il s'appelle Kidia.

Le c'est un fond qui il me semble est associé à qui est lié avec l'État euh saoudien. Donc à priori en terme de ressources euh il y a pas trop de sujets. Euh il profite des revenus euh issus des hydrocarbures et du pétrole en tête. 900 milliards qui est aussi sur donc les financements ils sont là.

Il y a il y a pas de sujet sur le financement. Euh voilà la licence japonaise laait pas la licence. Il y a un peu plus de questionnements sur la licence qui n'a pas été pas été négocié mais mais apparemment ils l'ont enfin Kidia est quand même la filiale du fond souverain d'Arabie Saoudite le PIF qui a investi maintenant depuis 10 ans sur des diversifications économiques hein prépare ils préparent eux ils travaillent sur le long terme ils préparent la prépétrole hein donc ils ont notamment considéré que le tourisme les loisirs la culture était un un un levier de développement économique important avec 2030 àou là est un exemple de la coopération aussi franco-saoudienne pour développer un un très gros projet de ce type-là.

Donc sur la et et par ailleurs, ils ont effectivement une stratégie de diversification et d'exportation hein, de leur savoir-faire et de leur capacité financière. Euh notamment notamment si on se place sur le plan si on se place sur le plan global la France Paris euh incontournable sur la sur la carte du monde. Alors ces trois par oui parce que ces trois parcs pourraient voir donc voir le jour on l'a dit sur le site de l'ancien parc d'attraction au Mirapolis dans le Valdoise ouvert en 1987 et fermé 4 ans plus tard seulement mais avec elle quel impact économique sur la région les Rivrins sont pour le moins sceptiques.

Écouter Tony Clavo est le cfondateur du collectif Mirapolis aux habitants. Si on nous annonce 22000 emplois mais qu'il y a pas de garantie que déjà ça profite aux gens aux locaux en fait ça sert à rien. Et après c'est quel genre d'emploi ?

Si c'est des CDD des on utilise des étudiants. Si c'est des emplois précaires précaires pardon en fait où on est surexploité comme à Disneyland on a déjà vu les manifestations il y a pas longtemps. Donc en fait l'argent c'est bien mais en fait l'argent ça peut pas acheter une identité locale, ça peut pas acheter un territoire et en fait ça achète pas tout l'argent.

Il a raison à l'MEN où on fait un peu la fine bouche tout de même face au nombre d'emplois créés. Si ça avait été en Espagne, on aurait dit que l'attractivité française était pas au rendez-vous par exemple. Quelle est votre position ?

Euh non, je pense que l'attractivité française et le rendez-vous. Après, c'est sûr que les emplois dans les parcs d'attraction, c'est de l'emploi saisonnier. C'est c'est c'est l'emploi qui peut paraître précaire.

C'est de000 emplois ont été annoncés par Emmanuel. Si on prend si on prend Disneyland, c'est beaucoup d'intermittents aussi. Euh voilà.

Après aussi le chiffre de 22000 paraît quand même élevé. Euh Disneyland, c'est c'est 18000 emplois, sachant que c'est 18000 mais avec 80 hactares de parc d'attraction, 200 hactares si on rajoute les les hôtels et les golfs et le golf, ça crée des emplois dans toute la communauté et dans tout Alors, ça crée alors ça ça crée des emplois euh Oui, parce que forcément il faut faire travailler des gens sur place, notamment dans la restauration, dans les hôtels et cetera. Euh après les intermittents, ils peuvent venir peut-être de Paris, peut-être un peu plus loin.

Par contre, ça crée de l'emploi indirect dans le sens où ces gens qui travaillent dans le parc, ils ont besoin d'être logés, ils ont besoin de d'avoir une vie, de consommer, faire leur cours, ce genre de choses. Donc ça crée aussi cet emploi indirect et puis et puis ça crée aussi de l'emploi dans du point de vue tout ce qui est entretien maintenance des équipements. Il faut bien que des gens interviennent dans le parc.

Mfo c'est donc quand même une obène non ? au moment où le chômage remonte en France, on se dit "Bon, c'est pas mal du tout. Disneyland est quand même le premier employeur en Île-de-France." Oui.

Alors, de ce côté-là, effectivement, je je vous rejoins. Il y a il y a une dimension d'Aben et d'ailleurs c'est c'est ce c'est la manière dont je perçois le projet. Il y a une opportunité qui a été exploitée.

Il y a de l'agilité dans l'exploitation de cette opportunité, mais je ne vois pas de vision. Euh, vous l'avez rappelé à juste titre, l'Arabie Saoudite a une vision qui s'appelle d'ailleurs 2030. Bon, c'est sa vision à elle.

Elle pense à l'après-pétrole avec l'argent du pétrole. Euh bon, je veux dire, nous n'avons pas de vision, nous les Français et nous nous n'avons pas de vision face à ça puisque c'était dans les propos de Nicolas Deviler. Bon euh le patron du puit du fou effectivement à propos le patron du du puit du fou.

Mais c'est vrai que ce projet là qui se qui met en valeur le soft power saoudien et qui s'appuie aussi sur le soft power japonais avec les mangas finalement on déroge par rapport à l'idée qu'on se fait et qui était tout à fait transpartisan de l'exception culturelle française. Là on on y est pas, on ne la trouve pas. Et là aussi, il y a un porte àfau qui me paraît évident et et ceci relève bien de ce que j'ai appelé l'hypertourisme, c'est-à-dire le système touristique mondialisé qui est un système extrêmement efficace dans son fonctionnement mais qui ne se préoccupe en rien des des retombées que ce soit en terme de environnementaux, ça va de soi, de d'appropriation des biens publics.

Il y a là un vrai problème qui est posé et à travers le ce qu'on le peut qu'on sait de ce projet, ce qu'on ne voit pas bien à l'heure actuelle finalement, c'est déjà l'étude d'impact régional parce que c'est vrai que ça va se passer à à Sergie Pontoise sur une friche, mais encore faut-il que effectivement loger tous ceux qui vont y venir, ceux qui vont y travailler, faire venir les touristes sur une ligne de REA qui est déjà saturée. Ce que j'ai vu dans Disneyland, dans l'histoire même de Disneyland, c'est la hauteur de l'investissement de l'État pour pouvoir rendre le projet viable. Alors, vous avez parlé de Nicolas Deviller he sur la bataille des des récits.

Voilà ce que dit le directeur du puit du fou dans le Figaro. En faisant de la France à succursal touristique, le pétrodollar saoudien n'investit pas dans un manège. Il finance un récit, une mythologie, un point de vue civilisationnel.

Stéphane Durant, vous êtes d'accord avec cela ou pas ? Je je crois que c'est quand même assez largement exagéré. La réalité c'est que dans le monde la France est connue pour l'art de vivre.

Le luxe c'est le tourisme principalement. Et donc effectivement on est dans une approche qui est globale. Tari la destination la plus désirée du monde.

La France et l'infrastructure sa capacité d'accueil. Et donc là où il y a un basculement, c'est qu'effectivement euh le plus du fou l'histoire Astérix on était dans un personnage français de de bande dessinée système américain la bande dessinée et là et là on franchit un cap, on est dans l'univers des jeux vidéos et ça vient d'Asie, la région la plus la enfin la zone au monde la plus efficace économiquement et donc ça traduit je pense basculement économique et culturel aussi et là où il y a les réserves de clients sont ell aussi les plus importantes. Oui.

Et et quand Nicolas Villier évoque une haine de ses propres racines, l'oikophobie, la France cédant à l'exotisme oikophobe, vous trouvez qu'il va trop loin même vous, Réy Knafou ou pas ? Je reprendrai pas les mêmes termes effectivement, mais simplement je trouve que là aussi il y a un décalage, une contradiction dans dans ce système- là. Effectivement les étrangers qui viennent en France, c'est pour retrouver toute une série de spécificités qu'ils prêtent à la France.

Le le luxe, le territ les les grands paysages, la gastronomie et cetera. Là, on est dans autre chose. C'est une autre manière de s'insérer dans la mondialisation qui nous est proposée et qui est une manière quand même plutôt subie que que choisie.

Et si je fais une référence avec Disneyland, euh lorsque euh Disneyland a ouvert, les usines Renault de Boulogne Biancour venaient juste de fermer et c'était un passage de témoin. Aujourd'hui, on se lamente beaucoup sur la le reflux de l'industrialisation française. Ben, c'est ce passage de témoins à l'économie des services.

Et là, on franchit une étape de plus. En même temps, il y a 150 parcs d'attraction à peu près en France. C'estàd qu'il y a un marché.

C'est donc ça veut dire que ça plaît aux gens. Mais qu'est-ce qui leur plaît concrètement ? C'est d'être en famille.

C'est c'est devenu un loisir à part entière. Ce qui leur plaît, c'est que voilà, les dépenses de loisirs sont devenues une priorité pour les ménages quit à arbitrer en fait sur d'autres dépenses notamment les biens de consommation, l'aménagement du logement, ce genre de chos parfois sur l'alimentaire he enfin on on cherche notamment depuis le Covid en fait, on a passé 1 an 2 ans enfermé à enchaîner les confinements. Depuis, on on essaie de vivre des expériences et on voit que depuis 2019, voilà, le nombre de visiteurs dans les parcs, les 20 principaux parc augmenté de 19 % alors que c'était des chiffres qui étaient plutôt qui progressaient un peu mais qui étaient assez stable finalement. après l'avant il y a un vrai avant après et et sur les les parcs d'attraction, je pense que oui alors certes, c'est une un rayonnement de la France sur sa culture et cetera, mais quand quand nous les Français on va dans un parc d'attraction à l'étranger, quand on va à Europa Park, quand on va à Porte Aventoura, c'est pas pour la culture espagnole ni pour la culture allemande.

Mais je je crois que fondamentalement Disneyland ou demain ce projet peut-être n'enlèvera rien à l'attractivité de la Provence, du Valde de Loire, euh des montagnes français ou d'autres on est on est sur d'autres d'autres univers, d'autres référentiels, d'autres imaginaires. Puis enfin, il faut pas oublier, on parle beaucoup d'international Disney, c'est le plus gros, c'est 45 % de clientèle français, c'est 55 % de clientèle international mais essentiellement européennes à la part du grand international et minoritaire. Et en fait, on vient avant tout en France à Paris et parfois à cette occasionlà on va chez Disney mais c'est pas contraire aussi des gens qui vont à Disney Paris très c'est plus minoritaire.

On va évoquer avec vous trois la France qui exporte des parcs ces parcs à l'étranger. Tout n'est pas négatif exactement le puit du fou hein qui fort de son succès a réussi le paris de s'implanter en Espagne à Toled tout près de Matride en 2021. L'idée c'était d'adapter le concept vandéen aux spécificités de l'Espagne.

Donc le modèle de spectacle grandiose qui retrace 1500 ans d'histoire, il reste le même. Mais les décors et les grands personnages changent. Au lieu de jeunes d'arc ou des mousquetaires.

On rencontre plutôt le SID ou Christophe Colomb et c'est un succès. Le parc a accueilli 1700000 visiteurs en 2025 et réalisé un chiffre d'affaires de 70 millions d'euros. Autre succès en Chine cette fois à Shanghaiï avec un spectacle un spectacle immersif de 2h spécialement pensé pour les grandes métropole et qui plonge le public chinois dans le Shangiï des années 30 et le puit du fou ne compte pas s'arrêter là puisqu'un nouveau parc est attendu au Royaume-Uni près d'Oxford d'ici 2030 et le parc Astérix devrait ouvrir une succursale en Allemagne Anna Oui parce que les Allemands sont très friants des histoires d'Astérix en BD c'est d'ailleurs le deuxième marché juste derrière la France mais ils sont aussi très friants de parc d'attraction.

Ce qui a d'ailleurs poussé la compagnie des Alpes qui détient le parc Astérix et le Futuroscope entre autres à s'implanter à l'ICEPig en rachetant un parc déjà existant qui va être complètement métamorphosé pour coller parfaitement à l'univers des irréductibles gaulois. Et là, l'ouverture est prévue en 2030-2031. Rémi Knafou, quand on implante un parc Astérix avec notre culture française, notre histoire française à l'étranger, finalement c'est pas si différent de ce que fait l'Arabie Saoudite en France.

Je pense que c'est quand même assez différent parce que vous l'avez noté à juste titre, il y a déjà un intérêt en Allemagne à l'endroit de d'Astérix. Alors, il y a aussi un intérêt à l'évidence en France vis-à-vis de Dragon Ball effectivement, mais je crois que c'est pas tout à fait la même chose. Et l'exemple du puit du fou à l'étranger est intéressant parce que de facto ils se font dans le paysage local.

Le pu du fou n'a pas commis l'erreur de vouloir replacer les le l'histoire de France en Espagne compte tenu de des rapports difficiles notamment l'époque napoléonienne entre la France et l'Espagne. Sur les mangas pardon sur les mangas on est quand même le deuxème pays plus consommateur de mangas derrière le Japon. Euh je pense que enfin implanter un parc sur ce thème là en France c'est quand même plutôt dans la bonne dynamique quoi.

C'est du chovinisme français ou pas de s'en émouvoir Stéphane Durant ? Moi je moi je crois pas. Ce que je pense c'est que les gens vont dans les parcs pour se faire plaisir y compris au puit du fou.

Donc peu importe le software ou l'exception culturelle française ou l'influence culturelle, en tout cas du côté des consommateurs, on va dans on va au puit du fou notamment parce que c'est un moment exceptionnel parce qu'il y a un professionnalisme, une qualité qui est absolument remarquable qui a été d'ailleurs le meilleur parc du spect du monde. Donc donc cette cette exclusivité là bah elle fait vivre une expérience aux familles, au groupes d'amis qui est qui est très particulière, très forte. On peut pas imaginer qu'il y a des valeurs qui soient communiquées dans ces parcs là. l'insu des visiteurs, est-ce que c'est une crainte que vous avez ou pas du tout ?

Parce que véhiculer des valeurs, Philippe Devilier revendique heinateur depuis du fou autour du roman national. Pour répondre à votre question, je pense pas que ça soit forcément au tourisme à inculquer des valeurs. Que que le tourisme s'appuie effectivement sur un ensemble de valeurs, c'est très bien, mais je pense qu'il faut pas non plus trop charger la barque du tourisme qui qui obéit à d'autres impératifs qui sont ceux de la rentabilité et du marché.

Il y a un marché effectivement pour Dragon Ball et je comprends tout à fait qu'on veut l'exploiter. C'est pour ça que ça me paraît pas l'argument de contestation le plus fort du projet. Je pense que là où je trouve qu'il y a un vrai problème, c'est dans la vulnérabilité ou la dépendance que que cela contribue à accentuer vis-à-vis des marchés extérieurs.

Parce que l'histoire récente du tourisme, en particulier du du Covid, a montré notre fragilité. Euh et la prochaine pandémie, elle arrivera et on sait qu'elle est elle est déjà presque programmée. Je veux dire que nous nous sommes à les les virus circulent dans les avions que nous prenons et qui sont de plus en plus nombreux.

Donc on voit aussi euh la guerre en Iran nous montre une fragilité géopolitique qui a quand même perturbé pas mal les notamment les transports aériens en euh dans dans le monde et les approvisionnements en kérosène. Donc plus nous rentrons dans une logique de ce type et moins nous préparons l'avenir à long terme. Encore une fois l'essentiel des visiteurs des parcs de loisirs en France sont français ou européens.

Donc euh oui, je suis d'accord avec certains éléments, mais on est quand même avant tout sur un grand marché intérieur européen. La majorité des gens viennent en voiture parce que c'est en famille, ils viennent en en en train. Euh l'usage de l'avion pour venir dans un parc de loisir est marginal.

Est-ce que ça nous sectorise ? Ça segmente un peu. Regardez ce que dit Jérôme Fourquet, le directeur du pôle Opinion et stratégie d'entreprise de l'IPOP.

Avec le parc Dragon Ball, la France accepte son destin de parc d'attraction géant du village planétaire. Voilà, on se spécialise mais pardon juste je fois. Est-ce que la création ou le développement des parcs de loisirs a a enlevé la moindre usine en France ?

Depuis 30 ans, la France perd des usines. C'est pas à cause du tourisme. À l'inverse, on n travaillé dans plein de pays pour lesquels le tourisme, c'est une manière de faire valoir son attractivité, de faire valoir son développement économique.

Donc s'il y a des industrialisations, ça peut venir compenser ces des industrialisations. Faut s'en féliciter. Oui, il faut enfin moi je pense qu'il faut s'en féliciter dans le sens où ça dynamise en territoire.

Malgré tout ça. C'est alors la France va pas devenir une c'est pas devenir Orlando quoi. C'est on a une attractivité touriste.

Pourquoi Orlando ? rappeler pourquoi parce que c'est pour le coup c'est une ville qui est très connue à cause de la multiplicité des voilà de parc dans cette ville. La France, c'est un territoire qui est riche sur le plan touristique parce queon a des paysages, parce que on a une justement on a cet art de vivre que que tous les visiteurs viennent voir et finalement les parcs d'attraction, c'est plus une étape en fait.

C'est c'est un moyen de divertissement. C'est une expérience au milieu d'autres. Mais ouais.

Pourquoi Ricu serait pas durable ce ces parcs ? Pourquoi ce serait pas écologiquement viable et peut-être qu'ils peuvent le faire bien ? C'est pas tellement les parcs que la clientèle.

Or euh je suis d'accord avec ce que vous dites. Effectivement à l'heure actuelle la grande clientèle internationale est minoritaire dans une bonne partie de ces parcs. Mais là ce projet fait clairement référence à des clientèles venus de l'extérieur et notamment d'Asie.

Donc euh c'est là que le problème se pose effectivement et là on on est dans autre chose. Alors s ajoute aussi une autre considération qui je pense émeut un peu les professionnels du secteur, c'est qu'on ne sait pas si le secteur arrivera à éponger euh finalement euh toute la clientèle, tout le marché que toute l'offre qui sera mise en matière de parc d'attraction parce que je pense qu'à l'heure actuelle les responsables de Disneyland ou d'Astérix en Île-de-France doivent commencer à se poser des questions. D'ord.

D'accord. Très bien. Ben écoutez, ce sera sur cet inconnu, ce sera la conclusion de notre débat.

On en reparlera dans 9 ans quand ou 8 ans quand ce parc géant donc ouvrira à la place de Mirapolis. Merci à tous les trois d'avoir participé au débat.